BDS TOUR : Venez avec nous !


Publié le 4-05-2010

La Palestine sera en campagne en France, du 10 au 25 juillet prochain : plage, campagne, montagne, des vacances intelligentes et drôles.

Une grande aventure inédite se prépare pour cet été.

A partir du 10 juillet prochain, nous allons sillonner les routes de France et faire étape dans 16 villes, pour sensibiliser la population à la situation en Palestine, au blocus de Gaza, à la colonisation galopante, et à la nécessité d’une réaction citoyenne face à ces violations du droit international qui nous concernent tous, car leur impunité remet en cause les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité auxquelles nous sommes attachés.

En compagnie de défenseurs de la cause palestinienne britanniques, belges, italiens et espagnols —dont bon nombre étaient avec nous pendant la Marche Pour Gaza qui a été bloquée au Caire—, nous allons passer deux semaines qui seront riches de rencontres, de spectacles, d’animations, de surprises, et d’humour !

Pique-niques, jeux de plages, spectacles de rue, inspections et contrôle de la traçabilité des produits vendus dans le commerce, projections de films et débats… nous vous proposons d’être de la partie.

Le tout en compagnie du groupe HADJA, avec Hacène KHALIFA (violon, contrebasse, guitare et accordéon).

Si vous souhaitez nous rejoindre à différentes étapes, merci de nous contacter rapidement à info@europalestine.com

Merci également à tous les militants et sympathisants de la cause palestinienne, qui vivent dans les régions que nous allons traverser, de l’aide qu’ils nous apportent, afin de préparer ces étapes, et d’en faire ensemble des moments inoubliables.

Calendrier du BDS TOUR :

– Samedi 10 juillet : Evreux (Haute-Normandie)
– Dimanche 11 juillet : Ouistreham (Côte de Nacre)
– Lundi 12 juillet : Caen (Basse Normandie)
– Mardi 13 juillet : Saint-Malo (Bretagne)
– Mercredi 14 Juillet : Vannes (Bretagne)
– Jeudi 15 juillet : Noirmoutier (Pays de la Loire)
– Vendredi 16 juillet : Plages de la côte vendéenne : St Jean de Mont, St Gilles Croix de Vie (Pays de la Loire)
– Samedi 17 juillet : Sables d’Olonne (Vendée – Pays de la Loire)
– Dimanche 18 juillet : La Rochelle (Poitou-Charentes)
– Lundi 19 juillet : Libourne (Aquitaine)
– Mardi 20 juillet : Perigueux (Dordogne)
– Mercredi 21 juillet : Figeac (Midi-Pyrénées)
– Jeudi 22 juillet : Albi (Midi-Pyrénées)
– Vendredi 23 juillet : Sète (Languedoc-Roussillon)
– Samedi 24 juillet : Nîmes (Languedoc-Roussillon)
– Dimanche 25 juillet : Avignon (Provence-Alpes-Côte d’Azur)

(Les villes indiquées sont essentiellement des points de repère. Des animations et rencontres peuvent être organisées dans les villes avoisinantes)

CAPJPO-EuroPalestine

Campagne BDS : Boycott D’Israël Destination Touristique


86ème Conférence Du Comité Tourisme de L’OCDE A Jérusalem en Récompense Des Crimes De Guerre Israéliens

Non contente d’avoir récompensé le régime criminel de Tel Aviv en l’acceptant parmi ses membres, l’OCDE a décidé d’organiser la 86ème conférence de son Comité Tourisme en Octobre à Jérusalem alors que pendant des décennies cette conférence s’est tenue à Paris. Y participeront notamment les hauts responsables du Comité tourisme de l’OCDE.

La semaine dernière le directeur général au sein du ministère du tourisme israélien, Noaz Bar-Nir, a participé à la réunion du Comité Tourisme de l’OCDE et présenté les préparatifs israéliens pour l’accueil de cette 86 ème conférence de l’OCDE qui se tiendra le 20 Octobre à Jérusalem pendant trois jours.

