Olivia ZEMOR arrêtée


La présidente de l’association CAPJPO- Europalestine, Olivia ZEMOR, a été arrêtée ce matin aux alentours de 3h, à sa descente d’avion à l’aéroport « Ben Gourion » de Tel Aviv.  Elle est détenue dans cet aéroport par le MOSSAD, services secrets Israéliens spécialisés dans les disparitions des opposants à leur politique. Nous sommes sans nouvelles, et exprimons nos inquiétudes quant au sort que peut lui réserver Israel.

Olivia Zemor est une citoyenne française, et nous demandons aux autorités d’intervenir rapidement pour sa libération. Nous condamnons ce rapt, qui soit dit au passage, organisé par la seule démocratie du proche Orient, et nous appelons les partis politiques, les associations, les citoyennes et les citoyens épris de justice d’interpeller rapidement :

Le ministère des affaires étrangères : en demandant à parler au chef de cabinet de Madame ALLIOT Marie :

37 Quai d’Orsay
75007 Paris
01 43 17 53 53

et la présidence de la République :

La maladie coloniale d’Israël : on s’est trompés, désolés…


Michel Warschawski
AIC

Une cérémonie en l’honneur des pompiers palestiniens qui avaient participé à circonscrire le feu de forêt au Carmel la semaine dernière a été annulée : plusieurs de ces pompiers n’avaient pas obtenu, de l’armée israélienne, l’autorisation d’entrer en Israël.

Interrogée, l’Administration civile a fait savoir que c’était dû à une erreur technique, et elle exprimait même sa tristesse de voir la presse considérer cela comme un « incident ».

« Comment se fait-il que nous avons eu l’autorisation d’entrer pour aller éteindre l’incendie, et que nous ne l’avons pas maintenant pour une cérémonie en l’honneur de ce que nous avons fait ? » se sont demandés ceux de l’Autorité palestinienne. Après plus de 40 ans d’occupation, il semble qu’à Ramallah, il y en ait encore qui ne comprennent pas ce qu’est une occupation coloniale. La surprise, ce n’est pas qu’on les ait empêchés d’entrer, c’est qu’on les ait autorisés à venir éteindre l’incendie. Quelqu’un les a-t-il contrôlés ? Quelqu’un s’est-il assuré que leur équipement ne contenait pas d’explosif ? Quelqu’un a-t-il vérifié que le chef des pompiers palestiniens n’avait pas un « passé sur la sécurité » et que le conducteur du véhicule anti-incendie n’était pas recherché ?

Il y a bien des points sur tout cela qui méritent une commission gouvernementale d’enquête, et des têtes doivent tomber. Et s’il vous plaît, que ce ne soit pas celle de l’officier subalterne ou du sergent qui était responsable du check-point : non, c’est le ministre de la Défense, dans toute sa gloire, qui doit être tenu pour responsable et viré de son poste. Personne ne s’en plaindra, et peut-être que ce sera là, le résultat positif de l’incendie du Carmel. Une fois encore, il y en a un qui s’est endormi pendant le service.

Quarante-quatre ans d’occupation coloniale d’Israël – sans parler des décennies de colonialisme d’avant 1967 – ont complètement déformé la conscience collective israélienne, et il n’existe aucune chance pour qu’on y voie un Palestinien autrement que comme un sujet occupé, un sujet à la merci de tous les porteurs d’uniformes et des bureaucrates de l’occupation. «  Erreur bureaucratique », a commenté le porte-parole d’Israël, mais c’est Israël, dans son intégralité, qui est une vaste bureaucratie coloniale par rapport à la population aborigène. Un Palestinien est un Palestinien ; dans le meilleur des cas, il est un problème, dans le pire, une menace.

Quand j’ai lu le journal à propos de l’ « incident » des pompiers, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux dizaines « d’incidents » similaires qui l’ont précédé pendant la période d’Oslo, quand les représentants des Palestiniens s’en allaient aux négociations officielles avec les dirigeants israéliens et étaient interpellés, retenus aux check-points ou contraints d’endurer des contrôles humiliants, comme n’importe quel Palestinien. « Erreur bureaucratique », disaient-ils à l’époque, comme aujourd’hui, et ils s’excusaient. « Réflexe colonial » est une expression qui conviendrait mieux à cette situation où tous les bureaucrates et officiers sont incapables de voir dans le Palestinien quelqu’un d’autre qu’un natif sous leur autorité. Non pas un pompier sur le chemin du feu, non pas un médecin dans une ambulance, non : un natif. Quelqu’un qui chercherait encore une raison à ce fiasco appelé Oslo ferait bien de chercher du côté de l’ « incident » des pompiers, quinze ans plus tard. Nous n’avons rien appris, et nous n’avons rien oublié.

