APPEL À METTRE FIN À DEUX ANS DE BLOCUS ISRAÉLIEN CONTRE GAZA


New York, Jun 17 2009

hungry

Des agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales (ONG) ont rassemblé leurs voix mercredi pour exprimer leur vive préoccupation quant à la poursuite du blocus imposé par Israël contre la bande de Gaza, depuis deux ans déjà.

« Ces sanctions indiscriminées affectent la totalité de la population de 1,5 million de personnes, alors que les femmes, les enfants et les personnes âgées sont les premières victimes », indique un communiqué publié à Jérusalem.

Parmi la trentaine de signataires de l’appel, on compte notamment l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), Action contre la Faim, Médecins du Monde, Oxfam International.

La quantité de biens autorisés à entrer à Gaza aux termes du blocus représente le quart de ce qui était autorisé avant le blocus. Par ailleurs, 8 camions sur 10 contiennent de la nourriture mais seuls dix-huit sortes d’aliments sont autorisées. Même les vêtements et les chaussures, les jouets et les manuels scolaires sont prohibés régulièrement.

L’étouffement de l’économie de Gaza a conduit à un chômage et à un taux de pauvreté sans précédent ainsi qu’à une totale dépendance de l’aide internationale.

« Les civils ordinaires ont perdu toute qualité de vie alors qu’ils luttent pour survivre », indique le communiqué.

Par ailleurs, les conséquences de l’opération militaire israélienne restent visibles puisque les matériaux de reconstruction restent interdits. Des milliers de personnes continuent de vivre avec des trous dans leurs murs, des vitres cassées et pas d’eau courante.

« Le peuple de Gaza doit pouvoir avoir une alternative d’espoir et de dignité. Permettre le développement humain et la prospérité est une des étapes essentielles vers l’établissement d’;une paix durable », affirment les agences et ONG.

Lettre de Benyamin Nétanyahou aux Palestiniens


Un billet de Robert Solé
Né au Caire en 1946, Robert Solé, écrivain et journaliste français, est depuis 1998 médiateur au journal Le Monde, dont il fut rédacteur en chef de 1989 à 1992.
Voici le billet qu’il a publié dans ce journal, le mardi 16 juin 2009.
Cela se passe de commentaires !
Claude Zylmans (Bruxelles)

sole

Chers amis palestiniens

Moi, Benyamin Nétanyahou, premier ministre d’Israël, je reconnais solennellement que vous avez droit à un Etat. Mais cela suppose un certain nombre de conditions.

1) Cet Etat n’aura pas d’armée. Pas de souci non plus à se faire : nous assurerons sa défense avec toute l’attention que vous imaginez.

2) Il appartiendra à cet Etat de se trouver un territoire. C’est votre affaire, et nous n’avons pas à nous en mêler. En tout cas, ne comptez pas trop sur la Cisjordanie : nos colonies continueront à s’y développer, en vertu d’un accroissement naturel de population.

3) A vous aussi de choisir votre capitale, en toute liberté. Sachez simplement que Jérusalem nous appartient, et qu’elle est indivisible.

Voilà. J’ai fait un grand pas, qui devrait calmer Obama et me valoir le prix Nobel de la paix. La balle est maintenant dans votre camp.

Benyamin Nétanyahou

P-S : Si votre futur Etat pouvait éviter d’avoir une Constitution, un Parlement, une police, une justice, une diplomatie et des services publics, cela faciliterait beaucoup les choses.
Robert Solé

Les Israéliens terrorisés par l’Iran


jeudi 11 juin 2009 – 06h:00

Abdel Bari Atwan

Selon les sondages d’opinion en Israël, un tiers des Israéliens prendrait la fuite et émigrerait si l’Iran était doté du nucléaire militaire.

Portrait du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui manifestement joue dans le subconscient israélien le rôle du grand croquemitaine... - Photo : Reuters
Portrait du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui manifestement joue dans le subconscient israélien le rôle du grand croquemitaine... - Photo : Reuters

Ceci prouve une fois de plus l’inefficacité de la « stratégie de paix » arabe. Cette stratégie a contribué à l’augmentation de l’immigration juive en Palestine et à l’expansion des colonies pour absorber ces émigrés. Elle a en fait renforcé la stabilité, la sécurité et la prospérité économique d’Israël qui incitent ces nouveaux venus à répondre aux appels des organisations juives soutenant le projet sioniste en Palestine occupée.