Ensuite, une rencontre des ministres du tourisme des membres de l’OCDE sera organisée par le ministre du tourisme d’Israël, Stas Misezhnikov, qui fait partie du parti d’extrême droite de Lieberman, Israël Beitenou. Quelques 50 ministres du tourisme et représentants des ministères des pays membres de l’OCDE de même que d’autres pays seront invités à la conférence.

Des personnalités connues du monde du tourisme et de l’industrie touristique participeront à cette conférence portant sur le développement du tourisme vert.

En effet, le programme de cette 86ème conférence du Comité Tourisme de l’OCDE est cette année centré sur le développement et la promotion d’une politique touristique verte comme moyen de développement économique.

L’OCDE ne manque vraiment pas de cynisme d’organiser sa conférence sur cette thématique dans un pays qui n’hésite pas à polluer les territoires occupés palestiniens de ses déchets y compris radioactifs, qui a contaminé la Bande de Gaza par des bombardements au phosphore blanc et surtout avec des armes à l’Uranium Appauvri extrêmement toxique non seulement pour les humains mais aussi pour l’environnement.

Bien sûr, les responsables israéliens se félicitent de cette importante publicité gratuite faite par l’OCDE à Israël comme destination touristique et pensent que la décision de tenir cette conférence en Israël et plus particulièrement à Jérusalem montre que l’OCDE fait confiance à l’industrie touristique israélienne et son potentiel de développement économique.

Appel à boycott d’Israël comme destination touristique.

Dans le cadre de la campagne BDS il est nécessaire d’inclure le boycott d’Israël comme destination touristique et notamment agir auprès des organisations et associations chrétiennes qui chaque année envoient en Israël des milliers de pèlerins soutenant ainsi directement l’occupation colonisation de même que le blocus de Gaza et autres crimes de guerre israéliens.

Ce n’est pas moralement possible d’y aller en pèlerinage alors que les lieux saints tels Jérusalem et Bethlehem sont occupés et que les Palestiniens vivent dans des ghettos derrière un mur géant y compris ceux de Bethlehem.

Comment peut-on honnêtement et sérieusement prêcher la paix en aidant économiquement l’occupant et criminel de guerre israélien ?

Boycott d’Israël destination/produit touristique.

PS :

Slogan de l’OCDE sur son site :

« Pour une économie mondiale plus forte plus propre plus juste »

FGTB Centrale générale


Le travail décent est impossible sous occupation militaire 

Le 31 mai 2010, l’armée israélienne a attaqué un convoi acheminant 10.000 tonnes d’aide humanitaire vers la Bande de Gaza. Parmi les activistes, non-armés, au moins 10 personnes ont été tuées et 30 autres blessées !

La FGTB est profondément choquée et indignée. Elle déplore ces victimes et demande aux responsables politiques de notre pays et de l’UE de condamner clairement et d’agir en conséquence. Le blocage de la Bande de Gaza a déjà fait trop de victimes parmi la population civile et l’action dans les eaux internationales par Israël remet totalement en question le processus de paix.

Le droit du peuple palestinien à disposer d’un état indépendant est bafoué depuis plus de 60 ans.

La population palestinienne et les travailleurs en particulier sont victimes, de la part de L’Etat israélien, de discriminations, d’exploitation au travail, d’entraves à la libre circulation et de violation de la législation du travail. L’Etat israélien impose au peuple palestinien une politique d’Apartheid semblable à celle appliquée en Afrique du Sud.

À cela il faut ajouter la situation de la population dans la bande de Gaza qui souffre encore et toujours de l’offensive israélienne de décembre 2008 qui a entrainé la mort de 1.450 personnes lors de la démolition massive d’infrastructures. Plus d’une année s’est écoulée depuis lors et Israël met tout en œuvre pour empêcher la reconstruction de Gaza.

Dans de telles circonstances, un développement économique, politique et social n’est pas réalisable. Développer un mouvement syndical est impossible dans une économie de survie.

