Sakina Arnaud fait appel du jugement inique prononcé hier à Bordeaux
On sait que le gouvernement français ne peut rien refuser aux officines israéliennes. Le diner du CRIF de la semaine dernier en a donné une nouvelle illustration, s’il en était besoin. On aimerait toutefois davantage d’indépendance de la part de la magistrature. Certains juges à Bordeaux ont accepté de faire une parodie de procès concernant le boycott des produits de l’occupant israélien, comme nous l’avions rapporté le 13 janvier dernier. Ci-dessous le communiqué du Comité de soutien à Mme Sakina Arnaud, concernant la condamnation prononcée hier à son encontre.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Madame S. Arnaud a été poursuivie pour « dégradation légère » par le magasin Carrefour de Mérignac (33) pour avoir apposé un autocollant dans le cadre d’une action collective et pacifique d’appel à boycott des produits israéliens, de la campagne internationale Boycott Désinvestissements Sanctions destinée à lutter contre la politique d’apartheid du gouvernement israélien envers le peuple palestinien.
La plainte du magasin Carrefour a été requalifiée par le procureur en « incitation à la discrimination raciale, nationale et religieuse » sur préconisation de la Garde des Sceaux. Cette requalification visait à transformer cet acte militant en délit d’antisémitisme.
Saint-Valentin : n’achetez pas les fleurs de l’Occupation !
samedi 13 février 2010 – 11h:34
La chambre de commerce France-Israël ne s’en cache même plus : elle avoue que les milliers de tonnes de fleurs qui arrivent d’Israël et qui inondent les pays européens à l’occasion de la Saint-Valentin sont faussement étiquetées « Made in Holland ». A lire et à diffuser largement, car on n’offre pas les fleurs de l’occupation et de la colonisation à ceux qu’on aime.
Israël : la mauvaise image
anniebannie:il est évidemment déplorable que l’on mette dans le même sac les sionistes et les juifs; mais quels autres contacts ces citoyens ont-ils eus ? Israël est responsable de la nouvelle vague de prétendu antisémitisme et il faut dire que pendant très longtemps les Arabes ont refusé d’utiliser le mot Israélien et que la seule manière dont ils désignaient les occupants passait par leur religion
Les jugements défavorables sont massifs, que les pays où ils sont émis disposent, ou non, de relations diplomatiques avec Israël.
Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, proche d’Avigdor Lieberman, a bien serré la main de l’ancien chef des services de renseignements saoudiens, le prince Turki bin Fayçal, à Munich, en marge d’une réunion annuelle consacrée à la sécurité, mais le royaume s’est aussitôt empressé de faire savoir que ce geste n’avait rien de politique, le prince n’étant pas, par ailleurs, un représentant officiel des autorités saoudiennes. Ils furent l’un et l’autre ambassadeurs aux Etats-Unis mais c’est bien le seul point commun que l’on peut leur trouver.
Ce blocage oriental sur le cas israélien est confirmé par une étude du Pew Research Center (en PDF) qui témoigne de cette mauvaise image de la communauté juive et du principal responsable d’Israël, Benyamin Nétanyahou. Il n’y a sans doute rien d’étonnant dans ces résultats, compte tenu de la virulence des propos ou dessins de presse que l’on peut trouver au Proche et au Moyen-Orient. Ils méritent pourtant qu’on s’y attarde : car les jugements défavorables sont massifs, que les pays où ils sont émis disposent, ou non, de relations diplomatiques avec Israël.

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Israël modifie son tracé du mur à Bil’in, en Cisjordanie
Israël a commencé à dévier une section de son mur de séparation près du village de Bil’in en Cisjordanie, mur contesté par les Palestiniens, deux ans et demi après la décision judiciaire qui le lui ordonnait.

Mais les militants et les habitants de Bil’in ont prévu ce vendredi, de poursuivre leurs manifestations contre la barrière, en dépit de cette concession qui ne leur rend que le tiers des terres qu’ils réclament.
« C’est une petite victoire, » dit à Al Jazeeera Mohammad Khatip, qui lutte contre le mur.
Bruxelles aux ordres d’Israël?
M.B

Des militants se sont rendus le 7 février au Salon des Vacances à Bruxelles Expo. C’est habillé en hôtesses de l’air et stewards que huit activistes se sont promenés au travers des allées distribuant des faux billets d’avions aller-retour pour Israël. Cette opération avait pour but de dénoncer le rôle de la Belgique dans le transport et la livraison d’armes qui s’effectue entre Liège et Tel-Aviv. Les autorités israéliennes présentes sur place n’ont que peu apprécié l’initiative et très vite, sur ordre de l’Ambassade Israélienne, leurs agents ont interpellé tout ce beau monde.
