Le Boycott des dattes israéliennes pendant le Ramadan : une démarche éthique et un devoir religieux


Par Nabil Ennasri* et Mustafa Kastit**

Quelle surprise et même quelle honte ! La situation nous est apparue si scandaleuse qu’elle exige de notre part quelques précisions quant aux principes qui régissent l’éthique islamique. Aujourd’hui en France, de nombreux musulmans rompent leur jeûne avec des dattes provenant d’Israël. Commercialisées par des sociétés criminelles (comme la société israélienne agro-alimentaire Agrexco) et sous le label de marques provenant des colonies juives (Carmel, Jordan River etc), ces dattes ont, aussi bizarre que cela puisse paraître, pignon sur rue dans les étalages des commerces communautaires ainsi que chez de nombreux “épiciers arabes“.

La situation est à son comble en Languedoc-Roussillon – région qui a pourtant vu naître la mobilisation contre l’installation de la société israélienne Agrexco dans le port de Sète*1 – où certains commerçants n’ont pas hésité à disposer à la vente des dattes provenant de la société… Agrexco ! Nombreux sont donc les musulmans qui, en cette période de Ramadan, achètent des dattes en provenance des colonies israéliennes. Reconnaissables à leur forme (elles sont en général plus grosses que les dattes provenant du Maghreb) et à leur goût, la présence de ces dattes auprès des commerces communautaires n’en constituent pas moins un scandale.

Cette situation hallucinante mérite des clarifications quant au fait d’acheter et de consommer des produits en provenance d’un Etat (Israël), dont les massacres récents, la politique coloniale et les méthodes sanglantes ne sont un secret pour personne et ont clairement été mis à l’index par les organisations de défense des droits de l’homme*2.

Aussi, l’objectif de ce texte est clair : il s’agira pour nous de rappeler le caractère illicite, au regard de la loi islamique, de la consommation de produits israéliens et particulièrement ceux provenant des colonies. Car l’heure est grave : alors que le mois du Ramadan bat son plein – mois de partage, de recueillement et de communion spirituelle à travers la Oumma – et qu’il est observé en France par des millions de musulmans, il est quand même consternant et affligeant de voir les dattes israéliennes envahir les marchés et épiceries de nombreux quartiers populaires.

Rappelons d’abord les règles qui guident les principes islamiques. La promotion du droit, de la justice, de la dignité humaine, de même que la défense de l’opprimé, l’assistance aux pauvres et aux déshérités constituent des points cardinaux de l’éthique islamique. La vie du Prophète Mohamed (Saw) est à ce titre exemplaire : symbole de bonté et d’humanité, il était constamment au service des hommes. Une célèbre tradition prophétique nous rapporte que « le meilleur des hommes est le plus utile à ses semblables »*3.

*1 Sur la mobilisation contre l’installation de la société israélienne Agrexco dans le port de Sète, voir le site internet de la Coalition contre Agrexco, http://www.coalitioncontreagrexco.com/. Cette coalition a connu un succès rapide et est désormais composé de près de 90 associations, organisations, syndicats et partis politiques. Cf. aussi le reportage de la chaîne Al Jazeera à l’occasion de la manifestation régionale contre Agrexco le 25 juin 2009 à Montpellier ? disponible sur le blog du Collectif Resistance 30 de Nîmes, http://resistances30.skyrock.com/.
*2 Cf. Le rapport accablant d’Amnesty International sur l’offensive israélienne à Gaza de janvier 2009. Cette même organisation avait déjà accusé Israël d’avoir commis des « crimes de guerre » lors de la guerre du Liban à l’été 2006. Cf. Gaza : 22 jours de mort et de destruction, rapport d’Amnesty International disponible sur le site de l’organisation, www.amnesty.fr et Amnesty International dénonce les « crimes de guerre » commis par l’armée israélienne au Liban, Le Monde, 23 Août 2006.
*3 Hadith considéré comme hassan (fiable) et rapporté par Al-Qudâ’y, Ibn ‘Assâkir et d’autres d’après le compagnon Jâbir.

Cette bienfaisance devait se voir naturellement intensifiée pendant le mois de Ramadan. Ibn ‘Abbâs rapporte : « Le messager de Dieu était l’homme le plus généreux, et il l’était davantage pendant le Ramadan, quand il recevait (l’archange) Gabriel. Gabriel lui rendait visite chaque nuit de Ramadan, et ce jusqu’à la fin de ce mois durant lequel le prophète lui récitait le Coran. Lorsque Gabriel rencontrait le Prophète, celui-ci se montrait plus généreux que le vent amenant la pluie. »*4.