Face a cette situation, le Congrès appelle les responsables politiques et syndicaux, belges et européens, à défendre les points suivants :

la relance des négociations entre israéliens et palestiniens avec pour objectifs la
création – aux côtés de l’Etat israélien – d’un Etat palestinien viable, continu et indépendant dans les « frontières » de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale dans le respect du droit international et des résolutions des Nations Unies

le démantèlement des colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est

le démantèlement du Mur de l’Apartheid

le retrait des territoires occupés depuis 1967

la fin de l’agression militaire israélienne et du blocus de la bande de Gaza

respect du droit au retour pour les réfugiés selon résolution 194 de l’AG des Nations Unies.

Le Congrès demande à la FGTB d’exiger du syndicat israélien Histradrut de se distancier clairement de la politique menée par le gouvernement Israélien, faute de quoi cela devrait entrainer sa mise à l’écart de la CSI, pour non respect des règles de la déontologie syndicale, aussi longtemps qu’ils ne se distancient pas de la politique israélienne.

Elle demande également que soit poursuivie la politique de construction de solidarités avec la PGFTU.

Le Congrès demande aux responsables politiques :

L’arrêt de tout de commerce d’armes avec Israël pour l’ensemble des producteurs dans le monde

L’arrêt de l’importation de biens produits dans les colonies en territoires occupés

L’arrêt des campagnes de soutien et coopération économique avec Israël

La FGTB doit s’engager pendant la présidence Belge de l’Union Européenne du 1e juillet 2010 au 31 décembre 2010 à mettre sous pression l’Etat Belge pour établir une résolution européenne qui s’inscrit dans les lignes définies ci-dessus.

Israël commence à s’inquiéter du boycott économique palestinien


05/07/2010

Reportage : « Le boycott, c’est du terrorisme économique ! » fulmine Avi Elkayam, un homme d’affaires israélien qui dirige l’Association des industriels de Mishor Adoumim, une colonie juive de Cisjordanie. Même s’il reconnaît que ce boycott « n’a qu’un impact minime » sur les affaires, M. Elkayam s’inquiète pour l’avenir.

Avec l’ambition de préparer l’avènement d’un État indépendant, l’Autorité palestinienne organise un boycottage des produits provenant des 120 implantations juives de Cisjordanie occupée, une décision qui a l’assentiment de la « rue palestinienne ». L’Autorité envisage aussi de sanctionner les Palestiniens qui continueraient d’aller travailler dans les colonies après le 1er janvier prochain, une mesure beaucoup moins populaire.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fustigé l’appel au boycott de l’Autorité palestinienne, jugeant que « malgré nos efforts pour développer une paix économique, les Palestiniens prennent des décisions qui vont à l’encontre avant tout de leurs intérêts ». Avec ses 300 industries, la zone industrielle de Mishor Adoumim fournit plus de 3 000 emplois aux Palestiniens de la région sur les 22 000 travaillant dans des entreprises israéliennes en Cisjordanie.

Avi Elkayam, 35 ans, dirige une société de confiserie avec un chiffre d’affaires d’un million de shekels (200 000 euros), dont 5 % proviennent des territoires palestiniens. « Nous savons comment contourner ce boycottage, en changeant les étiquettes sur nos produits, par exemple », explique-t-il, assurant qu’aucune entreprise de Mishor Adoumim n’a fermé à cause de l’embargo palestinien.

Mais quand on évoque l’assèchement de la main-d’œuvre palestinienne, il s’emporte : « Depuis 20 ans, nous sommes ensemble ici, Palestiniens et Israéliens, pourquoi vouloir tenter de briser cette coexistence ? Nous sommes un exemple pour la paix et personne ne le comprend ! » s’insurge-t-il. Une responsable de l’entreprise voisine, qui préfère garder l’anonymat, ne cache pas ses craintes. Elle vend ses produits dans le monde entier, parfois avec des étiquettes affichant une autre provenance que celle de son usine de Cisjordanie afin de contourner les campagnes internationales de boycott. Les colonies sont considérées comme illégales par la communauté internationale. Plus de 200 Palestiniens, en majorité de Jéricho, se rendent chaque matin dans cette usine. « Nous dépendons de ces Palestiniens pour la fabrication de nos produits et ils dépendent de nous pour nourrir leurs familles », précise-t-elle.

