Un crime contre la paix


Que peut dire Assad qu’il n’ait déjà dit ? Combien de temps va-t-il devoir frapper en vain à la porte verrouillée d’Israël ?

Gideon Levy

11 juillet 2010 – Ha’aretz

On ne pourrait l’exprimer plus explicitement, plus clairement et avec plus d’insistance. Lisez et jugez par vous-mêmes : « Notre position est claire : si Israël rend tout le Plateau du Golan, bien sûr nous signons un accord de paix avec lui… Où est la paix quand l’ambassade est encerclée par la sécurité, quand il n’y a ni commerce ni tourisme entre les deux pays ? Ce n’est pas la paix. C’est un accord de cessez-le-feu permanent. C’est ce que je dis à quiconque vient à nous pour parler de la position syrienne : nous sommes intéressés par une paix globale, c’est-à-dire, par des relations normales ».
Qui a dit cela et à qui ?

Bashar al-Assad.

Le président syrien Bashar el-Assad au quotidien libanais As-SAfir, la semaine dernière. Ces propos stupéfiants ont été tenus à des oreilles arabes, pas occidentales, et ils sont passés pratiquement inaperçus ici. Vous pouvez le croire ?

Que peut dire Assad qu’il n’ait déjà dit ? Combien de fois doit-il exprimer ses intentions pacifiques avant qu’on se réveille ici ? Combien de temps va-t-il devoir frapper en vain à la porte verrouillée d’Israël ? Et si cela ne suffisait pas, il a aussi appelé la Turquie pour qu’elle agisse afin de calmer sa crise avec Israël et qu’elle puisse se faire le médiateur entre Israël et la Syrie.

Les paroles d’Assad auraient dû faire les gros titres des infos la semaine dernière, et ceux des prochaines semaines. Anwar el-Sadat en avait dit moins que cela avant de venir en Israël. A cette époque, nous avions été enthousiasmés par ses paroles, aujourd’hui, de façon éhontée, on ne s’occupe pas de telles déclarations.

Cela nous amène à une seule conclusion : Israël ne veut pas la paix avec la Syrie. C’est la leçon. Il préfère le Golan à la paix avec l’un des ses plus grands et plus dangereux ennemis. Il préfère l’immobilier, les chambres d’hôte, l’eau minérale, le vin au goût du jour et quelques milliers de colons à un changement stratégique dans son statut.

Imaginez ce qui arriverait si nous sortions des ruines de notre statut international pour signer un accord de paix avec la Syrie – à quel point le climat international à notre égard changerait soudainement, l’ « axe du mal » se fissurerait, et les forteresses de l’Iran qui s’affaibliraient, et comment le Hezbollah se retrouverait avec un œil au beurre noir, plus que dans toutes les guerres du Liban.

Et peut-être même que Gilad Shalit, retenu prisonnier par le Hamas basé à Damas, peut-être qu’il serait libéré. Cela paraît trop beau pour être vrai ? Peut-être, mais Israël n’essaie même pas. Un Premier ministre qui ignore une telle occasion n’est pas moins qu’un criminel de la paix.

Au lieu de la marche pour Shalit qui vient de s’achever, une autre marche aurait dû être organisée cette semaine, une autre plus imposante, plus déterminée, qui aurait exigé du gouvernement israélien, le refuseur de paix, qu’il agisse. Des cris rauques en seraient montés : « La paix avec la Syrie, maintenant ! ». Mais cette marche ne partira pas cette semaine. Apparemment, elle ne partira jamais.

Le compositeur interprète Shlomo Artzi, le chef d’orchestre Zubin Mehta et les honorables manifestants qui ont marché pour le soldat ne le feront pas pour soutenir un mouvement qui épargnerait la vie de nombreux soldats et civils. Pourquoi ? Parce qu’il faut du courage. Pourquoi ? Parce que Assad a raison quand il déclare à La Repubblica en Italie : « La société israélienne a trop penché à droite, elle n’est pas capable de faire la paix avec la Syrie. »

Certes, les Israéliens disent que le chef du Mossad pense que Assad ne fera jamais la paix parce que toute la justification de son régime se base sur son hostilité envers Israël. Nos experts ne font jamais d’erreur, quoique on ait dit la même chose à propos de Sadat. Certes, Assad dit aussi d’autres choses.