Si l’augmentation de l’arsenal militaire iranien et les efforts soutenus que déploie l’Iran pour posséder des armes nucléaires, suscitent une crainte telle chez les Israéliens que ce sombre avenir les incite à chercher un refuge pour eux-mêmes et leurs enfants dans des pays comme le Canada, les États-Unis, l’Australie et l’Europe, qu’en serait-il si l’Iran se trouvait à la frontière de la Palestine ou si c’étaient les pays arabes voisins tels que l’Égypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban qui mettaient au point des armes et des missiles nucléaires de toutes portées et de toutes tailles et s’ils soutenaient la résistance palestinienne avec de l’argent et des armes ?

Abdel Bari Atwan
Abdel Bari Atwan

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VICTOIRE ! Veolia abandonne le projet de tramway à Jérusalem sous les pressions politiques


Par Omar Barghouti

En une première victoire géante et éclatante du mouvement mondial BDS dans le domaine de la responsabilité des entreprises et de la conformité éthique, Veolia abandonne le projet de tramway léger de Jérusalem, projet illégal qui vise à relier les colonies israéliennes construites sur le territoire palestinien occupé à la ville de Jérusalem.

Février 2008, la construction du tramway colonial (photo Anne Paq/ActiveStills)
Février 2008, la construction du tramway colonial (photo Anne Paq/ActiveStills)

Comme l’admet l’article du Ha’aretz, le succès de la campagne BDS, qui a coûté à Veolia quelques 7 milliards de dollars de contrats, est à l’origine de la décision prise par la compagnie dans la tourmente de se retirer du projet.

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L’Amérique moins amie d’Israël


Soutenu par le Congrès, Obama réclame le gel des colonies et un Etat palestinien.

C’est une bonne nouvelle pour Barack Obama : plus de 400 élus de la Chambre des représentants et du Sénat américain viennent de signer une lettre pour l’appeler à intensifier ses efforts en faveur de la paix au Proche-Orient. Jusqu’alors, le Congrès avait plutôt l’image d’une chambre d’enregistrement des quatre volontés de l’Etat hébreu. Or, au-delà des précautions diplomatiques à l’égard d’Israël, ce message apparaît comme un soutien clair au président américain à l’heure où il multiplie les pressions sur le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

«Alors que chaque obstacle est immense, nous sommes d’accord avec vous pour dire que tous les efforts doivent être faits pour essayer de parvenir à la paix le plus vite possible», peut-on lire dans la lettre de la Chambre, qui évoque notamment la construction d’un «Etat palestinien viable» – ce à quoi Nétanyahou s’oppose résolument, contrairement à son prédécesseur Ehud Olmert.

Intransigeant. Obama aura bien besoin de ce soutien parlementaire. Rompant avec la politique de George W. Bush, qui fut sans doute le plus pro-israélien des locataires de la Maison Blanche, le président américain a en effet en face de lui celui qui apparaît comme le plus intransigeant des chefs de gouvernement israéliens. Est-ce pour cette raison que l’Aipac, le très puissant groupe de pression pro-israélien aux Etats-Unis, a «applaudi» l’initiative des 400 parlementaires, apportant dès lors un soutien inattendu aux efforts américains pour promouvoir la paix ?

Dernièrement, la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, a pourtant formulé à nouveau et de la manière la plus ferme la position américaine. Obama «veut la fin de la colonisation : pas de colonies, pas de postes avancés, pas d’exceptions liées à la croissance naturelle».

Ce qui change avec la précédente administration, c’est que celle-ci semble avoir pris conscience qu’elle avait des intérêts divergents avec ceux de l’Etat hébreu au Moyen-Orient. La nouvelle dégradation de la situation sécuritaire en Irak, la progression des talibans en Afghanistan, la dramatique situation du Pakistan – trois pays où l’armée américaine est engagée -, la question de l’Iran, enfin, rendent nécessaire et même urgente une approche globale des problèmes. Et, dès lors, un rapprochement entre Washington et ses alliés arabes.

C’est dans ce but que le président américain se rendra le 4 juin au Caire, en Egypte, pour prononcer un discours que l’on qualifie déjà d’«historique», destiné à «réparer» les relations entre l’Amérique et le monde musulman. Auparavant, il effectuera une visite en Arabie saoudite, autre pilier de la stratégie américaine dans la région. Or, comme prix de leur soutien, ces Etats lui demandent d’avancer sur la question palestinienne, qui demeure pour ces régimes autocratiques un facteur de déstabilisation.