En plus de ces valeurs d’humanité, l’islam fait de la fraternité et de la communion spirituelle entre les croyants une nécessité vitale. Après l’Hégire de La Mecque vers Médine, le Prophète Mohamed (Saw) fonda la nouvelle société sur trois piliers : la construction de la mosquée (lieu fédérateur par excellence), la fraternité entre les Ansars et les Mohajirines*5 et la Déclaration de Médine (ou Constitution de Médine).

Il est intéressant de noter qu’immédiatement après avoir posé les bases de la mosquée, le Prophète a fait de la solidarité et de la fraternité entre les musulmans une règle d’or, véritable socle sur lequel reposerait la nouvelle société qui venait de s’établir à Médine*6. Cette notion de fraternité est si prégnante chez les musulmans que l’islam considère ses adeptes comme tenant d’une même famille. Le Coran nous enseigne d’ailleurs : « Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Dieu, afin qu’on vous fasse miséricorde »*7.

Dans ce cadre, il ne fait aucun doute que la Oumma, au sens de communauté spirituelle mondiale, n’est pas insensible aux malheurs et à l’injustice qui frappent les musulmans de Palestine, d’Irak, de Tchétchénie ou du Soudan – et plus largement du monde. Et ce sentiment d’appartenance à une même communauté de foi se manifeste de la manière la plus éclatante pendant le mois de Ramadan.

Nous profitons donc de ce mois sacré pour lancer un appel aux musulmans de France et d’Europe. Il leur faut tout mettre en oeuvre, par voie pacifique, pour contribuer à mettre un terme à l’une des injustices les plus longues de l’histoire contemporaine. Israël se considérant constamment au dessus du droit et la communauté internationale étant incapable de forcer l’Etat hébreu à appliquer les résolutions internationales, il appartient désormais aux peuples et aux citoyens de la planète d’agir pour la défense et le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Initiée par de nombreuses associations palestiniennes issues de la société civile palestinienne et soutenue par plusieurs prix Nobel de la Paix, l’arme du boycott est aujourd’hui l’un des moyens les plus efficaces pour contraindre Israël à se plier au droit international*8.

En ce sens, les musulmans d’Occident ont une responsabilité historique à mettre en pratique ce boycott et ce, à tous les niveaux et notamment dans le domaine économique. Plus qu’une responsabilité, c’est un devoir et nous allons ici en détailler les motivations.

*4 Hadith rapporté par Bukhâri et Muslim.
*5 Les Ansars étaient les habitants de Médine ayant adopté la nouvelle foi tandis que les Mohajirines représentaient les Mecquois ayant quitté La Mecque en compagnie du Prophète (Saw).
*6 Cf. l’ouvrage en arabe « Fiqh As Sira An Nabawiyya » (Fiqh de la Biographie du Prophète Mohamed), Dr Saïd Ramadan Al Bouti, Dar As Salam, Damas, Syrie. Saïd Ramadan Al Bouti figure parmi les savants musulmans les plus réputés de l’époque contemporaine.
*7 Coran, Sourate 49 : Les appartements (Al-Hujurat), Verset 10.
*8 171 associations palestiniennes ont lancé, en juillet 2005, l’appel BDS (Boycott-Désinvestissement-

Sanction). A l’instar du boycott du régime d’Apartheid d’Afrique du Sud dans les années 1980, l’objectif de cette campagne est de susciter une dynamique de Boycott à l’égard de l’Etat d’Israël pour le contraindre à appliquer le droit international. Cf. http://www.bdsmovement.net/.

Par conséquent et au regard de la situation actuelle, il nous apparait primordial de rappeler que l’éthique du musulman devrait lui interdire de consommer des produits provenant de l’Etat d’Israël. En ce sens, nous appelons les musulmans d’Europe à souscrire aux recommandations émises par l’Union Mondiale des Oulémas au sujet de la solidarité que doivent témoigner les musulmans du monde à l’égard du peuple palestinien. Nous affirmons cela sur la base de l’avis juridique (Fatwa) émis le 31 décembre 2008 par l’Union Mondiale des ‘Oulémas, association qui regroupe des dizaines de personnalités religieuses et de savants provenant de nombreux pays musulmans comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, l’Indonésie, le Maroc, la Jordanie etc. et présidée par le Cheikh Youssouf Al Qardawi. D’après cet avis juridique, promulgué en plein carnage à Gaza, « Il incombe à la Oumma toute entière de soutenir et de venir en aide au peuple de Gaza, victime de la barbarie israélienne. Cet édit religieux (hukm shar’i) est valable pour tous les musulmans de la planète sans exception et s’adresse autant aux gouverneurs qu’aux peuples. (…) Car la Oumma est à l’image d’un seul corps, si un membre se plaint, c’est tout le corps qui souffre. En effet, les croyants sont frères et l’agression infligée à l’un d’eux devient une. ».