D’autres choses ? Pas vraiment. Il a dit que s’il ne réussissait pas par la paix, il essaierait de libérer le Golan par la résistance. Illogique ? Illégitime ? N’est-ce pas là une raison pour essayer de le défier ? Qu’avons-nous à perdre, sinon une chance ? Même la dernière feuille de vigne derrière laquelle se sont cachés quelques Premiers ministres ici – comme quoi les USA s’opposeraient à la paix avec la Syrie – est absurde.

Quelqu’un voit-il le Président US Barak Obama s’opposer à une initiative de paix avec la Syrie ? Quel dommage qu’il ne fasse pas pression sur Israël pour aller de l’avant avec lui !
Et puis, il y a ce vieux refrain : « Assad n’est pas sérieux. » Quand les dirigeants arabes font des menaces, ils sont sérieux ; quand ils parlent de paix, ils ne le sont pas. Et aussi : « Nous allons rendre le Golan et nous retrouver avec un bout de papier et des missiles. »

Vous vous rappelez comment on disait la même chose à propos de l’Egypte ? Et pourtant, aujourd’hui nous persistons : le Premier ministre manque de façon criminelle une chance historique de faire la paix, et nous restons là à bâiller, complètement indifférents. Ca semble logique, pas vrai ?

tp://www.haaretz.com/print-edition/opinion/a-peace-crime-1.301190
traduction : JPP

BDS : un après-midi de chien pour H&M


Vendredi, 09 Juillet 2010 18:18 LDL Le Boycott (BDS)

L’après-midi de ce vendredi de soldes n’a pas été des plus productifs pour le magasin de vêtements H&M, situé dans la rue de la Montagne (une des principales artères commerçantes du centre de la ville) à Charleroi. Il a en effet été la cible d’une « action BDS » menée par une quinzaine de membres de la « Plate-forme Charleroi-Palestine » à l’occasion du 5ème anniversaire de l’appel émanant de la société civile palestinienne en faveur d’une campagne mondiale qui s’est développée sous le nom de « B.D.S. – Boycott, Désinvestissements, Sanctions ».

suite

Latuff

16 ans, arrêté, relâché sous caution et convoqué devant le tribunal militaire après avoir été blessé par les tirs d’un colon


Palestine Monitor – 8 juillet 2010

Le 3 juin, un colon israélien tire sur Ibrahim Al-Biss et son ami Moataz, à l’extérieur du camp d’Al-Aroub. Trois semaines plus tard, et une semaine seulement après la sortie de l’hôpital de l’adolescent, la police israélienne le maintient en détention à Kiryat Arbat. Quand son père verse la caution demandée de 1 500 shekels (plus de 300 €) pour sa libération, la police remet à Ibrahim une citation à comparaître devant le tribunal militaire.

Texte et photo de Kara Newhouse

Ibrahim Al-Biss, 16 ans, avec sa petite soeur Yara

« Je n’arrive toujours pas à croire que c’est vrai » dit Ibrahim en parlant de son arrestation. A l’hôpital, après avoir été blessé, il m’a dit qu’il vivait cette expérience de la violence comme dans un rêve.

Le 6 juin, sur recommandation de la police israélienne, le père d’Ibrahim, Muhammad Al-Biss, a déposé plainte contre les tirs sur son fils. La loi israélienne exige de la police qu’elle enquête sur les faits. La famille affirme que sans le conseil de la police, elle en serait restée là, mais elle a donné suite, à ses dépens.

