Rappel : visite de Mazin Qumsiyeh


Le nouvel-an avec
Mazin Qumsiyeh

2 janvier 2012

rue de la Station 58/2 – 6140 Fontaine-l’Evêque

La Plate-forme Charleroi-Palestine
vous invite à une réception de nouvel-an ce
vendredi 13 janvier à partir de 18h
avec la participation de
Mazin Qumsiyeh

professeur de génétique des Universités de Bir Zeit
et de Bethléem, président du « Palestinian Center for Rapprochement Between People » and coordinateur du « Popular Committee Against the Wall and Settlements » de Beit Sahour.

Mazin Qumsiyeh, qui s’est opposé à la politique de l’Autorité Palestinienne consistant, selon lui, à poursuivre indéfiniment un « dialogue » avec l’occupant israélien et son protecteur U.S. sans réel objet ni autre perspective que la poursuite de la colonisation, s’exprimera sur le thème :

« La résistance populaire
en Palestine
 »

L’horaire de la soirée, qui aura lieu dans les locaux de
« LA BRAISE », rue Zénobe Gramme 21 à Charleroi
, sera le suivant :

  • vous êtes attendu(e) à 18h.
  • repas fraternel à 18h30 (couscous maison)
  • conférence de Mazin Qumsiyeh à 20 h

Participation aux frais :
– repas + conférence : 7 € (à payer sur place)
– conférence seule : 2 €

RESERVATION INDISPENSABLE PAR TELEPHONE AU
0473 28 63 75

Les bénéfices de la soirée sont destinés à la mission
« Bienvenue en Palestine« 

Au cours de son séjour en Belgique, Mazin Qumsiyeh prendra également la parole :

– à Bruxelles, à la Maison de la Paix (5 rue Van Elewijck à 1050 Bruxelles) le 13 janvier de 12 à 14 heures.

– à Liège, dans le cadre de l’INDIGN’ACTION « 6 heures pour la Palestine » organisée par l’ABP et le Comité Verviers-Palestine, au « Centre Poly-culturel Résistances CPCR », rue Jonruelle 11-15 à 4000 Liège, le samedi 14.
Il parlera à 15h. Les activités de cette journée se poursuivront jusque dans la soirée. Tous les détails sur l’affiche des « 6 heures pour la Palestine » annexée à ce message.

 » Bienvenue en Palestine II « 


   www.bienvenuepalestine.com

 

 » Solidarité pour la mission Bienvenue en Palestine II « 
13 janvier 2012
SALLE SANAE
223, Bld. Maurice Lemonnier à 1000 Bruxelles.
Dès 18h00
Entrée : 5 €


Programme de la soirée:

En Présence du  Théologien & Professeur de religion islamique  Yacob Mahi

Présentation de la mission par Nicolas Shahshahani.(vice président de EuroPalestine Paris )

Vidéo et témoignage des participants de la mission de juillet.

Concert :
Hydra //
Mc Youns //
le groupe Rissala

Sketch
Grimage et henné

Ainsi que bien d’autres surprises …..

Info & réservation 0485/549579
welcomepalestinebelgium@yahoo.com

6 heures pour la PALESTINE


L’ABP Liège et Comité Verviers Palestine  vous invitent cordialement
avec le soutien :  CP_CR., La Bibi, CCAPL, ULDP, Mir Irg, ULDP, le collectif  femmes de lonay, AHHO, JOC de Liège, La Braise…

INDIGN’ACTION

6 heures pour la PALESTINE
Samedi 14 janvier 2012
Au Centre Poly-Culturel Résistances CPCR
– Rue Jonruelle, 11-15 4000 Liège

Programme :

14 H30 – Accueil –  Stand artisanat et information – Point presse
Entrée : libre

15 h 00 « Résistance populaire non violente en Palestine»
Mazim QUMSIYEH  – professeur de génétique à l’Université de Bir Zeit

15 h 45   « Le Commerce des armes avec Israël : vers un embargo militaire ? »
Thierry Delannoy MIR-IRG – la Communication Non Violente)

16 h 15 – PAUSE : gâteaux – thé – café

16 h 45
– Témoignages des participants à la « Mission Bienvenue en Palestine du 8 juillet »
Jean-Paul Mawet (échevin de Dison), Yamina et Ibrahim
– questions-réponses aux conférenciers

17 h 45 – PAUSE : gâteaux – thé – café

18 H 15
– Présentation de la « Mission Bienvenue en Palestine 2012 »
qui soutiendra la construction d’une école internationale dans la région de Bethléem.