Dans ce même texte, les savants musulmans mettaient l’accent sur le boycott des produits israéliens comme moyen de lutter contre l’impunité et l’agression israélienne : « Nous appelons à faire revivre la dynamique du boycott économique à l’égard des produits israéliens et même américains. C’est l’un des moyens les plus efficaces et l’une des armes les plus redoutables pour venir à bout de l’agresseur. Car chaque centime dépensé dans ces produits se transformera en balle qui finira par se loger dans le corps de l’un de nos frères »*9.

Cet appel au boycott d’Israël émis en janvier dernier a depuis été rappelé à de nombreuses reprises. Il apparaît donc important pour nous d’affirmer que ce boycott ne relève pas simplement du choix. Au regard de ce qui précède, nous pouvons soutenir que le boycott des produits israéliens relève non seulement d’une démarche éthique, d’un acte citoyen mais également du devoir religieux. Cette attitude devrait, pour les musulmans, s’intensifier pendant le mois de Ramadan, période propice à la compassion et à la solidarité. En effet, jamais la situation du peuple palestinien n’aura été si tragique.

Alors qu’Israël est gouverné depuis plus de six mois par un gouvernement d’extrême droite, la population palestinienne n’en finit plus de croupir dans des conditions insoutenables. Le peuple de Gaza souffre toujours d’un blocus criminel et abject qui maintient près d’un million et demi de personnes dans des conditions épouvantables.
Même la mosquée Al Aqsa fait aujourd’hui l’objet d’assauts répétés de colons fanatiques et les fouilles entreprises par les gouvernements israéliens depuis quelques années vont jusqu’à menacer les fondations du Troisième lieu saint de l’Islam*10. Comment donc en cette période de Ramadan, moment intense de recueillement où nos pensés et invocations devraient être destinées à ce peuple martyr, consommer des produits d’un Etat criminel qui – dernier avatar d’une longue série d’agissements sanglants – vient de se rendre coupable d’un abominable trafic d’organes prélevés sur le corps de Palestiniens ?*11
Comment pourrait-on rompre son jeûne avec des dattes issues d’un pays sur lequel plane des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et commercialisés par des sociétés (Agrexco-Carmel) qui sont le bras armé de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ? Est-ce qu’il est logique et cohérent à ce que des musulmans puissent, pendant le Ramadan, participer financièrement à la colonisation israélienne et contribuer ainsi à faire perdurer le cauchemar palestinien ?

*9 La traduction de cet avis juridique (Fatwa) est disponible à l’adresse suivante : http://www.tariqramadan.com/spip.php?article10523 : « L’Union mondiale des ‘Oulémas appelle au soutien à la résistance », Ennari Nabil, 14 janvier 2009.

*10 Cf. à ce sujet La mosquée Al Aqsa est en danger !, Ennasri Nabil, www.oumma.com, 12 Août 2009. Cf. également l’émission Bila Houdoud d’Al Jazeera, diffusée le 25 Août 2009 et consacrée en partie aux menaces de destruction de la mosquée Al Aqsa.
*11 Un journal suédois accuse l’armée israélienne de trafic d’organes de Palestiniens, Le Monde, 24 Août 2009 et Israël accusé de trafic d’organes, Hicham Hamza, www.oumma.com, 24 Août 2009.

Il faut donc dire et répéter aux citoyens européens de confession musulmane (notamment ceux de France et de Belgique) que la consommation de dattes israéliennes est comme une insulte proférée à l’égard du peuple palestinien. On ne peut concevoir que le mois de Ramadan soit une occasion pour les colonies juives de voir leur production s’écouler auprès des consommateurs musulmans occidentaux surtout lorsqu’on se rappelle que le Prophète Mohamed (Saw) lui-même utilisa cet arme lors de l’embargo décrété contre Qoraysh par l’entremise de la tribu Banu Hanifa*12.

Consommer des dattes israéliennes est donc illicite pour qui entend vivre conformément à l’éthique du musulman. Cet appel que nous lançons aujourd’hui rejoint pleinement celui lancé par la campagne BDS pour qui le boycott est une prise de position pacifique et citoyenne. En effet, les solidarités qui composent le mouvement de soutien à la cause palestinienne sont plurielles et complémentaires et c’est cette dynamique prometteuse qui permettra de mettre en branle une campagne internationale de boycott de l’Etat d’Israël, dont les premiers succès apparaissent déjà*13.

Comme ce fut le cas pour le régime d’Apartheid en Afrique du Sud, il faut désormais contraindre Israël à cesser son occupation et son entreprise de colonisation des territoires palestiniens. Notre démarche rejoint d’ailleurs celle soutenue par d’autres autorités religieuse non-musulmanes. En visite en Palestine, l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, ancien prix Nobel de la Paix et figure emblématique de la lutte contre l’Apartheid, a récemment soutenu au quotidien israélien Ha’aretz qu’il était « nécessaire de frapper le régime d’apartheid [israélien] au portefeuille, comme cela a été le cas en Afrique du Sud avec l’embargo sur les armes et le boycott économique. »*14

*12 Episode de la Sîra du Prophète (Saw) rapporté par Al Bûkhari ainsi que par Muslim d’après Abou Hourayra. Les Banu Hanifa (tribu de la région Al-Yamâma au Yémen) coupèrent tout approvisionnement en direction des Qorayshites et ce, en raison de leur hostilité envers la nouvelle religion.

