Rien d’autre que la levée totale du blocus de Gaza…



Décrétée « entité hostile » par Israël, la Bande de Gaza subit depuis juin 2007 un blocus quasi total.

Le gouvernement israélien a annoncé qu’il laisserait désormais passer à Gaza toutes les marchandises ne figurant pas sur une liste de produits interdits.

Autrement dit un allègement du blocus, qui permettrait d’acheminer davantage de « biens civils » vers ce territoire appauvri où quatre personnes sur cinq dépendent de l’aide internationale.

Il est quasiment impossible pour les Palestiniens de sortir de Gaza, que ce soit pour recevoir des soins médicaux ou pour d’autres raisons (visite à des proches parents, aller à l’université ou travailler).

Les mesures limitant l’entrée de biens civils ainsi que la liberté de mouvement de la population et interdisant presque totalement les exportations visent les civils dans leur ensemble sans distinction, ce qui représente une punition collective contre une population occupée et constitue dès lors un acte illégal aux yeux du Droit international.

Les habitants ne reçoivent presque aucun produit de première nécessité. Les médicaments, les carburants, les aliments, plus rien ne passe. Les stations de pompage d’eau ou de production d’électricité, les hôpitaux, les maternités, les écoles, et d’une façon générale tous les services les plus indispensables à la vie quotidienne sont bloqués. La ville de Gaza, est régulièrement plongée dans le noir suite à l’arrêt forcé de l’unique centrale électrique bombardée lors de la guerre de l’hiver 2008-2009, sous l’appellation « Plomb durci ».

L’agriculture, secteur vital de l’économie locale, est réduite à néant par les interdictions d’exporter et par les pénuries de matières premières nécessaires aux exploitations agricoles. Le secteur de la pêche est aussi paralysé. Tous les programmes de reconstruction, y compris ceux des Nations unies (réaménagement du réseau routier et de la voirie, reconstructions d’hôpitaux et d’établissements scolaires, etc) sont stoppés. Plusieurs centaines de médicaments de base manquent dans les dispensaires.

Les services municipaux d’hygiène (adductions d’eau, égoûts, traitement des déchets, ramassage des ordures, etc) sont hors service faute d’électricité, de carburants et de pièces de rechange.

Faut-il rappeler que les journalistes ou parlementaires étrangers souhaitant se rendre compte de la situation dans la Bande de Gaza, sont tout simplement refoulés par Israël ?

Cette situation est intolérable, dramatique et inhumaine. Pourtant la Communauté internationale brille par son inertie et son silence.

La décision israélienne d’élargir la liste des biens entrant à Gaza est vide de sens et ne constitue pas un véritable changement dans sa position sur la levée du blocus imposé depuis trois ans.

Cette annonce d’un allègement du blocus indique clairement qu’Israël n’a pas l’intention de mettre fin à la punition collective infligée à la population civile de Gaza, mais cherche à calmer l’indignation mondiale que sa dernière opération meurtrière contre la flottille humanitaire a provoquée. C’est de la poudre aux yeux, et cela ne convient donc pas.

Des millions de citoyens européens ne peuvent plus tolérer ni les crimes sionistes, et encore moins qu’ils ne fassent l’objet de la moindre condamnation de leurs responsables politiques.

De par leur inertie et leur silence, les représentants de la communauté internationale se rendent complices de crimes qualifiés de « génocidaires » par Richard Falk lui-même, et ce avant même que les opérations meurtrières israéliennes aient débuté.

Le Peuple Palestinien, ne fait pas l’aumône et ne demande pas une augmentation de la quantité de marchandises entrant à Gaza mais la levée totale et véritable du blocus, y compris l’ouverture de tous les points de passage, la garantie de la liberté de mouvement des habitants et l’entrée de tous les biens, en particulier les matériaux industriels et de construction.

Tous les besoins de Gaza doivent être satisfaits, y compris en électricité et en carburant, ainsi que la levée de toutes les restrictions bancaires, ce que la décision israélienne ne prévoit pas et qui signifie dès lors que le blocus est toujours en vigueur.

Le peuple Palestinien ne demande rien d’autre que la JUSTICE.

L’atrocité du blocus de la Bande de Gaza est justifiée par la campagne de «diabolisation» du HAMAS afin de légitimer un autre parti, le Fatah, qui n’a pas été choisi par le peuple palestinien.

