Pour garder mémoire 4/5


jeudi 18 août 2011 – 07h:20

Rudi Barnet

Personne n’a le droit de juger le peuple juif ou l’Etat d’Israël

De « Plomb Durci » aux collabos, en passant par BDS

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mai 2010 – la marine de guerre israélienne pirate le Mavi Marmara dans les eaux internationales et assassine neuf militants de la solidarité turque avec la Palestine – Photo : AFP

La hasbara, notre machine de propagande balayera tout ça !

Immédiatement, la campagne de désinformation a été lancée : “ Ce ne sont pas des pacifistes, mais des terroristes contre lesquels nous nous sommes seulement défendus… Et avec une grande modération !  » (Netanyahu à la TV israélienne).

Ailleurs aussi, c’était éloquent : «  C’était une embuscade organisée ! Nos braves soldats sont tombés dans un piège ! C’est des mercenaires qui étaient à bord ! Il y avait plein d’armes dans ces bateaux de “pseudo pacifistes !  » (Tamar Samash, ambassadrice d’Israël en Belgique) “ Ceux qui sont contre Israël sont des animaux, des chiens enragés, des hyènes !  » (Rubinfeld, président du CCOJB sur Radio Judaica). “ C’est un groupe lié à Al-Quaida qui dirigeait l’opération !  » (l’ambassadeur d’Israël au Danemark).

Cette campagne n’a été qu’en s’amplifiant. Les divers organismes de service (Jewish Internet Defense Force, Internet Haganah, Palestinian Media Watch, Aschkel…) n’ont cessé, malgré la présence à bord de gens comme Mairead Maguire, Prix Nobel de la Paix 1976 ou le grand écrivain suédois Henning Mankell, de calomnier et de « fabriquer des preuves“ pour diaboliser les participants de cette flottille On les transformera en terroristes assoiffés de sang qui ont attaqué une armée pacifique.

Parallèlement, Israël rappellera aussi ses obligations sionistes à Goldstone pour qu’il se démarque du rapport qui porte son nom et déjuge les autres membres de cette commission d’experts désignés par l’ONU… Il y a réussi, en partie. La technique est récurrente !

Cette ignominie aura au moins eu pour conséquence de mieux informer sur les réalités des pratiques israéliennes et d’obliger cet Etat, sous la pression internationale, à alléger le blocus sur Gaza.

Tout pour redorer l’image…

Depuis « Plomb durci », tout ce qui peut être médiatisé, surtout émotionnellement, est mobilisé dans une vaste campagne orchestrée et largement financée par le gouvernement pour tenter de rétablir une image positive d’Israël dans le monde. Que penser, en effet, de l’envoi massif d’aide et de sauveteurs (respect pour eux !) aux malheureux Haïtiens ? …Pendant ce temps, Israël refusait l’entrée à Gaza des biens de première nécessité et des médicaments, causant ainsi la mort de plusieurs centaines de Palestiniens !

L’objectif du gouvernement ? Comme le titrait le journal “Maariv“ : “ Pénible vérité : la catastrophe d’Haïti c’est bon pour les Juifs“…“chaque désastre a besoin d’un héros et les héros d’Haïti sont les Israéliens « … «  Nous n’aidons pas seulement les Haïtiens dans leur tragédie, mais nous contribuons à unir le monde juif et démontrer les valeurs juives de l’Etat d’Israël “.

Ce discours proprement scandaleux instrumentalise ouvertement le malheur des Haïtiens pour encenser l’État d’Israël et tenter de redresser son image.

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Auschwitz

Que penser aussi de l’exploitation mercantile (un million de $ de bénéfice annuel pour Israël) du sinistre camp d’Auschwitz, (1) devenu une attraction touristique morbide pour des colonies de jeunes israéliens… Négligeant le fait que cette horreur concerne essentiellement les européens, toutes opinions, croyances et ethnies confondues.

… sans oublier le conditionnement de l’opinion publique

Comme le proclamait Ariel Sharon : «  Israël peut avoir le droit de juger les autres, mais certainement personne n’a le droit de juger le peuple juif ou l’État d’Israël « .

Protestations et démentis ne suffisant pas à redorer l’image perdue, il n’a pas fallu longtemps pour mobiliser les supporters du régime à travers le monde, pour vilipender, diaboliser, harceler ou menacer de mort les opposants ou contradicteurs.

Un bel exemple de propagande, parmi une multitude de films financés par le Ministère des Affaires Etrangères, est cette vidéo « The Truth about the West Bank« , éditée en six langues, expliquant doctement que la Cisjordanie n’est pas un territoire « occupé » mais « disputé »… entre Israël et la Jordanie !

Il découle de cette rhétorique délirante que les « implantations » sont légales et que les Palestiniens n’ont aucun droit sur cette région… puisqu’ils n’ont pas d’État, ce ne sont que des Jordaniens qui se sont implantés dans un territoire qui revient à Israël !(2)

… Et quand la propagande ne suffit pas, on peut même passer à l’acte en agressant les associations de défense des droits humains, comme à Paris en septembre 2010 (cambriolage et tentative d’incendie criminel de plusieurs ONG pro-palestiniennes) ou comme l’agression au couteau contre un chercheur de l’ULB. (3)

… et à sa culpabilisation par les medias amis

Pas un jour sans que l’un ou l’autre media ne nous présente un sujet qui vise à sensibiliser le public occidental sur la « Shoah »… Oubliant les autres victimes de la « Solution Finale » !

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Dans le ghetto de Varsovie

Que cela n’ait rien à voir dans le drame palestinien, qu’il n’y ait aucun lien factuel entre cette monstruosité et ce qui se passe au Moyen-Orient, est sans importance.

La confusion entre le judaïsme et l’État d’Israël est, depuis toujours, soigneusement entretenue par les dirigeants sionistes et l’utilisation de l’émotionnel une pratique récurrente pour la manipulation de l’opinion publique.

Cette campagne de sensibilisation sur le drame des juifs européens victimes du nazisme – la programmation de Arte sur ce thème est exemplative – a un seul objectif : créer une empathie avec l’État d’Israël !

Une sorte de politique du ricochet, quoi !

Ah ! La naïveté ou l’absence d’esprit critique d’une partie de la communauté juive et de tant de citoyens non-juifs… Et ça marche depuis plus de soixante ans !

On développe également une campagne en direction des juifs d’Occident, présentés comme une communauté martyre, victime permanente de la violence des autres communautés… Et invités à émigrer pour sauver leur vie !

Que la réalité – les communautés d’autres religions sont aussi victimes de l’intolérance – contredise ces discours générant la peur, voire la panique, n’a aucune importance. Ce qui l’est c’est, encore une fois, instiller l’amalgame “juifs/shoah/Israël“ !

… et certains organismes humanitaires

Il est affligeant de voir l’attitude de “cul-bénit“ de certains organismes qui prétendent défendre les droits humains en adoptant ce fallacieux argumentaire de “deux peuples convoitant la même terre“.

Ainsi, certains ont une lecture bien particulière du rapport de la “Commission Goldstone“ !

Alors que ce rapport cible très nettement la responsabilité écrasante d’Israël dans le drame de Gaza, Amnesty-Belgique (“Conflit de Gaza, la justice maintenant“ )(4) renvoie dos à dos oppresseurs et opprimés en déplorant de même manière les morts israéliens (13… dont 10 militaires !) et palestiniens (1400 civils !).

Il est triste de constater que cette organisation de défense des prisonniers d’opinion, ne parle que très rarement des milliers de civils (non-combattants !), dont plusieurs centaines d’enfants, enfermés et torturés dans les geôles israéliennes… Ce qui en fait la plus grande prison du monde des « prisonniers d’opinion » !

Cette attitude “jésuitique“ est bien éloignée de la mission originelle.

Vous avez dit blocus ? Où voyez-vous un blocus ?

25 avril 2008 - Rafah, frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza - Des palestiniens scandent des slogans lors d’une manifestation devant la clôture de fer séparant l’Egypte de la bande de Gaza pour réclamer à Israël la levée du blocus de Gaza. - 76.9 ko

25 avril 2008 – Rafah, frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza – Des palestiniens scandent des slogans lors d’une manifestation devant la clôture de fer séparant l’Egypte de la bande de Gaza pour réclamer à Israël la levée du blocus de Gaza.

Israël a indéniablement allégé son blocus, mais refuse de communiquer la liste des produits qu’il entend interdire. Avant le blocus, la liste des produits autorisés était de 4.000… de 80 à fin 2010 !

L’allègement est pour le moins… léger. Parmi les produits interdits (à juin 2011), il y a le chocolat, les instruments de musique, les blocs-notes, le ciment, le sel, la majorité des médicaments et du matériel médical… Tous “produits militaires“ bien entendu, comme ces sept appareils respiratoires offerts par la Norvège aux hôpitaux, confisqués par l’armée.

Grâce au « Printemps égyptien », l’allègement du blocus s’est incontestablement amélioré (5)

… Et le fameux mur d’acier de Moubarak – décision d’édification prise en coordination avec Israël et les Etats-Unis – ne sera pas achevé.

N’en reste pas moins que Rafah est la seule voie d’accès plus ou moins ouverte pour les habitants de Gaza (L’Égypte laisse passer 3 à 400 personnes par jour). Côté mer et côté Israël, rien n’a changé.

Pour ce qui est de la Cisjordanie, le blocus est plus subtil. Outre que la quasi totalité des habitants ne peuvent librement quitter le territoire pour se rendre à Jérusalem – rares sont les Palestiniens de Bethléem qui ont visité Jérusalem… distant de 8 km – les étrangers débarquant à Tel-Aviv sont avertis qu’ils risquent une peine de prison de deux ans s’ils se rendent dans la partie palestinienne.

Les pacifistes de la « Flytille » l’ont appris à leurs dépens… Et ont ainsi démontré que le blocus est général !

Génocide ?

Les spécialistes se disputent quant à l’appellation qui convient pour définir les actes israéliens et si on peut, oui ou non, parler de génocide.

On ne peut cependant s’empêcher de penser qu’il y a des ressemblances troublantes avec les événements qui se sont, par exemple, déroulés au Rwanda ou en Ex-Yougoslavie… Tel le massacre de Srebrenica, en juillet 1995, qui, hormis le nombre de morts, a plus que des similitudes avec celui perpétré à Al-Tantura, en mai 1948.

Pourquoi génocide à Srebrenica, mais seulement incident regrettable en Palestine ?

