Gaza : Assassinat ciblé d’Ahmad Jaabari


mercredi 14 novembre 2012, par La Rédaction

Le chef des opérations militaires de la branche armée du Hamas, Ahmad Jaabari, a été tué mercredi dans un raid israélien sur une voiture à Gaza et son garde du corps blessé, a-t-on appris de sources des services médicaux et de sécurité palestiniens. « Le martyr est Ahmad Jaabari », a déclaré un médecin des urgences de l’hôpital Al-Chifa de Gaza, le Dr Aymane al-Sahabani, des informations confirmées de source de sécurité du Hamas sous le couvert de l’anonymat.
À Gaza, des appareils israéliens ont mené six ou sept raids aériens sur l’ensemble de l’enclave palestinienne, ont indiqué des témoins. Selon d’autres témoins, des dizaines de chars étaient par ailleurs stationnés à l’extérieur de la bande de Gaza, près de la barrière de sécurité entre Israël et le territoire palestinien.
Selon des journalistes de Reuters sur place, des avions israéliens ont mené plusieurs autres raids dans l’enclave côtière palestinienne, visant notamment des postes de police du Hamas.
La radio du Hamas a aussitôt lancé des appels à la vengeance et des groupes de la résistnace palestinienne ont promis de mener des représailles contre Israël.
« Israël a déclaré la guerre à Gaza et va devoir en subir les conséquences », a notamment déclaré le Djihad islamique.

Hamas : « Israël a ouvert les portes de l’enfer »
La branche armée du Hamas a promis mercredi une riposte massive à Israël pour l’assassinat de son chef, Ahmad Jaabari, affirmant dans un communiqué qu’il avait « ouvert les portes de l’enfer ». Les Brigades Ezzedine al-Qassam déclarent « porter le deuil d’un de leurs principaux chefs, Ahmad Jaabari, et s’engagent à continuer sur le chemin de la résistance », selon le texte, assurant que « l’occupant a ouvert sur lui-même les portes de l’enfer ».

Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
Signez à l’adresse : http://www.Assawra.Info/spip.php?ar…

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Le chef des opérations militaires de la branche armée du Hamas a été tué mercredi dans un raid israélien à Gaza et son garde du corps blessé, a-t-on appris de sources concordantes.
« Le martyr est Ahmad Jaabari », a déclaré à l’AFP un médecin des urgences de l’hôpital Al-Chifa de Gaza, le Dr Aymane al-Sahabani, des informations confirmées de source de sécurité du Hamas sous le couvert de l’anonymat.
Auparavant, Achraf al-Qoudra, porte-parole des services de santé du Hamas, au pouvoir à Gaza, avait annoncé qu’un Palestinien avait été tué et un autre blessé dans un raid israélien sur une voiture dans la ville de Gaza, sans préciser leurs identités.
« L’armée israélienne a visé Ahmad Jaabari, chef de la branche armée du Hamas dans la bande de Gaza », a confirmé l’armée israélienne dans un communiqué, ajoutant qu’il était « directement responsable de l’exécution d’attentats terroristes contre l’Etat d’Israël ces dernières années ».
L’opération, menée conjointement avec le service de sécurité intérieure israélien, le Shin Beth, « visait à paralyser la chaîne de commandement et de contrôle de la direction du Hamas, ainsi que son infrastructure terroriste », selon le texte.
« Ahmad Jaabari, chef de la branche armée du Hamas dans la bande de Gaza a été visé par une opération conjointe du Shin Beth et de l’armée », a indiqué pour sa part le Shin Beth dans un communiqué.
Jaabari, apparu en public le 18 octobre 2011 lors de la remise du soldat israélien Gilad Shalit aux médiateurs égyptiens, a rejoint le Hamas lors de sa détention par Israël après son arrestation en 1982 pour planification d’opérations anti-israéliennes.
Officiellement lieutenant des Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, Mohammad Deïf, Ahmad Jaabari était connu à Gaza comme « le général », ou « le chef d’état-major ».
En 2003, il est devenu de fait le chef exécutif de la branche armée du Hamas à la suite d’un raid israélien au cours duquel Mohammad Deïf a été blessé.
Lui-même n’avait pas été épargné par les tentatives d’assassinat israéliennes, dont un raid aérien en 2004 avait coûté la vie à son fils aîné, son frère et plusieurs de ses cousins.
Selon des journalistes de Reuters sur place, des avions israéliens ont mené plusieurs autres raids dans l’enclave côtière palestinienne, visant notamment des postes de police du Hamas.
La radio du Hamas a aussitôt lancé des appels à la vengeance et des groupes de la résistnace palestinienne ont promis de mener des représailles contre Israël.
« Israël a déclaré la guerre à Gaza et va devoir en subir les conséquences », a notamment déclaré le Djihad islamique.

