Des journalistes israéliens dénoncent les menaces sur la liberté de la presse dans leur pays


LEMONDE.FR avec AFP | 20.11.11 | 13h37   •  Mis à jour le 20.11.11 | 13h37
Des centaines de journalistes, dont des présentateurs vedettes de la radio télévision, ont dénoncé dimanche 20 novembre les menaces qui pèsent selon eux sur la liberté de la presse, lors d’un rassemblement à Tel Aviv. Cette manifestation, sans précédent en Israël, visait la campagne législative tous azimuts du camp ultranationaliste, ciblant les médias jugés trop critiques envers le pouvoir, la Cour suprême et des ONG classées à gauche.
« Nous sommes confrontés à une ivresse d’un pouvoir qui ne connaît plus ses limites », a déclaré à la tribune le principal présentateur de nouvelles à la radio militaire, Razi Barkaï. « L’attaque contre la liberté de la presse est inséparable de l’offensive contre l’indépendance de la justice », a mis en garde une autre journaliste, Ilana Dayan, reporter de la seconde chaîne de télévision privée.

Les journalistes s’insurgent contre un projet de loi élaboré par des députés d’extrême droite destiné à aggraver de façon draconienne la législation sur la diffamation. S’il était adopté par la Knesset (parlement), il permettrait d’infliger des amendes très lourdes à des médias attaqués en justice pour diffamation, quand bien même les plaignants n’apporteraient pas la preuve qu’ils ont subi des dommages réels du fait de la publication des textes incriminés.

Les journalistes se sont également élevés contre les pressions sur la chaîne privée 10. Connue pour son indépendance dans ses programmes de nouvelles, elle est menacée de fermeture après qu’une commission parlementaire à majorité de droite eut refusé de renflouer ses dettes. Le 13 novembre, l’extrême droite avait marqué un nouveau point en obtenant le feu vert du gouvernement à deux propositions de loi controversées ciblant le financement d’ONG israéliennes hostiles à l’occupation et à la colonisation des Territoires palestiniens. Pour l’heure, toutefois les deux lois ont été gelées, suite au tollé qu’elles ont provoqué en Israël et à l’étranger.

Des panneaux solaires palestiniens menacés par l’armée israélienne


Depuis l’installation des panneaux solaires, les familles ont installé des ampoules dans leur tente ou leurs habitations de fortune

le 18 Novembre 2011

Les 34 habitants du petit village Imneizil en Cisjordanie ont accès à la modernité depuis qu’une ONG espagnole a installé des panneaux solaires, mais l’armée israélienne veut les démolir arguant qu’ils avaient été installés sans autorisation.

Il y a deux ans, l’organisation espagnole Seba s’est associée à l’Université Al-Najah de Naplouse pour installer deux panneaux solaires à Imneizil, à l’extrême sud de la Cisjordanie, afin de remplacer les générateurs qui constituaient jusqu’alors l’unique source d’électricité du village. Depuis, les 34 familles d’Imneizil sont entrées de plain-pied dans le 21e siècle: elles ont installé des ampoules dans leur tente ou leurs habitations de fortune, se sont acheté télévisions et appareils ménagers. L’installation solaire permet également d’activer une pompe pour alimenter le village en eau. Mais le mois dernier, l’armée israélienne, qui gère les affaires civiles dans ce village en zone sous contrôle total israélien, a ordonné la destruction des panneaux solaires, arguant qu’ils avaient été installés sans autorisation. Leur sort est depuis suspendu à la décision de l’armée israélienne d’annuler ou non son arrêté de démolition.

Des ONG israéliennes ainsi que l’agence ONU-Habitat ont pressé l’armée de geler sa décision, qui a pris de court les habitants du village. Le gouvernement espagnol a tenté d’intervenir par les canaux diplomatiques pour empêcher la destruction de l’infrastructure, dont le coût -365.000 euros- a été financé en majorité par Seba. « Nous sommes entre le paradis et l’enfer. Les panneaux solaires représentaient une lueur d’espoir pour nous« , se désole le chef du village, Ali Mohammad Ihrizat. « Nous habitons ici depuis 1948 et nous n’avons nulle part où aller« .

