BDS en mouvement pour PALESTINE : DEXIA,AGREXCO, VIAVELO


Bonjour à tous,

demain, samedi, commencent les actions rentrant dans le cadre BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanction). Vous verrez que 3 événements se dérouleront ce jour là., il est cependant possible de combiner 2 activités; en effet, Via vélo fera son premier arrêt place Saint-Josse, où aura lieu l’action « Dexia ». Si vous optez pour la journée de plainte Agrexco, il est possible de rejoindre le parcours également en cours de route… (toutes les infos ci-dessous et surtout sur les pages respectives des events)

-DEBKAH DEVANT L’AGENCE DEXIA (9H45)
– STAND HOUMOS, DANSE POUR LEPARCOURS VELO (15H30) PLACE BETHLEHEM
– GESTE FORT AU NIVEAU NATIONAL CONTRE AGREXCO

Autant de raisons de nous retrouver et de manifester notre soutien à la Palestine qui a débuté aujourd’hui la commémoration de cette 63ème année de la Debkah

(RAPPEL:GRAND RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE à travers le monde devant les ambassades d’ISRAËL –> un message sera envoyé demain… 🙂

En résumé :
❂ Action : PALESTINE OCCUPEE, DEXIA IMPLIQUEE
๑ A 9h45 (Place Saint- Josse – métro Madou)
INFOS sur la page de l’EVENT FB : http://www.facebook.com/event.php?eid=155750991148908&ref=ts

❂ Au même moment : JOURNEE DE PLAINTE NATIONALE CONTRE AGREXCO
๑ A 10h (Maison de la Paix, rue Van Elewyck 35, 1050 XL)
INFOS sur la page de l’EVENT FB: http://www.facebook.com/event.php?eid=198069686877613

❂ PARCOURS RANDONEE « VIA VELO » : afin de promouvoir l’action Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS) et appuyer la campagne contre Dexia.
๑ A partir de 10h (Rond point Schuman) .
Divers lieux de ralliement :
– 10h Rond Point Schuman Points de ralliement
– 12h30 Parc Paul Garcet (angle Place Cardinal Mercier – rue
Léon Theodor) apporter son pique-nique
– 14h30 Place de la Vaillance – Anderlecht (métro Saint-
Guidon)
– 16h00 arrivée Place Bethléem – St-Gilles
Plus d’infos : Geneviève Freres 0475 533 276
via.velo.palestina@gmail.com
LOCATION vélo 02 502 73 55 http://www.provelo.org
INFO : http://www.intal.be/fr/velo-palestina-1 ou
http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2011/04/14/20896363.html

A DEMAIN

Amitié

Israël et la légitime défense en droit international


L’Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles organise un cycle de rencontres destiné à ses membres et sympathisants. Le but principal est d’approfondir des thématiques qui touchent à la question palestinienne au travers d’exposés suivis d’échanges et d’une réflexion commune.

Ces rencontres ont lieu une fois par mois.

Lundi 16 mai 2011 à 19h30

Israël et la légitime défense en droit international

Avec

Olivier CORTEN

Professeur à l’Université libre de Bruxelles, Centre de droit international et de sociologie appliquée au droit international.

Auteur de Le droit contre la guerre (Paris, Pedone, 2008),

The Law against War (Oxford, Hart Pub. 2010).

L’un des enjeux de l’avènement d’un État palestinien est la possibilité, pour la Palestine comme pour Israël, d’invoquer l’article 51 de la Charte reconnaissant un droit de légitime défense dans les relations entre États. L’exposé fera le point sur les conséquences de ce changement éventuel de statut en droit international de la guerre.

Lieu : Centre Culturel Arabe

2, rue de l’Alliance (Métro Madou) – 1210 Bruxelles

PAF : 2 € (membres)/ 3€ (non-membres).

Le nombre de places étant limité il est conseillé de vous inscrire avant le 13 mai 2011 : abp.eccp@skynet.be

A vos agendas pour la prochaine rencontre :

Le jeudi 09 juin 2011 – Denis SIEFFERT (Journaliste à Politis)

« L’usage des mots dans le conflit israélo-palestinien »

Avec le soutien de la Communauté Française

Association belgo-palestinienne – Wallonie/Bruxelles asbl
quai du commerce, 9 – 1000 Bruxelles
tél: +32 (0)2 223 07 56 – fax: +32 (0)2 250 12 63
mail : abp.eccp@skynet.be

www.association-belgo-palestinienne.be

La chasse aux Negros en Israël


Des milliers d’Israéliens ont défilé cette semaine dans un quartier de Tel-Aviv
peuplé d’immigrés d’Afrique noire pour exiger du gouvernement l’expulsion
immédiate de ces derniers. Des Philippins ont, eux aussi, été pris à partie.
Aux cris de « Négros voleurs et violeurs ! », « Négros
criminels, dehors ! » ou « Israël n’est pas une
poubelle ! », les manifestants, qui brandissaient des pancartes
portant les mêmes revendications, ont pris à partie tous les vendeurs de rue à
la peau noire qu’ils rencontraient sur leur passage.

Ni la
presse occidentale ni les belles âmes donneuses de leçons du genre Bernard
Henri-Lévy ou Alain Finkielkraut n’ont élevé la moindre protestation contre
cette agression à caractère ostensiblement raciste. Barack Obama non
plus ! Ce qui est tout de même étrange puisque lui, l’allié fidèle
d’Israël, celui qui, après Bush, couvre toutes leurs exactions, se serait vu
aussi menacé d’expulsion étant donné sa couleur.

On
peut tirer deux réflexions de cette « chasse aux négros » :

.
voici des gens venus de partout à travers le monde (mais surtout d’Europe) qui,
en 1948, ont expulsé la population palestinienne locale pour construire un état
et qui aujourd’hui cherchent à réitérer cet acte scélérat à l’encontre des
immigrés africains. Ils feignent donc d’oublier qu’ils étaient des immigrés il
y a cinquante ans de cela.

.
depuis 2.000 ans, ce sont les Européens les bourreaux des Israélites et non les
Noirs, les Arabes ou les Asiatiques. De la destruction du Temple par les
Romains dans l’Antiquité aux camps d’extermination nazis au XXe siècle, en
passant par l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, la création de ghettos en
Europe de l’Est au XIXè siècle ou encore la rafle du Vel d’hiv’ en France,
c’est l’homme européen qui a ostracisé, ghettoisé et souvent pogromisé les fils
de Sion.

Interrogés,
certains manifestants ont déclaré qu’Israël est un pays occidental et qu’à ce
titre, il n’a pas à accueillir la lie du Tiers-monde, tous ces porteurs de
maladies telles que le sida, ces proxénètes et ces trafiquants de drogue venus
du Nigéria, du Mali ou du Congo !!!

Sauf
que Dachau et Auschwitz ne se trouvent pas dans un quelconque pays du
Tiers-monde jusqu’à plus ample informé…

source

2010 : l’année du BDS


Avec l’annulation du concert de Vanesa Paradis, nous pouvons dire que nous commençons bien l’année de 2011,
Voici un bilan 2010, loin d’être exhaustif ce qui prouve à quel point BDS s’est déployé en 2010 comme en 2009 à la suite de l’opération plomb durci.

Pour ce qui est de la France, il manque un nombre important d’actions de boycott des produits israéliens dans les supermarchés, dont les procès sont plutôt une conséquences ; et surtout BDS Tour qui a été un point fort à l’été 2010.
Pour 2011, les procès vont continuer et j’invite tous le monde a apporter un soutien a nos freres, soeurs et camarades injustement attaquer. Face à la répression revendique par le CRIF : « c’est d’ailleurs l’occasion de rappeler, notamment à ceux qui ont tendance à le passer sous silence, que c’est bien le CRIF qui est à la manœuvre derrière toutes les procédures contre le boycott, même si par tradition il s’abstient de porter plainte lui-même », nous ne pouvons rester sur la défensive. Et puisque le CRIF s’attaque à BDS France de plus en plus souvent dans le but de terroriser, il faut montrer notre détermination
 

Désinvestissement:
Février 2010 : -« arrêt Brita » : l’entreprise allemande Brita se voit interdire d’importer des produits de la marque israélienne Soda Club dans le cadre de l’accord de coopération israélo-européenne, parce qu’elle triche sur la provenance des produits.
Mai 2010 : -Deux églises américaines, la Episcopal Peace Fellowship et la United Methodist Church, rejoignent BDS et se désinvestissent de tous leurs placements en Israël.
Juin 2010 : -La Deutsche Bank allemande se désinvestit de tous ses placements dans la société militaire israélienne Elbit.
Août 2010 : -L’université d’Harvard se désinvestit de ses placements en Israël.
                      -L’entreprise israélienne Ahava perd le procès qu’elle avait intenté contre des militants BDS en Angleterre.
Octobre 2010 : -L’entreprise Unilever ferme son usine de Cisjordanie, pour la rapatrier dans les frontières de 48.
                            -L’entreprise Veolia vend ses parts dans le tramway d’occupation israélien, probablement suite à des pressions de BDS.
Novembre 2010 : -PFZW, le principal fonds de pension hollandais vend ses actifs israéliens.
Décembre 2010 : -L’entreprise japonaise MUJI annule l’ouverture de son premier magasin en Israël
                                -L’entreprise Veolia perd un gros marché avec la ville d’Edimbourg, probablement suite à des pressions de BDS.
 

