La menace chiite comme arme de propagande marocaine ?


Sami Zemni (UGent) dirige le Middle East and North Africa Research Group
Sami Zemni (UGent) dirige le Middle East and North Africa Research Group

En marge de la conférence internationale sur les relations contemporaines entre le sunnisme et le chiisme qui se clôture aujourd’hui (vendredi 02/09/09) à Bruxelles, le professeur Sami Zemni (Université de Gand) a commenté l’argument de la menace chiite qui pèserait sur la communauté marocaine de Belgique. Cette question vient de refaire l’actualité suite aux propos controversés de l’ambassadeur du Maroc à Bruxelles Samir Addahre. Dans un entretien, l’ambassadeur marocain avait rappelé que “le Maroc a gelé ses relations diplomatiques avec l’Iran, en raison, justement, de son prosélytisme sur le territoire national et dans la diaspora marocaine“.

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Sur Oumma : la pause psy avec Farida


http://www.dailymotion.com/video/xan8hb_la-pause-psy-avec-farida_news

« La pause psy avec Farida ». Psychologue (diplômée de l’université de Nanterre et de l’université du Québec à Montréal) et conseillère en relation conjugale (diplômée d’état au CERPFA de Saint Laurent du Var), Farida KACED intervient donc sur Oumma TV dans le cadre de chroniques liées au couple et à la psychologie. Coordinatrice de formation pendant des années, elle anime des séminaires de préparation au mariage pour les célibataires et les couples mariés. Vous pouvez lui poser vos questions auxquelles elle répondra sur OummaTV
au mail suivant: faridakaced@oumma.com

Quel rôle pour les musulmans européens ?


Le Cercle des Etudiants Arabo-Européens à le plaisir de vous annoncer la tenue prochaine d’une conférence:

‘Quel rôle pour les musulmans européens?’

Notre panel sera composé de:

– Felice Dasseto; Sociologue à l’UCL et Président du Centre Interdisciplinaire d’Etude de l’Islam dans le Monde Contemporain (CISMOC).
– Tariq Ramadan; Philosophe et Islamologue (Oxford), Président de European Muslim Network (EMN).
– Philippe Grollet; avocat et membre du Centre d’Action Laïque (CAL).
– Isabelle Durant; députée européenne et co-présidente d’ECOLO

Quand? 2 octobre 2009 à 19h
Où? Auditoire P.E. Janson..
PAF: 5€ (3€ étudiants, 2€ membres)

Merci de faire circuler l’information autour de vous!

Le MR veut interdire le voile jusqu’à l’âge de 16 ans


Didier Reynders, le président du MR, proposera l’interdiction de tout signe religieux ostensible dans l’école publique jusqu’à l’âge de 16 ans au moins. « Dans l’école publique, en tout cas, il n’y a aucune raison d’autoriser le voile » a souligné le chef de file des libéraux dimanche, sur le plateau de RTL-TVi et les radios de la RTBF, deux chaînes qui avaient choisi de consacrer leur débat télévisé dominical à la polémique sur le port du voile.

Dans la foulée de la proposition introduite en début de mois par la sénatrice MR Christiane Defraigne visant à interdire le port de la burqa et des critiques libérales à l’égard des Assises de l’Interculturalité, le MR veut forcer la cadence. « Si on n’affronte pas ces questions rapidement, dans les enceintes parlementaires, on aura des problèmes », prédit Denis Ducarme, député MR pour qui « Il faut établir un cordon sanitaire entre l’école publique et les intégrismes religieux ». Le MR, dans l’opposition en Communauté française, est isolé dans ce débat que les partis de l’Olivier n’ont pas l’intention de rouvrir dans l’immédiat.

« L’interdiction généralisée ne réglera rien » a réaffirmé Isabelle Durant, la coprésidente d’Ecolo, sur les plateaux, plaidant pour que les directions d’écoles soient soutenues pour résoudre les problèmes au cas par cas.

Philippe Moureaux (PS) et bourgmestre de Molenbeek s’est insurgé contre ceux qui, en voulant interdire le port du voile, « instillent la peur de l’Islam dans l’opinion », soulignant que ce n’est pas « parce que des gens imposent le voile et ne respectent pas la liberté des jeunes filles, qu’il faudrait leur enlever la liberté de le porter. »

Joëlle Milquet, présidente du CDH ne voit pas davantage de raison de changer le cadre existant, au stade actuel. Et Francis Delpérée, sénateur du parti humaniste, rappelait dimanche qu’un décret de la Communauté française n’affecterait que les seuls élèves de ce réseau et ne s’appliquerait pas aux élèves des écoles libres. Allusion à ceux qui pointent la récente décision prise par le Conseil de l’Enseignement flamand d’interdire le port du voile à l’école : elle ne concerne qu’une petite minorité d’élèves, à savoir 15 % de ceux qui suivent un enseignement organisé par la Communauté flamande.

