Dizaines d’oliviers palestiniens coupés par des partisans de la colonisation


dépêche AFP…

NAPLOUSE (Territoires palestiniens), 7 nov 2012 (AFP)

Plusieurs dizaines d’oliviers appartenant à des Palestiniens ont été arrachés dans
le nord de la Cisjordanie par des partisans présumés de la colonisation israélienne, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Par ailleurs, des heurts ont opposé des habitants palestiniens à des soldats israéliens venus démolir des maisons construites sans permis israélien dans le village de Haris, au sud-ouest de Naplouse, selon les autorités locales, l’armée israélienne et un photographe de l’AFP.

« Des agriculteurs ont trouvé 100 oliviers abattus à la tronçonneuse à Al-Sawiya, au sud de Naplouse », a déclaré à l’AFP Ghassan Daghlas, chef de l’administration palestinienne des affaires de la colonisation dans le nord de la Cisjordanie, ajoutant que des « slogans racistes » avaient été découverts dans le champ.

Une porte-parole militaire israélienne a confirmé l’information à l’AFP, faisant état de 50 arbres endommagés et précisant que les propriétaires avaient été invités à déposer plainte auprès de l’administration militaire israélienne. Une porte-parole de la police israélienne, Louba Samri, a indiqué à l’AFP que des graffiti libellés « prix à payer » avaient été retrouvés sur les lieux.

Des ultras de la colonisation israélienne mènent depuis des années une politique dite du « prix à payer », consistant à se venger sur des villageois palestiniens, des lieux de culte musulmans et chrétiens des décisions gouvernementales qu’ils jugent hostiles à leurs intérêts.

La cueillette des olives, qui a débuté en octobre, est souvent marquée par un accroissement des tensions entre les quelque 340.000 colons israéliens de Cisjordanie et les agriculteurs palestiniens.

L’industrie de l’huile d’olive représente 14% du revenu agricole pour les territoires palestiniens occupés, subvenant aux besoins d’environ 80.000 familles, selon la même source. Un rapport gouvernemental palestinien publié en 2011 évaluait le coût pour l’économie palestinienne de la destruction d’arbres par les autorités israéliennes ou par les colons à 138 millions de dollars (103 millions d’euros) par an.

Réfugiés palestiniens, le mythe et la réalité


L’opinion de Gilles Paris

Safed

Chassé par les combats, Mahmoud Abbas avait quitté avec sa famille sa ville natale de Safed en Galilée pour la Syrie en mai 1948. Y sera-t-il enterré un jour? Probablement non si on en croit ses déclarations à la Deuxième chaîne israélienne, jeudi 1er novembre. Au cours de cet entretien, le président de l’Autorité palestinienne a tracé les limites de la Palestine qu’il appelle de ses voeux: c’est 1967 (Gaza et la Cisjordanie) avec, on l’imagine, des échanges de territoires. Logique avec lui-même, M. Abbas a exclu revenir à Safed autrement qu’en visite. L’opposition palestinienne, le Hamas en tête, a fustigé ce renoncement.

En la matière, il est pourtant acquis de longue date pour la direction d’un mouvement pourtant né dans les camps qu’une partie infime des réfugiés de 1948 serait autorisée à s’installer dans ce qui est devenu Israël dans le cadre d’un règlement de paix, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il ne faudrait pas de longues négociations pour solder ce dossier: pour définir ce nombre de privilégiés, fixer les indemnités versées aux autres, trouver des pays tiers pour une installation définitive (principalement dans le cas du Liban où les Palestiniens sont très mal intégrés, un héritage de la guerre civile.)

Les dernières discussions en date, en 2008, ont précisément achoppées sur ce nombre de « returnees » si on se réfère au récit du négociateur palestinien de l’époque, Ziyad Clot et il n’a jamais été question depuis Oslo, en 1993, sans que l’on se prononce sur le fond, que l’Autorité palestinienne consulte un jour les camps de Jordanie, de Syrie et du Liban sur le contenu de ses tractations avec les Israéliens.

L’initiative arabe de 2002, magistralement ignorée par Israël, ne disait pas autre chose quand elle évoquait « a just solution to the problem of Palestinian refugees to be agreed upon in accordance with the UN General Assembly Resolution No 194 », sans la moindre mention du « droit au retour » inscrit dans le discours palestinien depuis 1948 et qu’a toujours contesté Israël.

Prétendre trouver la paix en exigeant la réinstallation en Israël de centaines de milliers de réfugiés serait aussi hasardeux qu’imaginer les Palestiniens, après une telle concession, prêts à accepter l’indivisibilité de Jérusalem. Mais que les jusqu’au-boutistes des deux camps se rassurent, de tels marchés ne sont pas pour demain.

http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2012/11/03/refugies-palestiniens-le-mythe-et-la-realite/

Abbas largement critiqué sur les réseaux sociaux


 

Gaza, CPI

 

Les derniers propos graves du président de facto, Mahmoud Abbas, ont reçu une condamnation générale sur les sites populaires des réseaux sociaux de la part de différents écrivains et intellectuels de renom, arabes et palestiniens.

Le rédacteur en chef du journal Al-Quds Al-Arabi de Londres, Abdulbari Atwan, a qualifié Abbas sur sa page twitter de « danger pour les constantes palestiniennes ».

« Abbas n’a pas la capacité de défendre le droit des autres Palestiniens de revenir en Palestine alors que lui-même a abandonné son propre droit au retour dans sa ville natale de Safed… Cet homme est devenu une menace pour les constantes palestiniennes et doit partir » a déclaré Atwan.

L’écrivain politique saoudien, Hasan Al-Ajmi, a ajouté ses commentaires aux propos d’Atwan sur twitter en disant, « il a été dangereux pendant longtemps et il est

finalement pire que l’occupant. il est celui qui confère une légitimité à l’existence de l’occupant. Que Dieu soit avec toi, Palestine ».

Spécialiste en affaires israéliennes, Saleh Al-Naami a twitté ceci : « La gauche palestinienne, qui a boycoté la visite de l’émir du Qatar à Gaza sous le prétexte qu’il a des liens avec Israël, continue de siéger avec Abbas, alors qu’il a renoncé au droit au retour ».

 « Tous les dirigeants du Fatah sont conscients des dégâts provoqués par la concession sans détour d’Abbas sur le droit au retour, mais ils s’embarquent dans des interprétations grossièrement mensongères dans la crainte de perdre leurs privilèges financiers »  ajoute Naami.

 Le directeur de l’Institut de la pensée politique islamique à Londres, Azzam Al-Tamimi, a déclaré sur sa page que « Abbas n’a pas le pouvoir d’abandonner quoi que ce soit, et ses déclarations sont une sorte d’hallucination et n’ont aucune valeur, sauf qu’elles démontrent sa déviance et sa décadence ».

Journaliste pour le journal Palestine, Mohamed Yasin a déclaré sur sa page facebook que « ce que beaucoup de militants sur facebook ont dit contre Abbas après ses propos sur le droit au retour représente un procès du peuple et une condamnation irrévocable à son encontre qui le libèrent de ses fonctions. »

Dans un incident connexe, le bloc islamique des étudiants de l’université Birzeit (au nord de Ramallah) a organisé samedi après-midi une manifestation contre les propos d’Abbas sur le droit au retour et sur l’intifada (soulèvement) populaire.

Selon le journaliste du CPI (Centre palestinien d’information) à Ramallah, des dizaines d’étudiants de Birzeit se sont rassemblés à l’extérieur du conseil des étudiants brandissant des drapeaux palestiniens et des banderoles condamnant les propos antinationaux d’Abbas.



http://www.palestine-info.co.uk/en/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7vPhP2Sa51qsd4u4jXmUHLgFX7kIEhN8EH8tkyiPSUX3tih7%2fWhMul%2bB2eYEnZfPZDW454fTVNPFcgaV29vIh4eU%2bzDzl45LADnYf1i7KP1Y%3d

Carnet d’un retour en Palestine


Fadwa Qasem

fadwa-1_110 La résolution
Enfin, je visiterai la Palestine. La décision pouvait ressembler à un coup de tête pour les miens et parfois pour moi-même. En vérité, cela fait des lustres que j’y pense, que j’y réfléchis et que j’attends.
fadwa-2_110 Je franchirai ce pont
Nous avons attendu, très longuement attendu. D’autres personnes attendaient aussi: des Arabes, des Palestiniens, des touristes… avec moi qui étais tout cela à la fois. Le car arrivera dans dix minutes, nous a-t-on dit à maintes reprises. Le car est arrivé après 150 minutes.
fadwa-3_110 L’autre bord
La masse humaine affluait lentement, chaque fois que les officiers israéliens nous permettaient de traverser la petite barrière par petits groupes.

Suite de l’article ici

Palestine, 64 ans de solitude


À l’automne de l’année dernière, l’élan du printemps arabe a semblé faire avancer d’un pas la bataille diplomatique palestinienne à l’ONU et redonner, après une longue absence, à la Palestine une présence dans les forums internationaux. Puis vint l’adhésion à l’Unesco pour consacrer ce retour et redonner l’espoir d’une reconnaissance internationale d’un État palestinien. Une nouvelle dynamique semblait naître dans la région, après l’échec des négociations, la poursuite de la colonisation, et la finalisation du mur. Aujourd’hui, un an après le discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, pourquoi la cause palestinienne est-elle retombée dans les oubliettes et pourquoi son leadership est-il en faillite ? Nadia Aissaoui et Ziad Majed pour Mediapart.fr

Bon nombre d’intellectuels et d’activistes palestiniens se désespèrent de la situation de ces dernières années. Les Palestiniens ont toujours été les pionniers dans leur dynamisme et de leur diversité politique, d’opinion et de courants dans un monde arabe gouverné pour l’essentiel par le despotisme et le parti unique et/ou clanique, républiques et monarchies confondues. Ils constituaient avec leurs Intifadas successives (en particulier celle de 1987 contre l’occupation, l’impuissance, le silence et la duplicité internationale) une avant-garde de tous les mouvements populaires arabes.
Et voilà qu’avec les transformations majeures (dues aux révolutions) qui touchent la Tunisie, l’Égypte, la Libye, Bahreïn, le Yémen et la Syrie, avec la progression des contestations au Maroc et en Jordanie, les Palestiniens semblent avoir du mal à emboîter le pas des révolutions et à se rebeller contre leur situation interne en premier et l’occupation israélienne ensuite.
L’Autorité palestinienne a cru compenser cette inertie en livrant une bataille diplomatique dans une période qu’elle jugeait favorable. Mais elle s’est vite ravisée face à la pression américaine, la complexité de la situation et le déchirement national dont elle porte autant que le Hamas la responsabilité.
Aujourd’hui, la situation semble être au plus bas tant au niveau interne qu’externe. Les Palestiniens semblent être dépourvus d’options politiques et de possibilités de réconciliation, et peinent à développer une nouvelle politique étrangère. Quelles sont les raisons de cette impasse ?