Pour le chef du village, demander une autorisation pour l’installation n’aurait pas eu de sens, étant donné qu’Israël ne reconnaît pas le village et qu’aucune de ses infrastructures n’a jamais reçu de permis de construire. Selon un responsable espagnol du projet, un permis a été demandé après la mise en place des panneaux solaires, mais le département militaire en charge de la délivrance de ces permis n’a jamais répondu.

Dans la tente où elle vit avec son mari et ses trois enfants, Nihad Nour ne comprend pas pourquoi l’armée insiste sur la destruction de l’installation solaire, pourtant « hautement écologique, installée sur notre terre et qui ne dérange personne ». Mais pour l’administration militaire israélienne, qui se dit « sensible » et « favorable » aux projets des organisations internationales, le « respect de la loi doit prévaloir sur tout ». « L’installation a été construite sans permis ni coordination, c’est pourquoi l’arrêté d’interruption des travaux et de démolition a été émis. Les organisations avaient le droit de le contester devant une commission, mais leurs membres ont refusé d’y assister », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Toutefois, après une contestation espagnole, le chef de l’administation militaire, le général Eitan Dangot, a décidé de « geler le processus de démolition » et a demandé que Seba présente les détails du plan de l’installation. Mercredi, un porte-parole militaire a fait part de son espoir de légaliser rétroactivement l’infrastructure. « Notre objectif est d’autoriser l’installation. Mais cela doit être fait dans le cadre de la loi », a-t-il insisté.

Source

Les réactions israéliennes aux « Freedom Riders »


Par Mya Guarnieri
site ISM

Après une courte conférence de presse à Ramallah mardi en début d’après-midi, des journalistes ont suivi le taxi collectif qui emmenait six Voyageurs de la Liberté palestiniens à l’arrêt de l’autobus, dans la colonie juive de Psagot, en Cisjordanie. Là les activistes, dont le docteur Mazin Qumsiyeh, professeur et auteur de « Résistance populaire en Palestine », et Huwaida Arraf, co-fondatrice du Mouvement Free Gaza, ont attendu l’autobus pour Jérusalem. La ligne 148, de la compagnie Egged, qu’ils devaient prendre, passe par le checkpoint Hizma, à l’entrée de la colonie juive de Pisgat Zeev, située à Jérusalem Est, à l’extérieur de la Ligne verte.

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            réactions israéliennes aux 'Freedom Riders'

Les Israéliens qui attendaient à l’arrêt de l’autobus, une femme dans la quarantaine et un soldat en permission, ont rapidement pris leurs distances par rapport aux activistes qui portaient des keffieh et des t-shirts portant les mots Liberté, Justice et Dignité en arabe et en anglais.

Magi Amir, résidente de Rimonim, a expliqué à +972 qu’elle s’était écartée du groupe parce qu’elle a entendu des gens parler arabe. « Je ne pense pas qu’ils ont besoin d’être ici, » continue Amir. « Ils n’ont qu’à rester dans leurs villages et dans leurs maisons, pourquoi sont-ils sur notre secteur ? Pouvons-nous aller à Ramallah ? Si nous allons à Ramallah, ils nous tuent. Pouvons-nous aller dans leurs villages ou leurs secteurs ? Nous ne pouvons pas y entrer. » Amir ajoute que, selon elle, les Israéliens juifs ne peuvent pas se fier aux Palestiniens ni les croire. « Ils vont faire des attaques terroristes, » dit-elle.

