Berlin : des agents israéliens se croient tout permis
mardi 27 octobre 2009 – 09h:50
Spiegel Online
Ils questionnent des personnes accompagnant un passager, les poursuivent dans la librairie de l’aéroport : selon les informations de Spiegel-Online, les forces de sécurité israéliennes à Berlin se comportent de manière extrêmement peu commune. Toutefois la police allemande fait savoir qu’ils ne sont pas en droit de procéder de la sorte et qu’il n’y a aucune obligation de leur répondre.
Les forces de sécurité israéliennes procèdent à des contrôles douteux sur des personnes. Les agents des services secrets du Shabak ne se contentent pas d’interroger des passagers mais s’en prennent régulièrement à des personnes les accompagnant et qui ne sont pas inscrites sur un vol pour Tel Aviv.
Ils exigent de voir leur carte d’identité ou leur passeport. A plusieurs reprises les forces de sécurité ont également procédé à des contrôles de personnes en dehors de la zone spécifique qui leur est assignée. Dans un cas ils ont même poursuivi l’épouse d’un passager jusque dans la librairie de l’aéroport, où ils l’ont interrogée sur les motifs du voyage de son mari.
La plupart des voyageurs ont l’impression d’être obligés de répondre aux questions des contrôleurs. Mais un porte-parole de la direction de la police fédérale à Potsdam (Berlin) a déclaré au Spiegel que les Israéliens « n’avaient reçu aucune autorité ni pouvoir ». Aussi les personnes sont-elles libres de répondre ou non aux interrogatoires. De même pour les accompagnateurs, il n’existe « aucune obligation légale de répondre aux questions posées ».
Dans le passé déjà il y a eu des plaintes concernant les contrôles israéliens, dit le porte-parole de la police. Et l’un des agents secrets israéliens connaissant bien le dossier a qualifié le comportement de ses collègues à l’aéroport de Schönefeld de « douteux ».
24 octobre 2009 – Spiegel-Online – Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.spiegel.de/reise/aktuell…
Traduction de l’allemand : Marie Meert
Si la loi te condamne, change-la
Le premier ministre israélien a chargé son gouvernement d’élaborer « une campagne mondiale » pour faire changer les lois internationales de la guerre.

Netanyahu a promis une longue bataille afin de « délégitimer » les conclusions du rapport Goldstone[AFP]
L’ordre de Binyamin Netanyahu fait suite à une réunion spéciale du Cabinet qui s’est tenue mardi pour discuter la réaction d’Israël au rapport Goldstone patronné par les Nations unies, qui a condamné les actions d’Israël pendant la guerre de 22 jours contre Gaza au début de l’année. La formation d’un comité spécial a aussi été demandée à cette réunion pour faire face aux conséquences légales internationales du rapport et au fait que les fonctionnaires israéliens pourraient être poursuivis à l’étranger pour crimes de guerre . Le gouvernement israélien prétend que le droit international doit être modifié afin de combattre le terrorisme mondial.
« Le premier ministre a donné pour instructions aux organes officiels compétents d’examiner une campagne mondiale visant à modifier les lois internationales de la guerre afin de de les adapter à la propagation du terrorisme global, » a indiqué le bureau de Netanyahu après la réunion de mardi. Il a ajouté que le cabinet avait également donné pour instructions aux fonctionnaires du Ministère de la Justice de former un comité pour traiter de l’éventualité de « poursuites judiciaires à l’étranger contre l’État d’ Israël ou ses citoyens ».
« Nous devons continuer à faire des trous dans ce mensonge qui se répand avec l’aide du rapport Goldstone, » aurait dit Netanyahu dans la déclaration.
« Liberté d’action »
La déclaration a été soutenue par le ministre de la défense israélien, Ehud Barak, qui a dit qu’un changement des lois internationales de la guerre était « dans l’intérêt de quiconque combat le terrorisme ».
Il a ajouté que le gouvernement voulait donner aux militaires israéliens « son plein appui pour leur liberté d’action. » Le rapport Goldstone soutenu par l’ONU – établi par le juriste sud-africain Richard Goldstone – accuse Israël et le Hamas de crimes de guerre commis pendant la guerre de l’hiver dernier à Gaza, mais critique davantage les troupes israéliennes pour avoir « terrorisé et visé » des civils.
Goldstone a recommandé que les conclusions du rapport soient renvoyées au procureur du Tribunal Pénal international de la Haye, si les deux parties n’effectuent pas des enquêtes crédibles sur le conflit dans les six mois.
