samedi 30 juillet 2011, par Al Faraby
p.s. pour la distribution de tracts demain jeudi à Molenbeek
Paulette Piquard, Bourgmestre : « contrairement au refus initialement notifié ce 25 juillet, je vous autorise à la distribution de vos tracts au marché de Molenbeek-Saint-Jean, ces 28 juillet et 4 août prochains et ce, dans le respect de la tranquillité publique »
Quand nous disions que l’occupation touche aussi la Belgique…
Le droit d’appeler au boycott d’Israël remis en question à Molenbeek aussi ?
La Coordination Boycott Israël a reçu une lettre de refus, sans apporter la moindre explication en réponse à une demande datée du 25 mai 2011 concernant une action de distribution de tracts « BOYCOTT ISRAEL » et tout particulièrement de ses dattes à la sortie du métro Compte de Flandre, ce jeudi 28 juillet à 11h00. « Or, tout acte administratif doit être formellement motivé comme le prévoit la loi du 29 juillet 1991 », nous dit notre avocat.
En effet, les dattes commercialisées par les sociétés israéliennes proviennent de palmiers qui poussent sur des terres volées aux palestiniens, des colonies sauvagement construites notamment dans les Vallée du Jourdain.
Israël compte vendre ces dattes comme si de rien était alors que l’argent récolté (des dizaines de millions de dollars et d’euros) enrichit un État qui dépense énormément d’argent pour une politique militaire visant la poursuite de la colonisation des terres palestiniennes et de l’épuration ethnique.
La lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud a montré une solidarité internationale efficace et cohérente avec un peuple opprimé. C’est ce genre d’action que le peuple palestinien opprimé demande. Depuis 2005, la société civile palestinienne, y compris les fédérations syndicales et tous les regroupements politiques syndicaux, a été unanime en demandant aux personnes de conscience et institutions du monde entier, notamment les syndicats, d’approuver le BDS contre Israël et de mettre en œuvre ce boycott des diverses manières les mieux adaptées à leur contexte respectif. Le BDS reste le meilleur espoir de mettre fin à l’occupation par Israël, à l’apartheid et pour l’obtention des droits reconnus par l’ONU, en particulier le droit à l’autodétermination.
La liberté de manifestation comme la liberté d’expression sont des droits fondamentaux. Ils sont inscrits dans les traités internationaux, comme la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que dans la Constitution belge.
Nous insistons sur le fait qu’en aucun cas la critique d’un État coupable de tant d’infractions au droit international ne peut être ainsi assimilée à un quelconque racisme.
Par son vote de la nuit du 11 juillet 2011, la Knesset (Parlement israélien) a adopté, une loi qui érige en infraction le fait d’appeler à un boycott contre l’État d’Israël ou ses colonies de Cisjordanie.
Cette loi controversée érige en infraction civile le fait d’appeler au boycott économique, culturel ou intellectuel de personnes ou d’institutions en Israël ou dans les territoires palestiniens occupés pour des motifs politiques. Toute personne appelant à un tel boycott peut faire l’objet de poursuites et être frappé d’une amende.
« Bien que ses partisans allèguent le contraire, cette loi est une tentative flagrante de museler la dissidence et le travail de campagne pacifiques en attaquant le droit à la liberté d’expression, que tous les gouvernements se doivent de respecter, a indiqué Philip Luther, directeur adjoint du Programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.
La commune de Molembeek suivrait-elle le mauvais élève Israël en ce qui concerne la question du boycott ?
En tous cas, nous serons nombreux ce jeudi 28 juillet à 11h00 à la sortie du métro Comte de Flandre pour soutenir la campagne Boycott Désinvestissement Sanction.
Chacune de nos actions se veut pacifique. Nous portons nos tee-shirts verts (sur lesquels figure l’inscription “Boycott Israël/Palestine Vivra”), nous distribuons nos tracts en parlant aux gens, tout se fait dans le calme, nous ne constituons certainement pas une menace pour la sécurité.
Ces actions vont perdurer jusqu’à ce qu’Israël se conforme aux résolutions des Nations Unies et respecte les droits internationaux et humanitaires.
