Bateau humanitaire arraisonné


jeudi 5 février 2009, par La Rédaction

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Un bateau humanitaire qui faisait route vers Gaza en provenance du Liban, a été arraisonné et conduit jeudi 5 février par la marine israélienne vers le port d’Ashdod dans le sud du pays, a annoncé le ministre de la Défense Ehud Barak.

« Il y a peu de temps, un petit bateau allait du port (libanais) de Tripoli avec à son bord des journalistes et toute sorte de matériel en violation du blocus maritime que nous avons instauré, et a tenté d’entrer dans les eaux de Gaza », a déclaré M. Barak à la radio publique.

« Dans un premier temps, l’équipage a compris que nous lui interdirions de se diriger vers Gaza et il a alors mis le cap sur Al-Arich (Egypte). Et de là, il a tenté de nouveau de s’infiltrer dans les eaux de Gaza. C’est alors que la marine israélienne l’a arraisonné et le mène maintenant vers le port d’Ashdod », a-t-il dit.

Le « bateau de la fraternité » transporte des tonnes de médicaments, produits alimentaires, jouets, vêtements, détergents, matelas et poches de sang offerts par des ONG libanaises et palestiniennes, selon les organisateurs du voyage. Le bateau battant pavillon togolais appartient à un Palestinien.
Parmi la délégation de huit personnes à bord se trouve l’ancien archevêque grec-catholique de Jérusalem, Monseigneur Hilarion Capucci, qui avait quitté la Ville sainte dans les années 1970 après avoir été emprisonné en Israël pour soutien à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Quelques heures plus tôt, l’un des organisateurs du voyage, Maan Bachour, avait déclaré que le bateau avait essuyé des tirs de la marine israélienne alors qu’il se trouvait au large de la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien.

« Les passagers nous ont informé que des frégates israéliennes avaient tiré en direction du bateau alors que celui-ci était arrivé dans les eaux territoriales palestiniennes, face au littoral de Gaza », avait-il dit à l’AFP.
« Des soldats sont montés à bord et nous avons perdu tout contact avec les passagers », avait ajouté M. Bachour, qui est le coordinateur de « l’Initiative nationale pour lever le blocus de Gaza ».

Selon la télévision libanaise NTV et la chaîne qatarie Al-Jazira, qui ont des correspondants à bord du bateau, les soldats israéliens ont « agressé les passagers en les frappant ».
M. Bachour avait indiqué que dans un premier temps le navire avait été « intercepté » mercredi soir « par deux frégates israéliennes alors qu’il se trouvait dans les eaux internationales et tentait d’entrer dans les eaux territoriales au nord de la Palestine ».

Le bateau a ensuite tenté « de parvenir à Gaza à travers les eaux territoriales égyptiennes », avait-il dit.
« Il n’y a aucune raison pour qu’Israël nous empêche de parvenir à Gaza.
Nous n’avons ni roquette, ni arme, juste des aides pour le peuple de Gaza », a déclaré lundi un autre organisateur du voyage, Hani Souleimane.

Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a contacté plusieurs dirigeants arabes et internationaux « pour mettre en garde contre toute atteinte au bateau de la part des Israéliens », selon un communiqué.

( Jeudi, 05 février 2009 – Avec les agences de presse )

Carrefour refuse de boycotter les produits israéliens


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La « Coordinatie Boycot Israël » (COBI) a remis mercredi à la direction de Carrefour Belgium une pétition demandant au groupe de distribution de ne plus proposer à la vente des produits israéliens. Cet appel au boycott a été remis au porte-parole de Carrefour, au siège d’Evere, sous la forme d’une carte de voeux portant quelque 5.000 signatures.

Refus

La direction de Carrefour a fait savoir qu’elle n’accèdera pas à la demande de la COBI, coordination regroupant des associations pour la plupart flamandes. « En tant que commerçants, nous devons opter pour la neutralité dans ce dossier, nous ne pouvons afficher de position sur le plan politique », a déclaré Julien Stordiau, le porte-parole de Carrefour Belgium.

« Ce sont les clients eux-mêmes qui déterminent quel type de produit ils souhaitent, le cas échéant, ne pas acheter. Cette problématique doit être discutée au niveau sectoriel, au sein de la Fedis. C’est là que des mesures pourront éventuellement être prises », a-t-il ajouté.

Actions

La COBI rassemble depuis 2005 des signatures en vue d’organiser le boycott de produits israéliens. Pour ce faire, elle multiplie les actions de sensibilisation à la cause palestinienne, non seulement auprès des directions des groupes de distribution mais également auprès des employés et des clients de ceux-ci.