*13 Israël est-il menacé par une campagne de désinvestissement ? Willy Jackson, Le Monde diplomatique, Septembre 2009 et Veolia s’apprête à se désengager du tramway de Jérusalem, Le Monde, 10 juin 2009.
*14 Cf. http://www.haaretz.co.il/hasen/spages/1110762.html

*Ennasri Nabil est Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, est actuellement étudiant en théologie musulmane à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon. Il a séjourné dans plusieurs pays du Golfe (Qatar, Emirats Arabes Unis). Son mémoire « Le champ politico-religieux du Qatar : une vision estudiantine » obtenu en vue de la validation du Master II (Recherche) « Politique Comparée » à été rédigé sous la direction du professeur François Burgat. Il est également membre du Collectif des Musulmans de France.

**Mustafa Kastit est théologien et licencié de la Faculté du Hadith et des Etudes Islamiques de l’Université islamique de Médine. Il est actuellement enseignant et conférencier.

« Israël » de plus en plus haï de par le monde


27/08/2010 –  La dixième chaine de télévision israélienne a diffusé un documentaire dans lequel elle met l’accent sur l’attitude d’animosité envers « Israël » qui ne cesse de prendre de l’ampleur, notamment en Europe, et aux Etats-Unis.

Selon ce documentaire, cette hostilité est le fruit des campagnes dirigées par des organisations pro-palestiniennes, lesquelles oeuvrent pour traduire en justice les dirigeants israéliens pour crime de guerre, et pour promouvoir le boycott d’« Israël ». Dans ce contexte, neuf nouvelles plaintes seront déposées, de par le monde, à l’encontre des dirigeants israéliens. Le chef de cette campagne, l’avocat Daniel Mahobar, a fait état de coopération, dans ce sens, avec des avocats de la Nouvelle-Zélande, de l’Australie, de l’Espagne, de la Belgique, des Pays-Bas et des Etats-Unis.

La chaine précise, en outre, que cette campagne a commencé à prendre diverses formes, dont entre autres des campagnes de sensibilisation dans les lieux publics et commerciaux pour expliquer aux gens l’ampleur des violations israéliennes des droits de l’Homme et du droit international.
Une des activistes anti-israélienne, se trouvant à l’intérieur d’un des grands magasins à Londres, affirme, à son tour, que « les colonies israéliennes ne sont que des terres usurpées, raison pour laquelle nous devons boycotter tous les produits israéliens ».

Dans ce contexte, l’ambassadeur israélien à Londres, Ron Prosor, dit qu’ « il connait très bien des sociétés britanniques qui ont annulé leur travail avec des sociétés israéliennes ». Il a même ajouté que « beaucoup des capitaux ont été retirés des sociétés israéliennes ».

Pour appuyer ces témoignages, la chaine israélienne présente un diagramme illustrant le recul du soutien à « Israël » en Europe et aux Etats-Unis. Il montre en chiffres que le taux de soutien à l’entité sioniste en France a baissé pour atteindre les 8 %, alors qu’il n’est plus que 7% en Grande-Bretagne, tandis qu’en Allemagne il est devenu le tiers de ce qu’il était, il y a quatre ans. Toujours selon ces sources israéliennes, ce taux de soutien à Israël a même connu une baisse de 10%  aux Etats-Unis.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=151915&language=fr

Moi aussi, je boycotte


Fin connaisseur en matière de « races » et de racisme, Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur vient de déclarer au lobby israélien que les « actions et les appels au boycott des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la discrimination raciale ». (sic). Fin connaisseur, disions-nous à l’instant, car Hortefeux a été lui-même récemment condamné pour injure raciale par le tribunal de Paris, après ses propos sur les Arabes : »quand il y en un ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ».

Voici ce que l’on trouve, à propos de Hortefeux, sous la plume de Serge Golan, sur le site sioniste hamodia :

 » No 135 , Communauté Israël

Cette fois, la prise de position est officielle et sans ambigüité : le boycott des produits israéliens constitue un « crime », dénoncé voilà quelques jours par le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux. Une déclaration qui tranche avec le silence prudent observé par les autorités françaises depuis le lancement en janvier 2009 de la campagne de manifestations contre les magasins de grande surface distribuant des produits israéliens et « casher ».