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Israël : la mort d’Ahmad Jaabari n’est qu’un début
L’armée israélienne a déclaré que l’ »élimination » dans un raid mercredi du chef des opérations militaires du Hamas, Ahmad Jaabari, était le début d’une opération militaire contre les groupes armés dans la bande de Gaza. « Après les tirs de roquettes de ces derniers jours contre Israël, le chef d’état-major a décidé d’autoriser une opération contre les organisations terroristes de Gaza, le Hamas, le Jihad islamique et d’autres organisations », a déclaré la porte-parole de l’armée.

(14 Novembre 2012 – Avec les agences de presse)

source

« Gaza, on n’oublie pas! »


Pour la quatrième fois, nous organisons la manifestation « Gaza, on n’oublie pas! ». Vous trouverez ci-dessous le texte de l’appel, ainsi qu’en pièce jointe. Nous vous invitons à le signer  pour soutenir cet appel: mcpalestine@netcourrier.com avant le 15 novembre 2011
Nordine Saïdi
Mouvement Citoyen Palestine
Quatre ans après l’agression militaire israélienne:

Actions de commémoration et de soutien

GAZA, ON N’OUBLIE PAS !

Il y a quatre ans, Israël a déclenché son assaut meurtrier contre la bande de Gaza alors même qu’il l’occupait et lui imposait son blocus. Plus de 1.400 Palestiniens, la plupart des civils, ont été tués.
De nombreuses organisations des droits de l’homme aussi bien qu’une mission spéciale des Nations Unies, dirigée par le juge sud-africain Richard Goldstone, ont accusé Israël d’avoir commis des crimes de guerre. Ces attaques ont provoqué des manifestations tout autour du monde en solidarité avec les Palestiniens gazaouis.
Quatre ans après cette agression militaire dévastatrice, la perpétuation de ce blocus illégal constitue une punition collective de la population et sape la crédibilité du droit international humanitaire.
Dans le cadre d’une action citoyenne et pacifique, nous organisons une marche symbolique et une veillée de commémoration à Bruxelles, pour :
  • ·         La fin du blocus de Gaza
  • ·         La démolition du Mur de l’apartheid
  • ·         La fin de l’occupation israélienne illégale de toute la Palestine!
  • ·         Le droit de retourner en Palestine pour tous les Palestiniens!
  • ·         Le soutien à la résistance du peuple palestinien
  • ·         La libération de tous les prisonniers palestiniens
  • ·         Le soutien à la campagne  « Boycott Désinvestissement et Sanctions »

Jeudi 27 décembre 2012

Le départ de la Marche se fera au croisement de l’avenue de Stalingrad et du boulevard du Midi (statue mégaphone) à 18 heures. Elle s’achèvera avec des prises de parole et une petite animation sur la Place du Jeu de balle vers  20h30.


Nordine Saïdi
Mouvement Citoyen Palestine
http://mcpalestine.canalblog.com

Libres dans la prison de Gaza


Publiée le 16 mars 2012 par

un reportage avec les prisonniers palestiniens libérés (25 min.)
réalisé par Chris Den Hond et Mireille Court, janvier 2012.