Pressions. Les déclarations du président américain ont certes été très appréciées. Mais elles sont loin d’être suffisantes. Pour Riyad, c’est l’échec du processus de paix au Proche-Orient qui a permis à l’Iran, la puissance rivale que le régime saoudien craint particulièrement, de développer son influence dans la région, via le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais. Aussi, le roi Abdallah attend-il de Barack Obama une attitude des plus fermes à l’égard d’Israël. De son côté, le président américain a besoin du régime saoudien à la fois sur les dossiers irakien, afghan – Riyad maintient certains liens avec les talibans – et pakistanais. Sans compter la question du pétrole : Washington veut éviter toute hausse qui risquerait de mettre en cause une reprise économique.

Obama ira-t-il au-delà des pressions verbales ? Le président Bush père l’avait fait avec succès en refusant, en 1991, de garantir un prêt de 10 milliards de dollars demandé par Israël à la communauté financière internationale pour forcer l’Etat hébreu à se rendre à la conférence de Madrid. Le Premier ministre de l’époque Yitzhak Shamir était à peine moins intransigeant.
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Le Boycott commence à mordre sur les compagnies qui soutiennent l’occupation militaire de la Palestine par Israël


par Nadia Hijab, CounterPunch. Posté le 4 mai 2009

« Quand des compagnies se mettent à perdre de l’argent, elles se mettent à écouter. »

Le 4 mai des manifestants accueilleront des actionnaires de Motorola déjà mécontents des pertes de la compagnie, quand ils arriveront à leur rencontre annuelle au Théâtre Rosement à Chicago, Illinois.

La manifestation organisée par la Campagne US pour mettre fin à l’occupation israélienne, fait partie d’une campagne « Raccroche Motorola » jusqu’à ce qu’il mette fin à ses ventes en communication et autres produits qui soutiennent l’occupation militaire du territoire palestinien.

A l’intérieur de la rencontre, les Presbytériens, les Méthodistes unifiés et d’autres églises insisteront auprès des actionnaires pour soutenir une résolution appelant à des normes d’entreprises basées sur le droit international. Faire ce qui est juste pourrait aussi réduire le risque de « boycotts de consommateurs, de désinvestissements et de poursuites judiciaires. »

Bien que la direction de Motorola le nie, un tel risque doit avoir joué un rôle dans leur décision de vendre le département de fabrication de détonateurs de bombes peu après que des équipes de Human Rights Watch aient trouvés des shrapnels avec des numéros de série Motorolea sur certains sites civils bombardés par Israël dans son attaque de décembre-janvier sur Gaza.

Les manifestations US font partie d’un mouvement global croissant qui a pris le droit international dans ses propres mains parce que les gouvernements ne l’ont pas fait. Et spécialement après Gaza, les boycotts commencent à mordre. Et cela pour trois raisons.

Premièrement, des boycotts permettent à des citoyens ordinaires de mener une action directe. Par exemple, le groupe Adalah de New York a décidé de viser le diamantaire Lev Leviev dont les profits sont investis dans la colonisation de la Cisjordanie. Pendant la période de Noël ils chantent des chants de Noël avec les mots créativement modifiés pour inciter les acheteurs à boycotter ses magasins de la Madison Avenue.

Le groupe britannique Architectes et Urbanistes pour la Justice en Palestine a fait équipe avec Adalah NY et d’autres pour exercer une pression publique sur le gouvernement britannique concernant Leviev. L’ambassade britannique à Tel Aviv a récemment annulé des plans pour louer des locaux de la compagnie Afrique-Israel de Leviev.

Il y a d’autres résultats. Des militants en Grande Bretagne ont visé la chaîne de supermarchés Tesco pour qu’elle cesse les achats de biens israéliens produits dans les colonies. Dans une vidéo d’une de ces actions – plus de 38.000 opinions sur YouTube à ce jour – des militants gallois chargent un chariot avec des produits des colonies et le poussent hors du magasin sans payer.

Pendant ce temps, ils expliquent calmement à la caméra ce qu’ils sont en train de faire et pourquoi. Ils ne s’arrêtent pas de parler tout en versant de la peinture rouge sur les produits et tandis que des flics britanniques les conduisent tranquillement dans une camionnette de la police.

Le résultat d’un tel boycotts de consommateurs ? Un cinquième des producteurs israéliens signalent une chute dans la demande depuis l’attaque contre Gaza, surtout en Grande Bretagne et en Scandinavie.