D’autres colons juifs qui sont arrivés et ont attendu l’autobus font écho au sentiment d’Amir, remarquant qu’ils ont peur pour leur sécurité. Un jeune de 16 ans, qui a souhaité rester anonyme, dit que les Voyageurs de la Liberté ne devraient pas monter dans l’autobus parce que, « C’est un autobus israélien. » « Nous vivons ici, c’est notre terre, » dit-il.
Interrogés sur ceux qui pensent différemment, le jeune répond : « Ceux qui disent que c’est une terre palestinienne n’en ont pas la preuve. » Il ajoute que les Palestiniens ont beaucoup de liberté. « Nous leur donnons des cartes d’identité et ils peuvent faire ce qu’ils veulent. » +972 a demandé au jeune, qui habite Maale Adumim, si les Palestiniens peuvent faire ce qu’ils veulent, alors pourquoi ne peuvent-ils pas monter dans un bus pour Jérusalem ? « Ok« , a-t-il dit, « ils peuvent faire ce qu’ils veulent… Je ne veux pas qu’ils montent dans le bus. »

Deux autobus Egged ont ralenti puis ont continué. Lorsque le troisième s’est arrêté et a ouvert ses portes, les six activistes sont montés, ainsi qu’un policier israélien et une bonne vingtaine de journalistes.

Une adolescente aux longs cheveux blonds, voyant les activistes monter dans l’autobus, a dit à une amie au téléphone : « Qu’est-ce qu’ils font ? Ils ont leurs propres bus ? » Elle a écarté le portable de sa bouche et a crié aux activistes masculins : « Fils de putes ! »  « Espèce de putain, » a-t-elle crié à Arraf, la seule femme du groupe des Voyageurs de la Liberté.

A bord de l’autobus, la présence des Palestiniens a déclenché une dispute entre deux jeunes juives israéliennes, âgées de 13 et 17 ans. « Ce sont des animaux, » a dit la plus jeune. « Non, pas tous, » a répondu l’autre. Lorsque la plus jeune a mentionné qu’un membre de sa famille avait été blessé dans une attaque terroriste, la plus âgée a dit qu’un de ses amis aussi. La plus jeune a insisté. La violence, « c’est les Arabes ; c’est le peuple. » « Tu es juive et toi aussi tu as ton peuple. Quel est le lien ? » a dit la plus âgée, en roulant les yeux.

L’autobus a été stoppé à Hizma et n’a pas été autorisé à passer le checkpoint. Les forces israéliennes ont pris les cartes d’identité des militants et ont essayé d’emmener Badia Dweik, un activiste qui a été arrêté pendant la Première intifada, alors qu’il avait 15 ans. Dweik a résisté sans violence et s’est retrouvé étendu par terre sur les marches de la sortie arrière de l’autobus pendant un moment. Après être resté quelques temps au checkpoint, le véhicule a été dirigé vers un parking.

Au coucher du soleil, les forces israéliennes ont envahi l’autobus et ont dit aux six activistes qu’ils étaient sous arrestation et qu’ils avaient le choix entre descendre du bus tranquillement ou bien d’en être délogés de force. Les activistes ont tous refusé de quitter l’autobus. La police et des policiers des frontières les ont saisis aux bras et aux jambes et les ont tirés à l’extérieur du bus. On a entendu le bruit de la tête d’un militant cognant les marches de l’autobus alors que les forces israéliennes le traînaient. Les six ont été embarqués dans une jeep militaire via la prison d’Atarot.

Mohamed Jaradat, journaliste palestinien basé à Ramallah qui a une carte d’identité verte, a été détenu par la police israélienne. Les membres de +972 ont rappelé à un policier que Jaradat était journaliste. « Et alors ? » a répondu le policier. Jaradat nous a dit que la police avait décidé de l’emmener au checkpoint et de le laisser de l’autre côté. Plus tard dans la soirée, toutefois, Hurriyah Ziada nous a appris que Jaradat avait été arrêté.

PS. Tous les détenus ont été libérés dans la soirée.

Voir les photos prises par ActiveStills
Source : +972mag

Traduction : MR pour ISM
http://www.ism-france.org/temoignages/Les-reactions-israeliennes-aux-Freedom-Riders–article-16290

Procès BDS Mulhouse : un brillant plaidoyer en défense du boycott


jeudi 17 novembre 2011

Les douze militant(e)s de Mulhouse accusés par le gouvernement français d’avoir appelé au boycott des produits israéliens ont brillamment défendu leurs droits ce jeudi, au cours d’un procès qui a duré de 8 H du matin à 18 H au tribunal de Mulhouse.