Fin 2011, 1028 prisonniers palestiniens ont été relâchés en échange du soldat israélien Gilad Shalit. Nous avons voulu donner un visage à ces résistants, inconnus dans le monde. Pour les rencontrer, nous avons dû passer par un des tunnels à Rafah. Les ex-prisonniers nous ont raconté leur vie en prison : l’interrogatoire, l’isolement, le manque de soins médicaux, la brutalité des geôliers, l’interdiction de visites familiales, les grèves de la faim et aussi la joie de la libération.

Obeid : On m’a fait du chantage en arrêtant ma mère, ma femme, tous mes frères. Tout cela pour que je passe aux aveux. Ils ont arrêté ma mère, âgée de 70 ans. Wafa: Il y avait des moments qui m’affaiblissaient, par exemple quand mon geôlier israélien a assassiné le chat que j’élevais dans la prison. Bassim: J’ai été en isolement plusieurs fois: en 1993 pendant trois ans. En 2004 pendant 3 ans. Également de 2007 à 2010.
Hamza: Ils te font des douches d’eau froide en hiver. Samir: En interrogatoire, le « chabeh » consiste à mettre un sac sur la tête pour isoler le prisonnier. Loay: Le prisonnier doit constamment s’encourager lui-même et se répéter qu’il doit résister face à l’ennemi sioniste. Oum-Jaber Wechah : J’ai allaité mes enfants. Tant qu’il y aura des femmes palestiniennes qui donneront naissance à des enfants, elles les allaiteront du lait de la patrie, le lait de la ténacité, le lait de la résistance.

Ce fim est disponible en DVD. En France : http://www.librairie-resistances.com ; http://www.la-breche.com ; http://www.envie-de-lire.fr En Belgique : http://www.mcpalestine.canalblog.com +32476841969
Pour plus de renseignements (organiser une projection par exemple), contactez : cdenhond@yahoo.fr

GAZA ATTAQUÉE ! RASSEMBLEMENT CE Vendredi à la Bourse !


ÉGALITÉ, Mouvement Citoyen Palestine appellent a rejoindre le rassemblement du vendredi à la Bourse de Bruxelles, pour exiger l’arrêt des attaques sur la bande de Gaza par l’armée d’occupation israélienne et la levée du blocus.

Il est clair qu’Israël, en engageant de nouvelles « frappes » sur la bande de Gaza, ainsi qu’une invasion terrestre dans sa partie Nord, réagit à l’annonce d’une visite de l’Emir du Qatar demain mardi à Gaza et à l’apport de matériaux de construction qui doivent être transportés via Rafah, en Egypte. Les prétendues « ripostes » à des « attaques terroristes » ne trompent personne. On sait qui sont les terroristes et qui maintient un blocus illégal et inhumain sur la bande de Gaza. Que ferions nous, si nous étions enfermés et privés de quasiment tout par un occupant étranger, depuis des années ? De nombreuses associations soutiennent le peuple palestinien, nous les appelons à se mobiliser pour le rassemblement de Vendredi 26 octobre à partir de 16 H00 à la Bourse pour demander au gouvernement belge d’intervenir pour faire cesser les attaques israéliennes sur la bande de Gaza et exiger la levée du blocus qui étrangle une population de près de 2 millions de femmes, d’hommes et d’enfants depuis plus de 6 ans. Facebook événement : ICI

Asmaa, une Belge parmi les enfants de Gaza


BAUDOUIN LOOS
jeudi 21 juin 2012, 10:34

Asmaa Seba est une photographe belge qui se trouve actuellement dans la bande de Gaza. Son interview

Asmaa, une Belge parmi les enfants de GazaAsmaa Seba

Pourquoi vous trouvez-vous actuellement à Gaza ?