« Vous avez attiré mon attention sur l’importance de sanctionner les agissements du Collectif BDS [Boycott, désinvestissement, sanctions] en raison des agissement de certains de ses membres dans les magasins d’alimentation, rappelle ainsi Brice Hortefeux dans un courrier adressé au Centre Simon Wiesenthal. Tout comme vous, je considère que ces actions et les appels au boycott des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la discrimination raciale ».

Basé aux Etats-Unis, le Centre Wiesenthal s’était en effet inquiété de la multiplication des actions de commandos boycotteurs. Filmées et diffusées sur Internet, elles mettent chaque fois en scène des groupes d’une trentaine de militants envahissant un supermarché pour en vider les rayons des tomates, avocats, fleurs et autres produits israéliens ou supposés tels. Des mises au bûcher symboliques des produits israéliens destinées à intimider la clientèle et à dissuader les grandes surfaces de commercer avec « les criminels israéliens ».

Reste que la brèche juridique permettant de « coincer » ces boycotteurs est très étroite. Ceux-ci prennent en effet bien garde de ne commettre aucun dégât, s’abritant derrière le discours antisioniste pour réfuter toute accusation d’antisémitisme.

Très engagé dans la dénonciation de cette campagne, le BNCVA (Bureau de vigilance et de lutte contre l’antisémitisme) réussit cependant parfois à traîner certains des responsables du Collectif BDS devant les tribunaux. Le 13 septembre prochain, cinq militants pro-palestiniens comparaîtront ainsi devant le tribunal correctionnel de Mulhouse (Haut-Rhin) pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » pour avoir participé en septembre 2009 à une « action coup de poing » contre un magasin Carrefour du département.

Lorsque les faits sont avérés, la justice française n’hésite d’ailleurs pas à sévir : en témoignent les 1 000 euros d’amende infligés en février dernier par un juge bordelais à une boycotteuse qui avait apposé un autocollant « Boycott Apartheid Israël » sur des jus de fruit provenant de l’Etat hébreu dans une grande surface de Mérignac (Gironde). » http://www.hamodia.fr/article.php ?id=1347

CAPJPO-EuroPalestine

Dattes amères


… sur les conditions de travail des ouvriers palestiniens dans les palmeraies coloniales de la vallée du Jourdain – n’achetez pas les dattes King Salomon, Jordan River… !

Expulsions à Hébron


Le 10 août 2010, l’armée israélienne a expulsé de force les propriétaires de trois magasins en face de Bab Al Baladiyah à Hébron en Cisjordanie. Les soldats ont soudé les portes pour que les propriétaires ne puissent plus utiliser leurs magasins. La seule raison que l’on peut imaginer est que ces fermetures sont faites en représailles pour les manifestations absolument non-violentes qui ont eu lieu devant Bab Al Baladiyah organisée pour protester contre les conditions d’apartheid que l’armée israélienne impose à Hébron.

Les membres de Youth Against Settlements, groupe palestinien militant non-violent, ont été arrêté pour avoir refusé de s’écarter des boutiques. Deux d’entre eux, Badia Dwaik et  Tamer Al-Atrash, sont actuellement détenus dans une prison militaire. SVP, diffusé la nouvelle et si vous n’avez que cinq dollars à donner pour que nous puissions engager des avocats pour le représenter au rendez-vous sur le site http://www.youthagainstsettlements.org ou vous en apprendrez aussi davantage sur la situation à Hébron et dans les territoires palestiniens occupés en général.

Lettre ouverte aux Israéliens


mardi 24 août 2010 – 07h:18

Lauren Booth, Royaume-Uni

Rappelons que Lauren Booth est la belle-soeur de l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair… !!!

Ce matin, je voulais me mettre à écrire un texte sur la mise à sac de la Flottille humanitaire en partance pour Gaza, par vos soldats. Comme vous avez pu l’apprendre, un officier des Forces de défense israéliennes a été déféré devant un tribunal militaire, soupçonné d’avoir volé des ordinateurs portables appartenant à des passagers. Fait intéressant, le quotidien Ha’aretz se réfère maintenant à la flottille comme à une « flottille humanitaire ». Ce qui est le cas. C’est ainsi que vos dirigeants auraient dû l’appeler, plutôt que flottille « terroriste ». Mais je m’écarte du sujet.

Donc, j’en étais là, toute prête à écrire mon texte, quand je suis tombée sur un article de YnetNews. L’article cherchait à expliquer clairement l’indignation ressentie peut-être par quelqu’un dont on a pillé les biens. Un officier supérieur des FDI disait à propos des vols sur la Flottille : « Sur le plan des valeurs, il doit y avoir un grave problème dans les FDI ».

Je suis restée un long moment à regarder ces mots. Et, au lieu d’écrire mon texte, je décidai, à la place, de vous écrire à vous. Parce que je ne peux pas m’empêcher de me demander qui, ici-bas, garde des réserves d’ « indignation » en vue du comportement de vos militaires ?