Le 21 juin, la police israélienne demande à Ibrahim et Muhammad de se présenter au commissariat de Gush Etzion à propos de la plainte déposée par Muhammad contre le colon. Quand le père et son fils arrivent, les autorités israéliennes les dirigent sur Kiryat Arbat et là, la police passe les menottes à Ibrahim et le garde en détention de 14 h à 23 h 30, sur l’accusation de jets de pierres contre des colons sur la route nationale n° 60.

Le père d’Ibrahim est resté avec lui tout le temps. Il déclare que la police lui a dit que le colon reconnaissait avoir tiré sur les garçons sans provocation, mais que quelqu’un dans le camp avait porté cette accusation de jets de pierres.

Muhammad suppose que la police a obtenu ce témoignage par intimidation ou même qu’elle l’a totalement inventé. Ibrahim a affirmé avant son arrestation qu’il n’avait pas lancé de pierres sur la voiture du colon. Selon une représentante de l’organisation israélienne des droits de l’homme, B’Tselem, l’accusation de jets de pierres ne permet pas juridiquement au colon de se défendre en tirant sur les garçons, mais une enquête approfondie par la police israélienne est peu probable.

Ibrahim a pris une balle dans l’agression du colon et a dû subir une opération chirurgicale sur trois organes internes. Aujourd’hui, dans sa maison familiale, sa convalescence le confine à rester sur le canapé sauf pour aller à la salle de bains.

Au poste de police, il a été privé de nourriture, d’eau et d’informations. Muhammad a insisté auprès des policiers, leur disant que la blessure d’Ibrahim leur interdisait, légalement, de le garder en prison. Un médecin militaire a examiné la blessure du garçon et a confirmé qu’Ibrahim devait être gardé en détention dans un hôpital, ou avoir un médecin auprès de lui en permanence. Au lieu de cela, la police a dit à son père de payer les 1 500 shekels de caution. Et quant il a payé, elle lui a remis une ordonnance du tribunal militaire citant Ibrahim à comparaître devant le tribunal le 12 octobre.

Selon la représentante de B’Tselem, même si la loi militaire israélienne permet aux mineurs de plus de 16 ans d’être traduits devant des tribunaux pour adultes, Ibrahim est susceptible de passer devant un tribunal pour enfant. Elle indique que dans 99% des affaires pour jets de pierres, le défendeur conclut un arrangement avec le tribunal et écope de trois à cinq mois de prison. La famille d’Ibrahim ne se fait pas assister d’un avocat dans son affaire.

Mahmoud Jabari a participé à la rédaction de cet article.
http://www.palestinemonitor.org/spip/spip.php?article1475
traduction : JPP

BDS TOUR : Venez avec nous !


Publié le 4-05-2010

La Palestine sera en campagne en France, du 10 au 25 juillet prochain : plage, campagne, montagne, des vacances intelligentes et drôles.

Une grande aventure inédite se prépare pour cet été.

A partir du 10 juillet prochain, nous allons sillonner les routes de France et faire étape dans 16 villes, pour sensibiliser la population à la situation en Palestine, au blocus de Gaza, à la colonisation galopante, et à la nécessité d’une réaction citoyenne face à ces violations du droit international qui nous concernent tous, car leur impunité remet en cause les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité auxquelles nous sommes attachés.

En compagnie de défenseurs de la cause palestinienne britanniques, belges, italiens et espagnols —dont bon nombre étaient avec nous pendant la Marche Pour Gaza qui a été bloquée au Caire—, nous allons passer deux semaines qui seront riches de rencontres, de spectacles, d’animations, de surprises, et d’humour !

Pique-niques, jeux de plages, spectacles de rue, inspections et contrôle de la traçabilité des produits vendus dans le commerce, projections de films et débats… nous vous proposons d’être de la partie.

Le tout en compagnie du groupe HADJA, avec Hacène KHALIFA (violon, contrebasse, guitare et accordéon).

