Israël, l’Estonie et la Slovénie intègrent l’OCDE


L’adhésion d’Israël, de l’Estonie et de la Slovénie à l’Organisation de coopération et de développement économique, qui réunit les 31 pays les plus développés de la planète, a été « formellement validée » lundi matin.

L’adhésion de ces trois pays, qui avaient ouvert des négociations en 2007, a été « formellement validée ce matin au conseil des ambassadeurs de l’OCDE », qui réunit les représentants des 31 pays-membres, selon cette source.
L’OCDE

L’OCDE cherche à coordonner les politiques économiques des pays les plus développés et se trouve en pointe dans la lutte contre les paradis fiscaux et la corruption internationale.

Lors de la création de l’OCDE en 1961, les pays membres rassemblaient 75 % de la richesse mondiale, contre 60 % aujourd’hui.

L’OCDE « regroupe les gouvernements attachés aux principes de la démocratie et de l’économie de marché », peut-on lire sur son site internet

« La cérémonie officielle d’adhésion aura lieu le 27 mai à Paris, en présence du Premier ministre français François Fillon et de représentants » des trois pays concernés, a ajouté une source diplomatique.

Interrogée par l’AFP, une porte-parole de l’OCDE n’a pas souhaité confirmer cette information mais indiqué qu’une conférence de presse aurait lieu au siège de l’organisation à Paris ce lundi à 14H30 (12H30 GMT).

En mai 2007, Israël avait entamé des démarches pour devenir membre à part entière de l’OCDE, à la suite d’une invitation en ce sens lancée simultanément au Chili, à l’Estonie, à la Russie et à la Slovénie.

Plusieurs organisations pro-palestiniennes se sont élevées contre une possible admission de ce pays, estimant que la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens était en contradiction avec les principes de l’OCDE.
Israël : une « réussite historique »

Cette adhésion « constitue un succès historique vu qu’elle donne une légitimité à Israël comme pays (économiquement) avancé et éclairé », a déclaré le ministre des Finances Youval Steinitz à la radio publique.

Il a relevé que l’accord d’adhésion avait été « difficile à obtenir particulièrement dans le contexte actuel de la crise économique internationale » et qu’il était le « fruit de quatre années d’efforts ».

source

Rassemblement pour faire barrage à l’entrée d’Israël à l’OCDE


A l’occasion du rassemblement qui aura lieu le

lundi 10 mai 2010 à 18h30, au 2 rue André Pascal, entrée du siège de l’OCDE

Nous vous invitons à une conférence de presse :

En présence de :

– Jean-Claude Lefort (président de l’Association France Palestine Solidarité)

– Jacques Fath (membre de l’éxécutif national du PCF)

– Philippe Castel (secrétariat national de la FSU)

– Mouloud Aounit ( membre du Collège de la Présidence du MRAP)

– Myriam Martin (membre l’exécutif national du NPA)

– Nahla Chahal (Coordinatrice des missions civiles internationales pour la protection du peuple palestinien)

L’entrée d’Israël à l’OCDE reviendrait au blanchiment de toutes ses violations du droit international par les Etats membres de l’OCDE. Mais plus grave encore peut-être, l’OCDE, organisation de développement et de coopération économique, en définissant un « territoire économique israélien » qui inclut le Golan syrien occupé, les territoires palestiniens de Cisjordanie occupés et Jérusalem Est illégalement annexée. Elle prendrait l’extraordinaire responsabilité, hors de son champ de compétence, d’entériner les annexions pures et simples d’Israël et de prédéterminer ses frontières politiques contre toutes les règles et les normes de la législation internationale.

Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens
Contacts: Adnane Ben Youssef – 06 67 00 04 32
Renée Prangé – 06 87 68 80 22
Marc Prunier – 06 07 81 90 83

Appel palestinien à protester contre l’admission d’Israël au sein de l’OCDE


Communiqué du Comité national palestinien BDS :

« Israël est sur le point d’être admis au sein de l’OCDE (organisation pour la coopération et le développement économique). Bien que le gouvernement israélien ne respecte pas les critères d’intégration au sein de ce club «exclusif», l’organisation a annoncé en janvier 2010 qu’elle validerait l’adhésion d’Israël cette année (décision attendue en Mai).

