Des Belges vont à nouveau tenter de briser le blocus de Gaza


Dans la foulée de la flottille humanitaire internationale pour la liberté (Freedom Flotilla), des organisations et des citoyens belges, dont certains anciens passagers de la flottille, ont décidé de participer à une nouvelle flottille qui prendra le large cet automne en direction de Gaza, indiquent vendredi les membres du projet dans un communiqué de presse.

Réunis sous la plate-forme « Belgium to Gaza », ils tenteront à nouveau de briser le blocus de Gaza. L’objectif est d’atteindre Gaza avec un groupe de citoyens belges et de l’aide humanitaire. « Car le blocus continue de plonger la population palestinienne dans des conditions de vie extrêmement difficiles.

C’est pour dénoncer cette situation intolérable que des citoyens belges ont décidé de se mobiliser », expliquent les membres du projet.
En mai dernier, une première flottille humanitaire internationale avait décidé de mettre le cap sur la bande de Gaza dans le but de briser le blocus. Bien qu’il se trouvait dans les eaux internationales, le convoi avait alors été arraisonné par l’armée israélienne et l’opération s’était soldée par la mort de neuf passagers. (belga)

01/10/10 18h02

Le convoi terrestre humanitaire pour Gaza arrive à la frontière gréco-turque


mercredi 29 septembre 2010, par La Rédaction

Une dizaine de véhicules, avec à bord 40 militants de l’organisation Viva Palestine en route pour Gaza, se dirigeait lundi 27 septembre vers Istanbul après avoir quitté Alexandroupolis (Grèce) près de la frontière avec la Turquie, a-t-on appris de source policière locale. Comprenant des vans, des voitures, des ambulances, ce convoi est passé samedi par Salonique, deuxième ville grecque, dans le nord du pays, a indiqué la même source. Arborant des drapeaux palestiniens, le convoi prévoyait d’arriver lundi à Istanbul et de se rendre ensuite en Égypte, selon la source policière.
Selon le site de l’organisation, le convoi terrestre a quitté Londres le 12 septembre, s’est arrêté à Lyon (France) et à Milan (Italie) avant d’arriver en Grèce, d’où il prévoit de continuer dans l’objectif de finalement parvenir à Gaza.
Viva Palestine est une organisation fondée par l’ancien député britannique George Galloway, opposé à la guerre en Irak, qui a déjà organisé trois autres convois du même type pour Gaza au cours des 18 derniers mois, pour amener des véhicules et de l’aide matérielle à Gaza. Une flottille humanitaire qui tentait de briser le blocus à Gaza, comprenant sept bateaux, avait été prise d’assaut par la marine israélienne le 31 mai. Le bateau turc, Mavi-Marmara, avait été le plus visé par l’assaut israélien, qui avait coûté la vie à neuf passagers turcs.

(Mercredi, 29 septembre 2010 – Avec les agences de presse)

Photo : L’ancien député britannique Gorge Galloway, troisième à partir de la gauche, qui dirige l’association « Viva Palestine », en recueillement au cimetière Musulman d’Istanbul, en compagnie des représentants de l’organisation turque IHH. Mardi, 28 septembre 2010.

« Free Gaza »


mardi 28 septembre 2010, par La Rédaction

Un soldat israélien de la police des frontières en alerte face à des militants, venus à Ashdod soutenir leurs camarades d’Irene et exiger la fin du blocus de Gaza. Mardi, 28 septembre 2010.

La « flottille des femmes » vers Gaza quittera le Liban dimanche 22 août


Rompre le blocus de Gaza

jeudi 19 août 2010, par La Rédaction

Les quelque cinquante femmes qui vont embarquer souhaitent briser le blocus israélien…
C’est pour dimanche. Le comité organisateur de la « flottille des femmes » a annoncé ce jeudi que le bateau d’aide humanitaire, qui doit briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza, quittera dimanche le Liban pour Chypre.

