La mission des Nations unies sur les événements de Gaza a rendu son rapport le 15 septembre, disponible en anglais sous le titre : « Human Rights Situation in Palestine and Other Occupied Arab Territories. Report of the United Nations Fact Finding Mission on the Gaza Conflict ».
C’est un texte de plus de 570 pages, résultat du travail de plusieurs mois mené par la commission présidée par le juge sud-africain Richard Gladstone, un ancien membre de la cour constitutionnelle de son pays et un ancien procureur du tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY) et sur le Rwanda (TPIR).
anniebannie : je suppose qu’ils sont animés d’un souci d’équidistance ?
Ils mettent ça sur le même pied que les roquettes lancés par le Hamas ?
mardi 15 septembre 2009, 18:47
Une enquête menée par l’ONU sur le conflit israélo-palestinien de Gaza a conclu que les deux parties avaient commis des « crimes de guerre ».
Selon l’ONU, l’enquête menée par l’ancien juge sud-africain Richard Goldstone a établi qu’« Israël avait commis des actions qui équivalaient à des crimes de guerre, peut-être des crimes contre l’humanité », au cours des opérations militaires conduites du 27 décembre au 18 janvier dans les Territoires palestiniens.
D’après l’ONU, le rapport rendu public mardi à Genève « conclut qu’il y a aussi des preuves montrant que des groupes armés palestiniens ont commis des crimes de guerre, et peut-être aussi des crimes contre l’humanité » en tirant des roquettes sur le sud d’Israël.
Israël a refusé de coopérer avec l’enquête, affirmant que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui l’a ordonnée avait un préjugé contre l’Etat hébreu.
« Le mandat de la mission et la résolution l’établissant préjugeait de l’issue de l’enquête, légitimait le Hamas, et ne tenait pas compte de la stratégie de l’organisation terroriste qui utilisent les civils palestiniens pour leurs actes terroristes », a dénoncé le ministre israélien des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par la représentation du pays, à l’ONU, à Genève.
L’Etat hébreu affirme que le Hamas, qui dirige la bande de Gaza, a eu recours à des boucliers humains durant le conflit qui a fait 1.400 morts côté palestinien, la plupart civils.
Le 31 août 2009, une jeune fille de 15 ans de Gaza est entrée dans l’histoire en déposant une plainte contre Israël devant la Cour pénale internationale à la Haye. Amira Alquerem a perdu son père, son frère et sa soeur pendant la guerre israélienne de 22 jours contre Gaza, au tournant de lannée. Elle accuse Israël d’homicides contre les membres de sa famille, de crimes de guerre, et de crimes contre l’humanité.
La marine israélienne attaque plusieurs bateaux de pêche de la ville portuaire de Gaza. Un des bateaux essuie des tirs de mitraillettes, ensuite des obus et puis il est incendié.
En novembre 2008, ce bateau a été confisqué par la marine israélienne et les pêcheurs ont été transférés en Israël. Les pêcheurs et le bateau ont par la suite été relâchée sans suite, en novembre 2008.
En juin 2009,la marine israélienne a attaqué le bateau, l’a arrosé de tirs causant d’importants dégâts et tuant pratiquement l’équipage. Le bateau a ensuite été saisi et les pêcheurs ont été transférés en Israël. En chemin vers le port d’Ashdod, Adham, le capitaine du bateau de pêche, a été battu par les marins israéliens. Par la suite les pêcheurs et le bateau ont été libérés sans suite.
Deux jours avant cette attaque, la marine israélienne a tué un pêcheur palestinien dans la même zone. Ils n’étaient qu’à 4 m du rivage quand une canonnière israélienne lui a tiré dessus.L’obus l’a décapité.
Il y a un an, 44 d’entre nous ont vu se profiler au loin la côte de Gaza, après 30 heures de traversée en Méditerranée. Nous jubilions. Nous étions arrivés à Gaza. Nous étions effectivement arrivés à Gaza. Nous étions vraiment, vraiment arrivés à Gaza.
Nous étions ARRIVES A GAZA.
Au loin, on aurait dit que des stalagmites avaient poussé dans le paysage. Partout : dans le sable, sur les quais et les rochers, il y avait des gens. Des milliers de Palestiniens nous accueillaient, à coups de sifflets, de cris, faisaient des high five entre eux. D’abord, seul un petit bateau est venu nous saluer. Ensuite, autour de nos deux petits bateaux de pêche fourmillèrent toutes sortes d’embarcations ; des gamins ont sauté à l’eau pour attraper les ballons que nous avions gonflés, les fourraient dans leurs chemises et les attachaient à leur petit bateau. Sur les ballons, l’inscription FREE PALESTINE était entourée d’une colombe et d’une branche d’olivier. Les couleurs étaient celles du drapeau palestinien… blanc, rouge, vert et noir. Une fois que nous avons vu le rivage, nous avons commencé à gonfler les ballons, et les avons fait tomber sur le pont des bateaux, petit tas de couleurs bondissantes prêtes à être libérées.