« Nous voulons le boycottage des produits israéliens parce que Israël refuse de reconnaître qu’elle est responsable de la plus grande population de réfugiés au monde. Parce que Israël enfreint des centaines de résolutions des Nations Unies. Parce que Israël continue envers et contre tout à bafouer les droits des Palestiniens », a souligné mercredi Tobias Van Os, de la Coördinatie Boycot Israël. (belga/CB)
07/01/09 12h50

SOURCE

Theodoros Pangalos refuse le vin du Golan


L’ambassade israélienne à Athènes a envoyé au député socialiste grec Theodoros Pangalos 3 bouteilles de vin pour les fêtes de fin d’année.

M. Pangalos a renvoyé les bouteilles avec cette lettre :

Cher Ambassadeur,

Merci pour les trois bouteilles de vin que vous m’avez envoyées pour les fêtes. Meilleurs voeux, à votre famille, aux membres de votre ambassade et une bonne et heureuse année. Bonne santé et progrès pour vous tous.

J’ai malheureusement noté que le vin que vous m’ avez offert a été produit sur les Hauteurs du Golan. J’ai toujours su, depuis tout petit, que l’on ne doit ni voler ni accepter les fruits d’un vol. Je ne peux donc accepter ce cadeau et je dois vous le restituer.

Comme on le sait, votre pays occupe illégalement les Hauteurs du Golan qui appartiennent à la Syrie, selon le droit international et de nombreuses décisions de la communauté internationale.

Je saisis l’occasion pour exprimer mon espoir qu’Israël obtiendra la sécurité à l’intérieur de frontières reconnues et que les activités terroristes contre son territoire, de la part du Hamas ou de tout autre, seront contenues et rendues impossibles; j’espère en outre que votre gouvernement cessera de pratiquer la politique des punitions collectives appliquées sur une échelle totale par Hitler et ses armées.

Les actions comme celles que les militaires israéliens exercent actuellement à Gaza, rappellent les holocaustes de Grecs à Kalavrita, Doxato, Distomo et certainement aussi dans le Ghetto de Varsovie.

Sur ces pensées, permettez que je vous exprime, ainsi qu’aux citoyens d’Israël et aux habitants de toute la région, mes meilleurs voeux.

Athènes, 30/12/2008

Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala

Original grec et traduction en anglais ici

La Belgique ne veut plus exporter d’armes vers Israël


Publié le 1er-02-2009

Le quotidien Haaretz annonce ce jour la décision du gouvernemnt belge de ne plus livrer à Israël des armes « qui pourraient augmenter sa capacité militaire ».

Cette décision aurait été prise jeudi et publiée par le quotidien belge « De Morgen » après qu’un groupe de recherche basé à Bruxelles a accusé Israël de violations du droit international, à commencer par l’enrôlement d’enfants dans son armée.

Depuis 2003, la Belgique a intégré dans la législation un amendement spécifiant qu’il est interdit de vendre des armes à des armées qui enrôlent des enfants. Or non seulement israël enrôle des jeunes à partir de l’âge de 17 ans (sans compter les sessions militaires d’une semaine effectuées par la plupart des lycéesn), mais elle utilise des enfants palestiniens comme informateurs et parfois comme boucliers humains », souligne le rapport.

Le résolution finale ne serait pas encore passée, mais le ministre des belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a indiqué : « étant donné les circonstances actuelless, il ne peut y avor d’exportations d’armes de la Belgique vers Israël ».

Et la ministre flammande Patricia Ceysens est citée déclarant, qu’après l’offensive à Gaza : « Il y a, un consensus parmi les ministres pour ne plus approuver les exportations qui renforcerait les capacités militaires israéliennes ».

En 2007, la Belgique aurait vendu pour environ 5,5 millions de dollars d’armes, essentiellement légères à Israël.

Source Haaretz 1er février 2009

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

La riposte « disproportionnée » d’Israël


AFP
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Ehud Olmert, Premier ministre israélien. : AFP

Après de nouveaux tirs palestiniens contre l’État hébreu, Ehud Olmert annonce qu’il ne fera plus dans la mesure.
Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a averti qu’Israël allait réagir de « façon disproportionnée » à la poursuite des tirs palestiniens.

En dépit d’un cessez-le-feu entré en vigueur il y a deux semaines, quatre roquettes et une dizaine d’obus de mortier ont été tirées, hier, depuis la bande de Gaza par des combattants palestiniens qui ont blessé trois Israéliens, dont deux soldats.