Qu’on le veuille ou non, le Hamas est un parti politique qui a un écho certain auprès du peuple palestinien. Pourquoi serait-il considéré comme mouvement terroriste ?

Ses actions, si elles sont estimées comme étant condamnables par Israël et la Communauté Internationale, ne le sont certainement pas moins que celles commises par Israël mais totalement passées sous silence par cette même Communauté Internationale.

Le Hamas doit donc être respecté en tant que parti politique élu par le peuple palestinien, et être reconnu comme interlocuteur au même titre qu’un autre pour représenter son peuple.

Force est de constater qu’Israël, les Etats Unis et l’Union Européenne veulent choisir leurs interlocuteurs. Il doit être mis un terme à cette stratégie.

Je vous invite donc à signer et faire signer la pétition pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes !

Cette pétition est signée par de nombreuses personnalités dont Jean BRICMONT, Henri ALLEG, Daniel BENSAÏD, Houria BOUTELDJA, Raoul Marc JENNAR, Mairead MAGUIRE, Jose SARAMAGO, Tariq RAMADAN, Greta BERLIN, François HOUTART, Norman G.FINKELSTEIN, Michel WARSCHAWSKI… et vous ?!

http://www.recogniseresistance.net/

Le « Nagi el-Ali » pour Gaza : Feu vert libanais pour un départ vers Chypre


source

lundi 21 juin 2010, par La Rédaction

L’un des deux bateaux de militants déterminés à briser le blocus de la bande de Gaza par la mer depuis le Liban a reçu le feu vert pour se diriger vers Chypre, aucune ligne maritime existant entre Beyrouth et Israël ou les territoires palestiniens, selon des militants. « Le ministre libanais des Transports a donné son accord de principe pour se diriger vers Chypre à condition que notre bateau soit conforme aux critères en vigueur », a affirmé Thaer Ghandour, membre de « Journalistes sans limites », une ONG libanaise participant à l’expédition.

Le cargo « Julia », rebaptisé « Nagi el-Ali », du nom d’un célèbre caricaturiste palestinien, se trouve actuellement au port de Tripoli, dans le nord du Liban, pour inspection. Il rassemblera, selon les organisateurs, des dizaines de journalistes libanais et étrangers, tandis qu’un deuxième navire, le Mariam, regroupera une cinquantaine de militantes, dont 30 Libanaises, et est toujours en attente du feu vert des autorités libanaises. Les deux bateaux seront chargés d’aide.

Samedi, la représentante israélienne à l’ONU a estimé que l’État hébreu était en droit d’user de « tous les moyens » pour éviter que des militants se rendent par bateau du Liban à Gaza, ont affirmé samedi les médias israéliens.
« Nous sommes habitués aux menaces israéliennes. Nous allons poursuivre notre objectif et réaffirmer notre engagement qui est à caractère humanitaire », a indiqué Thaer Ghandour. Le Hezbollah a souligné vendredi qu’il n’était pas impliqué dans le projet.

À Jérusalem, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a prévenu le Liban qu’il serait « responsable » si « une confrontation violente et dangereuse » avait lieu. Israël a mené une guerre en 2006 contre le Liban, qui a fait plus de 1.200 morts côté libanais et plus de 160 côté israélien.

L’assaut mené le 31 mai par l’armée israélienne contre une flottille humanitaire internationale qui tentait de « briser » le blocus avait coûté la vie à 9 passagers turcs. Pressé après ce raid de desserrer l’étau sur la bande de Gaza, Israël a confirmé dimanche la levée de l’embargo sur tous les « biens à usage civil », tout en maintenant son blocus maritime pour empêcher l’importation de matériel de guerre dans ce territoire palestinien.

(Lundi, 21 juin 2010 – Avec les agences de presse)

Blocus de Gaza : Israël multiplie les menaces contre le Liban


20/06/2010


Il existe des « mécanismes appropriés » pour envoyer de l’aide, dit l’ambassadrice israélienne. Elle appelle le Liban « à faire preuve de responsabilité et à empêcher ces bateaux de partir pour la Bande de Gaza ».

FLOTTILLE DE LA LIBERTÉ La représentante israélienne à l’ONU a estimé dans une lettre adressée à l’organisation que l’État hébreu était en droit d’user de « tous les moyens » pour éviter que des militantes se rendent par bateau du Liban à Gaza, ont affirmé samedi les médias israéliens.

Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, citée par des radios et les sites Internet de plusieurs journaux, l’ambassadrice Gabriella Shalev indique qu’Israël soupçonne ces militantes d’être liées au Hezbollah.

« Israël se réserve le droit en conformité avec la législation internationale d’avoir recours à tous les moyens nécessaires pour empêcher ces bateaux de violer le blocus maritime imposé à la bande de Gaza », a indiqué le site du journal Haaretz, citant la lettre de Mme Shalev.

« Il semble que quelques bateaux ont prévu de partir du Liban pour naviguer jusqu’à la bande de Gaza qui est sous le contrôle du régime terroriste du Hamas », a-t-elle ajouté. « Alors que ceux qui organisent cette opération affirment qu’ils veulent (…) apporter une assistance humanitaire au peuple de Gaza, la véritable nature de ces actions reste douteuse », a-t-elle écrit.

Un groupe d’une cinquantaine de femmes, dont 30 Libanaises, entend rallier Gaza à bord d’un navire chargé d’aides, le « Mariam ». Aucune date de départ n’a encore été avancée.

Le Hezbollah a souligné vendredi qu’il n’était pas impliqué dans le projet. « Le succès de telles entreprises est lié à leur caractère civil et populaire, voilà pourquoi nous tenons depuis le début à ce que le Hezbollah en reste éloigné, tant au niveau de la coordination que du soutien logistique, ou de la participation.

Nous ne faisons pas cela parce que nous ne sommes pas généreux, mais parce que nous ne voulons pas donner à l’ennemi un prétexte supplémentaire pour s’attaquer aux navires », a affirmé le communiqué publié par le parti de Dieu.

À Jérusalem, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a prévenu le Liban qu’il serait « responsable » si « une confrontation violente et dangereuse » avait lieu. Un haut responsable de la défense a averti qu’Israël tiendrait le Liban pour responsable si le Hezbollah était impliqué dans la cargaison d’aide.

Les États-Unis ont officiellement averti le Liban, vendredi, de ne pas prendre à la légère les mises en garde israéliennes concernant les navires Naji el-Ali et Mariam. Le conseil américain est simple : la marine israélienne arraisonnera ces navires et emprisonnera les activistes.

Les pressions de la communauté internationale sur Israël pour améliorer le sort des 1,5 million d’habitants du territoire palestinien se sont intensifiées après l’assaut meurtrier de la marine israélienne le 31 mai contre une flottille humanitaire internationale qui tentait de « briser » ce blocus.

source : L’Orient le Jour

Israël enterre les aides alimentaires destinées à Gaza


12/06/2010 Les autorités de l’occupation israélienne ont enterré une partie des aides humanitaires de la flottille de la liberté dans le désert du Néguev ! C’est ce qu’a révélé le site « Palestiniens 48 » rapportant des témoins sur place.

Selon ces témoins, des bulldozers israéliens ont jeté le contenu des navires dans le dépotoir de Doudaim au Néguev, notamment des vaisselles, conserves alimentaires et des propriétés des activistes qui étaient à bord de la flottille.

Ils ont également vu un camion escorté par la police et transportant des conserves alimentaires arriver sur place. Il y a déchargé toute la cargaison.

A savoir que la fosse de Doudaim est considérée comme le plus grand dépotoir de l’entité sioniste. Les déchets sont utilisés pour la production de l’énergie électrique, mais les habitants proches de Doudaim s’en plaignent continuellement.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=141806&language=fr

Interpellation du Conseil des Affaires extérieures pour la levée du Blocus


signez www.gaza-free.be

Ce lundi 14 juin 2010, le Conseil des Affaires Etrangères de l’UE va se réunir pour discuter notamment des réactions à l’attaque israélienne dans les eaux internationales de la « Flottille de la liberté » et plus généralement du blocus de Gaza.

Nous refusons l’hypocrisie des annonces d’allègement et nous exigeons la levée du blocus de Gaza qui est la cause de la crise sans nom que vit la population de Gaza. Le blocus est une punition collective à laquelle tout démocrate sincère doit s’opposer.