L’adhésion d’un nouvel état membre nécessite cependant l’unanimité au sein de l’OCDE. Il suffit donc de l’opposition d’un seul pays pour stopper l’intégration d’Israël jusqu’à ce qu’il respecte les standards en matière de droit de l’homme international. Israël ne doit pas être autorisé à devenir membre de l’OCDE tant qu’il n’appliquera pas les recommandations Glodstone.
Nous rassemblons le maximum de signatures possibles pour protester contre l’intégration d’Israël au sein de l’OCDE. Elles seront déposées auprès du Conseil de l’OCDE lors de sa réunion du 11 mai 2010 ainsi qu’à la réunion ministérielle des 28 et 29 mai 2010.

Vous pouvez soutenir cette action en signant la pétition ci-dessous, et en la faisant suivre à vos amis et collègues.
Le comité national palestinien BDS appelle les citoyens et gouvernements des pays membres de l’OCDE à repousser la candidature d’Israël jusqu’à ce qu’il respecte la loi internationale, les droits de l’homme du peuple
Palestinien et applique les valeurs fondamentales proclamées par les membres de l’OCDE.

Pourquoi devons-nous stopper Israël :
1.L’adhésion au sein de l’OCDE récompensera Israël pour ses crimes de guerre et ses violations des lois internationales.

2. l’OCDE a admis qu’Israël ne respectait pas l’un des engagements clé pour devenir membre de l’organisation, en incluant les colonies dans son rapport économique. En acceptant Israël, l’OCDE donnera son approbation officielle à l’occupation illégale des territoires occupés palestiniens et syriens.
« Ce faisant, l’OCDE fait comme si Israël avait sept millions de citoyens alors qu’en réalité, elle en compte 11 millions, parmi lesquels quatre millions sont des Palestiniens vivant sous occupation », a déclaré l’économiste israélien Shir Hever.

3.Seules des démocraties pluralistes sont censées être admises comme membres de l’OCDE. Israël est une ethnocracie, avec une trentaine de lois accordant des privilèges exclusifs aux Juifs, alors que les Non-Juifs représentent 20% des citoyens israéliens. Ainsi, en admettant Israël, l’OCDE violerait ses propres principes fondateurs.

La pression marche ! L’an dernier, l’Union européenne est revenue sur sa décision de relever le statut de ses relations avec israël suite à une action similaire de protestation. Envoyez cette alerte à vos contacts.
Poursuivez les pressions pour mettre fin au siège de Gaza.

Pétition :
http://salsa.wiredforchange.com/o/6207/t/6210/petition.jsp?petition_KEY=769

Pourquoi nous ne signons pas l’« appel à la raison » du collectif J Call


Un groupe de personnalités juives européennes et israéliennes viennent de créer le collectif J Call (European Jewish Call for reason) et de lancer ce qu’elles nomment un « appel à la raison » (Le Soir du 20 avril).

En tant que Juifs européens engagés dans le combat pour une paix juste entre Israéliens et Palestiniens, nous ne pouvons adhérer à cet appel. Voici pourquoi.

Nous savons le prix que les Palestiniens ont payé depuis plus d’un siècle et qu’ils payent encore pour que les Juifs soient majoritaires en Palestine-Israël : massacres, expropriations forcées, expulsions, interdictions de retourner chez soi et des regroupements familiaux, destructions de maisons et d’autres biens. Aujourd’hui, six millions de Palestiniens, soit près des deux tiers d’entre eux, sont des exilés.

J Call veut « la survie d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique ». Il ne se préoccupe pas de rendre justice aux victimes du nettoyage ethnique de la Palestine.

Il ne s’intéresse qu’à la préservation d’une majorité juive dans l’Etat d’Israël pour pouvoir maintenir « démocratiquement » un régime qui fait des Palestiniens israéliens (20 % des citoyens de cet Etat) des citoyens discriminés et qui empêche tout retour des exilés qui le souhaiteraient. Cette conception de la démocratie n’est pas la nôtre.