A la question de savoir si les décideurs politiques de la Communauté française s’apprêtent à légiférer ou non sur le port du voile, personne n’a été en mesure de répondre. Il faudra sans doute attendre le débat, organisé notamment dans le cadre des Assises de l’interculturalité, avant qu’une règle générale ne soit établie.

Un scénario qui a fait, dimanche, sortir la députée bruxelloise Antoinette Spaak (MR) de ses gonds, sur le plateau de la RTBF : « Si la Communauté française n’a pas le courage de prendre un décret tout de suite sur l’interdiction du voile, on recommencera le débat avec des choses de plus en plus graves. »

source

voir aussi sur parlemento

ASSISES SUR L’ISLAMOPHOBIE (bis)


Dans le cadre des Assises de l’Interculturalité initiées par le Gouvernement fédéral, le MRAX vous convie à une après-midi de réflexion le samedi 26 septembre 2009 de 14h à 17h, salle Don Helder Camara :rue Plétinckx, 19 à 1000 Bruxelles.

Avec les contributions de :

Samy DEBAH, Président du Collectif Contre l’Islamophobie en France. « Du bon usage de l’islamophobie »

Henri GOLDMAN, Rédacteur en chef de la revue de débats « Politique ». « La gauche, la droite et les musulmans »

Marc JACQUEMAIN, Sociologue et Professeur à l’Université de Liège (Département de sociologie des identités contemporaines) « La couleur de l’Universel »

Pierre TEVANIAN, Philosophie et co-animateur du Collectif « Les mots sont importants » – France « L’islamophobie : expression d’un communautarisme majoritaire ? »

Inés WOUTERS, Avocate au Barreau de Bruxelles, spécialisée en droit des minorités religieuses. « Comment le droit traite ou ne traite pas de l’islamophobie ? »

Introduction et modération par Radouane BOUHLAL, Président du MRAX.

Conclusion par Joëlle MILQUET, Vice-Première Ministre de l’Emploi et de l’Egalité des chances, chargée de la Politique de Migration et d’Asile.

Entrées et buffet libres.

Renseignements : 02/209.62.50 – 0484/98.52.68

Les musulmans de Bulgarie


Le petit protégé bulgare du Mossad et les Pomaques

En 1992, la Bulgarie comptait une population musulmane de 1 078 000 âmes répartie en divers groupes dont le plus important est celui des turcs détenteurs de la citoyenneté bulgare suivi de celui des Pomaques (Pomaci).

Les Pomaques sont des Slaves islamisés au cours de la longue présence ottomane dans le pays. Leur langue maternelle est donc tout naturellement le bulgare tandis que le turc est pour eux une langue étrangère.

Les musulmans de Bulgarie, comme les adeptes d’autres confessions, ont vu le régime communiste exercer une forte pression sur leur culte, l’idéologie marxiste ne reconnaissant pas l’existence de divinité(s) et prônant l’athéisme.
D’une certaine manière, vis-à-vis des Pomaques, les gouvernements communistes ont poursuivi la démarche déjà adoptée par les régimes bulgares dès lors que ce pays s’était détaché de l’empire Ottoman : réduire les caractéristiques supposées non slaves de certaines catégories de populations.

Vous me direz, c’est de l’histoire ancienne et qu’est-ce qu’on en à faire ?

Eh bien, c’est que les Pomaques existent toujours avec des particularités qui n’ont guère changé : si seule une quinzaine de pourcent d’entre eux auraient été convaincus d’aller vers l’athéisme, ils restent cependant une communauté pauvre, plutôt peu instruite et isolée. Les femmes de cette communauté s’habillent par ailleurs toujours avec les mêmes vêtements : le shalvari (pantalon ample coloré) et la shamiya (voile).

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Burqa : «Une manière d’adopter le stigmate par lequel on est discriminé»


RELIGION – Chercheur à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Mohamed-Cherif Ferjani est professeur de civilisation arabo-musulmane à Lyon-II. Après la demande, par le député maire communiste de Vénissieux, André Gerin, d’une commission d’enquête parlementaire sur le port de la burqa, il revient pour Libération sur les pratiques vestimentaires revendiquées au nom de l’islam (1)…

niqab

Burqa, niqab, khimar, hijab : quelles origines pour ces différents vêtements et quels sens religieux ?

La burqa est un habit qui couvre la tête et le corps de la femme avec une grille au niveau des yeux permettant de voir sans être vue. La plupart des sociétés musulmanes ignoraient cet habit jusqu’à sa popularisation, via la médiatisation de la situation au Pakistan ou en Afghanistan.

Il n’a aucun sens religieux. Le niqab est un voile couvrant le visage à l’exclusion des yeux; c’est aussi une façon traditionnelle de s’habiller dans les milieux citadins conservateurs de certains pays, dont l’Algérie. Comme toutes les pratiques vestimentaires dites islamiques, pour les femmes comme pour les hommes, il s’agit d’abord de coutumes, tribales ou citadines, qui n’avaient rien de religieuses.