18 h 30   Souper palestinien – Makloubè
P.A.F. : 10€ adultes – 5€ enfants (moins de 12 ans)
Réservation avant le 11 janvier
Tél : 087462017 – gsm: 0496230242 – par mail : palestine.liege@gmail.com

20 H 00   « Dala’ona» dabke dance group (sous réserve)

J’en ai marre de…


samedi 7 janvier 2012 – 07h:21

Mazin Qumsiyeh
Resistance Popular

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Est-ce que cette petite planète bleue mérite d’être sauvée ? Après tout, il y a des millions d’autres planètes…
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Le Dôme du Rocher – Jérusalem, Palestine – 1898/1900

La fin du monde sera le 21 décembre 2012, si l’on en croit le calendrier maya pour qui cette année est l’année 5125. En fait je n’en sais rien mais ce que je sais, c’est que la fenêtre d’opportunités pour la fin du monde des privilégiés et des heureux élus va très vite se refermer et que nous devons avoir suffisamment de personnes à s’impliquer dans l’expression de la vérité face au pouvoir et finalement ôter ce pouvoir aux élites. L’alternative, c’est la dégradation dans un véritable scénario de fin du monde où les humains se battent les uns contre les autres pour ce qui reste de ressources naturelles, appauvries et détruites par la cupidité. Pour avoir une idée de la folie de ce monde, il vous suffit d’écouter les prétendants à la fonction présidentielle aux États-Unis, c’est à celui ou celle qui apportera le plus fort soutien à l’apartheid et au racisme israéliens, aux promesses de nouvelles guerres (cette fois contre l’Iran). Est-ce que cette petite planète bleue mérite d’être sauvée ? Après tout, il y a des millions d’autres planètes. Si pour vous, c’est oui, alors vous appartenez à l’un de ces deux groupes de personnes : des militants qui font quelque chose à propos de ce qu’ils croient, ou des gens apathiques qui n’agissent pas selon leurs convictions.

Parenthèse orwellienne : les forces israéliennes ont confisqué les haut-parleurs d’une mosquée à Jaffa suite à une plainte contre le bruit que fait l’appel à la prière, déposée par un voisin de la mère du ministre des Affaires étrangères israélien (le videur de boîte de nuit moldave).

Ci-dessous, des photos sur la vie des Palestiniennes comme elle existait avant d’être vouée à la destruction par les sionistes, une vidéo de Palestiniens « malades de… », une vidéo sur pourquoi l’Occident déteste les Arabes, une autre sur le traitement par les soldats israéliens des natifs palestiniens sur les check-points. Il y a aussi des vidéos sur les actions positives contre les diamants de sang israéliens. Et aussi des opinions sur les politiques des USA et sur notre responsabilité personnelle dans l’avenir.

suite

source

Israël-Palestine: le double langage de Bernard-Henri Lévy


 

Guillaume Weill-Raynal, avocat et essayiste, dénonce le discours de Bernard-Henri Lévy sur le processus de paix israélo-palestinien. Selon lui, «BHL poursuit son inlassable combat en faveur de la solution «deux peuples deux états»… tout en se faisant l’ardent défenseur de ceux qui s’acharnent à tout faire pour que cette solution ne voit jamais le jour».

 

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puceinvite.jpg«La paix, mais vraiment.» C’est le titre d’un article de BHL paru simultanément, fin septembre, sur le site de La Règle du Jeu et sur le bloc-notes du Point, repris depuis par divers blogs et mis en ligne, la semaine dernière, sur le site du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Un article qui mérite effectivement d’être lu et relu avec attention, tant le «philosophe» s’y fait le relais zélé des arguties les plus usées, mais toujours actuelles, de la communication israélienne. En réalité, autant de faux prétextes pour justifier l’éternel blocage d’un processus de paix que l’on prétend appeler ardemment de ses vœux mais dont on s’empresse de rejeter la responsabilité de l’échec sur les Palestiniens. Une casuistique binaire que BHL résume dès les premières lignes par cette double affirmation: je suis partisan depuis plus de quarante ans de la solution «deux peuples deux états», mais… «je suis hostile à l’étrange demande de reconnaissance unilatérale des Palestiniens à l’ONU».