Cette mentalité d’arrogance chronique est tout aussi manifeste en ce qui concerne l’aide internationale qui fut accordée à Israël pendant les incendies : nous avons été obligés de l’accepter, y compris de la Turquie, et de remercier les chefs d’Etat qui avaient envoyé cette aide, mais c’est resté en travers de la gorge de Netanyahu. « Le monde entier est contre nous », « Peu importe ce que disent les goïm », et « Rien que le peuple » ; telle est la philosophie sioniste. Pas d’aide internationale, et certainement pas de manifestation de reconnaissance. Et dire que dans le cas de la Turquie, les remerciements doivent être accompagnés d’excuses pour le massacre perpétré par les commandos de la marine d’Israël sur le Marmara.

Le dernier aspect et le plus pathétique, le meilleur, c’est pour le supertanker américain : si seulement il était arrivé tout de suite, nous n’aurions pas eu besoin des Turcs et des Grecs, et certainement pas des Palestiniens. Des Etats-Unis, Israël est prêt à tout accepter, c’est naturel puisque c’est au sein de la même famille et nul besoin de reconnaissance – comme nous l’avons vu dans le comportement de Netanyahu envers la demande américaine pour un moratoire sur les constructions des colonies.

Bibi, dis-leur dans quel siècle nous vivons, si peu connaissent le néoconservatisme comme toi… Toi tu en as fait une religion, et des principes de la liberté des marchés dans le onzième commandement…

16 décembre 2010 – Alternative Information Center – traduction : JPP

http://www.alternativenews.org/english/index.php/blogs/michael-warschawski/3099-israels-colonial-disease-we-made-a-mistake-sorry

Délire à la Knesset : des appels à l’assassinat d’Azmi Béchara


14/12/2010 Pour le rappeler, Azmi Béchara est un ancien député palestinien à la Knesset israélienne, qui en 2006, a choisi le chemin de l’exil, alors que se préparait un dossier l’accusant de collaboration avec les ennemis d’Israël. Il s’agissait à cette époque du Hezbollah… Sans aucune vergogne, des députés israéliens ont exigé ce mardi qu’il soit lynché, à l’instar de Mahmoud Mabhouh, le militant du Hamas tué en 2009 à Dubaï, et d’Imad Moughniyé, le chef militaire du Hezbollah assassiné en 2007 à Damas. 

Lors d’une séance parlementaire mouvementée consacrée au fond de retraite de Béchara, ces représentants du peuple israélien se sont déchaînés, sans présenter aucun signe d’appréhension d’être poursuivis, soit pour les deux crimes reconnus de par leurs cris comme étant israéliens, ni pour le nouveau crime qu’ils exigent. « Il faut envoyer Béchara à l’endroit même où se trouvent Mabhouh et Moughniyé, dès lors nous n’aurons plus besoin de discuter s’il faut ou pas lui accorder son fonds de retraite », s’est déchaîné Mikhaïl Ben Ari, députe de droite. « Il faut seulement payer ce qui lui est dû  à ses héritiers », ont surenchéri avec nuance les députés du Shass.
« Dans certains des cas, des membres de la Knesset collaborent avec l’ennemi et l’aide à exercer la violence contre l’état et son entité. Ceux-là mêmes devraient ne pas exister, tôt ou tard », a quant à lui lancé Uri Aril. Quant au député Yerin Levin, il est lui aussi allé dans le même sens, mais avec plus de précaution : « ce projet de loi contre Béchara n’est pas suffisant. Il faut que son châtiment soit plus que cela de beaucoup ».

Bien entendu, est monté à la barre pour défendre ce fondateur du parti le rassemblement pour la démocratie, le chef du bloc de ce dernier à la Knesset, Jamal Zahalka: «  D. Béchara est en exil forcé ; il est à l’instar des dirigeants qui ont lutté contre le fascisme, le racisme, et ceux qui se sont consacrés pour défendre les droits de leur peuple », estimant que le problème réside en le régime israélien qui n’a pas supporté son projet pour la démocratie et la liberté, et pour les droits du peuple palestinien, et a décidé de le liquider. La député Hanane Zoebi non plus n’a pas mâché ses mots, accusant ces députés d’agir pour transformer les lois faites pour préserver les droits, en un outil pour les usurper «  et de vouloir imposer le châtiment pour des doutes… »