Défendus de manière limpide par Maîtres André Shamy, Thomas Vetterer et Antoine Comte, mais aussi par eux-mêmes et par leurs témoins, les inculpés ont fait preuve toute la journée d’une sérénité qui tranchait avec la hargne des associations du lobby israélien.

Dans un tribunal qui ne désemplissait pas, tandis qu’une centaine de militants de la ville, de la région alsacienne, de Paris, de Bordeaux et même d’Allemagne manifestaient leur solidarité à l’occasion de ce procès reporté pour la 5ème fois, l’incitation à la haine n’a pas été du côté des défenseurs du peuple palestinien et du droit international.

Les parties civiles (LICRA, BNVCA, Avocats sans Frontières, France-Israël et Chambre de Commerce France-Israël), égales à elles-mêmes, ont eu recours aux mêmes procédés affligeants. Puisque nous n’appelons pas nécessairement au boycott de la Chine, que nous ne militons pas pour le Tibet, c’est donc que nous sommes antisémites ! Si tel imam s’est prononcé en faveur du boycott des produits israéliens c’est que nous sommes tous d’affreux islamistes, etc…

Les inculpés accusés d’avoir distribué des tracts appelant au boycott des produits israéliens devant un magasin Carrefour et d’avoir crié « Israël assassin, Carrefour complice », ont expliqué posément leur démarche, l’importance de l’appel à des sanctions économiques face à une politique criminelle et à l’absence de sanctions de la part des instances internationales et des gouvernements, ainsi que le rôle déterminant du boycott dans l’histoire de l’émancipation des peuples.

Carrefour ayant au demeurant retiré sa plainte, Farida Trichine, l’une des inculpées a fait valoir que l’enseigne ne semblait donc pas se sentir injuriée par cette accusation.

De même leurs témoins, Mgr Jacques Gaillot, Jean-Claude Meyer et le sénateur du Haut-Rhin Jacques Müller, ont souligné l’ampleur des crimes commis par l’Etat d’Israël à l’encontre du peuple palestinien, et se sont étonnés du fait que le gouvernement français ne criminalise que l’appel au boycott d’Israël et d’aucun autre Etat.

Face à un président du tribunal qui interrogeait les prévenus comme si leur culpabilité était acquise (« Vous reconnaissez avoir commis une infraction en pratiquant une discrimination contre des produits israéliens ? ») les avocats se sont interrogés à haute voix sur l’indépendance des juges.

Ils ont démonté « l’inventaire à la Prévert » dressé par les parties civiles pour en revenir au droit qui ne permet pas de recourir à l’alinéa 8 de la loi du 24 juillet 1881 (Droit de la presse qui condamner les actes de racisme et les discriminations contre des personnes ou des groupes de personnes au regard de leur appartenance à une race, une ethnie, une religion, une nation) pour juger d’un appel au boycott des produits d’un Etat dont les citoyens veulent sanctionner la politique.

Le procureur (tous les procureurs ne sont malheureusement pas capables de prendre leurs distances face aux ordres de leur hiérarchie) a requis une amende de 500 euros contre chacun des inculpés, jugeant que ces derniers étaient « coupables mais pas délinquants » (! !).

Une totale incohérence, comme on peut en juger, entre l’accusation très grave d’antisémitisme sous-jacente à la procédure, et le montant de l’amende réclamée.

On saura le 15 décembre prochain si le juge Gatty, qui bénéficie de l’argumentation très circonstanciée de la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris, laquelle a considéré comme parfaitement légal l’appel au boycott des produits israéliens, fait partie de ces magistrats plus respectueux de la loi que des ordres qui leur sont transmis par la chancellerie.