Sanctions :
Janvier 2010 : -L’année commence avec l’empêchement pour le mouvement de solidarité international, réuni au Caire, d’entrer dans Gaza.
Mai 2010 : -Nouvelles tentatives de rompre le blocus de Gaza, par mer cette fois avec la Flottille de la Liberté. Attaque brutale de l’armée israélienne :
9 morts. Manifestations spontanées dans le monde entier.
Juin 2010 : -Le Brésil et la Bolivie demandent des sanctions contre Israël.
                     -La Turquie, l’Afrique du Sud et l’Equateur rappellent leurs ambassadeurs en Israël.
                     -Le Nicaragua, le Venezuela et la Bolivie rompent leurs relations diplomatiques avec Israël.
Septembre 2010: -Une plainte est déposée contre Israël auprès de la Cour Pénale Internationale au sujet de l’attaque de la Flottille de la Liberté.
                                -Alors qu’un nouveau bateau est bloqué, un convoi de camions arrive à pénétrer dans Gaza.
Octobre 2010 : -Les sous-marins israéliens interdits d’essais dans les eaux de la Norvège.
                           -Une tournée de maires hollandais en Israël est annulée par le ministère des affaires étrangères.
                           -La Norvège, l’Irlande, la Suède, l’Islande, la Turquie, l’Espagne et l’Afrique du Sud
                             et même le Canada et le Royaume-Uni n’assistent pas à la conférence du Tourisme de l’OCDE organisée à Jérusalem.
Décembre 2010 : -26 ex-dirigeants européens demandent des sanctions pénales contre Israël, dont Hubert Védrine, Guiliano Amato, Hervé de Charrette, Roland Dumas, Felipe Gonzales, Lionel Jospin, Romano Prodi, Mary Robinson, Helmut Schmidt, Javier Solana, Richard von Weizsäcker…
                               -De nombreux pays, dont la Bolivie, le Brésil et l’Argentine reconnaissent la Palestine en tant qu’Etat.

Boycott Syndical :
Juin 2010 : -Les syndicats de transport de Malaisie, de Norvège, de Suède et d’Afrique du Sud appellent leurs membres à empêcher les navires israéliens d’accoster.
                    -UNITE, la plus grande centrale syndicale britannique, rejoint BDS.
Septembre 2010 : -Les syndicats britanniques votent à l’unanimité pour BDS.
Novembre 2010 : -Le syndicat irlandais TEEU vote le boycott d’Israël.
Décembre 2010 : -IWW (les travailleurs industriels internationaux) rejoint la campagne BDS.
 

Boycott Universitaire :
Juin 2010 : -Des étudiants espagnols font échouer une réunion du comité commun entre l’Espagne et Israël à l’Université de Madrid.
Septembre 2010 : -L’université de Johannesburg est appelée à couper ses liens avec l’université Ben Gourion en Israël par de nombreux intellectuels sud-africains.
                                  La négociation est encore en cours…
 

Boycott Sportif :
Juin 2010 : -La Suède et la Turquie annulent la participation de leurs équipes jeunes à des match de football prévus en Israël.
Septembre 2010 : -Michel Platini menace Israël d’exclusion de l’UEFA pour discrimination des sportifs palestiniens
                                 -L’équipe israélienne de beach-volley, lors d’un tournoi à Montpellier, est forcée de déclarer forfait sous pression du groupe BDS.
 

Boycott Culturel :
Février 2010 : -Carlos Santana annule son concert en Israël.
                         -500 artistes montréalais s’engagent dans BDS dont Lhasa, Gilles Vigneault, Richard Desjardins, des membres de Bran Van 3000 ou Silver Mt. Zion…
Avril 2010 : -Gil Scott-Heron annule son concert en Israël.
Juin 2010 : -Les cinémas Utopia, en France, déprogramment un film israélien
                    -Devendra Banhart, Tommy Sands, Elvis Costello, Klaxons, Gorillaz et les Pixies annulent leurs concerts en Israël.
                    -Les écrivains Henning Mankell (qui se trouvait à bord de la Flottille de la Liberté), Iain Banks et Alice Walker s’engagent dans BDS.
Juillet 2010 : -Annie Lennox réaffirme qu’elle ne se rendra pas en Israël.
                        -Les acteurs Meg Ryan et Dustin Hoffman annulent leur participation à un festival en Israël.
Août 2010 : -Des artistes de théâtre israéliens refusent de jouer en Cisjordanie. Ils sont soutenus par 150 intellectuels et artistes israéliens (dont Niv Gordon, Gideon Levy, Shlomo Sand, Zeev Sternhell, David Grossman, A.B. Yehoshua, Amos Oz…), puis 150 américains (dont Vanessa Redgrave, Cynthia Nixon ou Tony Kushner).
                      -180 artistes irlandais se joignent à la campagne BDS.
                      -Leftfield et Faithless annulent leurs concerts prévus en Israël.
Septembre 2010 : -Massive Attack annule son concert prévu en Israël.
                                 -Une centaine d’artistes norvégiens s’engagent dans BDS.
Octobre 2010 : -Le metteur en scène Mike Leigh annule son voyage prévu en Israël.
Novembre 2010 : -Tindersticks annule son concert prévu en Israël.
France :
Février 2010 : -Action contre le KKL devant le Casino de Paris par la Campagne BDS France.
                          -Propos de François Fillon et de Michèle Alliot-Marie (devant le CRIF) contre la campagne BDS.
                          -En 2010, le Mouvement pour une Alternative Non-violente, le Mouvement des Objecteurs de Croissance, la Fédération Artisans du Monde, les Alternatifs et la Confédération Paysanne rejoindront la Campagne BDS France…
Mars 2010 : -Journée nationale contre Agrexco à Sète.
                      -La Campagne BDS France publie une tribune sur lemonde.fr.
Avril 2010 : -Actions contre la nouvelle place Ben Gourion à Paris.
Août 2010 : – Implantation en droit français de la notion de « Crime de Colonisation »…
Septembre 2010 : -Des plaintes sont déposées contre des militants BDS en France.
                                 -Première conférence sur le boycott universitaire européen d’Israël organisée à Paris.
Octobre 2010 : -Une pétition de soutien à Stéphane Hessel, Alima Boumédiene-Thiery et tous les militants poursuivis de la campagne BDS recueille 10.000 signatures en quelques jours !
                           -La Campagne BDS France publie une tribune sur rue89.com.
                           -Le procès contre Alima Boumédiène-Thierry et Omar Slaouti est annulé.
                           -Sakina Arnaud est condamnée en appel, mais elle se pourvoit en cassation.
                           -Victoire : Yann Moix et le Figaro sont condamnés pour diffamation des cinémas Utopia, et ne font pas appel.
                           -La Coalition contre Agrexco porte plainte contre Agrexco.
Novembre 2010 : -Pour la première fois, la Campagne BDS France obtient de publier une tribune dans la version papier du journal Le Monde. D’autres tribunes sont publiées sur lemonde.fr.
Décembre 2010 : -Action à Lyon contre un match de foot avec une équipe israélienne.
                                -Campagne « fraises » de Agrexco, et contre-campagne de la Coalition contre Agrexco et de la Confédération Paysanne.

Par Campagne BDS France – Publié dans : Campagne BDS
http://conscience-musulmane.over-blog.com/article-2010-l-annee-du-bds-65387373.html

Pour 2011, un seul mot d’ordre
« BOYCOTT ISRAEL »
Jeudi 20 janvier 2011 : Avec l’annulation du concert de Vanesa Paradis, nous pouvons dire que nous commençons bien l’annéee de 2011, Voici un bilan 2010, loin d’être exhaustif ce qui prouve à quel point BDS s’est déployé en 2010 comme en 2009 à la suite de l’opération plomb durci. Pour ce qui est de la France, il […]

Dimanche 13 février 2011
 
Communique CRI et Résistance Palestine: censure sioniste

La Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie et le collectif Résistance Palestine dénoncent avec la plus grande fermeté la décision du Maire de Lyon Gérard Collomb de nous interdire la Salle Rameau à Lyon, dans laquelle nous devions organiser ce 12 Février 2011 la conférence « Gaza, 2 ans […]

Par Resistance Palestine et le CRI – Publié dans : Campagne BDS

14 mai 2011 : Journée nationale de plaintes contre Agrexco


Avec le soutien de l’Association Belgo-Palestinienne

  

Le samedi 14 mai est déclaré journée nationale de plaintes. Ce jour là, dans toute la Belgique les citoyens se rendront à leur bureau de police local afin de déposer plainte contre AGREXCO Ltd., CAL et LACHS, pour recel et complicité de crimes de guerre.