C’est vraiment ce que je pense, les gars. Hors sur les avenues agréables de Tel Aviv, le reste du monde trouve que l’expression, « armée morale », quand elle s’applique aux FDI, n’est rien de moins qu’une énorme, (et malheureusement catastrophique), farce à dimension mondiale. Une farce du même niveau, par exemple, que le déni du changement climatique, ou que la présidence de George Bush.

Ca y est, je recommence. Cette fois, je vous ai vraiment rendu furieux contre moi. Mais, s’il vous plaît, donnez-moi juste une minute ou deux pour vous expliquer pourquoi j’écris cette lettre. Parce que je ne le cherche pas, et je ne veux pas vous insulter. Certainement pas plus que je ne l’ai fait dans le passé. Je suis assise là, avec ma vaisselle qui s’accumule et mon ménage qui n’est pas fait, pour vous poser une question. En tant que mère et en tant qu’être humain, comme vous, j’ai besoin de savoir pourquoi vous ne voyez pas le mal qui se fait en votre nom ?

Comment pouvez-vous ne pas le voir ?

Comme vous le savez peut-être déjà, je faisais partie de la première mission Free Gaza, en 2008. Cela ne veut pas dire seulement que j’ai eu le plaisir de connaître personnellement ces femmes admirables qui ont fondé le FGM (Mouvement Free Gaza). Cela veut dire aussi que j’avais beaucoup d’amis et de collègues sur la Flottille que vos soldats ont agressée en mai dernier.

Vous savez, (encore une fois, voyez en moi une maman et non une « ennemie »), aucune de ces personnes formidables n’est un terroriste, ne veut apporter des armes à des « extrémistes ». Ce sont des hommes (et des femmes) bons, des citoyens du monde qui s’inquiètent. Des gens qui, tout simplement, ne peuvent vivre machinalement leur vie de tous les jours pendant que votre Etat, votre armée, vos colons harcèlent d’autres êtres humains. Chaque minute de chaque jour. De chaque mois. De chaque année. Depuis soixante-deux ans.

Je ne veux pas être dure, les gars. Mais il arrive un moment où, quand on dit « Je ne savais pas ce qui se passait », ça fait un peu léger. Vous voyez ce que je veux dire ? Toute cette comédie sur l’ « indignation » par la mauvaise conduite de vos soldats, ça ne fait pas Israélien, hé, ça nous fait rire.

Parce que, ces semaines de pillages par vos soldats, ce ne sont pas les premières du genre. Non ? Allez. Rappelez-vous. Il y en a eu d’horribles, beaucoup d’autres d’horribles. Vous avez oublié ? Laissez-moi vous aider. Prenez un ordinateur et tapez les mots « IDF pillage » dans le moteur de recherche de Google. Vous allez peut-être (ou peut-être pas) être surpris quand cette recherche va vous donner 64 000 réponses. Bon, maintenant, ne sortez pas de vos gonds tout de suite en criant, « Nos ennemis racontent des mensonges sur nous ». S’il vous plaît, je vous en prie. Regardez juste quelques-unes de réponses de la première page. Ca ne vous prendra pas longtemps. Ca va ? et pourquoi pas passer toute la matinée à les lire ? Après tout, c’est votre devoir que de prendre connaissance de ce qui est fait en votre non, pas vrai ? Ce que je veux dire c’est que, quand les crimes de l’armée sont commis avec les shekels de VOS impôts, vous avez le droit de savoir.

L’une des réponses de Google vous dit qu’un soldat des Forces de défense israélienne a avoué avoir volé une carte de crédit dans une maison, au nord de la bande de Gaza, pendant l’opération Plomb durci. Vous vous en souvenez ? Le soldat était du bataillon de reconnaissance de la division d’infanterie Givati, il a utilisé cette carte pour faire 1 600 shekels de retraits en Israël (plus de 300 €). Un petit acte criminel. Une partie d’un crime beaucoup plus grand.

Un crime contre l’humanité, dont vous ne sauriez rien non plus. Ou qui vous a été délibérément caché par vos dirigeants.

Comme je l’ai déjà dit toutefois, vous avez l’accès à Internet, alors vous ne devez pas rester dans les ténèbres. Sauf évidemment, si vous vous y sentez à l’aise.