MEMENTO pour la PALESTINE de Rudi Barnet


Le génocide nazi n’est pas mon affaire !

lundi 22 octobre 2012 – 05h:54

Rudi Barnet


Le génocide nazi n’est pas mon affaire ! (1) – Les textes de ce « Memento » n’ont pas la prétention d’être exhaustifs sur la dramatique histoire du peuple palestinien. Ils sont seulement le résultat des recherches d’un citoyen lambda qui veut « comprendre ».

L’objectif essentiel est de fournir un « aide-mémoire » à celles et ceux qui, comme moi, sont opposés à toute forme d’embrigadement et qui placent l’être humain au-dessus de toute religion et idéologie !
Sauf oubli, on pourra trouver les références de chaque citation ou information. Ainsi le lecteur pourra en vérifier la provenance et compléter ses connaissances.
En espérant que ces informations permettront aux citoyens indifférents ou aveuglés par la propagande sioniste, d’être moins crédules et d’avoir une approche plus objective et plus humaine de cette tragédie.

Ce « Mémento » est dédié à Yvonne Sterk (Rafiqua Yvon), infatigable militante de la justice et de la paix et grande voix de la résistance palestinienne, qui nous a quittés en 2012. (2)

Qui parle à qui ?

Enfant, les témoignages et les informations sur la “solution finale“ m’épouvantaient.

Adolescent, j’ai vu les terribles images de « Nuit et Brouillard » de Resnais et le visage d’Irena Sendlerowa, la résistante polonaise qui sauva plus de 2500 enfants du ghetto de Varsovie… Elles sont restées gravées en moi.

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Raoul Wallenberg, ce jeune diplomate suédois qui sauva tant de vies juives en Hongrie et Marek Edelman, le héros du ghetto de Varsovie, font également partie de mon « petit panthéon » personnel. Et c’est, chaque fois, la gorge serrée que j’entre dans ce quartier du ghetto de Venise qui a donné son nom à tous les ghettos du monde.

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Entrée du ghetto de Venise

Comme tous les racismes, l’idéologie qui a généré l’horreur nazie doit être combattue sans relâche et les lieux de mémoire doivent être préservés pour témoigner de cette face nauséabonde de l’être humain.

Il n’y aura jamais assez de publications, de films, de manifestations pour dénoncer et informer sur ce déshonneur de l’humanité et la Justice doit être intransigeante envers tout acte ou parole agressant nos concitoyens pour la couleur de leur peau, leur religion ou leur culture.

A quelle nation, à quel peuple appartenez-vous ?

La solidarité inconditionnelle à l’État d’Israël de certains citoyens de mon pays, qu’ils soient ou non de religion ou de culture hébraïque, et leur allégeance à ce régime – Nous et notre pays Israël… Notre ambassadrice… Notre hymne national “Hativah“ !…comme on peut l’entendre en permanence sur “Radio Judaica“ (3) -m’a toujours troublé et intrigué.

Ils semblent vivre dans un monde différent de leurs concitoyens … Comme en exil !

Se rendent-ils compte que la primauté qu’ils donnent à un État étranger, alors qu’ils appartiennent à notre pays, a quelque chose de… schizophrénique ? (4)

N’ont-ils pas conscience que l’horrible entreprise d’extermination hitlérienne ne concerne pas l’État d’Israël, mais tous les citoyens du monde, qu’ils soient de religion hébraïque ou non ?

Ne voient-ils pas la perversité des dirigeants israéliens et des fanatiques sionistes qui entretiennent cette confusion et l’utilisent en permanence pour justifier leurs exactions envers le peuple palestinien ?

Ce qu’on peut lire ou entendre dans les médias européens de culture juive est, la plupart du temps, sans relation avec la vie de la communauté israélite locale.

Au lieu d’informer les citoyens sur des sujets sociaux, politiques ou culturels, de débattre des problématiques d’actualité de leur ville ou de leur pays, la plupart de ces médias consacrent un maximum d’espace et de temps à Israël (faits divers, vie politique… même le bulletin météo) et à relayer la propagande du régime sioniste.

… Tout en accusant les pacifistes locaux d’importer le « conflit ».

Ce ne sont, bien souvent, que critiques acerbes des organisations internationales (ONU, Cour internationale de justice, Unesco…), rejets virulents de toute critique d’Israël, discours condescendants envers les autres communautés religieuses (surtout musulmanes), propos injurieux sur les Palestiniens (5), etc.

C’en est au point que, dans certains pays, ceux qu’on appelle les « sayanim » en hébreu (bénévoles, aides, assistants…) collaborent directement avec le Mossad (6) en lui communiquant des informations sur des concitoyens, en participant aux campagnes de propagande… jusqu’à, parfois, faire de l’espionnage. (7)

Comment ces gens parviennent-ils à concilier cette soumission à un État étranger avec le respect dû à leur pays ?

Un conte pour endormir les enfants

A l’école de mon village, notre instituteur nous vantait les mérites de “ces courageux colons qui allaient faire fleurir un désert“ et nous racontait avec enthousiasme l’épopée de ces valeureux pionniers.

Le monde sortait alors d’une guerre terrible, la communauté juive avait connu une tragédie effrayante et le petit écolier que j’étais se réjouissait de ce « happy end », de ce départ vers un avenir prometteur.

Longtemps, les enfants de ma génération ont cru à cette fable. Tout comme, sans doute, les jeunes juifs socialistes, idéalistes qui, de bonne foi, sont partis d’Europe pour créer les premiers kibboutzim.

On sait maintenant que le slogan « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » n’était qu’une tromperie sordide ! Loin d’être un désert, il y avait là-bas des centaines de villes et villages, des cultures prospères, des jardins, des êtres humains de religions diverses.

… Un peuple de plus d’un million d’humains vivait sur cette terre et la cultivait ! (8)

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Le temps a passé et, peu à peu, la réalité s’est dévoilée.

On sait maintenant que l’État d’Israël est le résultat d’une colonisation violente qui a débuté bien avant la guerre de 1940/45…. Et qu’elle n’a que très peu de lien avec la terrible « solution finale » nazie !

On sait aussi, depuis l’ouverture d’une partie importante des archives israéliennes, que la création de l’État d’Israël a été réalisée en commettant un véritable crime contre l’humanité : une nettoyage ethnique !

Ce « Plan D » élaboré par Ben Gourion et froidement exécuté par les milices sionistes visait à « désarabiser » (sic) le pays en tuant les opposants, en expulsant les populations et en rasant villes et villages.

Il fut méticuleusement mis en œuvre dès 1947, près d’un an avant la proclamation de l’État.

L’objectif de créer un Israël ethniquement « pur » n’a pas vraiment été atteint puisque « seulement » 750 à 800.000 palestiniens furent expulsés, quelques milliers de civils exécutés et 531 villages rasés.

Et qu’il reste encore des Palestiniens sur cette terre.

Il a fallu de nombreuses années pour que, peu à peu, les détails de cette ignominie soient accessibles au public ! (9)

Même les historiens sionistes reconnaissent aujourd’hui l’existence de ce plan… En minimisant son importance et les conséquences de son contenu, évidemment !

De la bonne utilisation de la « Shoah »

Aujourd’hui on sait… Pour autant qu’on veuille savoir !

On sait qu’à partir de 1882 et jusqu’en 1939, environ 460 000 colons (principalement d’Europe centrale et orientale) sont arrivés par vagues successives !

En 1891 ( !) l’essayiste hébreu Ahad Ha’Am commentait ainsi sa visite en Palestine : « À l’étranger nous sommes habitués à croire qu’Israël est presque vide ; que rien n’y pousse et que celui qui veut acheter de la terre peut aller là-bas acheter les terres qu’il désire. En réalité, la situation n’est pas ainsi. Dans ce pays, il est difficile de trouver une terre cultivable qui ne soit déjà cultivée ». (10)

De 1939 à 1946, 150 000 nouveaux colons débarquèrent.

Seule une petite partie d’entre eux étaient des martyrs des camps nazis. (11)

Ce n’est que bien plus tard qu’à l’instar du journaliste israélien Boas Evron, nous avons réalisé que « La conscience de l’holocauste était en réalité un instrument d’endoctrinement de la propagande officielle, un ramassis de slogans, une vision du monde faussée dont le vrai but n’était nullement la compréhension du passé, mais bien la manipulation du présent » (12)

Un Tribunal de Nuremberg pour…

Les colons sionistes des années 30, qualifiés de terroristes par l’occupant anglais, ne se préoccupaient guère de ce qui se passait en Europe !

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Simon Wiesenthal

En décembre 1942, David Ben Gourion (David Grün de son nom originel, émigra de Pologne en 1906), futur fondateur de l’Etat d’Israël, ayant été informé de la mise en œuvre de la “solution finale“ par les Nazis, se montra pour le moins indifférent (voir la citation/titre).