En 2010, une délégation de citoyens belges ralliant un convoi humanitaire m’avait confié le travail de couverture photographique de leur expédition. Sur place, les images de destructions de maisons, des écoles, des hôpitaux et surtout les regards terrifiés des enfants m’ont terriblement marquée et interpellée. J’ai donc décidé d’y revenir et d’user de l’expression photographique pour mettre la lumière sur le vécu quotidien de ces enfants peu couvert, voire pas du tout, par les médias. Je suis à Gaza dans le cadre d’un projet artistique et photographique qui s’intitule « Gaza vue par ses enfants » et qui a pour but de donner la possibilité à 6 enfants âgés de 6 à 11 ans du camp de réfugiés de Khan Younès de s’exprimer à travers l’image. Chaque enfant a reçu du matériel de photographie ainsi qu’un appareil photo qu’il gardera pendant 2 mois. Parmi ces enfants, certains sont devenus orphelins après la guerre de 2008, d’autres ont subi des traumatismes en voyant des membres de leur famille tués devant leurs yeux, et tous continuent de vivre dans des conditions précaires et dans un environnement très oppressant. Chaque semaine, je leur donne pour les guider un sujet à exprimer à travers l’objectif, cette méthode permet à l’enfant d’exprimer en image ce qu’il ne peut faire au moyen de la parole. Les photos donneront lieu à une exposition urbaine dans le camp, ainsi qu’à une exposition au Parlement européen qui permettra aux enfants belges de se rendre compte de la vie d’un enfant à Gaza.

Que disent les gens que vous rencontrez ? De quels besoins vous parlent-ils ? Des problèmes de la vie quotidienne ou des questions politiques plus larges ?

Depuis mon arrivée il y a trois semaines, il y a eu de nombreux bombardements au nord de la ville et à l’est, plus d’une quinzaine de morts et de nombreux blessés, je peux entendre les bombardements depuis Gaza City, des drones et des F16 sont passés régulièrement au-dessus de ma tête. Il faut ajouter à cela la précarité des familles vivant à l’étroit du fait de la densité, entassées dans 30 mètres carrés à 12 personnes avec un seul salaire qui ne dépasse pas les 150 dollars, les coupures quotidiennes d’électricité, le manque de fuel, de certains médicaments… En dépit de ces conditions de vie épouvantables, je sens une énergie incroyable, des gens avec beaucoup d’humour et un sens du recyclage pour tout. Les gens se plaignent beaucoup des coupures quotidiennes d’électricité, du prix du fuel qui a doublé depuis 2 mois, il est passé de 2 shekels à 4 shekels et c’est un vrai problème, du manque de logement, les camps ne suffisent plus à la population, ce sont des tracas quotidiens. Les jeunes eux se plaignent du manque de travail, de débouchés après l’université, du manque d’infrastructures pour des activités culturelles comme soupapes face au blocus. Ils affirment que leur futur est lié aux relations avec Israël car sans la levée du blocus sur Gaza, l’arrêt de la colonisation en Cisjordanie et une paix véritable et juste, leur avenir et celui de leurs enfants sera incertain.

Est-il toujours impossible pour un Gazaoui de se rendre en Cisjordanie ? Et qu’en est-il de la sortie par Rafah, la frontière égyptienne ?

Je confirme qu’il est quasi impossible pour un Gazaoui de passer la frontière israélienne et se rendre en Cisjordanie. Ainsi, une famille d’un des enfants du projet a voulu se rendre à Ramallah afin de participer aux obsèques du patriarche de la famille, elle n’a pas pu passer. Il m’a été confirmé qu’il est plus facile d’emprunter le passage de Rafah depuis quelques mois, les Égyptiens ayant ouvert le point de passage plus régulièrement mais cela concerne surtout ceux qui ont obtenu un visa afin d’aller dans un pays européen, des malades devant se faire soigner en Egypte ou les internationaux comme moi qui ont fait une demande de visa auprès des ambassades d’Egypte de leur pays respectif.

source

Les bombardements israéliens sur la bande de Gaza tuent 12 Palestiniens


 

Dégâts causés à une maison par une frappe aérienne israélienne le 10 mars 2012.

