Flottille internationale vers Gaza: la délégation belge est bien arrivée à Athènes


mercredi 22 juin 2011 à 18h30

(Belga) La délégation de quatre Belges qui se joint à la deuxième « flottille de la liberté » est bien arrivée à Athènes mercredi, a confirmé Josy Dubié, l’un d’entre eux, à l’association belgo-palestinienne (ABP). Ils ont décollé de Zaventem mercredi matin afin de rejoindre Athènes d’où ils prendront la mer en direction des côtes de la Bande de Gaza, pour exiger la levée du « blocus israélien ».

« La délégation se trouve quelque part en Grèce, mais l’endroit n’est pas précisé pour ne pas qu’elle soit appréhendée », a indiqué l’ABP, contactée par l’agence Belga. Les quatre Belges ont déjà rencontré mercredi la délégation canadienne qui embarquera avec eux à bord du bateau « Tahrir » (« Libération »), regroupant également les délégations australienne et danoise. Ils prendront part jeudi matin à des « cours de formation à la non-violence », a fait savoir Josy Dubié. Parmi les passagers belges participant à ce mouvement « pacifique » et à « but humanitaire », l’on retrouve Josy Dubié, journaliste et fonctionnaire des Nations Unies retraité et ancien sénateur, Asmaa Seba, artiste photographe, Yannick Vanonckelen, infirmière, et Guido Gorissen, médecin généraliste. La flottille internationale, composée de douze navires emportant un millier de passagers originaires de 24 pays, tentera d’acheminer des vivres, des médicaments, des fournitures scolaires et du matériel de construction. Les responsables politiques israéliens ont d’ores et déjà annoncé que cette année, ils empêcheraient, une nouvelle fois, cette flottille d’atteindre Gaza, et ce par la force. (GFR)

Un film turc sur la Flottille de la Liberté


samedi 28 août 2010 – 07h:31

Blanca Lopez – El Pais


Les tours jumelles ont eu leur film, le navire Mavi de Marmara aura le sien. Une société de production est en train de faire la reconstitution de l’assaut de l’armée israélienne sur la Flottille et qui a fait 9 morts turcs.

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Le film La vallée des loups : Palestine a suscité la controverse depuis le début du tournage le mois dernier, qui se déroule dans le sud de la Turquie. Selon les déclarations de diplomates publiées dans la presse turque, le film pourrait aggraver les relations entre la Turquie et Israël, déjà délicates.

Le récit débute au moment où le navire Mavi Marmara approche la côte d’Israël la veille de l’assaut. Mais dans la version cinématographique, un commandement de forces spéciales turques fait prisonnier un commandant de l’armée israélienne en charge de l’attaque avant qu’elle ne commence.

Le film, d’un coût de 10 millions de dollars, « a tout pour réussir », déclare le producteur exécutif de Pana Films. La violence, le patriotisme, un ennemi commun et un héros, Polat Alemdar, que des millions de jeunes considèrent comme le James Bond turc.

La Vallée des Loups : la Palestine est le troisième d’une série qui a été inaugurée en 2006 avec un film sur l’invasion de l’Irak et dans lequel les marines américains capturent et assassinent des membres des forces spéciales turques. Le film a eu un grand impact dans le Moyen-Orient, où les personnages sont admirés et les acteurs traités comme des héros.

Le récit a valu a ses producteurs de dures critique pour son présumé antisémitisme et anti-américanisme.

« Dès le début, la succession de séquences de La Vallée des Loups fait appel au sentiment patriotique. Les Américains, par exemple, sont mauvais, ce qui est tout a fait novateur dans une superproduction et plaît énormément en Orient », a déclaré Ahmet Mete, étudiant en cinéma à l’Université d’Istanbul et adepte de la série.

Le titre de la production du film évoque la mythologie turque, dans laquelle un loup a conduit les Turcs loin d’une vallée où il y avait des ennemis. La Vallée des Loups : la Palestine sortira en novembre en Turquie, et plus tard dans 81 pays, dont l’Espagne.

17 août 2010 – El Pais – Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.elpais.com/articulo/inte…
Traduction de l’espagnol : Mariem

source

La prochaine flottille est en route pour Gaza


4 août 2010

Rencontre de la coalition de la Flottille de la Liberté à Stockholm…

Communiqué de presse

Plus de deux mois se sont écoulés depuis le 31 mai 2010, date de l’assaut mortel d’Israël contre la Flottille de la Liberté. Rien n’a été mis en place pour rendre Israël responsable de cette attaque sauvage, tuant neuf de nos collègues. Rien n’a été mis en place pour mettre fin aux violations continuelles contre le peuple Palestinien et en particulier contre les 1,5 millions d’habitants de Gaza. Pour cela, nous continuons notre effort global et populaire pour faire front à l’intransigeance d’Israël en planifiant notre prochaine action. La coalition de la Flottille de la Liberté vient d’achever sa réunion à Stockholm, en Suède. Il a été question d’agrandir notre coalition pour inclure différents groupes du monde entier voulant nous rejoindre et d’intensifier nos efforts pour mettre en place une nouvelle flottille.

