Manifestations hostiles au pouvoir en Egypte

mardi 25 janvier 2011, par La Rédaction
15 000 personnes participaient mardi 25 janvier au Caire aux manifestations pour des réformes politiques et sociales selon les déclarations d’un policier à l’AFP. Des rassemblements étaient également signalés en province, notamment à Alexandrie (nord), la deuxième ville du pays, à Assouan et Assiout (sud), dans plusieurs villes du delta du Nil, à Ismaïliya (sur le canal de Suez) ou dans le nord du Sinaï.
Au Caire, les manifestations qui ont débuté dans le centre-ville près des bâtiments de la Cour suprême se sont étendues au quartier de Mohadessine, dans l’ouest de la capitale où 2 à 3 000 personnes se sont rassemblées, et à d’autres parties de la ville.
Des centaines de manifestants rassemblés aux abords de la Cour suprême ont réussi à forcer un barrage de police et à se répandre dans les rues alentours en scandant « la Tunisie est la solution ». Les manifestants scandaient également « à bas Moubarak », en référence au président égyptien, âgé de 82 ans et en place depuis 29 ans, et réclamaient des réformes sociales et politiques.
Al-Jazira rapporte qu’il est très inhabituel que les forces de l’ordre laissent ainsi des manifestants circuler sans tenter de les arrêter. De nombreuses vidéos postées sur YouTube montrent des dizaines de manifestants scandant des slogans anti-pouvoir dans la rue.
D’autres internautes diffusent en direct les images des manifestations à l’aide de leur téléphone portable. Elles témoignent de l’usage par les policiers de canon à eau pour tenter de disperser les manifestants. Selon l’AFP, les forces de l’ordre font aussi usage de gaz lacrymogènes. Plusieurs témoins racontent sur Twitter que les manifestants sont encerclés par la police sur la place Tharir, dans le centre du Caire. Le service de mico-blogging serait d’ailleurs en partie rendu inaccessible par les autorités.
Plusieurs mouvements militant pour la démocratie avaient appelé la population, au Caire et en province, à manifester pour faire de mardi une « journée de révolte contre la torture, la pauvreté, la corruption et le chômage ». Cette journée coïncidait avec la « Journée de la police », un jour férié destiné à rendre hommage aux forces de l’ordre.
Le ministre de l’intérieur, Habib al-Adli, a déclaré au journal gouvernemental Al-Ahram que les organisateurs des manifestations étaient « inconscients » et a assuré que leurs appels n’auraient « pas d’impact ». « Les forces de l’ordre sont capables de faire face à toute menace contre la sécurité de la population, et nous ne prendrons à la légère aucune atteinte aux biens ni aucune infraction à la loi », a-t-il ajouté.
Quelque 20 000 à 30 000 policiers ont été mobilisés dans le centre-ville, et le quartier du ministère de l’intérieur a été bouclé, ont indiqué les services de sécurité. Leurs effectifs ont été renforcés à plusieurs grands carrefours de la mégalopole égyptienne, les manifestants ayant prévu de se rassembler en plusieurs endroits. L’université du Caire était elle aussi sous haute surveillance des forces anti-émeutes.
Le pouvoir a multiplié ces derniers jours les déclarations assurant que l’Egypte ne présentait pas de risque de contagion à la tunisienne. Les autorités ont toutefois laissé entendre qu’elles prenaient des dispositions pour éviter toute hausse des prix ou pénurie des produits de base, afin de ne pas aggraver le climat social. A Ismaïliya, sur le canal de Suez, quelque 200 à 250 personnes se sont rassemblées sur une place du centre-ville face à un fort dispositif policier. Les manifestants scandaient « Après Ben Ali, à qui le tour ? » en référence au président tunisien chassé mi-janvier par une révolte populaire après 23 ans de pouvoir.
Dans le nord de la péninsule du Sinaï, des centaines de personnes ont coupé une route entre al-Arich et Rafah, près de la frontière avec la bande de Gaza, en mettant le feu à des pneus, selon des témoins.