J Call prône une paix avec le peuple palestinien selon le principe « deux peuples, deux Etats ». L’établissement d’une paix juste impliquera sans doute la création de deux Etats en Palestine-Israël mais, dans un territoire où les populations palestinienne et juive restent, malgré l’épuration ethnique, inextricablement mêlées, la formule « deux peuples, deux Etats » est lourde de menaces de nouveaux transferts de population. De plus, tout en dénonçant « la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est », J Call ne définit pas les limites des territoires de ces deux Etats.

J Call demande que « l’Union européenne comme les Etats-Unis fasse pression sur les deux parties ». Or, depuis 1988, le Conseil national palestinien accepte le principe du partage de la Palestine selon les frontières internationalement reconnues (soit 78 % pour l’Etat d’Israël et 22 % pour l’Etat palestinien). Ce collectif estime-t-il qu’il faut « faire pression » sur les représentants palestiniens pour qu’ils acceptent un territoire encore plus petit ?

Et pour ce qui concerne les pressions à exercer sur la partie israélienne, on peut légitimement se demander de quoi il s’agit quand on sait que la majorité des initiateurs de l’appel se sont jusqu’ici toujours opposés à la moindre pression extérieure contre l’Etat d’Israël malgré son non-respect systématique des résolutions de l’ONU et ses violations innombrables du droit international.

Le fait que l’appel affirme juste après que « la décision ultime appartient au peuple souverain d’Israël » permet d’imaginer l’insignifiance des « pressions » sur Israël que J Call est prêt à soutenir. Cette phrase est, par ailleurs, particulièrement choquante puisqu’elle implique que le sort des territoires occupés et des personnes vivant sous occupation doit être déterminé par les citoyens de la puissance occupante.

Nous pensons quant à nous que l’Union européenne ne pourra contribuer efficacement à faire cesser la politique de plus en plus raciste et criminelle menée par l’Etat d’Israël à l’égard des Palestiniens qu’en sanctionnant cet Etat sur le plan économique.

Car si l’Union européenne reste un « nain » politique, elle constitue, et de loin, le plus important partenaire économique d’Israël. L’inaction et la complaisance de l’Union européenne face aux innombrables infractions graves au droit international commises depuis si longtemps par l’Etat d’Israël font honte aux citoyens européens que nous sommes.

(*) Listes des signataires : Marc Abramowicz, psychothérapeute ; Ofra Ben Artzi, Machsom Watch Jerusalem ; Rudolf Bkouche, professeur émérite (Université de Lille 1) ; Jacques Bude, professeur honoraire en psychologie sociale (Université libre de Bruxelles) ; Malou Dowiakowski-Luminet, psychanalyste ; Fanny Filosof, féministe du mouvement international des « Femmes en noir » ; Pierre Gillis, professeur (Université de Mons) ; Victor Ginsburgh, professeur émérite de sciences économiques (Université libre de Bruxelles) ; Georges Gumpel, retraité, partie civile au procès Barbie, membre de l’UJFP-Lyon ; Nicole Kahn, retraitée membre UJFP-France ; Sabine Kahn, professeur en sciences de l’éducation (Université libre de Bruxelles) ; Catherine Kestelijn, syndicaliste (Bruxelles) ; Adeline Liebman, psychothérapeute ; Daniel Liebmann ; Cathy Mayer, enseignante ; Nicole Mayer, sociologue ; Jean-Claude Meyer, membre du bureau national de l’UJFP (Union juive française pour la paix) ; Dr Luminet, professeur honoraire, psychanalyste ; Herzl Mladen, humaniste et laïc ; Monique Nagielkopf, traductrice, (Anvers) ; Jacob Rajchman, céramiste dentaire et photographe, membre de l’UPJB ; Henri Roanne-Rosenblatt, journaliste ; Deborah Rouach, comédienne ; Pierre Stambul, professeur (Marseille) ;

Mathieu Staszewski, coordinateur de stages ; Michel Staszewski, professeur d’histoire ; Donald Sturbelle, graphiste, co-fondateur du P’tit Ciné ; Marka Syfer, assureur, juif éthique ; Dominique Ventre, directeur de la formation de Télécom ParisTech., membre de l’UJFP-Paris ; Anne Weisshaupt.