Ma’an

10 mars 2012 – 9 h 35

Gaza ville – Ma’an – L’aviation israélienne a poursuivi ses raids contre plusieurs cibles dans la bande de Gaza au cours de la dernière nuit et très tôt ce  matin, samedi, pour la deuxième journée consécutive. Ce qui porte le nombre de morts à 12, et celui des blessés à 20.

Les Brigades Al-Quds, branche armée du Jihad islamique, indiquent dans un communiqué que 10 de leurs combattants ont été tués depuis vendredi, ajoutant que le groupe avait tiré 41 missiles Grad, 20 projectiles artisanaux, six obus de mortier et 3 roquettes de 107 mm sur des cibles israéliennes.

Un journaliste de Ma’an a identifié les 12 morts comme étant : Muhammad al-Ghamry, Fayiq Saad, Muatasim Hajjaj, Ubeid Gharabli, Muhammad Hararah, Hazim Qureiqi, Shadi Sayqali, Zuheir al-Qaysi, Mahmoud Hanani, Muhammad Maghari, Mahmoud Najim, et Ahmad Hajjaj.

Selon des sources médicales, Muhammad al-Ghamry, 26 ans, aurait succombé à des blessures reçues samedi matin quand les avions israéliens ont tiré sur une voiture, rue Salah Ad-Din, sur la côte, à Deir Al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza.

Ces sources indiquent que les militants du Jihad islamiques, Ahmad Hajjaj, Fayiq Saad et Muatasim Hajjaj, ont été pris pour cibles par des Jet israéliens tôt ce matin, samedi, alors qu’ils marchaient près de l’immeuble du Conseil législatif palestinien, dans le quartier de Shujaiyyah, dans Gaza ville. Fayiq Saad et Muatasim Hajjaj ont été tués sur le coup, et Ahmad Hajjaj, a été blessé mortellement et est décédé peu de temps après, après son évacuation.

A Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, un raid aérien israélien a tué Muhammad Maghari et Mahmoud Najim, rue Hutayba, tôt ce matin samedi.

Dans un autre raid israélien, 4 Palestiniens ont été blessés, de la même famille, par une roquette qui a touché une cave, rue Yarmouk, à Gaza ville, selon des sources médicales.

Les avions ont également pris pour cible une base militaire de la branche militaire du Hamas, les Brigades al-Qassam, dans l’ouest de Gaza ville. La base a été touchée deux fois. Pas de victimes néanmoins, mais l’attaque a provoqué des coupures de courant dans plusieurs quartiers.

Un autre raid a visé un centre de la sécurité, à l’ouest de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

L’armée israélienne dit que plus de 45 roquettes avaient été tirées sur le sud d’Israël, blessant 4 personnes, une gravement, une modérément et 2 légèrement.

Son système de défense antimissile Iron Dome a intercepté 10 roquettes Grad qui, selon l’armée israélienne, étaient tirées sur les villes de Beer Sheva, Ashdod et Ashkelon.

Israël a aussi déclaré que son aviation a ciblé 2 bâtiments de fabrication d’armes et tiré 2 roquettes sur des sites dans le nord de Gaza, un bâtiment de fabrication d’armes dans le centre de Gaza, et un « site d’activité terroriste » dans le sud de la ville.

L’aviation a tiré sur un combattant dans le centre de Gaza et sur 6 équipes qui en étaient au stade final de la préparation de tirs de roquettes sur Israël depuis des postes séparés dans le nord et le centre de Gaza, toujours selon l’armée israélienne.

http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=466626
trad : jpp

Ce soir : libres dans la prison de Gaza


Mourir pour vivre… [Khader Adnan]

khader adnan

En Exclusivité belge le vendredi 17 Février

«Libres dans la prison de Gaza  »

De 19h00 à 22h00

La projection du film est suivie d’une table ronde entre les participants.