Si ce n’est pas un génocide, la litanie des massacres depuis les années trente à ce jour sonne pour le moins comme un prélude.

Il n’est sans doute pas inutile de rappeler la définition juridique du crime de génocide qu’on peut trouver dans la « Convention pour la prévention et la répression ».

Les génocides sont des actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

-   meurtres de membres du groupe

-   atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe

-   soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle.

Chacun jugera en conscience.

… En tout cas Sociocide !

Comment, en effet, qualifier autrement la sinistre « Opération Rempart » (6) de 2002 que tant « Human Rights Watch » et « Amnesty International » ont défini comme crime de guerre ?

Quel autre but que détruire la société palestinienne elle-même pouvaient avoir les massacres – même Shimon Pérès a utilisé ce terme de « sociocide » à ce propos – de Jenine et Naplouse ?

Quelle autre finalité pouvait avoir la destruction généralisée des maisons, le saccage de tout ce qui était utile à la vie économique (hôtels, aéroport, sites historiques, bureaux de poste… jusqu’aux feux de signalisation) ?

Comme d’habitude, Israël a fait obstacle à la venue de la Commission d’enquête mise sur pied par l’ONU… Et, comme d’habitude, a invoqué la « nécessité de représailles » pour répondre à des attaques.

Ah ! Cette fameuse “charte“ du Hamas !

Petit “scoop“ qui serait comique s’il n’était effrayant : l’auteur du slogan, tant brandi comme le “crédo“ des Palestiniens, “ Poussez tous les juifs dans la mer “, est en réalité de… Ben Gourion lui-même !

C’est à la Knesset en octobre 1961 que, selon un universitaire étatsunien, il « inaugura » ce slogan pour mieux stigmatiser le danger palestinien : “ Leur objectif est clair : pousser les juifs dans la mer, morts ou vifs ! « . (7)

Dans sa diabolisation des “extrémistes islamiques“ l’État d’Israël se réfère toujours à l’ancienne “Charte du Hamas“… Mais passe sous silence le “Document d’Entente Nationale“ de 2006 (signé par le Hamas !) qui accepte l’État israélien à côté d’un État palestinien dans le respect de la résolution 242 de l’ONU de 1967 fixant les frontières entre ces deux États.

Pourquoi Israël s’oppose-t-il à cet engagement qui équivaut, pour les Palestiniens, à renoncer à 78% du territoire originel et entérine ainsi la conquête juive ?

… Et pourquoi ne parle-t-on jamais du refus à l’existence d’un État palestinien contenue dans la charte du Likoud : le gouvernement israélien rejette catégoriquement la création d’un État arabo-palestinien à l’ouest de Jourdain !

Cette obstruction au droit international depuis plus de 60 ans et cette volonté de rejeter toute offre de délimitation des territoires est, pour le moins, un étrange témoignage de volonté de paix, non ?

Les Palestiniens doivent partir ou se soumettre !

Que le gouvernement israélien le veuille ou non, la Cisjordanie et Gaza sont des territoires « occupés »… ce qui implique le respect des lois de la guerre par le Pouvoir occupant.

Eric David, spécialiste du Droit international et Professeur émérite de l’Université de Bruxelles, estime que «  L’implantation et le maintien de colonies de peuplement dans les territoires palestiniens occupés sont des crimes de guerre « . (8)

Cette violation du Droit n’a pas connu de répit depuis 1967 et la répression raciste est permanente.

A titre d’exemple : le raid de nuit des colons de Kyriat Arba (près d’Hébron) qui, sous la conduite du rabbin Levinger, ont, sous la protection de l’armée, détruit tout ce qu’ils pouvaient dans le camp de réfugiés de Deheishe en 1987

Ils s’en sont ensuite vantés dans la presse : « Notre action n’était pas assez forte. Il aurait fallu écraser le visage d’un enfant de 8 ans et casser les dents d’une femme enceinte. C’est seulement de cette façon qu’ils comprennent ! ». (9)

Que penser aussi des exhortations de Pinhas Wallerstein, patron de “Yesha“, le Conseil des Colons, considéré comme un “faiseur de gouvernements israéliens“, proclamant que “ les colons ne partiront jamais de Judée-Samarie “ et “ Cette présence juive, partout, est nécessaire pour empêcher un Etat palestinien “ ?

Il n’y a guère d’illusions à se faire sur les discours israéliens proclamant la volonté d’arrêter la conquête… David Ben Gourion n’affirmait-il pas déjà en 1948 : «  Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront “.

Il n’y a de paix que la paix des morts, quoi !

La colonisation sauvage est permanente et s’est même amplifiée après l’attaque de la “Flottille de la Liberté“ : arrachages des oliviers, destruction des puits d’eau…

Fin juin 2010, encore une fois, au mépris des engagements pris et des lois internationales, le comité central du Likoud a approuvé à l’unanimité la “ poursuite du développement des colonies en Cisjordanie et partout en Eretz Israël, notamment dans le Néguev et en Galilée et dans le Grand Jérusalem “.

Les fanatiques sionistes religieux, ne cessent de brûler champs, écoles (celle de Naplouse en octobre 2010), mosquées (celles de Lubbati Charqiya en mai 2010 et de Beit Fajjar en octobre 2010) ou maisons (à Hiraoua et Bourine, début mars 2011).

Les colons d’Ytzhar (une des 121 colonies illégales de Cisjordanie) justifient tout cela au nom d’une “ mission confiée par Dieu “ et ceux qui occupent Hébron (700 Israéliens au milieu de 170.000 Palestiniens) écrivent «  Pas d’arabes ni de rats  » sur les murs. (10)

Hébron, ville coupée en deux pour y rendre la vie impossible aux Palestiniens en interdisant leurs commerces dans les principales artères, Hébron devenue ville fantôme pour la « sécurité » de quelques fanatiques religieux.

Qui sont les barbares ?

Le Boycott est une action légitime ?… et légale ?

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La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) a été demandée en 2005 par 172 organisations palestiniennes représentatives (religieux, laïcs, syndicats…) et a essentiellement pour but de faire cesser l’impunité d’Israël en le forçant à respecter les règles internationales.

Concernant les produits importés en Europe, l’appellation “Made in Israël“ est frauduleuse pour des produits fabriqués par des entreprises implantées dans les colonies de Cisjordanie.

En effet, “l’Accord d’Association UE-Israël“ (en vigueur depuis 2000 et ratifiée par tous les pays de l’Union) et diverses autres directives en interdit l’entrée dans l’Union européenne (Voir à ce sujet l’arrêt “Brita“ de la Cour de Justice Européenne du 25/2/2010).

De plus, la Convention de Genève de 1949 spécifie clairement le statut de territoire “occupé“ de la Palestine et s’oppose à toute collaboration avec le gouvernement israélien dans ses projets de colonisation.

Il en découle qu’il est donc illégal pour une entreprise ou un investisseur occidental de collaborer, même indirectement, à des projets israéliens en Cisjordanie et frauduleux d’étiqueter “made in Israël“ des produits issus des colonies.

L’action tentant de faire appliquer le Droit est donc parfaitement justifiée.

Ce n’est pas, comme la propagande sioniste essaie de le faire accroire, une campagne illégale ! Il est d’ailleurs scandaleux que des gouvernements, tel celui de la France, essayent, au mépris des lois de l’Union européenne, de criminaliser les militants de ce boycott.

Concernant le boycott universitaire, on ne peut ignorer qu’en Israël même, aucune université n’existe pour les “Palestino/Israéliens“ et qu’aucun cours en arabe n’est dispensé dans les sept “officielles“.

Ainsi, 20% de la population, d’un pays qui se prétend démocratique, est discriminée !

Mais Ehud Barak, Ministre de la Défense, a approuvé l’accès au statut d’université d’un collège situé dans la colonie d’Ariel en Cisjordanie occupée… Université qui n’est accessible qu’aux seuls colons, évidemment !

Au moins par le silence, mais souvent de manière active en se mettant au service des officines gouvernementales (à l’instar de l’université Ben Gourion qui entretient des liens étroits avec le complexe militaro-industriel israélien), ces universités israéliennes contribuent à maintenir l’oppression.

A quand une action de ces universitaires pour s’y opposer et rejoindre leurs confrères qui manifestent leur désaccord ?

Il en va de même concernant la culture.

Il ne s’agit en aucune manière de boycotter des individus – de nombreux artistes israéliens sont accueillis dans des manifestations en Europe – mais de s’opposer aux opérations de propagande et à ceux qui soutiennent, objectivement, cette politique.

Un bel exemple de cette véritable “machine de guerre » est le célèbre film “Valse avec Bachir“, bourré de contrevérités historiques – bombardements intenses de l’aviation libanaise… qui n’a quasiment pas d’avions/ père du héros, à la fois soldat russe et déporté d’Auschwitz/ massacres de Sabra et Chatila attribués à des phalangistes “chrétiens“ fous… passant sous silence que l’opération avait été planifiée, organisée et appuyée par l’armée israélienne (11) / Etc… Etc… – qui vise, avec une grande habileté, à donner une image positive de l’armée et à créer une empathie du spectateur avec les traumatismes psychologiques du pauvre tankiste.

Subtil et pervers !

N’oublions pas nos collabos !

La machine est puissante et ne manque pas de moyens financiers : promotion d’artistes dans les manifestations européennes, opérations de séduction vers les secteurs économiques, multiplication d’émissions TV favorables au régime, mise en valeur de “vedettes“ européennes – dont, entre autres, l’ineffable BHL – affichant ouvertement leur idées pro-sionistes.

Certains responsables politiques européens se prétendant “socialistes“, n’hésitent pas à apporter leur contribution à cette propagande, tels Strauss-Kahn qui affirme : “ Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël “ (Europe1) ou Martine Aubry, invitée d’une organisation sioniste, déclarant : “ Je pense que ceux qui prônent le boycott d’Israël se trompent de combat. Au lieu de porter la paix, ils portent l’intolérance, ils portent la haine !  » (Discours au CRIF, novembre 2010) … Jaurès, réveille-toi !

Dans le domaine médiatique, on assiste à un véritable matraquage par « Arte » de films sur le thème de la Shoah ou de productions israéliennes. Rien d’étonnant à cela quand on connaît les sympathies politiques de Jérôme Clément, son Directeur jusque fin 2010.

Durant plusieurs années, la moitié du budget que cette chaîne publique était censée consacrer aux productions étrangères, principalement européennes… était investie dans des films israéliens.