Il est aussi l’auteur de cette affirmation cynique (1938) : « Si je savais qu’il était possible de sauver tous les enfants Juifs d’Allemagne par leur transfert en l’Angleterre et seulement la moitié d’entre eux en les transférant vers Eretz-Israël, je choisirais celui-ci, parce que nous sommes confrontés non seulement à la comptabilisation de ces enfants mais aussi avec la comptabilité historique du peuple juif. » (13)

Ce mépris pour les martyrs de l’Holocauste a été violemment stigmatisé par Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de criminels nazis, au Congrès sioniste de 1946 : “Cela ne nous aurait pas fait de mal d’organiser notre propre procès de Nuremberg contre tous ceux(les dirigeants sionistes) qui n’avaient pas accompli leur devoir envers nous, nos familles et le peuple juif ». (14)

Ce procès réclamé par Wiesenthal n’a évidemment jamais eu lieu !

Il aurait notamment amené à rendre publics quelques aspects très peu glorieux du mouvement sioniste… Comme sa coopération avec le régime hitlérien !

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Militants du Betar de Jabotinsky (15) à Berlin en 1936 (16)

Itzhak Shamir, collabo du régime nazi

La complicité avec le régime nazi débuta dès l’avènement du “führer“ en 1933 avec le “Haavara Agreement“ entre l’Agence Juive (17) et les autorités allemandes pour l’exportation de capitaux, de produits manufacturés et le transfert d’émigrants.

On estime que 40 à 60 000 juifs allemands ont pu bénéficier de cet accord et que les transactions auraient portés sur 14.000.000 £ de l’époque !

Cet accord entre l’Agence Juive et le régime nazi perdura jusqu’en 1942 ! (18)

Le procès revendiqué par Wiesenthal aurait aussi permis d’en apprendre plus sur le projet d’alliance militaire du « Groupe Stern » d’Itzhak Shamir (19) avec le régime hitlérien.

Cette proposition de 1941 – Il y avait alors déjà huit ans que Dachau, le premier camp de concentration, était en « activité » – valu à Shamir d’être arrêté et emprisonné par les Britanniques pour « terrorisme et collaboration avec l’ennemi nazi ». (20)

Natif de Biélorussie (son nom d’origine : Yezernistky) Shamir est arrivé en Israël en 1935.

Mis à part les quelques mois qu’il passa dans une prison de l’occupant britannique, son palmarès d’exploits terroristes, de 1937 à 48, fut « remarquable » : attentats contre les civils palestiniens, assassinats divers dont celui de Folke Bernadotte, le médiateur de l’ONU, etc.

Il intégra ensuite le Mossad (21) et en fut un des patrons pendant une dizaine d’années.

Plus tard, il devint premier ministre !

Ce sulfureux personnage qui disait en 1988 que « Les Palestiniens seront écrasés comme des sauterelles… Leurs têtes éclatées contre les rochers et les murs ! » (22) a été enterré cette année 2012, dans le « carré des héros de la nation » et a reçu les hommages obséquieux de nombreux chefs d’État occidentaux, dont François Hollande, Président de la France !

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Fiche de recherche de la police britannique concernant Shamir

Ce que nous racontait notre instituteur était donc “bidon“ !

C’est donc aussi une ignominie d’instrumentaliser les monstruosités nazies pour justifier l’invasion de la Palestine. Ce n’est pas au peuple qui vit sur cette terre à payer pour les crimes de l’Allemagne nazie, ni pour les nôtres !

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Rapport allemand sur les propositions britannique concernant Itzhak Shamir de collaboration du Groupe Stern (23)

Il est d’ailleurs paradoxal, choquant même, de constater que des rescapés du nazisme ou leurs descendants, ne soutiennent pas aujourd’hui des êtres humains qui subissent l’oppression.

Quelle est cette aberrante mécanique mentale qui conduit à l’indifférence face au malheur d’innocents ?

Un mufti bien utile…

A l’école du village, on nous racontait aussi que « les Arabes qui vivent en Israël s’étaient alliés aux nazis et qu’il fallait les écraser, que Al-Husseini, le mufti de Jérusalem était leur leader, qu’il avait collaboré avec Hitler et appelé les Palestiniens à se joindre aux forces de l’Axe ».

Nous ignorions alors – certains l’ignorent d’ailleurs toujours, ou feignent de l’ignorer – que cet Amin Al-Husseini avait quitté la Palestine en 1937 (Liban, Irak… et en Allemagne depuis 1941), qu’il était largement discrédité dans le monde arabe… et que son influence sur la population de son pays était plus que limitée.

Preuve en est le faible résultat de ses exhortations auprès des nations arabes et de ses compatriotes : seuls 6 300 volontaires de divers pays arabes (Egypte, Arabie, Liban, Turquie…et Palestine) rejoignirent les organisations militaires nazies, tandis qu’ils furent 259 000, dont 9 000 Palestiniens, à rejoindre les forces alliées ! (24)

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Al-Husseini et les SS Croates musulmans de la 13ème Division en 1943

Que cet Al-Husseini ait été un personnage exécrable est incontestable – ce n’était visiblement pas l’avis du gouvernement français qui l’hébergea et le protégea en 1945 – mais de là à en faire le “chef“ des Palestiniens…

Et lui consacrer plus de place au mémorial de Yad Vashem qu’à des Himmler ou Goebbels – l’espace qui lui est consacré dans “Encyclopedia of the Holocaust“ est seulement dépassé par celui concernant Hitler lui-même – serait risible si ce n’était clairement une manipulation visant à présenter les Palestiniens comme coresponsables du génocide hitlérien. (25)

L’ironie morbide de l’Histoire veut que ce mémorial Yad Vashem a été construit sur les terres et les ruines du village martyr de Ein Kerem… et en face de ce qui fut Deir Yassin. (26)

Deir Yassin, cet Oradour palestinien où, comme prévu dans le sinistre plan de nettoyage ethnique, se déroula un des pires massacres de civils perpétrés en 1948 par les milices sionistes.

Il est fort probable que les guides du mémorial préfèrent escamoter cette information depuis le licenciement d’un des leurs : il avait osé en parler à des visiteurs. (27)

… Des nazis bien utiles aussi

Il est troublant de constater qu’aucun “Tribunal de Nuremberg ou de La Haye“ n’ait jugé certains complices objectifs des massacres nazis, notamment les membres des gouvernements anglais, étatsunien et canadien qui “savaient“ dès 1942, qui connaissaient la mise en œuvre de la “solution finale“ et qui ont cyniquement laissé faire.

Après 1945, les “Alliés“ ont été plus que laxistes avec les criminels de guerre allemands, notamment les USA – mais la politique de l’URSS était similaire – qui ont accueilli et protégé de nombreux nazis, dont quatre à cinq mille membres du réseau du général hitlérien Reinhard Gehlen, devenus de bons citoyens américains et “recyclés“ dans la CIA ! (28)

… Quand ce n’est pas le tapis rouge qui est déroulé pour les accueillir, comme pour l’ingénieur nazi Werhner von Braun (29) et son équipe, responsable des V2 qui firent tant de morts….

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Aux USA, il fit carrière comme directeur du centre de vol spatial de la NASA et termina ses jours comme citoyen étatsunien couvert d’honneurs (On créa même un « Werhner von Braun Day ») !

… Au même moment les USA fermaient leur frontière à de nombreux juifs qui fuyaient l’horreur !

Pourquoi fait-on silence sur ces crimes ? Pourquoi n’ont-ils jamais été jugés ?

Témoignage personnel…

C’est avec stupeur et colère que j’ai appris de la bouche même d’un ex beau-frère qu’il coulait des jours tranquilles à Tel-Aviv (il y est mort depuis) avec sa fille et ses petits-enfants.

Cet homme était un SS belge de la “Légion Wallonie“. Il avait combattu sur le front de l’Est et prétendait avoir participé à la bataille de Stalingrad. (30)

Après la guerre, il avait été emprisonné et déchu à vie de ses droits civils.

La dernière fois que je l’ai rencontré, j’ai pu vérifier que son idéologie n’avait pas changé, son antisémitisme s’était simplement mué en haine des « Arabes ».

D’où sa stupéfaction quand je lui appris que les Palestiniens étaient des Sémites. (31)

Selon ses dires, il se réunissait parfois avec quelques-uns de ses anciens “camarades“, devenus comme lui citoyens d’Israël.

Cette situation ne semble guère gêner le gouvernement israélien. Il est vrai que des leaders de l’extrême droite européenne sont régulièrement accueillis par les Lieberman et consorts.

… Et premières questions

Quand, fin 2008, l’armée israélienne a fait pleuvoir la mort sur Gaza durant 22 jours – tuant 1387 personnes, dont 257 enfants, et faisant 5.500 blessés, sans oublier les milliers de bâtiments détruits – les discussions n’ont pas manqué avec des amis qui, mal informés par les « médias officiels », qualifiaient encore d’autodéfense ce que d’autres considéraient comme un crime.

Les interrogations étaient multiples :

Par quel mécanisme schizophrénique une grande partie des juifs « extérieurs », notamment d’Europe, peuvent-ils s’identifier à un tel État ?

Imagine-t-on les catholiques en faire de même avec le Vatican ?… Les musulmans avec l’Arabie Saoudite ?…

Quelle logique aberrante amène des conquérants brutaux à se prendre pour les défenseurs de la démocratie, alors que leurs agissements sont universellement qualifiés de crimes contre l’humanité ?

Par quelle construction démente certains en sont-ils arrivés à être persuadés que ce sont les Palestiniens qui veulent occuper leurs terres et qu’ils ne font que se défendre contre eux ?

D’où vient que la population israélienne se voile ainsi la face et se fasse la complice d’un régime qui traite le peuple palestinien comme de nouveaux “Untermenschen“ ?