Des religieuses, des intellectuelles et une femme enceinte

Le bateau, qui bat pavillon bolivien, « partira pour Chypre dimanche à 22 heures locales (minuit lundi matin, heure française) du port de Tripoli », a indiqué à la presse Samar el-Hajj, l’organisatrice de l’expédition. Baptisé « Mariam » en l’honneur de la Vierge Marie, le cargo chargé de médicaments et d’instruments médicaux est actuellement amarré au port de Tripoli, dans le Nord du Liban, et ne doit transporter que des femmes, de divers pays et religions.

A son bord, un groupe de religieuses américaines, des médecins, des avocats, des militantes, des journalistes, la chanteuse libanaise May Hariri, et même une femme enceinte. Cette dernière a décidé de participer à la « flottille des femmes » car elle considère que le blocus est injuste : « Ces gens ont besoin d’aide », selon elle.

Ces quelque 50 femmes (dont 30 Libanaises) ont toutes pris le nom du bateau pour identité, et se reconnaissent par le numéro qui y est accolé, « pour éviter de subir les pressions des ambassades », indique Samar el-Hajj, l’une des organisatrices.

« Aucun rapport avec le Hezbollah »

« Nous sommes des femmes indépendantes désireuses de briser le blocus de Gaza », avait auparavant expliqué Samar el-Hajj, notant que ces militantes n’étaient affiliées à aucun mouvement. « Cela n’a aucun rapport avec le Hezbollah », le parti chiite libanais. C’est Free Gaza (une coalition d’organisations pro-palestiniennes et déjà organisatrice de la « flottille de la liberté », cible d’un arraisonnement israélien sanglant le 31 mai dernier) qui est en charge de la logistique du projet.

Le mouvement, soutenu par des personnalités dont le prix Nobel de la paix 1976 ou l’intellectuel juif américain Noam Chomsky, est accusé par Israël d’accueillir des éléments favorables au Hamas et d’autres islamistes représentant une menace pour sa sécurité. De plus, si Samar Al-Hajj affirme que la « flottille des femmes » est purement humanitaire, Israël ne voit pas d’un bon œil le départ du bateau du Liban, pays avec lequel il est techniquement en état de guerre, et craint que le Mariam ne transporte en fait des armes pour Gaza.

Départ repoussé

Ainsi, alors que l’équipage du Mariam avait espéré partir il y a plusieurs semaines, son départ a été repoussé : l’Etat hébreu a lancé une mission diplomatique au Liban pour empêcher la mission. Malgré tout, le gouvernement libanais a donné son autorisation pour que le bateau rejoigne Chypre, la première étape de son périple, tout en se déchargeant de toute responsabilité, a rapporté mardi le Guardian.

« L’ambassadeur de Chypre à Beyrouth a tenté de nous convaincre de ne pas y aller en affirmant que son pays n’allait pas nous donner l’autorisation pour nous diriger vers la bande de Gaza », a expliqué Samar el-Hajj à l’AFP, ajoutant « mais nous insistons : nous n’avons pas d’armes et nous irons à Gaza », sans pour autant préciser comment les militantes comptaient s’y prendre.

Israël utilisera les « mesures nécessaires » pour les arrêter

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gabriela Shalev, a en effet averti que Israël se réserve le droit d’utiliser les « mesures nécessaires » en conformité avec le droit international pour arrêter le navire. Les participantes connaissent bien les dangers de ce type de périple, et Samar Al-Haj leur a rappelé qu’une confrontation était très possible. Elle leur recommandé de faire « des analyses de sang », au cas où le bateau serait attaqué et où certaines passagères auraient « besoin d’une transfusion sanguine ».

Elle a ajouté que les organisateurs allaient tout faire pour ne pas provoquer Israël et montrer qu’ils sont totalement pacifiques. « Nous n’allons même pas porter des couteaux de cuisine », dit-elle. L’une des passagères a affirmé qu’en cas d’assaut militaire israélien, elles « ne prévoient pas de se battre ou d’attaquer », mais ne quitteront pas le navire. Plus facile à dire qu’à faire.