Si vous souhaitez nous rejoindre à différentes étapes, merci de nous contacter rapidement à info@europalestine.com

Merci également à tous les militants et sympathisants de la cause palestinienne, qui vivent dans les régions que nous allons traverser, de l’aide qu’ils nous apportent, afin de préparer ces étapes, et d’en faire ensemble des moments inoubliables.

Calendrier du BDS TOUR :

– Samedi 10 juillet : Evreux (Haute-Normandie)
– Dimanche 11 juillet : Ouistreham (Côte de Nacre)
– Lundi 12 juillet : Caen (Basse Normandie)
– Mardi 13 juillet : Saint-Malo (Bretagne)
– Mercredi 14 Juillet : Vannes (Bretagne)
– Jeudi 15 juillet : Noirmoutier (Pays de la Loire)
– Vendredi 16 juillet : Plages de la côte vendéenne : St Jean de Mont, St Gilles Croix de Vie (Pays de la Loire)
– Samedi 17 juillet : Sables d’Olonne (Vendée – Pays de la Loire)
– Dimanche 18 juillet : La Rochelle (Poitou-Charentes)
– Lundi 19 juillet : Libourne (Aquitaine)
– Mardi 20 juillet : Perigueux (Dordogne)
– Mercredi 21 juillet : Figeac (Midi-Pyrénées)
– Jeudi 22 juillet : Albi (Midi-Pyrénées)
– Vendredi 23 juillet : Sète (Languedoc-Roussillon)
– Samedi 24 juillet : Nîmes (Languedoc-Roussillon)
– Dimanche 25 juillet : Avignon (Provence-Alpes-Côte d’Azur)

(Les villes indiquées sont essentiellement des points de repère. Des animations et rencontres peuvent être organisées dans les villes avoisinantes)

CAPJPO-EuroPalestine

Campagne BDS : Boycott D’Israël Destination Touristique


86ème Conférence Du Comité Tourisme de L’OCDE A Jérusalem en Récompense Des Crimes De Guerre Israéliens

Non contente d’avoir récompensé le régime criminel de Tel Aviv en l’acceptant parmi ses membres, l’OCDE a décidé d’organiser la 86ème conférence de son Comité Tourisme en Octobre à Jérusalem alors que pendant des décennies cette conférence s’est tenue à Paris. Y participeront notamment les hauts responsables du Comité tourisme de l’OCDE.

La semaine dernière le directeur général au sein du ministère du tourisme israélien, Noaz Bar-Nir, a participé à la réunion du Comité Tourisme de l’OCDE et présenté les préparatifs israéliens pour l’accueil de cette 86 ème conférence de l’OCDE qui se tiendra le 20 Octobre à Jérusalem pendant trois jours.

Ensuite, une rencontre des ministres du tourisme des membres de l’OCDE sera organisée par le ministre du tourisme d’Israël, Stas Misezhnikov, qui fait partie du parti d’extrême droite de Lieberman, Israël Beitenou. Quelques 50 ministres du tourisme et représentants des ministères des pays membres de l’OCDE de même que d’autres pays seront invités à la conférence.

Des personnalités connues du monde du tourisme et de l’industrie touristique participeront à cette conférence portant sur le développement du tourisme vert.

En effet, le programme de cette 86ème conférence du Comité Tourisme de l’OCDE est cette année centré sur le développement et la promotion d’une politique touristique verte comme moyen de développement économique.

L’OCDE ne manque vraiment pas de cynisme d’organiser sa conférence sur cette thématique dans un pays qui n’hésite pas à polluer les territoires occupés palestiniens de ses déchets y compris radioactifs, qui a contaminé la Bande de Gaza par des bombardements au phosphore blanc et surtout avec des armes à l’Uranium Appauvri extrêmement toxique non seulement pour les humains mais aussi pour l’environnement.