Suffit-il de clamer de manière incantatoire son attachement indéfectible à la solution «2P2E» pour vouloir vraiment la paix? Encore faudrait-il s’entendre sur le chemin qui y mène, à défaut de quoi cette solution idéale n’apparaît plus que comme le mirage lointain et chimérique d’un horizon qui recule à mesure que l’on avance. Et c’est là que le bât blesse: car la solidité des arguments avancés par BHL pour justifier de son hostilité à l’initiative diplomatique palestinienne laisse quelque peu à désirer. A tel point qu’on en vient presque à imaginer un sous-titre invisible à cet article en forme d’oxymore: La paix? vraiment pas!  Mais l’essentiel n’est-il pas de pouvoir continuer à dire, «c’est pas ma faute»?

Car pour BHL les Israéliens seraient irréprochables, et la thèse d’une «prétendue intransigeance» israélienne une «prémisse fausse». A preuve, dit-il, une opinion publique, dont 70% serait «massivement acquise à l’idée du partage de la terre». Certes, mais quel rapport entre des sondages d’opinion -dont la portée est toujours discutable- et la réalité de politiques gouvernementales qui, de toute évidence, et depuis au moins quinze ans, s’orientent non moins massivement vers l’idée contraire? Fables que tout cela! Sans craindre le ridicule, BHL complimente la droite israélienne pour le «chemin parcouru depuis le temps où son chef croyait encore aux dangereuses chimères du Grand Israël». On se frotte les yeux: aux déclarations des années 1990 –«jamais un Etat palestinien ne verra le jour»– ont succédé les professions de foi floues et lénifiantes sur les décisions «douloureuses» que l’on se déclare prêt à assumer… «le moment venu», c’est-à-dire dans un futur aussi lointain qu’improbable. Dans le même temps et alors que la colonisation de la Cisjordanie se poursuit, une nouvelle terminologie a été adoptée: les territoires occupés sont devenus des territoires disputés

A la suite de quoi, l’ex-nouveau philosophe (mais où est passée la philosophie dans tout ça?), pointe les «signaux inquiétants» de l’intransigeance palestinienne, qui se serait manifestée notamment par l’«hommage appuyé» rendu par Mahmoud Abbas, dans son discours onusien, à… Yasser Arafat! Défense de rire. Quant à la question des implantations, seuls les naïfs croient encore qu’elle constitue le fond essentiel du contentieux. Le «désaccord», selon BHL, ne porterait que sur la forme. Une banale et mesquine question de procédure qui, là encore, révèlerait la vraie nature des Palestiniens:

«Le désaccord, sur cette affaire, oppose ceux qui, derrière Mahmoud Abbas, exigent qu’elles soient gelées avant que l’on revienne à la table des négociations et ceux qui, avec Netanyahou, refusent que l’on pose en préalable ce qui devra être l’un des objets de la négociation.»

Extraordinaire tour de passe-passe! Les termes soigneusement choisis désignent subrepticement le fauteur de trouble et, surtout, inversent complètement l’ordre des responsabilités. Le mauvais joueur, dans une négociation, chacun le sait, c’est celui qui, en posant des «conditions préalables», met la charrue avant les bœufs et la fin des négociations avant leur commencement. Mais quel est ici l’objet de la négociation? Des territoires que les israéliens exigent de pouvoir continuer à coloniser avant même que les négociations aient permis de s’entendre sur celui des deux partenaires à qui ils doivent être attribués. Ce qui équivaut à réclamer le droit de continuer à dévorer le gâteau pendant que l’on négocie sur la part qui revient à chacun. On comprend, dans ces conditions, que celui qui est en train de manger n’aime pas que l’on dérange son appétit, et qu’il regarde comme une initiative «hostile» toute tentative de son partenaire d’accélérer le processus pour parvenir à la paix, c’est-à-dire à un partage honnête et équitable.

Et si les jeux étaient déjà faits? Nombreux sont ceux qui, chaque jour, s’interrogent. Ou ne s’interrogent même plus. Ainsi, pour le chercheur Julien Salingues interrogé par Libération : «Au sein même de l’OLP, beaucoup disent que c’est fini, plié. Créer un Etat palestinien ne leur semble plus possible car les bases d’un Etat indépendant ne sont plus là». On citera Benjamin Barthe qui fut correspondant du Monde à Ramallah de 2002 à 2011: « Dans l’impensé médiatique, il y a l’idée que, grosso modo, on est  face à une région qui peut se diviser en deux : Il y a Israël, et à l’Est, il y a la Cisjordanie. Et ça, c’est le produit d’une production cartographique très courante (…) ça entretient l’idée que… bon, on va y arriver à créer ces deux états. Il suffira, grosso modo, de trancher en suivant cette fameuse ligne verte (…  ) Alors que quand on passe du temps sur le terrain, la carte qui me semble la plus pertinente, c’est celle-là : où il n’y a pas la Palestine d’un côté et Israël  de l’autre… mais il y a Israël partout  et puis… quelques enclaves Palestiniennes au milieu». On citera enfin Eric Zemmour qui, avec une lucidité même pas cynique, reconnaissait benoitement il y a quelques jours sur Paris Première : «il n’y aura pas d’Etat palestinien, parce que tout simplement, il n’y a plus de base territoriale pour un Etat palestinien, parce que les Israéliens, depuis 20 ans, les ont privés de base territoriale en coupant leur territoire, en mettant des colonies partout… et que les Israéliens, en vérité, ne veulent pas d’Etat palestinien. Ils ne le disent pas, mais ils n’en veulent pas».