Photo : L’organisatrice de la « flottille des femmes », Samar al-Hajj, annonce à la presse le départ prochain du Mariam, qui doit briser le blocus israélien de la bande Gaza, dans le port de Tripoli, au Liban, le 19 août 2010. Hussein Malla/AP/SIPA

(Avec les agences de presse – Jeudi 19 août 2010)

Blocus allégé, mais les soucis restent


Proche-Orient : Davantage de marchandises entrent dans la bande de Gaza

LOOS,BAUDOUIN

Lundi 16 août 2010
Baudouin Loos, Le Soir

La décision du gouvernement israélien du 20 juin dernier assouplissant le blocus économique drastique imposé à la bande de Gaza depuis la prise de contrôle du petit territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007 a-t-elle rendu la vie quotidienne des Gazaouis plus supportable ? La question mérite une réponse nuancée (1).

La scène se passe le 17 juillet à Gaza. Ce jour-là, des milliers de personnes se pressent pour l’inauguration du premier « mall » (galerie commerçante) de la ville. Le bâtiment, sur deux étages, abrite des dizaines de magasins, une grande surface, un fast-food et deux… salles de prière, une pour les hommes, l’autre pour les femmes, le tout agrémenté d’air conditionné. Les marchandises, plutôt bon marché, abondent, elles proviennent à 90 % d’Israël, selon les directeurs du « mall ».

Le blocus ne serait-il plus qu’un mauvais souvenir ? Son assouplissement mentionné plus haut – et décidé par un Israël sous forte pression après le drame des neuf tués lors de l’assaut contre la flottille turque pour Gaza le 31 mai – commence en tout cas à porter ses premiers fruits. Au lieu d’une courte liste de moins de cent produits autorisés à entrer dans la bande de Gaza, les Israéliens laissent dorénavant passer un peu de tout, sauf les marchandises qui peuvent être utilisées pour fabriquer des armes ou des bâtiments fortifiés (les matériaux de construction restent donc bannis sauf exceptions).

C’est la fin de la politique israélienne élaborée de manière scientifique pour répondre à un triple critère : « Pas de développement, pas de prospérité et pas de crise humanitaire », cela dans le but de miner le Hamas en attisant le mécontentement populaire contre lui. De toute façon, le plan n’avait pas fonctionné.

L’épisode du « mall » atteste d’ailleurs de ce que le Hamas veille à soigner sa cote : beaucoup de Gazaouis soupçonnent le mouvement islamiste d’avoir appuyé le projet commercial, qui a du reste été inauguré en grande pompe en présence d’un cacique du Hamas, Abou Oussama al-Kurd, qui a le titre de ministre du Travail. Ledit Hamas a aussi favorisé l’ouverture, ces derniers mois, de parcs de loisirs, de piscines et d’un restaurant de luxe. Une sorte de pied de nez des islamistes à l’embargo, en somme.

Pas de reconstruction

Mais l’approvisionnement de la bande de Gaza reste encore loin des niveaux d’avant juin 2007 : selon l’ONG israélienne de défense des droits humains Gisha, le nombre de camions de marchandise qui entrent à Gaza est à 40 % de ce qu’il était avant le siège renforcé (il était à 25 % avant l’assouplissement de juin).

Les importations de contrebande en provenance du Sinaï égyptien ne sont donc pas encore taries : ces centaines de tunnels creusés à la frontière méridionale du territoire, à Rafah, continuent à fonctionner et toutes sortes de marchandises y transitent. Mais les prix de ces biens sont plus chers que les produits israéliens. Et le Hamas collecte une taxe sur ces importations.

