ALIMA BOUMEDIENE-THIERY : TOUCHE PAS À MA SÉNATRICE !



Connaissez-vous Alima Boumediene-Thiery, Sénatrice (Verts), qui se bat inlassablement contre toutes formes de discrimination et d’injustice, pour plus d’égalité au sein de notre société et dans le reste du monde ? Eh bien, cette parlementaire comme nous en avons bien peu est traînée en justice parce qu’elle a osé demander des sanctions contre I’État d’Israël en raison de toutes ses violations des droits de l’homme et du droit international. Parce qu’elle appelle au boycott des produits israéliens, souvent produits sur des terres volées aux Palestiniens et exportés de manière illicite, elle est appelée à comparaître le 14 octobre prochain devant un tribunal pour « incitation à la haine raciale » !
Parce qu’un individu peu recommandable, spécialisé dans le chantage à l’antisémitisme, un dénommé Sammy Ghozlan, ami de Brice Hortefeux et tout aussi raciste que lui, a déposé une plainte invoquant la « discrimination contre Israël », la sénatrice Alima Boumediene-Thiery est traînée en justice et risque de ne pouvoir être réélue au Parlement ! Nous en avons assez de la collaboration de nos dirigeants avec l’occupant israélien.
Quand le gouvernement et l’armée de cet État étranglent tout un peuple depuis plus de 60 ans, massacrent une population assiégée dans Gaza, la privent de nourriture, de soins, de liberté, quand la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem Est s’intensifie chaque jour sous couvert de négociations… on déroule le tapis rouge aux criminels de guerre. CELA SUFFIT ! De plus en plus nombreux, depuis les massacres israéliens au Liban, à Gaza et sur la flottille humanitaire en route pour Gaza, des femmes et des hommes se lèvent dans le monde entier pour dire STOP ! La campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), lancée par la société civile palestinienne, nous appelle à ne plus verser un sou à l’occupant israélien.

Oui, nous boycottons, et nous continuerons à boycotter Israël, tant que cet État persécutera, boycottera le peuple palestinien. ET CELA N’A AUCUN RAPPORT AVEC LA RELIGION. Il y a d’ailleurs des juifs ainsi que des opposants israéliens qui participent à ce boycott, et qui appellent tous ceux qui ont une conscience, tous ceux qui n’ont pas une conception du droit à géométrie variable, à en faire autant. On peut et on doit consommer de manière éthique : nous avons le devoir de regarder les étiquettes des produits que nous achetons et de veiller à ne pas encourager les crimes de guerre. Nous disons « MOI AUSSI, JE BOYCOTTE » et nous demandons à être inculpés en même temps que la sénatrice Alima Boumediene-Thiery.

NOUS VIENDRONS EN MASSE AU TRIBUNAL DE PONTOISE, LE JEUDI 14 OCTOBRE À PARTIR DE 12 H, POUR SOUTENIR ALIMA BOUMEDIENE‑THIERY ET TOUTES LES PERSONNES POURSUIVIES PAR LES SUPPORTERS DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE ET DU NETTOYAGE ETHNIQUE DU PEUPLE PALESTINIEN

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Boycotter Israël n’est pas criminel


vendredi 1 octobre 2010

En juillet 2005, 172 organisations palestiniennes appelaient les citoyens du monde à boycotter, désinvestir et sanctionner (BDS) l’État d’Israël. Ces 172 représentent le monde associatif, syndical et politique palestinien. C’est un appel aux sociétés civiles de par le monde pour que l’impunité d’Israël cesse : colonisation de la Palestine, apartheid, assassinats, épuration ethnique, vol ou destruction de maisons, emprisonnements arbitraires… ensemble de crimes commis sans que la communauté internationale ne prenne de véritables sanctions ou la moindre mesure contraignante contre Israël.