Comment font certains de mes compatriotes pour nier l’évidence, pour minimiser les actes d’un régime qui a toutes les caractéristiques d’un État voyou et pour déclarer antisémite tout opposant à ce régime criminel ?

Qu’est-ce qui les empêche de voir la folie des Lieberman (32) et consorts ?

Bref état des lieux

Avec la myriade de villages militairement isolés les uns des autres, la Cisjordanie, où vit la majorité du peuple palestinien, ressemble indéniablement aux “réserves indiennes“ des États-Unis.

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L’ensemble de ce territoire est sous le contrôle de l’armée israélienne qui fait régulièrement des incursions dans la maigre zone A (4% du territoire !) qui est, en principe, sous le contrôle de l’Autorité palestinienne.

La zone B, dite mixte, est en réalité totalement contrôlée par Israël.

Sachant que l’Autorité palestinienne n’a aucun pouvoir sur la zone C, il suffit de regarder la carte pour se rendre compte que Abbas et le Fatah ne contrôlent plus rien, excepté ce qu’Israël décide de lui déléguer, momentanément !

Seul Gaza peut encore être considéré comme territoire sous autorité palestinienne.

Objectivement parlant, c’est devenu le “plus grand camp de concentration à ciel ouvert du monde“ (33) avec ses 1,6 million de personnes enfermées dans un espace de 360 km2… 7 fois moins que le Luxembourg !

Selon l’ONU, cette population passera à 2,1 millions en 2020 ce qui portera la densité à 5.800 habitants au km2.

En août 2012, des responsables de l’ONU ont averti (34) : si des mesures ne sont pas prises contre le blocus qui continue à leur être imposé, les conditions de vie des habitants de la bande de Gaza vont s’aggraver d’ici 2020.

En Cisjordanie, Israël poursuit chaque jour le vol de l’eau, les destructions de maisons et les expulsions pour l’installation de colonies. A Jérusalem-Est, le régime développe la judaïsation en chassant les habitants, sous l’œil complice des États-Unis et des pays de l’Union européenne.

Une des techniques utilisées pour s’accaparer les terres est de décréter que tel champ ou telle oliveraie devient zone militaire.

Une fois les occupants expulsés, l’armée décide que ce n’est plus une zone militaire… Et la cède aux colons !

Il faut y ajouter ce honteux mur (760 km prévus) qui empiète un peu plus sur les terres palestiniennes. Quand il sera achevé, 9,5 % de la Cisjordanie sera côté israélien ! (35) et privera les habitants de leurs récoltes, d’accès à leurs puits, à leur famille.

Dans certains cas – Al Walaja (36) avec ses 2000 habitants est l’exemple le plus connu – le village est carrément enfermé par cette muraille.

(JPG)

Al Walaja, Village/Prison – http://rexistance.blogspot.com

En 2004, Israël a été condamné par la Cour de Justice Internationale de La Haye.

Elle a exigé la destruction du mur ainsi que le démantèlement des colonies installées au delà de la Ligne Verte de 1967… Israël a répondu par le mépris en continuant à ériger la barrière et en accélérant la colonisation en Cisjordanie !

Il est vrai que, comme le proclamait Sharon : « Israël a le droit de mettre les autres en procès, mais certainement personne n’a le droit de juger le peuple juif et l’État d’Israël » (37)

Qui peut d’ailleurs encore croire un seul instant que cette muraille a comme objectif d’empêcher les attentats terroristes quand on sait qu’elle est loin d’être hermétique : chaque jour, environ 15.000 ouvriers palestiniens la franchissent clandestinement pour se faire exploiter comme travailleurs « illégaux“… et sous-payés, évidemment.

Le sionisme est une idéologie que Albert Einstein, Hanna Arendt et de nombreuses personnalités juives considéraient comme fasciste. (38)

On peut donc être de religion ou de culture juive et fasciste.

Comme on peut être chrétien, musulman, laïc…

Le nettoyage ethnique n’a pas cessé depuis 1947… Seulement la méthode !

À suivre « Memento (2) – Les Palestiniens sont des bêtes qui marchent sur deux pattes »

Notes :

1) Ben Gourion en 1942 ! (« Righteous Victims » de Benny Morris, ‪ »Knopf Doubleday Publishing Group‬ », 2001‬ p. 162-163)‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬

2) « La première fedayine européenne » (Lucas Catherine dans « De Wereld Morgen » du 29/7/2012)

3) Radio du CCOJB, mouvement sioniste belge de droite, équivalent au CRIF français

4)Psychose délirante chronique caractérisée par une discordance de la pensée, de la vie émotionnelle et du rapport au monde.

5) Simple exemple de cette « littérature »(parmi les dizaines de textes diffusés sur les sites sionistes) : « Il faudra utiliser dorénavant, avec ces bêtes sauvages, la méthode « safari » : Une première équipe arrive sur place avec des fusils équipés de flèches porteuses d’une dose de produit anesthésiant, … et tire jusqu’à ce que le troupeau hostile soit neutralisé. Une deuxième équipe assure un périmètre de sécurité pour dissuader les autres bêtes sauvages d’approcher, la troisième équipe, des vétérinaires, traite les « animaux » au sol afin d’assurer à terme leur « remise sur pattes » ! (Gérard Pierre sur « JSSNews »du18/5/2012)

6) Organisation comparable à la CIA, responsable de multiples assassinats, enlèvements, attentats, empoisonnements, etc. – Lire : Claire Hoy et Victor Ostrovsky, « Mossad, un agent des services secrets israéliens parle » (Presses de la Cité, 1990)

7) Jacob Cohen « Le Printemps des Sayanim » (Editions l’Harmattan », 2010) et « Info-Palestine » du 4/9/2012

8) 752 048 personnes selon un recensement anglais de 1922 et de plus d’un million en 1944 selon le « Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs »

9) « Le Nettoyage Ethnique de la Palestine » de Ilan Pappe (Fayard, 2006)

10) « Emet me-Erez Yisrael » (La vérité d’Erez Israël) de Ahad Ha-am (Asher Hirsch Ginsberg)

11) Edwin Black, « L’Accord de Transfert : L’histoire non-dite du pacte secret entre le Troisième Reich et la Palestine Juive » (New York : Macmillan Publishing Co. Londres : Collier Macmillan Publishers, 1984)

12) « Holocaust : The uses of Disaster » de Boas Evron, Journaliste et écrivain israélien (Radical América 1983)

13) « Victimes, Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste » de Benny Morris (EditionsComplexe, 2003)

14) “Simon Wiesenthal, l’homme qui refusait d’oublier“ de Tom Segev (Liana Levi)

15) Né en Ukraine, fondateur du Bétar et de la Légion Juive, principal instigateur politique de l’Irgoun, l’armée clandestine sioniste, responsable d’attentats contre l’occupant britannique et d’assassinats de civils palestiniens

16) Mouvement de jeunesse para-militaire juif radical, sioniste d’extrême droite

17) Créée en 1929, c’est le gouvernement de fait de la population juive palestinienne

18) Encyclopeadia Judaica 2008

19) Ce groupe (appelé aussi « Lehi ») était clairement d’extrême droite. Il prône un État israélien basé sur les principes du fascisme italien (lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Lehi)

20) Nathan Yalin-Mor, “Histoire du Groupe Stern“ (Presses de la Renaissance,1978) et Charles Enderlin, “Shamir“ (éditions Olivier Orban, 1991)

21) Services secrets d’Israël (comparable à la CIA)

22) Discours aux colons juifs (New York Times du 1/4/1988)

23 Traduction sur « en.wikipedia.org/wiki/File :SternGang-Doc-Nazi-Collaboration »

24) “Les Arabes et la Shoah“ de Gilbert Achcar, professeur à l’Université de Londres (Actes Sud 2009)

25) Le grand Mufti, les Palestiniens et les nazis (Dominique Vidal, Monde Diplomatique de Décembre 2009)

26) Ziyad Clot “Il n’y aura pas d’Etat palestinien“ (Max Milo Editions)

27) « Haaretz » du 23/4/2009

28) Frank Garbely et Jean-Michel Meurice « Le système Octogon » (Maha Productions 2008)

29) Pierre Durand « Du nouveau sur le passé nazi de Wernher von Braun » (L’Humanité » du 3/2/1997) et « La Libération (26) : Dora, enterré deux fois » de Morice (« Agoravox » du 23/6/2011)

30) Un détracteur sioniste m’a appris que la « Légion Wallonie » n’a jamais été à Stalingrad… ce rexiste était donc un vantard !

31) Parlant une langue sémitique (arabe, araméen, hébreu…) et originaire du Proche-Orient

32) Originaire de Moldavie, a émigré en Israël en 1978

33) Selon le dictionnaire : lieu fermé de grande taille créé pour regrouper et détenir une population considérée comme ennemie

34) « Le Parisien » du 27/8/2012

35) Laurent Zecchini dans son article « Prières contre le mur de Crémisan » (Le Monde du 19-20 août)

36) Voir le reportage « La bataille d’Al Walaja » (www.france24.com/fr/20100723)

37) A la BBC le 25/3/2001

38) Lire la lettre des 29 peronnalités juives au « New York Times » du 4 décembre 1948

(JPG)

Du même auteur :

-  Un nettoyage ethnique entamé en 1948 et qui n’a jamais cessé ! – 3 octobre 2012
-  Tout va bien ! – 9 février 2012
-  La Dernière Colonie de Peuplement – 2 décembre 2011
-  Pour garder mémoire 5/5 – 22 août 2011
-  Pour garder mémoire 4/5 – 18 août 2011
-  Pour garder mémoire 3/5 – 14 août 2011
-  Pour garder mémoire ! 2/5 – 12 août 2011
-  Pour garder mémoire ! 1/5 – 9 août 2011
-  Comment écrire un article sur la « réalité » israélo-palestinienne – 17 juin 2011

Octobre 2012 – Transmis par l’auteur

source

Rappel : c’est ce soir


“Cinq Caméras brisées” contre le mur du silence en Palestine
Le paysan palestinien Emad Burnat a filmé cinq ans durant le harcèlement des soldats israéliens sur son village de Cisjordanie. Et la rage grandissante des habitants.
Un document multi-primé proposé
le mardi 9 octobre 2012, à 20h35, sur France 5.