En revanche, le khimar, qui est une voilure que l’on rabat sur l’échancrure des vêtements, est mentionné dans le Coran. Les compagnons de Mahomet se plaignant que leurs femmes puissent être confondues avec des prostituées, le Prophète avait suggéré qu’elles «rabattent la voilure sur l’échancrure de leurs habits» . Enfin, le hijab est dans le Coran un rideau : «Vous ne vous adresserez à elles [les épouses du Prophète, ndlr] qu’au travers d’un hijab.» Cela s’est ensuite traduit par l’interdiction pour une femme de se montrer en public, et aujourd’hui par un vêtement qui couvre le corps, les pieds, les mains, pas le visage.


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lire aussi

ET CECI

« Cesser de diaboliser l’Amérique »


La Libre
Mis en ligne le 05/06/2009
Bichara Khader (UCL) est séduit même si les actes devront suivre le discours.

Pour le professeur Bichara Khader, directeur du Centre d’Etudes et de Recherches sur le Monde arabe contemporain de l’UCL, le discours de Barack Obama fut « magistral dans sa forme, courageux dans son contenu, forgé avec la minutie d’un orfèvre ». « Ce discours restera, dans les annales, comme un joyau du genre : il n’est pas donné à beaucoup de politiques, mêmes les plus aguerris, d’aborder des questions si épineuses et sensibles, sans cafouiller, sans trébucher sur un mot, chaque phrase coulant avec fluidité et le tout émaillé de versets coraniques et de citations bibliques », ajoute l’expert des questions arabes, sur la forme.

Sur le fond, M. Khader est plus réservé. « Ceux, naturellement, qui nourrissent une haine viscérale à l’égard de l’Amérique ou simplement ceux qui doutent de la sincérité de son Président, trouveront que le discours sonne creux, visant surtout à redorer le blason de l’Amérique, à améliorer son image ternie par des années de présidence calamiteuse, voire même à venir au secours de dirigeants arabes déconnectés de leurs peuples », note Bichara Khader. « Ceux-là, il sera difficile de les convaincre de la bonne foi du nouveau Président et de son élan sincère. Je ne fais pas partie de ce camp. Non que je sois naïf au point d’ignorer toutes les contraintes qui pèseront sur l’action extérieure du président Obama, ou que j’aie une foi illimitée dans sa capacité de changer le cours de l’histoire. Mais je crois qu’il est temps de cesser de diaboliser à outrance l’Occident et l’Amérique, de jeter le doute sur tout ce qu’ils entreprennent, et de les rendre responsables de tous les malheurs des Arabes et des musulmans ».

« L’Amérique a des intérêts à faire valoir mais elle a besoin du soutien des musulmans, les extrémistes constituent une menace commune, et enfin la politique américaine n’est pas au-dessus de tout reproche », retient encore du discours le professeur de l’UCL.

Certes il admet ne pas y trouver « de projet concret, pas de calendrier précis ». « C’est un vœu, un souhait, une espérance. Obama veut y croire, mais il a besoin de convaincre, d’abord les Américains (Sénat et Congrès), ensuite les Israéliens, et enfin les Palestiniens et les Arabes. C’est donc dans quelques mois que nous pourrons dire si le discours d’Obama a constitué véritablement un tournant historique ou, au contraire, une jolie musique de chambre qui fut agréable à écouter. »

source

Débat agité sur la finance islamique sur OummaTV


ICI

Au sommaire de l’émission « l’Autre débat », une joute particulièrement animée a opposé deux conceptions distinctes :celle d’ Anouar Hassoune, favorable à l’implantation de la finance islamique en France, à celle de Pascal Hilout, totalement hostile à son application dont il estime notamment qu’elle est traversée par de profondes contradictions. Anouar Hassoune est vice-président, responsable du crédit et de la coordination internationale pour la finance islamique au sein du cabinet Moody’s. Pascal Hilout est ancien cadre supérieur et collaborateur du site très controversé : Riposte laïque.

« L’étude historico-critique du Coran »


Le CECID (ULB), en partenariat avec l’asbl DAKIRA, à le plaisir de vous inviter à la conférence sur :

« L’étude historico-critique du Coran »

Par Dr. Guillaume Dye (chargé de cours à l’ULB)

Mercredi 3 juin à 19h30

Auditoire H1308

(Campus du Solbosch-ULB)

50, Av F. Roosevelt – 1050 Bruxelles
PAF: 3 €

Au plaisir de vous y retrouver !

Firouzeh NAHAVANDI

Professeur ordinaire à l’ULB

Directrice du Centre d’Etudes de la coopération Internationale et du Développement

Présidente du jury des Masters en sciences de la population et du développement

Institut de Sociologie (ULB)

44 av. Jeanne, 1050 Bruxelles

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