L’Al-Amal accoste en Egypte


Ecrit par Haaretz
15/07/2010

Haaretz – Le navire d’aide humanitaire Al-Amal envoyé par le fils de Kadhafi a finalement changé de cap pour l’Egypte, après avoir reçu des assurances israéliennes.

Mercredi, un accord passé entre les autorités israéliennes et égyptiennes a permis de faire changer de cap au navire libyen qui se dirigeait initialement vers la bande de Gaza. Selon les rapports, il aurait accosté paisiblement au port égyptien d’El Arish.

Pour Israël, cet accord a permis d’éviter un incident violent tel que celui qui s’était déroulé le 31 mai dernier quand la flottille d’aide « Free Gaza » avait tenté de forcer le blocus maritime israélien sur Gaza. Malgré un assouplissement du blocus sur la bande côtière, Israël maintient son blocus et à ce titre, avait averti qu’il ne laisserait pas passer l’Al-Amal.

Ainsi, il a été prévu que l’Al-Amal (initialement baptisé l’Almathea) décharge à El-Arish. Les biens seront ensuite transférés à Gaza par le point de passage de Rafah. Autre assurance israélienne : le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam Kadhafi, et sa Fondation Internationale pour la Charité et le Développement, pourront lancer un projet de construction dans la bande de Gaza.

Selon un rapport du journal arabophone basé à Londres A-Sharq al-Awsat, la Fondation Kadhafi et l’Association de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) débloqueront prochainement 50 millions de livres égyptiennes vers la bande de Gaza afin de lancer le projet.

Selon Kadhafi, l’arrangement a été fixé entre lui-même, le ministre de la Défense israélien Ehoud Barack, et le chef des Renseignements égyptien Omer Suleiman.

Traduit depuis KHOURY Jack, “Report: Israel struck deal with Egypt to let Libya aid reach Gaza” dans Haaretz, publié le 15 juillet 2010 http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/report-israel-struck-deal-with-egypt-to-let-libya-aid-reach-gaza-1.302105

http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4965

L' »Amalthéa » aurait demandé à accoster en Egypte


mardi 13 juillet 2010, par La Rédaction


« Amalthéa », le bateau affrété par la Libye et chargé d’aide humanitaire pour la bande de Gaza aurait demandé et obtenu l’autorisation d’accoster en Egypte, annonce un responsable égyptien.

« L’Egypte a donné au bateau libyen l’autorisation d’accoster au port d’El Arich au lieu du port de Gaza », a dit le responsable, ajoutant que son pays permettrait aux passagers et à la cargaison médicale du bateau d’entrer dans la bande de Gaza par le point de passage de Rafah.

Dans la journée, la marine israélienne avait ordonné au bateau, baptisé Espoir, de se dérouter vers d’El Arich, mais son commandant avait refusé d’obtempérer. L’enclave palestinienne de Gaza est soumise à un blocus maritime d’Israël.
Le navire, qui a appareillé samedi de Grèce, est affrété par la fondation caritative libyenne présidée par Saïf al Islam, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

(Mardi, 13 juillet 2010 – Avec les agences de presse, 21h55)

source

« Amalthéa » Le propriétaire du navire affirme qu’il ne cèdera pas aux pressions


mardi 13 juillet 2010, par La Rédaction

Israël se dit prêt à intercepter un cargo d’aide libyen en route pour Gaza si le bateau tente de forcer le blocus maritime du territoire palestinien, six semaines après l’arraisonnement d’une flottille humanitaire internationale.
Les autorités israéliennes ont lancé un ultimatum au navire, affrété par la Fondation Kadhafi pour Gaza, pour qu’il se détourne de son cap avant mardi minuit (21H00 GMT). « Les autorités israéliennes nous ont donné jusqu’à ce soir minuit pour changer de direction vers le port (égyptien) d’Al-Arich. Sinon, elles menacent d’intercepter le bateau avec leur marine de guerre », a déclaré à l’AFP un représentant de la Fondation libyenne à bord, Machallah Zwei, joint par téléphone satellitaire.
Selon M. Zwei, le capitaine du cargo a répondu « que la question va être étudiée par les responsables du navire avant de donner une réponse ».

