Marche pour GAZA


Cheikh Meskine, membre du Conseil des Imams de France, Yoram Federmann, de la communauté juive de Strasbourg, et Mgr Jacques Gaillot, ancien évêque dEvreux, ont apporté vendredi leur soutien à une marche internationale organisée à Gaza à partir du 27 décembre.

To shoot an elephant


« Mon film vous fait participer à la réalité de Gaza » : Alberto Arce, réalisateur de To Shoot an Elephant

Adri NIEUWHOF

Isabelle Rousselot

Réalisé par Alberto Arce et Mohammed Rujailah, To Shoot an Elephant (1) est un film documentaire qui offre un témoignage sur les attaques d’Israël de l’hiver dernier depuis la bande de Gaza. Pendant les attaques, alors que l’armée israélienne interdisait aux journalistes étrangers d’entrer dans la bande, Arce a réussi à rester à Gaza et a filmé comment les équipes médicales et les hôpitaux étaient pris pour cibles par les forces israéliennes alors qu’ils étaient en service. Un jour après avoir reçu le Prix du Journalisme de la fondation Anna Lindh pour ses reportages du conflit dans ses articles sur Gaza publiés par le quotidien espagnol El Mundo, Arce a obtenu le prix du meilleur réalisateur au Festival du Film des Peuples à Florence le 7 novembre 2009. Adri Nieuwhof a rencontré Arce et l’a interrogé sur ses motivations pour faire ce film.

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REVEILLON SURPRISE POUR GAZA


Olivia Zemor :

Chères amies, Chers amis,

Les 300 Marcheurs Pour Gaza vous invitent à un grand « Réveillon Surprise pour Gaza » ce samedi 12 décembre de 14h à 17h, place Edmond Michelet à Beaubourg, en plein centre de Paris. (Rue piétonne qui va du Bd de Sébastopol au centre Pompidou. M° Châtelet, Hôtel de Ville, RER Les Halles).

Vous pourrez ainsi manifester votre solidarité avec la population palestinienne, et votre refus du blocus inhumain qui lui est imposé.

A cette occasion festive, qui a pour but de montrer que les Palestiniens ont droit eux aussi de faire la fête, de déployer leur culture, d’avoir une vie normale, nous vous convions non seulement à venir danser le Dabke, à chanter avec les musiciens présents et à découvrir la nouvelle chanson de la Marche pour Gaza, mais aussi à :

– venir apporter votre message de soutien personnalisé, qui sera filmé et remis au comité d’accueil à Gaza le 31 décembre

– choisir un cadeau à offrir aux jeunes de Gaza (parmi des flûtes pour enfants, des maillots et ballons de foot, des revues d’art contemporain, des pulls d’hiver pour enfants)

– intégrer le cercle de centaines de marcheurs qui vont tourner, en plein centre de Paris, pour dire que la Palestine tourne en rond depuis plus de 60 ans, et que cela suffit !

Venez nombreux, on a besoin de vous, pour participer à cette initiative historique, la Gaza Freedom March, qui va amener plus d’un millier d’internationaux, à se retouver aux côtés de dizaines de milliers d’habitants de la bande de Gaza, le 31 décembre prochain, pour une grande marche pacifique. Trois générations d’hommes et de femmes, de 18 à 85 ans, en provenance de 44 pays différents, vont réclamer ensemble la levée du blocus, la liberté et la justice, à l’aube de l’année 2010, pour ce peuple trop longtemps martyrisé.

Plus d’infos sur les sites http://www.europalestine.com/MarchePourGaza
et http://www.gazafreedommarch.org

Comment être juif après Gaza ? Le cri de colère d’Esther Benbassa


C’est incontestablement l’un des meilleurs livres parus cette année. Très court, mais très corsé et très courageux. Dans « Etre juif après Gaza », l’intellectuelle Esther Benbassa se demande jusqu’à quand la grande majorité des juifs de France va-t-elle continuer à cautionner les yeux fermés tous les actes d’Israël ? Même les plus odieux, comme les bombes au phosphore déversées sur Gaza.