Il en a été remercié par les autorités israéliennes : “ La chaîne Arte, justement, contribue grandement au financement des créateurs israéliens avec près de
19 films au compteur. Grâce à elle notamment, le cinéma israélien bénéficie de cette reconnaissance et de cette bienveillance si particulière en dehors de ses frontières (12)

Pas la moindre protestation, à ma connaissance, contre ce détournement “soft“ de l’argent public.

Rien d’étonnant, non plus, dans cette attitude de Arte quand on sait que c’est Bernard-Henri Lévy qui préside son “conseil de surveillance“.

… Mais Arte ne fait pas de politique n’est-ce pas ? (13)

Les artistes et les intellectuels qui mettent leur travail et leur renommée au service de cette propagande portent un nom de sinistre mémoire : “collabos“ !

Quelques belles “consciences“ culturelles ont heureusement dénoncé cette utilisation de la culture comme marketing politique et ont pu faire échouer certaines opérations.

A suivre…

Notes

1) « L’Industrie de l’Holocauste » de Norman Finkelstein (La Fabrique editions)

2) http://mondoweiss.net/2011/07/annex-hasbara-on-steroids.html

3)) Voir “http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com“

4) “Le Fil d’Amnesty“ N°6 (Décembre 2010)

5) « Le Monde » du 22/7/2011

6) Lire à ce propos  » Israël 60 ans de mystification… » édité par « Capjo-EuroPalestine (www.europalestine.com)

7) “The Palestine Chronicle“ William James Martin (University of Florida)

8) Colloque du 8/4/2011 à l’ULB par le Centre de Droit International

9) Haaretz du 7/6/1987

10) Lire « Apartheid à Hébron » de Letty Pogrebin dans la revue « Regards » du CCLJ (Centre Communautaire Laïc Juif)

11) Lire “Sabra et Shatila, retour sur un massacre“ de Pierre Péan, Monde Diplomatique (septembre 2002)

12) “Jerusalem Post“ du 31/12/2010

13) Fin 2010, la chaine a annoncé (9/11/2010) qu’elle suspendait pendant deux ans son soutien à la production israélienne

Communiqué par l’auteur via courriel

source


Demain, jeudi, manif aux Affaires étrangères


Comité Belge pour soutenir la Révolution syrienne  :

L’opposant historique syrien Haytham Maleh, défenseur des droits de l’homme et avocat international âgé de 80 ans, incarcéré pendant 17 mois et libéré le 8 mars dernier dans le cadre de la loi d’amnistie est en Europe. L’un des organisateurs de la conférence de l’opposition, réunie à Istanbul en juillet, il fait le tour de plusieurs capitales européennes.

Son objectif : assurer les gouvernements occidentaux qu’une alternative politique crédible s’oppose à Bachar el-Assad et que la transition doit être pacifique.

Dans ce cadre, Mr Haytham Maleh sera reçu au Ministère des Affaires étrangères à Bruxelles.
Pour soutenir sa position et ses demandes, nous manifesterons :

 Le jeudi 18 août, de 15h à 16h30,

En face du Ministère des Affaires Etrangères

Rue des petites Carmes 27

1000 Bruxelles

L’Autorité palestinienne et Israël d’accord pour écraser les manifestations de septembre 10/08/2011


Le quotidien israélien Ha’aretz a révélé que les responsables de la sécurité de l’Autorité palestinienne sont tombés d’accord avec ceux d’Israël pour empêcher qu’une escalade violente se développe en septembre, lorsque l’AP envisage de demander aux Nations Unies de reconnaître la Palestine comme Etat membre.
La décision coïncide avec des déclarations du porte-parole de la sécurité de l’AP, Adnan al-Dhamiri, qui a juré d’écraser toute manifestation violente anti-Israël qui pourrait avoir lieu pendant ou après septembre.

Les responsables de la sécurité ont confirmé que des officiers des deux bords ont eu récemment des contacts à ce sujet, suite aux craintes qui règnent dans la région et aux prévisions d’une possible insurrection des Palestiniens qui pourrait se transformer en soulèvement violent et généralisé.

Le quotidien a confirmé que des responsables de sécurité haut placés à l’AP ont envoyé des messages assurant que les mouvements populaires auxquels appelleraient des dirigeants de l’AP resteraient pacifiques.

Ils ont dit que les marches prévues pour le 20 septembre, lorsque l’ONU commencera à étudier la question, seront circonscrites aux villes palestiniennes et ne s’étendront pas à des confrontations avec les soldats israéliens.

Selon l’article, les services de sécurité israéliens sont avertis que l’AP ne veut pas démarrer un nouveau conflit avec Israël mais veut seulement faire pression pour progresser au niveau politique. Mais l’armée israélienne craint que la sécurité de l’AP n’arrive pas à contenir tous les scenarii possibles et elle pèse toutes les éventualités.

Adnan al-Dhamiri a rendu publics, dans une déclaration au quotidien Al-Sharq Al-Awsat, des plans pour contrecarrer toute « manifestation violente » qui pourrait survenir pendant le mois de septembre. Il a fait ses déclarations après que le renseignement israélien ait envisagé diverses possibilités suivant les réactions des Palestiniens en septembre.

Dhamiri a minimisé les prévisions de violence majeure « qui aboutirait à la démission du président palestinien et au chaos. »

Source : Palestine Info

Traduction : MR pour ISM

Abir Kopty : Tel Aviv, tente 1948


Abir Kopty
publié le lundi 8 août 2011.

 

Si vous êtes Palestinien, vous aurez du mal pour trouver quelque chose à quoi vous identifier dans le village de tentes sur le boulevard Rothschild de Tel-Aviv, jusqu’à ce que vous parveniez à Tente 1948. Ma première virée là-bas a été il y a quelques jours, lorsque j’ai décidé me joindre à la Tente 1948. Le message central de la Tente 1948 est que la justice sociale devrait être pour tous. Elle rassemble les citoyens juifs et palestiniens qui croient en une souveraineté partagée dans un Etat pour tous ses citoyens.

Pour moi, comme Palestinienne, je ne me sens pas faire partie du mouvement du 14 juillet, et je ne suis pas là comme participante. Presque tous les coins de ce camp me rappellent que ce lieu ne veut pas de moi. Ma première virée dedans a été assez déprimante, j’ai trouvé pleins de drapeaux israéliens, un homme faisant un discours à des jeunes avec une vision sioniste sur ses souvenirs de la « guerre de 48 », un autre groupe avec des panneaux appelant à la libération de Gilad Shalit, un autre poussant des chants sionistes. Ce n’est sûrement pas un lieu où les 20 % de la population se sentiraient chez eux. Le lendemain, j’ai trouvé Ronen Shuval, d’Im Tirtzu, l’association d’extrême droite, faisant un exposé provocateur et haineux contre les associations de gauche et des droits humains. Les colons avaient déjà monté une tente et dansaient avec joie.

L’existence de Tente 1948 dans le camp est un défi vers les gens qui participent au mouvement du 14 juillet. Les premiers jours, la tente a été attaquée par un groupe de droite, qui a battu les militants de la tente et détruit son drapeau palestinien. Certains leaders du mouvement du 14 juillet ont dit clairement qu’avancer les questions centrales concernant la communauté palestinienne en Israël ou l’occupation ferait « perdre sa force » à la lutte. Ils ont souvent dit que la lutte est sociale, pas politique, comme s’il y avait une différence. Ils avaient peur de perdre des supporters s’ils appuyaient sur les questions palestiniennes.

La vérité, c’est que c’est vrai.

En vérité, c’est exactement ce qui pourrait aider Netanyahou ; s’il appuyait sur le bouton de la peur, recréait l’« ennemi » et reproduisait la « menace sécuritaire », il serait capable de faire taire le mouvement. Le problème n’est pas avec Netanyahou, ce n’est pas le premier leader israélien à faire appel à ça. Le problème principal, c’est que les Israéliens ne sont pas encore prêts à voir au-delà des murs qui les entourent.

Pourtant, il faut l’admettre, il se passe quelque chose, les Israéliens se réveillent. Il y a un développement ; les gens se rencontrent, discutent des questions. L’assemblée générale du camp a décidé vendredi qu’elle n’accepterait aucun message raciste parmi ses participants. Même à Tente 1948, beaucoup d’Israéliens sont venus, ont lu les tracts, écouté ce que représente Tente 1948 et discuté calmement. Peut-être, si j’étais une israélienne juive, je serais fière du mouvement du 14 juillet. Mais je ne suis pas juive, je ne suis pas sioniste, je suis palestinienne.

Je ne veux pas béatifier la réalité, ni cacher quoi que ce soit pour servir une « tactique » et je n’accepterai pas des miettes. Je veux parler de la justice historique, je veux parler de l’occupation, je veux parler de la discrimination et du racisme, je veux tout mettre sur la table, et je veux parler de cela au cœur de Tel-Aviv.

La justice sociale ne peut pas être divisée ou classifiée. Si ce n’est pas une justice pour tous y compris tous les Palestiniens, alors c’est une fausse justice, une justice d’élite ou une « justice pour juifs seulement » exactement à la manière dont fonctionne la démocratie israélienne « pour juifs seulement ». Le mouvement du 14 juillet est une grande occasion pour les Israéliens pour refuser à leur Etat de continuer à sombrer en un régime d’apartheid.

* Abir Kopti est une militante politique palestinienne et une analyste des media. Elle a été membre du Conseil municipal de Nazareth et porte-parole de Mossawa, the Advocacy Center for Palestinian-Arab Citizens in Israel. Ses travaux sont sur son site et sur Twitter à @abirkopty. Traduction : JPB-CCIPPP

source :

http://mondoweiss.net/2011/08/tent-…

traduction

Pour garder mémoire ! 2/5


Première partie ici

vendredi 12 août 2011 – 06h:20

Rudi Barnet


Des bêtes qui marchent sur deux pattes ! De la genèse de la conquête au nettoyage ethnique
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Mai 2011, Qalandiya, Cisjordanie sous occupation. – Un soldat israélien n’hésite pas à user de son arme contre les Palestiniens qui manifestent lors de la journée de commémoration de la » Nakba », ou « catastrophe » |nettoyage ethnique de la Palestine par les sionistes) – Photo : UPI

Le Sionisme est-il soluble dans la démocratie ?