Les difficultés de la vie quotidienne demeurent en tout état de cause pesantes. Sami Abdel-Shafi, consultant économique indépendant cité par The Independent le 26 juillet, l’explique : « Quelles que soient les marchandises qui apparaissent à Gaza, la vie des gens continuera à être court-circuitée aussi longtemps qu’ils ne pourront pas circuler librement et qu’ils ne pourront reconstruire une économie qui fabriquait des produits d’exportation et employait des centaines de milliers de personnes réduites à mendier l’aide internationale. »

Car Israël, qui avait pulvérisé des centaines d’usines et d’ateliers lors de son offensive entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, ne permet toujours pas à la reconstruction de prendre son essor, outre que les exportations de marchandises manufacturées restent prohibées. Les matériaux indispensables comme le ciment restent interdits à l’importation, à la fois pour les projets économiques ou pour les 40.000 habitations à bâtir ou à rebâtir. Seules exceptions : des projets contrôlés par des organisations internationales.

« Il y a du ciment à Gaza, nous dit la députée européenne socialiste Véronique De Keyser qui y était encore à la fin de mai. Mais pour 90 % des Gazaouis qui vivent d’allocations de misère dans une extrême pauvreté, son prix est inabordable, comme tous les prix du marché noir. »

L’agriculture locale, naguère exportatrice de fraises et de fleurs coupées, subit également et à de rares exceptions près le contrecoup des événements : des champs ont été dévastés et Israël a fait le vide sur une ceinture large de 500 à 2.000 mètres à l’intérieur du territoire ; les soldats israéliens n’hésitent pas à tirer à balles réelles sur toute personne pénétrant dans cette zone dite de sécurité. Engrais et fertilisants, par ailleurs, demeurent interdits d’importation. Les pêcheurs, eux, ne travaillent quasiment plus car la marine de guerre israélienne les empêche de dépasser une limite de 3 milles des côtes.

Eau non potable

Les infrastructures pâtissent aussi de la situation politique : selon les critères de l’Organisation mondiale de la santé, 90 % de l’eau n’est pas potable – avec des conséquences dramatiques sur la santé –, les stations d’épuration sont souvent défectueuses et manquent de pièces de rechange, tout comme les égouts, qui rejettent à la mer 60 millions de mètres cubes d’eaux usées non traitées par mois.

Dans un territoire où 40 % au moins des travailleurs sont au chômage et où 80 % des gens dépendent de l’aide extérieure, la population survit dans ce que le Premier ministre britannique, David Cameron, a qualifié le 27 juillet de « prison à ciel ouvert ». Car les Egyptiens ne permettent que le passage au compte-gouttes de catégories précises de voyageurs (malades, étudiants) et la frontière israélienne est close pour quasi tout le monde.

On le voit, l’assouplissement du blocus économique constitue un certain progrès pour les Gazaouis, mais il reste loin – très loin – de résoudre leurs problèmes.

(1) Les sources utilisées pour rédiger cet article sont les communiqués officiels, les reportages de la presse occidentale et arabe, les rapports et déclarations des Nations unies, les estimations des ONG palestiniennes, israéliennes et internationales.

Contexte

Le problème

La bande de Gaza, sous contrôle des islamistes du Hamas depuis 2007, est soumise à un embargo strict de la part d’Israël (et aussi de l’Egypte). Après les neuf tués de la flottille humanitaire turque du 31 mai, Israël a dû assouplir le blocus en raison de l’opprobre international.

L’enjeu

Le million et demi de Palestiniens de Gaza paie pour avoir « mal voté » en 2006, quand le Hamas remporta les élections. Ni l’Autorité palestinienne d’Abbas à Ramallah, ni Israël, ni l’Egypte ne veulent voir l’expérience islamiste réussir.

A suivre

L’assouplissement limité du blocus ne permettra pas à Gaza de se remettre : les matériaux pour la reconstruction restent le plus souvent prohibés, les exportations sont impossibles et les personnes ne peuvent entrer/sortir librement du territoire. (B.L.)

source

voir aussi ce petit article dans libé

30 ONG italiennes à bord de la 2ème flottille pour Gaza


13/08/2010 Trente organisations non gouvernementales italiennes ont décidé de rejoindre la deuxième flottille de la liberté pour briser le blocus de Gaza qui devrait entamer son deuxième voyage avant la fin de l’an.