Et pendant ce temps –«depuis plus de quarante ans»– BHL poursuit son inlassable combat en faveur de la solution «deux peuples deux états»… tout en se faisant l’ardent défenseur de ceux qui s’acharnent à tout faire pour que cette solution ne voit jamais le jour.

Source

Les préjugés « ordinaires » d’un écrivain israélien


mercredi 4 janvier 2012, par Alain Gresh
Le Monde diplomatique

A. B. Yehoshua est incontestablement un grand écrivain israélien. Mais, bien qu’ayant soutenu et la guerre contre le Liban en 2006 et l’invasion de Gaza il y a trois ans, il prétend appartenir au « camp de la paix ». De la paix des cimetières, faudrait-il préciser. Car sa pensée est fondamentalement coloniale, ne concevant l’Autre, le Palestinien, que comme profondément différent.

Dans une libre opinion publiée par le quotidien Haaretz le 2 janvier et intitulée « An unwelcome intro to the binational state », il veut répondre à Avraham Burg, l’ancien président du parlement israélien, et sans doute l’une des plus courageuses personnalités du pays. Celui-ci écrivait, dans « Now it’s your turn » (Haaretz, 23 décembre), qu’il n’existerait demain qu’un seul Etat entre la Méditerranée et le Jourdain et que celui-ci serait aussi peu démocratique qu’Israël aujourd’hui.

« Même si, parmi nous, beaucoup croient qu’il est possible d’empêcher la création d’un tel Etat par des mesures politiques énergiques, il faut pourtant s’y préparer, à la fois intellectuellement et émotionnellement, tout comme nous nous préparons à d’autres situations d’urgence. L’objectif de cette préparation est de garantir qu’un Etat binational ne sapera pas la structure démocratique d’Israël, et ne détruira pas complètement l’identité collective juive-israélienne qui a pris forme au cours des dernières décennies.

L’avènement d’un Etat binational ne serait pas seulement dû aux agissements d’Israël, mais serait également le résultat de la coopération silencieuse des Palestiniens, tant à l’intérieur d’Israël qu’au-delà de ses frontières. Même les membres pragmatiques du Hamas veulent entraîner Israël, comme une première étape, vers une telle éventualité.

(…) « Pour le peuple palestinien, un Etat binational dans l’intégralité du grand Israël est une meilleure option que le morceau de Palestine haché et découpé qui pourrait être arraché des griffes d’Israël après beaucoup de peine et de sang ».

« Grâce à la puissante économie d’Israël et ses liens étroits avec l’Occident, un Etat binational, même à moitié démocratique, pourrait promettre aux Palestiniens une vie meilleure et plus sûre, et (surtout) un territoire plus vaste que celui qui pourrait être obtenu après des dizaines d’années de campagne menée avec l’objectif d’obtenir toute la Palestine.

(…) Cette vision d’un Etat binational explique peut-être l’obstination de l’Organisation de libération de la Palestine, à la fois au sommet de Camp David en 2000 et pendant les négociations entre l’Autorité palestinienne et le gouvernement Olmert. Elle pourrait aussi avoir influencé la position de l’Autorité palestinienne au cours des derniers contacts avec le gouvernement israélien actuel, une position destinée à empêcher l’émergence d’une véritable solution. »

Ah bon ? On sait que selon la propagande israélienne, au sommet de Camp David de 2000 entre Ehud Barak et Yasser Arafat, le premier ministre israélien avait présenté une offre généreuse que les Palestiniens auraient rejeté. Pourtant, les mémoires de la plupart des protagonistes — y compris américains — publiées depuis confirment qu’il n’en a rien été. Que Barak n’a jamais proposé de rendre même 95 % des territoires occupés. Qu’il avait décidé, avant même le sommet, de faire porter la responsabilité d’un échec prévisible sur Yasser Arafat. C’est Barak qui a inventé l’idée qu’il n’y avait pas de partenaire palestinien pour la paix (lire « Le “véritable visage” de M. Ehoud Barak », Le Monde diplomatique, juillet 2002). Yehoshua peut-il ignorer tous ces témoignages ? Peut-il ignorer la responsabilité de Barak, qualifié à juste titre par Uri Avnery de « criminel de paix » ?