Bien sûr, les responsables israéliens se félicitent de cette importante publicité gratuite faite par l’OCDE à Israël comme destination touristique et pensent que la décision de tenir cette conférence en Israël et plus particulièrement à Jérusalem montre que l’OCDE fait confiance à l’industrie touristique israélienne et son potentiel de développement économique.

Appel à boycott d’Israël comme destination touristique.

Dans le cadre de la campagne BDS il est nécessaire d’inclure le boycott d’Israël comme destination touristique et notamment agir auprès des organisations et associations chrétiennes qui chaque année envoient en Israël des milliers de pèlerins soutenant ainsi directement l’occupation colonisation de même que le blocus de Gaza et autres crimes de guerre israéliens.

Ce n’est pas moralement possible d’y aller en pèlerinage alors que les lieux saints tels Jérusalem et Bethlehem sont occupés et que les Palestiniens vivent dans des ghettos derrière un mur géant y compris ceux de Bethlehem.

Comment peut-on honnêtement et sérieusement prêcher la paix en aidant économiquement l’occupant et criminel de guerre israélien ?

Boycott d’Israël destination/produit touristique.

PS :

Slogan de l’OCDE sur son site :

« Pour une économie mondiale plus forte plus propre plus juste »

Un pilote israélien hisse le drapeau palestinien sur le ghetto Varsovie


Des pacifistes israéliens ont dessiné des slogans pro-palestiniens sur le mur du « Ghetto Varsovie » dans la capitale polonaise et ont hissé le drapeau palestinien sur le mur de la mort.

« Libérez tous les Ghettos, libérez Gaza et la Palestine », ont écrit les pacifistes sur le mur de la caserne du Ghetto Varsovie. Selon la dixième chaine israélienne, l’ancien pilote Jonathan Shapira, l’un des opposants farouches au service militaire israélien pour des raisons morales et humaines, figurent parmi ces pacifistes.

Shapira a écrit ces slogans pour attirer l’attention du monde entier sur ce qui se passe en Palestine, notamment dans la bande de Gaza. « Ma famille a péri dans ce ghetto sur les mains des Nazis. Je ne peux en aucun cas accepter que les habitants de Gaza soient emprisonnés dans une grande prison et exposés aux raids des avions de guerre israélien, ces avions à bord desquels j’avais servi », a déclaré le pilote Shapira, qualifiant de crime contre l’humanité les agissements israéliens à Gaza.

Tout en démentant les informations selon lesquelles Jonathan a comparé les Israéliens aux Nazis, il a estimé qu’il était important que les Juifs écoutent d’un Juif ce qui se passe à Gaza.

Ayant servi dans un hélicoptère de guerre, Shapira est l’un des 27 pilotes réservistes à avoir été chassés de l’armée après leur refus de lancer des raids sur la bande de Gaza en 2003.

SOURCE : WWW.ALMANAR.COM.LB

Des manifestations anti-sionistes, devant la Maison Blanche


IRIB – Dans le sillage de l’entretien du Président américain, Barack Obama, avec le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, deux manifestations anti-israéliennes séparées ont eu lieu, ce mardi, devant la Maison Blanche. Lors de la première manifestation, les protestataires ont demandé aux Etats-Unis de mettre un terme à leurs soutiens à Israël. Ils ont qualifié de contraire à la religion judaïque, la fondation du régime sioniste. La seconde, plus vaste, avait rassemblé plusieurs centaines de haredims anti-sionistes. Les participants, principalement, des Hassidim de Satmar, sont arrivés, par cars entiers, de New York, pour protester contre les démarches du régime sioniste. Un autre objectif de cette manifestation était de rappeler au monde qu’ « Israël est un régime sioniste, pas un Etat juif », ce que l’on pouvait lire sur les écriteaux que brandissaient les manifestants.

FGTB Centrale générale


Le travail décent est impossible sous occupation militaire 

Le 31 mai 2010, l’armée israélienne a attaqué un convoi acheminant 10.000 tonnes d’aide humanitaire vers la Bande de Gaza. Parmi les activistes, non-armés, au moins 10 personnes ont été tuées et 30 autres blessées !