Curieusement, il est presque difficile de faire une synthèse de ce petit ouvrage de 74 pages. Tant chaque mot est pesé. Ce n’est absolument pas en pamphlet, avec son pesant d’exagération, de provocation. C’est simplement un cri, un cri de rage ou de colère d’une Française qui se présente ainsi : « C’est parce que je suis une Juive sans Dieu qu’Israël fait partie de la religion que je n’ai pas, mais c’est aussi parce que j’y ai grandi que je tiens à son existence et ne puis donc qu’être critique ».

Née à Istanbul, Esther Benbassa a fait des études supérieures en Israël, à l’université de Tel-Aviv, puis en France, à Paris. A l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), elle occupe une chaire du judaïsme moderne et contemporain. On lui doit notamment une « Histoire des Juifs de France » et « La souffrance comme identité ».

Le persécuté devient persécuteur

Que dit-elle ? Que les Israéliens sont « égarés » par leur nationalisme. Un nationalisme que redoutait déjà un Juif en 1917, instituteur à Ispahan. « Le premier usage de leur liberté que font les peuples nouvellement délivrés du joug est de persécuter les éléments étrangers se trouvant parmi eux, et que la tyrannie qu’ils exercent est en fonction directe de celle qu’ils ont supportée », écrivait cet instituteur au début du siècle dernier.

Une attitude qui n’est pas propre aux Juifs. Qu’ont fait les esclaves libérés aux Etats-Unis et renvoyés en Afrique pour créer le Liberia ? Ils ont aussitôt opprimé leurs frères africains… « En devenant israéliens, ces Juifs ont-ils été frappés d’amnésie jusqu’à oublier les principes premiers de l’éthique, socle de leur être juif ? », s’interroge Ester Benbassa dans « Etre juif après Gaza » (*). Comment des Juifs, dont les parents ont vécu la persécution, la souffrance, peuvent-ils tolérer qu’un autre peuple, les Palestiniens, connaisse un sort similaire ?

Passer de victime à bourreau

Si l’expression n’était pas galvaudée, on dirait que l’intervention de l’armée israélienne sur Gaza en décembre 2008 et janvier 2009, est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Comment tolérer une opération qui a tué entre 1 166 et 1 417 personnes, en majorité des civils (contre 13 Israéliens) ? qui a provoqué la coupure de 75 % de l’électricité de la bande de Gaza, qui a privé un demi million de Gazaouis d’accéder à l’eau courante ? Pour l’intellectuelle, cette offensive contre Gaza s’apparente bien davantage à une guerre coloniale qu’à une guerre de défense. Comment justifier l’utilisation de bombes au phosphore, qui provoquent sur les corps des dégâts irréparables, en violation du droit humanitaire ?

« Gaza, c’est un nouveau mur qui s’élève en diaspora, celui de l’impossible communication entre les Juifs et leur entourage, qui ne peut plus comprendre leur excessive tolérance à l’endroit d’Israël », lance Esther Benbassa, qui ne veut pas « être juive et rejeter Israël. Je ne veux pas non plus être juive et approuver cette guerre immorale que mène Israël ».

Si la diaspora se détournait…

C’est l’un des aspects les plus originaux brièvement abordé dans cet ouvrage : par ses excès, Israël ne va-t-il pas se couper petit à petit des Juifs du reste du monde, devenus de moins en moins autistes ? Selon un chiffre lancé par le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), 95 % des Juifs de l’Hexagone aurait approuvé l’intervention israélienne dans la bande de Gaza. Esther Benbassa constate qu’aux Etats-Unis, les Juifs américains, que l’on imagine encore plus pro-israéliens, n’étaient que 75 % en mars 2009.

Chiffre encore plus significatif, 69 % des Juifs américains « soutiendraient sans réserve les efforts de leur pays pour aboutir à un accord de paix associant un gouvernement d’unité nationale, réunissant le Hamas et l’Autorité palestinienne ». Il n’est pas non plus inintéressant de souligner qu’Israël affiche un solde migratoire proche de zéro, ceux qui partent étant pratiquement aussi nombreux que ceux qui arrivent. Vu l’état de guerre perpétuel, Israël n’apparaîtrait plus forcément comme la terre promise aux yeux de la diaspora.