Avec plus de 80 millions d’habitants, l’Egypte est le pays le plus peuplé du monde arabe, et plus de 40 % de sa population vit en dessous d’un seuil de pauvreté de deux dollars par jour et par personne. Plusieurs immolations par le feu ont eu lieu ces derniers jours en Egypte, rappelant celle d’un jeune vendeur ambulant tunisien mi-décembre, qui avait déclenché la révolte en Tunisie.
(Mardi, 25 janvier 2011 – Avec les agences de presse)
Egypte/élections: au moins une centaine de Frères musulmans arrêtés
De 100 à 120 islamistes ont été arrêtés dans plusieurs villes d’Egypte, dont 20 dans le gouvernorat de Charquiya et 30 à Qalioubiya, a affirmé le responsable sécuritaire sous le couvert de l’anonymat.
Mohammed Mursi, un haut responsable des Frères musulmans, a lui indiqué à l’AFP qu’ils étaient environ 300, dont au moins 130 à Alexandrie, la grande ville du nord du pays, et 150 à Charquiya.
D’après lui, ces arrestations se sont produites au cours de heurts avec les forces de l’ordre, alors que ces dernières dispersaient des rassemblements de partisans de candidats des Frères musulmans.
« Le régime cherche à terroriser les citoyens afin qu’ils n’aillent pas voter« , a accusé M. Mursi, en faisant état de plusieurs blessés, dont deux graves, dont l’un a pu être hospitalisé.
M. Mursi a également affirmé que la police avait fait usage de gaz lacrymogène, ce que le responsable des services de sécurité n’a pas confirmé.
Ce responsable a en revanche affirmé qu’un policier avait été blessé à Charquiya, un gouvernorat au nord du Caire.
Depuis qu’ils ont annoncé le 9 octobre leur participation au scrutin législatif, les Frères musulmans, principal groupe d’opposition en Egypte, affirment être la cible d’une campagne d’arrestations.
M. Mursi avait récemment indiqué à l’AFP que près de 250 membres de la confrérie, sur 600 interpellés en tout dans le cadre de la campagne pour les législatives du 28 novembre, se trouvaient toujours en détention.
Le mouvement, qui présente ses candidats sous l’étiquette indépendants pour contourner l’interdiction de former des partis religieux en Egypte, avait remporté un cinquième des sièges au précédent scrutin en 2005.
Les Frères musulmans présentent 135 candidats, mais ce chiffre n’est pas définitif, certains ayant été retoqués par la commission électorale et ayant fait appel de cette décision, avait récemment indiqué M. Mursi.
Le Parti national démocrate (PND, au pouvoir) présente près de 800 candidats, et le parti d’opposition libéral Wafd 250, pour 508 sièges à pourvoir. Sur près de 5.700 aspirants candidats en tout, environ 5.200 ont été retenus par la commission électorale.
Viva Palestina : 18 volontaires refusés par l’Egypte. L’attente se poursuit en Syrie
Publié le 19-10-2010
L’attente se poursuit dans le port de Lattaquié pour la convoi Viva Palestina et ses 170 véhicules transportant de l’aide médicale pour Gaza. Moubarak a dressé une liste de 18 passagers représentant soi-disant un « risque pour la sécurité ».
Les humanitaires à bord du convoi de Viva Palestine espèraient quitter la Syrie dimanche pour rejoindre le port de El Arish, puis Rafah.
Ils sont toujours bloqués pour le moment en Syrie, avec George Galloway, tantdis que le gouvernement égyptien vient de transmettre une liste de 18 passagers « non grata ».
Parmi ces derniers, une dizaine de Jordaniens dont l’un âgé de 83 ans, un journaliste, des humanitaires qui se trouvaient à bord du Marmara (bateau turc en route pour Gaza attaqué sauvagement le 31 mai dernier par les escadrons de la mort israéliens) , et d’autres qui ont déjà participé à un autre convoi Viva Palestina.
Moubarak continue à servir de paillasson à Israël.