SUITE

Effacez le nom de mon grand-père à Yad Vashem


Cet article peut être consulté ici :
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jeudi 29 janvier 2009

Monsieur le Président de l’Etat d’Israël,

Je vous écris pour que vous interveniez auprès de qui de droit afin que l’on retire du Mémorial de Yad Vashem dédié à la mémoire des victimes juives du nazisme, le nom de mon grand-père, Moshe Brajtberg, gazé à Treblinka en 1943, ainsi que ceux des autres membres de ma famille morts en déportation dans différents camps nazis durant la seconde guerre mondiale.

Je vous demande d’accéder à ma demande, monsieur le président, parce que ce qui s’est passé à Gaza, et plus généralement, le sort fait au peuple arabe de Palestine depuis soixante ans, disqualifie à mes yeux Israël comme centre de la mémoire du mal fait aux juifs, et donc à l’humanité tout entière.

Voyez-vous, depuis mon enfance, j’ai vécu dans l’entourage de survivants des camps de la mort. J’ai vu les numéros tatoués sur les bras, j’ai entendu le récit des tortures ; j’ai su les deuils impossibles et j’ai partagé leurs cauchemars.

Il fallait, m’a-t-on appris, que ces crimes plus jamais ne recommencent ; que plus jamais un homme, fort de son appartenance à une ethnie ou à une religion n’en méprise un autre, ne le bafoue dans ses droits les plus élémentaires qui sont une vie digne dans la sûreté, l’absence d’entraves, et la lumière, si lointaine soit-elle, d’un avenir de sérénité et de prospérité.

Or, monsieur le président, j’observe que malgré plusieurs dizaines de résolutions prises par la communauté internationale, malgré l’évidence criante de l’injustice faite au peuple palestinien depuis 1948, malgré les espoirs nés à Oslo et malgré la reconnaissance du droit des juifs israéliens à vivre dans la paix et la sécurité, maintes fois réaffirmés par l’Autorité palestinienne, les seules réponses apportées par les gouvernements successifs de votre pays ont été la violence, le sang versé, l’enfermement, les contrôles incessants, la colonisation, les spoliations.

Vous me direz, monsieur le président, qu’il est légitime, pour votre pays, de se défendre contre ceux qui lancent des roquettes sur Israël, ou contre les kamikazes qui emportent avec eux de nombreuses vies israéliennes innocentes. Ce à quoi je vous répondrai que mon sentiment d’humanité ne varie pas selon la citoyenneté des victimes. Par contre, monsieur le président, vous dirigez les destinées d’un pays qui prétend, non seulement représenter les juifs dans leur ensemble, mais aussi la mémoire de ceux qui furent victimes du nazisme. C’est cela qui me concerne et m’est insupportable.

En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l’Etat juif, le nom de mes proches, votre Etat retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme pour en faire l’otage d’une soi-disant autorité morale qui commet chaque jour l’abomination qu’est le déni de justice.

Alors, s’il vous plaît, retirez le nom de mon grand-père du sanctuaire dédié à la cruauté faite aux juifs afin qu’il ne justifie plus celle faite aux Palestiniens.

Veuillez agréer, monsieur le président, l’assurance de ma respectueuse considération.

( Le Monde du Jeudi 29 janvier 2009 )

P.S

Coup de colère d’Erdogan à Davos pendant un débat avec Peres sur Gaza


anniebannie : je reviens au coup de colère d’Erdogan à Davos parce que l’article ci-dessous copié chez Al Oufok explique un peu plus complètement ce qui s’est passé. Le public a applaudi Peres. Pourquoi les Turcs veulent-ils se joindre à cette bande de demeurés ? Pourquoi ne pas former un marché commun dans la région avec les pays frères ?

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jeudi 29 janvier 2009, par La Rédaction