  

Les guerres commencent ici. Des entreprises européennes profitent de la guerre pour réaliser des profits et la perpétuent de par leurs activités. Nos gouvernements ne réagissent toujours pas.

 En février 2011, Action pour la Paix, le MIR-IRG et Vredesactie lancent l’action de plaintes contre les entreprises AGREXCO Ltd., CAL (Cargo Air Lines) et LACHS (Liège Air Cargo Handling Services). Il s’agit d’entreprises qui participent à l’économie de guerre. Nos gouvernements ont la capacité d’y mettre un terme, en appliquant tout simplement la loi. En effet, ces entreprises sont en infraction avec le droit international. Profiter de violations graves des Droits de l’Homme est illégal et nos gouvernements ne réagissent toujours pas.

C’est pourquoi Action pour la Paix, le MIR-IRG et Vredesactie appellent chacun d’entre nous à déposer une plainte en son nom contre ces entreprises entre février et novembre 2011.

  

Individuellement, de Février à Octobre

 

Chaque personne a le droit de déposer une plainte quand un délit est commis. Il est possible de déposer une plainte personnelle dans tous les bureaux de police belge, même si vous êtes mineur. La police est obligée de faire un procès verbal (P.V.) de votre plainte et de la transmettre au parquet. Le parquet décide si votre plainte est recevable et si il y sera donné suite.

Que devez-vous faire ? :

Lisez et imprimez la plainte standardisée que vous pouvez téléchager ci-dessus.

Complétez cette plainte avec votre nom et votre adresse. N’oubliez pas de la signer.

Rendez-vous personnellement à un bureau de police belge muni de la plainte et de votre carte d’identité.

Au bureau de police déclarez que vous voulez déposer plainte.

La police ouvrira un dossier (P.V.), vous remettez la plainte et vous demandez par la suite le numéro de votre P.V.

Communiquez le numéro de votre P.V., votre nom, adresse et adresse émail à Action pour la Paix (info@actionpourlapaix.be)

Action pour la Paix vous tiendra au courant de la procédure et des résultats éventuels.

  

En groupe, le 14 mai 2011

 

Le samedi 14 mai 2011 est la « journée nationale de plaintes« . Dans toute la Belgique des citoyens se rendront ensemble à leur bureau de police local afin déposer plainte contre Agrexco Ltd., CAL et LACHS pour recel et complicité de crimes de guerre.

 

Lieu et heures du rendez-vous:

 

Bruxelles: Maison de la Paix, rue Van Elewyck 35, 1050 Bruxelles: 10h

Liège: Centre Social C.P.C.R. 11, Jon Ruelle, Liège: 14h14

Anvers: Café Den Hopsack, Grote Pieter Potstraat 24, 2000 Antwerpen: 10h

Gand: Jeugddienst, Kammerstraat 10, 9000 Gent: 10h

Hasselt: Vroegere Gelatine-fabriek (achter Verzus), Armand Hertzstraat 21, 3500 Hasselt: 10h

Louvain: CC De Pit, Pleinstraat 108, 3000 Leuven: 10h

Diksmuide: Standbeeld Manneke uit de Maene, grote markt, Diksmuide: 10h

 

Le 14 mai, les plaintes seront disponibles aux différents lieux de rendez-vous. Vous recevrez un bref briefing et partirez ensemble vers le bureau de police le plus proche.

 

Il n’y a pas de lieu de rendez-vous dans votre voisinage et vous souhaitez participer à la journée nationale de plaintes le 14 mai avec un groupe de personnes ? Prenez contact avec Action pour la Paix. Nous vous aiderons de manière pratique et nous communiquerons les moyens de porter plainte.

 

 Pourquoi ces entreprises ?

 Les entreprises AGREXCO Ltd., CAL et LACHS importent des produits qui sont le résultat d’actes criminels ou de délits, particulièrement en ce qui concerne les productions agricoles cultivées dans les colonies israéliennes des Territoires palestiniens occupés.

L’entreprise israélienne Agrexco achète et exporte la plus grande partie de la production agricole des colonies dans la vallée du Jourdain et est aussi impliquée dans l’exportation de produits agricoles d’autres colonies. Dans la vallée du Jourdain, Agrexco exploite trois entrepôts dans les colonies de Massu’a, Netiv Hagedud et Beqa’ot et participe ainsi directement à la colonisation. Agrexco donne des indications directement aux agriculteurs des colonies, par exemple concernant l’emballage de leurs produits.

 Agrexco exporte d’Israël ses produits agricoles vers le Benelux via l’aéroport de Bierset. La livraison aéroportée est prise en charge par la compagnie aérienne CAL. À Bierset, le traitement des biens est fait par LACHS, une entreprise belge, filiale d’Agrexco (50%) et de CAL (50%). Ensuite, Agrexco assure la distribution en Belgique et aux Pays-Bas par le biais de son implantation de Schiedam (Pays-Bas) tandis que les fleurs passent, elles, par celle de Aalsmeer (Pays-bas). Agrexco est actif en Belgique par ces représentants commerciaux.

 L’implantation des colonies israéliennes dans les Territoires occupés palestiniens va à l’encontre du Droit International Humanitaire. L’article 49 de la 4ème Convention de Genève interdit le transfert par la puissance occupante d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle. Les colonies constituent une infraction importante selon l’article 147 de cette Convention, ce qui en Belgique est passible de peine pour crime de guerre et est punissable ( art 136 quater, 31°CP).

 Les colonies sont construites sur des terrains confisqués à la population locale palestinienne, terrains qui ne cessent de croître grâce à l’appropriation des terres locales palestiniennes par des colonisateurs israéliens et ce, avec le soutien de l’armée israélienne. De plus, l’accès aux resources aquifères est interdit à la population palestinienne et les réserves d’eau sont monopolisées par les colonies, comme dans la vallée du Jourdain où le manque d’eau ne permet pas à la population palestinienne de développer son agriculture de façon durable. Finalement, les villages palestiniens dans la vallée du Jourdain sont constamment menacés de destruction par l’armée israélienne ; ainsi en 2010 le village d’Al Farasiya a été presque totalement détruit à deux reprises. Tout cela revient à de la destruction et de l’appropriation non justifiées de biens pour des besoins militaires. De plus, cela est exécuté sur une grande échelle de façon illégitime et intentionnelle, alors que c’est interdit explicitement par art. 53 de la 4ème Convention de Genève. Il s’agit ici d’une infraction grave (article 147) à cette Convention et en Belgique cela est passible de peine pour crimes de guerre sous (art 136quater, 31°CP).

 Les produits agricoles cultivés dans ces colonies sont donc des biens provenant de crimes et délits. Agrexco achète ces produits et prend en charge la distribution dans le Benelux, soutenue par LACHS et CAL.

 Cela constitue du recel, passible de peine (art. 505 CP). De plus, Agrexco se rend complice des crimes de guerre mentionnés ci-dessus, par le bénéfice provenant des exploitations agricoles et de ses entrepôts dans les colonies.