La deuxième raison pour laquelle les boycotts sont plus efficaces est le rôle visible des défenseurs juifs des droits humains, rendant plus difficile pour Israël de prétendre que ces actions sont antisémites.

Par exemple, l’architecte britannique Abe Hayeem, un Juif irakien, décrit dans une colonne passionnée dans le Guardian exactement comment Leviev piétine les droits des Palestiniens et met en garde les architectes israéliens impliqués dans les colonies, qu’ils seront tenus pour responsables par leurs pairs internationaux.

Aux Etats-Unis, la Voix juive pour la Paix a mené une campagne en cours pour stopper Caterpillar de vendre des bulldozers à Israël, qui les militarise et les utilise pour démolir des maisons et pour construire le mur de séparation.

La troisième raison majeure pour le succès croissant de ce mouvement global est le leadership déterminé de la société civile palestinienne. L’étincelle a été allumée lors de la Conférence mondiale contre le racisme à Durban en 2001. En 2004, la société civile palestinienne a lancé un boycott académique et culturel qui a un impact.

En 2005, plus de 170 coalitions de la société civile palestinienne, des organisations et des syndicats des territoires occupés, à l’intérieur d’Israël, et en exil ont lancé un appel officiel pour une campagne internationale de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) jusqu’à ce que Israël respecte le droit international. L’appel propose des objectifs clairs pour le mouvement et fournit un cadre pour l’action.

En novembre 2008, des ONGs palestiniennes ont aidé à l’organisation d’une conférence internationale BDS à Bilbao, Espagne pour adopter des actions communes. C’est ce qui a lancé la campagne « Faire dérailler Veolia ». Cette entreprise multinationale française, avec une autre compagnie française Alstom, est en train de construire une voie ferrée légère reliant Jérusalem-Est à des colonies illégales.

Ce projet de rail léger a été cité par le fonds de pension national suédois dans sa décision d’exclure Alstom de son portefeuille $15 milliards, et par le conseil de Sandwell Metropolitan Borough dans sa décision de ne plus prendre en considération plus longtemps l’offre de Veolia pour un plan de $1,9 milliards d’améliorations des déchets. Dans les deux régions, il y a eu des campagnes actives de la base.

D’autres beaux coups, Veolia a perdu le contrat pour faire fonctionner le métro à Stockholm et un réseau urbain à Bordeaux. Bien que ceux-ci aient été rapportés comme des « décisions d’affaire » il y a eu aussi des campagnes de militants dans les deux endroits Le conseil de la ville de Galway en Irlande a décidé de suivre l’exemple de Staockholm. Entre temps, Connex, la compagnie qui est supposée faire fonctionner le transport urbain sur rail est aussi visé par des militants en Australie.

La campagne « Faire dérailler Veolia » a été le plus grand succès du mouvement à ce jour. On estime que Veolia et ses filiales ont subi une perte de l’ordre de $7,5 milliards.

Comme le dit un des dirigeants du mouvement BDS, « Quand des compagnies se mettent à perdre de l’argent, elles se mettent à écouter. » Des gouvernements aussi peut-être.

Reçu par courriel

Israël : jusqu’au bout de la confrontation


JUREK KUCZKIEWICZ

Le Kroll disparu du site internet du Soir
Le Kroll disparu du site internet du Soir

Cette caricature illustrait l’article ci-dessous dans la version papier du journal. Introuvable aussi dans la collection Kroll du journal. Il faut sans doute attendre un peu.
mardi 02 juin 2009, 07:02

Ce qui est en train de se jouer sur la ligne Washington-Jérusalem est l’un des tournants majeurs de la politique étrangère américaine. En ayant poussé le gouvernement Netanyahou à indiquer publiquement qu’Israël n’interrompra pas la colonisation de la Cisjordanie, la diplomatie américaine a réussi à clarifier les choses comme elles ne l’ont plus été depuis longtemps : à l’allié américain qui exige une mesure indispensable à une négociation de paix, le Premier ministre israélien Netanyahou a clairement donné sa réponse négative. (On regrettera au passage que l’Union européenne n’a jamais été capable du courage et de la rigueur dialectique dont fait preuve la nouvelle administration américaine sur ce dossier.)

Benjamin Netanyahou ouvre donc la crise la plus importante que son pays ait connue depuis 20 ans avec son premier allié et unique protecteur – la précédente remontait à la présidence de Bush père. M. Netanyahou, qui semble agir comme si Israël n’avait besoin de personne – et surtout pas de voisins avec lesquels il vivrait en harmonie – est peut-être en train de rendre le plus grand service à la cause de la paix. Et le plus paradoxal.