Michel Khleifi sur liste noire ? rev.


Horaire Actor’s studio

Zindeeq
Mercredi 10/10 VO st Fr 19:00
Jeudi 11/10 VO st Fr 19:00
Vendredi 12/10 VO st Fr 19:00

Nicolas Crousse
Vendredi 5 Octobre 2012, 17h49 | mise à jour Vendredi 5 Octobre 2012, 23h5

Le réalisateur de Noce en Galilée se dit black-listé. L’étrange silence qui entoure la sortie de son dernier film, Zindeeq, en témoignerait-il ? Pour le Palestinien de Bruxelles, qui enseigne à l’INSAS, poser la question c’est y répondre.

  • ©AFP

Depuis mercredi, on peut découvrir le nouveau film de Michel Khleifi, Zindeeq. L’auteur palestinien de Noce en Galilée, jadis courtisé par Hollywood, signe un bien joli film, qui plante son décor dans sa ville natale de Nazareth. Le problème, c’est que pratiquement personne n’en parle. Que la vision de presse, organisée il est vrai sur le tard, n’a déplacé qu’une fort maigre poignée de journalistes. Qu’aucune interview ne fut demandée au cinéaste – à part Le Soir. Que le film, tourné en 2009 et présenté peu après aux Etats-Unis, a mis un temps fou à atterrir sur nos écrans. Qu’il n’est en vérité visible qu’au seul Actor’s studio, au centre de Bruxelles, à raison d’une seule séance par jour. Et qu’en somme, la sortie du film de ce cinéaste qui fait partie depuis longtemps du paysage cinématographique belge (il vit ici, et enseigne à l’INSAS) ressemble à une petite catastrophe.

Un incroyable gâchis… d’autant que le film de Khleifi, qui suit le retour à Nazareth d’un Dom Juan cherchant à comprendre les origines du conflit israélo-palestinin, est assez convaincant. Alors quoi ? Qu’est-ce qui coince ? Qu’est-ce qui explique ce ratage quasi complet ?

Nous passons près de deux heures avec Michel Khleifi, mardi passé, à deux pas de la rédaction. Son sentiment, face au silence radio qui entoure son film ? « J’ai dans le milieu la réputation d’être pro-palestinien. Et on me le fait chèrement payer, depuis le film que j’ai réalisé en 2003 avec un cinéaste israélien (Eyan Sivan). » Route 181, le nom du documentaire qui fait alors controverse, est en avril 2004 violemment attaqué par Claude Lanzmann, le réalisateur de Shoah, qui demande qu’il soit retiré de la programmation du festival parisien Cinéma du réel, à Beaubourg. D’autres artistes, tels que Sollers, BHL ou Arnaud Desplechin, se rangent derrière la colère de Lanzmann, à laquelle Jean-Luc Godard, Todorov, Maspero ou Banks réagissent tout aussi virulemment, en signant une contre-pétition.

L’objet de la controverse ? Le documentaire revenait sur le plan de partage de la Palestine, décidé en 1947 par la résolution 181 de l’ONU, en s’appuyant sur des témoignages d’Israéliens et de Palestiniens. Sujet inlassablement sensible. « On a accusé le film de jeter de l’huile sur le feu, explique Khleifi. Tout cela parce que nous revenions sur la carte de 1947. Cela a laissé un très grand traumatisme dans la société palestinienne. Avec une question demeurée irrésolue : que faire avec cette mémoire en forme de blessure ? »

La controverse de 2004 aurait-elle laissé des traces ? Khleifi en est convaincu. « C’est bien simple : depuis, je suis sur liste noire. Les portes se sont fermées. Je ne trouve plus d’argent… même à Arte. Et même les distributeurs qui hier encore étaient amis me tournent le dos. » Reste la CNC, petit distributeur indépendant installé à Schaerbeek, qui a eu le courage mais surtout l’intelligence de sortir Zindeeq : un film paradoxalement moins politique qu’existentiel, qui s’inscrit dans la tradition des films d’errance d’Antonioni, le maître du cinéma italien.

Dans Zindeeq, Khleifi aborde une nouvelle fois la question des origines. Et revient sur l’héritage de 1948, au regard de la transformation de la société palestinienne d’aujourd’hui. « Ce que je regrette, dit-il en guise de conclusion, c’est que mon film, réalisé en 2009, a annoncé d’une certaine façon beaucoup d’événements d’aujourd’hui, tels que la dislocation de la société arabe, le poids du passé, la difficulté de se réinventer… et qu’on en n’aura finalement pas parlé. » Un sacré gâchis, décidément.

source

“Cinq Caméras brisées” contre le mur du silence en Palestine


vendredi 5 octobre 2012, par La Rédaction

(Emad Burnat, coréalisateur de Cinq caméras Brisées, une histoire palestinienne. © Alégria)

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Le paysan palestinien Emad Burnat a filmé cinq ans durant le harcèlement des soldats israéliens sur son village de Cisjordanie. Et la rage grandissante des habitants.
Un document multi-primé proposé le mardi 9 octobre 2012,
à 20h35, sur France 5.

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Si le Palestinien Emad Burnat est aujourd’hui loin de sa terre, c’est pour mieux la protéger. Voilà des mois que le fellah (paysan) de Cisjordanie, coréalisateur avec l’Isra­élien Guy Davidi de Cinq Caméras brisées, une histoire palestinienne, arpente le monde avec son film, raflant succès critiques et prix émérites dans les principaux festivals documentaires. Pas moins de seize récompenses glanées des Etats-Unis à Amsterdam, en passant par Paris, l’Afrique du Sud ou l’Arménie, pour ce documentaire co­financé par France 5 !

La légende colporte que l’histoire du film débute un jour de 2005 quand des géomètres s’invitent dans les oliveraies du petit village de Bil’in. Un bornage du terrain préalable à la construction d’un mur, censé garantir la sécurité de la colonie juive voisine et prévenir l’infiltration de terroristes, amputant les habitants palestiniens de la moitié de leurs terres. Quelque temps plus tard, de gigantesques pelleteuses investissent les collines, déracinant à coups de mâchoires les arbres séculaires. Tandis que les villageois s’interposent, Emad s’empare de sa caméra, offerte par un ami pour la naissance de son quatrième fils, Gibreel. « Dès le début du mouvement, Emad a cherché comment y contribuer, se souvient Guy. Les habitants de Bil’in lui ont demandé de filmer la réalité de leur quotidien, le harcèlement de tous les instants, la violence des soldats contre leur protestation pacifique, la “fabrication” de la rage. Il a compris l’intérêt de tourner ce qui se passait quand les journalistes n’étaient plus là. »

Car très vite, la résistance est mé­diatisée. La presse afflue. Les images d’Emad, qui vend quelques séquences aux télés, à Reuters, lui permettent à la fois de faire connaître leur combat, et de gagner quelques sous. Depuis 2000, et le durcissement de la politique de bouclage des territoires occupés, Israël a fermé son marché du travail aux Palestiniens. Comme nombre d’entre eux, Emad vit donc de petits boulots et du fruit de ses vergers. Mais au-delà de la mince aubaine financière, Emad filme « pour le futur car, un jour, la lutte pour garder la terre sera achevée et il faut garder une trace des actions menées dans ce but. » Qui plus est, la présence de la caméra le protège, lui et ceux qu’ils filment. « Elle a parfois été une alliée, empêchant les soldats de recourir à la violence. »

Quatre ans de tournage et quatre caméras brisées plus tard (1), en 2009, Emad a accumulé des centaines d’heu­res de rushs. « Je pense qu’il avait envie de construire un film sans trop savoir comment s’y prendre », raconte Guy. Emad se tourne alors vers lui. Membre actif dans la lutte contre le mur, familier du village où il a séjourné pendant trois mois pour un autre film, c’est un vidéaste professionnel capable de l’épauler dans son projet.

« Emad souhaitait le centrer autour d’Abeed et Phil, ses deux meilleurs amis. L’un venait d’être arrêté, l’autre tué. Moi, je ne voulais pas d’un film sur la mort. Je me méfie beaucoup de l’héroïsation des martyrs, courante dans nos sociétés. J’ai pensé à mettre Emad au cœur du film, à dépeindre le lien entre lui et son fils Gibreel, entre lui et son père. De raconter l’histoire du conflit à travers sa voix, d’entremêler le personnel et le social. Mais montrer ses peurs, sa famille… ce n’est pas évident dans la société palestinienne. » Deux années durant, il incite Emad à tourner des images plus intimes, pour lier les deux histoires, parti pris de la narration. Il peaufine le commentaire sobre, lu d’une voix distanciée et monocorde par Emad.

Par sa chronique à la première personne, de New York à Dublin, Emad a protégé sa terre, et ses souffrances, de l’oubli. Après l’Allemagne, il est en Suisse. Pour raconter encore, et encore…

(05 Octobre 2012 – Marie Cailletet, Télérama)

(1) La 5e caméra a duré de l’hiver 2009 au printemps 2010, quand elle fut atteinte par un tir de M16.

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Courage, le nettoyage ethnique sera bientôt terminé!


anniebannie: les renvois aux notes en bas de page ne fonctionnent pas

Rudi Barnet

Nettoyage ethnique? Plan Daleth [1]? Vous délirez!

Comme pour tout crime, les commanditaires, les exécuteurs de ce plan « D » et les propagandistes de service ont d’abord tenté de nier son existence.