Le mouvement sioniste – idéologie politique nationaliste prônant la création d’un centre spirituel, territorial ou étatique peuplé par les juifs – est apparu vers la fin du 19ème siècle, principalement parmi les communautés ashkénazes d’Europe centrale et orientale, en réaction aux pogroms racistes. Il est assez intéressant de constater que la Palestine n’était pas le « premier choix » des Sionistes pour la création d’un “Foyer juif“ : l’Argentine, l’Ouganda, l’Ouest américain et Madagascar furent les premières options. (1)

A la lecture des divers documents sur le développement de ce mouvement, on ne peut s’empêcher de penser qu’il existe au moins deux formes de Sionisme.

Le premier, l’originel issu de la création de l’Organisation Sioniste Mondiale de 1897, est laïc et porteur de l’aspiration à créer un foyer territorial… de manière pacifique !

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Martin Buber

Martin Buber, apôtre d’un État binational et démocratique, fut l’un des principaux militants de cette voie préconisant l’entente avec les Palestiniens. La création devait se faire par l’achat de terres ou la concession d’un territoire vierge d’habitants. Si ce n’était pas tout à fait le cas, une négociation pacifique devait solutionner le cas des minorités locales (Dédommagement ? Intégration ?) Ce projet, dans le contexte historique particulier d’alors, était considéré comme honorable.

En 1948, au moment du déclenchement des hostilités, les terres dites “achetées“ par les organisations sionistes représentaient environ 4% du pays (estimation de l’ONU).

La seconde forme de sionisme, celle du régime israélien actuel et, malheureusement, d’une importante partie de la communauté juive européenne, est celle engendrée par les “conquistadors“, ces groupes terroristes de l’Irgoun (matrice du parti du Likoud) ou du groupe Stern qui semèrent la mort pour arriver à leurs fins de conquête. Ainsi, les Begin, Stern, Jabotinsky,(2) Shamir, Ben Gourion… et leurs héritiers (Dayan, Peres, Sharon, Barak…) transformeront l’utopie pacifique en invasion violente !

Ce genre de perversion renvoie à d’autres ! Rappelons-nous ce qu’est devenu l’idéal communiste en Russie et en Chine, le fossé entre le message du Galiléen et les pratiques vaticanes d’aujourd’hui… Tant d’autres idéaux d’ouverture humaine se métamorphosant en intolérance meurtrière. Ce sionisme-là n’a évidemment plus rien à voir avec celui des progressistes israéliens d’aujourd’hui, il en est seulement la caricature.

Abraham Serfaty, juif et grande figure de la résistance à la dictature marocaine, n’hésitait d’ailleurs pas à dire que “ Le sionisme est avant tout une idéologie raciste. Elle est l’envers juif de l’hitlérisme « .

Devant les horreurs commises par les gouvernements qui se sont succédés depuis 1967, une nouvelle vision semble émerger dans la frange démocratique des citoyens juifs, notamment parmi les militants de « La Paix Maintenant ». Rejetant les visées colonialistes, elle prône le développement d’une « renaissance nationale » au sein d’un Etat vivant en paix avec ses voisins et offrant des droits égaux à la minorité arabe du pays. (3)

Un retour vers le sionisme originel en quelque sorte… Qui n’abandonne, malheureusement pas le dogme absurde du « peuple élu » et ne fait aucune proposition pour que la perversion de cette croyance, responsable de tant de crimes, ne puisse se reproduire.

Une démocratie bien particulière

La “Loi Fondamentale“ – comme on le sait, Israël n’a pas de Constitution, ce qui aurait, notamment, impliqué de fixer une limite territoriale – proclame qu’il s’agit d’un Etat juif… Théocratique, donc ! La nouvelle loi que Netanyahu et Lieberman veulent instaurer en témoigne puisqu’elle obligera chaque citoyen, y compris les laïcs, les chrétiens et les musulmans de jurer allégeance à l’Etat juif, sous peine d’expulsion ! Théocratie mariée à Démocratie ?… Union de la carpe et du lapin, non ? De nombreuses voix se sont, heureusement, élevées contre le projet d’un tel État qui «  en se définissant sur une base ethnique ou religieuse, instaure des discriminations institutionnelles entre ses citoyens fondées sur l’origine ou la religion (…) On peut craindre aussi que la reconnaissance d’Israël comme « État juif » ne donne des bases internationales légales à un régime d’apartheid, au cas où Israël continuerait et étendrait sa politique de colonisation de toute la Cisjordanie, en niant les droits nationaux du peuple palestinien . » (4)

Quelques autres particularités de ce régime prétendument démocratique :

-   La carte d’identité ne mentionne pas que vous êtes Israélien mais elle indique que vous êtes juif ou Arabe.
-   Seul le mariage religieux juif a valeur d’Etat Civil (celui d’une autre religion, est seulement “reconnu“).
-   La population des territoires “annexés » en 1967 n’a pas de statut de nationalité, les civils non-juifs peuvent être “jugés“ par des tribunaux militaires.
-   La discrimination ethnique à l’embauche est générale pour le 1,2 million de Palestiniens de nationalité israélienne.
-   Une grande partie des Bédouins du Néguev sont confinés dans des townships.
-   Seulement 2% des terres peuvent être achetées par les “israélo-palestiniens“ car une loi autorise l’Agence juive à s’opposer à la vente aux non-juifs.

… Etc.(5)

Comme l’écrit Amnon Be’eri-Sulitzeanu, Directeur adjoint des Abraham Fund Initiatives : «  En 2010, la ségrégation entre juifs et Arabes en Israël est presque absolue. Pour ceux d’entre nous qui vivent ici, c’est quelque chose qui va de soi « .(6)

D’autres discriminations encore :

-   Routes interdites aux non-juifs
-   Restrictions à la circulation par des contrôles humiliants (En 2008 déjà, selon un rapport publié par le centre d’informations israélien B’Tselem, on recensait déjà 459 barrages et 66 check-points en Cisjordanie).
-   “loi de l’absence“ qui permet de s’approprier la maison du non-juif que l’on a fait fuir
-   Privation de l’eau dans les territoires palestiniens (70 litres/jour contre 300 litres/jour pour les Israéliens !)
-   « Filtrage » des étudiants arabo/israéliens par la sûreté israélienne (Shabak) pour les exclure des universités
-   Emprisonnement illégal, selon le Droit international et la loi israélienne, d’enfants de – de 14 ans accusés de jets de pierre.(7)
-   Loi « anti-boycott » (11/7/2011) qui interdit toute liberté d’expression, même non-violente, contre la politique israélienne.(8) … Etc

Comme le stigmatise, une fois de plus, le rapport de Human Rights Watch de décembre 2010 : «  Les Palestiniens sont victimes de discrimination systématique en raison de leur race, de leur origine ethnique et nationale, en conséquence de quoi ils sont privés d’électricité, d’eau, d’écoles et de routes, alors que les colons juifs de leur voisinage bénéficient de tous ces services publics « .

Toutes ces pratiques appartiennent bien plus à un régime autoritaire et raciste qu’à ce que nous appelons la démocratie, non ? Comment peut-on soutenir un tel régime et accepter de cet État ce que nous condamnons pour d’autres pays et trouverions inacceptable dans le nôtre ?

Il ne faudrait pas, non plus, oublier que, depuis sa création, l’État d’Israël n’a cessé d’apporter son soutien actif à divers régimes bien connus pour leur autoritarisme et a été agissant dans certaines opérations peu glorieuses pour les États qui les ont perpétrés. Quelques exemples, pour mémoire :

-   Collaboration militaire avec le régime raciste d’Afrique du Sud, notamment pour le développement de l’arme nucléaire. Accueillant John Vorster, premier Ministre dans les années 1975 (emprisonné par les Britanniques pendant la guerre 40/45 pour activités en faveur des Nazis), Yitzakh Rabin n’hésitera à porter un toast «  aux idéaux communs à Israël et à l’Afrique du Sud, deux pays qui affrontent une brutalité et une instabilité inspirées par l’étranger « .
-   Collaboration du Mossad dans le meurtre de Ben Barka sous la dictature de Hassan II (9)
-   Fourniture d’hélicoptères de combat au régime raciste de Rhodésie (futur Zimbabwe)
-   Assistance technique à la Savak (police politique du Shah d’Iran)
-   Soutien à la France dans la guerre d’Algérie
-   Collaboration avec diverses dictatures latino-américaines (Pinochet au Chili, Stroessner au Paraguay) … Etc

C’est ce que je dis qui compte… pas ce que je fais !

Pas un régime fasciste ?

Que voulaient dire les quelques trente intellectuels juifs, dont Hanna Arendt et Albert Einstein, citoyens des Etats-Unis, qui qualifièrent ainsi le Sionisme dans le célèbre article du New-York Times en 1948 ?. (10)

Nationalisme, autoritarisme et ethnocentrisme sont les principales particularités du fascisme. Ces trois caractéristiques définissent bien le régime israélien actuel qui prône un État “ethniquement pur“ – déclaration de Lieberman, ministre des affaires étrangères, le 19/9/2010 : “nous allons faire d’Israël un Etat ethniquement homogène ! » – opprime une partie de sa population, pratique l’apartheid et revendique son élitisme de “peuple élu“. Mais Lieberman est un agneau à côté de certains de ses prédécesseurs.

Petit florilège de déclarations guerrières et racistes

Théodore Herzl, fondateur de l’Organisation sioniste mondiale (note du 12 juin 1895)

Chasser la population pauvre (les Arabes) au-delà de la frontière en lui refusant du travail. Le processus d’expropriation et de déplacement des pauvres doit être mené discrètement et avec circonspection.

Yitzhak Shamir, futur premier ministre

Les Palestiniens seront écrasés comme des sauterelles … leurs têtes éclatées contre les rochers et les murs.

Joseph Weitz, Directeur du Fond national juif (1973)

La seule solution est Eretz Israël, ou au moins Eretz Israël Ouest (toutes les terres à l’ouest du Jourdain, sans les Arabes. Il n’y a pas de place pour un compromis sur ce point. Nous ne devons pas laisser un seul village, pas une seule tribu.

Ehud Barak, premier ministre (Jerusalem Post du 30/8/2000)

Les Palestiniens sont comme les crocodiles, plus vous leur donnez de viande, plus ils en veulent.