Contact presse : 0486/703.215
Les diplomates grincheux de l’État voyou
lundi 25 juillet 2011 – 08h:16
Ilan Pappe – The Electronic Intifada
La vraie cause des maux de tête des diplomates israéliens.
L’ambassadeur israélien en Espagne, Raphael Schutz, vient juste de terminer son mandat à Madrid. Dans une tribune publiée dans l’édition en hébreu de Ha’aretz, il résume ce qu’il qualifie de séjour très lugubre et semble véritablement soulagé d’en avoir fini.
Ce genre de lamentations semble actuellement être la lettre d’adieu type de tous les ambassadeurs israéliens en Europe occidentale. Avant Schutz, il y a eu l’ambassadeur israélien à Londres, Ron Prosor, qui, en route pour son nouveau poste aux Nations-Unies à New York, s’est énormément plaint, et sur le même ton, de son incapacité à s’exprimer sur les campus au Royaume-Uni et s’est lamenté à propos de l’atmosphère hostile en général. Et avant lui encore, l’ambassadeur à Dublin a exprimé un même soulagement au terme de son mandat en Irlande.
Ces trois râleurs étaient pathétiques, mais le dernier qui revient d’Espagne les bat tous. Comme ses collègues à Dublin et Londres, il a attribué son lamentable mandat à l’antisémitisme, celui des temps anciens et celui du pays. Ses deux amis des autres capitales sont restés très vagues sur les origines d’un nouvel antisémitisme car tant dans l’histoire de la Grande-Bretagne que dans celle d’Irlande, il est difficile de distinguer depuis le Moyen Age une quelconque période précise d’antisémitisme.
Mais l’ambassadeur à Madrid, sans la moindre hésitation, a rejeté la responsabilité de ses déboires et tourments sur l’Inquisition espagnole du XVe siècle. Ainsi, selon lui le peuple d’Espagne (son article était titré, Pourquoi les Espagnols nous haïssent) est anti-israélien soit parce qu’il est incapable d’assumer sa responsabilité dans l’Inquisition, soit parce qu’il y souscrit par d’autres moyens encore à notre époque.
Cette idée que les jeunes Espagnols doivent se voir imputer les atrocités perpétrées il y a plus de 500 ans, et non les politiques criminelles qui s’appliquent aujourd’hui, ou cette autre idée qu’il est possible de ressortir l’Inquisition espagnole comme unique explication au large soutien public à la cause palestinienne en Espagne, ne peuvent trotter que dans les têtes de ces diplomates israéliens désespérés qui ont, depuis longtemps, perdu la bataille de la moralité en Europe.
Mais cette nouvelle lamentation – et je suis convaincu qu’il y en aura d’autres à l’avenir – exprime quelque chose de plus important. La lutte de la société civile en soutien aux droits des Palestiniens dans les pays clés de l’Europe est un succès. Avec peu de ressources, dépendant parfois de l’action de très petits groupes d’individus engagés, et aidée dernièrement par son plus gros atout – l’actuel gouvernement d’Israël -, cette campagne a en effet rendu la vie quasiment infernale à tout diplomate israélien dans cette partie du monde.
De sorte que lorsque évaluons ce qui se profile à l’horizon, nous qui avons agi en Occident, nous avons le droit, un court instant, d’être satisfaits pour le bon travail que nous avons fait.
Ces trois ambassadeurs grincheux ne se trompent pas en sentant que ce n’est pas uniquement la politique israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza occupées qui est dénoncée, mais que c’est aussi la nature excessivement raciste de l’État juif qui a galvanisé les citoyens de conscience et justes – beaucoup étant juifs d’ailleurs – autour de la campagne pour la paix et la justice en Palestine.
En dehors de la question de l’occupation et de la réalité quotidienne de l’oppression partout en Israël et en Palestine, on distingue plus clairement que la plus formidable leçon de l’histoire nous viendra finalement de Palestine : les régimes du Mal ne survivront pas indéfiniment, et la démocratie, l’égalité et la paix atteindront la Terre sainte, comme le reste du monde arabe.