Vendredi, le Conseil de droits de l’homme l’ONU (UNHRC) a approuvé le rapport, mais Netanyahu a promis que celui-ci fera l’objet d’un veto à l’Assemblée générale de l’ONU. Israël a précédemment appelé le rapport déséquilibré, et Netanyahu a promis une longue bataille pour « délégitimer » les conclusions de la commission de l’ONU.
Parlant à Reuters , un fonctionnaire israélien a déclaré, sous couvert d’anonymat, que l’enquête officielle qui concernerait la conduite des militaires pendant la campagne de Gaza n’a pas été soulevée lors de la réunion de mardi.
Attaque contre Goldstone
Richard Goldstone lui-même a essuyé une vague d’attaques personnelles en Israël depuis la publication du rapport. Toutefois, il a invité lundi le gouvernement israélien à se conformer aux appels pour une enquête approfondie sur la guerre, rejetant les allégations selon lesquelles le rapport risquait de faire sombrer le processus de paix au Moyen-Orient actuellement à l’arrêt.
« L’allégation est superficielle et totalement fausse » a dit Goldstone au cours d’une réunion avec un groupe de rabbins aux Etats-Unis. De « quel processus de paix parlent-ils ? Il n’y a pas. »
Environ 1.400 Palestiniens – en majorité des civils – et 13 Israéliens ont été tués pendant la guerre de trois semaines menée par Israël contre Gaza entre décembre et janvier, guerre qui aurait eu pour objectif d’arrêter des attaques de roquettes tirées par les combattants palestiniens depuis la territoire côtier.
source
Une nouvelle brèche dans le mur israélien d’impunité
Hasan Abu Nimah – The Electronic Intifada
Le rapport Goldstone représente une nouvelle faille importante dans le mur de l’impunité israélienne, qui s’étiole lentement mais sûrement. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’Israël ne soit placé face aux conséquences de ses crimes, écrit Hasan Abu Nimah.

Le rapport Goldstone sur les crimes de guerre commis par Israël dans Gaza l’hiver dernier a finalement réussi à passer son premier obstacle important de procédure lorsque Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève [CDH] a adopté le 16 Octobre une résolution qui l’approuvait.
Comment des agents de police traitent les Palestiniens
Cet agent de sécurité filmait pendant qu’il humiliait ce Palestinien, l’obligeant à se gifler et à répéter ce qu’il disait.
Un chercheur de la Nasa joue les espions pour le compte d’Israël
![stewart_nozette[1] Stewart Nozette avait participé à la mission LRO et à la mission indienne Chandrayaan-1. Crédit : Nasa.](https://anniebannie.net/wp-content/uploads/2009/10/stewart_nozette1.jpg?w=736)
Une figure importante du spatial américain a été arrêtée par le FBI, lundi 19 octobre, pour tentative d’espionnage. Stewart David Nozette, coresponsable de la mission lunaire indienne Chandrayaan-1 et d’un instrument sur Lunar Reconnaissance Orbiter, est accusé de divulgation de données militaires au profit d’Israël.
Nozette a accepté de fournir des renseignements top secret à un agent du FBI, qui se faisait passer pour un homme du Mossad, les services du renseignement israélien. Ce, pour deux paiements de 2000 et 9000 dollars. Ancien physicien du gouvernement américain, Stewart David Nozette avait travaillé pour un grand nombre d’instituts militaires, tels le laboratoire Philips de l’Air Force, la Ballistic Missile Defense Organization, le Lawrence Livermore National Laboratory. À ce titre, il avait accès à des informations classées « secret défense ».
Entre 1998 et 2008, Nozette a perçu une rémunération de 225 000 dollars pour fournir des renseignements (sous forme de questionnaires) à une compagnie aérospatiale appartenant au gouvernement d’Israël. Selon l’agent du FBI qui l’a démasqué, le scientifique lui aurait déclaré : « Je pensais que je travaillais déjà pour vous, que la compagnie aérospatiale israélienne n’était qu’une couverture du Mossad. »
Le mardi 20 octobre, Stewart D. Nozette a été présenté devant le juge fédéral Deborah Robinson à Washington. L’audience qui doit déterminer la poursuite ou non de sa détention est fixée au jeudi 29 octobre. Il risque la prison à perpétuité.
Émilie Martin, le 21 octobre 2009
« Israël » chasse les militants étrangers de Cisjordanie
20/10/2009

Les autorités de l’occupation israélienne ont durci les restrictions qu’elles exercent sur les Palestiniens de la Cisjordanie occupée qui luttent pour préserver leurs terres.
Selon la chaîne satellitaire qatarie AlJazira, elles ont expulsé dernièrement des dizaines de militants étrangers venus assister les Palestiniens dans le village de Bourine, au sud de Naplouse, dans la cueillette des olives dans les terres situées à proximité des colonies sionistes. Elles les ont également menacés de les expulser hors de la Palestine et d’imposer une contravention aux Palestiniens qui leur demandent assistance.