Selon le chef de l’Association palestinienne en Italie et membre de la campagne européenne, Mohammad Hanoune, des dizaines de personnalités italiennes feront également partie du voyage, dont des journalistes.
Un comité a été formé pour assurer le lien entre la campagne et le public italien. Il devrait préparer des rencontres avec des politiciens italiens dans le but de leur expliquer ses actions et les exhorter à agir pour mettre fin au blocus israélo-égyptien imposé contre la Bande de Gaza depuis trois ans déjà.

Malgré l’attaque israélienne meurtrière perpétrée depuis deux mois contre la première flottille de la liberté, coûtant la vie à 9 pacifistes turcs, le nombre de ceux qui ont exprimé leur volonté de rejoindre la deuxième flottille dépasse désormais les 10 milles personnes auxquels devraient s’ajouter les représentants de trente cinq institutions médiatiques européennes. Sachant qu’il est question d’une flottille comprenant une soixantaine de bateaux.

Les organisateurs voudraient assurer une plus grande couverture médiatique de cette deuxième flottille pour dévoiler au monde entier les agressions que l’entité sioniste se permet contre des activistes pacifistes venus des quatre coins du monde .

source

La prochaine flottille est en route pour Gaza


4 août 2010

Rencontre de la coalition de la Flottille de la Liberté à Stockholm…

Communiqué de presse

Plus de deux mois se sont écoulés depuis le 31 mai 2010, date de l’assaut mortel d’Israël contre la Flottille de la Liberté. Rien n’a été mis en place pour rendre Israël responsable de cette attaque sauvage, tuant neuf de nos collègues. Rien n’a été mis en place pour mettre fin aux violations continuelles contre le peuple Palestinien et en particulier contre les 1,5 millions d’habitants de Gaza. Pour cela, nous continuons notre effort global et populaire pour faire front à l’intransigeance d’Israël en planifiant notre prochaine action. La coalition de la Flottille de la Liberté vient d’achever sa réunion à Stockholm, en Suède. Il a été question d’agrandir notre coalition pour inclure différents groupes du monde entier voulant nous rejoindre et d’intensifier nos efforts pour mettre en place une nouvelle flottille.

Le monde doit continuer à exiger qu’Israël coopère avec la commission d’enquête du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unis, afin d’assurer l’indépendance, la rigueur, la crédibilité et la justice pour les victimes. Nous avons des préoccupations fondamentales avec le panel de l’ONU chargé par le Secrétaire général Ban Ki Moon, d’enquêter sur le raid d’Israël. Parmi ces préoccupations est la tentative apparente de dévaloriser l’enquête du Conseil qu’Israël devra accepter.

Le panel du Secrétaire général aura un mandat très limité pour uniquement évaluer les enquêtes nationales qui sont en train d’être menées par Israël et la Turquie, et ne seront donc guère conformes aux normes internationales d’objectivité et de rigueur. En outre, la nomination de l’ancien président colombien Alvaro Uribe comme vice-président du panel nuit encore plus à la légitimité de ce panel.

Non seulement le gouvernement d’Uribe a officiellement exprimé sa volonté de renforcer les relations militaires avec Israël en Colombie, mais le bilan des droits humains en Colombie sous le président Uribe doivent aussi constituer un sujet d’enquête. Les Nations Unies ne doivent être impliqués dans aucune tentative de blanchir les atrocités ou de contrecarrer l’action internationale légale au nom des victimes de la flottille.

L’assouplissement présumé d’Israël du blocus sur la bande de Gaza a été purement cosmétique, destiné uniquement à détourner la critique de ses politiques illégales. L’élargissement de la liste des articles autorisés dans la bande de Gaza ne répond pas aux préoccupations les plus fondamentales de la population là-bas – la liberté de circulation. Des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants se voient encore refuser le droit de voyager librement pour des soins médicaux, des opportunités d’éducation, ou même de se réunir avec les membres de la famille dans d’autres parties du territoire palestinien occupé.