Au supermarché Rami Lévy, dans la colonie du Gush Etzion, près de Bethléem, troisième magasin de cette chaîne installé en Cisjordanie, les clients palestiniens côtoient les Israéliens, en majorité des colons venus des implantations voisines. Pour Salamat, un directeur d’école palestinien de Bethléem, qui vient pour la première fois dans ce magasin faire ses courses, Salam « Fayyad (le Premier ministre palestinien) peut dire ce qu’il veut. Il devrait plutôt venir faire ses courses ici ». Le directeur du supermarché, Ovadia Lévy, dont plus de la moitié des 110 employés sont des Palestiniens, est confiant : « Ils continueront d’acheter chez nous car les prix sont attractifs, il y a un plus grand choix de produits que chez eux », assure-t-il. Il est convaincu que les premières victimes du boycottage seront les Palestiniens eux-mêmes. « Ils ont besoin de nourrir leurs enfants, l’Autorité palestinienne ne leur offre aucune alternative », souligne-t-il.

C’est ce que pense Moussa Johar, un Palestinien de 55 ans, habitant d’un village voisin, qui déclare : « Personne ne va me dire comment je vais gagner ma vie. » « Nous ne faisons pas de politique, nous voulons continuer à pouvoir ramener de l’argent à la maison et ce n’est pas l’Autorité palestinienne qui va me nourrir », argue cet ouvrier du BTP.

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%89conomie/article/663380/_Israel_commence_a_s%27inquieter_du_boycott_economique_palestinien.html

Des intellectuels israéliens appellent au boycott d’Israël


Un groupe d’intellectuels juifs israéliens a œuvré à élargir la campagne mondiale de boycott d’Israël, en vue de l’amener à changer sa politique envers les Palestiniens, à arrêter toutes les formes d’oppression et de persécution à leur encontre, et à conclure la paix avec eux.

Matan Cohen, chef de file de la campagne mondiale de boycott des universités israéliennes, a déclaré « qu’il existe près de 100 organisations dans le monde qu’il a réussies, avec ses compagnons, à mobiliser afin de boycotter les universités israéliennes ». Cette campagne rencontre un franc succès particulièrement aux Etats-Unis.

Pour Matan Cohen, « les crimes de guerre commis par les gouvernements israéliens contre les Palestiniens nécessitent une forte dissuasion de par le monde, et il n’y a pas mieux qu’une action israélienne déclarée pour les combattre ». Et de poursuivre : « le ministre israélien qui contribue aux crimes de guerre est illégitime. Et l’université qui entretient des relations normales avec Israël est, elle aussi, illégitime ».

Un autre groupe d’intellectuels israéliens agit à travers Internet pour convaincre des groupes musicaux occidentaux de ne pas se produire dans des concerts en Israël. Au cours des dernières semaines, trois groupes ont été persuadés d’y annuler leurs présentations. Un maître de conférences de mathématiques, et l’un des instigateurs de la campagne, a souligné : « nous nous sommes adressés à ces groupes à travers Facebook, en nous présentant comme des militants des droits de l’Homme en Israël ; nous les avons interrogés, comment ils acceptent de venir chanter en Israël à l’heure où l’armée israélienne commet des crimes contre les Palestiniens, et ceux qui les soutiennent ».

Un autre professeur israélien de mathématiques, membre de cette campagne, a souligné « qu’Israël a prouvé qu’il se plie facilement aux pressions internationales. C’est pour cela, qu’on essaie de mobiliser le monde contre les crimes israéliens jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent, et nous avons , pour ce faire, des soutiens de par le monde ». Selon les membres de la campagne, « il y a des actions qui sont menées, sans être ébruitées dans les médias, comme celle des hommes d’affaires israéliens ou d’hommes politiques qui ont fait l’objet d’un traitement humiliant à l’étranger, ou le boycott des marchandises des colonies qui a commencé en Israël, et s’est répandu, a posteriori, en Europe ».