Mais le délire n’en a été qu’exacerbé, d’autant plus que l’entité sioniste dispose d’une impunité, le plaçant au-dessus des toutes les lois, et à l’écart de toute mise en examen. ce à quoi Israël a toujours osé le pire…

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=165955&language=fr

BRUXELLES : DEUX RENDEZ-VOUS CE MERCREDI 15 DÉCEMBRE


Conférence exceptionnelle du Comité BDS de l’Université Libre de Bruxelles ce mercredi soir, et RV le même jour à 12 H 30 au Parlement pour débattre de l’affaire Ali Aarrass. 

- Le comité BDS – ULB vous invite à sa conférence « Boycotter Israël, le droit de dire NON » 

Mercredi 15 décembre à 19h

Sur le campus de l’Université Libre de Bruxelles, au Solbosch :

Au croisement des avenues Paul Héger et Franklin Roosevelt, local H.2215 En présence de

- Joaquim Da Fonseca (Intal),
- Jan Dreezen (Cobi),
- Ronnie Barkan (Anarchists against the wall),
- Ziad Abualrob (PACBI),
- Nadia Farkh (ABP),
- Henri Wajnblum (UPJB),
- Jacques Bude (ULB).

La conférence se donne pour objectif de débattre de la campagne BDS internationale, ses objectifs et ses moyens ainsi que sa mise en place en Belgique.

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L’affaire Ali Aarrass au parlement

Après la décision du conseil des ministres espagnol d’extrader Ali Aarrass, les révélations de Wikileaks sur le procès Belliraj, l’interdiction de l’extradition d’Ali Aarrass par le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme à Genève, l’interpellation du ministre Vanackere dans la Commission des Affaires Etrangères, de nombreuses actions meneés à Melilla, Bruxelles, Londres.., avec sa grève de la faim dans une prison à Madrid … où en est l’affaire Ali Aarrass ?

Rencontre avec

- Maitres Dounia Alamat & Christophe Marchand, ses avocats en Belgique,
- Zoë Genot, députée fédérale Ecolo,
- Aberrahman Benyahya, président de la CIM (Comisión Islámica de Melilla)
- Amnesty International
- Farida Aarrass, sa soeur

Mercredi le 15 décembre, de 12 H 30 à 14 H

Maison des Parlementaires

21 rue de Louvain à 1000 Bruxelles

Salle 1149

Des sandwichs et des boissons sont prévus. Vu le nombre de places limitées, merci de nous confirmer votre présence / Contact : Luk Vervaet 0478653378, Farida Aarrass : 0486703215 www.freeali.eu

Cette loi s’applique-t-elle à Lille?


La question mérite en effet d’être posée et la mairesse de la ville devrait s’y intéresser. Car si Mme Martine Aubry  est très gentille de vouloir jumeler la ville de Lille avec celle de Safed dans l’entité sioniste, on ne peut que remarquer avec  Oumma.com, que Safed est une ville particulièrement raciste.
Un racisme encouragé par un de ses rabbins, Shmuel Eliyahu Or ce rabbin est lui-même un fonctionnaire municipal. Il paraîtrait que le ministre (sioniste) chargé des minorités a demandé son limogeage. On attend toujours…

Et justement en attendant, une cinquantaine de rabbins viennent de signer une déclaration selon laquelle vendre ou louer du terrain ou un logement à un non Juif est interdit aux termes de la loi religieuse juive (halacha). Et cette interdiction est valable non seulement dans le squat sioniste mais aussi dans les quartiers juifs à l’étranger. Cette interdiction est même citée en référence pour étayer la prise de position interdisant ces transactions en Palestine occupée.
Mme Aubry devrait donc vérifier si cette interdiction est effective à Lille ; à moins que cette ville n’ait pas de quartier juif..