L’autorisation du ketchup, du chocolat et de la cardamome dans la bande de Gaza n’aide pas les gens non plus à réparer leur économie dévastée. Ce qui est indispensable et ce que nous demandons est la levée immédiate et complète du blocus, ce qui signifie aussi une levée de l’interdiction de voyager ainsi que de l’interdiction des exportations de Gaza. Nous exigeons également qu’Israël libère sans conditions, nos navires capturés et nos biens volés.

Israël et nos gouvernements respectifs doivent savoir que nous représentons un mouvement croissant de civils internationaux et nous ne comptons pas rester les bras croisés alors qu’Israël continue d’agir en toute impunité – meurtres, mutilations, emprisonnements, vols et agressions des bases mêmes de notre humanité commune. Israël a non seulement créé délibérément une crise humanitaire à Gaza, mais il a aussi créé une crise des droits de l’homme et c’est la dignité de l’homme dans toute la Palestine que le monde doit aborder aujourd’hui.

C’est pourquoi notre flottille avait pour objectif, non seulement de fournir des biens essentiels à la bande de Gaza, mais aussi de contester les politiques mêmes qui ont laissé les Palestiniens dans le besoin de l’aide humanitaire. C’est pourquoi nous allons continuer d’envoyer des bateaux à Gaza.

Une nouvelle flottille prévue vers Gaza avant la fin de l’année


04/08/2010

Les organisateurs de la « flottille de la liberté » pour Gaza, cible d’un assaut meurtrier des commandos israéliens en mai, ont annoncé mercredi l’envoi d’une nouvelle flotte vers le territoire palestinien avant la fin de l’année, au terme d’une réunion à Stockholm.

« Nous allons envoyer une (nouvelle) flottille si le blocus (israélien sur Gaza) n’est pas levé », a déclaré à l’AFP Dror Feiler, porte-parole de la branche suédoise du mouvement pro-palestinien Ship to Gaza et rescapé de l’abordage du 31 mai.

« Nous irons avant la fin de l’année et nous sommes pratiquement certains que la flottille sera plus importante, qu’il y aura davantage de navires et des bâtiments plus gros », a-t-il dit.

« Nous n’accepterons pas de contrôles et d’inspections israéliens », a-t-il averti, dans une déclaration faite après une réunion de membres du mouvement dans la capitale suédoise.

Le 31 mai à l’aube, des commandos israéliens avaient donné l’assaut sur le convoi de six navires, tuant 9 passagers turcs et soulevant une vague de réprobations internationales. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU a mis sur pied une mission d’enquête sur l’abordage.

Ship to Gaza n’était pas en mesure de donner une date plus précise pour l’envoi des nouveaux navires, mais a souligné que la nouvelle flotte serait plus importante que la précédente.

« Nous ne pouvons pas donner de date exacte, parce qu’il faut affréter et enregistrer les navires », a souligné M. Feiler, un artiste et militant né en Israël et habitant en Suède.

« Nous affrétons des navires, nous recevons beaucoup de fonds pour avoir plus de bateaux. La nouvelle flottille sera plus grande que la précédente », a-t-il dit à l’AFP, citant des appuis en France, en Espagne, en Italie, en Suisse, en Norvège, en Australie, aux Etats-Unis ou encore au Canada.

« Une nouvelle coalition est en formation », a-t-il dit.

La mort des neufs Turcs dans l’assaut le 31 mai avait suscité de vigoureuses condamnations à travers le monde et déclenché une grave crise avec Ankara, appui précieux d’Israël dans la région.

Israël a accepté pour la première fois lundi de participer à une enquête de l’ONU sur l’opération militaire, sous la pression internationale et pour tenter de surmonter la crise avec la Turquie.