Vladimir Jabotinsky, fondateur du sionisme révisionniste, précurseur du Likoud (Le Mur de Fer,1923)

Une réconciliation volontaire avec les Arabes est hors de question, que ce soit maintenant ou dans le futur. Si vous souhaitez coloniser un pays dans lequel une population vit déjà, vous devez fournir une armée pour le pays ou trouver quelque riche personne ou bienfaiteur qui vous la fournirait. Sinon, abandonnez la colonisation, parce que sans une force armée qui rendrait physiquement impossible toute tentative de détruire ou d’empêcher cette colonisation, la colonisation sera impossible, pas difficile, pas dangereuse, mais IMPOSSIBLE. Le sionisme est une aventure de colonisation et c’est pour cela qu’elle est dépendante d’une force armée. Il est important… de parler hébreu, mais malheureusement, il est encore plus important d’être capable de tirer, ou bien le jeu de la colonisation se termine.

Moshe Dayan, ministre de la défense et des affaires étrangères (12/2/1952 Radio Israel)

La population doit se préparer à la guerre, mais il revient à l’armée israélienne de poursuivre le combat avec l’objectif ultime qui est la création de l’Empire israélien.

Raphael Eitan, chef d’Etat major des forces de défense (New York Times, 14/41983)

Nous déclarons ouvertement que les Arabes n’ont aucun droit de s’établir, ne serait-ce qu’un seul centimètre, dans Eretz Israël. La force est l’unique chose qu’ils comprennent. Nous devons utiliser la force absolue jusqu’à ce que les Palestiniens viennent ramper devant nous. (…) Lorsque nous aurons colonisé le pays, il ne restera plus aux Arabes que de tourner en rond comme des cafards drogués dans une bouteille.

Moshe Katsav, Président de l’Etat (Jerusalem Post, 10/52001)

Il y a une énorme différence entre nous (les juifs), et nos ennemis. Pas seulement dans la capacité, mais dans la morale, la culture, le caractère sacré de la vie et la conscience. Ils sont nos voisins ici, mais c’est comme si à quelques centaines de mètres, il y avait un peuple qui n’appartenait pas à notre continent, à notre monde, qui appartenait véritablement à une autre galaxie .

Benyamin Netanyahu, à l’Université de Bar Ilan (Hotam, 24/11/1989)

Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine lorsque l’attention du monde s’est focalisée sur ce pays, pour mettre à exécution des expulsions massives parmi les Arabes des territoires.

La déclaration d’Albert Einstein dans le New York Times : “ Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre temps, il y a l’émergence, dans l’Etat nouvellement créé d’Israël, d’un parti Herut (ensuite Likoud), un parti politique très proche, dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social, des nazis et des partis fascistes . » n’était, malheureusement, que prémonitoire et dire qu’Israël est actuellement un Etat fasciste est un simple constat… pas une injure.

Comment se fabriquer un ennemi sur mesure

La résistance contre les “fanatiques islamistes“ est un slogan récurrent. Ignore-t-on qu’une grande partie des Palestiniens est laïque ?… et qu’une majorité des habitants palestiniens de Bethléem est chrétienne ?

Il faut aussi rappeler que le gouvernement israélien est pour beaucoup dans la création du Hamas par le cheik Ahmed Yassine et son développement ? Il n’a d’ailleurs jamais caché sa motivation : ce soutien allait affaiblir l’OLP et les organisations du Fatah implantées à Gaza ! C’est ce même gouvernement qui, soutenu par l’Occident, a ensuite exigé des élections législatives, prévoyant que le Hamas allait l’emporter (Il fallait être bien naïf ou sous-informé pour prévoir le contraire). Israël et les USA, avec la complicité de l’Union européenne, sont donc, objectivement, responsables de l’élection du Hamas !

Peut-on, ensuite, se proclamer démocrate quand on refuse de reconnaître les résultats d’élections, pourtant considérées comme irréprochables par les instances internationales de contrôle ? … Et armer le Fatah, avec la complicité concrète de l’Égypte et des USA, pour tenter de renverser, par la force, le gouvernement élu ? A ma connaissance, on a très peu informé sur le plan d’action initié par Me Rice, représentante des USA… Ni sur les 4700 hommes de Dahlane (chef militaire du Fatah) formés en hâte en Égypte et l’attaque menée par ces forces contre l’université de Gaza. (11) Quand, en juin 2007, après de sanglants affrontements, l’opération échoue et que les forces de sécurité du Fatah sont délogées de la bande de Gaza… c’est le Hamas qui est accusé d’avoir fait un “Coup d’État“ !

… ou la paille et la poutre

Parmi la population de religion juive d’Israël (± 6 millions), près d’un million, soit 15% sont des « Haredim – « ceux qui tremblent devant Dieu » – dont la tendance « Loubavitch » est bien connue en Belgique. Les enfants de cette secte représentent actuellement 25% des enfants juifs du pays ! Ces Haredim constituent la majorité des colons qui commettent les exactions en Cisjordanie.

Leur seule loi est la Torah ! Ils estiment qu’elle doit être la source de toute législation et que le refus de l’État juif d’accepter ce principe lui retire toute légitimité. Ils rejettent la démocratie car c’est un principe de fonctionnement qui met l’avis de la majorité au-dessus de Dieu. Pour eux, la loi religieuse n’est pas censée régir un domaine spécifique de la vie, mais la vie dans son intégralité. (12) Ils sont surtout représentés à la Knesset par le parti « Shass », connu pour ses positions d’extrême-droite. Ils ont un poids substantiel dans la politique israélienne. Le développement de cette secte laisse prévoir que ses adeptes représenteront bientôt ¼ de la population du pays. … Comme quoi, chacun a ses intégristes fanatiques !

Comment faire la paix avec « des bêtes à deux pattes » ?

C’est une axiome de dire que toute discussion sur cette douloureuse tragédie doit exclure toute « croyance messianique“. Seuls les faits doivent être pris en compte pour la recherche d’une solution, pour dire le droit et la justice.

Malheureusement, comme l’a si justement écrit le philosophe Michel Onfray : “ Les constructeurs de fables détestent l’Histoire, ils refusent et récusent les faits, ils détestent l’évidence et chérissent les fictions qui les réconfortent dans leurs illusions « .

Le chemin vers la paix nécessite aussi de rejeter d’emblée cet argument indécent de la symétrie, d’un “conflit entre deux adversaires pour un territoire“, alors qu’il s’agit clairement d’une entreprise coloniale. Aucune symétrie possible entre un oppresseur et un opprimé ! Malheureusement, c’est avec tristesse qu’on constate que cette argutie continue à être propagée par divers organismes humanitaires.

Il paraît évident aussi que la reconnaissance de “l’autre“ est un préalable indispensable. Ainsi, il faut cesser de diaboliser l’adversaire, nier son existence et sa qualité d’être humain comme l’ont fait en leur temps les Golda Meir (“ Les Palestiniens ? Ça n’existe pas ! « ) ou Menahem Begin («  Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes ! « ).

On est malheureusement assez loin de cette approche « humaniste » avec les anathèmes racistes lancés par Lieberman, l’actuel Ministre des Affaires Etrangères et les cris “Mort aux Arabes !“ qu’on peut entendre dans les rues de Tel-Aviv.

Prémices d’une conquête

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François-Georges Picot

L’affirmation que “ les territoires ont légalement été concédés par l’Angleterre “ est, pour le moins, hypocrite. Déjà l’accord dit “Sykes-Picot“ de 1916 entre les occupants britanniques et le mouvement sioniste ne tenait pas le moindre compte des habitants de la région considérée comme inhabitée. Quant à la “Déclaration Balfour“ de 1917, on passe généralement sous silence qu’elle comportait une phrase essentielle : «  Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays  »

Déjà à cette époque, les exactions des groupes sionistes (… sous l’œil complice de l’armée britannique) avaient entraîné de nombreuses réactions violentes, dont notamment le massacre de 67 citoyens de la communauté juive de Hébron en 1929. Ensuite, en réponse à la grande révolte palestinienne de 1936 qui répondait elle-même aux attentats terroristes de groupes comme l’Irgoun… le “Plan Peel“ fut élaboré. Il attribuait 30% du territoire au mouvement sioniste… et envisageait (déjà !) le déplacement de la population palestinienne.

Des dollars pour un territoire…

Le plan de partage de l’ONU de 1947 est – nul ne devrait l’ignorer – essentiellement le résultat d’un “arrangement“ entre grandes puissances… sans la moindre consultation de la population. Ce fut même une véritable arnaque politique comme l’ont révélé plusieurs experts juifs tels Tom Segev et Benny Morris (historien israélien… et sioniste) ! Ils mettent au jour, documents à l’appui, qu’un premier vote eut lieu le 25 novembre 47 et qu’il fut, à une voix près, défavorable aux dirigeants sionistes ! … Qui obtinrent qu’un second vote soit fixé le 29 du même mois ! Profitant de ce délai et devant le risque évident d’un second vote négatif, une opération “pot de vin“ fut déclenchée : les dirigeants sionistes achetèrent à coups de milliers de dollars les voix des représentants de plusieurs petits pays (Costa-Rica, Guatemala, Libéria…). Ainsi la tendance fut renversée et le plan de partage adopté !(13)

Ce « plan de partage » est donc bien le résultat d’un accord de type colonialiste entre occidentaux… au mépris de l’existence et des droits des habitants arabes du pays !

… Et nettoyage ethnique !

Une fois le vote acquis, la parole aux armes… comme prévu par Ben Gourion ! Une armée de près de 100.000 hommes (bien plus puissante que l’ensemble des armées de tous les pays environnants) se mit en marche. On rejeta la faute sur les Palestiniens qui refusaient de céder leurs terres et leurs maisons et sur les pays arabes voisins qui n’acceptaient pas le diktat de l’ONU.

Aujourd’hui encore cette fable de « l’invasion arabe » – aucun pays voisin n’avait les moyens de s’opposer à l’invasion… et depuis quand le faible attaque-t-il le puissant ? – continue malheureusement d’être propagée par certains mouvements juifs progressistes.(14)

L’opération s’accompagna d’une vague d’attentats, de massacres de civils et, avec la complicité active de l’Angleterre, de l’éradication par les bombardements de plus de 400 villes et villages. 4.000 bombes furent déversées sur la seule ville de Jaffa, presque entièrement détruite et vidée de la quasi totalité de sa population, les Arabes de Haïfa furent expulsés (seuls 3.500 habitants restèrent… sur 61.000).

Durant cette Nakba (catastrophe), 760.000 palestiniens prirent la fuite emportant la clef de leur maison. La propagande sioniste a tenté (et tente toujours) d’occulter cet épisode tragique et continue à prétendre que c’est Israël qui, une fois de plus, a été obligé de se défendre contre l’invasion des États arabes avoisinants, qu’il n’a jamais expulsé la population… partie volontairement. … Vous avez dit « négationnisme » ?