Mais depuis que certaines archives ont été rendues publiques et que les preuves se sont accumulées, ils cherchent à minimiser son importance en affirmant que ce n’était qu’un simple plan d’opérations militaires dans le contexte de la guerre ou à essayer de décrédibiliser ceux et celles qui ont découvert et révélé les faits.

C’est ainsi que l’historiographie officielle israélienne et ses officines de propagande cherchent à faire accroire que la destruction, il y a 65 ans, de quelques 530 villages, la fuite de près de  800.000 habitants et les milliers de morts palestiniens étaient simplement les conséquences malheureuses de la guerre… Et que la très grande majorité des « réfugiés » était partie de son plein gré!

Affirmer cela est mensonger ert injurieux pour la vérité historique et pour les innombrables témoignages recueillis par d’éminents historiens comme Avi Shlaïm,[2]Walid Khalidi, [3]Ilan Pappe [4] Elias Sanbar [5]ou Nur Masalha.[6]

L’analyse des archives israéliennes disponibles a permis à ces historiens de vérifier la triste réalité : un nettoyage ethnique a bien débuté durant ces années-là.

Même Benny Morris, [7]l’historien sioniste (!) qui fut le premier à parler de l’existence de ce plan D reconnaissait qu’il y avait bien eu « nettoyage ethnique », tout en amenuisant son importance et le justifiant : « Il y a des circonstances dans l’histoire qui justifient le nettoyage ethnique. Je sais que ce terme est complètement négatif dans le discours du 21ème siècle, mais quand le choix est entre le nettoyage ethnique et le génocide – l’annihilation de votre population – je préfère le nettoyage ethnique (…)Un Etat juif n’aurait pas pu être créé sans déraciner 700.000 Palestiniens. Par conséquent il était nécessaire de les déraciner. Il n’y avait pas d’autre choix que d’expulser cette population. « [8]

Yoav Gelber [9], historien sioniste d’extrême-droite et partisan de l’expulsion totale des Palestiniens, affirme de son côté que ce n’est qu’un plan élaboré pour répondre aux attaques de l’ALA (Armée de libération arabe qui n’a jamais compté plus de 5.000 volontaires, majoritairement non-palestiniens!) et de la « Légion Arabe », 6.000 soldats dirigés par des officiers britanniques pour le compte de Abdallah, roi de Transjordanie, opposé à la création d’un Etat palestinien.

L’affirmation de Benny Morris à propos du danger de génocide est assez absurde car, comme on le verra plus loin, ce nettoyage ethnique a débuté en 1947, bien avant la décision de partage de l’ONU et l’entrée en guerre des pays limitrophes. Il visait essentiellement des civils palestiniens.

Où était le risque de génocide pour les colons sionistes à ce moment?

Pour les Palestiniens il en était autrement.

S’il est vrai que l’armée israélienne ne comptait « que » 40.000 hommes en mai 48, au moment de la déclaration d’indépendance, elle sera rapidement de plus de 100.000 hommes (plus importante en nombre que l’ensemble des forces de tous les pays environnants… et aussi bien mieux équipée (tanks, bombardiers…)

De leur côté, les Palestiniens étaient dispersés, inorganisés et peu armés et avaient parfaitement conscience que le rapport de forces était trop inégal.

Ben Gourion le déclara d’ailleurs lui-même : « Je pense que, majoritairement, les masses palestiniennes acceptent la partition comme un fait accompli et ne croient pas possible de l’empêcher ou de la rejeter (…) La grande majorité ne veut pas se battre contre nous. » [10]

Mais, rien n’y fait!

La propagande israélienne a toujours présenté cette guerre comme la lutte d’un petit David juif affrontant un Goliath arabe alors que la réalité du terrain, révélée par les historiens modernes, montre qu’Israël n’a jamais été confronté à un véritable risque de défaite.

… Mais il est fondamental de maintenir le mythe fondateur du « petit peuple obligé de se défendre contre les barbares qui veulent l’exterminer. » afin d’éviter ainsi toute accusation de crime contre l’humanité!

Le crime est pourtant incontestable.

Quand on met côte à côte les éléments recueillis par la Haganah[11] pour chaque village palestinien (plan, noms et adresses des habitants de sexe masculin, etc), contenus dans les annexes du plan D, et qu’on les compare avec le rapport des événements et les témoignages des habitants de ces même villages, force est de constater que l’adéquation est, majoritairement, parfaite!

On voit bien qu’il s’agit de l’application stricte et méthodique d’un plan de nettoyage ethnique.[12]

On peut toujours nier les faits, nier l’Histoire, nier les crimes… Cela porte un nom : négationnisme.

De A à C, ou comment peaufiner un plan

Quand Ben Gourion et les chefs de la Haganah finalisèrent le « Plan D » le 10 mars 1948, il y avait déjà de nombreux mois qu’il avait été « testé ».

En effet, les archives israéliennes révèlent qu’on n’avait pas attendu la décision de partage de l’ONU (29/11/1947), ni la fin du Mandat britannique (14/5/1948) pour passer à l’attaque.

Quand le 14 mai 1948, Ben Gourion proclame l’indépendance d’Israël, les forces sionistes avaient déjà expulsé par la violence près de 250.000 Palestiniens et 200 villages avaient déjà été détruits.[13]

… Près de six mois avant le début du conflit avec les pays arabes limitrophes!

Il y avait déjà eu, bien entendu, les plans A, B et C.

Le plan A datait de 1937 et exposait les lignes directrices de la conquête de la Palestine en cas de retrait des troupes britanniques.

Les deux suivants affinèrent le projet.

Le plan C énumérait notamment, avec précision, les actions punitives à exécuter contre la population : « Tuer les dirigeants politiques, agitateurs et soutiens financiers, s’en prendre aux transports et moyens de subsistance (puits, moulins, etc). » [14]

Le « Plan D » complétait et finalisait les trois premiers.

Il détaillait notamment les moyens d’action pour l’expulsion totale et systématique de la population palestinienne de l’ensemble du territoire.

L’opération bénéficiait aussi de tous les renseignements accumulés par les « collecteurs » du FNJ (Fonds national juif) depuis les années 30 : plans des villages, photos, composition sociologique, nombre d’habitants de sexe masculin (de 16 à 50 ans), noms des notables, etc.

Pour chaque village, une liste des Palestiniens qui s’étaient opposés aux Britanniques et avaient combattu le mouvement sioniste avait été établie.

Ces éléments ont été le moteur des pires atrocités commises contre les civils.

On y retrouve des ordres précis aux « brigades opérationnelles », tels  que :

« Destruction de villages (y bouter le feu, les faire exploser et planter des mines dans les débris), en particulier les centres de population dont le contrôle continu est difficile. (…) Réaliser des opérations de recherche et de contrôle en fonction des lignes de conduite suivantes : encerclements des villages et fouille de ceux-ci. En cas de résistance, les forces armées doivent être détruites et la population expulsée en dehors des frontières de l’État hébreu« . [15]

Yaël Yadin, un des chefs militaires du « Plan D » a déclaré fin 1948 que c’est cette reconnaissance minutieuse et détaillée de ce qui se passait dans chaque village palestinien qui a permis au commandement militaire sioniste d’affirmer : « Sans la présence britannique nous aurions écrasé la révolte arabe en un mois!… car les Arabes palestiniens n’avaient personne pour les organiser correctement. » [16]

La volonté de destruction de la Palestine rurale et l’expulsion des habitants pour la création d’un Etat « ethniquement pur » est patente. Le mot « nettoyage » figure d’ailleurs en toutes lettres sur les ordres donnés par le « Haut Commandement » aux unités sur le terrain.

Ben Gourion n’hésitera d’ailleurs pas à affirmer « Nos ennemis sont les paysans arabes! » [17]

Pas les opposants politiques, pas les propriétaires… Non! Les cultivateurs pacifiques, ceux qui gênent le plan D par leur refus de se battre contre les sionistes,  comme on peut le lire à plusieurs reprises dans les rapports des réunions de Ben Gourion et ses associés.

Soixante ans plus tard, Lieberman ne fera que confirmer cet objectif de « nettoyage » en proclamant : « Nous allons faire d’Israël un Etat ethniquement homogène! » [18]

Partition décidée par l’ONU

C’est ainsi que le 31 décembre 1947, on « testa » le plan « D » dans plusieurs endroits, notamment à Balad al-Cheikh, un village à quelques kilomètres de Haïfa, et, le même jour, sur un des quartiers arabes de la ville.

Pour Balad al-Cheikh, l’ordre était de « encercler le village, tuer le plus d’hommes possible, saccager les biens, mais s’abstenir de s’en prendre aux femmes et aux enfants » [19]

L’assaut dura trois heures et fit plus de soixante morts… pas tous des hommes!

Les Britanniques ont laissé faire ces atrocités… Ils ont même parfois apporté leur aide comme après la tuerie de Sa’sa (village près de Safed, à la frontière libanaise) en février 1948.

Un commando israélien pénétra de nuit dans le village et installa des explosifs contre des maisons cibles. On dénombra de nombreux morts dans les maisons démolies.

Les Britanniques transportèrent à l’hôpital deux israéliens, blessés par des débris.

A partir de mars 1948, les opérations de « nettoyage » s’accélérèrent.

Chaque commandant des douze brigades de la Haganah avait reçu une liste de villages ou quartiers de villes à détruire, les informations sur les Palestiniens à tuer ou à expulser… et la date d’exécution de l’opération![20]

Il est à noter que chaque carnage de villageois sera toujours présenté comme le résultat involontaire d’une âpre bataille, en riposte à une attaque, les maisons devenant des fortins bourrés d’armes et les paysans transformés en combattants féroces.

Décidément, plus de soixante ans après, le discours n’a pas changé! [21]

Début de la grande lessive

 

Le massacre de Deir Yassin [22], petit village de pasteurs et de paysans, n’est pas celui qui a fait le plus de victimes (« moins » de 200 civils, dont de nombreux enfants) mais il est resté dans les mémoires comme un modèle du caractère systématique de l’application du « Plan D ».