Mais avant que cela n’arrive, nous devons nous-même nous sortir de cette emprise des politiciens sur nos vies. En particulier, nous ne devons pas nous laisser égarer par le jeu des politiciens au pouvoir. L’initiative de déclarer aux Nations-Unies la Palestine, sur 22 % de ce qu’elle représentait à l’origine, en tant qu’État indépendant est une mascarade, qu’elle réussisse ou non.
Un appel spontané palestinien pour que la communauté internationale reconnaisse la Palestine dans l’enclave de Cisjordanie avec seulement une partie du peuple palestinien à l’intérieur, peut éventuellement impressionner ce gouvernement israélien à direction Likoud, mais il ne constitue pas un moment déterminant dans le combat pour la libération de la Palestine. Soit ce sera un non-évènement, soit il fournira aux Israéliens un prétexte pour de nouvelles annexions et dépossessions. Il s’agit d’une manœuvre de plus dans le jeu des politiciens au pouvoir qui ne nous mène nulle part.
Quand les Palestiniens auront résolu la question de leur représentation et quand la communauté israélienne aura révélé Israël pour ce qu’il est – c’est-à-dire le seul pays raciste du Moyen-Orient -, alors, politique et réalité pourront fusionner à nouveau.
Et lentement et sûrement, nous serons en mesure de replacer les pièces et de former le puzzle de la réconciliation et de la vérité. Ceci doit se baser doublement sur la reconnaissance qu’une solution doit inclure tous les Palestiniens (dans les territoires occupés, en exil et en Israël) et sur la construction d’un régime nouveau pour l’ensemble du territoire de la Palestine historique, offrant égalité et prospérité à tous ceux qui y vivent actuellement ou qui en ont été expulsés par la force au cours des 63 années d’existence d’Israël.
Le malaise évident que ces trois diplomates ont ressenti et exprimé n’est pas dû à un quelconque mépris manifesté à leur égard dans les ministères ou gouvernements étrangers. Mais si de nombreux Européens peuvent rendre la vie malheureuse à ces diplomates, leurs gouvernements respectifs peuvent toujours voir les choses autrement.
Que ce soit le désespoir financier et les pressions extérieures israélienne et américaine qui ont conduit la Grèce à collaborer contre la Flottille de la Liberté pour Gaza, ou la force de l’intimidation qui a fait taire même les journaux progressistes comme The Guardian en Occident, Israël est toujours sûr de son immunité en dépit de la misère de ses diplomates.
C’est pourquoi nous devons faire en sorte qu’il n’y ait pas que les ambassadeurs israéliens à se sentir en mauvaise posture dans les capitales européennes, mais tous ceux qui les soutiennent ou qui ont trop peur d’affronter Israël et de lui demander des comptes.
Ilan Pappe est professeur d’histoire et directeur du Centre européen pour les études sur la Palestine à l’université d’Exeter. Son dernier livre, Out of the Frame : The Struggle for Academic Freedom in Israel est publié chez Pluto Press, 2010).
Le Canada Sous Influence du lobby sioniste
Le titre dit judéo sioniste que je rejette totalement. Ne pas impliquer tous les juifs dans le projet sioniste, please.
Risque de faillite pour Agrexco ?
L’un des principaux utilisateurs des installations aéroportuaires liégeoises, la société israélienne Agrexco, connaît de très sérieuses difficultés financières. Croulant sous les dettes, l’avenir de la compagnie, spécialisée dans l’exportation des produits agricoles israéliens, retient toute l’attention du côté de Bierset. La société Agrexco a longtemps exercé le monopole des exportations agricoles israéliennes. Elle a été privatisée voici deux ans et croule actuellement sous les dettes. On parle de plusieurs dizaines de millions d’euros envers des producteurs, des transporteurs et des banques (allemandes et françaises).
Agrexco est principalement connue du public pour la marque Carmel sous laquelle elle vend des aocats, des pamplemousses, des herbes et condiments. Elle expédie également des fleurs. Pour ses exportations, Agrexco utilise les avions de la compagnie CAL et les services de la société LAX.
