Les déserteurs organisent la lutte


MINOUI,DELPHINE

Page 12 LeSoir

Lundi 19 septembre 2011

Syrie Défection, rébellion et répression au sein de l’armée syrienne

Reportage

Wadi Khaled

(Liban, frontière syrienne)

DE NOTRE CORRESPONDANTE

Il a troqué son uniforme militaire contre une longue tunique blanche. Dans sa maison-refuge de Wadi Khaled, au bord de la rivière qui sépare, au nord, le Liban de la Syrie, Hassan Abdul Karim al Hamad peut enfin parler à visage découvert.

Ce jour-là, l’ex-premier lieutenant syrien, exilé depuis deux mois au pays du cèdre, est en pleine discussion avec d’autres soldats déserteurs. Assis en tailleur autour d’un café turc, ils parlent de « missions nocturnes » de l’autre côté de la frontière. « Je repars toutes les nuits à Homs pour protéger les manifestants et pour encourager d’autres militaires à lâcher le régime », nous confie, en aparté, le lieutenant repenti, aujourd’hui porte-parole de « l’Armée syrienne libre ».

Faut-il y voir l’ébauche d’une rébellion armée contre Bachar el Assad, après six mois de révolte pacifique ? Ces derniers jours, les rumeurs vont bon train sur des cargaisons d’armes qui traverseraient la frontière libanaise en direction de la Syrie. Plusieurs témoins évoquent des combats opposant les forces loyalistes à des militaires insoumis, notamment dans les villes de Homs, Idlib et Deir es Zor. Pour des raisons sécuritaires, Hassan préfère mettre l’accent sur les appels à la défection que son organisation ne cesse de faire circuler.

« Une de nos tactiques consiste en l’enregistrement de vidéos de repentis, postées sur l’Internet et diffusées sur les chaînes satellitaires comme Al Jazira », insiste l’homme à la barbe poivre sel qui officia pendant 29 ans au sein des puissants services de renseignement syriens. Lui-même s’est prêté à l’exercice dès son arrivée, en plein été, au Liban. Face caméra, on le voit présenter sa carte d’identité militaire, avant d’égrener ses griefs contre Damas. « Quand je suis entré dans l’armée, mon objectif était d’assurer la sécurité de mon pays mais la révolution nous a prouvé que le régime nous a trompés avec ses slogans », s’emporte-t-il devant l’objectif, avant d’accuser le pouvoir alaouite de « se faire épauler » par le Hezbollah libanais et les miliciens bassidjis d’Iran pour « tuer son propre peuple ».

Cette ingérence iranienne, condamnée par la communauté internationale, est difficile à vérifier à cause des restrictions imposées à la presse en Syrie. Mais les descriptions offertes par Hassan recoupent d’autres témoignages : « Quelques semaines après le début de la révolte, j’ai eu pour mission de diriger, à Homs, 27 membres du Hezbollah et 23 Iraniens. Ces derniers, connus pour être d’excellents tireurs d’élite, ne parlaient pas l’arabe. Par l’intermédiaire d’un traducteur, je devais leur indiquer les positions à partir desquelles ils devaient viser les protestataires. Au début, ils portaient des uniformes noirs. Puis on leur a donné des tenues militaires », raconte le lieutenant séditieux, dégoûté par ce « recours aux étrangers pour exécuter les basses œuvres ».

Mais c’est contre la « machine à tuer » syrienne dans son intégralité qu’il s’est rebellé en désertant l’armée. « Le déclic, je l’ai eu avec le massacre de la place Se’a Jadida – la place centrale de Homs – à la mi-avril. Les autorités voulaient nous faire croire que les protestataires étaient des « terroristes extrémistes » qu’il fallait éliminer. En fait, c’étaient des civils. Durant cette opération meurtrière, 300 personnes ont été tuées, dont une vingtaine de soldats qui refusèrent de tirer sur la foule. Trop, c’était trop ! », se souvient-il. Commence alors une course contre la mort, de Homs jusqu’aux montagnes du Nord Liban, où il finit par se réfugier.

Depuis l’annonce de sa défection, en juillet, Abdul Karim al Hamad dit avoir convaincu 55 militaires de le rejoindre ici. D’autres ont pris le chemin de la Turquie et de la Jordanie. Selon lui, « des milliers de membres de l’armée, essentiellement des sunnites, ont tombé l’uniforme militaire ». Le phénomène reste difficilement mesurable, la plupart des déserteurs craignant de se déclarer à cause des représailles, comme le récent enlèvement sur le territoire turc du colonel Hossein Harmouch, un des premiers à s’être dissocié de l’armée.