Selon un des habitants du village en question, le Palestinien Bilal Eid (42 ans), après avoir perquisitionné leurs terres, les soldats de l’occupation leur ont demandé de ne plus demander assistance auprès des militants étrangers, sous peine de payer une amende de 2.000$ et plus.
Eid a assuré avoir obtenu confirmation de cette décision auprès du bureau de liaison palestinien auquel toutes les décisions israéliennes sont transmises.
« La gravité (de cette décision) réside dans le fait que les citoyens palestiniens ne pourront plus empêcher la confiscation de leurs terres, ni transmettre leur endurances au monde à travers ces militants. De plus, leur absence va faciliter la tâche aux colons pour réprimer encore plus les Palestiniens et prendre d’assaut leurs terres sans aucune surveillance » s’est plaint Eid.
Lequel a souligné l’importance que jouent ces militants diffusés un peu partout dans les villages de la Cisjordanie et qui « dévoilent à leurs états et aux organisations humaines la réalité des exactions et des crimes commis par l’occupation israélienne et réfute ses mensonges à travers lesquels elle fait croire le monde entier que les Palestiniens sont des criminels et les agresseurs des colons ».
Pour leur part, les militants étrangers ont refusé de quitter les territoires palestiniens. Par la voix de leur porte-parole, le britannique Peter Leder, ils assuré q’ils feront tout pour revenir au cas où les israéliens en viennent à les expulser. » Nous ne laisserons jamais les Palestiniens lutter seuls contre les Israéliens » a-t-il affirmé.
Rappel : semaine BDS
Le Boycott Académique d’Israël: Ouvrons le Débat!
Belgique, 20/23 Octobre, 2009 | KUL, UG, VUB, UCL, ULB
En avril 2004, compte-tenu de la persistance d’Israël dans ses violations du droit international et de l’échec de toutes les formes d’interventions et de processus de paix pour amener Israël de se soumettre au droit humanitaire, la Palestine occupée a lancé un appel de boycott de toutes les institutions académiques et culturelles israéliennes jusqu’à ce qu’elles en répondent au droit international et aux principes des droits de l’Homme.
Aujourd’hui, le boycott académique prend place dans le cadre plus vaste de la campagne BDS – Boycott, Désinvestissement, Sanctions – et réunit un soutien international remarquable qui a déjà mené à de nombreuses victoires significatives partout dans le monde. La Belgique ne fait pas l’exception. Plusieurs institutions culturelles, organisations et personnalités ont ouvertement plaidé en faveur du BDS, sous différentes formes, et luttent sans relâche pour sensibiliser et défendre l’appel lancé par la société civile palestinienne. Malgré cela, la logique et les conditions de cet appel à un boycott académique d’Israël restent souvent incertaines.
Pour répondre à cette incompréhension et à l’incertitude dont le boycott académique d’Israël fait l’objet, ainsi que pour rejoindre l’intérêt croissant de certains académiques et étudiants pour cette thématique, le Brussels Palestine Collective a décidé d’inviter Samia Botmeh à réaliser une tournée de débats dans les universités belges. Samia Botmeh est directrice du « Birzeit University’s Center for Development Studies » et, d’autre part, professeur d’Economie et d’Etudes de genre. Elle est aussi l’un des membres du comité de pilotage de la « campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël » (PACBI).
Brussels Palestine Collective
brusselspalestinecollective@gmail.com
Programme de la Tournée
Mardi 20 octobre
Katholieke Universiteit Leuven
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Sarah Bracke
Heure: 16h
Lieu: SW 00.113, Raadzaal Sociale Wetenschappen, Parkstraat 45, 3000 Leuven
Mercredi 21 octobre
Universiteit Gent
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Ruddy Doom
Heure: 15:30
Lieu: Auditorium B, Oude School (06.02), Universiteitsstraat 6, 9000 Gent
Vrije Universiteit Brussel
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Patrick Deboosere
Heure: 18h
Lieu: STOA, Campus Etterbeek (4), Pleinlaan 2, 1050 Bruxelles
Jeudi 22 octobre
Université Cahtolique de Louvain-La-Neuve
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Jean Bricmont
Heure: 14h
Lieu: Auditoire Leclercq 80, Bâtiment Leclerc, Place Montesquieu 1, 1348 Louvain-la-Neuve
Vendredi 23 octobre
Université Libre de Bruxelles
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Eric David
Heure: 14h
Lieu: Salle Henri Janne, l’Institut de Sociologie (15ème niveau), Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles
Et le clou de la semaine Ilan Pappé et Samia Botmeh