C’était, indubitablement, un nettoyage ethnique ! Le général Moshe Dayan ne le niait d’ailleurs pas : Des villages juifs ont été construits à la place de villages arabes. Vous ne connaissez même pas le nom de ces villages arabes, et vous n’êtes pas à blâmer parce que les livres de géographie n’existent plus. Non seulement ils n’existent plus, mais les villages arabes non plus (…) Il n’y a pas un seul endroit dans ce pays qui n’ait pas eu auparavant une population arabe . (15)

L’UNWRA estime aujourd’hui à six millions (70% du peuple) le nombre de réfugiés palestiniens et leurs descendants, dispersés en Cisjordanie, à Gaza, dans les pays environnants et d’autres continents.

Qui peut être solidaire d’un régime politique qui pratique ainsi ? Qui peut s’étonner que le peuple palestinien ait refusé d’être spolié, qu’on prenne ses maisons et ses terres ? Qui peut s’étonner aussi que les Etats voisins se soient opposés à la décision de l’ONU et aient tenté de lutter contre l’implantation d’un nouveau régime colonial à leurs frontières ? Qui peut s’étonner de ces révoltes ?

Justice pour les communautés juives !

Les mesures de rétorsion prises à cette époque envers les communautés juives par divers gouvernements arabes sont évidemment plus que déplorables et condamnables. Idem pour les violences perpétrées contre les civils, tel le massacre du convoi du mont Scopus (70 infirmières et médecins israéliens assassinés).(16) Ces crimes demandent justice ! Mais c’est aux gouvernements actuels des pays arabes que – à l’instar de l’Allemagne pour les crimes de la « solution finale » – Israël doit s’adresser pour exiger réparation des spoliations et des expulsions… Pas aux Palestiniens !

A suivre…

1) “Les Origines du Sionisme“ de Alain Boyer (Que Sais-Je ?)

2)Fondateur du mouvement para-militaire d’extrême droite Betar

3)Ruth Gavison dans Ha’aretz (10/6/2011)

4)Une Autre Voix Juive (http://uavj.free.fr/UAVJtxt47.htm)

5) The Inequality Report (Katie Hesketh, Adalah, mars 2011)

6)Ha’aretz du 20/10/2010

7)Rapport de B’tselem de juillet 2011

8) Demain on interdira les appels à la fin de l’occupation ou en faveur de la fraternité entre juifs et Arabes (Gideon Levy dans Ha’aretz )

9) Shmouel Seguev Le lien marocain , Editions Matar (Israël)

10) New York Times du 2/12/1948

12)Ziyad Clot “Il n’y aura pas d’Etat palestinien et The Gaza Bombshell (Vanity Fair)

13)Wikipedia

14) 1948 : A History of the First Arab-Israeli War de Benny Morris (Yale University Press)

15) Le sionisme n’a que faire de mensonges de propagande de Shlomo Avineri (Ha’aretz 21/5/2011)

16) Ha’aretz du 4/4/1969

17) Wikipedia : Hadassah medical convoy massacre

Communiqué par l’auteur via courriel

source

Arrêtez les massacres en Syrie !


Heure
vendredi 12 août · 16:00 – 17:00

Lieu
Bruxelles Belgique

Rue des petits carmes n°15 1000 Bruxelles

Créé par :

En savoir plus
Appel international à manifester en face du ministère des affaires étrangères afin d’exiger le rappelle de l’ambassadeur à Damas du pays concerné.Suite à cet appel, une manifestation sera organisée en face du ministère des affaires afin d’exiger des autorités belges le rappelle de l’ambassadeur belge à Damas. En effet, nous dénonçons la répression sanglante auxquelles à recours le régime syrien. Et nous considérons, en tant que citoyens belges, que la Belgique se doit d’affirmer son soutien à la population syrienne ainsi qu’accentuer les pressions à l’encontre de ce régime qui ne compte plus que sur la force pour enrayer les manifestations pacifiques.Les violences exercées par les autorités syriennes contre les manifestants et la population civile n’ont pas cessé depuis le mois d’avril. Les habitants de plusieurs villes syriennes notamment à Hama Deir El Zor et Homs sont, en ce moment, exposés à des situations inhumaines : bombardement, privation d’eau et de nourriture, d’électricité, d’accès aux services de santé et de soin, arrestations sommaires y compris dans les hôpitaux et meurtres. Le massacre commis à l’égard de la population civile en Syrie est d’ailleurs qualifié de « Ramadan massacre » ! Dénonçons ce régime criminel et impuni !

Rejoignez-nous le vendredi 12 août de 16h à 17h à l’adresse suivante :

Rue des Petits Carmes n° 15 à 1000 Bruxelles, Belgique

تنسيقية الثورة السورية في بلجيكا
Le « Collectif de la Coordination soutenant la révolution syrienne en Belgique »

إلى كل سوري شريف
إلى كل ثائر حر
إلى كل كاره لبشار الأسد ونظامه الفاشي
إلي كل من يعشق الحرية ويحب تراب وطنه

إلى من أغترب بسبب الظلم والقهر والفقر

إلى من آلمته جراح الثوار واستشهاد الأبطال وتعذيب الأطفال وقتلهم

لقد بات أهلنا في سوريا يقدمون الغالي والنفيس ولا يبخلون على وطننا الحبيب مهما كلف من ثمن لقد باتت شاشات التلفاز ومواقع الإنترنيت تنقل لنا ما يحدث من جرائم لا يمكن السكوت عنها ،فأصبح من الواجب علينا أن يكون لنا موقف واضح منها، وتحرك سريع على جميع الأصعدة ،السياسية والاقتصادية والدعم المادي لأهلنا المتضررين في الداخل ،والضغط على مؤسسات المجتمع المدني الدولي لإيقاف حمام الدم والتعذيب الرهيب في المعتقلات والسجون، إنها ساعات النصرة والواجب الديني والوطني لقد ولى عهد الجبن والخوف وولى عهد الانتظار والوقوف على الحياد.

أبناء الجالية السورية ورجال تنسيقية الثورة السورية في بلجيكا

لقد عاهدنا الله تعالى وأهلنا في سوريا أن لا تنام أعيننا ولا يهدأ لنا بال حتى ننصر هذه الثورة الكريمة فيا أخوتي الأحبة تعالوا معنا نشد من أزر أخواننا وأخواتنا في سوريا …تعالوا نواسيهم ونترحم على شهدائهم بالأعمال لا بالأقوال فحسب.

تنسيقية الثورة في بلجيكا ستقوم بأنشطة عديدة بالإشتراك مع جميع التنسيقات سواء في الداخل والخارج ندعوك أيها الثائر السوري الانضمام إلينا لمساندة أهلنا في الداخل والعمل معنا حتى تنتصر كرامتنا ونستعيد حريتنا .

تنظم تنسيقية الثورة السورية في بلجيكا يوم الجمعة 12.08.2011 على الساعة 16 أمام الخارجية البلجيكية لنطالب بسحب السفير البلجيكي من سوريا وإدانة النظام السوري وتقديمه إلى المحكمة الدولية بحجة قتله العمد للشعب السوري الأعزل .

Ministère des affaires Etrangères Belge Rue Petit Carme 15 1050

النصر لثورتنا والرحمة لشهداءنا والشفاء العاجل لجرحانا والفرج القريب لأسرانا

Pour garder mémoire! 1-5


(anniebannie : les notes en bas de page doivent être atteintes manuellement)

Rudi Barnet : Ce qui suit n’est pas le texte d’un spécialiste du Proche-Orient, seulement le résultat des recherches d’un citoyen lambda qui, suite à la tuerie de Gaza de 2008/2009, a voulu « comprendre ».

Complété au fur et à mesures des informations provenant de diverses sources, ce dossier comporte sans nul doute des lacunes et des erreurs… Mais aucun des détracteurs sionistes contactés n’a pu, ou voulu, apporter de contradiction ou correction substantielle.

L’essentiel de l’objectif de ma démarche originelle étant atteint, j’ai décidé de clôturer cette enquête.

J’espère que texte pourra servir d’aide-mémoire à celles et ceux qui, comme moi, veulent vivre en citoyens conscients.

 

1

Le génocide nazi n’est pas mon affaire!

De la découverte du problème au sens des mots

 

Qui parle à qui?

 

Enfant, les témoignages et les images sur la “solution finale“ m’épouvantaient.

Cette horreur, erronément connue sous le terme hébreu de « Shoah » – ce terme ne concerne que le génocide de la communauté juive, excluant celui des Roms, homosexuels ou résistants – cette volonté d’exterminer ceux qui sont différents, ont une autre religion ou une autre culture, m’a marqué pour la vie. Les images de « Nuit et Brouillard » de Resnais et le visage d’Irena Sendlerowa, la résistante polonaise qui sauva plus de 2500 enfants du ghetto de Varsovie, restent gravés en moi.

Il n’y aura jamais assez de publications, de films ou manifestations pour dénoncer et informer sur ces déshonneurs de l’humanité.

Ma révolte contre l’injustice ne date donc pas d’hier et n’a jamais tenu compte des ethnies, races, croyances ou cultures. Je n’ai simplement jamais accepté d’être du côté des oppresseurs ou des bourreaux, quels qu’ils soient.

Belge ou Israélien?

La relation “militante“ de certains concitoyens, qu’ils soient de culture juive ou pas, à l’Etat d’Israël et leur solidarité apparemment indéfectible avec ce régime – Nous et notre pays Israël, sommes attaqués par le monde entier… Notre ambassadrice… Notre hymne national “Hativah“! … comme on peut l’entendre sur “Radio Judaica“ – m’a toujours intrigué.

J’ai cherché à comprendre cette attitude qui me paraît tenir de l’autisme, n’être possible qu’en occultant l’Histoire, en niant les faits et en méprisant “l’autre“.

Cet appui aveugle à l’Etat d’Israël ne peut que conduire à la confusion entre judaïsme et politique israélienne.

 

Un conte pour enfants

A l’école de mon village, notre instituteur nous vantait les mérites de “ces courageux colons qui allaient faire fleurir un désert“ et parlait avec enthousiasme de l’implantation d’un “peuple sans terre dans une terre sans peuple“.

Le monde sortait alors d’une guerre terrible, la communauté juive avait connu une tragédie effrayante et le petit écolier que j’étais se réjouissait de cet exode vers un avenir prometteur.