« La marine israélienne a commencé des préparatifs pour arrêter le navire s’il tente de violer le blocus maritime », a confirmé une porte-parole de l’armée à Jérusalem, en précisant qu’un contact radio avait été établi avec le bateau libyen.
A la mi-journée, le cargo Amalthéa, parti samedi soir de Grèce, était à 130 milles marins (près de 240 km) de la bande de Gaza, où il devait accoster mercredi matin.

« Nous avons expliqué aux autorités israéliennes que notre destination initiale était Gaza et que nous n’étions pas là pour faire de la provocation », a expliqué M. Zwei.

Selon la Fondation Kadhafi, une association caritative présidée par Seif Al-Islam, fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, l’Amalthéa est « chargé de deux mille tonnes d’aide humanitaire sous forme de nourriture et de médicaments ».
Outre les 12 membres d’équipage de diverses nationalités, neuf personnes (six Libyens, un Nigérien, un Marocain et un Algérien) sont à bord, selon l’agent maritime de l’Amalthéa.

Ces derniers jours, Israël a déployé d’intenses efforts diplomatiques pour que le cargo libyen détourne sa route vers l’Egypte mais a averti qu’il n’hésiterait pas à l’arraisonner s’il maintenait le cap sur Gaza.
L’Etat hébreu, qui a dénoncé « une provocation superflue », espère prévenir une réédition du récent fiasco de sa marine dans les eaux internationales au large de Gaza.

Le 31 mai dernier, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale qui s’efforçait de « briser » le blocus israélien, une opération mal préparée et exécutée qui a entraîné la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens, soulevant un tollé dans le monde entier.

Selon la Fondation Kadhafi, les pressions se sont accentuées mardi sur le propriétaire grec et le capitaine de l’Amalthéa afin de les pousser à changer de route.

« La Fondation a reçu une lettre de la compagnie propriétaire du navire confirmant les pressions exercées sur eux », a affirmé l’organisation sur son site internet, sans préciser la nature ou l’origine de ces pressions.

« Le propriétaire du navire a affirmé qu’il ne cèdera pas aux pressions, tout en notant qu’il n’avait pas l’intention d’entrer dans une confrontation », a souligné la Fondation qui a appelé toutes les parties « à permettre au navire d’atteindre sa destination finale ».

Les Israéliens, qui veulent escorter le bateau libyen dans leur port d’Ashdod (sud) pour y décharger sa cargaison, disent craindre l’importation massive d’armes et de matériel de guerre pour justifier leur blocus maritime de Gaza.

(Mardi, 13 juillet 2010 – Avec les agences de presse, 19h00)

***

« Amalthéa » :
Ultimatum israélien pour mardi minuit

L’armée israélienne se prépare à stopper un cargo d’aide libyen, affrété par la Fondation Kadhafi pour Gaza, si celui-ci tente de forcer le blocus maritime du territoire palestinien, a indiqué mardi une porte-parole militaire.
« La marine a commencé des préparatifs pour arrêter le navire s’il tente de violer le blocus maritime », a déclaré à l’AFP la porte-parole en précisant que l’armée israélienne a « pris contact » avec le bateau libyen.

Selon un représentant de la fondation libyenne à bord du cargo, les autorités israéliennes ont donné jusqu’à mardi minuit au navire pour changer de cap, lors d’un contact radio. « Les autorités israéliennes nous ont donné jusqu’à ce soir minuit pour changer de direction vers le port (égyptien) d’Al-Arich. Sinon, elles menacent d’intercepter le bateau avec sa marine de guerre », a indiqué à l’AFP Machallah Zwei, joint par téléphone satellitaire.

Selon M. Zwei, le commandant du cargo a répondu « que la question va être étudiée par les responsables du navire avant de donner une réponse ».

A la mi-journée, le bateau était à 130 milles marins (près de 240 km) de la bande de Gaza et devait accoster mercredi matin, avait précisé un peu plus tôt M. Zwei.

« Nous avons expliqué aux autorités israéliennes que notre destination initiale était Gaza et que nous n’étions pas là pour faire de la provocation ».

« Nous avons également précisé que nous ne transportions que des produits alimentaires et des médicaments et nous leur avons demandé de nous laisser décharger notre cargaison à Gaza », avait ajouté M. Zwei.