Débats : Comment être juif et raisonnable ?


le 02/05/2010 00:10:00

Une pétition intitulée Jcall initiée par plusieurs personnalités européennes qui se revendiquent juives a obtenu de nombreuses signatures. Face à la politique du gouvernement Nétanyahou et au soutien inconditionnel dont il bénéficie de la part d’associations comme le CRIF, l’appel se veut être une alternative pour une paix « raisonnable ».

Quelle est la réalité de cette guerre ?

Celles et ceux qui défendent les droits du peuple palestinien expliquent inlassablement que la politique israélienne vis-à-vis des PalestinienNEs est criminelle. Il y a le crime fondateur, l’expulsion de la majorité des PalestinienNEs de leur propre pays en 1948 (puisque, paraît-il c’était une terre sans peuple), la confiscation des terres, les villages rasés, l’interdiction faite aux réfugiés de rentrer chez eux. Il y a les crimes qui ont suivi : les guerres, les assassinats dits ciblés, l’occupation, les discriminations inscrites dans la loi, les colonies, la construction du mur, les check-points, les emprisonnements massifs …Les signataires veulent défendre l’Etat d’Israël qualifié de démocratique. Mais les 50% de PalestinienNEs qui vivent entre Méditerranée et Jourdain ne connaissent aucune démocratie. Ils ont le « choix » entre le blocus impitoyable de Gaza, l’occupation et la colonisation en Cisjordanie, les destructions de maison et les expulsions à Jérusalem Est ou la sous-citoyenneté dans l’Israël d’avant 1967.

En prônant une paix « raisonnable », les signataires renvoient en apparence sur un pied d’égalité les « extrémistes des deux camps » comme si l’occupant et l’occupé vivaient des situations symétriques. Ils reprennent à leur compte le complexe de Massada. Ils évoquent la menace pour les IsraélienNEs de devenir minoritaires face aux PalestinienNEs. Pour eux, le point central, c’est la sécurité d’Israël. Comme si celles et ceux qui vivent l’insécurité quotidienne et qui ont été jetéEs (*) à la mer n’étaient pas les PalestinienNEs. La pétition parle à peine de la Palestine, comme si cette guerre était une affaire intérieure juive. Peut-on faire une paix « raisonnable » en ignorant « l’autre » à ce point ?

Un point de départ intéressant mais bien limité.

Ce qui différencie les signataires de la pétition de J Call des supporters de Nétanyahou, c’est que les premiers ont enfin réalisé que la politique israélienne est suicidaire pour celles et ceux qu’Israël prétend défendre. Effectivement, il est tout à fait improbable que le peuple palestinien soit écrasé à terme (comme l’ont été les peuples indigènes d’Amérique du Nord et d’Australie) et donc incapable de réclamer ses droits. Personne ne peut sérieusement penser qu’une politique basée sur la domination, la violence et l’humiliation puisse être éternelle.

Ce qui les différencie aussi, c’est qu’ils réalisent que la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) initiée par la société civile palestinienne et reprise dans le monde par des associations, des syndicats ou des Etats commence à écorner sérieusement l’image d’Israël et à provoquer son isolement.

Pas de remake d’Oslo

En 1988, l’OLP a fait une concession incroyablement généreuse : accepter de limiter le futur Etat palestinien à 22% de la Palestine historique. Les accords d’Oslo qui ont suivi ont été dès le départ un marché de dupes : on a parlé de la sécurité d’Israël mais jamais de la réalité : l’occupation, les colonies, les discriminations, l’inégalité. Entre la signature des accords et l’assassinat de Rabin, 60000 nouveaux colons ont été installés. L’Autorité Palestinienne n’a jamais été considérée comme l’embryon d’un futur état. Elle avait pour mandat essentiel de « faire la police ». Les signataires de l’appel Jcall doivent comprendre que recommencer un tel processus n’a strictement aucun sens. Être raisonnable, ce sera aborder les questions essentielles, ce sera régler la question fondamentale des 500000 Israéliens installés en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Puisque le texte propose une solution sur la base de deux Etats, comment peut-il être silencieux sur la question des frontières ? Pourquoi ne dit-il pas par exemple que les IsraélienNEs installéEs dans les territoires conquis en 1967 devront partir ou accepter la citoyenneté palestinienne ?