Pour que ce message soit entendu par notre Ministre des Affaires étrangères et par Mme Ashton, Haut représentant auprès de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, lisez et signez la pétition en ligne : elle leur sera envoyée automatiquement dès votre signature. www.gaza-free.be

Après le bateau « islamiste » pour Gaza : le bateau juif


Après l’arraisonnement brutal de la Flottille pour la Liberté, marquée par un traitement spécial réservé au navire battant pavillon turc, le Mavi Marmara, le MV Rachel Corrie, sous pavillon irlandais a été arraisonné sans violence. C’est que les militants ont été instruits en lettres de sang de la nature du gouvernement qui dirige ceux qui squattent la Palestine. Et que les autorités irlandaises avaient solennellement mis en garde les autorités sionistes contre toute violence exercée contre les passagers du MV Rachel Corrie.
Et puis, les Irlandais non seulement ne sont pas musulmans comme les Turcs mais, à la différence de ces derniers ils appartiennent à l’Union Européenne.

On verra si l’entité sioniste cèdera aux pressions qui s’exercent pour l’amener à lever son blocus. Je n’y crois pas trop, mais sait-on jamais…
En attendant, d’autres bateaux se préparent à voguer vers Gaza dont l’un baptisé « Voix Juive » qui doit partir mi-juillet. Une information que je n’ai pas trouvée dans la langue de Molière. Je ne sais pas si Eric Zemmour, que j’ai vu aujourd’hui sur I-Télé salir la mémoire des victimes du MV Marmara dans la plus pure tradition sioniste, aura des mots du même genre pour ceux qui ont affrété ce bateau.


http://mounadil.blogspot.com/

Le bateau juif pour Gaza partira bientôt

Independent Catholic News (UK),
5 juin 2010
traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans un port méditerranéen, un navire de faible tonnage est dans l’attente d’une mission spéciale. Il naviguera vers Gaza dans la seconde moitié de juillet. Afin d’éviter un sabotage, la date exacte et le nom du port de départ seront annoncés peu de temps avant d’appareiller.

« Notre but est d’appeler à la fin du siège de Gaza, de ce châtiment collectif infligé à toute une population. Notre bateau est petit, nos dons ne pourront donc qu’être symboliques: nous emmenons des cartables, remplis de dons d’élèves Allemands, des instruments de musique et des fournitures pour les arts plastiques, » explique Kate Leiterer, un membre de l’organisation. « Pour les services de santé, nous emportons des médicaments essentiels et du petit appareillage médical, et pour les pêcheurs nous emmenons des filets et du matériel de pêche. Nous sommes en liaison avec les services éducatifs, médicaux et de santé mentale de Gaza. »

« En attaquant la Flottille de la Liberté, Israël a une fois de plus démontré au monde son ignoble brutalité. Mais je sais que de très nombreux Israéliens militant courageusement et avec compassion pour une paix juste. Avec des journalistes en direct de grandes chaînes de télévision pour accompagner notre bateau, Israël aura une excellente chance de montrer au monde qu’il existe une autre voie, celle du courage plutôt que de la peur, un chemin d’espérance plutôt que de haine, » déclare Edith Lunz, organisatrice et passagère du « bateau juif. »

La ‘Jüdische Stimme’ (‘Voix Juive » pour une Paix Juste au Proche Orient), avec ses amis de l’EJJP (Juifs Européens pour une Paix Juste au Proche Orient) et de Juifs pour la Justice pour les Palestiniens (GB) adressent un appel aux dirigeants du monde entier : aidez Israël à retrouver le chemin de la raison, d’un sens de l’humanité et d’une vie sans la peur. ‘Jewish Voice’ attend des dirigeants politiques d’Israël et du monde la garantie d’un libre passage du bateau vers Gaza, contribuant ainsi à jeter un pont vers la paix.

Erdogan envisage lui-même de se diriger vers la bande de Gaza


Erdogan envisage lui-même de se diriger vers la bande de Gaza

Boîte de réception X

05/06/2010

Selon la presse turque, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan envisage de se rendre en personne vers la bande de Gaza pour briser le siège imposé par l’armée de l’occupation israélienne, une idée qu’il a exposé aux instances officielles proches de lui.

Selon des sources turques haut-placées, Erdogan a même informé l’administration américaine qu’il a l’intention de demander à la marine turque d’accompagner une nouvelle flotte humanitaire prête à aller à Gaza, mais l’administration américaine lui avait demandé d’attendre pour étudier la question.

« Même si le monde entier détourne le regard de ce carnage, la Turquie ne le fera pas; si le monde reste en spectateur, la Turquie ne regardera pas, les bras croisés, le sang couler, et si le monde tourne le dos à la Palestine, la Turquie ne tournera pas le dos à al-Qods, à Gaza et au peuple palestinien », avait déclaré Erdogan dans une allocution prononcée hier devant une foule imposante à Konya, martelant: « Que personne n’éprouve la patience de la Turquie ».