(*) Esther Benbassa, « Etre juif après Gaza » , CNRS Editions, 4 €

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En attente de justice


Par Eva Bartlett
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Quatorze personnes s’entassent dans deux tentes réunies couvertes de bâches en plastique pour lutter contre les pluies d’hiver. Bien qu’on soit en novembre et que les jours soient plus froids, la chaleur à l’intérieur des tentes est étouffante. Avec le temps, ce sera l’inverse : les parois minces des tentes et le sol sans matelas les rendront insupportablement froides pendant les mois à venir.

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Des enfants de Gaza se droguent pour supporter la douleur pendant qu’ils travaillent 12 heures par jour dans les tunnels


AUTEURE: Iqbal TAMIMI

Traduit par Esteban G.. Édité par Fausto Giudice

Les enfants juifs de l’État d’Israël qui a lancé des attaques contre les enfants de Gaza au mois de janvier dernier avec ses bombes et ses missiles, assiégeant leur ville à partir des airs, mer et terre sont en train de profiter de bons repas, d’éducation, de soins, de moyens de transport, de divertissement, d’eau pour se laver et pour nager. Mais qu’en est-il des enfants affamés de Gaza ?

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Le convoi humanitaire de l’opération Miles of Smiles est entré de nuit dans Gaza


jeudi 12 novembre 2009

Une joie immense mêlée d’un profond soulagement illumine depuis hier soir tous les visages des participants de l’opération humanitaire « Miles of Smiles for the children of Gaza », dont le long convoi de 100 minibus a réussi, non sans difficultés, à pénétrer dans Gaza.

Après avoir été immobilisées pendant près d’un mois au passage de Rafah, véritable point noir de tous les humanitaires en route vers les territoires occupés, les associations internationales impliquées dans cette action inédite dédiée aux enfants gazaouis en souffrance ont annoncé avec fierté que leur opiniâtreté sans failles avait été payante.

Le Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens, qui a affrété et financé 20 minibus, s’est réjoui de cette première grande victoire, impatient à la perspective de passer à la phase concrète de l’opération : la distribution du matériel scolaire et médical, des médicaments, et des fauteuils roulants auprès des plus jeunes, mais également de leurs aînés.

« Miles of smiles », une initiative d’ampleur mondiale qui porte si bien son nom, et dont on ne peut que souhaiter qu’elle dessine un coin de ciel bleu dans un quotidien assombri par les ravages de la guerre.

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Un convoi belge à destination de Gaza bloqué en Egypte


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Un convoi humanitaire à destination de Gaza est bloqué par les autorités égyptiennes à Port-Saïd depuis plusieurs semaines. Cette aide humanitaire a largement été fournie par des donateurs belges.

L’opération de solidarité « Miles of Smiles » est destinée à fournir des véhicules et du matériel médical aux enfants de la bande de Gaza. « Les donateurs belges ont fourni, à eux seuls, 25 minibus scolaires et une centaine de chaises roulantes », indique Mohammed Hajjaji de l’Asbl Aksahum.

Les premiers chargements ont été débarqués à Port-Saïd début octobre. Un convoi par route devait acheminer les camionnettes et conteneurs à Gaza, à 240 kilomètres de Port-Saïd, où l’aide est pour l’instant bloquée pour des raisons de « sécurité ».

Les associations impliquées dans l’opération déplorent la « mauvaise volonté » dont feraient preuve les autorités égyptiennes, qui invoquent un problème d’embarcation, et l’impossibilité d’assurer la sécurité du convoi. Mohammed Hajjaji a obtenu des autorités de pouvoir transférer l’aide par voie maritime vers le port d’El Arish, « mais cela ne signifie pas encore que l’aide arrivera à bon port, à Gaza », précise-t-il dans Le Soir.

Marche Pour Gaza : conférence de presse (vidéo)


Publié le 1er-11-2009

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Cheikh Meskine, membre du Conseil des Imams de France, Yoram Federmann, de la communauté juive de Strasbourg, et Mgr Jacques Gaillot, évêque de Partenia, ont apporté vendredi leur soutien à une marche internationale organisée à Gaza à partir du 27 décembre. Ci-dessous des extraits de leurs interventions lors de la conférence de presse organisée à cette occasion.

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