CAPJPO-EuroPalestine
Nasser, quarante ans après
mercredi 29 septembre 2010 – 06h:00
Alain Gresh
Le Monde diplomatique
Il y a quarante ans, le 28 septembre 1970, à l’issue d’épuisantes tentatives de conciliation entre le roi Hussein de Jordanie et la Résistance palestinienne qui s’étaient affrontés au cours de combats meurtriers (Septembre Noir), le président égyptien Gamal Abdel Nasser succombait à une crise cardiaque. Il avait à peine plus de cinquante ans, mais il avait profondément marqué l’histoire de l’Egypte moderne.

A l’occasion de cet anniversaire, une polémique a éclaté en Egypte. Mohammed Hassanein Heykal, un des plus proches conseillers de Nasser, a laissé entendre que, peut-être, son successeur, Anouar Al-Sadate, l’avait empoisonné. La fille de Sadate a décidé de poursuivre Heykal en justice « Sadat’s daughter sues former presidential aide over Nasser poisoning claims », Al-Masry Al-Yom, 21 septembre 2010).
Voici une courte biographie de Nasser, tirée pour l’essentiel des Cent clefs du Proche-Orient (écrit avec Dominique Vidal, Hachette, 2005), avec quelques développements.
Né le 15 janvier 1918 à Beni-Mor, dans la province d’Assiout, en Haute-Egypte, Gamal Abdel Nasser est le fils d’un fonctionnaire des postes issu de la petite paysannerie. Bachelier en 1934, il entame des études de droit et participe aux grandes manifestations de 1935 contre l’occupant britannique et le roi. Le retour du parti Wafd au pouvoir en 1936 ouvre les portes de l’Académie militaire aux enfants de la petite-bourgeoisie : une brèche dans laquelle s’engouffre le jeune Nasser. « Pour mener à bien l’œuvre de rénovation, écrira plus tard un de ses compagnons, Anouar Al-Sadate, nous avions besoin d’un corps solide et discipliné qui, mû par une volonté unique, serait capable de pallier l’absence d’autorité et de reconstruire la nation désintégrée. C’est l’armée qui fournit cet organisme. »
Sous-lieutenant, il reçoit sa première affectation, Moukabad, près de sa ville natale. Il y fait la connaissance de Sadate et esquisse, au cours de conversations passionnées sur l’avenir de l’Egypte, l’idée de la création d’une organisation d’« Officiers libres ».
Mais le chemin est encore long jusqu’à la prise du pouvoir, marqué à chaque étape par des humiliations. L’Egypte est, depuis 1882, sous la coupe de Londres, et l’indépendance formelle obtenue en 1922 n’y change rien. En février 1942, les blindés britanniques encerclent le palais royal et contraignent le souverain à nommer un nouveau gouvernement pro-anglais. En 1948 éclate la guerre de Palestine. Nasser participe aux combats – il s’illustre à la bataille de Faloujah – et revient du front avec à la bouche le goût amer de la trahison. En 1951, une lutte armée se développe le long du canal de Suez, contre la présence coloniale ; des milliers de jeunes volontaires – auxquels les Officiers libres fournissent armement et entraînement – partent se battre. Mais, en janvier 1952, le roi proclame la loi martiale. L’organisation de Nasser compte alors une centaine d’officiers ; un comité exécutif comprend quatorze membres – un large éventail qui va des communistes aux Frères musulmans – unis par la haine du colonialisme, de la corruption, de la féodalité. L’heure de l’action a sonné : le 23 juillet 1952, un coup d’Etat les porte au pouvoir. Le général Néguib, un vieil officier patriote et respecté, sert de figure de proue au mouvement, mais Nasser, qui n’a pas encore trente-quatre ans, en est le véritable homme fort.