Jeudi soir, ce déserteur, encore endeuillé par l’assassinat de son frère quelques jours plus tôt, est soudainement réapparu à la télévision syrienne pour se livrer à des aveux forcés.

« Ce régime doit tomber ! », s’emporte Eyad – un nom d’emprunt. Croisé dans un centre de réfugiés de Wadi Khaled, cet ex-conscrit de 23 ans revient de loin. Evadé il y a vingt jours de sa caserne de Homs, il a perdu trois de ses six compagnons déserteurs. « Les forces de sécurité ont mis le feu à la maison d’un des villages où nous nous étions camouflés », dit-il. Les souvenirs remontent à la surface : « Dès la révolution tunisienne, en janvier, on nous a retiré nos téléphones portables. A la caserne, il était interdit de regarder la télévision. Quand la Syrie s’est enflammée, en mars, on nous a déployés dans les rues pour tirer sur la foule. Derrière nous, les forces de sécurité nous surveillaient en permanence. Un jour, un de mes amis soldat a refusé d’obéir. Il a été tué d’une balle dans la tête. Quelques jours plus tard, quand un officier a réalisé que je me contentais de tirer en l’air, j’ai pris la fuite avant qu’il ne me tue ». L’ex-soldat ajoute : « Il ne reste qu’une solution : la lutte armée ! » Mais les déserteurs sont sous-équipés, pas organisés. Ils ne feront pas le poids face aux forces dirigées par Maher al Assad, le frère de Bachar. « A moins que les pays étrangers ne nous fournissent des armes…

Greenpeace perturbe le trafic aérien à Kleine Brogel


30 mars 2010

Des activistes de Greenpeace ont perturbé le trafic aérien sur la base militaire de Kleine Brogel mardi matin. Ils ont lâché des ballons et ont occupé la piste d’atterrissage pendant un moment.

Plusieurs dizaines d’activistes de Greenpeace, le mouvement pacifiste pour l’environnement, ont perturbé le trafic aérien sur la base militaire de Kleine Brogel à Peer (Limbourg) mardi matin. Ils ont lâché des ballons et certains d’entre eux ont même occupé la piste d’atterrissage pendant un moment.

Par leurs actions, les membres de Greenpeace ont voulu mettre la pression pour le retrait du (probable) stockage d’armes nucléaires à Kleine Brogel. Il s’agit d’un premier mouvement d’une action prévue le 3 avril par ces mêmes activistes.

Le trafic aérien des avions de combat F16 a été perturbé par de gros ballons lâchés à proximité de la piste d’envol sur lesquels était écrit « Bombes nucléaires hors de l’Europe ! La guerre froide est terminée ! ».

Plusieurs activistes ont aussi envahi la base militaire et sont arrivés jusqu’à la piste d’atterrissage. Ils y ont été interpellés par la police militaire, a annoncé le bourgmestre de Peer Theo Kelchtermans.

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Les hauts gradés US libèrent la critique à l’encontre d’Israël


Pendant que les politiques se complaisent dans une omerta unilatérale, les grands esprits du haut du panier militaire, américain et français, pulvérisent la chape de plomb pesant sur l’épineux dossier israélien, dans une complainte aux accords harmonieux qui désigne un seul et même artisan du désastre : le gouvernement israélien.

Scoop explosif du Canard Enchaîné, si les caciques de l’état-major US n’y vont pas par quatre chemins, en dénonçant, dans un huis-clos qui a filtré, l’inconséquence de l’acharnement israélien, à l’image du général David Petraeus, leader respecté des troupes engagées au Proche et au Moyen-Orient ainsi qu’en Asie Centrale, les forces vives de l’armée française s’affranchissent à leur tour de leur devoir de réserve, mais dans l’ombre.

Proche de Barack Obama, David Petraeus, droit dans ses bottes, n’a pas tourné autour du pot face à la Commission des forces armées du Sénat pour alerter sur le guêpier du Proche-Orient, devenu poudrière sous l’implacable main de fer de l’Etat juif : « La poursuite des hostilités entre Israël et certains de ses voisins met en cause notre capacité à défendre nos intérêts » a-t-il déclaré aux sénateurs américains, renchérissant : « Le conflit au Proche-Orient alimente un sentiment antiaméricain lié [au] favoritisme des Etats-Unis envers Israël. La colère arabe née de la question palestinienne (…) affaiblit la légitimité des régimes arabes modérés. Al-Qaida [utilise] cette colère afin de mobiliser de nouveaux appuis ».