Quant aux négociations entre Mahmoud Abbas et Ehud Olmert, on nage aussi en pleine propagande israélienne. Je renvoie Yehoshua au journal, très instructif, d’un des négociateurs palestiniens, Ziyad Clot : Il n’y aura pas d’Etat palestinien, Max Milo, 2010.

A moins que l’intransigeance de la direction palestinienne corresponde, pour Yehoshua, au fait de ne pas accepter que les 22 % de la Palestine historique qu’elle réclame soient encore amputés, que l’Etat palestinien n’ait aucune souveraineté, ni sur son espace aérien ni sur ses frontières, bref, que ce soit un simple bantoustan.

Mais le meilleur est à venir. L’écrivain affirme que cette volonté des Palestiniens d’avoir un Etat binational « explique aussi la passivité sinon incompréhensible des Palestiniens quant à l’organisation de protestations civiles et non violentes contre les colonies. Peut-être cela explique-t-il qu’ils restent dans leur lit quand des voyous brûlent leurs mosquées ».

Mépris ? Impudence ? Ignorance ? L’écrivain ne connaît-il pas l’histoire de la première Intifada (non violente) ou celle de la seconde, souvent armée ? Ont-elles réussi à stopper la colonisation ? Quant à parler de Palestiniens qui dorment pendant que des voyous brûlent leurs mosquées, c’est oublier que les colons bénéficient de la protection de l’armée, qu’ils sont souvent armés et n’hésitent pas à tuer – pendant que Yehoshua écrit ses chroniques dans Haaretz

Et l’auteur de conclure que, si l’on veut éviter cet Etat binational, il faudra « persuader les Palestiniens de se mobiliser » pour cette solution à deux Etats. Le problème du colonisateur est de toujours rejeter sur le colonisé la faute : celle d’être arriéré, celle de ne pas se mobiliser selon les normes qu’il fixe, celle de dormir dans son lit douillet.

http://blog.mondediplo.net/2012-01-04-Les-prejuges-ordinaires-d-un-ecrivain-israelien

De la prison à l’exil


Après dix années passées dans les prisons israéliennes, le temps est venu pour que Talal Shreim puisse enfin jouir des retrouvailles avec sa famille. Nous l’avons rencontré chez lui à Doha, où nous l’avons trouvé le visage rayonnant, assis au milieu du salon de son nouveau domicile dans la capitale qatarie.
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Il y a moins de 24 heures, ce fut également l’occasion pour Talal de pouvoir serrer dans ses bras sa fille Tasneem, âgée de 10 ans. Cette étreinte est la première depuis son incarcération, puisque, pendant des années, il n’a vu grandir sa fille qu’à travers une vitre lors des 45 minutes de visites sporadiques et arbitraires.

Pour rappel, deux mois plus tôt, 477 prisonniers palestiniens avaient été libérés des geôles israéliennes en vertu de l’accord d’échange des prisonniers, conclu entre le Hamas et Israël. Cet accord stipule l’échange d’un total de 1027 palestiniens contre un soldat israélien détenu à Gaza depuis 2006. Dimanche prochain (le 25 décembre), Israël devra libérer les 550 palestiniens restants et ce, dans le but de compléter l’accord.

Pour sa part, Shreim faisait partie des 40 prisonniers déportés des Territoires Occupés lors de la première phase de l’échange. En fait, la déportation était une condition posée par Israël et concerne ceux qu’il considère comme un danger pour sa sécurité. Shreim a été accusé d’appartenir à la branche politique du Hamas, et il fut condamné à 22 ans de prison.

Droits de visite

S’agissant du volet des visites, il faut souligner qu’en empêchant les familles de rendre visite à leurs proches détenus, Israël ne piétine pas seulement les droits humains fondamentaux, mais transgresse aussi les conventions internationales.