Pour l’instant, ces deux firmes enregistrent de très légères variations des tonnages transportés. La déconfiture d’Agrexco ne se traduit pas encore dans les statistiques.
Mais la situation pourrait devenir préoccupante si la faillite se précise : les fleurs et les fruits de la marque Carmel représentent jusqu’à 10 % du volume de fret transitant par les infrastructures liégeoises.
L’une des causes de ses difficultés, c’est la baisse de la demande sur le continent européen. La société Agrexco a souvent été critiquée car ses produits proviennent parfois des territoires palestiniens occupés sans que cette origine ne soit mentionnée. Les campagnes hostiles de divers mouvements pacifistes ont peut-être contribué à plomber les résultats d’Agrexco.
La presse de l’état hébreu évoque l’imminence d’un dépôt de bilan mais également des perspectives de sauvetage par de nouveaux investisseurs.
L’aéroport de Bierset, en tous les cas, s’interroge sur les répercussions que ces événements ne manqueraient pas d’avoir.
Michel Grétry, Xavier Van Oppens
site RTBF.be
15.07/2011
Hommage à Hassan El Bouharrouti
Messieurs et Mesdames les Journalistes,
Je vous prie de trouver la lettre pamphlétaire (bas du courriel) de Monsieur Rudi Barnet, en réaction à l’article scandaleux paru sur Skynet et le Vif l’Express d’un pseudo-journaliste, Hassan El Bouharrouti, du “collectif des associations belgo-marocaines”
“Bienvenue en Palestine: utiliser des mineurs d’âge est un “acte irresponsable””.
L’article de Hassan El Bouharrouti a bien sûr été relayé sur des sites de propagande israélienne (… du pain bénit: ils n’en sont pas à un mensonge près).
Notez aussi que le “collectif des associations belgo-marocaines” dont fait partie ce Monsieur est totalement inconnu de toutes les personnes s’y connaissant peu ou prou dans le domaine de l’associatif marocain en Belgique, y compris des journalistes crédibles.
Bien à vous,
Mireille Péromet
L’article d’Hassan El Bouharrouti:
Israël expulse 23 militants pro-Palestiniens, 58 toujours détenus ( Belga)
L’utilisation de mineurs d’âge dans la mission « Bienvenue en Palestine » est un « acte irresponsable », déclare jeudi le président du Collectif des associations belgo-marocaines (CABM)**, Hassan El Bouharrouti, contacté par l’Agence Belga. Le CABM dit condamner « avec la plus grande fermeté » l’utilisation de cinq mineurs d’âge belges au sein de la mission de solidarité avec le peuple palestinien du 8 juillet dernier.
« Je suis révolté. Cette mission a entraîné des enfants dans un acte suicidaire », estime Hassan El Bouharrouti, confiant que sa propre fille de 17 ans y a pris part, sous l’influence de sa mère. « Je remercie Israël d’avoir renvoyé ces enfants-là en Belgique », ajoute-t-il. Qualifiant cette mission d' »opération antisémite suicidaire », le Collectif estime que « les mineurs n’auraient jamais dû être exposés à quelque risque que ce soit en prenant part à une mission qui s’inscrit clairement dans la provocation et la confrontation avec l’Etat d’Israël ». Il dénonce également la nature de la mission, qui « ne sert aucunement la cause palestinienne », mais qui « contribue en revanche à alimenter l’antisémitisme au sein de la communauté belgo-marocaine ». « Il faut sensibiliser autrement », estime Hassan El Bouharrouti. Selon lui, « il y a d’autres problèmes à combattre en Belgique, comme par exemple le racisme ». Le CABM accuse par ailleurs les autorités belges de « laxisme » pour ne pas avoir empêché le départ de ces mineurs vers Israël, alors que le Collectif les avait pourtant prévenues. (PVO)
**Notez aussi que le CABM est totalement inconnu de toutes les personnes s’y connaissant peu ou prou dans le domaine de l’associatif marocain en Belgique, y compris des journalistes crédibles.