Première annonce dans l’Alsace jeudi matin :

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/11/17/une-soixantaine-de-manifestants-et-un-proces-contre-des-boycotteurs-enfin-juge?image=12016088-bb4c-4cbb-817d-7b4d20774dd0#galery

CAPJPO-EuroPalestine

Sommes nous à deux doigts d’une guerre totale contre l’Iran ?


Rédigé par le Nov 3rd, 2011 and filed under Tribune Libre. Vous pouvez suivre les réponses à cet article grâce au RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback à cet article

Vraisemblablement, oui !

Depuis quelques jours, les responsables politiques israéliens tentent par des moyens détournés de faire comprendre au peuple qu’une attaque est imminente.

Hier, un missile Yericho sans doute de dernière génération a été tiré depuis la base de Palmachim. Tout le monde sait que les missiles Yericho peuvent contenir des charges nucléaires, et à ce titre, c’est un avertissement direct aux Mollahs d’Iran.

D’ailleurs, une autre information a été bizarrement révélée hier par l’armée, chose extrêmement rare ; l’entraînement en Sardaigne de l’armée de l’air de simulations de “longs” vols (même distance qu’avec l’Iran), de frappes au sol et de combats aériens.

En outre, aujourd’hui, se déroule un exercice non prévu (ndlr : organisé à très petite échéance) d’attaques de missiles bactério-chimiques de grande envergure. Ces semaines-ci, il s’est sans doute passé quelque chose de très grave pour voir cette précipitation. Est-ce la révélation du complot d’attentats aux USA par des agents Iraniens, ou est-ce le fait que l’Iran serait à quelques semaines d’obtenir de quoi faire sa bombe ?

A l’évidence, si dans les jours qui viennent, on nous demande d’aller récupérer nos masques à gaz alors, on saura que c’est pour maintenant.

Alors pourquoi des ministres s’opposent-ils à une telle intervention ?

Tout d’abord il faut être clair, nos capacités militaires sont colossales ! En effet, si l’ordre est donné d’attaquer alors toutes les capacités de projections militaires de l’Iran seront détruites ainsi qu’au moins 60% de ces infrastructures militaires. L’Iran n’a aujourd’hui aucun moyen efficace de se protéger contre une attaque Israélienne. Israël dispose d’une avance technologique décisive face à son ennemi qui, lui, n’a quasiment plus d’aviation militaire ni de DCA efficace. Sa seule protection moderne provient de ses batteries anti aérienne assurant la défense des centrales, les Tor-M1. Heureusement pour nous, ces batteries ne sont pas d’un grand danger pour nos pilotes. Leur capacité leur permet, dans le meilleur des cas, de tirer sur une cible volante jusqu’à 20 Km, même si dans la réalité seules les cibles à 12 km peuvent-être atteintes. J’ajoute que la capacité du radar du Tor-M1 n’est efficace qu’à 25 km. Nos pilotes se sont longuement entraînés en Grèce, qui dispose de Tor-m1 et de S-300, mais chut, c’est un secret de polichinelle…

Pour être plus complet sur le Tor-m1, il suffit de savoir que nos avions peuvent déjà engager des cibles mouvantes à plusieurs centaines de kilometres en amont, et là, on parle d’avions de chasses, pas d’un engin obèse de 34 tonnes n’allant pas plus vite que 60 km/h. Et quand bien même nous ne réussissions pas à détruire ou à brouiller les radars, il faudrait moins de 22 secondes à un pilote pour sortir du rayon d’action du missile tiré.

Donc, clairement, quand l’ordre sera transmis, l’aviation détruira «sans problème » les centrales nucléaires, les défenses anti-aériennes, la marine (sans doute), l’aviation et d’autres éléments ne nécessitant pas d’être ici cités.

Mais la discorde entre les ministres n’est pas à ce sujet. Non ! Les discutions portent sur les très hautes capacités de répliques dont disposent les Iraniens. Il s’agirait de 100.000 missiles directement pointés sur nous, détenus en grande majorité par les Syriens, le Hesbolah et le Hamas.