Les larmes de crocodile versées par les gouvernements lors des massacres de Gaza ou du carnage contre la Flottille en mai 2010 ne dissuadent en rien les gouvernements israéliens qui perpétuent la même politique colonialiste et raciste, sans être inquiétés ni sanctionnés. Le ministre des Affaires étrangères d’Israël a déclaré publiquement sa volonté d’organiser l’expulsion et le transfert des populations. Lieberman, activiste d’extrême droite, redit tout haut ce que disait Sharon : « finir le travail de 1948 » à savoir une Palestine/Israël débarrassée des populations non juives.

En France, un vaste réseau de dizaines d’associations, de syndicats et de partis politiques (dont le NPA) met en œuvre cette campagne BDS contre Israël pour que justice soit rendue au peuple palestinien. Des dizaines d’actions se sont déroulées dans les grandes surfaces commerciales pour informer les consommateurs les appelant à agir pour dire « l’impunité ça suffit ! Justice pour la Palestine ! », actions menées aussi dans les pays européens (Italie, Espagne, Grande-Bretagne, Suisse, etc.). En même temps, de nombreuses fédérations syndicales, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Afrique du Sud, appellent au boycott ; les dockers de San Francisco refusent de décharger les bateaux israéliens, ainsi qu’en Suède et en Norvège.

Sur instruction du gouvernement, par des plaintes déposées par des officines faisant profession du soutien inconditionnel à l’État israélien, des militantEs qui mènent la campagne BDS contre Israël et pour les droits du peuple palestinien sont traînéEs devant les tribunaux (à Bordeaux, Perpignan, Pontoise, Paris, Mulhouse, etc.).

Remettre en cause les politiques immorales des gouvernements israéliens serait pour Sarkozy et Alliot-Marie un acte de discrimination ethnique ! Israël a tous les droits, toute contestation de cet État est considérée comme un acte « criminel » (lire ci-contre).

Derrière ces manœuvres de criminalisation de l’action populaire se cachent les intérêts économiques et stratégiques des capitalistes et des tenants de la guerre de civilisation.
Le NPA est et sera totalement engagé dans le boycott d’Israël, pour le désinvestissement et des sanctions diplomatiques, économiques, sportives et culturelles tant que les droits des Palestiniens ne seront pas reconnus et appliqués.

Ses militantEs ne seront pas uniquement solidaires des inculpéEs, ils seront encore et encore présentEs et actifs dans la campagne BDS sous toutes ses formes.
La répression n’a jamais fait taire la justice ! Les juges ne nous feront pas renoncer !

La commission Moyen-Orient Palestine

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Football : Israël en accusation à l’UEFA


Publié le 26-09-2010

L’appartenance d’Israël à la Fédération européenne de football (UEFA) sera remise prochainement remise en cause, en raison du boycott du sport palestinien par l’occupant.

Cette prise de conscience résulte d’une entrevue entre le Président de l’UEFA, l’ex-star du football français Michel Platini, et le responsable de la Fédération palestinienne, Djibril Rajoub, rapporte le quotidien algérien l’Expression, relayé par la presse en Suisse, où siège l’UEFA.

Rajoub a tout simplement exposé à Platini en quoi l’universalité des valeurs sportives était un mot creux, quand il est question de la Palestine, et de la poigne de fer imposée par l’armée israélienne. L’UEFA réunit son comité exécutif, dont Israël est membre, le 4 octobre prochain à Minsk (Biélorussie, Bélarus)

A lire, ci-dessous, l’article de l’Expression

Michel Platini menace Israël “Leur présence en Europe n’aura pas lieu d’être” Le président de l’Union européenne des associations de football (UEFA), le Français Michel Platini a affirmé que les mesures israéliennes vis-à-vis du sport palestinien constituaient une violation des réglementations et lois internationales en vigueur susceptible de le pousser à reconsidérer la qualité de membre dont jouit Israël au sein de l’UEFA.