Israël a déployé d’intenses efforts diplomatiques pour que le cargo Amalthéa détourne sa route vers l’Egypte mais a averti qu’il l’arraisonnerait s’il maintenait le cap sur Gaza. Le 31 mai dernier, la marine israélienne avait intercepté une flottille humanitaire internationale qui s’efforçait de « briser » le blocus israélien de Gaza, une opération qui avait entraîné la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens, soulevant un tollé dans le monde entier.

(Mardi, 13 juillet 2010 – Avec les agences de presse, 16h15)

Un allègement qui veut faire oublier l’essentiel


Le Quotidien d’Oran
Analyse
11 juillet 2010

par Kharroubi Habib

Les indignations et dénonciations qui se sont exprimées dans les chancelleries occidentales suite à l’arraisonnement sanglant par la marine israélienne de la flottille de la paix pour l’empêcher de briser le blocus de la bande de Gaza n’ont duré que le temps qu’Israël prenne pour annoncer « l’allègement » de celui-ci. Il a donc suffi de ce « geste humanitaire » pour que ces milieux officiels occidentaux oublient qu’ils ont qualifié ce blocus d’illégal au plan du droit, d’insoutenable et d’inacceptable moralement.

Donc, à leurs yeux, pour peu qu’Israël « allège » un tant soit peu ce blocus, il n’est plus question d’en exiger la levée pure et simple. Et de fait, les pressions sur l’Etat sioniste dans ce sens sont devenues moins pressantes qu’elles ne l’ont été avant qu’il annonce sa décision « d’allègement ».

Se satisfaire de la mesure israélienne équivaut à accepter que Tel-Aviv maintienne le blocus. Ce que les amis du peuple palestinien ne peuvent cautionner en mettant fin à leurs actions pour le briser. Au contraire, ils devraient coûte que coûte les poursuivre et les multiplier. D’autres flottilles humanitaires doivent prendre le cap de Gaza, porteuses du message que l’aide à la population gazaouie ne doit pas être conditionnée au bon vouloir de l’Etat sioniste. Car cette conditionnalité, si elle est admise, fera elle aussi que le fait accompli du blocus israélien en deviendra un acte toléré.

Le recul des autorités sionistes, s’il en est un, de permettre l’entrée à Gaza sous leur contrôle de l’aide humanitaire internationale est un stratagème destiné à dévier l’attention et les exigences internationales de l’essentiel, à savoir la levée immédiate et inconditionnelle du barbare et infâme blocus qu’elles imposent à la population gazaouie. C’est la stratégie pérenne des gouvernants israéliens, quand ils sont acculés par les protestations internationales contre leurs atteintes récurrentes aux droits de l’homme et aux règles qui fondent les relations internationales, de faire semblant d’être accessibles aux concessions pour faire oublier que leurs actes relèvent tout simplement de l’inacceptable.

En se contentant de « l’allègement » du blocus promis par l’Etat sioniste, la communauté internationale fait prime à son arrogance et à son mépris de la légalité. C’est en effet lui signifier qu’il peut poursuivre impunément sa politique d’enfermement de la population gazaouie, mais en y mettant « des formes » susceptibles d’atténuer l’indignation de l’opinion internationale.

C’est cette hypocrisie officielle qui a cours sur le blocus inhumain dont sont victimes les Palestiniens qu’il faut mettre à nu. C’est, dans un premier temps, le rôle et la mission des initiatives humanitaires en faveur de ces Palestiniens.

Il ne s’agit pas pour les flottilles de la paix d’aller provoquer l’armada israélienne, mais de démontrer que son blocus n’est pas une opération purement sécuritaire. Qu’il est destiné à mettre à genoux une population qui a le tort de refuser la «pax israélienne» qui nie leur cause nationale et refuse le principe de la solution des deux Etats.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5140482

7 navires européens se joindront à la 2e flottille humanitaire pour Gaza


07/07/2010

La « Campagne européenne pour la levée du blocus de Gaza » a annoncé que sept navires européennes vont se joindre à la deuxième flottille humanitaire internationale pour Gaza en vue de briser le blocus israélien.

L’organisation, dont le siège se trouve à Bruxelles, a dit dans un communiqué que des dizaines de ses activistes de différentes nationalités et des navires se joindront à la deuxième flottille de la liberté.