Le dernier pillage par les FDI de biens de civils m’a fait penser aux dames Al Samouni, je les ai rencontrées l’année dernière, sur les décombres de leurs maisons à Al Zaytoun (je joins quelques photos pour vous permettre de les voir). Vous vous rappelez peut-être, vaguement, de ce nom, « Al Samouni ». Laissez-moi vous rafraîchir la mémoire. C’était le samedi 3 janvier 2009, l’invasion israélienne dans le quartier d’Al Zaytoun commençait. Le lendemain, 4 janvier 2009, vos forces larguaient leurs bombes sur la même zone. Le lundi, à 7 h du matin, le 5 janvier 2009, une nouvelle fois vos forces bombardaient le même quartier de Hay Al Zaytoun. L’un des missiles est tombé sur le troisième étage de la maison de Tallal Hilmi Al Samouni. Et les soldats sont venus, en tirant, pour tuer.

Au total, 26 membres de la famille Al Samouni ont été tués, dont 10 enfants et 7 femmes. La Croix-Rouge n’a été autorisée à entrer que trois jours plus tard pour évacuer les morts et les blessés, la majorité d’entre eux étant dans un état si critique qu’il a fallu les emmener en Belgique, en Egypte et en Arabie Saoudite pour les soigner.

Permettez-moi, si cela ne vous dérange pas, de vous donner leurs noms, car il est probable que vous ne les connaissiez pas. En tant qu’êtres humains, je suis sûre que vous souhaitez leur rendre un dernier hommage, et peut-être même, prier pour eux.

Les noms des enfants tués

• Azza Salah Al Samouni, 3 ans
• Waleed Rashad Al Samouni, 17 ans
• Ishaq Ibrahim Al Samouni, 14 ans
• Ismail Ibrahim Al Samouni, 16 ans
• Rifka Wael Al Samouni, 8 ans
• Fares Wael Al Samouni, 12 ans
• Huda Nael Al Samouni, 17 ans
• Ahmad Atieh Al Samouni, 14 ans
• Mu’tassim Mohammed Al Samouni, 6 ans
• Mohammed Hilmi Al Samouni, 5 ans

Les noms des femmes tuées

• Rahma Mohammed Al Samouni, 50 ans
• Safa’ Hilmi Al Samouni, 25 ans
• Maha Mohammed Al Samouni, 22 ans
• Rabbab Azzat Al Samouni, 32 ans
• Laila Nabih Al Samouni, 40 ans
• Rifqa Mohammed Al Samouni, 50 ans
• Hannan Khamis Al Samouni, 36 ans

Les noms des hommes tués

• Tallal Hilmi Al Samouni, 55 ans
• Attieh Hilmi Al Samouni, 25 ans
• Rashad Hilmi Al Samouni, 42 ans
• Tawfiq Rashad Al Samouni, 23 ans
• Mohammed Ibrahim, 26 ans
• Ziyad Izzat Al Samouni, 28 ans
• Nidal Ahmad Al Samouni, 30 ans
• Hamdi Maher Al Samouni, 23 ans
• Hamdi Mahmoud Al Samouni, 70 ans

En mars dernier, les femmes et les enfants survivants m’ont montré les ruines de leur communauté. J’ai vu les graffitis racistes laissés sur les murs de la pièce où une adolescente devait encore dormir. Laissée pour elle par votre « armée morale », rien de moins. Ces graffitis disaient, par endroits en hébreu, à d’autres en anglais, des trucs comme « Nous reviendrons », et il y avait un dessin grossier qui montrait une maison en train d’exploser avec ces mots, « Vous êtes ici », ajoutés subtilement.

Une très belle femme m’a raconté aussi qu’elle était sur le point de se marier, avant l’agression. Sa famille avait épargné plusieurs milliers de dollars pour sa dot (de nombreuses personnes d’une même famille épargnent pendant très, très longtemps, comme vous pouvez l’imaginer). L’argent était caché sous un lit, dans une valise, pour l’heureux évènement. Sa mère avait quelques bijoux anciens qui avaient traversé les générations, des bijoux en or. Eh bien vous voyez, vos soldats, ils ont bombardé les gens, ils ont tiré sur leurs enfants, et pour finir, ils ont pillé ce que les survivants possédaient. Je vous le jure, regardez sur Google, regardez dans vos propres cœurs, vous savez, ça s’est passé comme ça.

Vous voyez bien que c’est comme cela que votre armée traite, délibérément, les Palestiniens.

Alors ne poussez pas des hauts cris, « Mensonges ! », « Antisémites ! », s’il vous plaît, je vous en prie. De parent à parent. D’humain à humain. Au nom du Dieu de chaque croyance, détendez-vous, acceptez un moment ce qui vous paraît invraisemblable, lisez la suite. Parce que, oh Israël, que se passera-t-il si, supposez-le, je ne suis pas une antisémite, quand votre wiki a formé des partisans extrémistes pour essayer de me qualifier comme telle ? Et que se passera-t-il si, seulement 10% sur les 64 000 réponses de Google pour « FDI pillage » sont tout à fait vrais ? Que faire alors ? Qu’est-ce qui vous en rend complices ? Que ferez-vous si, pendant seulement une seconde, la vérité que le reste du monde connaît sur la barbarie de vos dirigeants remplit vos esprits et vos cœurs, comme cela arrivera un jour sûrement ?