« Nous les avons acceptés en Europe et leur avons garanti les conditions d’adhésion, ils doivent respecter le message des lois et réglementations sportives internationales, faute de quoi leur présence en Europe n’aura pas lieu d’être », a-t-il martelé.

« Je vais peser de tout mon poids pour mettre un terme à la souffrance du joueur palestinien notamment au football et je présenterai cet état de fait au bureau exécutif lors de la prochaine réunion prévue en octobre 2010, d’autant qu’ Israël est membre du bureau exécutif », a déclaré M.Platini lors de sa rencontre avec M.Jibril Rajoub, président de la fédération palestinienne de football et président du comité olympique palestinien, au siège de l’UEFA à Nyon (Suisse).

Platini a insisté sur la nécessité de mettre Israël devant ses responsabilités, réaffirmant son rejet des compromis, car le joueur palestinien a les mêmes droits que les autres joueurs internationaux. « Israël n’a qu’un seul choix : laisser le sport palestinien se développer ou il doit assumer tout seul les conséquences de son attitude », a-t-il estimé.

L’entretien entre Jibril Rajoub et Platini a porté sur plusieurs points dont le sport palestinien, les mesures israéliennes et la consolidation des infrastructures sportives palestiniennes.

Il a été également question des pratiques israéliennes, notamment visant à isoler le joueur et le sport palestiniens, des restrictions qui leur sont imposées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Palestine et de l’interdiction d’entrée d’équipements sportifs dans les territoires palestiniens.

Israël avait interdit l’entrée d’aides pour favoriser le développement du sport en Palestine, octroyées en juillet 2009 par Platini et qui sont toujours bloquées au niveau des ports israéliens.

Platini a écouté un exposé détaillé sur la situation du sport palestinien, et a reçu un rapport des mains de M.Rajoub autour de cette question. Publié le 25 septembre 2010 Source : l’Expression

CAPJPO-EuroPalestine

Procès de Sakina à Bordeaux : le racisme était bien là, mais pas du côté de la prévenue…


Si la Cour d’Appel de Bordeaux a bénéficié vendredi de débats parfois très pointus au plan juridique, elle a aussi été le théâtre de méthodes carrément racistes, à l’encontre de la prévenue, Sakina Arnaud, poursuivie pour avoir apposé un autocollant « Boycott Apartheid Israël » sur une bouteille de jus de fruit censément « made in Israel ».
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Sakina avait été condamnée à 1.000 € d’amende au début de l’année, pour ce fameux autocollant, au nom de l’article 24 alinéa 8 de la loi sur la presse (dite « loi de 1881 ») réprimant « l’incitation à la haine raciale ». Jugement mis en appel par Sakina.

Le procès de Sakina Arnaud est l’un des tout premiers en France, sinon le premier, dans le cadre de l’alliance entre le gouvernement français et Israël pour tenter d’étouffer le vaste mouvement citoyen qui se développe dans le monde entier sous le sigle BDS (Boycott Désinvestissements Sanctions).

Les agitateurs du lobby israélien en France, comme l’inénarrable Sammy Ghozlan ou l’avocat extrémiste Goldnadel, se vantent ainsi d’avoir déposé à ce jour une centaine de plaintes contre des militants de la solidarité avec le peuple palestinien, la dernière en date étant particulièrement grotesque et odieuse, puisqu’elle vise notre ami Stéphane Hessel, 92 ans, ambassadeur de France et rescapé du camp de concentration nazi de Buchenwald.

Près d’une centaine de militants des droits du peuple palestinien, venus de Bordeaux et d’ailleurs, étaient présents dans la salle du tribunal pour faire savoir à qui de droit que Sakina, membre d’une section locale de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) n’était pas seule, et qu’ils étaient pleinement solidaires de son action.

Et Sakina en eut à certains moments besoin, de ce renfort. Non pas pour s’expliquer sur son comportement et ridiculiser les accusations de haine raciale, ce qu’elle fit facilement à la barre. Mais plutôt pour faire face à des attaques vicieuses émanant des avocats des parties civiles (Goldnadel, Markovic, Dahan).