Dans ce contexte, le groupe des droits humains B’Tselem a communiqué en 2006 que « la politique arbitraire et démesurée d’Israël enfreint non seulement les droits des familles aux visite, mais qu’elle conduit également à la violation d’autres droits et principes inscrits dans les droits de l’homme et des lroits humanitaires internationaux, ainsi que dans le droit national israélien. »

D’autre part, l’organisation des droits de l’homme Addameer qui est mobilisée sur le sort des prisonniers palestiniens, cite que du fait du transfert des détenus des prisons situées dans les Territoires Occupés vers des prisons à l’intérieur d’Israël « Ce dernier s’adonne à la punition collective à l’encontre des familles Palestiniennes venues visiter leurs enfants dans ses prisons ».

L’organisation ajoute : « Suite à la fermeture interne et externe des Territoires Palestiniens Occupés, les familles palestiniennes doivent obtenir des autorisations afin de visiter leurs proches détenus à l’intérieur d’Israël. Or, ces mêmes autorisations peuvent à n’importe quel moment être annulées si des crises politiques éclatent. Il y a même ceux qui ne peuvent obtenir ces autorisations à cause des menaces sécuritaires ».

En effet, Oum Motasim, l’épouse de Shreim, soutient les déclarations des groupes des droits de l’homme et explique à Al Jazeera : « L’absence de Talal m’a poussée à endosser une lourde responsabilité. Je devais élever les enfants, trouver l’argent pour qu’ils ne manquent de rien, et ainsi de suite. D’autre part, la visite de mon mari m’a été interdite par les autorités israéliennes en évoquant des raisons sécuritaires. A peine si je réussissais à le voir une ou deux fois par an, pas plus. »

Shreim explique que sur le principe les visites étaient autorisées tous les quinze jours. Cependant, la réalité est complètement différente. Il ajoute : « Mes filles étaient autorisés à me rendre visite toutes les deux semaines tant qu’elles avaient moins de 16 ans. Une fois cet âge dépassé, les choses commençaient à se compliquer. De même pour les épouses, pas seulement la mienne, qui souffraient le martyre rien que pour l’obtention des permis de visite. »

Ainsi, un trajet exténuant attend les familles qui rendent visite à leurs proches. Il leur arrive de passer jusqu’à 15 heures pour effectuer l’aller-retour de leurs domiciles en Cisjordanie, avec les checkpoints israéliens, les contrôle de sécurité, les fouilles et les retards.

C’est pourquoi, visiter les membres de la famille est devenu un mode de vie pour les filles. En effet, à un moment donné, il fallait choisir, chaque week-end, qui visiter, puisque le père et les trois frères étaient emprisonnés. « On devait visiter notre père une fois, puis nos frères. Autrement dit, il fallait choisir qui visiter. Des fois, on convenait de nous diviser pour qu’une partie aille voir les frères, et l’autre le père. Et avec tout cela, le trajet que nous devions effectuer était plein d’embûches et d’obstacles à cause des fouilles, des stops continus et des interrogatoires » raconte Duaa, la fille de Shreim âgée de 19 ans.

Interrogé sur les raisons de son arrestation, Mohamed, le fils de Shreim âgé de 25 ans, a répondu avec un haussement d’épaules résigné : « J’ai été accusé d’appartenir au mouvement du Hamas. Ils ont dit cela parce que mon père était membre. Nous avons toujours su qu’on nous arrêterait pour ce motif et pour nos croyances religieuses ».

Quant à Duaa, elle revient sur leur vie alors que les hommes de la maison sont loin. Elle raconte : « L’une des conséquences les plus sévères est que nous [les filles] n’avions d’autre choix que de voler de nos propres ailes. Le plus dur de la période de détention de mon père reste sans doute la responsabilité tombée sur le dos de notre mère qui était seule à devoir subvenir à nos besoins et à prendre soin de nous. Et c’est parce que nous étions seules à la maison (même mes frères étaient en prison), nous devions nous débrouiller pour payer nos factures et pour payer l’école. En tant que filles, c’était très pénible à supporter car nous n’avions personne sur qui compter ni un support pour nous protéger ou nous soutenir. C’était l’isolement. »

« Ces chiens m’ont terrifiée »

Oum Talal, la mère de Shreim, une femme menue et frêle livre son témoignage à Al Jazeera et revient sur un incident particulièrement terrorisant auquel elle a dû faire face lors d’une visite à son fils.

En s’approchant de la prison, dit-elle, un agent de la prison a interpellé la vieille dame en lui ordonnant d’entrer dans une salle. Épouvantée, elle obéit, tenant nerveusement son chapelet entre ses doigts.