Le monde doit continuer à exiger qu’Israël coopère avec la commission d’enquête du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unis, afin d’assurer l’indépendance, la rigueur, la crédibilité et la justice pour les victimes. Nous avons des préoccupations fondamentales avec le panel de l’ONU chargé par le Secrétaire général Ban Ki Moon, d’enquêter sur le raid d’Israël. Parmi ces préoccupations est la tentative apparente de dévaloriser l’enquête du Conseil qu’Israël devra accepter.

Le panel du Secrétaire général aura un mandat très limité pour uniquement évaluer les enquêtes nationales qui sont en train d’être menées par Israël et la Turquie, et ne seront donc guère conformes aux normes internationales d’objectivité et de rigueur. En outre, la nomination de l’ancien président colombien Alvaro Uribe comme vice-président du panel nuit encore plus à la légitimité de ce panel.

Non seulement le gouvernement d’Uribe a officiellement exprimé sa volonté de renforcer les relations militaires avec Israël en Colombie, mais le bilan des droits humains en Colombie sous le président Uribe doivent aussi constituer un sujet d’enquête. Les Nations Unies ne doivent être impliqués dans aucune tentative de blanchir les atrocités ou de contrecarrer l’action internationale légale au nom des victimes de la flottille.

L’assouplissement présumé d’Israël du blocus sur la bande de Gaza a été purement cosmétique, destiné uniquement à détourner la critique de ses politiques illégales. L’élargissement de la liste des articles autorisés dans la bande de Gaza ne répond pas aux préoccupations les plus fondamentales de la population là-bas – la liberté de circulation. Des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants se voient encore refuser le droit de voyager librement pour des soins médicaux, des opportunités d’éducation, ou même de se réunir avec les membres de la famille dans d’autres parties du territoire palestinien occupé.

L’autorisation du ketchup, du chocolat et de la cardamome dans la bande de Gaza n’aide pas les gens non plus à réparer leur économie dévastée. Ce qui est indispensable et ce que nous demandons est la levée immédiate et complète du blocus, ce qui signifie aussi une levée de l’interdiction de voyager ainsi que de l’interdiction des exportations de Gaza. Nous exigeons également qu’Israël libère sans conditions, nos navires capturés et nos biens volés.

Israël et nos gouvernements respectifs doivent savoir que nous représentons un mouvement croissant de civils internationaux et nous ne comptons pas rester les bras croisés alors qu’Israël continue d’agir en toute impunité – meurtres, mutilations, emprisonnements, vols et agressions des bases mêmes de notre humanité commune. Israël a non seulement créé délibérément une crise humanitaire à Gaza, mais il a aussi créé une crise des droits de l’homme et c’est la dignité de l’homme dans toute la Palestine que le monde doit aborder aujourd’hui.

C’est pourquoi notre flottille avait pour objectif, non seulement de fournir des biens essentiels à la bande de Gaza, mais aussi de contester les politiques mêmes qui ont laissé les Palestiniens dans le besoin de l’aide humanitaire. C’est pourquoi nous allons continuer d’envoyer des bateaux à Gaza.

Un allègement qui veut faire oublier l’essentiel


Le Quotidien d’Oran
Analyse
11 juillet 2010

par Kharroubi Habib

Les indignations et dénonciations qui se sont exprimées dans les chancelleries occidentales suite à l’arraisonnement sanglant par la marine israélienne de la flottille de la paix pour l’empêcher de briser le blocus de la bande de Gaza n’ont duré que le temps qu’Israël prenne pour annoncer « l’allègement » de celui-ci. Il a donc suffi de ce « geste humanitaire » pour que ces milieux officiels occidentaux oublient qu’ils ont qualifié ce blocus d’illégal au plan du droit, d’insoutenable et d’inacceptable moralement.

Donc, à leurs yeux, pour peu qu’Israël « allège » un tant soit peu ce blocus, il n’est plus question d’en exiger la levée pure et simple. Et de fait, les pressions sur l’Etat sioniste dans ce sens sont devenues moins pressantes qu’elles ne l’ont été avant qu’il annonce sa décision « d’allègement ».

Se satisfaire de la mesure israélienne équivaut à accepter que Tel-Aviv maintienne le blocus. Ce que les amis du peuple palestinien ne peuvent cautionner en mettant fin à leurs actions pour le briser. Au contraire, ils devraient coûte que coûte les poursuivre et les multiplier. D’autres flottilles humanitaires doivent prendre le cap de Gaza, porteuses du message que l’aide à la population gazaouie ne doit pas être conditionnée au bon vouloir de l’Etat sioniste. Car cette conditionnalité, si elle est admise, fera elle aussi que le fait accompli du blocus israélien en deviendra un acte toléré.