Ces derniers, oublieux du fait qu’ils sont, eux aussi, issus d’une immigration en France récente, ont ainsi fait des tentatives répétées pour insinuer le doute sur l’identité même de Sakina, et la faire passer pour une faussaire. Née Khimoun, fille d’immigrants algériens, Sakina a en effet des papiers d’identité et d’état-civil comportant une série d’incohérences, fruit amer des erreurs d’écritures commises par une administration française historiquement laxiste avec ses citoyens de second rang. Des centaines de milliers, sinon des millions de Français issus de l’immigration sont régulièrement confrontés à des telles situations.

Au bout d’un certain temps, ulcérée d’entendre les Dahan et Markovic, ainsi que la procureure, refuser à Sakina jusqu’à son nom d’épouse (Arnaud), la salle fit entendre une saine colère, des cris de « raciste ! » fusant des travées du public. Touchée au vif, la procureure finit par comprendre, et s’adressera dorénavant à « Mme Sakina Arnaud », comme c’est tout simplement son nom.

M° Antoine Comte, l’un des deux avocats de Sakina avec M° Raymond Blet, discuta tout d’abord la légalité même de l’article de loi utilisé pour la mise en examen (article 24 alinéa 8 de la loi sur la presse) au regard de la Constitution et de son socle qu’est la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789. Une disposition législative récente permet en effet de poser au tribunal une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC), l’obligeant, s’il accepte le bienfondé de la requête, à transmettre la question à l’échelon supérieur de la magistrature, avant d’aborder l’affaire proprement dite (l’affaire Sakina). La présidente du tribunal a rejeté cette requête de transmission préalable, disant qu’elle y répondrait en même temps que sera rendu le jugement lui-même sur l’autocollant, le 22 octobre prochain. La défense pourra donc être amenée à former elle-même un pourvoi devant la Cour de Cassation.

Pour le reste, on retiendra de cette audience :

- le fait que Me Comte ait souligné que l’atmosphère était d’autant plus « lourde » à cette audience que les juges avaient reçu des consignes du gouvernement, et que leur indépendance était donc mise en cause

- le démontage pièce par pièce du jugement aberrant de première instance, par les deux avocats, Mes Raymond Blet et Antoine Comte : jugement où il était par exemple écrit que l’expression « Boycott Apartheid Israël » avait pour objet, rien que ça, d’instaurer l’apartheid en Israël ! ;

- le témoignage de la députée européenne Nicole Kiil-Nielsen, qui remit bien à sa place le provocateur Goldnadel. Ce dernier s’était avisé de chercher des noises à Nicole à propos du désormais célèbre T-Shirt de couleur verte « Palestine Vivra ! Boycott Israël ». Nicole Kiil-Nielsen lui répondit qu’en matière de T-Shirts, alors oui, elle en avait bien vu, pour sa part, des spécimens incitant à la haine et au meurtre raciste : ceux dont raffole la soldatesque israélienne, en vente dans les boutiques branchées de Tel-Aviv, où l’on voit une femme palestinienne et son bébé transpercés par un tir sous le titre « Une balle, deux Palestiniens éliminés ».

- le témoignage de Maurice Rajsfus, rescapé du génocide dont les parents ont été assassinés à Auschwitz. Ecrivain, historien de la participation de l’Etat français au génocide des Juifs et aussi des crimes coloniaux de la France, Président de l’Observatoire des Libertés Publiques, Rajsfus insista notamment sur la fraude qui consiste, pour les avocats du terrorisme israélien, à exploiter la mémoire du génocide au service de leur sale besogne.