Il n’a pourtant pas une idée précise de son rôle, ni même de ses objectifs. Dans son livre Philosophie de la révolution (1953) – que le dirigeant socialiste français Guy Mollet osera comparer à Mein Kampf ! -, le raïs rappelait que, durant la guerre de 1948, « nous nous battions au champ d’honneur alors que toutes nos pensées se portaient vers l’Egypte », et il rapportait les dernières paroles d’un camarade mort au combat : « La grande lutte est en Egypte. » Son horizon, comme celui des Officiers libres, n’était pas la libération de la Palestine, mais l’édification d’une Egypte indépendante, forte, moderne, débarrassée de toute tutelle étrangère.
En 1952, le tiers-monde n’est pas encore né, et les peuples arabes vivent sous la coupe de Londres ou de Paris. Les Officiers libres décrètent une première réforme agraire et proclament la République, le 18 juin 1953, mettant un terme à une dynastie vieille de cent cinquante ans. Mais quelle république ? Après hésitations et affrontements, Nasser élimine le populaire Néguib au printemps 1954 : il n’y aura pas de pluripartisme en Egypte et l’armée ne retournera pas dans ses casernes, un choix qui pèsera sur l’avenir du pays. Le pragmatisme prévaut en politique extérieure. Le 19 octobre 1954, un traité signé avec la Grande-Bretagne prévoit le retrait de toutes les troupes britanniques, mais des clauses contraignantes – en particulier le retour de ces mêmes troupes en cas de conflit – sont mal accueillies par de nombreux nationalistes.
Nasser cherche des alliés en Occident. Il est fasciné par les Etats-Unis, une puissance sans passé colonial. Mais Washington ne comprend pas le refus du nouveau maître de l’Egypte de participer à des pactes antisoviétiques. Tout va alors très vite. Nasser contribue à la fondation du non-alignement en participant au sommet de Bandoeng (Indonésie) avec Soekarno, Nehru, Chou En-lai, en avril 1955.
Les tentatives secrètes de négociations avec Israël ayant échoué, l’armée israélienne ayant attaqué la bande de Gaza sous contrôle égyptien et fait plusieurs dizaines de morts, Nasser radicalise son discours. Il achète à la Tchécoslovaquie les armes que les Etats-Unis lui refusent. Il nationalise la compagnie du canal de Suez, le 26 juillet 1956, après que les Etats-Unis ont refusé de financer la construction du barrage d’Assouan, et sort politiquement victorieux de la guerre qui s’ensuit, menée par la France, la Grande-Bretagne et Israël. Un nouveau dirigeant est né : pour les Egyptiens enfin libres, pour les Arabes dont il galvanise le combat contre le colonialisme, notamment à travers La Voix des Arabes, la radio du Caire (lire Slimane Zeghidour, « La voix des Arabes », Vie et mort du tiers-monde, Manière de voir, juin-juillet 2006).
Après l’échec de la République arabe unie (union de l’Egypte et de la Syrie, 1958-1961), Nasser radicalise sa politique intérieure : nationalisation d’une grande partie du secteur privé, nouvelle phase de la réforme agraire, adoption d’une Charte nationale résolument socialiste, et création d’un nouveau front politique, l’Union socialiste arabe (USA). Un immense effort de développement économique est entrepris avec d’indéniables succès. L’écho de ces mesures contribue à une mobilisation progressiste dans le monde arabe.
La guerre de juin 1967 sert de révélateur aux faiblesses de l’expérience nassérienne. L’effondrement de l’armée reflète la trahison de ceux qu’on surnomme la « nouvelle classe » : officiers supérieurs, technocrates, paysans enrichis, bourgeoisie d’Etat… tous ceux qui ont profité de la « révolution » et qui souhaitent en finir avec le socialisme.
« Nul mieux que Youssef Chahine n’a illustré, dans son film Le Moineau (1972), les limites du système : corruption et affairisme camouflés sous des slogans socialistes. Après la défaite de 1967, Nasser décide d’ouvrir un débat qui se focalise rapidement sur la “nouvelle classe”. La réforme agraire a fait naître d’autres inégalités et un capitalisme rural qui profite à une minorité, la grande majorité des paysans restant privés de terres. Dans les villes, les commerçants et les entrepreneurs, alliés aux administrateurs de l’économie d’Etat et aux hauts fonctionnaires, souvent des officiers – en 1964, vingt-deux des vingt-six gouverneurs provinciaux et un tiers des ministres en sont -, ont contourné les lois et édifié des fortunes. Le parti unique et l’administration ont souvent servi de relais aux parvenus et les mobilisations sociales sont bridées. » (lire « Dans l’Egypte de Nasser surgit une “nouvelle classe” », Le Monde diplomatique, juin 2010).