En présence du réalisateur Chris Den Hond et  de Luk Vervaert  spécialistes des prisonniers nous parleras des conditions de détention  des prisonniers palestiniens.

Prix : 2 Euro

Au moment de l’anniversaire de la guerre de Gaza, nous nous souvenons des soldats qui ont détruit des familles palestiniennes (Haaretz)


4 janvier 2012

Amira HASS
Le général Yoav Galant, accusé de s’être approprié illégalement des terrains. Crédits photo : AP/Ariel Schalit

Le nom de Yoav Galant est le nom le plus souvent associé au troisième anniversaire de l’opération Cast Lead, mais il convient de se souvenir aussi des autres, des soldats anonymes inspirés par l’esprit de ces sommités militaires.

En ce troisième anniversaire du massacre de Cast Lead, il faut se rappeler les soldats anonymes qui ont tiré sur une voiture rouge dans laquelle un père de famille, Mohammed Shurrab, et ses deux fils revenaient de leurs champs. Il n’est pas juste que l’officier qui occupait alors le poste de Commandant de l’armée de terre du sud israélienne, le major général Yoav Galant, soit le seul dont le nom soit mentionné à l’occasion de cet anniversaire. En fait, la liste de tous les combattants qui devraient être mentionnés est longue.

Il ne faut pas oublier le pilote qui a lâché la bombe qui a tué Mahmoud al-Ghoul, élève au collège, et son oncle Akram, avocat, dans leur maison au nord de Gaza. Il ne faut pas oublier les soldats qui ont analysé les photos prises par les drones et qui ont décidé que les bouteilles chalumeau oxy acetilene pour la soudure que transportait Ahmad Samur, dans sa camionnette étaient des roquettes Grad, une décision qui a été suivie d’une ordre de bombarder le véhicule faisant ainsi 8 morts dont 4 mineurs.

Il faut se souvenir des soldats qui ont fait de la maison de la famille Abu Eida une base d’où tirer alentour, en entassant dans uns seule pièce un vieil invalide, une femme aveugle et deux vieilles femmes. On se rappellera que ces soldats ont empêché ces 4 personnes d’aller aux toilettes pendant 9 jours. On n’oubliera pas non plus les soldats qui ont regroupé les membres de la famille Samouni dans une maison et qui se sont éloignés de 80 mètres quand elle a été bombardée avec tous ses habitants à l’intérieur sur les ordres du commandant de brigade Ilan Malka – une personne qui mérite aussi qu’on se souvienne d’elle.

La liste n’en finit pas et nous nous excusons auprès de ceux que nous n’avons pas pu nommer à cause du manque de place. Mais en cette occasion nous devons une mention spéciale aux soldats qui occupaient un certain poste à l’est de Khan Yunis.

Le samedi 17 janvier 2009 à 8H46 (la veille de la fin de l’attaque) j’ai reçu la lettre suivante des Etats-Unis dans ma boite mail : « Mon père et deux de mes frères ont été attaqués hier [vendredi 16 janvier] en rentrant en voiture de leurs champs. Un de mes frères |[Kassab, 27 ans] est mort mais mon père [Mohammed Shurrab, 64 ans] et mon autre frère [Ibrahim, 17 ans] sont blessés et se trouvent dans un endroit contrôlé par l’armée israélienne. Ils ont été attaqués entre 13H et 13H30, heure locale, pendant le cessez le feu et les services de secours ne peuvent pas aller les chercher. »

L’armée israélienne n’a pas permis à l’ambulance d’entrer dans cet endroit ; celui qui avait écrit la lettre, Amer Shurrab, pensait que sous la pression des médias, l’armée laisserait passer l’ambulance. « Nous sommes au désespoir, et nous frappons à toutes les portes pour qu’on nous aide à les sauver. Si vous connaissez un soldat de l’armée de terre qui pourrait nous aider en appelant un commandant local, nous vous serions infiniment reconnaissants,  » écrivait-il.