Longtemps, j’ai cru à cette fable, tout comme sans doute les jeunes Juifs socialistes, idéalistes qui, de bonne foi, sont venus d’Europe pour créer les premiers kibboutzim.

On sait maintenant que c’était un mensonge éhonté propagé par l’appareil sioniste et que la création d’Israël a été une entreprise colonialiste… Et l’est toujours.

Loin d’être un désert, il y avait là-bas des centaines de villes et villages, des cultures prospères, des jardins, des êtres humains de religions diverses… Un peuple vivait sur cette terre!

Nous ignorions alors cette imposture et ne savions pas, non plus, que cette colonisation violente avait débuté bien avant la guerre de 1940/45… Bien avant la sinistre « solution finale ».

Nous ne savions pas que « la conscience de l’holocauste était en réalité un instrument d’endoctrinement de la propagande officielle, un ramassis de slogans, une vision du monde faussée dont le vrai but n’était nullement la compréhension du passé, mais bien la manipulation du présent« [1]

 

Le génocide nazi n’est pas mon affaire!

 

Les premiers colons sionistes des années 30, qualifiés de terroristes par l’occupant anglais, ne se préoccupaient guère de ce qui se passait en Europe!

En décembre 1942, David Ben Gourion – futur fondateur de l’Etat d’Israël qui vivait alors depuis près de 40 ans en Palestine – ayant été informé de la mise en œuvre de la “solution finale“, affirmait que le désastre qu’affronte le Judaïsme européen n’est pas mon affaire.

Ce mépris pour les martyrs de l’Holocauste a d’ailleurs été violemment stigmatisé par Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de criminels nazis, au Congrès sioniste de 1946 : Cela ne nous aurait pas fait de mal d’organiser notre propre procès de Nuremberg contre tous ceux (les dirigeants sionistes) qui n’avaient pas accompli leur devoir envers nous, nos familles et le peuple juif.[2]

Ce procès aurait notamment permis de mettre en évidence une face occultée du mouvement sioniste… La collaboration avec le régime hitlérien.

Elle débuta dès l’avènement du “führer“ avec le “Haavara Agreement“ pour l’exportation de capitaux, de produits manufacturés – cela permettait à l’Allemagne de contourner l’embargo britannique – et le transfert d’émigrants.

Cet accord perdura jusqu’en 1942! [3]

Ce procès aurait aussi permis d’en apprendre plus sur la proposition d’alliance militaire du « Groupe Stern » d’Itzak Shamir (futur premier ministre) avec le régime nazi.

Cette proposition de 1941 (Pour mémoire : Dachau, le premier camp de concentration était ouvert depuis huit ans!) valu notamment à Shamir d’être arrêté par les anglais pour « terrorisme et collaboration avec l’ennemi nazi ». [4]

Ce que me racontait mon instituteur était donc “bidon“ et cette instrumentalisation des monstruosités nazies est d’autant plus ignoble que ce n’est pas au peuple qui vit en Palestine à payer le prix des crimes de l’Allemagne… ni les nôtres!

Il est d’ailleurs assez paradoxal, choquant même, de voir que des rescapés de l’horreur nazie ou leurs descendants, ne soutiennent pas aujourd’hui des êtres humains qui, à leur tour, subissent l’oppression.

Par quelle aberration en arrivent-ils à cet aveuglement, à cette indifférence au malheur d’innocents?

 

Un mufti bien utile

A l’école du village, on nous racontait aussi que « les quelques Arabes qui vivent en Israël s’étaient alliés aux nazis et qu’il fallait les écraser ». Que Al-Husseini, leur mufti (mollah) de Jérusalem, avait collaboré avec Hitler et appelé les Palestiniens à se joindre aux forces de l’Axe.

Nous ignorions alors – certains l’ignorent d’ailleurs toujours… ou feignent de l’ignorer – que cet Amin Al-Husseini vivait à l’étranger depuis 1937 (Liban, Irak… et Allemagne depuis 1941), qu’il était largement discrédité dans le monde arabe et que son influence sur la population de son pays était plus que limitée.

Preuve en est le très maigre résultat de ses exhortations auprès de ses compatriotes.[5]

Que cet Al-Husseini ait été un personnage exécrable est incontestable – ce n’était pourtant visiblement pas l’avis du gouvernement français qui l’hébergea et le protégea en 1945 – mais de là à en faire le “chef“ des Palestiniens…

… Et lui consacrer plus de place au mémorial de Yad Vashem qu’à des Himmler ou Goebbels – dans “Encyclopedia of the Holocaust“, l’espace qui lui est consacré est seulement dépassé par celui concernant Hitler lui-même – serait risible si ce n’était clairement une manipulation tendant à présenter les Palestiniens comme coresponsables du génocide hitlérien.[6]

L’ironie morbide de l’Histoire veut que ce mémorial Yad Vashem ait été construit sur les terres et les ruines des villages de Ein Kerem et, surtout, de Deir Yassin,

Deir Yassin, sorte d’Oradour palestinien, qui vit un des pires massacres de civils perpétrés en 1948 par les milices sionistes (plus de 200 paysans assassinés)… Mais il est assez probable que les guides du mémorial font silence sur cette information.[7]

Des nazis bien tranquilles

 

Il est troublant de constater qu’aucun “Tribunal de Nuremberg ou de La Haye“ n’a jugé certains complices objectifs de l’Holocauste… notamment les gouvernements anglais, étatsunien et canadien qui “savaient“ dès 1942, qui connaissaient la mise en œuvre de la “solution finale“ et qui ont cyniquement laissé faire.

Après 1945, ces “Alliés“ ont aussi été plus que laxistes avec les criminels de guerre, notamment les USA – mais la politique de l’URSS était similaire – qui ont accueilli et protégé nombre de nazis, dont  quatre à cinq mille membres du réseau du général hitlérien Reinhard Gehlen… Devenus de bons citoyens américains et “recyclés“ dans la CIA! [8]

Au même moment les USA fermaient leur frontière aux juifs qui fuyaient l’horreur!

Pourquoi ces crimes et complicités n’ont-ils toujours pas été dénoncés et jugés?

 

… et témoignage personnel

 

C’est avec stupeur et colère que j’ai appris de la bouche même d’un ex beau-frère qu’il coulait des jours tranquilles à Tel-Aviv (il y est mort depuis) avec sa fille et ses petits-enfants.

Cet homme était un SS belge de la “Légion Wallonie“.

Il avait combattu sur le front de l’Est et se vantait d’avoir participé à la bataille de Stalingrad. [9]

Après la guerre, il avait été emprisonné et déchu de ses droits civils.

La dernière fois que je l’ai rencontré, j’ai pu vérifier que son idéologie n’avait pas changé, son antisémitisme s’était simplement mué en haine des « arabes ».

Cette révélation (preuves à disposition), est pour le moins inquiétante, non?

Que peut répondre cet Etat au fait d’avoir accueilli cet homme – et si j’en crois ses dires, d’autres de ses “camarades“ – comme citoyen israélien?

Comment peut-il justifier cela?

 

Bref état des lieux

Avec la myriade de villages militairement isolés les uns des autres, la Cisjordanie, où vit la majorité du peuple palestinien, ressemble indéniablement aux “réserves indiennes“ des Etats-Unis et Gaza est devenu le “plus grand camp de concentration à ciel ouvert du monde“ (1,5 million de personnes enfermées dans un espace de 360 km2… 7 fois moins que le Luxembourg!)

Chaque jour, Israël continue le vol des terres et les destructions de maisons pour  l’installation de colonies – annexant ainsi « de facto » plus de 54% du territoire cisjordanien – et développe la judaïsation de Jérusalem sous l’œil complice des Etats-Unis et de l’Union européenne.

Il faut y ajouter ce honteux mur (près de 700 km) qui empiète sur les terres palestiniennes et prive les habitants de leurs récoltes, d’accès à leurs puits, à leur famille.

Ce mur fut condamné en 2004 par la Cour de Justice Internationale qui a exigé sa destruction ainsi que le démantèlement des colonies installées au delà de la Ligne Verte de 1967… Sans résultat.

Qui peut d’ailleurs encore croire que ce mur a comme objectif d’empêcher l’intrusion de terroristes quand on sait que, chaque jour, plusieurs milliers d’ouvriers palestiniens le franchissent clandestinement pour se faire exploiter comme travailleurs « illégaux“… et sous-payés, évidemment.

Premières questions

Quand l’armée d’Israël a fait pleuvoir la mort sur Gaza, faisant 1400 victimes dont près de 400 enfants, les discussions n’ont pas manqué avec des amis qui qualifiaient d’autodéfense ce qui m’apparaissait comme un crime.

Les interrogations étaient multiples.

Comment la population israélienne est-elle devenue, objectivement, la complice d’un régime qui traite le peuple palestinien comme de nouveaux “unter-menschen“?

Pourquoi, par quel mécanisme mental une grande partie des juifs peuvent-ils s’identifier à cet Etat?

Comment en était-on arrivé à un tel égarement des valeurs humaines ?

Quelle logique aberrante amène des conquérants brutaux à se prétendre les défenseurs de la démocratie?

… Et comment font certains de mes compatriotes pour se calfeutrer dans l’indifférence devant les actes d’un régime qui a toutes les caractéristiques d’un Etat voyou?

Car c’est bien à une sinistre besogne que nous assistons depuis près de quatre-vingt ans, à des agissement qui sont universellement qualifiés de crimes contre l’humanité… Sauf là-bas.

Comme l’écrit la philosophe Aline de Diéguez : L’installation des colons originaires d’Europe et notamment d’Angleterre sur les terres du Nouveau Monde et celle des colons juifs en Palestine présentent donc un parallélisme saisissant. Elle explique l’alliance psychologique étroite et profonde entre une Amérique baignant dans une religiosité vétéro-testamentaire – qu’elle soit dirigée par un Clinton, un Bush ou un Obama – et l’Etat sioniste actuel. Elle ne peut donc se réduire à la seule influence, certes très importante, des généreuses contributions financières destinées à influencer ou à corrompre les décideurs politiques ou économiques et offertes par les groupes de pression de l’AIPAC ou de la loge maçonnique B’nai Brith réservée aux membres qui peuvent attester de leur appartenance au judaïsme.«  [10]

Gloire à Ben Gourion!

L’affirmation cette situation de guerre est le résultat des perpétuelles attaques palestiniennes contre un peuple pacifique et son obstination à refuser le partage décidé par l’ONU en 1947 continue à être propagée et admise par de nombreux concitoyens.