Un Juif britannique, professeur de son état, a suscité un grand bruit en Israël, à travers des actions analogues. Interrogé sur ses actions à travers lesquelles il cherche à prouver qu’Israël a commis des crimes de guerre pendant la dernière guerre contre Gaza, il a répondu , »qu’il s’agit là d’une forme de défense d’Israël qu’il aime », en ajoutant : « moi, je veux sauver Israël de ses dirigeants. Ces derniers montrent Israël comme un Etat de guerre qui ne connaît pas la morale, ni les valeurs. Un Etat qui nuit à ses voisins et est responsable d’effusions de sang. Ces caractéristiques ont accompagné par le passé le régime d’apartheid jusqu’à sa chute. Israël ne changera pas sa politique, sauf s’il constate que le monde entier se dresse contre lui, et est prêt à lui faire subir des pressions économiques ».

Et de poursuivre : « Si l’on est rassuré que cette action n’inspire pas inquiétude, et qu’elle ne concerne que quelques centaines d’individus, notre assurance n’est pas à sa place. Le boycott d’Israël prend une ampleur inquiétante. Soit, vous sortez dans la rue contre le gouvernement pour en préparer la chute, soit vous supportez les conséquences de la politique de boycott ».

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/des-intellectuels-israeliens-appellent-au-boycott-disrael/id-menu-957.html

Le Parlement européen : « Le phénomène de boycott contre Israël gagne en dynamique »


Le monde entier est-il contre nous ?

Les dirigeants de EFI (European Friends of Israel – les Amis européens d’Israël), le lobby européen en faveur d’Israël et de son économie, ont mis en garde hier contre la détérioration d’un climat politique en Europe à l’encontre Israël, et une montée du phénomène de boycotts des produits et du monde des affaires israéliens à travers l’Europe.

Ils insistent sur l’existence d’un phénomène croissant de financements d’investissements européens qui se retirent des entreprises israéliennes, les raisons invoquées étant « l’éthique des affaires ».

Ronny Bruckner, leader de ce lobby qui comprend des membres du Parlement de l’Union européenne et des hommes d’affaires européens de premier plan, a demandé hier au président Shimon Peres d’utiliser sa réputation internationale exceptionnelle et d’intervenir devant le Parlement européen. Bruckner a également demandé au président d’intensifier son activité en direction des institutions de l’UE et d’investir dans les petits Etats européens qui ont récemment rejoint l’UE.

Selon Bruckner, le développement important de la population arabe dans les grands pays européens peut pousser les organismes musulmans à se joindre aux coalitions radicales et au boycott des produits venant d’Israël, et pas seulement des produits venant de l’est de la Ligne verte. Il indique que les militants se sont déjà mis à harceler des hommes d’affaires et que, récemment, des entreprises qui se lancent dans des relations commerciales avec des entreprises israéliennes ont reçu des menaces.

Les principaux dirigeants d’EFI ont dit au président Shimon Peres qu’un mouvement s’amplifie où de plus en plus de fonds d’investissements européens annoncent leur retrait de sociétés israéliennes, avançant comme raison, « l’éthique des affaires ». Et d’après ces dirigeants, il y a à craindre que ce phénomène ne prenne encore plus d’ampleur.

Michelle Gorari, directeur général d’EFI, a dit à Asakim que le boycott économique d’Israël s’accélérait en Europe en raison des dernières évolutions politiques. Il croit que suite à des pressions croissantes, le boycott des exportations israéliennes affecte quelque 30% de ces exportations vers l’Europe. Il y a une tendance dangereuse à vouloir imposer une interdiction totale de vente des produits israéliens sur certains marchés européens.