De plus, l’Iran dispose d’un millier de missiles Shahab-3 et Sajjil-1/2, qui peuvent contenir plusieurs centaines de Kg d’explosifs ou de produits chimiques et bactériologiques. Même si notre défense anti-missile peut détruire 30% voir 40% de ces missiles, on ne sait pas combien de temps on va devoir se les prendre sur la tête. L’Iran pourrait très bien faire durer ses tirs pendant plusieurs mois, ce qui rendrait la vie impossible en Israël.
Si l’on peut plus ou moins prédire les réactions du Hamas et du Hesbollah, il en est tout autre pour celles de la Syrie qui serait tentée, afin de garder le pouvoir, d’entrer en guerre contre nous, et les réactions en chaînes seraient très dangereuses, surtout que ce n’est plus Moubarak qui tient l’Égypte….

Quoi qu’il en soit, Tsahal fera le travail offensif et D.ieu se chargera du défensif comme il le fait depuis plus de 5000 ans à notre égard. Nous allons avoir des heures extrêmement compliqués et décisives pour notre avenir en tant que peuple. Ne nous méprenons pas sur les intentions réelles de nos ennemis de vouloir nous anéantir, et ce, même si ça doit causer leur propre perte. Il faudra donc être fort et prier le Maitre du Monde de veiller sur nous, car nous en aurons besoin !

Ramatkal – JSSNews

Les Palestiniens demandent à la chanteuse Hindi ZAHRA de ne pas se produire à Tel Aviv


dimanche 30 octobre 2011



Ci-dessous la lettre envoyée par PACBI (la coordination palestinienne pour le boycott culturel et universitaire d’Israël) à la chanteuse marocaine Hindi Zahra. Vous pouvez également vous adresser à elle pour lui demander de ne pas se soutenir l’occupation israélienne. Merci.

Lettre ouverte de PACBI

C’est la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël [1] qui t’écrit aujourd’hui pour te dire le choc que nous avons ressenti en apprenant ta décision de chanter à Tel Aviv le 12 Novembre 2011 alors que tu n’ignores pas l’étranglement auquel les autorités de l’occupation israélienne soumettent les artistes de Palestine, sans parler de ce que subit notre peuple dans son ensemble du fait de l’occupation – et plus particulièrement à Gaza.

Nous sommes étonnés que tu acceptes d’offrir un divertissement à une société qui pratique l’occupation, la discrimination raciale, la purification ethnique systématique, en particulier à Jerusalem-Al Qods et dans le Néguev, et alors que nos réfugiés – la majorité de notre peuple ! – continue à être privée de son droit imprescriptible de retour à leurs foyers dont ils ont été chassés au moment de la création, sur les ruines de notre société, de l’Etat d’Israël.

Nous nous adressons à toi comme artiste, comme être humain, comme Marocaine, comme Amazighe, dans l’espoir que tu renonces à ton concert à Tel Aviv, pour que tu ne retrouves pas embarquée – comme d’autres l’ont été avant toi – dans l’entreprise de couverture des violations de la législation internationale et des droits humains, pour que tu ne deviennes pas complice, en conséquence, du maquillage des crimes de l’Etat occupant.

A une période où la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) [2] lancée par la quasi-totalité des associations de la société civile palestinienne prend son essor à travers le monde, et plus précisément en l’occurrence dans sa dimension de boycott culturel [3], au moment où des vedettes et des groupes artistiques très connus en Occident s’engagent dans le boycott culturel d’Israël, est-il concevable qu’une artiste marocaine amazighe marquante comme toi viole notre boycott d’Israël ?