Les insignifiants bouts de papiers représentant les « pseudos vols gratuits » leur ont été arrachés violemment des mains ainsi que leurs badges ; les militants ainsi malmenés ont été accusés par les agents israéliens d’être la source « de répercussions psychologiques gigantesques » sur le peuple israélien. Les militants furent ensuite immédiatement livrés à la police de Bruxelles pour une détention administrative de 4 heures puis transférés directement à la prison de Bruxelles Centre. Le transfert n’aura pas été un cauchemar pour tous puisqu’un policier belge a chantonné gaiement une chanson juive « Shalom » ; peut-être afin de détendre avec « humour » les activistes ?…
Après avoir passé la nuit et toute une matinée en détention judiciaire et avec seulement une gaufre au sucre et un verre d’eau dans le ventre, les militants ont comparu devant le substitut du procureur du Roi. Ils sont dans un premier temps accusés de faux et usages de faux. Leur chef d’accusation devient ensuite faux d’écriture et ce, pour avoir photocopié et exhibé, et pourtant sans aucune intention frauduleuse, des documents de la compagnie aérienne israélienne El Al.
La visée de cette opération pacifique était de réveiller ironiquement, la curiosité et surtout les consciences. Il est à souhaiter que ces actions militantes ne soient pas abandonnées à cause de ces intimidations et ces censures.
Pour l’heure nous ne savons pas quelle suite aura cette affaire. Tout ce que nous savons c’est que l’intimidation et les pressions qu’ont subies ces activistes ne cesseront pas, bien au contraire. Si des pays « démocratiques » tels que la Belgique continuent d’être à la botte de l’« Etat » israélien, ce genre d’abus de pouvoir deviendra monnaie courante.
Mais au fond, qu’est ce qu’une démocratie ? Un pays où la liberté d’opinion et d’expression, pourtant si prisée quand il s’agit de diffuser certaines caricatures et de réprouver les agissements de résistants palestiniens, est soudainement bafouée et abolie quand il s’agit de dénoncer des crimes de guerres ?
Source: michelcollon.info
Au sujet de Gazastrophe
Vous pouvez encore voir le film samedi 13 février à 16h
GAZA-STROPHE : une sélection de vidéos
Jeudi, 11 Février 2010 13:26 Luc Delval Actualité
La chaîne de télévision « France Ô » (qui est reçue en Belgique par un nombre relativement limité de personnes, qui ont souscrit à abonnement à un « bouquet » de chaîne de télévision numérique) a diffusé mercredi soir et jeudi après-midi le film « GAZA-STROPHE », de Samir Abdallah et Kheridine Mabrouk.
La chaîne de télé française a fait l’objet, signale l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), d’intenses pressions pour que ce film ne soit pas diffusé. Il avait été déprogrammé à la suite du tremblement de terre en Haïti, et – selon l’UJFP, des pressions de sont exercées jusqu’au dernier moment, venant « du plus haut niveau, politique et diplomatique ».
L’UJFP signale encore que « 3000 mails de soutien sont parvenus à France Ô, de toute la France, en moins de 48h pour les remercier de cette programmation et les encourager à résister aux pressions. Il faut croire que de très nombreux citoyens ont envie et besoin de juger par eux même, de voir ce qui s’est passé à Gaza et d’entendre parler les Gazaouis. Il faut croire aussi que ces tentatives de censure leur répugnent. »
En tous cas ces efforts ont été couronnés de succès et le filme a été diffusé, ce qu’il faut saluer même s’il a été accompagné de commentaires assez mièvres.
Voicides vidéos contenant des « rushes » (films non montés) qu’on retrouve dans « GAZA-STROPHE ». D’autres éléments d’information sont disponibles sur le site web du film : http://www.gaza-strophe.com.
Boycottez Ariel et le reste !
Toutes les institutions universitaires israéliennes sont complices de l’occupation et de l’Apartheid !

Blocage des Champs-Elysées à Paris, le 20 novembre 2009, pour protester contre la présence en France du criminel de guerre israélien Ya’alon.
En réponse à la récente décision du gouvernement israélien d’élever le statut du soi-disant Centre Universitaire Ariel de Samarie (AUCS) à celui d’université, la Campagne palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) réitère son appel pour un boycott d’AUCS et de toutes les autres institutions universitaires en raison de leur complicité dans le maintien de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid israéliens contre le peuple palestinien.
Non à AGREXCO
Une date importante à retenir dès maintenant : le SAMEDI 6 MARS pour une mobilisation nationale et internationale contre AGREXCO/Carmel, entreprise israélienne qui importe des fruits, légumes et fleurs de l’occupation, de la colonisation et des crimes de guerre.
En France, nous convergerons à cette date nos énergies en direction du Conseil régional du Languedoc-Roussilon qui veut, sous la houlette du raciste Georges Frêche, favoriser l’implantation d’Agrexco dans le port de Sète? avec l’argent du contribuable, et au détriment des agriculteurs de la région, qui plus est.
La coalition anti-Agrexco nous appelle à venir massivement ce jour là, en provenance de toutes les villes de France, dire non à cet encouragement aux crimes israéliens et constantes violations du droit international.
Un rassemblement est prévu le samedi matin 6 mars à Montpellier, devant le Conseil régional, pour dire aux élus et aux candidats aux prochaines élections régionales qui se dérouleront le 14 mars 2010, que nous refusons la collaboration avec le terrorisme d’Etat israélien.
Il sera suivi d’une marche jusqu’au port de Sète, distant de 35 km.