- Un mot enfin sur Gilles-William Goldnadel, partie civile au procès de Sakina pour son association Avocats Sans Frontières, l’une des casquettes qu’il cumule avec celles de Président de l’association France-Israël et de membre de la direction du CRIF. Goldnadel y alla de son traditionnel éructation sur l’antisémitisme des « islamo-gauchistes » dans cette salle, mais quand il aborda le thème de la « violence », Antoine Comte lui rappela qu’en matière de violence, Goldnadel ferait bien d’être plus discret, lui, le défenseur des fascistes du Bétar et de la LDJ, auteurs de multiples agressions, dont celle de la Librairie Résistances à Paris en juillet 2009, où des milliers de livres furent systématiquement détruits. Penaud, Goldnadel retourna s’asseoir.

CAPJPO-EuroPalestine

Compte-rendu de Sud-Ouest

Par florence moreau

« Boycott apartheid Israël » : La cour pour tribune Audience surchauffée, hier, devant la cour d’appel, pour le procès de Saquina Arnaud, jugée pour provocation à la discrimination nationale et raciale.

Saquina Arnaud avait apposé un autocollant, sur une bouteille de jus d’orange, sur lequel on pouvait lire : « Boycott apartheid Israël ». photo laurent theillet Partager

D’emblée, c’est la foire d’empoigne verbale. Le chahut d’une cour de récréation plus que la solennité d’une cour d’appel. C’est à qui parlera le plus fort. Le plus longtemps. Le dernier. L’audience est tendue.

Saquina Arnaud, quadragénaire mérignacaise était jugée hier par la cour d’appel de Bordeaux pour « provocation à la discrimination nationale, raciale, religieuse par parole, image ou écrit ». Une prévention « injuriante » qui heurte cette militante de longue date pour la Ligue des droits de l’homme.

En février dernier, le tribunal correctionnel de Bordeaux l’avait pourtant reconnue coupable et condamnée à 1 000 euros d’amende. Elle avait fait appel. Hier, elle était épaulée par un solide et fidèle comité de soutien.

Appel au boycott

Le 30 mai 2009, Saquina Arnaud avait été interpellée dans l’hypermarché Carrefour de Mérignac après avoir apposé un autocollant sur une bouteille de jus d’orange. Sur le sticker, on pouvait lire « Boycott apartheid Israël » et voir une tâche de sang sur un mur en codes-barres.

La salle est surchauffée, bondée. Mais patiente. La présidente prévient : elle veut en avoir terminé trois heures plus tard. Grognements de toutes les parties, frustrées que leur temps soit ainsi minuté. Mais durant toute l’audience, les avocats donnent de la voix, s’apostrophent, rivalisent de leçons de procédure. Des joutes verbales plus ou moins appréciées. Même la menace de suspension lancée à plusieurs reprises par la présidente reste sans effet.

Les avocats de la défense, Mes Raymond Blet et Antoine Comte soulèvent une question prioritaire de constitutionnalité – et non de « culpabilité » comme le dira Me Comte dans un lapsus.

L’avocate générale, Martine Cazaban, traduit pour le commun des justiciables. « L’article visé par les poursuites ne serait pas conforme à la légalité et porterait atteinte à la liberté d’expression ». En face, la partie civile ne veut pas de renvoi « sous couvert d’inconstitutionnalité ». La salle baille, décroche. La cour passe au fond du dossier. « Pour mieux faire son opinion ». « Mais cela vide de son sens la priorité accordée à la QPC », se lamente Me Comte.

« Je conteste avoir appelé à la discrimination », se défend Saquina Arnaud. « Les produits ne peuvent être assimilés à des personnes ».