« Ces chiens m’ont terrifiée » dit-elle au sujet des israéliens, en ajoutant que la peur des visites de prisons lui avait toujours causé des insomnies.

Elle se souvient donc de ce jour où elle a été laissée très longtemps seule dans la salle. Des heures passaient et personne n’est venu lui parler, sans doute étaient-ils tous partis. Elle a commencé à crier et à hurler. Finalement, une gardienne de prison est venue la voir à travers la fenêtre pour la conduire dans une autre pièce. On lui a demandé si elle avait une bombe, en l’obligeant d’enlever tous ses vêtements.

L’officier de prison a ensuite demandé à Oum Talal de se rhabiller pour la laisser partir. Malgré cela, elle ajoute qu’elle a été fouillés de nouveau à l’entrée de la prison. « Je ne suis pas prête d’oublier ce jour où j’ai eu très peur, mais je n’avais pas baissé les bras et j’ai continuer mes visites en prison ».

Informé du calvaire qu’a vécu sa mère, Talal Shreim est devenu fou furieux. Il en a fait part aux autres prisonniers qui, à leur tour, ont exprimé leur colère. En conséquence, il a été accusé d’avoir provoqué des troubles et a été placé en isolement pendant six ans. Il s’agit d’une pièce qui mesure trois mètres sur 1n5 mètre, partagée avec un autre prisonnier. Ce type de confinement consiste également à l’interdiction, durant les exercices quotidiens, la moindre interaction avec les prisonniers sauf ceux en isolement.

Autrement dit, l’isolement tel que son nom l’indique, est mis en place pour que ces prisonniers particuliers soient coupés du reste de la population détenue. De ce fait, toute la journée et chaque jour, Shreim ne côtoyait que son compagnon de cellule. « Dans l’isolement, à peine est-il possible d’être debout, mais aucune chance de pouvoir voir les enfants » ajoute-t-il, « et tout cela parce que je me suis révolté contre la façon avec laquelle ont a traité ma vieille maman. »

Une vie en cavale

Avant son arrestation, Shreim était souvent obligé de se terrer. Entre 1988 et 2001, il ne pouvait pas vivre plus de huit mois libre sans qu’il ne soit arrêté de nouveau. Même libéré, il était contraint de « vivre en cavale ». A ce titre, sa famille reconnaît qu’entre les deux séparations, la moins difficile était sans doute la période qu’il passait en prison.

Sa mère affirme : « Quand il était en fuite, les israéliens venaient chez nous tout le temps. Ils entraient à la maison qu’ils laissaient sens dessus-dessous, cassaient tout et regroupaient tous les habitants de l’immeuble. C’était très effrayant ». C’est pourquoi, elle réitère : « Nous préférions qu’il soit en prison, plutôt qu’en fuite »

Et quand il était en fuite, ce sont ses enfants qui ont dû prendre la relève et prendre en main le rôle et les devoirs de leur père. Ainsi, Mohamed explique que lorsque son père était absent, les frères étaient devenus les hommes de la maison, un rôle bien trop dur à jouer. « Des fois, des choses se produisent à la maison, automatiquement, en tant que son fils, je songe à aller lui dire ce qui est arrivé, mais ça restait une tâche impossible ». Il n’y avait aucun moyen pour rester en contact avec le père.

Et la raison est très simple. Ignorer où le père se cache signifie sa sécurité car si ses proches savent où il se trouve, le risque d’aveux sous la torture augmente.

Cette confidentialité porte souvent ses fruits. Selon Mohamed, quand l’armée israélienne attaque leur maison, elle essayera sans doute de tirer quelques informations de ses occupants. « Et comme nous ignorons tout sur son lieu de cachette, nous ne pourrons leur être utiles. Même quand nous étions plus jeunes et terrorisés et qu’on voyait qu’ils allaient nous tabasser, nous ne pouvions rien dire car nous ignorions sa trace. Il faut dire qu’en étant jeunes, nous risquions de laisser échapper, sans le savoir, n’importe quelle information qui serait utile pour eux. »

Et pour finir, Shreim résume la réalité palestinienne et précise que les rudes épreuves vécues, lui et sa famille, ne sont pas un fait peu commun dans les Territoires Occupés. La vie des Shreim est juste un microcosme d’une souffrance qui a, depuis très longtemps, élu domicile chez la population palestinienne toute entière. »

Le 19 décembre 2011 – Al Jazeera – Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.aljazeera.com/indepth/fe…Traduction : Info-Palestine.net Niha