La FGTB est profondément choquée et indignée. Elle déplore ces victimes et demande aux responsables politiques de notre pays et de l’UE de condamner clairement et d’agir en conséquence. Le blocage de la Bande de Gaza a déjà fait trop de victimes parmi la population civile et l’action dans les eaux internationales par Israël remet totalement en question le processus de paix.

Le droit du peuple palestinien à disposer d’un état indépendant est bafoué depuis plus de 60 ans.

La population palestinienne et les travailleurs en particulier sont victimes, de la part de L’Etat israélien, de discriminations, d’exploitation au travail, d’entraves à la libre circulation et de violation de la législation du travail. L’Etat israélien impose au peuple palestinien une politique d’Apartheid semblable à celle appliquée en Afrique du Sud.

À cela il faut ajouter la situation de la population dans la bande de Gaza qui souffre encore et toujours de l’offensive israélienne de décembre 2008 qui a entrainé la mort de 1.450 personnes lors de la démolition massive d’infrastructures. Plus d’une année s’est écoulée depuis lors et Israël met tout en œuvre pour empêcher la reconstruction de Gaza.

Dans de telles circonstances, un développement économique, politique et social n’est pas réalisable. Développer un mouvement syndical est impossible dans une économie de survie.

Face a cette situation, le Congrès appelle les responsables politiques et syndicaux, belges et européens, à défendre les points suivants :

la relance des négociations entre israéliens et palestiniens avec pour objectifs la
création – aux côtés de l’Etat israélien – d’un Etat palestinien viable, continu et indépendant dans les « frontières » de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale dans le respect du droit international et des résolutions des Nations Unies

le démantèlement des colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est

le démantèlement du Mur de l’Apartheid

le retrait des territoires occupés depuis 1967

la fin de l’agression militaire israélienne et du blocus de la bande de Gaza

respect du droit au retour pour les réfugiés selon résolution 194 de l’AG des Nations Unies.

Le Congrès demande à la FGTB d’exiger du syndicat israélien Histradrut de se distancier clairement de la politique menée par le gouvernement Israélien, faute de quoi cela devrait entrainer sa mise à l’écart de la CSI, pour non respect des règles de la déontologie syndicale, aussi longtemps qu’ils ne se distancient pas de la politique israélienne.

Elle demande également que soit poursuivie la politique de construction de solidarités avec la PGFTU.

Le Congrès demande aux responsables politiques :

L’arrêt de tout de commerce d’armes avec Israël pour l’ensemble des producteurs dans le monde

L’arrêt de l’importation de biens produits dans les colonies en territoires occupés

L’arrêt des campagnes de soutien et coopération économique avec Israël

La FGTB doit s’engager pendant la présidence Belge de l’Union Européenne du 1e juillet 2010 au 31 décembre 2010 à mettre sous pression l’Etat Belge pour établir une résolution européenne qui s’inscrit dans les lignes définies ci-dessus.

Stop aux licences de vente d’armes à Israël


Suite à une interpellation parlementaire, Monsieur Jean-Luc Vanraes, ministre du gouvernement de la région Bruxelles-Capitale, chargé des Finances, du budget et des relations extérieures a donné des explications sur la licence d’exportation de matériel à usage militaire vers Israël. Cette licence a été accordée par le gouvernement bruxellois dans le courant du deuxième semestre 2009.

Il s’agit de pièces pour les ailes de F-16 qui sont assemblées en Israël avant d’être envoyées à la Lockheed Martin Aeronautics Compagny aux Etats-Unis annoncés comme destinataire final.

Et pourtant, les sites spécialisés sont clairs sur le sujet :

Les pièces commandées par Israël pour fabriquer des ailes de F16 sont destinées aux F16l israéliens1. Loockheed équipe les F16l avec le matériel fabriqué par Israel Aircraft Industries (IAI), à savoir les ailes, des sections de la queue, le réservoir, le système de communications satellite et d’autres composantes liées au système de communication2.