« La 2e flottille de la liberté donnera des surprises à Israël », affirme le communiqué, ajoutant que l’une des surprises est que sept navires européens rejoindront la flottille qui sera plus grande que la première.

La Campagne européenne pour la levée du blocus de Gaza a dit avoir reçu plus de 9000 demandes pour participer à la deuxième flottille pour Gaza.

La première Flottille de la Liberté transportait 750 activistes de plus de 40 pays, dont 44 officiels politiques et gouvernementaux arabes et européens, dont 10 députés algériens, plus de 10.000 tonnes de matériel médical, matériaux de construction, bois et 100 maisons préfabriqués, pour soutenir les dizaines de milliers de gens qui ont perdu leurs maisons dans la guerre israélienne de fin 2008-début 2009. Les bateaux transportaient aussi 500 fauteuils électriques pour handicapés, car la dernière guerre sioniste a laissé près de 600 handicapés à Gaza.

Le siège de Gaza : «intenable» ? Non, catastrophique !


06 juillet 2010
Miko Peled

Le 1 juin 2010 des enfants de Gaza jettent des fleurs à la mer en mémoire aux victimes du Mavi Marmara, assassinés par les commandos israéliens

Lundi 5 juillet 2010

Etant moi même juif et israélien, ayant un père qui fut général dans l’armée israélienne et y ayant moi même servi, je dis ceci : nier ou justifier les actions israéliennes équivaut à nier ou défendre tous les crimes contre l’humanité.

Il subsiste un doute dans l’esprit de gens sérieux quant à l’attaque israélienne contre la flottille de Free Gaza et les événements qui ont entraîné la mort de 9 des militants qui se trouvaient à bord. Ce n’est pas vraiment surprenant puisque le commandant de la marine israélienne, l’Amiral Eliezer Marom, affirme que la mission a pleinement réussi.

Selon lui, grâce à la retenue dont ont fait preuve les soldats israéliens, aucun civil innocent n’a été blessé, les soldats sont rentrés à leur base sains et saufs et « 9 terroristes ont été tués. » Aussi y a-t-il des gens -vous en connaissez peut-être – qui pensent que l’on devrait « lâcher un peu Israël ». Eh bien, je dis non !

Les gens qui étaient à bord de la Flottille de Free Gaza étaient des militants pacifistes courageux et si je n’en avais pas été empêché par mon travail, j’aurais été parmi eux sur cette flottille. Les affirmations selon lesquelles ils sont liés à des organisations terroristes ne valent pas un clou.

Ils avaient trois objectifs : amener à Gaza l’aide humanitaire dont elle a grandement besoin, provoquer et embarrasser Israël, et attirer l’attention du monde sur la crise humanitaire à Gaza. Neuf de ces militants ont donné leur vie pour parvenir à ce but.

Que des commandos israéliens armés aient attaqué la flottille dans des eaux internationales est un acte de piraterie. Les gens qui étaient à bord du vaisseau ont fait ce que tout officier de marine vous dirait avoir été leur devoir : ils ont défendu héroïquement leur navire et sa cargaison et, comme nous le savons, neuf d’entre eux ont laissé la vie dans cet action héroïque. Les commandos israéliens, paniqués, ont par lâcheté tiré sur une foule sans armes, tuant neuf personnes et transformant ainsi une opération ratée en une tragédie innommable.

Si j’avais pu me joindre à la Flottille de Free Gaza cela aurait été ma troisième tentative pour pénétrer dans la bande de Gaza assiégée où Israël emprisonne et affame lentement 1.4 million de civils dont 800 000 enfants.

Les Palestiniens n’ont jamais eu d’armée, de chars, d’avions, et pourtant ils sont soumis à un blocus et à des attaques constantes qui entraînent des victimes civiles innombrables, des maladies horribles et un malheur inexcusable.

Certains disent que les militants de la Flottille de Free Gaza voulaient provoquer Israël et qu’ils n’étaient pas de simples militants pacifiques innocents. Mais, le militantisme c’est fait pour provoquer. Un militant ne reste pas tranquillement assis à regarder le monde avancer autour de lui. Contrairement au mythe auquel beaucoup d’Américains blancs voudraient croire, quand Rosa Parks est montée dans un bus et s’est assise à une place réservée à des blancs, elle n’était pas qu’une Afro-américaine fatiguée. Elle était une militante en mission : elle était là pour provoquer un système qui avait ses racines dans le crime de ségrégation raciste systémique dont des parties de ce pays étaient coupables.

