Gaza : Déjà une centaine d’inscrits pour la Marche de la Liberté


jeudi 8 octobre 2009

Nous avons eu le plaisir d’annoncer hier soir, à l’occasion du concert de Jazz de Gilad Atzmon et Frank Harrison à la librairie Résistances, qu’un premier cap de 100 personnes inscrites pour participer à la Marche pour Gaza, au départ de la France, venait d’être atteint. (Voir la vidéo)

Salle comble mercredi soir à la librairie Résistances pour un concert de grande qualité, qui a suscité l’enthousiasme du public présent.

Gilad Atzmon en a profité pour exposer sa conception de la solidarité avec les Palestiniens et pour dénoncer le danger que constitue le sionisme pour l’ensemble de l’humanité, soulignant qu’ »en défendant les droits des Palestiniens, c’est notre propre avenir que nous défendons contre la barbarie ».

Chaque jour, de nouvelles inscriptions nous parviennent de différentes villes de France. Pour le vol de au départ de Paris, il est recommandé de s’inscrire avant la fin octobre, pour être sûr d’avoir une place.

Mais d’autres groupes se sont constitués pour partir d’autres villes comme Lyon, Marseille et Nice. N’hésitez pas à nous contacter à ce sujet.

Pour ceux qui se décideront plus tard, il y aura toujours la possibilité de nous rejoindre au Caire pour partir avec nous à Rafah. Mais attention, il faudra pour cela avoir un passeport valide et un visa pour l’Egypte.

Gilad Atzmon & Nizar Al-Issa Cultures de Résistance Juillet 07


Aztmon est non seulement un musicien de talent, c’est un Israélien militant anti-sioniste qui se considère comme Palestinien.
Il raconte comment il s’est brusquement rendu compte de ce qui se passait.

… »A l’été 1984, juste trois semaines avant de me débarrasser de mon uniforme militaire, nous avons été envoyés au Liban pour une tournée de concerts. A l’époque, le Liban était un endroit très dangereux et l’armée israélienne était installée dans des bunkers et des tranchées profondément enfouis pour éviter tout contact avec la population locale. Le deuxième jour, nous sommes arrivés à Aszar, un camp de concentration israélien de sinistre réputation installé sur le territoire libanais.

Et c’est l’événement qui a changé ma vie. Il faisait une chaleur d’étuve en ce début de juillet. Un chemin de terre poussiéreux nous a conduits jusqu’à l’enfer sur terre. Un immense centre de détention entouré de barbelés. Pour aller jusqu’au quartier général du camp, nous avons dû passer devant des milliers de détenus à la peau brûlée par le soleil. C’est difficile à croire, mais les orchestres militaires sont toujours bien accueillis. Une fois arrivés devant le QG des officiers, nous sommes allés faire un tour guidé du camp. Nous avancions le long d’interminables grillages de barbelés et de miradors. Je n’en croyais pas mes yeux.

Qui sont ces gens ?, ai-je demandé à l’officier-guide. Ce sont des Palestiniens, m’a-t-il répondu. Ici, à gauche, vous avez les OLP et là, à droite, les « Ahmed Jibril » (le FPLP, Front populaire de la Palestine), ils sont beaucoup plus dangereux que les autres alors, on les isole. J’ai regardé les détenus et ils avaient l’air totalement différents des Palestiniens que je rencontrais à Jérusalem.

Ceux que je voyais à Ansar étaient en colère. Ils n’étaient pas vaincus et ils étaient nombreux. En avançant le long des barbelés, je regardais fixement ces détenus et j’ai alors réalisé l’atroce vérité : j’étais vêtu de l’uniforme de l’armée israélienne. Alors que je pensais à mon uniforme, essayant de régler le terrible sentiment de honte naissante, je me suis retrouvé sur un grand terrain plat au milieu du camp.

Nous nous sommes arrêtés là, entourant l’officier qui nous servait de guide, et qui nous donnait d’autres informations, d’autres mensonges sur la guerre en cours pour défendre notre havre juif. Pendant qu’il nous ennuyait à mourir avec ses mensonges absurdes, j’ai remarqué que nous étions entourés d’une vingtaine de blocs de béton d’environ un mètre carré de superficie sur un mètre trente de hauteur. Il y avait une petite porte métallique et j’étais horrifié à l’idée que mon armée avait peut-être décidé d’enfermer pour la nuit dans ces constructions les chiens de garde.

Mettant mon « chutzpah » israélien en action, j’ai demandé au guide à quoi servaient ces horribles cubes de béton. Il a répondu aussitôt : « Ca ? ce sont nos cellules d’isolement, deux jours dans une de ces cellules et vous êtes plus sioniste que les sionistes ».

C’en était trop pour moi. C’est donc dès 1984 que j’ai réalisé que ma relation avec l’état israélien et le sionisme était terminée. »

Lisez l’article entier ici

Gilad Atzmon:La guerre contre la terreur intérieure


La guerre contre la terreur intérieure : Fin de l’Histoire juive

lundi 23 mars 2009 – 06h:23

Gilad Atzmon

La question que je vais aborder aujourd’hui est probablement la chose importante que j’aie jamais eu à dire au sujet de la brutalité israélienne et de l’identité juive contemporaine. Je suppose que j’aurais pu organiser mes idées en un ouvrage exhaustif ou sous la forme d’une analyse universitaire. Mais finalement, je vais faire tout-à-fait le contraire : je vais être aussi succinct et simple que possible…

 Horloge israélienne
Horloge israélienne

Au cours des semaines écoulées, nous avons été les témoins d’une campagne génocidaire israélienne à l’encontre de la population civile palestinienne, dans la bande de Gaza. Nous avions déjà été les témoins d’une des armées les plus puissantes au monde écrasant des femmes, des vieillards et des enfants. Nous avons vu, cette fois-ci, un ouragan d’armes non-conventionnelles éclatant au-dessus d’écoles, d’hôpitaux et de camps de réfugiés.

Nous avions déjà vu et entendu parler de crimes de guerre. Mais, cette fois-ci, la transgression israélienne a été catégoriquement différente : elle a bénéficié du soutien de la quasi-totalité de la population juive d’Israël.

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