Car en poussant son pays dans le radicalisme, le refus de la moindre avancée vers une négociation de paix sérieuse, et dans l’opposition à son parrain américain, le Premier ministre israélien est en train de réussir ce que personne n’avait si bien réussi avant lui : pousser son pays dans l’isolement international le plus total.

Depuis longtemps, tout pousse à penser qu’Israël doit aller jusqu’au bout de sa logique de confrontation tous azimuts, contre les alliés compris, et de négation du peuple palestinien, avant de pouvoir faire le constat que c’est là une voie sans issue. Si les mises en garde d’amis les plus sincères d’Israël – et Barack Obama s’en est entouré à la Maison-Blanche – n’ont pu produire d’effet, c’est qu’aucun discours ne peut plus en produire…

En priant les cieux que d’autres drames sanglants ne viennent alourdir encore le coût de ce conflit, il ne reste hélas qu’à attendre l’aller-retour absurde d’Israël dans ce cul-de-sac. Un détour terrible sur la voie de la paix.

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Le « J’accuse ! » de Amira Hass


Amira_Hass
Publié le 26-05-2009

La journaliste israélienne arrêtée ce mois-ci à Erez, alors qu’elle se rendait dans la bande de Gaza pour y effectuer son travail de reporter, interpelle la population israélienne, l’accusant de collaborer « avec un régime de dépossession, de répression ».

Article publié par The Palestine Telegraph

« En tant que juifs, nous profitons tous des privilèges qu’Israël nous octroie, ce qui fait de nous tous des collaborateurs. Que fait chacun d’entre nous pour réduire sa coopération avec un régime de dépossession, de répression ? »

Laissons de côté ces Israéliens dont l’idéologie soutient la dépossession du peuple palestinien au motif que « Dieu nous a choisis ». Laissons les juges qui absolvent toutes les politiques militaires de meurtres et de destructions. Ignorons les chefs de l’armée qui sciemment enferment une nation tout entière dans des enclos entourés de murs, de miradors fortifiés, de mitrailleuses, de barbelés et de projecteurs aveuglants. Laissons de côté aussi les ministres. Tous ceux-là ne sont pas seulement des collaborateurs. Ils sont les architectes, les planificateurs, les concepteurs, les bourreaux.

Mais il y a les autres, vous tous. Les historiens et les mathématiciens, les grands éditeurs, les personnalités médiatiques, les psychologues et les médecins de famille, les avocats ni pour Gush Emunim ni pour Kadima, les enseignants et les éducateurs, les amateurs de randonnées et du chanter en chœur sur les chemins, les magiciens de haut vol. Où êtes-vous ? Et vous, tous ceux qui font des recherches sur le nazisme, l’Holocauste et les goulags soviétiques ? Serait-il possible que vous approuviez une législation de discrimination systématique ? des lois qui déclarent que les Arabes de Galilée ne seront même pas indemnisés pour leurs dommages de guerre aux montants auxquels leurs voisins juifs ont droit ? (Aryeh Dayan, Ha’aretz, 21 août).

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Georges Frêche veut implanter l’entreprise israélienne Agrexco à Sète !


freche

mercredi 27 mai 2009 – par José Luis Moraguès

EN PLEINE CAMPAGNE INTERNATIONALE DE BOYCOTT D’ISRAËL, LE CONSEIL REGIONAL LANGUEDOC-ROUSSILLON PAR LA VOIX DE G. FRÊCHE VEUT IMPLANTER L ENTREPRISE ISRAÉLIENNE AGREXCO A SETE !

Depuis bientôt 6 mois, le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche en personne, a lancé sa campagne de marketing pour la promotion de l’entreprise israélienne d’import/export AGREXCO (fruits et légumes et fleurs) et son implantation dans le port de Sète à grand coup « de création d’emplois » : 200 emplois grâce à Israël promet-il sur tous les médias…

Depuis des décennies la situation de l’emploi est dramatique dans la région et les politiques libérales nationales mais aussi régionales plus récentes n’ont fait qu’aggraver la situation. L’invocation de « la crise » ne saurait en aucun cas justifier ni dédouaner, ceux qui, aux postes de commande, sont tout de même les artisans de ces politiques. Si bien que quand un de ces responsables se présente en créateur d’emploi sur fond d’élections régionales, il y a tout lieu de se méfier.

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