50 rabbins fonctionnaires municipaux: ne louez pas d’appartements à des Arabes
Louer une terre à des non Juifs est blasphématoire, quiconque enfreint cette interdiction doit être ostracisé, affirment des rabbins.
par Kobi Nahshoni, Yediot Aharonot (Sionistan) 7 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des dizaines de rabbins fonctionnaires municipaux ont signé un manifeste ordonnant l’interdiction conformément à la loi halachique (religieuse) de vendre ou de louer de la terre ou des appartements à des non Juifs en Israël.
Le document, qui a reçu l’aval de plus de 50 rabbins du parti National Religieux et ultra orthodoxes qui travaillent pour des municipalités à travers Israël, doit être diffusé par la presse religieuse et par des tracts distribués dans des synagogues ce weekend.
Parmi les signataires, se trouvent les rabbins Dov Lior, Shlomo Aviner et Ya’akov Yosef. Ces rabbins sont en majorité des fonctionnaires qui travaillent pour des municipalités et des villes d’Israël comme Eilat, Ashdod, Herzliya, Jérusalem, Kfar Saba, Naharia et Holon.
Les signatures ont été réunies par un étudiant en religion de Netanya qui a choisi de s’adresser aux chefs rabbiniques municipaux suite au tollé entraîné par l’appel du rabbin de Safed à ne pas louer d’appartements dans la ville à des étudiants Arabes. Il s’est rapproché de fonctionnaires et non de directeurs d’écoles religieuses afin de mettre l’accent sur le fait que cette décision ne reflète pas une opinion politique mais plutôt une interdiction halachique classique.
La déclaration cite une série de passages halachiques traitant de cette question et observe que dans certains cas, des personnes qui louent des appartements à des non Juifs pouvaient être ostracisés.
« Les voisins et connaissances du vendeur ou du bailleur doivent d’abord l’avertir personnellement et ensuite ils sont autorisés à rendre l’affaire publique, à prendre leurs distances d’avec lui, à éviter les relations commerciales, etc., » lit-on dans la déclaration.
Les rabbins proposent plusieurs justifications pour cette interdiction, dont des craintes de mariages interreligieux et de blasphème. La déclaration ajoute que les vendeurs assument la responsabilité des conséquences matérielles et spirituelles de leurs actions.
‘Des vies en jeu’

Le document avertit ensuite que quiconque loue des appartements à des non Juifs cause un grand tort à des voisins car « leur mode de vie diffère de celui des Juifs. » Parmi les non Juifs, on peut aussi trouver des ennemis qui peuvent mettre en danger des vies de Juifs, expliquent les rabbins.

Leur déclaration suggère qu’il n’y a pas de différence entre une personne qui loue un appartement à un non Juif en Israël et une personne qui fait la même chose dans des quartiers juifs à l’étranger.
Les organisateurs n’ont pas encore obtenu la signature de grandes personnalités rabbiniques ultra orthodoxes mais ils ont inclus une déclaration faite il y a cinq ans par des personnalités de premier plan, les rabbins Chaïm Kanievsky, Nissim Karelitz, et Aharon Leib Shteinman qui avaient dit à l’époque que la terre ou les logements en Israël ne pouvaient pas être vendus à des Gentils.

Israël selon la RTBF


A l’attention de Monsieur Guy Lemaire, journaliste
Cher Monsieur,

Si vous écoutez le video-reportage de Philippe Marsigny sur la RTBF,
consacré au tourisme en Israël et commenté par le journaliste Guy Lemaire,
vous apprendrez que le Golan, la Cisjordanie, la Bande de Gaza font partie d
’Israël et donc bien sûr aussi la Mer Morte !! … et que  Jérusalem
« unifiée » est la capitale souveraine du peuple juif. Absolument!

Nous savons qu’Israël n’a pas de frontières puisque son entreprise de
colonisation n’est pas terminée – mais de là à redessiner « sa » carte sur
des blogs  pour les besoins du tourisme – en rayant du même coup les
Palestiniens – même s’ils en ont l’habitude -, c’est franchement écœurant!

Est-ce de l’ignorance,  Monsieur Lemaire ? De l’inconscience ?  A moins que
vous êtes un des journalistes payés par le Ministère des Affaires étrangères
d’Israël, dirigé par le fasciste Lieberman,  qui mène « une vaste campagne de
propagande en Europe pour rehausser l’image du pays », passablement ternie!
Sous prétexte de présenter « les attraits touristiques » d’Israël, vous
collaborez à la propagande politique d’un pays raciste, qui pratique l’
apartheid et qui bafoue allègrement le Droit international depuis sa
création, en 1948.

Nous connaissons l’allégeance de la RTBF à Israël mais de là à se
compromettre dans un reportage où cet état voyou confisque d’autorité les
territoires revenant de droit aux Palestiniens et illégalement occupés, c’
est dépasser les bornes de l’acceptable.

Est-ce bien la peine de parler de la suite du reportage ? Après ça, vous
avez tout compris !