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a laissé éclaté sa colère jeudi au cours d’un débat sur Gaza à Davos, quittant un débat public en reprochant aux organisateurs de l’empêcher de parler après une longue intervention du président israélien Shimon Peres.
« Je ne pense pas que je reviendrai à Davos », a lancé M. Erdogan en quittant l’estrade où figuraient également le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa.
Le dirigeant turc souhaitait répondre à un plaidoyer enflammé de M. Peres, assis à côté de lui, sur l’intervention israélienne à Gaza, mais le journaliste qui animait la rencontre l’a interrompu avec insistance pour lui signaler que le débat était terminé.
Passant outre le refus de l’animateur, M. Erdogan a pris la parole après M. Peres pour reprocher au public d’avoir applaudi l’intervention du président israélien.
« Je trouve très triste que des gens applaudissent parce que beaucoup de gens sont morts. Je pense qu’ils ont tort d’applaudir des actions qui ont tué des gens », a-t-il dit faisant allusion à Gaza, thème du débat.
Des applaudissements ont également retenti quand M. Erdogan a quitté la scène du Forum économique mondial (WEF).
M. Peres avait auparavant défendu avec véhémence l’intervention armée de son pays dans la bande de Gaza, s’emportant plusieurs fois dans une enceinte peu habituée aux éclats de voix.
S’adressant à lui, M. Erdogan a lancé : « je pense que vous devez vous sentir un peu coupable. C’est pourquoi vous avez parlé si fort ». « Vous avez tué des gens. Je me souviens des enfants qui sont morts sur des plages », a-t-il également dit.
M. Peres avait pour sa part interpellé son voisin en lui demandant : « que feriez-vous si vous aviez toutes les nuits des dizaines de roquettes qui tombaient sur Istanbul ? »
« Israël ne veut tirer sur personne, mais le Hamas ne nous a pas laissé le choix », avait-il dit également.
Au cours du débat, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé à Israël « de faire preuve d’un maximum de retenue pour préserver le cessez-le-feu ».
Pour sa part, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa s’est abstenu ostensiblement de porter ses regards vers le président israélien pendant toute l’intervention de ce dernier.

( Jeudi 29 janvier 2009 – Avec les agences de presse )

SOURCE

L’homme du jour


Merci Monsieur Erdogan

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Davos

Dernier orateur à s’exprimer, Shimon Peres a tenu un vif plaidoyer en faveur d’Israël, criant par moments dans son micro. M. Erdogan a voulu riposter alors que le temps imparti était écoulé. L’animateur l’a alors interrompu, et le premier ministre turc a quitté la salle en disant: «Puisque c’est comme ça, je ne viendrai plus à Davos».

Ce que l’humanité doit aux Palestiniens


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mercredi 28 janvier 2009 – par Gilles Devers

Gilles Devers est l’avocat lyonnais qui a accepté de porter mandat pour crimes de guerre contre les dirigeants israéliens devant la Cour Internationale de Justice

Israël peut trembler. Trembler parce que, loin des bombes, s’est enclenchée la justice qui le jugera. Israël pourra encore gonfler les muscles de ses hélicoptères et de ses tanks. Mais un jour, dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 30, on rendra hommage au peuple palestinien parce qu’il a su, puisant dans les tréfonds de ce qui fait l’humanité, retrouver l’idée même des droits de l’homme.

Pendant longtemps j’ai cru qu’Israël n’était pas un État comme un autre. Je vois aujourd’hui, dans un déchirement douloureux, que pour les dirigeants d’Israël, le crime de guerre est un choix politique.

L’Histoire reste là. Après l’Holocauste, comment la communauté internationale pouvait-elle ne pas tout faire pour offrir au peuple rescapé du nazisme une pérennité ? Décision incontestable, mais injustice fondamentale pour les Palestiniens. « Les Palestiniens » ? Surtout celui-ci, celle-là, à qui on a dit : « Tu n’es plus chez toi. Tu n’es plus chez toi parce que l’ONU a décidé que la terre de tes aïeuls n’était plus la tienne ».

Et l’ONU a décidé ainsi parce que la communauté internationale, lors de la conférence d’Evian de 1939, avait fermé la porte de l’humanité à la communauté juive, la précipitant dans l’enfer nazi. L’Occident voulait compenser sa faute. Une faute payée sur le dos des Palestiniens, auxquels pas le moindre reproche ne peut être fait. Si, un seul : être là où il ne fallait pas.

Équation impossible ? Ce n’est plus le problème de 2009. Car soixante trois ans ont passé. En 2009, rien ne justifie qu’Israël, puissance économique et militaire, utilise la force armée pour construire son avenir. Israël peut continuer ses guerres. Israël peut continuer d’interdire aux partis arabes de se présenter aux élections. Israël peut faire tout ce qu’il veut avec la puissance qui est la sienne, mais Israël tombera devant la loi, qui est plus forte que lui. Car, devant l’intelligence du monde, c’est le juste qui est le plus fort.

Qu’on ne se trompe pas. Il y a eu d’autres guerres, et il y en aura d’autres, avec leurs horreurs. Mais l’agression d’Israël sur Gaza de décembre 2008 marque un basculement dans l’Histoire.