Et les signataires de Jcall peuvent-ils expliquer pourquoi Oslo a échoué alors que les PalestinienNEs ont été les seuls à faire des concessions ? Sont-ils capables de comprendre tout ce qui n’est pas abordé dans leur texte : la question du sionisme qui ne donne aucune place aux Palestiniens, la question de la manipulation des histoires et des identités juives, l’incapacité pour la société israélienne d’accepter l’égalité ?

Gauche/droite
L’appel Jcall voudrait incarner dans le monde juif européen un courant de gauche, humaniste. C’est très important, il faut se référer aux droits fondamentaux. Pourtant dans l’histoire d’Israël, celles et ceux qui disent incarner la gauche ont participé à tous les mauvais coups contre la Palestine : Ben Gourion est au pouvoir en 1948 quand le pays est nettoyé ethniquement et que les biens des réfugiés sont confisqués. La gauche travailliste est au pouvoir lors de la guerre de 1967 et c’est elle qui décide de coloniser. C’est un ministre travailliste (Ben Eliezer) qui décide la construction du Mur qui balafre la Cisjordanie. Les travaillistes Peretz et Barak ont joué un rôle important dans la guerre contre le Liban ou le massacre de Gaza. Plusieurs signataires de l’appel Jcall ont d’ailleurs approuvé ces deux guerres.

Bien sûr, il est fondamental qu’à l’intérieur d’Israël il y ait une « rupture du front intérieur » et les Juifs du reste du monde ont un rôle important à jouer. Encore faut-il qu’il s’agisse d’une rupture. Il existe en Israël une courageuse minorité qui se bat pour l’égalité des droits et contre l’occupation. Mais la gauche et la droite sionistes sont d’accord sur l’essentiel et partagent les mêmes valeurs. D’ailleurs les gouvernements d’Union Nationale se multiplient. Barak gouverne avec Lieberman et Pérès avec Nétanyahou. Peut-on penser qu’une solution « raisonnable » n’aborde pas cette question ? Ne remette pas en cause la base idéologique de cette guerre ? Les paix en Algérie, au Viêt-Nam, en Afrique du Sud ont été rendues possible par un important virage idéologique. Les signataires de Jcall pensent-ils qu’une paix « raisonnable » est possible sans une remise en cause des fondements même de l’idéologie qui a conduit Israël de guerres en guerres ? Ces signataires se disent attachés à un Etat juif et démocratique. Ne croient-ils pas, comme l’a écrit Shlomo Sand, qu’il s’agit d’une contradiction totale et qu’un Etat juif est totalement contraire au droit international qui ne différencie pas les citoyens selon leurs origines ?

Boycott et image

L’initiative Jcall intervient alors que le gouvernement israélien se moque ouvertement de ses désaccords avec Obama et continue d’être soutenu avec parfois de vagues critiques par l’Union Européenne. Mais l’image d’Israël est ternie. Les opinions publiques bougent. Le BDS remporte des succès. Les signataires de l’appel Jcall critiquent Nétanyahou, pas par désaccord avec la violence et l’occupation, mais parce que cette politique met en danger Israël et qu’ils veulent sauver ce pays.

Il faut aller plus loin. À l’image de l’universitaire israélien Névé Gordon qui a dit être pour le boycott « parce que c’est la seule façon de sauver mon pays ».

À partir de leurs préoccupations et de leurs peurs, les signataires doivent se poser les questions fondamentales. En tant que Juifs, ils seront obligés de revenir sur le processus qui a transformé des descendants de parias en bourreaux d’un peuple. Ce n’est pas d’une fêlure dont la paix a besoin ou d’une relégétimation d’Israël mais d’une vraie rupture.