Le colonel israélien Païl décrit l’horreur : « Faisant feu de toutes leurs armes, ils balançaient également des explosifs dans les maisons. Ils abattirent ainsi toutes les personnes qu’ils y trouvèrent, y compris les femmes et les enfants. Par ailleurs, près de 25 hommes qui avaient été sortis de chez eux furent chargés dans un camion et exposés, à la romaine, à travers les quartiers de Mahahneh Yehuda et Zakron Josef. Après quoi ils furent emmenés dans une carrière de pierre et abattus de sang-froid » [23]

Deir Yassin

Menahem Begin (commandant de l’Irgoun qui, avec le « groupe Stern » mena l’opération), nia tout massacre, parlant d’une « propagande mensongère ».

Mais devant l’indignation de la communauté internationale, Ben Gourion et ses associés finirent par condamner l’action. Les historiens proches du régime estimèrent ensuite que  le massacre avait été « un concours  de circonstances, presqu’inévitable », sans connexion avec le « Plan D ».

Evidemment!

Mais Deir Yassin n’était que le début de la « Grande Lessive ».

Haïfa fut « désarabisée » en une journée de ses milliers d’habitants palestiniens par la sinistre brigade Carmeli.

On pilonna d’abord la ville au mortier depuis les collines, repoussant la population affolée vers la mer.

Ensuite les milices envahirent la place.

Les ordres de Mordehaï Maklef, officier des opérations, étaient clairs et simples : « Tuez tous les Arabes que vous rencontrez, incendiez tout ce qui est inflammable et ouvrez les portes à l’explosif. » [24]

Ce fut fait!

Ben Gourion visita les quartiers arabes après le nettoyage et nota dans son journal : « Un spectacle épouvantable et fantastique. Une ville morte, une ville carcasse … sans âme qui vive, à part les chats errants. » [25]

Ce qui est arrivé à Acre – le plan de partage de l’ONU attribuait la ville à l’État arabe projeté – est exemplatif de la méthode d’exécution du « Plan D ».

La ville était assiégée mais résistait aux bombardements.

Début mai 1948, la Croix-Rouge constata l’empoisonnement de l’eau des aqueducs qui approvisionnaient la ville. L’origine?… Injection des germes de la typhoïde. [26]

Affaiblis par l’épidémie et le pilonnage intensif, les habitants se rendirent… et partirent, laissant les israéliens piller leurs maisons.

Le cas de Jaffa est également exemplaire.

C’est la dernière ville conquise avant la fin du mandat britannique par 5.000 « soldats » de la Haganah et de l’Irgoun.

Après trois semaines de siège, les 50.000 habitants ont été expulsés sous la « protection » des Britanniques.

Ruines de Jaffa

A cette date, il n’y avait plus de Palestiniens dans les grands centres urbains et 200 villages avaient été détruits, leurs habitants tués ou expulsés.

Tout cela s’est passé avant la proclamation d’indépendance, dans l’indifférence ou avec la complicité des troupes britanniques.

Comme l’écrit Ilan Pappe : »C’est un fait, à dire et à répéter, car il anéantit le mythe israélien selon lequel les « Arabes » se seraient enfuis quand « l’invasion arabe » a commencé (…) C’est une pure fabrication de prétendre qu’il y a eu des tentatives juives pour persuader les Palestiniens de rester, comme l’affirment encore aujourd’hui les manuels scolaires israéliens » [27]

Avant « l’entrée en guerre » des pays voisins, près de la moitié des villages palestiniens du territoire que l’ONU leur avait attribué avaient déjà été attaqués et conquis par les sionistes.

De nombreux autres seront rayés de la carte dans les mois qui suivirent la déclaration de l’Etat d’Israël.

… Et nettoyage final?

Après le 14 mai 1948, le « nettoyage ethnique » s’accentua encore.

L’arrivée, en juin, de nouveaux avions, entre autres armes « lourdes », renforça notablement les moyens de la conquête.

Yigaël Yadin, chef d’état-major adjoint de la Haganah, lança à ses troupes : « Aujourd’hui, nous avons toutes les armes dont nous avons besoin (…) Les Britanniques s’en vont (…) Toute la situation sur les fronts va changer »

Et il avait plus que raison de se réjouir.

Ben Gourion avait ordonné à la Haganah : « Le nettoyage de la Palestine demeure l’objectif premier du plan Daleth! » [28]

Des 64 villages entre Tel-Aviv et Haïfa, seuls deux furent épargnés… Sur la demande des colons qui avaient besoin des villageois pour le travail [29]

Parmi les villages rasés se trouvait celui de Al-Tantoura qui comptait 1500 habitants.

Après avoir maté la résistance, la soldatesque de la brigade Alexandroni rassembla les hommes (adolescents compris) et déclencha une orgie d’exécutions de sang-froid sur la plage, la mosquée ou le cimetière.

Plus de 200 Palestiniens furent ainsi assassinés.

Malgré les témoignages des survivants et les aveux de certains membres de la brigade, Israël a toujours nié les faits et diffamé ceux qui les révélaient.

Encore aujourd’hui ceux qui critiquent Israël sur ce massacre sont considérés comme traîtres ou menteurs.

Mais comme l’écrit Benny Morris, historien sioniste, il suffirait d’ouvrir les archives pour connaître les détails de ce que lui-même considère comme un crime de guerre. [30]

Mais c’est apparemment encore un sujet trop sensible pour le régime… plus de 60 ans après!

Jusqu’à l’automne 48, les diverses brigades de la nouvelle armée israélienne continuèrent leur lugubre besogne : expulsions, destructions d’un maximum de villages palestiniens et exécutions de ceux qui résistent. Comme à Al-Bassa, gros village de 3.000 habitants, où de nombreux hommes et adolescents furent alignés devant l’église et assassinés, tandis que le reste de la population était expulsée vers le Liban. [31]

A certains moments, le médiateur de l’ONU, Folke Bernadotte [32] parvint à ralentir les exactions et à obtenir de courtes trêves, pas toujours respectées.

Mais dès la fin de la trêve, le « rouleau compresseur » se remettait à écraser, impitoyable.

C’est ainsi que 50 à 70.000 personnes furent expulsées des villes « palestiniennes » de Lydda (Lod aujourd’hui) et Ramla. La brigade, commandée par Yigal Allon et Yithzak Rabin, [33] y assassina plus de 250 habitants. [34]

 Exode de Lydda

Benny Morris rapporte que durant cette « opération Hiram », dirigée par le général Carmel, [35]les forces israéliennes perpètrent au moins neuf massacres de civils palestiniens et de prisonniers de guerre.

Des tonnes de bombes furent déversées par les « B-17 » sur 7 villages de Galilée, provoquant la mort de près de cent civils.

L’armée israélienne fit également des incursions dans des villages du Sud-Liban, proche de la frontière. Fin octobre 48,  elle massacra 80 personnes à Hula et 94 à Saliha.

L’officier Shmuel Lahis qui tua de sa main 35 habitants de Hula sera condamné à 7 ans de prison, avant d’être amnistié… et nommé directeur de l’Agence Juive. [36]

Israël sait honorer ses héros!

Morris estime que la moitié des massacres commis durant la « guerre » se produisirent durant  cette l’opération.[37]

Nazareth qui comptait une population de religion chrétienne importante connut un sort moins dramatique.

Ben Gourion ordonna d’arrêter les expulsions car « Ici, le monde nous regarde. » [38]

Même les 90.000 Bédouins du Néguev furent « nettoyés » ou cantonnés dans des « réserves ».

Al-Dawaimeh, village martyr!

 

Ce village près de Hébron a été le théâtre d’une des pires atrocités commises par l’armée israélienne durant les opérations de nettoyage ethnique.

Ce fut aussi la dernière grande tuerie… avant celle de Kfar Kassem en 1956.

A Al-Dawaimeh, plus de 200 civils palestiniens ont perdu la vie le 28 octobre 1948 quand le général Yitzak Sadeh [39], commandant de la « Brigade Huit », sous les ordres du général Yigal Allon [40], lança ses tueurs dans le village.

Les récits des témoins, soldats israéliens inclus, et le rapport de l’ONU décrivent un massacre impitoyable, jusque dans la mosquée.[41]

Devant les risques de scandale, les lieux de la tuerie furent rapidement nettoyés le 1er novembre [42], ce qui permit, dans un premier temps, de nier l’ampleur du massacre et de s’opposer aux témoignages.

Ce n’est que des mois plus tard (juin 1949) qu’un rapport des Nations Unies mentionna : « La raison pour laquelle on connaît si peu au sujet de ce massacre qui, à bien des égards, a été plus brutal que celui de Deir Yassin, est dû au fait que la Légion arabe (la force jordano-britannique qui contrôlait la région) a craint que, si la nouvelle se répandait, elle exercerait le même effet sur le moral de la paysannerie que Deir Yassin : un nouvel afflux de réfugiés arabes. » [43]

C’est ce qu’on nomme le cynisme ordinaire?

De rares responsables israéliens eurent le courage de dénoncer l’horreur, tel Aharon Tzizling, Ministre de l’agriculture, qui déclara au conseil des ministres, le 17 novembre 1948 : « Je n’ai pu dormir de la nuit. Ce qui est en cours blesse mon âme, celle de ma famille et celle de nous tous (…) Maintenant, les juifs aussi se conduisent comme des nazis, et mon être entier en est ébranlé » [44]

En dépit des preuves accablantes, aucun des israéliens auteurs ou commanditaires des massacres et des destructions durant ces années de nettoyage ethnique n’a été inculpé pour crime de guerre!

Et… En route vers de nouvelles aventures?

La passivité de l’ONU devant le non-respect de sa décision de partage du territoire est impressionnante.