Des départs en cars, en voiture, en trains s’organisent dès maintenant à partir de toutes les régions de France, y compris du Nord.
Nous comptons sur votre présence le 6 mars. Nous proposerons des formules de départs collectifs, y compris à partir de la région parisienne. Ecrivez-nous pour nous dire dès maintenant si vous êtes partants !
La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël ne cesse de se développer dans le monde entier. Nous saluons au passage les actions de boycott menées le week-end dernier à l’aéroport de Liège, ainsi qu’au Salon des Vacances de Bruxelles Expo où des militants ont mené des actions remarquables et originales (voir notre site : http://www.europalestine.com ).
L’opinion publique exige la fin de l’occupation et de la colonisation israéliennes, la levée du blocus qui étrangle Gaza, empêchant sa population de reconstruire écoles, hopitaux, routes et maisons après les massacres israéliens de la population civile l’hiver dernier. Les gouvernements, les élus, qui se rendent complices de ces crimes, de ces terribles ghettos, de ce génocide à petit feu, tout en nous faisant régulièrement la leçon sur les crimes nazis engendrés par une même logique d’exclusion et de domination par la force, nous font honte.
Et nous ne cesserons pas de leur dire. Les méthodes d’intimidation, menaces, procès, calomnies, n’y feront rien, sinon confirmer que nos actions de protestation citoyennes font mouche. Nous apprenons que Sakina Arnaud, militante de la LDH, vient d’être condamnée pour « discrimination » et « incitation à la haine raciale » par un tribunal de Bordeaux, qui a suivi docilement les réquisitions du parquet, c’est à dire du gouvernement, sollicité par les relais de la politique israélienne en France. Sans craindre le ridicule : Carrefour qui avait porté plainte pour « dégradations légères » à la suite d’un autocollant apposé sur une bouteille de jus d’orange, a été débouté. Mais les deux offcines israéliennes, parties civiles, ont été gratifiées de 500 euros chacune au titre de l’article 475 (frais de justice) et 1000 euros d’amende ont été prononcés.
Et à aucun moment, ces juges n’ont osé faire le procès du boycott lui-même. A aucun moment ils n’ont osé aborder la provenance de ces produits de l’occupation, la nécessité morale de réagir face à des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, préfèrant disserter de manière oiseuse sur le caractère potentiellement « violent » ou « haineux » d’un malheureux autocollant « Israel Apartheid Boycott ».
Sakina Arnaud a anoncé qu’elle comptait faire appel de ce jugement. Nous lui apportons tout notre soutien, y compris financier. Cette action nous concerne tous. Vos dons nous ont déjà permis de lui transmettre 500 euros pour contribuer aux frais de justice. Nous souhaitons continuer à l’épauler pour cet appel et et vous remercions d’avance (chèques à envoyer à l’ordre de CAPJPO-EuroPalestine, 16 bis, rue d’Odessa. 75014 Paris. En précisant au dos : « Soutien à Sakina Arnaud ».)
Et toujours à propos de boycott, nous lançons un large appel à boycotter dimanche prochain 14 février, à l’occasion de la Saint-Valentin, les fleurs de l’occupation et du mensonge.
De l’aveu même de la Chambre de commerce France-Israël, les centaines de milliers de tonnes de fleurs exportées par Israël dans toute l’Europe pour la Saint-Valentin sont étiquetées « Made in Holland », après avoir fait un détour par les Pays-Bas. Bon nombre de ces fleurs viennent de colonies israéliennes implantées sur des territoires palestiniens annexés, pendant que les villages palestiniens sont privés d’eau, les maisons palestiniennes démolies, et que la main d’oeuvre palestinienne employée sur des terres volées, comme dans la Vallée du Jourdain, est quasiment réduite à l’esclavage. Sans parler de la bande de Gaza, qui exportait 80 millions de tonnes de fleurs par an, dont des roses et des oeillets, il y a 10 ans, et dont les paysans se trouvent désormais affamés par le blocus, après avoir subi des destructions massives de leurs terres et leurs cultures. L’an dernier à la Saint-Valentin, Israël annonçait, toute honte bue, avoir « desserré » le blocus de Gaza pour l’exportation de 25 000 fleurs !
On n’offre pas les fleurs de l’occupation et du mensonge et à ceux qu’on aime !
Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine
« Breaking the silence »:des soldats témoignent
par Léa Barbat, Xavier Frison
L’ONG israélienne Breaking the silence recueille depuis 2004 les témoignages de soldats envoyés dans les Territoires occupés. Les entretiens menés avec les militaires de l’opération « Plomb durci » (décembre 2008- janvier 2009), rassemblés dans un livre, ont fait scandale en Israël l’été dernier. Politis.fr a rencontré Yehuda Shaul, co-directeur de Breaking the silence, dans les locaux du CCFD à Paris.
Yehuda Shaul, 27 ans, co-fondateur de Breaking the silence, est un ancien soldat des FID (traduction CCFD) :
voir ici (traduction en consécutive)
si vous comprenez l’anglais, allez sur mon site anglophone pour une autre interview de breaking the silence ICI