Qu’est-ce-que Gaza ? Gaza est une partie d’un territoire auquel la communauté internationale, par lâcheté, n’a jamais su imposer la qualité d’État. Une population isolée dans un territoire de 10 km sur 30, affaiblie par le blocus, sans possibilité de fuir. Désormais, quand Israël veut gagner une guerre, il attaque des civils… Fin d’un système. N’oubliez jamais le premier jour : 200 morts. Morts pourquoi ? Parce qu’ils se promenaient dans la rue, parce qu’ils allaient faire les courses, parce qu’ils étaient des enfants qui rentraient de l’école.

Et quel est le gouvernement qui a enclenché la guerre le 27 décembre 2008 ? Un premier ministre démissionnaire depuis septembre 2008 pour corruption et les deux principaux ministres – affaires étrangères et défense – en une opposition politique telle qu’ils n’ont pas réussi à constituer une coalition. C’est un pouvoir sans tête qui s’est engagé dans la guerre. Le matin, on décide des bombardements de civils ; le soir, on tient meeting. Du jamais vu !

Les bilans sont là. Monsieur Ban Ki Moon a dénoncé la disproportion dans l’attaque et il demande aujourd’hui qu’une enquête approfondie ait lieu pour qu’Israël rende compte. Toutes les grandes organisations intergouvernementales et les ONG dénoncent ces crimes de guerre.

Pendant longtemps, lorsque j’entendais le mot d’Israël, je voyais en image de fond les camps de concentration et d’extermination. Le crime commis dans le berceau de la culture. Aujourd’hui je vois toujours les camps, mais Israël est ailleurs.

L’avenir appartient aux hommes qui savent construire la paix. Or, aujourd’hui la paix s’appelle le respect du droit. Qu’est-ce qui aujourd’hui fonde les droits de l’homme ? L’analyse de 1945 en réponse aux crimes nazis, qui est au cœur de l’actualité. Les bases du droit humain ont leurs racines dans la criminalité nazie. Tout part de là. De la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 à la Convention Européenne des Droits de l’Homme en passant par les multiples systèmes nationaux, le droit de la civilisation a posé pour base qu’aucun homme ne peut être atteint pour le seul motif qu’il est l’homme qu’il ne faut pas.

Israël peut trembler. Trembler parce que, loin des bombes, s’est enclenchée la justice qui le jugera. Israël pourra encore gonfler les muscles de ses hélicoptères et de ses tanks. Mais un jour, dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 30, on rendra hommage au peuple palestinien parce qu’il a su, puisant dans les tréfonds de ce qui fait l’humanité, retrouver l’idée même des droits de l’homme.

Parce que j’existe, sans que quiconque soit en mesure d’apporter la moindre appréciation sur la qualité de ma vie, j’ai droit à l’ensemble de ce qui fait la dimension humaine et qui s’appelle la liberté. Parce que je suis né ici, entre Rafah et Gaza, ou que je suis né ailleurs et que le canon des tanks m’a assigné à résidence ici, quand la terre n’est plus la mienne et que l’eau m’est volée, je reste. Regarde mes yeux, Israël, c’est un être humain qui te regarde. Écoute ce que je te dis, Israël, car sans le langage nous périssons. Sors de la prison de ta violence, et viens goûter la force de la liberté. Depuis soixante ans, tu cherches, par la force, à m’enfermer dans une prison. Les murs brisent ma vie, mais c’est toi qui es devenu le prisonnier. Prisonnier des certitudes qui t’interdisent de voir le monde. La vraie liberté s’invente à Gaza, quand tu as tout détruit. Cette mère éplorée, qui a perdu sa famille et sa maison, assise sur les gravats en implorant Dieu, dit tout de la force humaine alors que tes misérables tanks signent la fin d’une folle épopée.

La sagesse arabe nous dit qu’il n’y a pas de malheur absolu. A Gaza, des êtres humains ont été tués parce qu’ils étaient palestiniens. Accusés et condamnés parce que Palestiniens. Qui peut aujourd’hui imaginer que le crime paie ? Qui peut imaginer qu’Israël emmènera au paradis les enfants qu’il a tués à Gaza ?

C’est la justice humaine qui rétablira l’ordre, et rétablira les Palestiniens dans l’histoire.

Source

Paris : reportage sur la manifestation du samedi 24 janvier


Le reportage sur la manifestation du samedi 24 janvier
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Face à la censure des médias qui n’ont diffusé aucune image des mobilisations de solidarité avec le peuple palestinien de ce week-end, nous vous proposons de voir en exclusivité sur Oummatv le reportage sur la manifestation du samedi 24 janvier qui a réuni à Paris plus de 30 000 personnes. Un nouveau succès qui démontre désormais l’existence en France d’un soutien massif pour la cause palestinienne.

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