Ces nouveaux parvenus seront les fossoyeurs du nassérisme et la base sociale qui permettra à Sadate de mener à bien, après son accession au pouvoir en 1970, la « contre-révolution ». La peur de Nasser face à toute organisation autonome de la société (syndicale ou politique), le caractère bureaucratique de l’USA, ont encouragé la « nouvelle classe ». Enfin, la répression politique sur une grande échelle, l’usage de la torture contre tous les opposants, des marxistes aux Frères musulmans, l’étendue du pouvoir des moukhabarat (les services secrets), marqueront le régime nassérien mais aussi ses successeurs.
Démissionnaire après la défaite de 1967, rappelé par le peuple le 9 juin, Nasser n’en est pas moins un homme brisé. Quand il meurt le 28 septembre 1970, les Egyptiens lui font des funérailles grandioses. Au-delà des errements, ils pleurent l’homme qui leur a rendu la dignité. « Lève la tête, mon frère », lisait-on sur les banderoles hissées au-dessus des villages d’Egypte après le 23 juillet 1952. Le mythe Nasser reste très prégnant, comme l’a montré l’incroyable succès du film Nasser 56, de Mohamed Fadel, en 1996, projeté sur tous les écrans égyptiens, et qui a attiré plusieurs millions de spectateurs.
Arrestation au Caire d’un haut responsable de la sécurité du Hamas
lundi 20 septembre 2010, par La Rédaction

Un haut responsable de la sécurité du Hamas a été arrêté la semaine dernière à l’aéroport du Caire, a indiqué, lundi 20 septembre, le quotidien gouvernemental égyptien al-Ahram. « Mohamed Khamis Dababech, chef du service de sécurité publique dépendant du Hamas, a été arrêté à son arrivée au Caire venant de Damas, à la fin de la semaine dernière », affirme le journal.
Al-Ahram, qui s’appuie sur une source non identifiée au sein des services de sécurité égyptiens, affirme qu’il est « soupçonné d’implication dans des activités nuisibles pour la sécurité nationale égyptienne, dont une tentative pour trafiquer une importante quantité de systèmes de télécommunications sophistiqués ». « Certains de ceux qui ont participé à cette tentative de trafic que les services de sécurité égyptiens ont fait avorter ont avoué que Dababech était derrière cette opération », ajoute le journal, sans plus de détails.
Il est aussi accusé, selon le quotidien, d’être impliqué dans la mort, en janvier dernier, d’un policier égyptien lors d’un échange de tirs à la frontière avec la bande de Gaza, sous contrôle du Hamas. Le journal indique que Mohamed Khamis Dababech était « responsable de l’ordre à la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza ».
L’annonce de cette arrestation traduit le climat de tension entre l’Égypte et le Hamas.
Le Caire reproche au mouvement islamiste d’être responsable du blocage des efforts de réconciliation avec l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas. L’Égypte a également accusé à mots couverts le Hamas d’être à l’origine de tirs de roquettes vers Israël depuis le Sinaï égyptien en août dernier, un épisode qui avait mis le pays dans un profond embarras et l’avait amené à resserrer son dispositif de sécurité dans ce secteur. Les tirs qui visaient la ville israélienne d’Eilat ont fait un mort dans le port jordanien voisin d’Aqaba.
L’Égypte a également renforcé la surveillance de sa frontière d’une vingtaine de kilomètres de long avec la bande de Gaza, sous embargo israélien. Elle a toutefois décidé d’assouplir, pour des raisons humanitaires, le passage vers l’enclave au terminal de Rafah, à la suite de l’émotion provoquée par l’arraisonnement, en mai dernier, par les forces israéliennes d’une flottille internationale cherchant à briser l’embargo, au cours duquel neuf personnes avaient été tuées.