Minister of Hasbara Office
A Hassan El Bouharrouti
Président du CABM
(Collectif des Associations belgo-marocaines)
Cher Collaborateur,
Toutes mes félicitations pour votre action en faveur du sionisme!
C’est avec le plus grand plaisir que nous avons appris votre intervention dans la presse belge, au nom de l’ensemble des Marocains du pays, pour stigmatiser cette honteuse opération « Bienvenue en Palestine ».
Comme vous l’avez remarqué, nous avons immédiatement relayé vos propos dans nos offices de propagande web et dans la presse d’Israël.
Votre intervention a été une belle surprise pour nos services!
D’autre part, votre action nous a également permis d’occulter la décision du tribunal de Tel-Aviv condamnant notre Ministère de l’Intérieur pour l’illégalité de l’interdiction d’entrée du territoire à des militants déclarant se rendre dans les territoires palestiniens occupés.
Bravo pour votre collaboration!
Il me faut aussi vous féliciter pour votre amour filial. En effet, bien que vous n’ayez plus de relations avec votre fille de 18 ans depuis de nombreuses années, vous avez tenu à la protéger de l’endoctrinement de ces soi-disant pacifistes.
Je ne peux qu’appuyer votre action : ce n’est pas le rôle des femmes de réfléchir et de faire de la politique (cette déviance est malheureusement une des plaies de l’ère moderne)… Et surtout pas à une gamine de 18 ans!
Merci aussi d’avoir stigmatisé cette opération qui vise, je reprend vos termes, à « cultiver la haine et l’antisémitisme ».
C’est avec plaisir que je constate que vous êtes en symbiose avec Israël et que pour vous, également, il est fondamental d’accuser d’antisémitisme tous ceux qui veulent s’opposer à notre politique et à nos pratiques.
Je ne doute pas que la communauté marocaine de Belgique, dont vous êtes le représentant éminent, continuera de vous appuyer et de vous encourager dans votre courageuse démarche.
Enfin, j’ai le plaisir de vous annoncer que lors de la prochaine visite de Mr Lieberman, notre Ministre des Affaires Etrangères, en Belgique (séance de travail avec Mr Dewinter), il aura le plaisir de vous remettre la « Croix du Mérite de la Hasbara ».
En espérant que notre collaboration n’ira qu’en s’amplifiant dans la guerre que nous menons contre les opposants au sionisme!
Avec ma solidarité
RB
Israël bâtit un rempart de lois ultranationalistes
Al-Manar/AFP
Israël se dote d’un arsenal croissant de lois ultranationalistes, sous la pression des éléments les plus durs de la coalition de droite au pouvoir qui visent désormais la Cour suprême.
Pêle-mêle, la Knesset (Parlement) a adopté en près d’un an et demi une série de lois permettant de retirer la nationalité aux citoyens reconnus coupables de terrorisme ou d’espionnage, infligeant des amendes aux organismes commémorant la « Nakba » palestinienne et dernièrement, pénalisant les appels au boycottage des colonies.
La loi dite Azmi Bishara, du nom d’un ex-député arabe, soupçonné d’espionnage en faveur du Hezbollah libanais et en fuite depuis 2007, a privé ce dernier de ses droits à la retraite parlementaire.
Dans la même veine, les villages coopératifs sont désormais légalement habilités à rejeter les candidatures de ceux qui veulent s’y installer, s’ils sont jugés « incompatibles » – une mesure qui vise essentiellement la communauté de 1,4 million d’Arabes israéliens.
Et mercredi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a revendiqué au Parlement la responsabilité « personnelle » d’une loi qui sanctionne l’appel au boycottage des colonies juives dans les territoires occupés depuis 1967, au risque de porter atteinte à la liberté d’expression comme l’a déploré mercredi l’Union européenne.
« Netanyahu veut se draper d’un soi-disant patriotisme pour se présenter comme le défenseur d’Israël, face à ceux qu’il présente comme des ’collaborateurs de l’intérieur’ « , a dénoncé jeudi à la radio publique Tzipi Livni, chef du parti centriste Kadima en faisant allusion aux opposants de gauche.