 


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tél: +32 (0)2 223 07 56 begin_of_the_skype_highlighting            +32 (0)2 223 07 56      end_of_the_skype_highlighting – fax: +32 (0)2 250 12 63
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Actions BDS


Ajoutez votre voix – faites croître le boycott pour faire pression sur Israël
Le centre de boycott
Chères amies, chers amis,Nous vous invitons à participer à l’objectif du mois d’avril* de notre campagne de boycott d’Israël « Nous refusons! ». Comme vous le savez peut-être, la campagne de boycott d’Israël de CJPMO vise à faire pression sur Israël afin qu’il respecte les droits de l’homme et cesse son occupation des terres palestiniennes. Chaque mois, la campagne a une cible différente : une cible du consommateur et une cible culturelle. Pour avril, nous vous encourageons à participer vis-à-vis les cibles suivantes:

  • Toys « R » Us -cible du consommateur
  • Les Ballets Jazz de Montréal- cible culturelle
 Toys « R » Us
Toys R Us La chaîne israélienne de magasins Toys « R » Us est exploitée par Super-Pharm Israel, qui est impliquée dans les colonies israéliennes de Cisjordanie. Toys « R » Us vend également des marques israéliennes dans ses magasins. Découvrez-en davantage
Que pouvez-vous faire?
  • Exprimez votre inquiétude par courriel aux dirigeants de Toys « R » Us en cliquant ici.
  • Envoyez une lettre à Toys « R » Us en imprimant la lettre que vous trouverez ici , en ajoutant votre nom et en la lui faisant parvenir.
  • Imprimez cette lettre, ajoutez votre nom et apportez-la au Toys « R » Us de votre région.
Les Ballets Jazz de Montreal
BJMLes Ballets Jazz de Montréal (BJM) est une compagnie de danse de répertoire de renommée internationale. BJM est centrée sur une forme de danse esthétique exerçant « une influence positive sur l’âme humaine ». BJM prévoit se produire en Israël du 1er au 7 juin 2011. Exhortez BJM à ne pas voyager en Israël.
 Que pouvez-vous faire?
  • Exprimez votre inquiétude par courriel à Les Ballets Jazz de Montréal en cliquant ici.
  • Envoyez une lettre à Les Ballets Jazz de Montréal au moyen de la lettre que vous trouverez ici, en ajoutant votre nom, en l’imprimant et en la leur faisant parvenir.
Si nous travaillons tous ensemble, nous pouvons contribuer à changer les choses. Faites votre part pour que cessent les violations des droits de l’homme par Israël et que l’occupation prenne fin – il est grand temps!Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient
Téléphone :             438-380-5410 begin_of_the_skype_highlighting            438-380-5410      end_of_the_skype_highlighting      
Courriel de CJPMOSite Web de CJPMO

* Notez que CJPMO encourage ses adhérents à boycotter toutes les cibles de manière continue. L’objectif du mois permet tout simplement à CJPMO de donner une orientation et une certaine « fraîcheur » à sa campagne de boycott.
***
Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) est une organisation séculière, sans but lucratif, regroupant des hommes et des femmes d’horizons divers qui œuvrent pour que la justice et la paix renaissent au Moyen-Orient. Le travail de CJPMO dépend de vos contributions pour continuer.
Faites un don dès maintenant, soit:InternetEn ligne, via notre site Web

 
MailEn imprimant et postant le formulaire de don de CJPMO (9880 rue Clark, suite 225, Montréal, QC, H3L 2R3)PhoneEn téléphonant à nos bureaux au             438-380-5410 begin_of_the_skype_highlighting            438-380-5410      end_of_the_skype_highlighting      

BDS Journée de la Terre Flasmob à Bruxelles


Le 30 mars correspond à la Journée de la Terre – date à laquelle en 1976 six Palestiniens vivant en Israël ont froidement été abattus par l’armée israélienne lors d’une manifestation contre la confiscation de terres arabes par Israël (un processus toujours à l’œuvre à l’heure d’aujourd’hui). Depuis, chaque année, cet événement est commémoré, non seulement en Israël et Palestine occupée, mais aussi à travers le monde. Cette journée symbolise la résistance du peuple palestinien à l’occupation continue de Gaza et de la Cisjordanie.
Depuis 2009, une journée mondiale d’actions BDS est venue se greffée à cette Journée de la Terre.

La campagne BDS – argumentée et mainte fois pensée – fut lancée suite à l’appel lancé par la société civile palestinienne à boycotter les produits israéliens, à retirer les investissements d’Israël et à sanctionner l’État d’Israël. Jusqu’à ce que ce même État se conforme au droit international.
Cet appel date de juillet 2005.
Depuis la campagne BDS n’a cessé de prendre de l’ampleur mais Israël ne respecte toujours pas le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et ne respecte pas les préceptes du droit international et autres résolutions onusiennes. Il faut donc enfoncer le clou et accentuer la campagne BDS en question.

Lors de la première Journée Mondiale d’Actions BDS de 2009, nombre d’ONG, de syndicats, d’organisations d’étudiants, de partis politiques et de groupes sociaux dans plus de 40 villes autour du monde s’emparèrent de l’appel lancé par la société palestinienne pour lancer une action mondiale BDS.

Aujourd’hui en Belgique, avec cette action sur un rythme de Dakbe, nous répondons à cet appel et prolongeons les diverses actions entreprises de par le monde en ce 30 mars 2011. Mais aussi au quotidien.

*Contact Presse*

Lara (0487 625 999 begin_of_the_skype_highlighting 0487 625 999 end_of_the_skype_highlighting)

L’APPEL AU DIALOGUE DE PAIX OCCULTE LA DESTRUCTION DE LA COMMUNAUTÉ PALESTINIENNE


Article paru dans le numéro de mars 2011 de La Revue nouvelle, Bruxelles. (www.revuenouvelle.be). Les références ont été complétées.

La communauté palestinienne connaît une situation désastreuse. Les autorités israéliennes, par de multiples stratagèmes, opèrent une destructuration systématique de la société palestinienne, dont la population, confinée derrière les checkpoints et autres barrières de sécurité, doit subir nombres de discriminations, intimidations et violences quotidiennes. Les pratiques illégales, exercées par l’Etat d’Israël, ne semblent pourtant pas être un obstacle au processus de paix aux yeux de la communauté internationale qui continue à promouvoir le dialogue et se rend ainsi complice de la destruction de la communauté palestinienne.

L’APPEL AU DIALOGUE DE PAIX OCCULTE LA DESTRUCTION DE LA COMMUNAUTÉ PALESTINIENNE

Jacques Bude*

Il y a des morts qui sommeillent dans des chambres que vous bâtirez. Des morts qui visitent leur passé dans les lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les ponts que vous construirez.

Mahmoud Darwich, Discours de l’homme rouge.

À de rares exceptions près, les initiatives venant des États-Unis et de l’Union européenne en vue d’assurer la paix entre Israéliens et Palestiniens, considèrent que le dialogue est le seul moyen d’atteindre cet objectif. Ces appels ont pratiquement toujours pour prémisse que l’existence de l’État d’Israël est menacée et qu' »Israël a le droit de se défendre ».  Par contre, ils ne mentionnent pratiquement jamais que depuis plus d’un demi-siècle, la Communauté palestinienne est systématiquement sapée par l’État d’Israël et on ne trouve nulle part que « Les Palestiniens ont le droit de se défendre ».

Or, l’existence de l’État d’Israël n’est pas en danger et n’a sans doute jamais été sérieusement menacée[1] alors que l’existence même d’une communauté palestinienne en Israël-Palestine est non seulement menacée, mais sa désintégration sociale délibérée et systématique par l’État d’Israël – ce que le sociologue israélien Baruch Kimmerling appelle « politicide »[2] –  a probablement atteint un point de non retour du moins dans les territoires occupés en 1967. Seul un sursaut, malheureusement plus qu’improbable, de la communauté internationale pourrait peut-être encore la sauver.

Dans le cadre de sa création en 1948, l’État d’Israël s’est emparé de 78% de la Palestine mandataire. Quelque 530 villages, de nombreux quartiers urbains et des villes, ont été détruits ou vidés, totalement ou en majeure partie, de leurs habitants palestiniens.[3] Par le recours à la violence, les plus hautes autorités de la communauté juive de Palestine – d’abord de l’Agence juive et ensuite de l’État d’Israël – ont délibérément expulsé du territoire conquis 800.000 hommes, femmes et enfants sur les 950.000 Palestiniens qui y vivaient.[4] En outre, environ 40.000 de ceux qui n’ont pas été expulsés, ont été chassés de leur maison, village ou ville pour être regroupés dans des zones restreintes. Ces « déplacés de l’intérieur » ont été empêchés de rentrer chez eux, bien qu’ils soient devenus citoyens israéliens. »[5] Les 2/3 des maisons confisquées ont été détruites. Le reste a été attribué à des immigrants juifs.[6] À l’intérieur des frontières du nouvel État, la propriété de la communauté juive est passée d’environ 11% en 1947 à plus de 92% en 1949.[7] La politique du nouvel État d’Israël était de s’approprier, afin de l’attribuer à des Juifs, la plus grande partie possible du territoire – particulièrement les terres cultivables et les ports – en y laissant le moins possible de Palestiniens.

Depuis lors, seuls des Juifs – d’où qu’ils viennent et où qu’ils vivent – peuvent acquérir les biens confisqués lors de la création de l’État d’Israël, alors que les Palestiniens – où qu’ils soient nés et où qu’ils vivent – ne le peuvent pas. Même les Palestiniens de nationalité israélienne ne peuvent acheter ces biens alors que n’importe quel Juif du monde le peut.[8] A l’intérieur des frontières reconnues de l’État d’Israël, il est interdit aux Arabes israéliens de vivre sur les quelque 94% du pays réservés aux Juifs.[9] Le système politique israélien légalise, sur base communautaire, des dénis de justice tels que chasser des Arabes de chez eux afin d’y installer des Juifs.[10]

Les Arabes d’Israël sont des citoyens de seconde zone. Ils subissent de très graves discriminations, notamment mais pas uniquement en ce qui concerne les droits de propriété. Ils vivent dans des lieux où les infrastructures administratives et sociales sont sévèrement sous financées. Ils jouissent néanmoins de la liberté de déplacement et d’importants droits civils et politiques.