Le recul des autorités sionistes, s’il en est un, de permettre l’entrée à Gaza sous leur contrôle de l’aide humanitaire internationale est un stratagème destiné à dévier l’attention et les exigences internationales de l’essentiel, à savoir la levée immédiate et inconditionnelle du barbare et infâme blocus qu’elles imposent à la population gazaouie. C’est la stratégie pérenne des gouvernants israéliens, quand ils sont acculés par les protestations internationales contre leurs atteintes récurrentes aux droits de l’homme et aux règles qui fondent les relations internationales, de faire semblant d’être accessibles aux concessions pour faire oublier que leurs actes relèvent tout simplement de l’inacceptable.

En se contentant de « l’allègement » du blocus promis par l’Etat sioniste, la communauté internationale fait prime à son arrogance et à son mépris de la légalité. C’est en effet lui signifier qu’il peut poursuivre impunément sa politique d’enfermement de la population gazaouie, mais en y mettant « des formes » susceptibles d’atténuer l’indignation de l’opinion internationale.

C’est cette hypocrisie officielle qui a cours sur le blocus inhumain dont sont victimes les Palestiniens qu’il faut mettre à nu. C’est, dans un premier temps, le rôle et la mission des initiatives humanitaires en faveur de ces Palestiniens.

Il ne s’agit pas pour les flottilles de la paix d’aller provoquer l’armada israélienne, mais de démontrer que son blocus n’est pas une opération purement sécuritaire. Qu’il est destiné à mettre à genoux une population qui a le tort de refuser la «pax israélienne» qui nie leur cause nationale et refuse le principe de la solution des deux Etats.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5140482

Battu par « Israël » en mer, Larudee brisera le blocus de Gaza par air



traduction: NADA RAAD
16/06/2010

Paul Larudee, un citoyen américain ayant visité la Jordanie en 1965, s’était informé de près sur la cause palestinienne, et s’est engagé depuis à défendre le doit du peuple palestinien. Depuism il a compris que quiconque s’oppose à Israël doit le payer cher.

Toutefois, cet activiste, ne lâche pas prise. Travaillant au profit du Mouvement de la Solidarité Internationale et du Mouvement Free Palestine, Larudee avait pris part à la flottille d’aide à Gaza le 31 Mai 2010. Dans une interview accordée à notre site anglais, Larudee a expliqué en détails ce qui s’est passé lors de son périple.

« Nous nous attendions à quelque chose et le commandant de bord a annoncé à 2 heures du matin que les Israéliens nous ordonnent de nous éloigner et de ne pas nous diriger vers Gaza. Deux heures après, nous pouvions voir leurs petites embarcations se rassembler autour de nous, et les Israéliens sont montés ensuite à bord de la flottille ».

« J’ai rejoint le groupe qui défendait la cabine du capitaine. Nous avons verrouillé la porte afin que les Israéliens ne puissent pas entrer, mais ils ont utilisé des pistolets électriques, des grenades assourdissantes et des matraques et ils ont brisé les vitres de la timonerie, puis ils nous ont menottés pour un certain temps. J’ai parlé à mes amis grecs, et nous nous sommes mis d’accord pour que je saute dans l’eau. Je me suis assuré que tout le monde peut me voir, parce que je voulais beaucoup de témoins, et quand les Israéliens se sont approchés de moi, j’ai sauté. Mon objectif était de retarder les Israéliens, de les perturber, et d’encourager les autres à bord du navire à résister ».

Larudee était à bord du navire Sfendoni lorsque le raid a eu lieu. Les Israéliens avaient attaqué simultanément la Mavi Marmara, tuant neuf militants turcs. La vidéo postée sur Youtube montre les militants à bord de Mavi Marmara en train de résister fortement aux commandos de la marine israélienne qui ont apparemment tué au moins deux militants avant de monter à bord.

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Israël peut-il être jugé par un tribunal belge?


Eric David

Fatima el-Mourabiti et Kenza Isnasni étaient à bord du convoi humanitaire pris d’assaut par un commando israélien le 31 mai 2010. Les deux jeunes femmes belges ont décidé de porter l’affaire devant les tribunaux de leur pays. Eric David, spécialiste du droit international, examine la recevabilité de leur plainte.

Dans la mesure où les faits commis par les forces de défense israéliennes (FDI) s’apparentent à des crimes de guerre, voire à des faits de terrorisme maritime, et dans la mesure où des ressortissants belges en ont été victimes, le juge belge pourrait se reconnaître compétent soit au titre de ce qu’on appelle la compétence personnelle passive (compétence du juge à raison d’un crime commis à l’étranger par un étranger contre un Belge), soit au titre de la compétence universelle (compétence du juge belge pour certains crimes de droit international quels que soient le lieu du crime, la nationalité de l’auteur ou celle de la victime).
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