Loin des périphrases diplomatiques d’usage, du chef du Pentagone au vice-président en personne, Joe Biden, qui a lancé récemment aux Israéliens : « Votre comportement met en cause la sécurité de nos troupes en Irak, en Afghanistan et au Pakistan », la grogne américaine tonne jusqu’à Paris, stimulant la Grande Muette française qui sort du silence, mais dans un anonymat redoublant de prudence.

Exhortés à se taire par le nouveau patron des armées, l’amiral Edouard Guillau, au motif édifiant que « Nicolas Sarkozy est hyper-sensible sur le sujet », le malaise des généraux français a choisi de s’exprimer en off. L’un, au ministère de la Défense, qualifie de « suprême connerie » les constructions de nouvelles colonies à Jérusalem-Est, tandis que son homologue affirme que de nombreux officiers désapprouvent les positions très conciliantes de Sarkozy sur la colonisation, et qu’un troisième, ancien attaché militaire à l’ambassade de France de Tel-Aviv, enfonce le clou en rappelant qu’ « Israël a humilié des responsables français » en interdisant notamment l’entrée de Bernard Kouchner à Gaza, en octobre et novembre 2009.

Refusant de jouer la partition sournoise du chaos, les hauts gradés américains et français font entendre une note dissonante que leur dicte leur conscience, dans un concert aux dramatiques fausses notes, dont l’écho résonne jusqu’en Iran et au Pakistan.

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Journée de la terre 2010 à Sakhnine


mardi 30 mars 2010, par La Rédaction

Des Palestiniens de 48 du village de Sakhnin au nord de la Palestine manifestent à l’occasion de la « Journée de la Terre » en brandissant un portrait de Hassan Nassrallah. Mardi, 30 Mars 2010.

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An Arab Israeli demonstrator displays a poster of Hezbollah leader Sheik Hassan Nasrallah during a protest marking Land Day in the northern Israeli village of Sakhnin, Tuesday, March 30, 2010. Land Day commemorates the killing of six Arab citizens of Israel by the Israeli army and police on March 30, 1976 during protests over Israeli confiscations of Arab land.

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16 mars, journée de la colère


« On continue »

dimanche 21 mars 2010, par Al Faraby

« Qu’est-ce qu’on fait ? »
« on continue… c’est ce qu’il aurait voulu »
« oui mais aujourd’hui on l’enterre »
« alors on continuera demain »
« moi, je porterai le drapeau »
« comme à ton habitude… on ne change rien, chacun reste à son poste »
« je parle pour l’enterrement »
« … !? »

Al Faraby
Dimanche, 21 mars 2010

(à Mohammad Qadoos, jeune résistant Palestinien de 17 ans tombé ce samedi 20 mars 2010, sous les balles des forces d’occupation…)

Hommage
La vidéo Mohammad Qadoos

(à regarder et à écouter)

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Déclaration des habitants de Bil’in qui ont démoli une section du Mur d’annexion


« Le 9 novembre 1989, le monde a assisté à ce moment de la démolition du Mur de Berlin. De la même façon, à ce moment, vingt années plus tard, un groupe de Palestiniens démolit une partie du Mur d’apartheid autour de Jérusalem.

Jérusalem, qui saigne jour après jour… Jérusalem dont les enfants sont sans abri, sous la pluie. Ces jeunes garçons et filles à qui le martyr président Yasser Arafat a promis qu’ils hisseraient le drapeau palestinien sur les églises et mosquées de Jérusalem.

Les mosquées et églises dont l’inviolabilité est profanée pendant que nous attendons passivement le salut, inconscients que la responsabilité en repose sur nous-mêmes. Reconstruire la résistance populaire est essentiel pour Jérusalem et la Palestine.

Par cette initiative, nous appelons à revenir aux succès du soulèvement populaire commencé le 9 décembre 1987. Cette année, pour le 9 décembre, nous appelons le peuple à se diriger en masse vers Jérusalem.

Nous appelons à la formation d’une direction nationale unie pour diriger un soulèvement populaire de masse dont tout le peuple palestinien, les organisations et les factions politiques seront partie intégrante.

Ce soulèvement populaire sera dynamique et novateur, avec une stratégie pour mobiliser un soutien international pour la justice de notre cause, comme moyen de sortir de l’impasse politique actuelle.

Nous utiliserons ce soutien pour faire naître une pression internationale qui fasse cesser l’occupation, pour créer un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale, et pour restaurer l’union au sein de notre peuple, de Cisjordanie à Gaza. »

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