Erdogan a tenu à souligner que chaque ville palestinienne avait la même place que chaque ville de Turquie : «le sort de Jérusalem est liée au sort d’Istanbul.. et le sort de la bande de Gaza est intimement liée à celui d’Ankara.  »

Et de poursuivre : « Israël considère le nourrisson palestinien comme un terroriste et largue contre des bombes à phosphore; on voit aujourd’hui certains pays du monde qui le soutiennent et couvrent ses crimes ».

Erdogan a appelé l’humanité et les pays du monde à protester contrele carnage commis par « Israël » dans les eaux internationales. « Il s’agit d’un problème entre Israël et 32 pays du monde participant à la flottille de la liberté agressée par Israël », a fait noter Erdogan, qui invite tous les pays du monde, dont entre autre la Russie, l’Allemagne, le Royaume Uni et la France, en particulier, à faire preuve d’équité en traitant cette agression « intervenue dans les eaux internationales, contre un navire civil et non militaire, levant le drapeau blanc ».

Il a affirmé que la Turquie a ouvert son enquête et travaillera pour que son enquête s’étende et prenne un caractère régional et international.

Il faut dire que le gouvernement turc est affronté à de fortes pressions politiques et populaires internes pour annuler ses accords militaires avec « Israël », mais l’établissement militaire turque s’y oppose totalement

A cet égard, Bülent Arınç, vice-Premier Ministre turc, a indiqué que son pays est en train de reconsidérer les accords de son pays avec « Israël » et qu’il pourrait aller jusqu’à les réduire au minimum ses relations avec ce dernier. « Nombre d’accords intervenus entre les deux parties dans les domaines militaires et économiques sont mis à l’examen, et nous sommes fort sérieux à ce sujet », a-t-il précisé.

Ceci dit, l’ambassadeur turc à Washington, Namik Tan a indiqué que son pays pourrait couper ses relations diplomatiques avec « Israël », si ce dernier ne présentait pas au peuple turc et à son gouvernement des excuses officielles.

Namik Tan, qui s’exprimait devant un certain nombre de journalistes dans la capitale américaine, a ajouté que l’entité sioniste pouvait empêcher la détérioration des relations entre les deux pays, sous trois conditions : la première, présenter des excuses publiques, la seconde accepter une enquête indépendante et transparente des événements de l’opération israélienne contre la flotte, et la troisième lever le siège imposé à la bande de Gaza.

Tan a mis en garde « Israël » qu’il est sur le point de perdre un ami.

«Rachel-Corrie», le cargo irlandais qui défie à son tour Israël


merci jpp

PROCHE-ORIENT | A Dublin, le premier ministre Brian Cowen exige que le navire puisse décharger lundi sa cargaison humanitaire à Gaza. Il met en garde l’Etat hébreu contre toute atteinte à ses ressortissants. Parallèlement, de nouvelles flottilles s’organisent.

© AP | Le bâtiment qui vogue vers Gaza, a été baptisé «Rachel-Corrie», du nom d’une jeune activiste américaine morte il y a sept ans sur les territoires occupés, écrasée par un bulldozer militaire israélien.

Andrés Allemand | 03.06.2010 | 00:02

Rien ne les arrête. Ni le raid israélien qui a ensanglanté lundi le navire turc Mavi Marmara. Ni les nouvelles menaces proférées contre toute tentative de forcer le blocus de Gaza. A bord du cargo irlandais Rachel-Corrie, les passagers ont décidé de poursuivre leur périple à destination de Gaza. Objectif: briser le blocus et décharger 1200 tonnes d’aide humanitaire, dont du matériel médical, des chaises roulantes, des fournitures scolaires et du ciment, dont Israël interdit la livraison.

En guise d’assurance-vie, la quinzaine de volontaires irlandais et malaisiens comptent parmi eux deux personnalités de renom: Maired Corrigan-Maguire, lauréate du Prix Nobel de la paix, et Denis Halliday, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU. Mieux, ils sont soutenus par le premier ministre irlandais Brian Cowen, qui a mis en garde hier l’Etat hébreu: «S’il arrive malheur à nos ressortissants, cela entraînera les conséquences les plus graves.» Dublin exige que le cargo soit autorisé à «terminer son voyage sans entrave et à décharger sa cargaison humanitaire à Gaza».