Quand quatre étudiants afro-américains organisèrent l’action de Greensboro en février1960, ils ne se sont pas assis pour déjeuner au comptoir réservé aux Blancs simplement parce qu’ils avaient faim. Si on se rappelle MLK Jr., Mahatma Gandhi ou Nelson Mandela, on voit clairement que le militantisme a pour but de provoquer, de révéler le mal, d’y attirer l’attention et puis de s’en débarrasser. Le blocus de Gaza est l’un de ces maux. Les gens qui étaient à bord de la flottille faisaient ce qui est juste.

On doit se demander ce qui est pire, commettre un crime ou le justifier ? Qui sont les plus mauvais ? Ceux qui ont commis l’holocauste juif, le génocide arménien ou l’asservissement et les massacres des Africains ? Ou ceux qui profitent, qui justifient ces horreurs ou nient qu’elles aient eu lieu ? Etant moi même juif et israélien, ayant un père qui fut général dans l’armée israélienne et y ayant moi même servi, je dis ceci : nier ou justifier les actions israéliennes équivaut à nier ou défendre tous les crimes contre l’humanité.

Malheureusement, tout ce qu’on entend dire en provenance des Etats-Unis, c’est que la situation à Gaza est « intenable ». On ne peut que se demander combien de sondages d’opinion ont été faits, combien de brillants experts en communication il a fallu pour produire cette expression vide de sens et réchauffée.

Je suis sûr qu’ils ont eu besoin de l’aval du Département d’Etat, de l’ambassade d’Israël et de l’ AIPAC avant que le Président prononce cet insupportable mot sans vie. La situation à Gaza n’est pas intenable, la situation à Gaza et dans toute la Palestine est catastrophique.

Miko Peled, écrivain et militant pacifiste israélien, vit à San Diego. Son père était le général Matti Peled

Publié par Palestine chronicle : http://palestinechronicle.com
Traduction et choix de photo : C. Léostic, Afps

Une ONG lance un jeu vidéo… ingagnable sur le blocus de Gaza


La vidéo montre un père de famille de Gaza qui tente de rejoindre sa femme et son fils résidant en Cisjordanie occupée.
La vidéo montre un père de famille de Gaza qui tente de rejoindre sa femme et son fils résidant en Cisjordanie occupée.

Une association israélienne des droits de l’homme, Gisha, a lancé hier un jeu vidéo qui engage les joueurs à surmonter le blocus de la bande de Gaza. Un jeu qu’il est impossible de gagner. Ce jeu pédagogique illustre deux aspects moins connus de l’embargo imposé en 2006 par Israël au territoire palestinien : les restrictions au déplacement des Palestiniens vers la Cisjordanie et aux exportations.

Il est intitulé « Safe Passage » (Passage protégé) en référence au projet de connexion physique entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, séparées par une trentaine de kilomètres de territoire israélien, évoqué lors des accords d’Oslo et dans les négociations de paix israélo-palestiniennes ultérieures. Ce jeu est accessible sur Internet à l’adresse http ://www.spg.org.il.

Développé avec le soutien financier de l’Union européenne, il propose au joueur de choisir entre trois personnages : un marchand de glaces de Gaza voulant exporter en Cisjordanie, une étudiante de Gaza admise dans une université de Ramallah, et un père de famille de Gaza tentant de rejoindre sa femme et son fils résidant en Cisjordanie occupée.

Dans chacun de ces cas de figure, le joueur, évoluant dans un décor de dessins animés, se perd dans le labyrinthe militaro-administratif israélien et voit toutes les portes se fermer devant lui. Gisha a inséré des documents expliquant les restrictions israéliennes et leurs motivations.

En 2009, le cas d’une étudiante palestinienne originaire de Gaza expulsée de Bethléem (Cisjordanie) par Israël deux mois avant ses examens, Berlanty Azzam, avait souligné la séparation grandissante entre les deux territoires palestiniens.

merci Rend

source : L’Orient-Le Jour
mercredi, juin 23, 2010

Le Hamas : «Israël raconte des blagues ! »


lundi 28 juin 2010 – 06h:22

El Mundo

Le Hamas n’a pas tardé à commenter la décision prise par Israël d’alléger le blocus, en permettant l’entrée de « tous les produits a usage civil. » Le Hamas rejette cette initiative et la considère comme une blague dont le seul but est d’apaiser la pression internationale.