Dès lors, la licence accordée pour le matériel dont la destination première est Israël et dont le ministre dit que la destination finale est Loockheed USA est bien destinée en dernier ressort à des avions commandés et produits pour Israël.

Or, Le Conseil des ministres européens a adopté un code de conduite, (contraignant) sur l’exportation de technologie et d’équipements militaires à destination de pays tiers.

Ce Code de conduite, devenu depuis le 8 décembre 2008 juridiquement contraignant pour les pays de l’UE, oblige les Etats européens à refuser des exportations d’armes vers tout pays destinataire en fonction de 8 critères relatifs au droit international, aux droits de l’Homme et à la paix et à la sécurité internationale.

Parmi ces critères :

– Respect des droits de l’Homme dans le pays de destination final

– Préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionales

– Comportement du pays acheteur à l’égard de la communauté internationale, et notamment son attitude envers le terrorisme, la nature de son alliance et le respect du droit international

Ces critères, comme l’ont montré dernièrement l’opération « Plomb durci » sur Gaza ou l’arraisonnement dans les eaux internationales d’un navire de la flottille humanitaire destinée à Gaza, ne sont pas respectés par l’Etat d’Israël. Le rapport Goldstone a amplement démontré que le droit humanitaire n’était pas respecté; et on ne compte plus le nombre de résolutions de l’ONU qu’Israël n’applique pas, signe évident s’il en est, du non-respect du droit international. Quant aux attaques contre le Liban et les menaces contre l’Iran ou la Syrie, elles ne contribuent sûrement pas à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionale.

Il est donc indispensable que le gouvernement bruxellois gèle toute licence d’exportation d’arme ou de matériel militaire à destination d’Israël tant que celui-ci continue à occuper le Territoire palestinien et à violer impunément le droit international.

1. http://www.israeli-weapons.com/weapons/aircraft/f-16i/F-16I.html
2. http://www.f-16.net/news_article1002.html

Association belgo-palestinienne – Wallonie/Bruxelles asbl

quai du commerce, 9 – 1000 Bruxelles
 +32 (0)2 223 07 56       fax: +32 (0)2 250 12 63

mail : abp.eccp@skynet.be

http://www.association-belgo-palestinienne.be

Le siège de Gaza : «intenable» ? Non, catastrophique !


06 juillet 2010
Miko Peled

Le 1 juin 2010 des enfants de Gaza jettent des fleurs à la mer en mémoire aux victimes du Mavi Marmara, assassinés par les commandos israéliens

Lundi 5 juillet 2010

Etant moi même juif et israélien, ayant un père qui fut général dans l’armée israélienne et y ayant moi même servi, je dis ceci : nier ou justifier les actions israéliennes équivaut à nier ou défendre tous les crimes contre l’humanité.

Il subsiste un doute dans l’esprit de gens sérieux quant à l’attaque israélienne contre la flottille de Free Gaza et les événements qui ont entraîné la mort de 9 des militants qui se trouvaient à bord. Ce n’est pas vraiment surprenant puisque le commandant de la marine israélienne, l’Amiral Eliezer Marom, affirme que la mission a pleinement réussi.

Selon lui, grâce à la retenue dont ont fait preuve les soldats israéliens, aucun civil innocent n’a été blessé, les soldats sont rentrés à leur base sains et saufs et « 9 terroristes ont été tués. » Aussi y a-t-il des gens -vous en connaissez peut-être – qui pensent que l’on devrait « lâcher un peu Israël ». Eh bien, je dis non !

Les gens qui étaient à bord de la Flottille de Free Gaza étaient des militants pacifistes courageux et si je n’en avais pas été empêché par mon travail, j’aurais été parmi eux sur cette flottille. Les affirmations selon lesquelles ils sont liés à des organisations terroristes ne valent pas un clou.