Pas sûr que cela impressionne l’armée israélienne. Les militants propalestiniens sont inquiets. Ce n’est sans doute pas pour rien que le Rachel-Corrie porte le nom d’une jeune activiste étasunienne morte il y a sept ans à Gaza, écrasée par un bulldozer militaire israélien.

Le cargo devait en principe faire partie de la «flottille de la liberté» prise d’assaut lundi par les commandos d’élite. Mais il est plus lent que les six autres bateaux et a été retardé par des «problèmes logistiques».

«L’armée israélienne l’a tout simplement saboté», traduit Mary Hughes, porte-parole du Mouvement Free Gaza, depuis les bureaux de Chypre. «Il a été réparé, mais il n’arrivera probablement pas avant lundi à Gaza. Nous allons faire monter à bord des médias, pour qu’ils puissent filmer en cas d’attaque.»

Sur le Rachel-Corrie, l’activiste Derek Graham prépare ses coéquipiers. C’est la septième fois qu’il fait le voyage et il a déjà été arrêté par les forces israéliennes. «Nous serons en contact radio avec la marine. Je leur dirai qu’en cas d’assaut, tous les passagers seront assis avec les mains sur la tête. Nous n’offrirons aucune résistance», a-t-il assuré à El Pais.

Une nouvelle flottille

Mais même si les Israéliens capturent le cargo irlandais, d’autres navires viendront bientôt les défier à nouveau. «Le téléphone n’arrête pas de sonner! Tout le monde veut affréter un bateau pour tenter de forcer le blocus de Gaza», assure Mary Hughes. «Nous sommes en train de mettre sur pied une autre flottille. Cette histoire ne s’arrêtera pas là.»

«L’armée israélienne peut bien montrer des vidéos, elle ne peut pas nier qu’un assaut a été donné dans les eaux internationales, hors de son territoire», martèle la porte-parole. «Des témoins affirment que des coups de feu ont été tirés avant que les soldats ne posent le pied sur le pont. Des passagers ont vu des blessés. Je peux imaginer que des volontaires, craignant pour leur vie, aient pu attaquer le commando avec ce qu’ils avaient sous la main. J’aimerais croire que je serais restée non-violente. Mais n’inversons pas les rôles: ce n’était pas eux, les agresseurs!»

Les faits du jour

Enquête internationale
Hier à Genève, le Conseil des droits de l’homme a adopté par 32 voix sur 47 une résolution approuvant la mise en place d’une «mission d’enquête internationale». Trois pays se sont prononcés contre, dont les Etats-Unis. L’Union européenne a, quant à elle, voté en ordre dispersé, la France et le Royaume-Uni ayant choisi de s’abstenir.

Militants expulsés

Critiqué de toutes parts, Israël expulsait hier des centaines de militants étrangers propalestiniens après la décision du premier ministre Benjamin Netanyahou de faire partir tous ceux arrêtés lors du raid meurtrier contre la flottille humanitaire pour Gaza.

Blessés transportés

Un premier avion transportant deux militants turcs blessés lundi dans le raid militaire israélien a quitté hier soir Israël, et d’autres avions devaient incessamment faire de même.

Israël défend le blocus

De son côté, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a défendu le maintien du blocus maritime autour de la bande de Gaza afin «d’éviter que Gaza devienne un port iranien menaçant la Méditerranée».

A. J. / AFP

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« Cette attaque insolente et irresponsable qui piétine toute vertu humaine doit absolument être punie. »


mercredi 2 juin 2010, par La Rédaction

Benyamin Nétanyahou défend le blocus de la Bande de Gaza
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a rejeté mercredi les critiques internationales, après l’assaut israélien sur une flottille vers Gaza, affirmant que le blocus du territoire palestinien était justifié.

Dans une déclaration retransmise à la télévision depuis son bureau, M. Nétanyahou a estimé que l’objectif de la flottille interceptée lundi était de briser le blocus de Gaza, pas d’acheminer de l’aide humanitaire.

« Israël fait face à une attaque d’hypocrisie internationale », a-t-il déclaré. « Si le blocus avait été brisé, cela aurait été suivi de dizaines, de centaines de bateaux », a-t-il ajouté. « Chaque bateau pourrait transporter des dizaines de missiles ».

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