En 1967, l’armée israélienne occupe les 22% restant de la Palestine mandataire. En 2009, suite à plus de 40 ans de « faits accomplis » illégaux au regard du droit international, les Israéliens avaient confisqué à leur usage exclusif 70% de la Cisjordanie[11] dont une grande partie des terres cultivables: colonies entourées de terres agricoles et d’une zone de sécurité; réseaux de routes et de distribution d’électricité et d’eau réservés aux Israéliens; centaines de kilomètres de larges structures de confinement – notamment le Mur -; zones militaires; parcs industriels; …. Et la colonisation se poursuit, voire s’accélère.

Tout cela s’inscrit dans le projet de morceler le territoire en une douzaine de réserves non contiguës et, à l’extérieur de ces réserves, de confiner la population dans de petites enclaves, isolées les unes des autres par un maillage très dense de routes interdites aux Palestiniens et par plus de 700 obstacles à leurs déplacements: check-points, barrières et barrages permanents, grilles surveillées, tranchées, murs et monticules de terre, …[12] Les réserves et les petites enclaves sont systématiquement dépouillées de leurs moyens d’existence notamment de leurs terres. À cela s’ajoute et s’accélère une colonisation à l’intérieur des réserves et des enclaves, comme à Jérusalem-Est et à Hébron.

Depuis 1967, tout est systématiquement mis en œuvre pour rendre la vie des Palestiniens de moins en moins supportable: entraves à la circulation des personnes et des biens; infrastructures plus que négligées; économie asphyxiée[13]; vie communautaire paralysée – plus de 24.500 maisons (sa maison, c’est infiniment plus que des murs et un toit) démolies[14]. Entre la fin septembre 2000 (début de la deuxième Intifada) et la fin juillet 2010, 6.565 Palestiniens dont 1274 enfants, 369 femmes 32 membres du corps médical et 11 journalistes, ont été tués (1.482 d’entre eux ont été tués au cours d’affrontements armés avec les forces d’occupation, les autres 5.083 étaient des civils). Durant la même période, 30.628 Palestiniens ont été blessés (17.078 dans la Bande de Gaza et 13.550 en Cisjordanie).[15] Beaucoup d’entre eux ont été délibérément estropiés par des tireurs d’élite.[16]

La spoliation de terres, l’asphyxie de l’économie et la paralysie de la société, ininterrompues depuis 1967, ont porté leurs fruits.

500.000 Israéliens juifs se sont illégalement installés dans les territoires occupés.[17] 130.000 d’entre eux se répartissent dans 121 colonies et une centaine avant-postes qui se réservent 42% de la Cisjordanie.[18] Ces implantations fortifiées, systématiquement situées au sommet et à flanc des collines, sont des pièces maîtresses du dispositif de confinement de la population palestinienne dans des enclaves strictement contrôlées.

Par ailleurs en 1967, au cours de la Guerre des 6 jours, entre 400.000 et 450.000 Palestiniens, soit 1/3 des habitants de Cisjordanie et de Gaza, ont été expulsés, en quasi totalité vers la Jordanie.[19] Depuis lors, quelque 130.000 Palestiniens ont été déplacés à l’intérieur des territoires occupés[20] et des centaines de milliers d’autres ont été amenés à s’exiler.[21] En 2009, du fait du Mur qui se contorsionne au gré de la confiscation d’un maximum de terres et d’eau, 498.000 Palestiniens vivaient dans des zones coupées du reste de la Cisjordanie[22] et 263.200 d’entre eux, dans des zones – dites « coutures » et déclarées zones militaires fermées – enclavées entre le Mur et Israël. Tous risquent le déplacement forcé.[23] « Ils vont être coupés de leurs moyens d’existence et emprisonnés dans des enclaves isolées. N’ayant plus de quoi vivre, ils seront forcés de quitter ces enclaves et de chercher du travail dans les faubourgs des villes de Cisjordanie. Ainsi, les zones limitrophes d’Israël se trouveront-elles ‘nettoyées’ de leurs Palestiniens. »[24]

Cette politique de destruction de la société palestinienne et de confinement de la population dans des enclaves coupées de leurs moyens d’existence, atteint son paroxysme dans la minuscule bande de Gaza où sont enfermés 1.500.000 « terroristes » hommes, femmes et enfants.[25] Ce territoire est hermétiquement ceinturé, du côté mer, par la marine de guerre israélienne et, du côté terre, par une clôture infranchissable hérissée de lames de rasoir et longée, sur les terres palestiniennes, par une bande d’une largueur de 500 mètres à 2km qui comprend et rend inaccessibles 29% des terres cultivables[26] et où toute végétation et tout édifice sont rasés afin d’offrir une vue dégagée aux tireurs israéliens.

Cette population, soumise depuis des années à un blocus  draconien, a récemment subi, après en avoir subi bien d’autres, une agression militaire d’une brutalité exceptionnelle. Les infrastructures publiques ont été particulièrement visées: immeubles administratifs, hôpitaux, écoles, routes, réserves alimentaires et même les casernes de pompiers. Plus de 10.000 logements ont été complètement détruits ou lourdement endommagés.[27] Selon un rapport du Comité International de la Croix-Rouge, 1380 Palestiniens ont été tués et 5380, blessés.[28] Selon le droit international, ce blocus et cette agression militaire constituent des crimes contre l’humanité.[29]

Jeff Halper montre comment l’occupation désintègre la communauté palestinienne des territoires occupés et tend à la réduire à l’impuissance. En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, « rien n’empêche Israël de terroriser la population palestinienne. Que ce soit par sa propre armée ou par la milice auxiliaire, financée par les États-Unis et opérée par l’Autorité palestinienne afin de pacifier sa propre population. Que ce soit par les colons qui tirent sur les Palestiniens, les brutalisent et brûlent leurs récoltes sans crainte d’être poursuivis ou par des agents secrets, aidés par des milliers de Palestiniens forcés à devenir des collaborateurs souvent pour que leurs enfants puissent avoir accès à des soins médicaux ou avoir un toit sur leur tête. Que ce soit par des expulsions ou par la myriade de contraintes administratives d’un système, invisible mais kafkaïen, de contrôle total et d’intimidation. »[30] A Gaza, depuis le redéploiement en 2005 de l’infrastructure et des forces d’occupation en périphérie, le contrôle et l’intimidation s’exercent de l’extérieur par un blocus impitoyable et un harcèlement militaire avant, pendant et après l’opération Plomb durci.[31]

Que se passerait-il si les Palestiniens, notamment ceux de Gaza, avaient la possibilité de fuir?

Amira Hass caractérise on ne peut mieux à quoi la Communauté palestinienne des territoires occupés est désormais réduite: « Si les indigènes le désirent, ils peuvent continuer à vivre dans les réserves; s’ils ne le veulent pas, qu’ils s’en aillent ».[32]

Le nombre, l’expansion, la structure et les lieux d’implantation des colonies – notamment autour de Jérusalem-est et de Bethléem – ainsi que l’importance et la nature des infrastructures réservées aux colons et aux forces d’occupation, montrent à l’évidence que l’intention des autorités israéliennes n’est pas d’évacuer les territoires occupés en violation au droit international mais, tout comme lors de la création de l’État d’Israël, d’en accaparer la plus grande partie possible. Les autorités israéliennes cherchent manifestement à déstructurer la communauté palestinienne au point qu’un État palestinien indépendant soit impossible. Témoins, entre autres: la destruction des infrastructures nécessaires à un État, la déportation[33], l’emprisonnement et l’assassinat de personnalités dirigeantes; les milliers de prisonniers[34]; les entraves à l’accès à l’enseignement supérieur sur place et à l’étranger; la répression des étudiants; … .

Par un de ses aspects essentiels – accaparer le maximum de terres en y laissant le moins de Palestiniens possible -, la politique israélienne n’a pas changé depuis 1948. Elle s’est simplement adaptée: « Dans une région suivie avec autant d’attention qu’Israël-Palestine, écrit Tanya Reinhart, le nettoyage ethnique ne peut pas prendre la forme de massacres de masse ni de grands transferts de population. C’est un processus lent, quotidien, qui vise à briser la société et à conduire le plus de gens possible à disparaître ou à s’enfuir. »[35] D’autres composantes de cette politique, telles l’enfermement des Palestiniens dans des enclaves délibérément paupérisées et la désarticulation de leur communauté, sont beaucoup plus sévères dans les territoires occupés qu’en Israël.