De son côté, le mouvement Ship to Gaza a exprimé mercredi ses « inquiétudes » sur la neutralité de l’enquête onusienne qui, selon lui, souffre d’un « mandat limité ».

source

Nouvelles initiatives pour casser le siège de Gaza


http://www.vivapalestina.org

Le terrible massacre à bord du « Mavi Marma » le 31 mai a produit un changement dans l’opinion internationale contre le siège inhumain du peuple de Gaza.

Dans les eaux internationales, l’armée israélienne s’apprête à aborder la flottille.

Loin de dissuader les gens à s’ingénier à mettre fin au siège, l’assaut israélien contre la « flottille de la liberté » a incité encore plus de gens à apporter de l’aide humanitaire à la population de Gaza et à en finir avec le siège.

Viva Palestina a déjà organisé 3 convois imposants – par la terre – depuis ces 18 derniers mois. Chacun d’eux est parvenu à livrer son chargement et Viva Palestina a également participé à la dernière flottille.

Depuis ces dernières semaines nous sommes en discussion avec des organisations partenaires pour coordonner nos efforts à la fois par la terre et par la mer afin d’avoir le maximum d’impact.
C’est dans ce contexte que Viva Palestina lance son opération

« Viva Palestina 5 – La sauvegarde de Gaza ».

Il s’agit d’un convoi terrestre imposant qui quittera Londres le samedi 18 Septembreen même temps que deux autres convois qui quitteront Casablanca et Doha. Ces trois convois terrestres seront coordonnés avec une flottille internationale – encore plus importante que celle du 31 mai – et qui se dirigera par la mer et arrivera en même temps que les 3 convois terrestres .

Viva Palestina prendra la direction du convoi terrestre « la Sauvegarde de Gaza » en partenariat avec « Le Comité International pour rompre le siège de Gaza » ainsi qu’avec des organisations d’Europe, de Turquie, du Moyen-Orient, d’Australie, d’Inde et d’Afrique du Sud.

Le Samedi 18 Septembre sera sans aucun doute le samedi le plus propice après le mois du Ramadan . Nous nous proposons de conduire 500 véhicules qui transporteront de l’équipement médical, des fournitures scolaires et tout ce qui est nécessaire pour le reconstruction d’une mosquée détruite, d’une école pour orphelins et d’une maternité à Beit Hanoun.

Nous soutenons le flottille internationale qui est programmée pour toucher terre à Gaza dans le même temps.

Des institutions de renom en appellent à la fin du siège de Gaza : L’Union européenne, les Nations-Unies et les grandes institutions de bienfaisance telles que OXFAM . Nous en appelons à la participation la plus large et la plus conséquente du plus grand nombre à cet effort qui sera de loin le plus efficace grâce à sa coopération avec d’autres sur une détermination commune.

Nous pensons avoir tiré toutes les conséquences de nos pratiques précédentes pour renforcer notre capacité opérationnelle nos méthodes. Si vous avez déjà pris part à nos 4 précédentes initiatives et que vous souhaitiez renouveler votre participation à « Viva Palestina 5 » nous vous invitons à lire attentivement les informations qui suivent…

…En ce qui concerne la flottille, « Viva Palestina » entend la soutenir, aucune date n’a encore été retenue mais toutes les organisations qui ont participé à la « Flottille de la Liberté » au mois de mai ainsi que quelques autres font tout pour que leur débarquement coïncide avec les convois terrestres qui arriveront au mois d’octobre. Cette flottille qui sera plus importante que celle du mois de mai va nécessiter un effort massif pour la collecte de fonds. Ce faisant, les capacités de chargement des bateaux seront nécessairement plus limitées. « Viva Palestina » entend apporter une contribution significative à cette initiative en même temps qu’elle met en œuvre une large coalition internationale pour le soutien des convois terrestres.

Le message de la population assiégée de Gaza est clair et fort : « Venez massivement, de façon organisée et coordonnée, par terre et par mer, pour apporter une aide vitale qui mettra en lumière l’injustice de ce siège ».