Sachez que vous ne verrez rien des réalités atroces vécues quotidiennement
par les Palestiniens et imposées par ce beau pays qu’est Israël depuis 1948.
Entre l’histoire mythologique et les villes israéliennes sorties du sable,
il ne s’est rien passé en Palestine, absolument rien, puisque les «
Palestiniens n’ont jamais existé » (Golda Meir).

Bien à vous,
MP

Cc : Mme Fadila Laanan, Ministre de la Culture et de l’Audiovisuel
Conseil d’administration RTBF, par courrier

Israël recrute des « amis » en Europe


Le document n’a pas filtré par Wikileaks. C’est le Guardian de Londres qui se l’est procuré directement (28 novembre) : un câble transmis quelques jours avant par le ministère israélien des affaires étrangères à ses ambassades dans dix pays européens. Il contient l’ordre du ministre Avigdor Lieberman de trouver d’ici fin janvier environ 1000 personnes qui agiront en « amis d’Israël ». Elles devront être « recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens ». Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques. Elles devront non seulement recevoir des messages mais en faire une active promotion.

Par Manlio Dinucci manliodinucci@tin.it
 

Les principaux centres de cette campagne seront cinq capitales européennes : Londres, Paris, Berlin, Madrid et Rome. Là, « les ambassades israéliennes recevront des fonds pour recruter aussi des professionnels : sociétés spécialisées en relations publiques et lobbyistes ». Elles auront comme tâche de renforcer l’action des « amis d’Israël » en diffusant des messages politiques sur des arguments comme la position israélienne à l’égard des Palestiniens et la violation des droits de l’homme en Iran.

Le ministère des affaires étrangères suggère en outre aux ambassades en Europe d’organiser mensuellement des événements publics de haut niveau en faveur de la politique israélienne et d’inviter des personnages influents à visiter Israël. Lieberman lui-même rencontrera le mois prochain ses ambassadeurs dans les pays européens pour donner une impulsion à cette nouvelle « offensive dans les relations publiques ».

Interviewé par le Guardian à propos de ce document, un fonctionnaire israélien s’est refusé à commenter la découverte. Il a cependant déclaré : « Evidemment nous cherchons toujours de nouvelles façons d’améliorer nos communications, il n’y a rien d’étrange à cela ». Il a ainsi précisé qu’« il existe une préoccupation particulière sur la façon dont Israël est vu à l’étranger, en particulier dans certains pays d’Europe occidentale ».

Une nouvelle offensive de propagande du gouvernement israélien est donc en train de se préparer, focalisée dans les principales capitales européennes, parmi lesquelles Rome. Pourquoi en ce moment ? On se souviendra que, bien que la propagande soit une denrée quotidienne (pas seulement pour Israël), la dernière grande campagne israélienne fut lancée en décembre 2008 pour présenter l’opération « Plomb durci » contre Gaza comme une action défensive. Il n’est pas difficile de comprendre quel est l’objectif de cette nouvelle campagne : convaincre l’opinion publique italienne et européenne que non seulement Israël mais aussi les pays européens sont menacés par l’Iran. En préparant ainsi l’opinion à accepter comme inévitable une nouvelle guerre, encore plus catastrophique, au Moyen-Orient.

Il faudra nous en souvenir quand les « amis d’Israël », recrutés par Lieberman, commenceront leur offensive sur les journaux et dans les talk show.

Sur le même sujet, lire le communiqué d’Al-Manar : « « Israël » prépare une campagne de relations publiques en Europe« , ISM-France, 29.11.2010.

Emission « en voyage » de Guy Lemaire consacrée à Israël


http://www.rtbf.be/tv/emission/detail_en-voyage?id=593 (la bande annonce)
Lettre de Marianne  Blume qui dit:

Voici la lettre que j’ai écrite après avoir visionné le reportage.
Tout n’y est pas mais je me suis attachée à suivre les étapes de son
émission.La carte est ignoble. Si le texte vous
semble virulent, sachez que je l’ai autocensuré.

