Introduction aux sciences islamiques


Vidéo sur le site de OummaTV

1er mai

Au sommaire d’OummaTV, une introduction aux sciences islamiques avec Nabil Ennasri. Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, Nabil Ennasri a étudié la théologie musulmane à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon. Il a séjourné dans plusieurs pays du Golfe (Qatar, Emirats Arabes Unis), et a rédigé un mémoire « Le champ politico-religieux du Qatar : une vision estudiantine » sous la direction de François Burgat.

Le meilleur d’entre-vous est celui qui est le meilleur envers les femmes… »


lundi 9 mars 2009 – par Dr Al ’Ajamî

arton3525-b8d58

Heureuse coïncidence, 8 mars journée mondiale de la femme et 9 mars célébration mondiale de l’anniversaire du Prophète de l’Islam. Qu’il nous soit donc donné le double honneur de célébrer notre Prophète et les femmes. Nous sommes en cela doublement privilégié, l’amour et le respect que nous portons au Prophète a pour image l’amour et le respect que nous avons pour les femmes.

L’occasion est donnée aux musulmans de célébrer deux choses essentielles de leur devenir, la relation sincère et fidèle à leur Prophète et la relation équilibrée et juste avec la moitié de leur humanité. Le modèle du Prophète est pour eux l’exemple du plus parfait comportement envers les femmes, lui qui a dit « Le meilleur d’entre-vous est celui qui est le meilleur envers les femmes…et je suis en ce point le meilleur d’entre-vous ».

Il n’y a pas de hasard non plus, à ce que la monarchie pétrolière la plus acharnée à décrier la célébration de l’anniversaire du Prophète Muhammad, considéré comme une hérésie novatrice, soit la plus ardente tenante du non droit des femmes. Il ne faut pas confondre tradition et Islam et cela n’est jamais aussi vrai que quand il s’agit du statut des femmes dans les sociétés musulmanes séculières. L’Islam, la religion fondée par le Texte, source unique des musulmans éclairés, n’est pas coupable des dérives de l’Histoire.

Il serait donc incorrect que certains prétendent célébrer cette journée en stigmatisant la situation de la femme musulmane alors même que pour les musulmans, hommes et femmes, le Coran tout comme le Prophète ont accordé aux femmes égalité de droit et de statut. Nombreux à présent sont les musulmans qui plaident pour une révolution des rapports entre les hommes et les femmes. Les valeurs prétendument occidentales sont en réalité universelles, et les textes authentiques de l’Islam s’en font largement les portes paroles. Fidélité à l’Islam donc et infidélité à toutes les traditions.

Les préjugés sont tenaces, les réalités aussi et, tant en « Occident » qu’en « Orient », la moitié de nous-mêmes est bien souvent asservie, comme un avenir assombri.

A l’occasion de ces deux belles commémorations, qu’il me soit donc permis d’adresser à toutes les femmes, au nom du Prophète, l’expression réitérée de mon plus profond respect.

SOURCE

Droits de la femme en Islam : la stratégie des « meilleures pratiques » (1/2)


vendredi 6 mars 2009 – par Khalid Chraibi

Dans tous les pays musulmans, à l’exception de la Turquie, le statut de la femme est régi par les règles du droit musulman. Parmi la panoplie de règles juridiques qui définissent ce statut, il est possible d’identifier, pour chaque rubrique, des règles spécifiques, appliquées dans un pays donné, qui octroient plus de droits aux femmes ou qui protègent mieux leurs intérêts. D’après les organisations de défense des droits des femmes, l’application de ces règles (dénommées par elles « meilleures pratiques » du droit musulman de la famille) contribuerait à réformer le droit de la famille « de l’intérieur », dans le cadre de la charia, et à le rapprocher de manière significative des normes internationales contemporaines.

SUITE

David&Layla


J’ai vu au festival du film arabe de Bruxelles : David&Leyla

« David, un journaliste télé, a un véritable coup de foudre lorsqu’il pose les yeux sur Layla, une mystérieuse et sensuelle danseuse orientale. Bien qu’il soit déjà fiancé, il va tout mettre en oeuvre pour conquérir le coeur de la belle. Cependant, les deux familles sont violemment opposées à cette relation. Entre mariage arrangé et guerre entre les peuples, l’amour de David et Layla saura-t-il triompher de l’animosité ? » voir ici

J’ai passablement souffert en voyant ce film.

Je l’ai trouvé trop américain et vulgaire.

Je ne le classerais pas comme un film arabe.

Pour commencer, il est en anglais, ce qui était sans doute indispensable puisque il se passe aux USA et que je ne vois pas comment les personnages auraient pu communiquer autrement.

Il met en scène des Kurdes musulmans confrontés à des Étasuniens juifs.

Ce qui m’a heurtée ce sont les scènes de sexe qui seraient inadmissibles en Syrie par exemple. Je ne vois vraiment pas ce que cette vulgarité ajoute à l’intrigue.

Ces critiques mises à part, c’est malgré tout une pierre du pont à jeter entre communautés qui apprennent à s’accepter après des débuts fracassants de racisme de part et d’autre.

J’ai été reconnaissante au réalisateur (lui-même Kurde irakien) de n’avoir pas cédé sur la Palestine.

Il y a aussi de l’humour, de la belle musique kurde et la fin du film donne des raisons d’espérer »

Je ne recommanderais toutefois ce film qu’avec réticence.

Femmes et droit en Islam – Sana Ben Achour


« Le propos est de montrer comment, aujourd’hui, dans les pays de culture musulmane, notamment dans les pays du Maghreb, se réarticule, se construit et se noue autour de la réforme du statut personnel ou de la famille, un système de normativité où droit et religion, tradition et modernité, droits universels et spécificités culturelles et identitaires, sont en «équilibre transactionnel » (pour reprendre une formule chère à Jacques Berque).

Il est donc important de retracer la genèse des codes de la famille et du statut personnel pour dégager le sens de l’évolution et comprendre les enjeux du présent, mais aussi de présenter leurs dispositifs pour comprendre en quels termes se pose la question du statut des femmes au sein de l’institution familiale. Cette approche par la norme resterait insuffisante si l’on ne portait pas le regard sur les acteurs (les législateurs, les juges, les associations de la société civile) et sur leurs stratégies dans la mise en jeu et la mobilisation des deux « vérités légales » religieuses et profanes des codes de la famille et du statut personnel. Comment se réalise l’entrelacement des contraires entre normativité islamique et étatisme sécularisant ? Par quels processus pratiques et symboliques les normes sur les femmes accèdent-elles au statut de « légalité légitime »? Qu’est-ce qui est mis en œuvre, quel référentiel et pour lui faire produire quels effets ? »

Profitez-en pour visiter le site qui diffuse toute une série de conférences sur l’islam.
Ecouter la conférence ici