Et la salle d’audience se transforme en tribune politique. D’un ton revendicatif, dans le registre militant, elle explique en quoi, pour elle, le jus d’orange en question est en fait produit sur les territoires occupés par Israël. Des témoins viennent de loin pour appuyer son discours. Comme la députée européenne de l’Ouest, Nicole Kiil-Nielson qui fait valoir que « le citoyen qui veut consommer de façon éthique, doit pouvoir y voir clair en matière de traçabilité ». Pris à témoin, le public se manifeste. Applaudit, hue, siffle, montre sa désapprobation. Me Jean-Claude Dahan propose son aide à la présidente pour faire respecter la police de l’audience. La cour a mis sa décision en délibéré. »

le 25-09-2010

Source : http://www.europalestine.com/spip.p…

Appel de l’UJFP : NOUS BOYCOTTONS ET NOUS CONTINUERONS A BOYCOTTER ISRAEL


TANT QUE CET ETAT NE SE CONFORMERA PAS AU DROIT INTERNATIONAL !
Parce que nous sommes une association juive attachée à la justice et aux droits des peuples,

Parce que les valeurs juives dont nous nous réclamons se sont nourries de la résistance aux fascismes et à toutes les oppressions racistes, nous combattons les crimes, les répressions et l’épuration ethnique pratiqués en notre nom à Gaza, en Cisjordanie, notamment à Jérusalem, contre les Palestiniens réfugiés et contre ceux vivant en Israël ,

parce que l’Etat d’Israël poursuit sans relâche et en toute impunité la dépossession la colonisation, l’occupation et la répression du peuple palestinien ,

Nous répondons à l’appel de la société civile palestinienne et participons à la Campagne BDS, pour le Boycott, le Désinvestissement et des Sanctions contre le régime colonial et d’apartheid israélien jusqu’à ce que les droits du peuple palestinien soient reconnus et mis en ouvre.

Cette campagne, à l’image de la campagne qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud se développe à travers le monde. et de nombreux Etats s’y impliquent, refusant l’impunité d’Israël et la caution de ses crimes de guerre. Elle commence à inquiéter les autorités sionistes et leurs alliés, dont le gouvernement français actuel.

Nous sommes indignés par le chantage à l’antisémitisme et l’instrumentalisation de la mémoire collective du génocide nazi par des officines courroies de transmission d’Israël en France, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), le BNVCA (Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme),Avocats sans frontières, la Chambre de commerce France Israël… Nous sommes indignés que ce chantage et cette instrumentalisation soient repris au plus haut niveau de l’Etat, en lien direct avec l’ambassade d’Israël*, pour criminaliser des citoyens responsables qui s’engagent pacifiquement et légitimement pour le seul respect du droit.

Aujourd’hui, avec le soutien explicite de plusieurs membres du gouvernement Fillon, sur commande de l’ambassade d’Israël et du ministère de la justice , le Parquet et ces officines intentent dans plusieurs villes – notamment Bordeaux, Perpignan, Mulhouse, Paris et Pontoise- des procès contre des militants participant à la campagne BDS pour « incitation à la haine raciale ».
Ceux qui pratiquent l’incitation à la haine raciale, et qui sont hors la loi aujourd’hui, sont ceux qui garantissent l’impunité d’Israël quoiqu’il fasse, cautionnent les crimes de guerre, laissant la loi du plus fort s’appliquer contre des populations civiles en violation de leurs engagements et de toutes les normes impératives du Droit International.

C’est pourquoi nous sommes solidaires de tous les militants mis en examen.

Notre combat en tant qu’association juive n’est pas isolé, comme voudraient le faire croire certains organismes juifs «officiels»: de plus en plus de Juifs à travers le monde, y compris en Israël, ont rejoint la campagne BDS.

Aujourd’hui, pour la survie du peuple palestinien et pour l’avenir des droits des peuples, participer à la campagne « BDS » est non seulement un droit, mais aussi un devoir. C’est pourquoi nous continuons et continuerons BDS, avec tous les citoyens épris de justice.