La paix passe par le droit international, par les droits fondamentaux, par l’égalité des droits. Il n’y aura pas de paix sans remettre en cause le colonialisme, l’occupation, l’apartheid. Il n’y aura pas de paix en ignorant les Palestiniens.

Encore un effort camarades !

Pierre Stambul

(*) Dans son film « la Mécanique de l’Orange », Eyal Sivan montre comment la population de Jaffa a été jetée à la mer en 1948.

source

29 mai : randonnée vélo dans Bruxelles pour promouvoir le BDS


Le groupe citoyen Via Velo Palestina

organise le 29 mai 2010

une randonnée vélo dans Bruxelles

Cette année nous roulerons pour promouvoir l’action

Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS)

action citoyenne pour amener l’Etat d’Israël à respecter le droit international

www.bdsmovement.net

Le départ est fixé à 10h Rond Point Schuman

Le trajet permet de nous rejoindre

à 12h, Place de la Vaillance à Anderlecht (métro Saint-Guidon) pour le pique-nique

à 14h, Parvis Saint Jean Baptiste à Molenbeek (métro Comte de Flandre),

à 16h, arrivée Place Flagey : stands, prises de parole, animation avec la participation du groupe vocal Brussels Brecht Eislerkoor.

Apporter son pique-nique à midi.

Avec la participation de :

ACODEV – Association Belgo Palestinienne (ABP) – CGSP Enseignement – CNCD 11.11.11.- CODIP / VPK – Génération Palestine – Groupe Proche-Orient Santé (GPOS) – Intal- MOC- Mouvement Chrétien pour le Paix – Mouvement Citoyen Palestine – PJPO BW-Est – PJPO Ittre – PJPO Mazerine – PJPO Nivelles – Solidarité socialiste – UPJB –

Réservez dès à présent cette date

Informations pour louer un vélo : 078 05 11 10 begin_of_the_skype_highlighting              078 05 11 10      end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting              078 05 11 10      end_of_the_skype_highlighting ou http://www.villo.be

Selon le speaker de la Knesset, il vaut mieux accepter les Palestiniens en Israël que de créer deux Etats


vendredi 30 avril 2010 – 10h:17

Zvi Zrahiya – Haaretz

Le speaker de la Knesset, Rivlin, a dit jeudi qu’il accepterait plus volontiers les Palestiniens en tant que citoyens israéliens plutôt que de diviser Israël et la Cisjordanie en deux États dans le cadre d’une solution de paix.

Rivlin préférerait une solution à un seul Etat, avec des droits égaux pour tous

Rivlin préférerait une solution à un seul état, avec des droits égaux pour tous.

Prenant la parole durant une réunion avec l’ambassadeur grec en Israël , Kyriakos Loukakis, Rivlin a dit qu’il ne voyait pas pourquoi Israël signerait un accord de paix avec l’Autorité palestinienne dans la mesure où il ne croit pas que le président de l’AP, Mahmoud Abbas, « pourrait en assurer la mise en application ».

Parlant de la possibilité d’un tel accord, Rivlin a dit : « je préfère avoir les Palestiniens en tant que citoyens de ce pays plutôt que de voir celui-ci divisé ».

À la fin de l’année dernière, Rivlin a dit lors d’un discours à Jérusalem, que la population arabe d’Israël est « une partie inséparable de ce pays. Il s’agit d’un groupe ayant une identité nationale commune, hautement définie, et qui sera pour toujours une partie collective, importante et intégrale de la société israélienne ».

Dans un discours prononcé à la résidence du président, le speaker de la Knesset a appelé à un changement fondamental dans les relations entre juifs et Arabes en Israël, demandant instamment l’établissement d’un « partenariat véritable » entre les deux secteurs, basé sur le respect mutuel, l’égalité absolue et tenant compte des « besoins particuliers et caractères uniques des deux parties ».

Rivlin a aussi dit que « l’établissement d’Israël a été accompagné de beaucoup de douleur et de souffrances et d’un traumatisme véritable pour les Palestiniens » ajoutant que « beaucoup d’Arabes israéliens qui se considèrent comme faisant partie de la population palestinienne, partagent la souffrance de leurs frères de l’autre côté de la ligne verte – souffrance qui, estime-t-il, est imputable à l’État d’Israël ».