Libre à toi de ne pas participer de manière effective au combat pacifique de notre peuple pour la justice et pour sa liberté à déterminer son sort. Néanmoins nous nous considérons en droit de te demander qu’au minimum tu ne viennes pas entraver notre lutte en brisant notre démarche de boycott culturel d’Israël. Comme l’a dit le chanteur britannique bien connu Roger Waters (fondateur des Pink Floyd) : « quand nos gouvernements refusent de bouger, c’est aux gens d’agir par tous les moyens pacifiques possibles. Pour moi, cela signifie tenir une posture solidaire, non seulement avec le peuple palestinien mais avec les milliers d’Israéliens qui refusent les politiques de leur gouvernement, et de m’engager dans la campagne de Boycott d’Israël, de Désinvestissement et de Sanctions. »[4]

Nos revendications principales sont dans le droit fil du droit international et de la Déclaration Universelle des Droits Humains, qui refusent la ségrégation des êtres humains selon leurs religions, la couleur de leur peau ou leur genre. Nous condamnons toute forme de racisme, sans considération de l’identité de l’oppresseur ou de celle de l’opprimé.

Tu pourrais nous répondre que « l’art est au-dessus de la politique » ou que tu ne viens pas pour soutenir la politique d’Israël mais seulement pour chanter pour ton public « pour la paix et l’amour ». Nous t’invitons à méditer sur cette parole de l’archevêque sud-africain, Desmond Tutu, qui a joué un rôle essentiel au siècle dernier dans la lutte contre le régime d’apartheid dans son pays, comme tu le sais, et qui soutient aujourd’hui notre campagne de boycott d’Israël : « Si tu es neutre dans une situation d’oppression, c’est que tu as choisi le camp des oppresseurs ». La neutralité n’existe donc pas lorsque tu chantes dans un Etat qui pratique l’oppression coloniale et raciale contre un peuple qui attend de toi une position de solidarité avec lui, toi l’artiste, toi, l’être humain. N’as-tu rien su du boycott de l’Afrique du Sud par la grande majorité des chanteurs et des chanteuses au moment de l’apartheid ? Pourquoi l’art aurait été, dans ce cas là, au dessus de la politique ?

Et si tu nous objectais que toi aussi, en tant qu’Amazighe, tu subis l’oppression arabe, nous te répondrions que nous sommes contre toutes les formes d’oppression, et nous voyons dans les révoltes populaires qui déferlent aujourd’hui dans notre région arabe non pas un printemps arabe – compris de manière ethnocentriste ou nationaliste – mais un printemps contre toute injustice, toute ségrégation raciale, contre toute répression, et pour la liberté, la dignité et l’égalité entre tous dans nos régions, sans distinction de couleur, de genre, d’ethnie ou de religion.

Sais-tu que les forces d’occupation israéliennes refusent aux artistes de Gaza de pouvoir quitter le territoire pour participer aux événements artistiques ? qu’elles limitent le droit de déplacement des chanteuses et des chanteurs de Cisjordanie ? Qu’elles interdisent même l’entrée des instruments de musique à Gaza ?! [5]

Cette politique systématique et continue contre les Palestiniens dans leur ensemble a fini par réduire considérablement la participation des artistes palestiniens dans les festivals internationaux. Ceci sans parler des artistes emprisonnés dans les geôles israéliennes parce qu’ils se sont engagés dans la résistance culturelle, en défendant notre patrimoine culturel et en participant à forger notre identité contemporaine.

Comme tu le sais, le peuple palestinien est toujours sous le coup de la perte de 430 de ses enfants, parmi les 1443 Palestiniens qui ont été massacrés par les forces d’occupation israéliennes au cours de la boucherie de l’hiver 2009 à Gaza. Dans la même période, il n’y a pas eu moins de 5300 blessés, qui ont dans leur majorité dû subir des amputations des membres. Et parmi eux des artistes, femmes et hommes.

Comme l’a dit le grand artiste Elvis Costello lorsqu’il s’est engagé dans la campagne de boycott culturel, et qu’il a annulé sa prestation à Tel Aviv, dans un contexte d’oppression, la simple organisation d’un concert dans un pays oppresseur est « un acte politique qui a des effets beaucoup plus profonds que ceux qu’aurait un artiste sur scène, car cela constitue une totale ignorance des souffrances d’innocents »

Malgré tout cela, tu chanterais à Tel Aviv ?

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