Ils avaient trois objectifs : amener à Gaza l’aide humanitaire dont elle a grandement besoin, provoquer et embarrasser Israël, et attirer l’attention du monde sur la crise humanitaire à Gaza. Neuf de ces militants ont donné leur vie pour parvenir à ce but.

Que des commandos israéliens armés aient attaqué la flottille dans des eaux internationales est un acte de piraterie. Les gens qui étaient à bord du vaisseau ont fait ce que tout officier de marine vous dirait avoir été leur devoir : ils ont défendu héroïquement leur navire et sa cargaison et, comme nous le savons, neuf d’entre eux ont laissé la vie dans cet action héroïque. Les commandos israéliens, paniqués, ont par lâcheté tiré sur une foule sans armes, tuant neuf personnes et transformant ainsi une opération ratée en une tragédie innommable.

Si j’avais pu me joindre à la Flottille de Free Gaza cela aurait été ma troisième tentative pour pénétrer dans la bande de Gaza assiégée où Israël emprisonne et affame lentement 1.4 million de civils dont 800 000 enfants.

Les Palestiniens n’ont jamais eu d’armée, de chars, d’avions, et pourtant ils sont soumis à un blocus et à des attaques constantes qui entraînent des victimes civiles innombrables, des maladies horribles et un malheur inexcusable.

Certains disent que les militants de la Flottille de Free Gaza voulaient provoquer Israël et qu’ils n’étaient pas de simples militants pacifiques innocents. Mais, le militantisme c’est fait pour provoquer. Un militant ne reste pas tranquillement assis à regarder le monde avancer autour de lui. Contrairement au mythe auquel beaucoup d’Américains blancs voudraient croire, quand Rosa Parks est montée dans un bus et s’est assise à une place réservée à des blancs, elle n’était pas qu’une Afro-américaine fatiguée. Elle était une militante en mission : elle était là pour provoquer un système qui avait ses racines dans le crime de ségrégation raciste systémique dont des parties de ce pays étaient coupables.

Quand quatre étudiants afro-américains organisèrent l’action de Greensboro en février1960, ils ne se sont pas assis pour déjeuner au comptoir réservé aux Blancs simplement parce qu’ils avaient faim. Si on se rappelle MLK Jr., Mahatma Gandhi ou Nelson Mandela, on voit clairement que le militantisme a pour but de provoquer, de révéler le mal, d’y attirer l’attention et puis de s’en débarrasser. Le blocus de Gaza est l’un de ces maux. Les gens qui étaient à bord de la flottille faisaient ce qui est juste.

On doit se demander ce qui est pire, commettre un crime ou le justifier ? Qui sont les plus mauvais ? Ceux qui ont commis l’holocauste juif, le génocide arménien ou l’asservissement et les massacres des Africains ? Ou ceux qui profitent, qui justifient ces horreurs ou nient qu’elles aient eu lieu ? Etant moi même juif et israélien, ayant un père qui fut général dans l’armée israélienne et y ayant moi même servi, je dis ceci : nier ou justifier les actions israéliennes équivaut à nier ou défendre tous les crimes contre l’humanité.

Malheureusement, tout ce qu’on entend dire en provenance des Etats-Unis, c’est que la situation à Gaza est « intenable ». On ne peut que se demander combien de sondages d’opinion ont été faits, combien de brillants experts en communication il a fallu pour produire cette expression vide de sens et réchauffée.

Je suis sûr qu’ils ont eu besoin de l’aval du Département d’Etat, de l’ambassade d’Israël et de l’ AIPAC avant que le Président prononce cet insupportable mot sans vie. La situation à Gaza n’est pas intenable, la situation à Gaza et dans toute la Palestine est catastrophique.

Miko Peled, écrivain et militant pacifiste israélien, vit à San Diego. Son père était le général Matti Peled

Publié par Palestine chronicle : http://palestinechronicle.com
Traduction et choix de photo : C. Léostic, Afps

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