Cher Monsieur,

Que vous aimiez Israël, personne ne vous en fera grief. Que vous
adoptiez une carte, reprise deux fois, où le Golan, la Cisjordanie et
la Bande de Gaza sont partie intégrante d’Israël me semble beaucoup
plus suspect. Vous évitez Bethléem avec son checkpoint mais Bethléem
est, selon votre carte, en Israël. Bizarre pour le moins. N’est-ce pas
une des villes saintes pour le christianisme? Vous ne parlez pas de
territoires occupés, encore un fois bizarre: les médias les plus
populaires le disent.
Mais ce n’est pas tout. Jérusalem. Quelle belle ville, n’est-ce pas?
Vous commencez au mur des lamentations et je ne vous en tiendrai pas
rigueur puisque c’est une image d’Epinal. Par contre, raconter
tranquillement qu’il s’agit du mur du palais d’Hérode et reprendre
sans vergogne la maquette de ce temple me semble parfaitement
a-historique. Mais peut-être ne savez-vous pas que les archéologues
n’ont rien trouvé qui renforce cette affirmation. Il suffisait sans
doute de dire que c’était ce que pensaient les juifs croyants et cela
aurait donné un brin d’objectivité.

Vous allez ensuite à Yad Vashem. Et vous avez raison. personne ne peut
oublier. Cela vous aurait-il écorcher les lèvres de dire qu’en face se
trouve Deir yassin, un Oradour sur Glane palestinien perpétré par les
milices juives. Mais là, je vais sans doute un peu loin: vous ne
connaissez pas vraiment le terrain ni son histoire. C’est une excuse
que je vous donne et j’espère avoir raison.

Puis, dans votre reportage, c’est Massada et la mer morte. Une autre
image d’Epinal. Un must donc. Sauf que vous répétez gentiment ce qu’on
vous a dit. Je suis philologue classique et j’ai lu Flavius Josèphe.
Lisez et vous y apprendrez que les zélotes réfugiés là étaient des
brigands qui avaient tué d’autres juifs, dont ils étaient mal vus. On
n’aborde pas des problèmes historiques par des on-dits, surtout quand
ils viennent de ceux qui veulent justifier leur mythologie. Mais bon,
là encore, vous ne pouvez pas tout savoir. Et de deux excuses. je vous
conseille pourtant de voir le film d’un Israélien, Avi Moghrabi, pour
que vous compreniez la signification actuelle de Massada. j’espère que
vous le ferez.

Pauvre Mer Morte qui disparaît progressivement vu, selon vos dires,
« l’irrigation excessive ». Par qui? Vous l’êtes-vous demandé? Peut-être
que vous auriez appris que c’est du fait des israéliens et notamment
des colons. J’admets sans mal que cela aurait gâché la belle image que
vous vous attachez à donner d’Israël. Mais vous êtes journaliste et
donc je croyais (un peu naïvement?) que vous vous informiez sur les
réalités actuelles à défaut de connaître l’histoire. Là, il n’y a pas
d’excuse.

On passe ensuite à la fascinante Tel Aviv. Fascinante en effet,
surtout par sa sécularité, contrairement à Jérusalem. Elle a été crée,
toujours selon votre commentaire par des familles juives parties de
Jaffa. Oui, elle est fondée sur des terres de villages palestiniens
dont Sheikh Muwannis (université de Tel-Aviv), Jammusin, salame,
Summeil… Aucune mention de votre part. Un ville née du sable, grâce
à quelques familles juives, c’est plus beau, c’est sûr. Et les plages,
comme elles sont belles, n’est-ce pas? Et on n’y est si tolérant qu’on
peut y venir avec son arme. A quand la même tolérance à Knokke ou
Ostende?

Vous terminez sur Jaffa, que j’aime. Une ville ancienne. Une ville et
un port jadis important. Une ville israélienne? L’architecture aurait
dû vous mettre la puce à l’oreille si vous ne saviez pas que c’était
une ville palestinienne, vidée de ses habitants. En fait, il en reste
mais ils n’apparaissent pas dans votre beau reportage. C’est vrai que
l’Etat israélien fait tout pour les évacuer, les mettre dans un ghetto
appauvri. Vous ne savez pas que ces habitants palestiniens originaires
de la ville n’ont pas le droit de récupérer leurs maisons et pas le
droit de rénover ou agrandir celles qu’ils habitent encore? Les noms
des rues sont pittoresques, les noms des signes du zodiaque. Et
pourquoi croyez-vous? Les rues portaient des noms arabes mais faire
disparaître cette réalité fait partie de l’effort israélien d’occulter
la réalité palestinienne.

Cher Monsieur, ou vous êtes un ignorant ou vous êtes un propagandiste.
Dans l’un et l’autre cas, cela fait de vous un mauvais journaliste.
Vous objecterez sans aucun doute que vous faisiez un reportage
touristique et que vous ne pouviez pas tout dire. On pourrait
l’admettre si vous n’aviez de manière honteuse repris un carte
d’Israël qui n’est que propagande.

Bien à vous,

Marianne Blume

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