Un responsable du Hamas embrasse son camarade Nayef Rajoub récemment libéré après 4 années dans les geôles israéliennes – Photo : AP

« C’est une autre blague qu’Israël nous raconte, a nous et au monde entier », a déclaré ministre de l’Economie du gouvernement islamiste à Gaza, Ziad Zaza, à l’issue de la réunion israélienne pour la prise de décision.

Paraphrasant le texte de la décision prise par Israël, pour distinguer entre les éléments civils et militaires, Zaza dit ne pas comprendre que « des produits puissent servir l’industrie militaire à Gaza. »

« Cela n’a aucun sens et personne ne peut le comprendre », a insisté le ministre, « Israël tente seulement d’adoucir la pression internationale », qu’elle a subie suite a son agression contre la flottille de la liberté, fin mai, ayant causé la mort de neuf militants.

« Notre gouvernement déclare qu’Israël doit mettre fin une fois pour toutes au blocus et permettre une vie commerciale à Gaza », a t-il dit

Pour l’Autorité Palestinienne, c’est un pas « insuffisant. »

Pour sa part, à Ramallah, Abdelhafiz Nufal, vice-ministre de économie dans le gouvernement de l’Autorité nationale palestinienne a estimé la décision israélienne « un bon pas en avant », mais « mineur ».

« L’Autorité palestinienne admet que l’allégement du blocus est un bon pas en avant, mais il ne suffit pas; nous croyons que le blocus doit être levé et toutes les étapes commerciales complètement permises », dit-il.

Pour Nufal, « le principe d’allégement tout en maintenant le blocus, est une tentative visant à légaliser ce blocus », alors « tous les effort pour le lever totalement sont les bienvenus. »

Comme Zaza, le vice-ministre de l’ANP s’étonne et remet en question le principe de différenciation entre l’utilisation civile et militaire et dit qu’il est « difficile à comprendre. »

Les États-Unis saluent la décision d’Israël

Le gouvernement américain salue la décision et a demandé l’annulation des plans pour envoyer de nouvelles flottilles afin d’éviter « une confrontation inutile. » « L’Amérique se félicite de la nouvelle politique du gouvernement d’Israël a l’égard de la bande de Gaza, et qui répondrait aux demandes de nombreux membres de la communauté internationale », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Pourtant, le communiqué ajoute qu’« il doit faire davantage» pour améliorer la situation des Palestiniens dans la bande de Gaza, en permettant par exemple une plus grande liberté de circulation et les échanges entre Gaza et la Cisjordanie.

Le gouvernement des États-Unis a souligné que la situation dans la bande de Gaza, sous l’embargo, est « insoutenable » et requiert un « changement fondamental ».

source

Gaza-strophe


Recherche de corps de travailleurs tués suite à un bombardement, par les forces d’occupation, d’un tunnel à la frontière entre Gaza et l’Egypte.

vendredi, 25 juin 2010.

source

Feu vert libanais au départ pour Chypre de l’un des navires humanitaires destinés à Gaza


L’un des deux bateaux de militants libanais déterminés à briser, à partir du Liban, le blocus imposé à la bande de Gaza a reçu le feu vert des autorités libanaises pour se diriger vers Chypre, aucune ligne maritime directe n’existant entre Beyrouth et Israël ou les territoires palestiniens.

« Le ministre des Travaux publics et des Transports a donné son accord de principe pour nous diriger vers Chypre, à condition que notre bateau soit conforme aux critères en vigueur », a affirmé à l’AFP Thaer Ghandour, membre de Journalistes sans limites, une ONG libanaise participant à l’expédition

Le cargo Julia, rebaptisé Nagi el-Ali, du nom d’un célèbre caricaturiste palestinien, se trouve actuellement au port de Tripoli, dans le nord du Liban, pour inspection. Il rassemblera, selon les organisateurs, des dizaines de journalistes libanais et étrangers, tandis qu’un deuxième navire, le Mariam, regroupera une cinquantaine de militantes, dont 30 Libanaises. Ce navire attend toujours le feu vert des autorités libanaises. Les deux bateaux seront chargés d’aide.