Goari souligne que le lobby proisraélien a réussi à contrecarrer un courant qui émergeait et qui montrait que le Parlement européen envisageait de ne pas ratifier un nouvel accord dans le domaine aéronautique entre Israël et l’UE. EFI a multiplié les efforts pour obtenir un soutien à Israël, et l’accord a finalement été approuvé par une majorité de 465 voix contre 65. EFI se demande actuellement si c’est le bon moment pour solliciter du Parlement européen son approbation à un accord sur l’harmonisation des normes entre Israël et l’UE, car il est à craindre, étant donné l’atmosphère anti-Israël actuelle, qu’il soit difficile d’atteindre une majorité pour l’obtenir.

29 juin 2010 – Coteret – traduction : JPP
http://coteret.com/2010/06/29/maariv-meps-warn-peres-of-gathering-boycott-momentum/

Lettre ouverte à Jean-Luc Dehaene concernant Dexia Israël


La plate-forme répond à la lettre de Jean-Luc Dehaene suite à l’assemblée générale de Dexia du 12 mai 2010.

Le mercredi 12 mai 2010 environs 25 actionnaires ont posé des questions pertinentes durant l’assemblée générale de Dexia à Bruxelles. Après l’AG le président Jean-Luc Dehaene, irrité dépêche Pierre Mariani pour faire toute la clarté, dixit De Tijd.

La réponse de Dexia, en annexe, s’est fait attendre jusqu’au début juin, mais ne satisfait pas l’attente de la plate-forme.

La lettre d’Intal :

Cher Monsieur Dehaene,

Nous vous remercions pour votre lettre en réponse aux questions que nous avions posées lors de l’Assemblée Générale de Dexia le 12 mai dernier. Bien que votre lettre ne réponde que partiellement à nos questions, nous tenons à y réagir. On ne peut laisser sans réponse une lettre d’un ancien Premier Ministre, d’un Parlementaire européen et du Président de Dexia.

Je prends la liberté d’en venir immédiatement au cœur du problème. Vous niez que nos documents prouvent que Dexia a à nouveau consenti des prêts aux colonies en territoire palestinien occupé.
N’entrons pas dans une discussion technique. Les documents montrent de toute façon que Dexia Israël reste un intermédiaire pour le financement des colonies et reste donc toujours concernée par leur construction. Par son soutien actif à sa filiale israélienne, Dexia rend l’occupation possible. Comment une banque belge peut-elle justifier de telles pratiques auprès de ses actionnaires? Et surtout maintenant que le gouvernement israélien est intervenu d’une façon brutale à l’encontre d’un convoi humanitaire et que par ailleurs il continue à démolir des maisons palestiniennes à Jérusalem-est.

Votre lettre nous a permis d’avoir une meilleure idée des subtilités que déploie Dexia Israël pour persévérer dans sa politique. De nouveaux documents du groupe israélien ‘Who Profits’ – que nous allons envoyer par la poste et publier sur notre site – montrent l’importance des transactions. Depuis juin 2008, Dexia Israël a assuré aux colonies illégales des emprunts pour un montant de 17.000.000 €, et au cours de la première moitié de cette même année, ce montant se chiffre à 16.000.000€.
Les 11 colonies concernées sont : Gush Etzion regional council, Jérusalem, Beitar Illit, Shomron regional council, Emanuel, Oranit, Mate Beyamin regional council, Golan Heigts regional council, Kedumim, Har Hebron regional council et Giva’at Ze’ev.

Et non, M. Dehaene, le fait que ces montants n’apparaissent pas dans la comptabilité de Dexia n’est pas fait pour nous rassurer. Les montants que la Loterie Nationale Israélienne transfère aux colonies illégales en Palestine par l’intermédiaire de comptes Dexia n’apparaissent pas non plus dans la comptabilité. On peut se demander si une banque peut, en connaissance de cause, offrir ses services pour financer des activités illégales.

Dans votre lettre, vous nous informez que Dexia Israël fournit ses services aux colonies et à l’Etat d’Israël sans la moindre commission ni profit. Dexia fournirait vraiment des services gratuits à ses clients ?
Vous prétendez qu’il y a un accord obligeant Dexia Israël à fournir au gouvernement israélien ce type de services. Une telle affirmation nous pose problème.