Mes mots, étant étrangère, vous paraîtront sans doute durs, voire naïfs. Alors voyez ceci, publié aujourd’hui par le Jerusalem Post :

« Selon les informations qu’a analysées l’organisation des droits humains Yesh Din, entre septembre 2000 et fin 2009, au moins 6% sur les près de 2 000 enquêtes ouvertes contre des soldats des FDI soupçonnés de crimes contres les Palestiniens se sont terminés sur des mises en accusations. Durant la même période, selon différentes estimations, des milliers de civils palestiniens ont été tués des suites des activités des FDI. Combien de ces morts ont conduit à des condamnations ? Quatre. Pas 4%, 4, seulement. »

Il est de plus en plus évident que vos jeunes hommes et vos jeunes femmes sont formés pour se comporter comme des animaux. Ces faits, le pillage, les photos mises en ligne par Eden Abergil, ne peuvent pas s’expliquer plus longtemps comme étant des cas « en dehors ».

C’est à vous de vous demander quel est leur sens.

Je suis vraiment désolée si mes mots vous ont offensés. Je voulais juste parler avec vous, directement, pour une fois.

A propos, il y a environ 400 ordinateurs portables, 600 téléphones portables, ainsi que d’autres sommes d’argent et effets personnels que votre armée n’a toujours pas rendus aux passagers de la Flottille humanitaire. Vous savez, quand ils ont pris la mer. Pour quelque raison, ces gens de bien n’avaient pas pensé que les FDI pourraient les voler.

Bien à vous

Lauren Booth

Rappels sur les faits évoqués :

– Lauren Booth à Gaza : Apprendre quelle est la souffrance de l’enfermement – Saleh Al-Naami – Al Ahram Weekly

– Vols israéliens de cartes de crédit de militants de la Flottille pour Gaza – Haroon Siddique – The Guardian

– Gaza : le massacre d’Al Zeitoun – Tom Eley – WSWS

Eden Abergil, produit d’une société aux yeux bandés – Max Blumenthal

22 août 2010 – Gilad Atzmon – traduction : JPP

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Proche-Orient : la colonisation menace les négociations de paix


Des soldats israéliens font face à des manifestants palestiniens, qui vident des bouteilles de jus d'orange provenant de colonies israéliennes en Cisjordanie, dimanche 9 mai. AFP/HAZEM BADER

« Je peux comprendre les sceptiques. Mais nous avons bien l’intention de les étonner, à condition d’avoir un partenaire sérieux » dans la négociation. Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, assure, malgré les critiques de la presse israélienne et du monde arabe qu' »un accord de paix avec les Palestiniens est difficile mais possible ».

Dimanche 22 août, la Ligue arabe s’est jointe aux doutes suscités par la réouverture des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, sous l’égide des Etats-Unis. L’organisation panarabe basée au Caire exprime dans un communiqué « son extrême inquiétude quant à l’explication israélienne (sur les bases) sur lesquelles vont se faire ces négociations ».

Pour permettre le bon déroulement des négociations, les Palestiniens demandaient la prolongation du gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie occupée. Le moratoire annoncé par Israël s’achève le 26 septembre. Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a averti de nouveau que si la « colonisation devait continuer après le 26 septembre, les négociations à notre grand regret, ne continueraient pas », précisant qu’il s’agissait d’un « test de la volonté de paix du gouvernement israélien ».

PAS DE CONCESSION DE NETANYAHOU

Hani-al-Masri, chef du centre de recherches de Bada’el basé à Ramallah, s’est déclaré convaincu que des négociations directes de paix tenues dans un tel contexte « iraient dans le sens des intérêts d’Israël ».

« Les chances de succès des négociations semblent minces car les négociations directes se tiendront sans qu’ aucun engagement d’Israël visant à mettre fin à la colonisation ou aux principes de processus de paix n’ait été pris », a-t-il expliqué à l’agence Xinhua.

« Sans un gel total de la colonisation (israélienne), une véritable disposition au retrait jusqu’aux frontières internationales et tant (qu’Israël) n’aura pas cessé d’offrir aux Palestiniens une caricature d’Etat, ce sera une perte de temps pour tout le monde », a estimé pour sa part le député Haïm Oron, du parti de l’opposition de gauche laïque Meretz, selon la radio.

La question d’une suspension de la colonisation en Cisjordanie avait valu aux Israéliens une vive polémique avec les Etats-Unis. Washington avait finalement renoncé à en faire un passage obligé avant toute négociation directe.

De fait, la coalition au pouvoir en Israël, soutenue par une partie des colons et des religieux, ne semble pas prête à faire de concession sur ce terrain.

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