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Boycott : la contre-offensive d’Israël et de ses amis


Cet article remonte à février 2010, mais il est d’actualité en raison des procès anti bds en cours

« Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet. A cet égard, je salue la détermination du parquet dans l’affaire de l’individu qui avait appelé au boycott de produits israéliens par voie d’affichettes dans un centre commercial de Mérignac (1) . » Ainsi s’exprime Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre de la justice et garde des sceaux, le 18 février, dans son discours au dîner de l’antenne bordelaise du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

L’« individu » qu’elle évoque s’appelle Sakina Arnaud. Membre de la Ligue des droits de l’homme, elle participe à la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction (BDS) dans sa région. Lui reprochant d’avoir apposé des autocollants sur des produits provenant de colonies israéliennes de Cisjordanie, le grand magasin Carrefour de Mérignac porte plainte contre elle pour « dégradation légère ». Le parquet requalifie toutefois la plainte en « incitation à la discrimination raciale, nationale et religieuse ». Sur cette nouvelle base, le tribunal de Bordeaux la condamne, le 13 février, à une amende pénale de 1 000 euros, plus 1 euro de dommages et intérêts pour les parties civiles (l’association Avocats sans frontières de Gilles-Wiliam Goldnadel, qui vient d’être élu à la direction du Conseil représentatif des institutions juives de France, et la Chambre de commerce France-Israël) et 500 euros de frais de justice. Carrefour, en revanche, est débouté !

Que les autorités françaises aient voulu faire un exemple, nul n’en doute. Mais il y a fort à parier qu’elles n’en resteront pas là. D’ores et déjà, des militants d’autres villes sont convoqués au commissariat ou la Préfecture pour avoir participé à telle ou telle action BDS. Pourtant, le 20 mai 2009, dans une réponse au député Eric Raoult à l’Assemblée nationale, Mme Michèle Alliot-Marie assurait : « Depuis le début du conflit israélo-palestinien au mois de décembre 2008, plusieurs associations de défense de la cause palestinienne sont intervenues dans des grandes surfaces en appelant au boycott des produits en provenance d’Israël ou de pays supposés apporter une aide à ce pays (…). Ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher. » (2)

Le mouvement de solidarité aurait-il, entre-temps, changé d’orientation et de méthodes, pour s’en prendre aux produits, magasins et restaurants juifs observants ? Le ministère de l’intérieur n’a signalé aucune action de ce type. Et pour cause : l’antisémitisme et le racisme ont toujours été radicalement étrangers au mouvement français de solidarité avec la Palestine. Comment une ministre d’Etat peut-elle se contredire avec autant d’aplomb, pour proférer une contre-vérité reprise à son compte par le premier ministre lui-même (3) ? Et pourquoi cette tentative soudaine pour intimider et discréditer ceux qui dénoncent l’impunité d’Israël ?

La réponse se trouve peut-être dans cet aveu récent de Daniel Shek, l’ambassadeur d’Israël en France : « Nous encourageons des organisations à porter plainte contre les organisateurs du boycott. Nous conduisons des activités politiques à l’ambassade en liaison directe avec des ministres, des organisations, des étudiants et des consommateurs, qui se réveillent (4) ». Etrangement, cette intervention directe dans les affaires intérieures françaises n’a entraîné aucune réaction du Quai d’Orsay. On imagine comment ce dernier aurait réagi si la Déléguée générale de Palestine en France s’était targuée publiquement de se concerter avec des membres du gouvernement et des associations afin d’organiser le dépôt de plaintes contre l’importation en fraude de produits des colonies de Cisjordanie sous l’appellation frauduleuse made in Israël…

Mais l’ingérence de M. Daniel Shek trahit surtout l’affolement des dirigeants israéliens devant leur isolement croisant, avec l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies du rapport Goldstone (novembre 2009) et la ferme prise de position du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne sur Jérusalem (décembre), sans oublier le Dubaïgate (février 2010). Alors que la complicité de la « communauté internationale » conditionne plus que jamais la possibilité pour Israël de poursuivre sa politique anti-palestinienne, cette « série noire » a de quoi inquiéter MM. Benyamin Netanyahou, Avidgor Lieberman et Ehoud Barak.