A aucun moment, Israël n’a dû rendre de comptes sur ses « débordements » d’avant la création de l’Etat et toutes ses conquêtes n’ont pas provoqué la moindre réaction au moment de sa reconnaissance comme membre de l’ONU en mai 1949.

Seule une attaque contre le plateau du Golan (Syrien!) a pu être empêchée par l’ONU… pour quelques années.

Mais Ben Gourion n’avait pas l’intention de s’arrêter là!

Il prévoyait, dans un premier temps d’étendre le territoire israélien en Cisjordanie et au Sud-Liban, mais les ordres d’attaque furent reportés par crainte des accords d’alliance militaire de la Jordanie avec la Grande-Bretagne.

Il révèle sa soif de puissance et ses prochains objectifs dans un texte daté du 24/5/1948 : « Nous allons créer un Etat chrétien au Liban, dont la frontière sera le Litani. Nous allons briser la Transjordanie, bombarder Amman et détruire son armée, et alors la Syrie tombera, après quoi, si l’Egypte veut continuer à se battre, nous bombarderons Port-Saïd, Alexandrie et Le Caire.

Ce sera notre vengeance pour ce qu’ils ont fait à nos aïeux à l’époque biblique. » [45]

Nouvel Alexandre le grand? Nouveau Napoléon? Nouvel Attila?… Ou nouveau Dr Folamour?

Revenir? Où voulez-vous revenir?

Fin 1948, ce nettoyage ethnique était terminé, mais les épreuves des Palestiniens n’étaient pas près de prendre fin.

Pour une bonne partie d’entre eux, le régime israélien activa un second plan, celui de « l’anti-rapatriement ».

Pour empêcher toute possibilité de retour des expulsés, on accéléra la destruction des villages et la création d’implantations juives, de manière à éviter toute pression internationale et toute revendication basée sur la résolution 194 de l’ONU du 11/12/1948, proclamant le droit au retour des réfugiés palestiniens.

On créa une unité spéciale chargée d’empêcher les villageois et citadins de revenir dans leurs maisons.

Elle n’hésitait pas à les exécuter sans sommation, comme en témoignent les archives des FDI (Forces de Défense d’Israël) [46]

Et demain?

Il serait illusoire de croire que ce sinistre « Plan D » n’est plus en activité!

Toute la politique du régime actuel tend à poursuivre le plan Daleth, à conquérir de nouveaux territoires et à assujettir les habitants qui n’ont pas été expulsés.

Avant le plan Daleth… et après le plan Daleth

S’il n’est plus possible d’agir comme il y a 65 ans et qu’il n’est plus envisageable de museler l’information, il est visible que les pratiques actuelles du régime israélien sont dans le droit fil de ce plan.

Ses objectifs ont simplement pris d’autres formes : que ce soit dans la partie arabe de Jérusalem où les expulsions sont journalières, que ce soit en Cisjordanie où l’armée chasse les habitants de la zone C, où les colons fanatiques sèment la terreur, brûlent les récoltes et volent les terres, que ce soit dans le Néguev où les Bédouins sont pourchassés, que ce soit à Gaza où les commandos marins assaillent les pêcheurs à quelques centaines de mètres du rivage… Tout est conforme au « Plan D »

On est bien loin, à l’opposé même, du « Petit peuple qui a dû se défendre contre les armées arabes qui n’acceptaient pas son existence! » et de « Deux peuples qui ne parviennent pas à s’entendre ».

Ces leitmotivs sont d’ignobles tartufferies!

Il y a certes encore de nombreuses zones d’ombre à éclaircir – ce ne sera possible qu’en rendant publiques toutes les archives de cette époque – et il existe de nombreux faits et comportements qui restent à élucider.

Mais il est indéniable, pour tout honnête homme, qu’il y a bien eu là-bas un effroyable nettoyage ethnique!

Indéniable aussi que ce « Plan D » a été mis en œuvre bien avant la décision de l’ONU de partager la terre et que l’explication « ils sont partis de leur plein gré » est un mensonge éhonté.

Il est aussi troublant de constater que l’objectif du régime israélien est toujours, visiblement, de nettoyer ce territoire de la présence palestinienne par des mesures de plus en plus oppressantes : mesures d’apartheid, humiliations, blocus, expulsions, créations de colonies, occupations militaires, destructions de maisons… etc.

Tout en continuant de discourir sur une solution à deux Etats… Mirage pour les naïfs, Hochet pour les discoureurs!

Ce plan »D » est bien un crime de guerre et un crime contre l’Humanité.

Il faut être d’une totale mauvaise foi pour le contester!

… Mais les tribunaux qui jugent ce type de crime étant presque toujours les tribunaux des vainqueurs, il est malheureusement plus que probable que les criminels qui ont élaboré, planifié et perpétré cet odieux programme ne se retrouveront jamais dans le box des accusés.

L’Histoire les jugera.

Rudi Barnet

(Septembre 2012)


[1] 4ème lettre de l’alphabet hébreu

[2] « Le mur de fer. Israël et le monde arabe » (Buchet Chastel, 2008) et « Israël face à son passé » (Editions Arkhê, 2010)

[3] Il a enseigné à Oxford et Harvard et est membre de l’American Academy of Arts and Sciences.

[4] Historien israélien, professeur d’histoire à l’Université d’Exeter en Grande-Bretagne

[5] « Palestine 1948, l’expulsion » (Revue d’études palestiniennes, 1984)

[6] Historien britannique né en Palestine, rédacteur en chef de la revue Holy Land Studies (Edinburgh University Press)

[7] Il est professeur à l’Université Ben Gourion du Néguev à Beer-Sheva et a également enseigné aux USA.

[8] « Haaretz » le 15/1/2004

[9] Officier dans l’armée durant 13 ans, professeur à l’Université de Haïfa

[10] Cité par Ilan Pappe dans « Le Nettoyage ethnique de la Palestine (Fayard, 2006)

[11] Principale milice clandestine sioniste créée en 1920

[12] Walid Khalidi « Plan Daleth: Master Plan for the conquest of Palestine » (Middle East Forum, novembre 1961)

[13] Benny Morris  » The Birth of the Palestinian Refugee Problem 1947-1949″ (Cambridge University Press, 1989)

[14] Yehuda Sluzki « Le Livre de la Haganah »

[15] « Archives de la Haganah », cité dans « Le Nettoyage Ethnique de la Palestine » de Ilan Pappe (Fayard, 2006)

[16] « Israel : The Establishment of a State » de Harry Sacher (British Book Centre. 1952, Hyperion. 1976)

[17] Discours au comité exécutif du Mapai le 6/4/1948

[18] « Le Monde » du 19/9/2010

[19] Uri Milstein :  » History of Israel’s War of Independence »(University press of America) cité dans « Le Nettoyage Ethnique de

la Palestine » de Ilan Pappe (Fayard, 2006)

[20] Archives des FDI (Forces de Défense d’Israël), 1950/2315, dosier 47, 11/5/1948

[21] Doctrine de l’historien sioniste Nathan Weinstock dans « Terre Promise, Trop Promise » (Odile Jacob, 2012)

[22] Deir Yassin était situé dans la zone attribuée par l’ONU à la partie arabe. Partage soit-disant accepté par Ben Gourion.

[23] Colonel Meir Païl dans « 100 clés du Proche-Orient » de Alain Gresh et Dominique Vidal (Huchette Pluriel, 2003)

[24] Archives de la Haganah 69/72 du 22/4/1948. Maklef devint, plus tard, chef d’état-major de l’armée israélienne.

[25] Voir dans www.haifa-israel.info/Haifahistoire.html et « Le Port dans la Tempête » de Shay Fogelman (Haaretz du 3/6/2011)

[26] Archives de la Croix-Rouge (Genève, dossier G59/1GC, G3/82)

[27] « Le Nettoyage Ethnique de la Palestine » (Fayard, 2006, p145 et 177)

[28] Journal de Ben Gourion, repris par Ilan Pappe dans « Le Nettoyage Ethnique de la Palestine, P.174)

[29] Archives FDI (Forces de Défense d’Israël) 15/957, dossier24

[30] « The Tantura « Massacre » Affair » dans « The Jerusalem Report » du 4/2/2004

[31] On peut trouver la liste chronologique des méfaits sur « www.palestineremembered.com »

[32] Il sera assassiné en septembre 48 par le groupe d’Yitshak Shamir pour avoir, notamment, tenté de sauver les

Palestiniens (droit au retour)… comme il avait tenté, en tant que président de la Croix-Rouge suédoise, de sauver ses

concitoyens juifs quelques années auparavant.

[33] Tous deux deviendront Ministres

[34] Salim Tamari « Journal of Palestine Studies » (Vol.27 n° 4, 7/1998)

[35] Originaire de Bielorussie, émigré en 1924 en Israël, devint ensuite ministre des transports

[36] Dominique Vidal « Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949) » (Editions de l’Atelier

[37] Benny Morris »Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste » (Editions complexe, 2003)

[38] Journal de Ben Gourion du 18/7/1948 (cité par Ilan Pappe)

[39] D’origine polonaise (émigré en 1920), il est le fondateur de « Palmah » (unité de choc paramilitaire)

[40] Futur Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères

[41] Benny Morris « The Birth of the Palestinian Refugee Problem »(Cambridge University Press, 1989)

[42] Wikipedia : « A-Dawayima massacre »

[43] Cité par Ilan Pappe dans « Le Nettoyage Ethnique de la Palestine » (Fayard, 2006)

[44] « Magazine Tel-Aviv » (23/4/2004) cité par Dominique Vidal dans « Dix ans de recherches sur la guerre de 1947-1949 » (Le

Monde Diplomatique de décembre 1997)

[45] « Journal de Ben Gourion » du 25/5/1948 (cité par Ilan Pappe)

[46] Archives FDI 51/957, dossier 1683

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