Pour donner suite à ce message nous apportons une attention toute particulière à ce que nous allons transporter afin de nous assurer que les produits sont de haute qualité et qu’il correspondent aux besoins que les gens de Gaza ont eux mêmes identifiés.

Le gouvernement israélien semble considérer Gaza comme un dépotoir.

Ceux qui soutiennent le peuple palestinien pensent que Gaza mérite plus que ce que les pays occidentaux lui accordent : non seulement le mouvement des biens et des personnes mis aussi ses rapports avec les pays voisins, vitaux pour la reconstruction de son économie.

C’est pourquoi ce convoi qui va se présenter au poste frontière de Rafah – que le gouvernement égyptien a déclaré « ouvert » – est absolument vital.
(diffusé par J. Salles)

La chef de la diplomatie de l’UE à Gaza


vendredi 16 juillet 2010, par La Rédaction

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton se rend dimanche à Gaza, pour la deuxième fois en quatre mois, suite à la promesse d’Israël d’alléger son blocus et afin de voir comment l’UE pourrait contribuer à l’ouverture de points de passage.

Les préparatifs de cette visite ont toutefois été compliqués par une impression de cacophonie européenne puisqu’en parallèle plusieurs ministres des Affaires étrangères de pays de l’UE – Italie, Espagne, Allemagne, de Grande-Bretagne et France – ont annoncé leur propre projet de déplacement sur place, fin juillet.

La date n’a pas encore été annoncée à ce jour.
Cette initiative, qui fait un peu d’ombre à Mme Ashton, a fait froncer des sourcils dans son entourage. Elle a tenu à se rendre sur place séparément des ministres.

« Le télescopage de visites fait un peu désordre » pour la cohérence de l’action de l’UE, souligne un diplomate européen, qui reproche aux ministres de créer la confusion dans le seul but de faire un déplacement à objet médiatique.

Un autre diplomate reconnaît que l’impression donnée n’est pas très bonne mais estime « qu’il y a de la place pour tous ».
Avant sa visite, Mme Ashton a rappelé dans un communiqué que l’UE avait « salué les annonces faites par Israël suite à l’incident avec la flottille (internationale pour Gaza) » mais « nous attendons à présent qu’elles soient mises en oeuvre ».
« Nous nous tenons à disposition pour aider à l’ouverture de points de passage à Gaza pour le transport de biens de et vers Gaza », a encore dit la Britannique.

Les Européens espèrent pouvoir réactiver leur mission de douaniers pour la surveillance au point de passage de Rafah (EUBAM Rafah), créée en 2005 puis suspendue en juin 2007 après la prise de contrôle du territoire par le Hamas.

La Haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères se rend dimanche dans la bande de Gaza, où elle visitera un camp d’été ainsi qu’une école de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). Elle visitera aussi des petites entreprises locales que l’Europe, principal bailleur de fonds des Palestiniens, co-finance.

Il n’est toujours pas question en revanche d’une rencontre avec le Hamas. A Bruxelles, une porte-parole de la Commission européenne a réitéré vendredi la position de l’UE à ce sujet : « Pas de discussions directes avec le Hamas ».

Le déplacement à Gaza intervient dans le cadre d’une visite de trois jours de Mme Ashton dans les territoires palestiniens et en Israël.

Elle prévoit de rencontrer dimanche notamment le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, mais aussi le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Ehud Barak.

Lundi elle doit s’entretenir avec les responsables de l’Autorité palestinienne.

L’Etat hébreu a accepté au début du mois d’assouplir son blocus suite à d’intenses pressions internationales après la mort de neuf Turcs dans l’assaut de sa marine le 31 mai contre la flottille qui tentait de forcer le passage.

Il a notamment autorisé l’entrée de biens de construction pour des projets de la communauté internationale approuvés par l’Autorité palestinienne.

Mais les Européens veulent davantage. Ils réclament, outre l’augmentation des points de passage, la reprise des exportations depuis la bande de Gaza et la libéralisation des conditions de circulation des personnes de et vers le territoire.

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