(Lundi, 20 septembre 2010 – Avec les agences de presse)
12 navires de guerre américains et israéliens ont franchi le canal de Suez
19/06/2010
Selon des sources maritimes de la ville de Suez en Egypte, citées par le quotidien al-Quds al-Arabi, 12 navires de guerre américains, y compris un navire de guerre israélien ont franchi le canal de Suez à l’aube de vendredi,se dirigeant vers le Golfe persique, soulignant que de nombreux militaires américains ont été aperçus !
Ces sources ont précisé que le trafic du Canal de Suez a été perturbé pendant des heures à cause du passage de la flotte militaire américaine, qui comprend un porte-avion, plusieurs navires de guerre transportant des soldats, des blindés et des munitions, en provenance de la mer Méditerranée se dirigeant vers la mer Rouge. »
Les sources ont révélé que de nombreux navires commerciaux ont dû arrêter leur activité quotidienne et sont restés stationnés aux côtés du canal, le temps que la flotte américaine militaire parachève sa route, soulignant qu’il s’agit de la plus longue flotte militaire américaine jamais vue depuis des années !
Les sources ont ajouté que la pêche dans les lacs, sans compter le transport des personnes et des véhicules via les ferries entre les deux rives du canal de Suez sur le pont de la paix ont été arrêtés.
Selon des témoins, un important dispositif de sécurité égyptien a été mis en place pour assurer le passage de la flotte américaine ! Et que parmi les navires de guerre américains, un navire de guerre israélien a été aperçu, mais aucune source officielle n’a confirmé cette information !
Par ailleurs, dans ses déclarations à «Al Quds Al Arabi», le général Amin Radi, Secrétaire de la Commission de la sécurité nationale a déclaré que «la décision de déclarer la guerre à l’Iran n’est pas facile, sauf qu’Israël est réputé pour sa débauche et sa crapulerie, il déclenchera une guerre afin de maintenir son leadership dans la région en tant que seule et unique force de dissuasion nucléaire « .
Et de prévenir « Il faut déraciner le fléau israélien : ne pas laisser Israël les mains libres il faut que la communauté internationale le force à démanteler son arsenal nucléaire avant de frapper l’Iran. »
source : par mail Dawud SKIMI
voir aussi article dans Haaretz
Quatre Palestiniens tués dans un tunnel gazé par l’armée égyptienne
Les forces égyptiennes ont envoyé du gaz toxique dans un tunnel transfrontalier utilisé pour l’acheminement de produits dans la Bande de Gaza, provoquant la mort de quatre Palestiniens, ont rapporté mercredi des responsables du Hamas.
L’Egypte subit des pressions pour boucler plusieurs centaines de tunnels. S’ils représentent des éléments clefs pour la vie économique du territoire palestinien soumis à un blocus, le Mouvement de résistance islamique les utilisent également pour acheminer des armes.
Israël et l’Egypte ont fermé les points de passage frontaliers officiels de Gaza depuis que le Hamas contrôle la bande côtière en 2007 aux dépens des forces loyales au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui dirige seulement la Cisjordanie.
Un responsable de sécurité du Hamas en charge du secteur des tunnels le long de la frontière a déclaré mercredi sous couvert d’anonymat que les forces égyptiennes avaient rempli le passage souterrain d’un gaz utilisé pour disperser les foules.
Le ministère de l’Intérieur du Hamas a un peu plus tard déclaré que le gaz utilisé dans le tunnel était toxique. Outre les quatre Palestiniens tués, six personnes ont été blessées, a-t-il dit.
Un responsable égyptien de la sécurité frontalière s’est refusé à tout commentaire.
Selon des représentants du Hamas, c’est la première fois que des gaz envoyés par les forces de sécurité égyptiennes dans un tunnel entraînent la mort de plusieurs personnes.
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