Au début de la guerre de 1948, les Palestiniens étaient propriétaires d’environ 93% du territoire de la Palestine mandataire. Aujourd’hui, alors qu’ils constituent au moins 48% de la population qui vit sur ce territoire[36], ils ne sont propriétaires que d’environ 11%[37] et d’un pourcentage bien inférieur encore des terres cultivables. Au début de la guerre de 1948, la quasi totalité des Palestiniens vivaient sur le territoire de la Palestine mandataire. Fin 2008, on estimait à 10.600.000 le nombre de Palestiniens dans le monde. Au moins 7.100.000 d’entre eux – soit les 2/3 – étaient des personnes déplacées. 6.600.000 – soit 62% – s’étaient réfugiés à l’étranger et 427.000 étaient des déplacés de l’intérieur.[38] Aujourd’hui, dans leur propre pays, une grande majorité des Palestiniens vivent dans des enclaves surpeuplées, strictement contrôlées et largement dépouillées de leurs ressources. Il n’est donc nullement exagéré de parler d’une désintégration probablement irréversible de la communauté palestinienne en Israël-Palestine et cela d’autant moins que les confiscations et le harcèlement systématiques sont toujours en cours.

La succession de « conférences de paix » entre Israéliens et Palestiniens – Madrid (1991), Oslo I (1993-1994), Oslo II (1995), Wye River (1998), Charm El-Cheikh (1999), Camp David (2000), Taba (2001), Charm El-Cheikh (2005), Jérusalem (2006), Annapolis (2007) – n’a ni interrompu, ni même ralenti l’appropriation de terres et la destruction de la société palestinienne dans les territoires occupés en 1967. Ces « dialogues de paix » qui n’ont pas contribué à la paix, n’ont pas empêché, bien au contraire, l’État d’Israël d’imposer sa paix, de poursuivre en paix les confiscations, la colonisation et le nettoyage ethnique dans les territoires confisqués ni de digérer en paix le fruit de ses extorsions.

Intentionnellement ou non, ces « dialogues de paix » ont été des promesses creuses qui ont instillé un espoir anesthésiant aux Palestiniens, et un moyen d’amener les Israéliens à soutenir la colonisation, moyen dont la meilleure illustration est le mensonge de l' »offre généreuse » mis au point et utilisé de main de maître par E. Barak. Je paraphrase l’essentiel: « Nous avons pratiquement tout offert aux Palestiniens. Mais, quoi qu’on leur offre, ils veulent toujours davantage, en fait, rien de moins que nous jeter à la mer. L’absence d’un partenaire de paix malgré nos offres généreuses, nous oblige à établir une zone de sécurité efficace. »[39] L’effet de légitimation de l’occupation sur l’opinion israélienne et internationale de ce mensonge d’offres généreuses israéliennes qui en fait n’ont jamais existé et qui auraient été confrontées à un refus systématique de la part des Palestiniens, a été stupéfiant.[40] Force est de constater que lorsqu’il s’agit d’Israël la crédulité est incommensurable.

La Conférence de paix qui s’est récemment ouverte à Washington, entre l’État d’Israël dont E. Barak dirige la délégation, et l’Autorité palestinienne totalement dépendante des Etats-Unis, de l’Union européenne et de la bonne volonté douanière  d’Israël, ne devrait même plus s’inscrire dans la perspective d’une paix en échange de l’évacuation des territoires occupés en 1967, mais – à l’instar de la politique déjà officiellement prônée par Yitzhak Shamir en 1991[41] et qui, en fait, a été pratiquée par tous les gouvernements israéliens[42] – dans la perspective de la paix en échange de la paix, c’est à dire, de la capitulation. Je caricature à peine: « Laissez-nous confisquer vos terres en paix et vous aurez la paix. Soumettez-vous à notre domination – ce qui est pris ou sera pris, restera pris – et nous vous accorderons la paix dans ce que nous voudrons bien vous laisser: des réserves administrées et policées par une Autorité indigène à notre botte et où votre survie dépendra de la charité internationale ».

La comédie des « offres généreuses » ne sera sans doute plus nécessaire. Du fait de son manque d’autonomie et des privilèges qu’elle voudra préserver, l’Autorité palestinienne va probablement entériner la capitulation, « la paix contre la paix ». Dans ce cas, la colonisation de peuplement se poursuivra et Israël, à l’image des États-Unis, sera un État moderne avec ses réserves d’Indiens.

Hors du cadre d’institutions qui imposent le respect du droit international, s’en remettre au dialogue comme le moyen d’assurer la paix entre une brutale puissance occupante et la communauté désarticulée qui est à sa merci, c’est s’en remettre à la raison du plus fort, celle de la puissance occupante; c’est soutenir l’occupation, occulter et donc encourager les violations du droit international: les déplacements de population, les spoliations de terres et de maisons, les punitions collectives, les violences de l’armée et des milices des colonies de peuplement, la destruction des infrastructures éducatives, économiques, sanitaires, … ; c’est collaborer à la soumission de la communauté opprimée et être complice de sa destruction; c’est avaliser la violation des droits des membres de cette communauté: droits à se défendre, à résister à l’occupation, à la sécurité alimentaire, à l’assistance sanitaire, à l’éducation, à la propriété, à la libre circulation, …. S’en remettre à un tel dialogue de paix permet à l’État d’Israël de conserver sa légitimité tout en continuant à accaparer et à « nettoyer » le plus de terres palestiniennes possible.

Si ce n’était l’invocation culpabilisante de la destruction des communautés juives d’Europe, personne de bonne foi ne se préoccuperait de la sécurité d’une puissance occupante qui n’est nullement menacée. Il irait de soi de se préoccuper, non de la pacification d’une zone d’occupation militaire, mais du respect des droits des victimes d’une occupation illégale et meurtrière. L’Europe a de lourdes responsabilités dans ce conflit et donc des obligations particulières, avant tout celle de ne pas rester, une fois de plus, impassible face à la destruction d’une communauté ethnique.

Ceux qui, comme moi, ont été « formés » par la destruction des communautés juives d’Europe, doivent – sous peine de se renier et de trahir les victimes de cette destruction – dénoncer l’ignoble justification des crimes commis à l’encontre des Palestiniens et de leur communauté, par le massacre des Juifs d’Europe.[43] Par devoir de mémoire, c’est la solidarité avec la Communauté palestinienne en voie de destruction qui doit aller de soi et non – comme c’est malheureusement le cas pour de trop nombreux Juifs mais fort heureusement pas tous – une identification au militarisme de l’État d’Israël.

Aujourd’hui, beaucoup de Juifs caractérisent les Juifs d’avant la création de l’État d’Israël et ceux qui n’embrassent pas le sionisme, par une résignation à l’impuissance dans un monde antisémite voué à les détruire. C’est, selon eux, cette impuissance qui a permis la destruction des Juifs d’Europe. La condamnation morale de cette résignation fonde leur définition d’eux-mêmes – « ne plus se laisser égorger à genoux » – et se traduit par une sacralisation de la capacité à se défendre par les armes incarnée par l’État d’Israël. De là, bien que seule une infime minorité des juifs de la diaspora émigreront en Israël et moins encore y resteront[44], une identification exacerbée à cet État: aveuglement à tous ses méfaits et accusation d’antisémitisme à l’encontre de toute critique portant sur l’exercice de la puissance militaire israélienne, postulée synonyme de survie du Peuple juif. A leurs yeux et en toute sincérité, la mise en question de la légitimité des violences israéliennes exprime l’immémoriale haine meurtrière des Juifs, même si elle émane de Juifs qu’ils accusent dès lors d’avoir la « haine de soi ».

Cette définition de l’identité juive et du monde non juif ne se réfère plus à l’épaisseur humaine des diverses communautés juives du monde, si riches des sédiments de siècles de rencontres – bien sûr très loin d’avoir toujours été harmonieuses – avec tant de sociétés. Elle se fonde, pour l’essentiel, sur la capacité et le droit d’avoir recours à la violence armée – même préventivement, comme en 1948 et de nos jours – afin que « plus jamais çà ». Cette réduction au militarisme – « redressement »[45] de l’incapacité à avoir recours à la violence armée – est un triste témoignage de la profondeur de la dévastation que le nazisme a infligée aux communautés juives.