« Beaucoup d’entre eux » dit Rivlin « se heurtent au racisme et à l’arrogance des juifs israéliens ; l’inégalité dans l’attribution des ressources de l’État n’est pas non plus de nature à nous faire aimer ».

29 avril 2010 – Haaretz – Cet article peut être consulté ici

Israël pisse sur la Grande-Bretagne et nos hommes politiques adorent ça


mercredi 28 avril 2010 – 06h:19

Le dernier acte de piraterie d’Israël en haute mer – la saisie d’un bateau d’aide à destination de Gaza et le kidnapping de son équipage – met en évidence la complicité du gouvernement britannique, qui toujours mène un combat d’arrière-garde pour le compte d’Israël, écrit Stuart Littlewood.

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Le mardi 30 Juin [2009], la marine israélienne, dans un acte flagrant de piraterie en haute mer, a agressé le navire Spirit of Humanity et enlevé six ressortissants britanniques qui avaient pris part à un voyage d’assistance. Le petit navire désarmé amenait une cargaison de médicaments, de jouets pour les enfants et de matériaux de reconstruction, le tout destiné à la population sinistrée de Gaza.

L’offensive israélienne meurtrière de 22 jours en décembre 2008 et janvier 2009 a laissé plus de 50 000 habitations, 800 propriétés industrielles, 200 écoles, 39 mosquées et deux églises endommagées ou détruites. Le Comité International de la Croix-Rouge affirme que les 1,5 million de Palestiniens qui vivent à Gaza sont « pris au piège du désespoir », incapables de reconstruire leur vie parce qu’Israël, après avoir détruit avec jubilation la société civile et les infrastructures, bloque tout effort pour acheminer les matériaux nécessaires à la reconstruction.

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al walaja 25042010.mp4


26 avril 2010 — environ 50 palestiniens et internationaux ont réussi à arrêter le travail des bulldozers pendant plusieurs heures dans le village de Al Walaja le 25 avril 2010. Les soldats israéliens ont essayé de déplacer les gens du chantier, mais les manifestants ont réussi à rester jusqu’à ce qu’ils soient violemment traînés un par un. Les soldats israéliens ont aussi utilisé des grenades étourdissantes et des grenades lacrymogènes contre les manifestants ainsi que des sprays de poivre. Un Palestinien a été arrêté et plusieurs ont été blessés. Une fois qu’il sera terminé, le mur entourera complètement le village.

Boycott Nestlé


mardi 27 avril 2010 – 05h:50

CODIP

Nestlé investit et soutient ainsi l’économie israélienne et l’occupation de la Palestine

Nestlé a un lourd passé de collaboration active avec l’Apartheid sud-africain. Ici une publicité pour un aliment de substitution au lait maternel ; cette campagne avait été vigoureusement dénoncée par le mouvement anti-apartheid.

La mainmise d’Israël sur les Palestiniens dure maintenant plus d’un demi siècle déjà : leur terre et leur eau leur sont volées, leurs oliviers coupés et leur économie ruinée (ainsi que leur tissu social).

Derrière le Mur de l’Apartheid encore un vaste territoire a disparu, pendant que les colonistes – dans la plupart des cas des juifs fondamentalistes – déchirent la terre conquise en des bantoustans ingouvernables en soi, ce qui était clairement l’intention et l’est toujours.

Fondamentalement le but visé est clair : rendre un état Palestinien impossible pour ses habitants d’origine. Et pour cela tous les moyens sont bons. De la discrimination directe de ses propres habitants Arabes par Israël jusqu’à la violation permanente des Droits de l’Homme (pas de protection de la population en terre occupée, une masse de prisonniers politiques, qui en plus subissent des tortures).

Dans la bande de Gaza ce système est encore mis en accélération. La population y est littéralement affamée.

Nestlé a commencé ses investissements en 1995 en s’engageant dans un partenariat avec la firme Israélienne Osem (production alimentaire). Nestlé possède maintenant $140 millions du capital de cette firme et la contrôle avec 50,1% des actions.

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