Shurrab ne savait pas que pendant qu’il rédigeait son appel au secours à quelqu’un qu’il ne connaissait pas, son second frère était déjà mort après avoir perdu tout son sang dans les bras de son père durant 10 heures. Ce frère anxieux ne savait pas non plus que depuis 6 H du matin ce même samedi, Tom, un militant de l’ONG, les Physiciens pour les Droits Humains, était en contact avec moi.

Dans ce cas précis, un homme est mort en direct : jusqu’à ce que la batterie de son portable soit épuisée, Shurrab a téléphoné à sa famille à Gaza et aux Etats-Unis et il a appelé aussi le Croissant Rouge et la Croix Rouge, Tom de PDH et des journalistes locaux.

Le cessez le feu humanitaire, comme l’a intitulé l’armée israélienne avait duré ce vendredi de 10H du matin à 14H. Le père qui conduisait la voiture et ses deux fils sont passés à un check point de l’armée et on les a laissés continuer leur route. Vers 13H ils sont arrivés au supermarché de Abu Zeidan dans le quartier de Al Fukhary dans la partie orientale de Khan Yunis que les habitants avaient fuie au début de l’attaque terrestre. La maison voisine, le plus grand bâtiment de la rue, avait été réquisitionnée par l’armée 2 semaines plus tôt. Des coups de feu ont été tirés de ce bâtiment sur la voiture de Shurrab. Blessé à la poitrine Kassab est sorti de la voiture, et s’est effondré, mort. Ibrahim a sauté hors de la voiture et a été blessé à la jambe par les tirs incessants.

Le père, blessé au bras a réussi à tirer son fils survivant à l’abri d’un mur proche. Il voyait un tank et des soldats qui allaient et venaient. Les soldats le voyaient aussi. A 11H du soir, 10 heures après la fusillade, toujours contre le mur, le père s’est rendu compte que son fils qui avait perdu beaucoup de sang devenait froid et qu’il avait du mal à respirer. Il a réussi à le transporter dans la voiture criblée de balles, en espérant qu’il aurait plus chaud. Mais une demi-heure après minuit, dans la nuit de vendredi à samedi, le fils a rendu l’âme dans les bras de son père.

Tout cela s’est produit à 50 ou 100 mètres des soldats. De temps en temps le père angoissé parlait au téléphone avec Tom, qui de son appartement de Tel Aviv, a joint toute la nuit ses efforts à ceux de la Croix Rouge pour tenter de convaincre l’armée de laisser une ambulance aller les chercher. L’hôpital européen de Gaza est à environ deux kilomètres, une ou deux minutes de voiture, de là où ils se trouvaient.

Vers 9H30 le samedi matin, Tom a été informé que l’armée avait donné l’autorisation à l’ambulance de passer à midi.

Au même moment, le porte parole de l’armée israélienne disait dans un communiqué que « En général, pendant le cessez le feu, l’armée israélienne n’ouvrait le feu que si des roquettes étaient tirées sur Israël ou si des soldats essuyaient des tirs. Nous somme incapables d’enquêter sur tous les incidents ni d’en connaître le déroulement précis, ni de vérifier ou réfuter toutes les informations qui nous parviennent. L’entrée de l’ambulance a été autorisée seulement après que nous ayons pu évaluer la situation sur le terrain et qu’il ait eté décidé que les conditions permettaient son passage. Les personnes blessées [! !] ont été évacuées par le ministère palestinien de la santé et conduites à l’hôpital de Rafah. »

Je me souviendrai toujours de ces soldats anonymes qui ont décimé la famille Shurrab. Quand je suis allée sur les lieux le 24 janvier, j’ai découvert qu’ils n’avaient pas seulement laissé la maison de laquelle ils avaient tiré sur cette famille dans l’état de saleté et de destruction habituelle : ils avaient aussi laissé cette inscription, « Kahane* avait raison ».

Amira Hass

Pour consulter l’original : http://www.haaretz.com/print-edition/features/on-anniversary…

Traduction : Dominique Muselet

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