Il ne s’agit évidemment pas de mettre en question l’existence de l’État d’Israël, d’ailleurs reconnu dans ses frontières de 1967 par la communauté internationale, l’OLP[46] et, implicitement, le Hamas[47]. Cela s’apparenterait à une incitation au crime contre l’humanité. Il s’agit d’appeler la Communauté internationale à contraindre un État et ses autorités à respecter le droit international.[48]

Tant que l’État d’Israël ne respecte pas les droits de l’homme des Palestiniens, y compris ceux de nationalité israélienne; tant que cet État et ses autorités violent gravement le droit international, notamment par le crime contre l’humanité que constitue le blocus de la population de Gaza, toute personne qui adhère aux valeurs démocratiques, particulièrement, tout responsable politique doit: appeler les instances politiques nationales et internationales à remplir leurs obligations de respecter et de faire respecter le droit international, notamment d’exiger, sous peine de sanctions, la fin de l’occupation, des confiscations et du harcèlement des Palestiniens; appeler les instances judiciaires nationales et internationales à mettre fin à l’impunité des autorités israéliennes; appeler à l’établissement d’un État palestinien indépendant et viable et au dédommagement de la Communauté palestinienne. C’est seulement dans un tel cadre – qui plus que probablement ne verra jamais le jour – qu’un dialogue de paix ne servira plus à occulter la destruction de la Communauté palestinienne et à assurer l’impunité à l’État et aux responsables israéliens.

On le voit, je ne suis guère optimiste. Les réserves d’Indiens en Amérique du nord et d’Aborigènes en Australie rappellent combien une colonisation de peuplement peut être dévastatrice pour les communautés indigènes. Je crains fort qu’après des décennies de « faits accomplis » impunis, la désintégration de la Communauté palestinienne en Israël-Palestine soit désormais irréversible.

De toute façon, qu’il soit ou non trop tard, j’estime que toute personne qui refuse d’être complice de cette destruction, doit: soutenir ceux qui en Israël défendent les droits des Palestiniens; cesser toute collaboration avec les institutions israéliennes – publiques ou privées – qui ne s’opposent pas à l’occupation et à la colonisation; refuser de consommer des produits israéliens qu’ils proviennent ou non des territoires occupés en 1967.

Malgré tout, je ne peux m’empêcher d’espérer qu’une prise de conscience internationale, surtout israélienne, de la situation désespérée des Palestiniens rendra enfin possible – à l’instar de ce qui s’est passé pour l’Apartheid en Afrique du Sud – une paix équitable entre Palestiniens et Israéliens.


* Professeur émérite de psychologie sociale de l’Université libre de Bruxelles. Mère et père morts en déportation. « Enfant caché » sauvé par des gens merveilleux du pays de Liège.

[1] « Contrairement à la légende dépeignant un frêle État juif à peine né et déjà confronté aux redoutables armées d’un puissant monde arabe, les « nouveaux historiens » confirment la supériorité croissante des forces israéliennes (en effectifs, armement, entraînement, motivation…) à la seule exception de la courte période qui va du 15 mai au 11 juin 1948. » Dominique Vidal, « L’expulsion des Palestiniens revisitée », Manières de voir N°98, Le Monde diplomatique avril-mai 2008, p.13. Lorsqu’elles déclenchent la Guerre des 6 jours de juin 1967 qui a été gagnée en une matinée, les autorités israéliennes étaient parfaitement au courant de leur large supériorité militaire. L’enjeu de la Guerre du Kippour d’octobre 1973 était d’amener Israël à négocier l’évacuation du Sinaï et du Golan et nullement de menacer son existence. A cette occasion les troupes égyptiennes et syriennes ont effectivement réussi à percer les lignes israéliennes et il a fallu une semaine aux généraux israéliens pour redresser la situation. Ce qui a été d’autant plus facile que le Président A. Al Sadate avait arrêté l’offensive de ses troupes. On notera que ni la population ni les territoires palestiniens n’ont été impliqués dans ce conflit. Voir Alain Gresh et Dominique Vidal, Les 100 clés du Proche-Orient, Hachette, 2003, p.234-242.

[2] Il s’agit de la politique mise en œuvre par le Général A. Sharon, Premier Ministre, au début 2002 – opération Remparts – et qui est toujours en cours. « Stratégie politico-militaire, diplomatique et psychologique ayant pour but la dissolution du peuple palestinien comme entité économique, sociale et politique légitime et indépendante. Cela peut inclure – mais pas nécessairement – leur nettoyage ethnique progressif, partiel ou complet, du territoire connu sous le nom de terre d’Israël ou de Palestine historique. »  Baruch Kimmerling, Du « politicide » des Palestiniens, Le Monde diplomatique, juin 2004, p.16-17.

[3] Badil, Survey of Palestinian Refugees and Internally Displaced Persons, 2008-2009, P.11. Le cas de Lydda (aujourd’hui, Lod où se trouve l’Aéroport international Ben Gourion), à l’époque ville de quelque 20.000 habitants située à l’intérieur de l’État attribué aux Arabes par l’ONU en 1947, est exemplaire à plus d’un titre. La ville qui ne disposait que de quelques vieux fusils, était pratiquement sans défense. Après avoir subi un bombardement, elle est attaquée, le 13 juillet 1948, par des forces de l’armée régulière commandées par le Colonel Yitzhak Rabin, futur Général, Chef d’état-major, Ministre de la Défense, Premier Ministre et Prix Nobel de la Paix. La résistance ne dure que quelques heures. Le jour même, 456 personnes – hommes, femmes et enfants –  sont massacrées dont 176 à l’intérieur d’une mosquée. Le lendemain, quelque 50.000 Palestiniens terrorisés dont plus de la moitié étaient des réfugiés qui avaient fui les villages environnants, sont expulsés sur ordre direct de Ben Gourion. Seules quelques centaines de personnes ont été autorisées à rester. Ilan Pappe, Le nettoyage ethnique de la Palestine, Fayard, 2008, p.218-222.

[4] Badil, Survey …, p.10.

[5] Palestine Monitor 2009 Factbook, p.23.

[6] Badil, Survey …, p.11.

[7] Badil, Survey …, p.3.

[8] « La Loi sur les Biens des Absents (également connue comme la Loi sur les Propriétés abandonnées) a été promulguée en 1950. …. La Loi stipule que les biens d’un Absent seront transférés sous la juridiction de l’Administrateur des Biens des Absents, sans possibilité de faire appel ou de compensation. » Meron Rappaport, « Les maîtres de la terre », Haaretz Magazine, 20 janvier 2005. Cette loi s’applique également aux « déplacés de l’intérieur » qui ont été dépouillés de leurs biens. Ce sont les fameux citoyens arabes israéliens « absents présents ». Par la Loi fondamentale 1960: Terres d’Israël (1960 Basic Law: Israel Lands), toutes ces terres deviennent propriété inaliénable du Peuple juif et ne peuvent être vendues qu’à des Juifs et donc pas aux Palestiniens. Badil, Survey … p.15.

[9] Voir Jeff Halper, « Ramadan kareem from the Netanyahu and Obama administrations », 17 août 2010 (www.icahduk.org).

[10] Un exemple récent parmi beaucoup d’autres: « Le soir du 29 juillet 2010, à leur retour d’une cérémonie de mariage, neuf familles, habitant le quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem, se sont retrouvées expulsées de leurs maisons par des colons et empêchées d’y rentrer par la police. Les Palestiniens n’ont évidemment aucun recours légal contre la confiscation, en 1948 et après, de leurs propriétés, villages entiers, villes et quartiers urbains, fermes, usines ou immeubles commerciaux ». Jeff Halper, « Ramadan … .

[11] Badil, Survey …, p.27.

[12] Palestine Monitor factsheet, Checkpoints.  (www.palestinemonitor.org)

[13] 4ème Conv. Art. 55: « …, la Puissance occupante a le devoir d’assurer l’approvisionnement de la population en vivres et en produits médicaux. »

[14] Selon les estimations de l’ICAHD (Israeli Commitee Against House Demolitions) – mise à jour du 28 juillet 2010 -, au moins 24.813 maisons ont été détruites depuis 1967 en Cisjordanie, à Jérusalem Est et à Gaza. « Statistiques des Démolitions de Maisons (1967-2010) ». (www.icahd.org). 4ème Conv. Art. 53: « Il est interdit à la Puissance occupante de détruire des biens mobiliers ou immobiliers, appartenant individuellement ou collectivement à des personnes privées, à l’État ou à des collectivités publiques, à des organisations sociales ou coopératives, sauf dans les cas où ces destructions seraient rendues absolument nécessaires par les opérations militaires. »

[15] Selon les statistiques (octobre 2010) du PCHR (Palestinan Center for Human Rights) (www.pchrgaza.org)

[16] Environ 1 an avant le déclenchement de la 2ème Intifada à la fin septembre 2000, à l’initiative et sous le contrôle direct du Premier Ministre et Ministre de la Défense de l’époque E. Barak, « l’armée a formé 4 bataillons spécialement destinés à faire face à l’agitation en Cisjordanie. … . Dans ces unités spéciales, on apprend à viser et à tirer de façon calculée: mutiler, mais sans trop augmenter le chiffre des morts (dont, d’après l’armée, les Palestiniens ont besoin pour gagner l’appui international). (De là,) les balles qui frappent si souvent et de façon si précise aux yeux, à la tête ou aux genoux ». Tanya Reinhart, Détruire la Palestine ou comment terminer la guerre de 1948, La Fabrique, 2002, p.85-88.