Le nouvel-an avec Mazin Qumsiyeh à Charleroi et à Bruxelles


rue de la Station 58/2 – 6140 Fontaine-l’Evêque

La Plate-forme Charleroi-Palestine
vous invite à une réception de nouvel-an ce
vendredi 13 janvier à partir de 18h
avec la participation de
Mazin Qumsiyeh


professeur de génétique des Universités de Bir Zeit

et de Bethléem, président du « Palestinian Center for Rapprochement Between People » and coordinateur du « Popular Committee Against the Wall and Settlements » de Beit Sahour. Mazin Qumsiyeh, qui s’est opposé à la politique de l’Autorité Palestinienne consistant, selon lui, à poursuivre indéfiniment un « dialogue » avec l’occupant israélien et son protecteur U.S. sans réel objet ni autre perspective que la poursuite de la colonisation, s’exprimera sur le thème : « La résistance populaire

en Palestine«  L’horaire de la soirée, qui aura lieu dans les locaux de

« LA BRAISE », rue Zénobe Gramme 21 à Charleroi, sera le suivant :

  • vous êtes attendu(e) à 18h.
  • repas fraternel à 18h30 (couscous maison)
  • conférence de Mazin Qumsiyeh à 20 h

Participation aux frais :
– repas + conférence : 7 &euro (à payer sur place)
– conférence seule : 2 &euro RESERVATION INDISPENSABLE PAR TELEPHONE AU
0473 28 63 75
Les bénéfices de la soirée sont destinés à la mission
« Bienvenue en Palestine <http://bienvenuepalestine.com/>  »

Au cours de son séjour en Belgique, Mazin Qumsiyeh prendra également la parole : – à Bruxelles, à la Maison de la Paix (5 rue Van Elewijck à 1050 Bruxelles) le 13 janvier de 12 à 14 heures. – à Liège, dans le cadre de l’INDIGN’ACTION « 6 heures pour la Palestine » organisée par l’ABP et le Comité Verviers-Palestine, au « Centre Poly-culturel Résistances CPCR », rue Jonruelle 11-15 à 4000 Liège, le samedi 14.

Il parlera à 15h. Les activités de cette journée se poursuivront jusque dans la soirée. Tous les détails sur l’affiche des « 6 heures pour la Palestine » annexée à ce message.
Restez informés, visitez le site web de la plate-forme régulièrement <http://www.pourlapalestine.be>

Charleroi et Bruxelles aujourd’hui : GAZA, ON N’OUBLIE PAS !


Ce 27 décembre : rassemblement :
« Gaza on n’oublie pas »
« Liberté pour le peuple palestinien »


Rendez-vous à 17 h, sur les marches de l’Hôtel de Ville, place Charles II, Charleroi.

Myriam

http://www.myriam-en-ebullition.be

Twitter : @Myriam_De_Ly

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Trois ans après l’agression militaire israélienne:

Actions de commémoration et de soutien

GAZA, ON N’OUBLIE PAS !

affiche gaza fr

Il y a trois ans, Israël a déclenché son assaut meurtrier contre la bande de Gaza alors même qu’il l’occupait et lui imposait son blocus. Plus de 1.400 Palestiniens, la plupart des civils, ont été tués.

De nombreuses organisations des droits de l’homme aussi bien qu’une mission spéciale des Nations Unies, dirigée par le juge sud-africain Richard Goldstone, ont accusé Israël d’avoir commis des crimes de guerre. Ces attaques ont provoqué des manifestations tout autour du monde en solidarité avec les Palestiniens gazaouis.

Trois ans après cette agression militaire dévastatrice, la perpétuation de ce blocus illégal constitue une punition collective de la population et sape la crédibilité du droit international humanitaire.

Dans le cadre d’une action citoyenne et pacifique, nous organisons une marche symbolique et une veillée de commémoration à Bruxelles, pour :

  • ·         La fin du blocus de Gaza
  • ·         La démolition du Mur de l’apartheid
  • ·         La fin de l’occupation israélienne illégale de toute la Palestine!
  • ·         Le droit de retourner en Palestine pour tous les Palestiniens!
  • ·         Le soutien à la résistance du peuple palestinien
  • ·         La libération de tous les prisonniers palestiniens
  • ·         Le soutien à la campagne  « Boycott Désinvestissement et Sanctions »

Mardi 27 décembre 2011

Le départ de la Marche se fera au croisement de l’avenue de Stalingrad et du boulevard du Midi (statue mégaphone) à 18 heures. Elle s’achèvera avec des prises de parole et une petite animation sur la Place du Jeu de balle vers  20h30.

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