Sur le flanc de nos bateaux, des bannières en anglais et en arabe disaient… WE ARE COMING (nous arrivons) et END THE OCCUPATION (arrêtez l’occupation).
Nous sommes entrés dans le port avec 17 drapeaux nationaux flottant aux cordages et tout en haut le drapeau palestinien. Des pêcheurs ont grimpé dans nos bateaux pour essayer de nous serrer la main et de nous serrer contre eux. À un moment donné, nous avons craint que nos bateaux ne chavirent et nous jettent tous à l’eau, mais comme ledisaient nos partenaires grecs, ces bateaux sont solides même s’ils ne sont pas jolis.
Notre mal de mer disparut. Notre crainte d’être arrêtés par la marine israélienne s’était évanouie. Pour la plupart, nous n’avions pas dormi et cela nous étaient maintenant égal. Certaines des femmes ont essayé de se peigner les cheveux et de se mettre du rouge à lèvres ; elles se sont ensuite rendu compte que personne ne se souciait de leur aspect hâve et crasseux.
Nous étions arrivés.
Les Palestiniens de Gaza étaient au comble de la joie de nous voir. Cela faisait trois semaines qu’ils nous attendaient. Cela faisait 41 ans qu’ils attendaient une visite d’internationaux. Et ils avaient attendu 60 ans pour que des Palestiniens retournent à Gaza sans passer par les postes de contrôle, les services d’immigration et subir des humiliations de la part des autorités israéliennes et égyptiennes.
On a beaucoup parlé depuis un an de notre opiniâtreté et de notre volonté d’arriver à cette petite enclave que le blocus draconien d’Israël a coupée du reste du monde. Nous ne pensions à rien de tout ça ce jour-là. Pour nous tous, Palestiniens et internationaux, le 23 août 2008 restera un jour inoubliable. Quand nous nous sentons découragés nous revenons à ce souvenir.
Quand nos bateaux ont été éperonnés par la marine israélienne nous avons pensé à cette journée. Quand les Israéliens ont détourné notre bateau, kidnappé nos passagers et les ont jetés en prison, nous étions plus décidés que jamais à continuer nos missions.
Nous retournerons. Nous reviendrons. Nous n’oublierons jamais.
Photo : DCI-Palestine : Amira Al-Karem, 15 ans, dans un hôpital de Gaza .
Amira AL KAREM, 15 ans, déposera plainte le 31 août prochain devant la Cour Pénale Internationale à LA HAYE (Pays-Bas).
Le 31 août prochain, Amira AL KAREM se rendra personnellement à la Cour Pénale Internationale à La Haye (Pays Bas), pour y déposer la première plainte d’une victime de l’opération israélienne «Plomb durci ».
En anglais et en grec. Très bon film si on oublie qu’à la base, il y avait quatre femmes dont il n’est absolument pas question. Les Grecs sont arrivés deux ans après, en 2008. Cela mis à part (si on peut dire), bon film. La suite demain.
La jeune Amira AlKarem de Gaza, portera plainte, le lundi 31 août prochain, auprès de la Cour Pénale Internationale de la Haye, pour crime de guerre et crime contre l’humanité. C’est une première. Inscrivez-vous pour l’accompagner ! Voir la vidéo ci-dessous.
Vous vous le rappelez sûrement, Amira, âgée de 14 ans au moment des faits, est une rescapée de tirs de missiles israéliens qui l’ont visée, ainsi que son père, son frère et sa soeur, dans sa maison à Gaza, le 14 janvier dernier lors des massacres israéliens. Elle a perdu sa famille sous yeux, a été blessée à la jambe et s’est vu refuser à plusieurs reprises la possibilité de se faire opérer à l’étranger par les autorités israéliennes.
En France depuis la fin juillet, pour une nouvelle intervention chirurgicale et pour une rééducation, elle a décidé de déposer plainte contre Israël auprès du tribunal de la Haye.
Un collectif d’avocats, les médecins qui l’ont soignée, des journalistes, et tous les sympathisants qui peuvent se rendre disponibles, prendront le car avec elle, lundi prochain, pour l’escorter jusqu’au tribunal et souligner la force et la symbolique de cette démarche, qui est une première.
Merci à tous ceux qui souhaitent se joindre à ce groupe et avoir davantage de détails sur l’organisation de cette journée, de nous contacter le plus rapidement possible à info@europalestine.com
Voici un film (9 minutes) réalisé à l’occasion du passage d’Amira AlKarem à la librairie Résistances à la fin juillet, et de la conférence donnée par Me Gilles Devers, à cette occasion.
CAPJPO-EuroPalestine