D’autant qu’une partie de l’opinion, choquée par le massacre de Gaza et lasse de l’impunité d’Israël, entre à son tour dans l’arène, pour faire pression sur les responsables économiques et politiques. Avec de premiers succès. Les gouvernements britannique et irlandais exigent d’Israël qu’il étiquette les produits des colonies. Veolia, à qui son implication dans le tramway de Jérusalem a fait perdre des marchés juteux, envisage de s’en retirer. La banque Dexia cesse de prêter aux colonies (sauf celles de Jérusalem). Le puissant Fonds souverain norvégien désinvestit d’une société chargée de l’électronique du mur. Le Fonds de pension danois PKA et la Danske Bank boycottent la colonisation. Sans parler des « petites victoires » remportées à la base : Nouvelles Frontières modifiant son site et son catalogue, Soda-Club écarté de la Fête des vendanges à Montmartre, etc.

La contre-offensive juridique coordonnée par l’ambassade d’Israël avec des associations pro-israéliennes et l’appui des autorités françaises peut de surcroît se heurter à une contradiction juridique. Si le boycott d’Israël et de sa production en tant que tel tombe notamment sous le coup des articles 225-1 et 225-2 du Code pénal et de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881, en revanche aucune loi ne réprime celui des produits de la colonisation israélienne. Au contraire, ces derniers sont directement visés par plusieurs textes européens et français :

– l’Accord d’association Union européenne-Israël, qui, par son article 83, exclut les produits des colonies des avantages fiscaux dont jouissent ceux « du territoire israélien ». Autrement dit, ils doivent acquitter des taxes qu’ils fraudent en se présentant comme produits d’Israël. Dans son avis en date du 29 octobre 2009, l’avocat général de la Cour européenne de justice, précise que « le régime préférentiel en vertu de l’accord CEE-Israël ne peut être appliqué à un produit originaire de Cisjordanie et, plus généralement, des territoires occupés » ;

– le Code français du commerce, qui interdit la falsification des « règles d’origine » des produits (et donc la mention « made in Israël » au lieu de « made in Palestine » ou « made in Westbank », etc.) ;

– la Directive européenne 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2005 « relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs ». Cette directive est relayée dans le droit français par les articles L 121-1 et suivants du code de la consommation qui prévoient et répriment les pratiques commerciales trompeuses créant une confusion ou reposant sur des allégations ou présentations fausses ou de nature à induire le consommateur en erreur.

Si la campagne BDS choisit de se concentrer sur les productions des colonies (5), elle peut donc s’appuyer sur la loi et porter ainsi un coup d’arrêt sérieux à la contre-offensive concoctée par Daniel Shek. A moins que Mme Alliot-Marie, qualifie le législateur (européen et français) d’« antisémite » et le poursuive comme tel…
Dominique Vidal

(1) « Michèle Alliot-Marie : “Ma présence parmi vous ce soir est l’occasion de réaffirmer la place de la communauté juive au sein de notre Nation” », crif.org.

(2) Séance unique du mercredi 20 mai 2009, Assemblée nationale.

(3) Au dernier dîner du CRIF, le 4 février 2010, M. François Fillon dénonçait les « scandaleux mouvements de boycott des produits casher ou israéliens ».

(4) The Marker, Tel-Aviv, 27 janvier 2010.

(5) Omar Barghouti, qui fut à l’initiative de la campagne et la coordonne du côté palestinien, précise dans un texte très récent : « La direction palestinienne collective du BDS a toujours pensé que les personnes et organisations de conscience qui soutiennent les droits humains connaissent le mieux leurs situations respectives et sont les plus capables de décider des moyens et des rythmes appropriés pour construire le mouvement BDS dans leur environnement. Quelquefois, viser tactiquement des produits faits seulement dans les colonies peut-être le meilleur moyen pour faire progresser une campagne » (« Boycott “Ariel” and the Rest ! All Israeli Academic Institutions are Complicit in Occupation and Apartheid », Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel).

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