[17] 4ème Conv. Art. 49.6: « La Puissance occupante ne pourra procéder … au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle. »

[18] By Hook and by Crook: Israel’s Settlement Policy in the West Bank, Rapport B’tselem (The Israeli Information Center for Human Rihgts in the Occupied Territories), Juillet 2010. http://www.btselem.org

[19] Badil, Survey …, p.17. 4ème Conv. Art. 49.1: « Les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé dans le territoire … de tout autre État, occupé ou non, sont interdits, quel qu’en soit le motif. »

[20] Badil, Survey …, p.57.

[21] Le taux annuel d’émigration atteint les 2%. Badil, Survey …, p.39.

[22] Il s’agit des habitants de localités enclavées dans des zones confisquées, notamment dans la Vallée du Jourdain.

[23] Badil, Survey …, p.24.

[24] Tanya Reinhart, L’héritage de Sharon, La Fabrique, 2006, P.190.

[25] A l’instar de tant d’autres puissances occupantes, l’État d’Israël déshumanise ceux qu’il opprime en les qualifiant de « terroristes ».

[26] Farming without Land, Fishing without Water: Gaza agriculture struggle for survival, Rapport de l’ONU (OCHAopt), Mai 2010 (www.ochaopt.org)

[27] ICAHD, « Statistiques des démolitions de maisons à Gaza pendant l’opération Cast Lead », (www.icahd.org).

[28] Voir Gaza Strip, Initial health needs assessment. Rapport de l’ONU (OCHAopt) du 16 février 2009. L’évaluation de Badil, plus récente, fait état de 1.414 morts dont 313 enfants et 116 femmes. Badil, Survey …, p.19. Du côté Israéliens, 3 civils et 10 militaires dont 4 par « feu ami », ont été tués. (www.btselem.org/english/gaza_strip)

[29] Richard Falk, Professeur émérite de droit international à l’Université de Princeton et Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, considère que l’attaque militaire « non défensive » de décembre 2008 visant à « punir » Gaza ainsi que le blocus imposé à ce territoire, constituent des crimes contre l’humanité. Richard Falk, « Nécessaire inculpation des responsables de l’agression contre Gaza », Le Monde diplomatique, mars 2009.

[30] Jeff Halper, « Ramadan … .

[31] Entre le 20 janvier 2009 (fin de Plomb durci) et le 30 septembre 2010, soit quelque 600 jours, il y a eu 420 attaques israéliennes dans la zone tampon qui encercle la Bande de Gaza. Outre les destructions du peu qui reste à détruire, ces attaques ont fait 84 morts et 183 blessés. Voir PCHR Fact Sheet (buffer zone) de décembre 2009 et d’octobre 2010. (www.pchrgaza.org). Et les attaques israéliennes ne se limitent pas à la zone tampon.

[32] Amira Hass, « Like a plane without a pilot », Haaretz du 04.05.2010.

[33] Depuis 1968, quelque 2000 Palestiniens ont été déportés parmi lesquels des résistants, des activistes politiques, des directeurs d’école et des inspecteurs de l’enseignement qui protestaient contre la censure des manuels scolaires, des enseignants et des étudiants qui avaient organisé un boycott, des avocats qui avaient organisé une grève. Badil, Survey …, p.20

[34] Fin juillet 2009, il y avait 743O détenus palestiniens – y compris 333 mineurs – dans les prisons israéliennes. On comptait, en outre, 387 détentions administratives sans jugement. On estime qu’au moins 40% des hommes sont passés par les prisons israéliennes. Badil, Survey …, p.20. C’est dire que très peu de familles palestiniennes n’ont pas été touchées par l’arrestation d’un de leur membre.

[35] Tanya Reinhart, Détruire … , p.88.

[36] Selon le Bureau central israélien de statistiques, il y a aujourd’hui 5.770.9OO Juifs et 1.559.100 Arabes en Israël. Selon le Recensement de la population 2007 de l’UNRWA, il y avait 3.767.126 Palestiniens dans les territoires occupés. Ce qui donne 52% de Juifs et 48% d’Arabes sur le territoire de l’ancienne Palestine mandataire. Le pourcentage de Juifs est probablement surestimé et celui des Arabes, sous-estimé. Apparemment, les statistiques israéliennes prennent en compte tous les Juifs de nationalité israélienne, y compris de double nationalité. Or, un grand nombre d’entre eux – sans doute des centaines de milliers – ne résident pas en Israël. D’autre part, étant donné que le recensement de l’UNRWA date de 2007, la croissance des 3 dernières années – environ 3% par an – de la population palestinienne des territoires occupés, n’est pas prise en compte.

[37] En 1947, les membres de la Communauté juive étaient propriétaires d’environ 7% du territoire de la Palestine mandataire. Entre 1947 et 2009, les autorités israéliennes ont confisqué 82% de ce territoire. Ainsi, sur 89% du territoire de la Palestine mandataire seuls des Juifs peuvent devenir propriétaires. Badil, Survey …, p.3.

[38] Badil, Survey …, p.56.

[39] Pour l’analyse de la mise au point et de l’utilisation de cette technique de persuasion, voir Tanya Reinhart, Détruire … p. 59-64.

[40] « Depuis 1993, les sondages avaient constamment montré une majorité autour de 60% en faveur de ‘la terre pour la paix’. Après Camp David et les ‘négociations’ qui ont suivi, le soutien aux concessions pour la paix est tombé dans les sondages à 30%. » Tanya Reinhart, Détruire … p. 63-64.

[41] Devenu Premier Ministre, Yitzhak Shamir – ancien chef du Lehi, groupe terroriste, responsable de massacres destinés à faire fuir les Palestiniens, entre autres celui de Deir Yassine en avril 1948 – déclare dans son discours d’ouverture de la Conférence de Paix de Madrid (1991): « La nature du conflit n’est pas territoriale. … Nous prions pour que cette rencontre marque la fin de l’hostilité, de la violence, de la terreur et de la guerre; qu’elle apporte le dialogue, la réconciliation, la coexistence et – par-dessus tout – la paix. ». Voir Le Monde diplomatique, Cahier spécial sur le Proche-Orient, janvier 2006.

[42] On pourrait éventuellement accorder le bénéfice du doute à I. Rabin. Mais entre la signature des Accords d’Oslo en Septembre 1993 et son assassinat en février 1995, le nombre de colons a fortement augmenté et les infrastructures de l’occupation se sont considérablement développées. Après le massacre de 29 Palestiniens dans une mosquée de Hebron en février 1994, il a refusé, contre l’avis de ses ministres, de s’en prendre aux colons. Enfin, son passé – « Cassez-leur les os » en 1987 entre autres – incite à la méfiance. Voir, Dominique Vidal, I. Rabin. « Faucon », puis « colombe », Manières … , p.50.

[43] « La nazification de l’ennemi, quel qu’il soit, et la transformation de chaque menace sécuritaire en danger d’extermination totale ont donc caractérisé, des années 1940 à nos jours, les discours des élites politiques, comme le jargon de la presse ou la conversation des gens dits ‘ordinaires’. » Idith Zertal, « Au nom de la Shoah », Le Monde diplomatique, Manières …, p.22.

[44] Le nombre de Juifs vivant à l’extérieur d’Israël est estimé à un peu moins de 8.000.000. Voir Courrier international, 17 juin 2010, p.10. Selon le Bureau central de statistique israélien, il y a eu 14.572 nouveaux immigrants en 2009, soit un taux annuel d’émigration vers Israël (Alia) de moins de 0,02%. Et tous n’y resteront pas.

[45] Au sens de G. Canguilhem.

[46] Implicitement en 1988, lorsque le Conseil national palestinien reconnaît les résolutions de l’ONU et explicitement, en 1996, lorsqu’il élimine de sa Charte tous les articles contestant le droit à l’existence de l’État d’Israël.

[47] En 2006, le Hamas signe le document d' »Entente nationale » qui reconnaît implicitement Israël dans ses frontières de 1967.

[48] Pour une revue rigoureuse des violations du droit international commises par l’État d’Israël et les autorités israéliennes, ainsi que des manquements de l’Union Européenne et de ses États membres à leur obligation de réagir à ces violations, voir Conclusions de la première session internationale du Tribunal Russel sur la Palestine, Barcelone, 1-3 mars 2010. http://www.russelltribunalonpalestine.com

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