La coalition gouvernementale repose sur des partis de droite nationaliste et d’extrême droite, son aile modérée se réduisant aux cinq élus (sur 120) restés fidèles au ministre de la Défense Ehud Barak après sa récente scission du parti travailliste.
« Netanyahu veut donner à ses compatriotes le sentiment qu’Israël est assiégé afin de susciter la peur et justifier la nécessité de se défendre contre les tentatives de ’délégitimation d’Israël’ », explique à l’AFP Rafi Smith, directeur d’un des principaux instituts de sondage israéliens du même nom.
Selon Yaron Ezrahi, professeur de sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem, « Netanyahu cède délibérément à la surenchère du courant radical au sein de sa propre formation, le Likoud, et de ses alliés d’extrême droite » tels que le parti Israël Beiteinou du chef de la diplomatie Avigdor Liebeman.
Proches des colons, les durs de la majorité veulent à présent modifier les règles de nomination des juges de la Cour suprême, garante de l’État de droit, qu’ils présentent volontiers comme un « repaire de gauchistes« .
M. Netanyahu a assuré qu’il s’opposerait à cette tentative. En revanche, conscient des dérives constantes de l’opinion vers la droite, il a donné son feu vert à de nouvelles initiatives nationalistes
Le ministre de l’Éducation, Gideon Saar, un de ses proches, a ainsi ordonné qu’à compter de septembre, les petits des jardins d’enfants soient obligés de commencer la semaine en chantant l’hymne national, face au drapeau frappé de l’étoile de David.
Auparavant, M. Saar avait préconisé de « renforcer l’identité juive » des lycéens en organisant à leur intention des visites au Caveau des Patriarches à Hébron (Cisjordanie), lieu saint vénéré par le judaïsme et l’islam et foyer de tensions avec les Palestiniens.
Un projet de loi proposant la création de commissions d’enquête parlementaires sur le financement d’organisations israéliennes de défense des droits de l’Homme doit revenir prochainement devant les députés.
« La Knesset souffre d’une fièvre nationaliste qui relève de la maladie mentale« , constate, amer, jeudi dans le quotidien Haaretz, Yossi Sarid, ex-ministre de l’Éducation et ancien chef du parti de gauche Meretz.
40 Belges détenus en Israël
samedi 09 juillet 2011, 23:09
Il s’agit de militants de la cause palestinienne, interdits d’entrée en Israël. Ils sont détenus dans deux centres de détention, l’un près de Tel-Aviv et l’autre à Beersheva.
Deux d’entre eux, qui ne contestent pas l’interdiction imposée par Israël de pénétrer sur son territoire, reprendront un vol vers Bruxelles cette nuit et sont attendus dimanche matin, vers 5H00. Parmi les 38 autres, plusieurs ont décidé de contester la décision israélienne et restent dès lors détenus pour l’instant. « L’ambassade de Belgique continuera à leur fournir une assistance et les aidera à trouver un avocat », ajoute le porte-parole des Affaires étrangères. Quant aux derniers, dont le nombre n’est pas non plus précisé, ils n’ont pas encore décidé de leur position face à l’interdiction d’entrée, soit ils la dénoncent et resteront détenus, soit ils l’acceptent et rentreront prochainement en Belgique.
Selon les représentants de l’ambassade belge en Israël, qui ont rendu visite samedi aux 40 Belges, ceux-ci ont été correctement traités et se portent bien. Ces personnes ont été arrêtées vendredi à leur arrivée en Israël. Elles avaient l’intention de se rendre dans les territoires palestiniens, dans le cadre de l’action « Bienvenue en Palestine » contre le blocage de la Bande de Gaza.
Plusieurs dizaines de membres des familles et amis des activistes ont manifesté samedi, d’abord devant le domicile du ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, à Neder-over-Hembeek, et ensuite devant le ministère des Affaires étrangères, où ils ont rencontré un porte-parole du ministre. Selon la mère d’une jeune Belge de 22 ans détenue en Israël, 5 mineures d’âge figurent parmi les personnes arrêtées.