Premièrement, on nous ferait croire que le financement de colonies illégales pourrait être justifié par un contrat, quod non. Ensuite, et cela est fort étrange, il semble que le contrat auquel vous faites allusion n’existe plus.
Dans le rapport d’activités 2009 de Dexia Israël, en page 132 nous lisons que ce contrat a expiré le 31 décembre 2008. Dexia Israël a donc décidé de son propre gré de continuer à fournir ses services en fonction de l’occupation et à en tirer profit.
Il y a plus grave. En page 35, Dexia Israël déclare qu’elle fera tout son possible pour minimiser les conséquences négatives dues à l’expiration de ce contrat. De quelles conséquences négatives s’agit-il, M. Dehaene, puisque Dexia Israël ne touche aucune commission ni profit de ce contrat ?

Nous sommes également étonnés que vous essayez de justifier la politique de Dexia Israël en Palestine occupée, en vous référant au financement de communes arabes en Israël. Cela nous semble complètement hors de propos : comme si la non-discrimination d’une partie de la population vous donnait un blanc-seing pour le soutien de l’occupation illégale.

Et pour finir, ceci encore. Lors de l’assemblée générale de Dexia le 12 mai 2010, il vous a échappé que ‘Jérusalem-Est n’existe vraisemblablement pas’. Est-ce pour cette raison que vous n’avez aucune objection à ce que votre filiale finance la ville de Jérusalem ? Cette ville continue pourtant à démolir au bulldozer des maisons à Jérusalem-Est -inexistante.

Vous pouvez comprendre que nous soyons fort désappointés par le contenu de votre lettre. D’après vos écrits et sur base des documents mis en lumière par ‘Who Profits’, nous pouvons conclure que Dexia Israël continue a être impliquée dans le financement des colonies illégales en Cisjordanie, y compris à Jérusalem.

M. Dehaene, ne serait-il pas temps pour Dexia de se défaire de Dexia Israël ? Ce serait la seule manière de rompre tout lien avec l’occupation, ce qui est l’exigence centrale de la plate-forme « Palestine occupée-Dexia impliquée ».

Je vous prie de croire, Monsieur Dehaene, en ma parfaite considération.

Mario Franssen
woordvoerder | porte-parole
‘Israël koloniseert – Dexia financiert’ | ‘Palestine occupée – Dexia impliquée’

Voir le reste ici malheureusement, la lettre de Dehaene est en néerlandais.

Polémique autour des cinémas Utopia


Simone Bitton

Les échos du brouhaha autour de la déprogrammation du film « A cinq heures de Paris » par le réseau de salles Utopia – et son remplacement par mon film « Rachel » – me sont parvenus tardivement, plus d’une semaine après le début de cette étonnante polémique. Je suis actuellement au Maroc où j’enseigne à l’école de cinéma de Marrakech, et ne suis bien entendu pour rien dans cette initiative des animateurs d’Utopia, de même que mon producteur ou mon distributeur français , qui me disent avoir simplement remarqué une très légère hausse dans le volume des demandes d’exploitation du film, tant en France qu’à l’étranger, ce qui est tout à fait normal s’agissant d’un film dont le sujet résonne fortement avec l’actualité.

Tout comme Leon Prudovsky (le réalisateur du film déprogrammé), je ne contrôle pas la distribution de mes films , ces choses se passent entre exploitants et distributeurs. Comme lui, il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir la mauvaise surprise d’apprendre qu’une sortie en salles ou une diffusion télévisée d’un de mes films était annulée ou repoussée afin de laisser place à un autre film, à une rediffusion ou à une émission spéciale suite à tel ou tel événement.

Ce sont des choses désagréables qui arrivent souvent dans notre métier, mais s’agissant de « A cinq heures de Paris », qui bénéficie d’une sortie française sur une cinquantaine d’écrans, cette déprogrammation n’a rien de dramatique, d’autant que le film sera montré dans les salles Utopia un peu plus tard.

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