Samedi, la représentante israélienne à l’ONU a estimé que l’État hébreu était en droit d’user de « tous les moyens » pour éviter que des militants se rendent par bateau du Liban à Gaza, ont affirmé samedi les médias israéliens.

« Nous sommes habitués aux menaces israéliennes. Nous allons poursuivre notre objectif et réaffirmer notre engagement qui est à caractère humanitaire », a indiqué M. Ghandour.

Le Hezbollah a souligné vendredi qu’il n’était pas impliqué dans le projet.

À Jérusalem, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a prévenu le Liban qu’il serait « responsable » si « une confrontation violente et dangereuse » avait lieu.

L’assaut mené le 31 mai par l’armée israélienne contre une flottille humanitaire internationale qui tentait de « briser » le blocus avait coûté la vie à 9 passagers turcs. Pressé après ce raid de desserrer l’étau sur la bande de Gaza, Israël a confirmé dimanche la levée de l’embargo sur tous les « biens à usage civil », tout en maintenant son blocus maritime pour empêcher l’importation de matériel de guerre dans ce territoire palestinien. L’allègement du blocus de la bande de Gaza est « la meilleure décision qu’Israël pouvait prendre », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au lendemain de l’annonce de la levée de l’embargo sur les biens « à usage civil ».

« La décision du cabinet (de sécurité) de lever le blocus civil sur la bande de Gaza et de renforcer le blocus sécuritaire a été prise en coordination avec les États-Unis, le représentant du quartette (pour le Proche-Orient) Tony Blair et d’autres chefs de gouvernement », a expliqué M. Netanyahu lors d’une intervention devant la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement. « C’est la meilleure décision que pouvait prendre Israël car elle retire au Hamas son principal argument de propagande et nous permet, ainsi qu’à nos amis dans le monde, de nous rassembler autour de nos revendications justifiées en matière de sécurité », a déclaré M. Netanyahu.

À propos des projets d’expéditions maritimes d’Iran et du Liban à destination de Gaza, le Premier ministre a estimé « qu’il s’agit de tentatives de l’Iran et du Hezbollah de forcer le blocus maritime et sécuritaire autour du Hamas ». « C’est pourquoi la décision du cabinet (de sécurité) est aussi importante. Elle nous donne une raison légitime aux yeux de nos amis dans le monde pour renforcer le blocus sécuritaire tout en levant le blocus civil », a répété M. Netanyahu.

Le départ des bateaux iraniens retardé

Par ailleurs, le départ de deux bateaux d’aide humanitaire iranienne pour Gaza a été retardé à une date indéterminée, a indiqué hier un responsable du Croissant-Rouge iranien. « La modification, selon les prescriptions de la Croix-Rouge internationale, de la cargaison devant être acheminée à Gaza ainsi qu’un certain manque de coordination internationale ont entraîné un retard dans le départ de la flottille du Croissant-Rouge », a dit Mohammad Javad Jafarian. « Aucune date précise n’a encore été fixée pour ce départ », a précisé ce responsable de la branche jeunesse à l’organisation, cité par l’agence ISNA.

Le Croissant-Rouge iranien a annoncé début juin son intention d’envoyer deux bateaux chargés d’aide humanitaire et de volontaires à Gaza, dans une tentative de briser le blocus imposé depuis quatre ans. Un bateau chargé d’aide humanitaire devait en principe partir au début de cette semaine, l’autre transportant des « travailleurs humanitaires volontaires » attendant le feu vert des autorités iraniennes pour des questions de « sécurité ». « Les bateaux iraniens transporteront de l’aide humanitaire et n’auront aucune arme à bord (…) si bien que toute agression constituerait une violation des lois maritimes » internationales, a souligné M. Jafarian. Le Croissant-Rouge iranien avait précisé que son opération devait se faire « en coordination avec le gouvernement turc ». Il avait aussi annoncé l’envoi séparé d’un bateau-hôpital vers les côtes de Gaza « dans un avenir proche ».


http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/661868/Feu_vert_libanais_au_depart_pour_Chypre_de_l%27un_des_navires_humanitaires_destines_a_Gaza.html

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