C’est pourtant un mensonge éhonté.

En effet, dès 1942, le programme dit “de Biltmore“, adopté par la direction sioniste sous l’égide de Ben Gourion, envisageait un État essentiellement juif sur l’ensemble de la terre palestinienne.

Ce même Ben Gourion projetait aussi l’expulsion des “indigènes“, comme en témoigne l’accord qu’il avait conclu avec le roi Abdallah de Jordanie qui prévoyait, dès la création de l’Etat d’Israël, l’annexion par ce pays d’une partie des territoires concédés par l’ONU à l’État arabe de Palestine… La plus grande partie (55%) étant attribuée au régime sioniste.

Il faut donc bien constater que si, officiellement, Ben Gourion acceptait le plan de partage de l’ONU, il était en réalité bien déterminé, comme il le déclarait « en privé », à étendre à tout prix l’État attribué aux Juifs et, pour ce faire, à porter la guerre à l’intérieur des territoires attribués par l’ONU aux Arabes(…)“Après la formation d’une grande armée à la suite de la création de l’Etat, nous abolirons la partition et nous nous étendrons sur l’ensemble de la Palestine! » [11]

Autre déclaration édifiante de ce même Ben Gourion à qui le maire actuel de Paris (Pierre Delanoë, un Pierre Laval d’aujourd’hui?) à dédié une esplanade sur les quais de la Seine : « Ne nous cachons pas la vérité…. Politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur, parce qu’ils y habitent, alors que nous venons nous y installer et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays ».[12]

C’est Golda Meir, Premier Ministre israélien, qui a sans doute le plus clairement exprimé (15 juin 1969) le déni d’existence du peuple palestinien : « Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre puisque les Palestiniens n’ont jamais existé« .

En outre, un rapport du ministère des Affaires étrangères israélien prédisait, en 1949 : La sélection naturelle fera le tri entre les réfugiés les plus adaptables et les plus combatifs et les autres, qui dépériront. Certains mourront, mais la plupart, changés en épaves et en parias, iront grossir les classes défavorisées dans les pays arabes .

Les objectifs impérialistes étaient clairs dès l’origine, non?

Les successeurs maintiendront le cap!

 

C’est la terre de nos ancêtres!

… Ou comment imposer une Histoire inventée

 

Pour justifier la solidarité entre les juifs de mon pays et ceux d’Israël, certains évoquent une origine historique commune : Nous juifs sommes originaires d’une même contrée. La diaspora nous a dispersés et nous retournons au pays après 2.000 ans d’exil.

Ce dogme, on le sait aujourd’hui, est contredit par l’Histoire… et par conséquent, la revendication territoriale qui en découle est une aberration.

En effet, les dernières recherches sur les origines juives, notamment celles de Shlomo Sand, professeur à l’université de Tel-Aviv, ont révélé que cette “reconquête“ est fondée sur une Histoire totalement inventée et que les juifs contemporains sont presqu’exclusivement les descendants des divers peuples convertis à la religion hébraïque.[13]

De doctes intellectuels sionistes connaissaient d’ailleurs ces faits depuis longtemps, tel, Israël Bartal (Doyen de la Faculté de Lettres de l’Université Hébraïque de Jérusalem) qui affirme aujourd’hui que ce qu’a révélé Shlomo Sand était déjà bien connu des historiens spécialisés en histoire juive.

Il indique que aucun historien du mouvement national juif n’a jamais réellement cru que les origines des Juifs étaient ethniquement et biologiquement “pures“. [14]

C’est essentiellement le prosélytisme des missionnaires, extrêmement important dans tous les pays du pourtour méditerranéen jusqu’aux premiers siècles de l’ère chrétienne – de la Turquie à l’Espagne, en passant par les Balkans et Rome, et dans plusieurs pays africains (jusqu’en Ethiopie) – qui est la cause essentielle de l’expansion de cette religion.

Au quatrième siècle, avec la prise de pouvoir du christianisme dans l’Empire Romain et la répression qui s’en suivit, cette expansion cessa.

C’est d’ailleurs en grande partie cette répression par les chrétiens qui a causé le “repli sur soi“ de la religion juive.

Les “nouveaux historiens » israéliens ont mis en évidence que la “diaspora“ est une légende chrétienne du 13ème siècle et démontré qu’il n’y a pas le moindre lien d’hérédité entre les habitants qui vivaient sur cette terre il y a deux mille ans et la quasi totalité de ceux qui y ont débarqué sous l’impulsion du mouvement sioniste.

… Les premiers arrivants sionistes du début du 20ème siècle ont d’ailleurs été bien mal “acceptés“ par les quelques milliers d’habitants de religion hébraïque qui vivaient là depuis les temps ancestraux.

N’est-il pas aberrant que tant de juifs proclament leur appartenance à un « peuple élu retournant dans la terre de ses ancêtres », alors qu’ils n’ont pas la moindre origine ethnique commune, aucun lien, autre que religieux et culturel?

Cette absence de filiation disqualifie donc à jamais cet argument mensonger… Et amène à ce constat paradoxal que les seuls humains de la région qui peuvent véritablement se proclamer « indigènes », sont les juifs dont les ancêtres y résidaient… Et les Palestiniens, convertis à la religion musulmane, chrétienne, ou laïcs.

Pour toute réponse à ces révélations sur l’origine du « peuple juif », leurs auteurs n’ont recueilli que des attaques personnelles, injures (traître à son pays, négationniste, juif ayant la haine de soi… et j’en passe), jusqu’à des menaces de mort de la part de ceux que leurs découvertes gênaient.

Mahmoud Abbas, non plus, ne semble pas au courant de sa propre Histoire!

 

Seules la nullité politique et la pauvreté culturelle de l’indéboulonnable homme à la petite moustache grise qui “préside“ aux destinées de la Cisjordanie, son ignorance de l’Histoire des peuples, des religions et des mentalités théologiques, ainsi que sa reptation obséquieuse devant Israël, les USA et les Européens qui le maintiennent au pouvoir à bout de bras et à coup de millions de dollars, bien que son mandat soit expiré depuis longtemps, lui ont fait reconnaître humblement “le droit du peuple juif sur la terre d’Israël » (Discours à l’AIPAC le 10/6/2010). [15]

Une diaspora mythique… d’un peuple imaginaire

S’il n’existe pas de “race juive” au sens ethnique, l’existence d’une communauté juive – “peuple juif“ me semble inadéquat : pas plus de “peuple juif“ que de “peuple chrétien“ ou “peuple bouddhiste“ –  liée par une religion et un patrimoine culturel communs est indéniable.

Mais proclamer Nous étions là il y a 3.000 ans! » comme le fait Netanyahu, n’est qu’une stupidité d’intégriste fanatique.[16]

Il est grand temps d’informer sur d’autres mythes révélés par les historiens contemporains, tels :

–       Il n’y a jamais eu de « Sortie d’Egypte » vers Canaan comme le raconte la Bible… cette région faisant partie du royaume des Pharaons.

–       Les Romains n’ont jamais chassé les juifs de Palestine et la fameuse « diaspora » du 1er siècle est une faribole.

… Etc

On pourrait en profiter pour tordre le cou à bien d’autres légendes bibliques inculquées comme “vérités“ aux enfants, comme celle de Massada qui, plutôt qu’un fief de résistants, était celui d’une secte de fanatiques et d’assassins. [17]

Ironie de l’Histoire, le commando israélien qui perpétra les exactions dans la prison de Ketziot en octobre 2007 portait le nom de ces tueurs… Et s’est montré dignes d’eux.

Le silence sur ces découvertes et la propagation de cette Histoire inventée ne sont-ils pas une insulte à l’intelligence des citoyens, Juifs ou non?

La prétention territoriale qui découle de ce mythe est d’autant plus absurde qu’elle impliquerait – la justice étant égale pour tous les peuples – la restitution de  l’Oklahoma au peuple Séminole, chassé de son territoire il y a seulement 200 ans, du Québec aux Iroquois, du Pérou aux descendants des Incas, de leurs terres à la nation Mapuche, de l’Australie aux Aborigènes… etc.

Une religion bien utile… pour des athées

Certains affirment que cette solidarité des citoyens juifs repose sur une culture et une religion communes.

Pour ce qui est de la culture, on admettra sans peine qu’il y a plus que de légères différences entre celle des séfarades et celle des ashkénazes… ou des falashas.

Quant à la religion, cet argument laisse pantois!

Imagine-t-on que les catholiques européens se soient mobilisés pour défendre Franco sous prétexte qu’il brandissait le catholicisme comme fondement de sa dictature? Imagine-t-on les musulmans se dresser pour soutenir Kadhafi, sous prétexte qu’il respecte le Coran?

Les plus hautes autorités religieuses juives se sont d’ailleurs élevées, dès les années 20, contre cette manipulation de la religion par les leaders sionistes (qui étaient athées!), pour justifier la colonisation et la création d’un Etat.

De leur côté des figures comme Albert Einstein, Hanna Arendt et bien d’autres intellectuels et artistes juifs ont qualifié le sionisme de mouvement fasciste. [18]

Aujourd’hui encore, comme on pourra le lire plus loin, les juifs ultra-orthodoxes (près d’un million d’adeptes en Israël!) rejettent  l’Etat sioniste.

 

Des ambiguïtés bien utiles… ou le sens des mots

Israélien, Hébreu, Juif, Israélite, Sioniste, Sémite… nombreux sont les termes utilisés pour glorifier ou stigmatiser les promoteurs ou opposants à ce régime ou à cette religion.

Les significations du mot “peuple“ sont également multiples, vagues ou divergentes : habitants d’un pays ou d’une ville, peuplade, communauté sociale ou culturelle… etc.

Il n’en reste pas moins que, malgré le fait qu’au sens racial ou ethnique il n’y ait pas de “peuple Juif“, tout Ukrainien, Italien, Belge ou Ethiopien, habitant Israël (adepte du judaïsme ou non) peut revendiquer son appartenance au peuple Juif… dans le sens d’une communauté sociale et culturelle.

Parallèlement, les citoyens de religion ou de culture judaïque d’autres pays peuvent aussi se déterminer comme “peuple Juif“, également en tant que communauté culturelle et/ou religieuse.

Vaste melting pot!

Mais foin du sens des mots!

La dialectique sioniste est à géométrie variable : le même mot peut être glorification ou anathème suivant le locuteur.

Ainsi le mot “lobby“ a un sens positif quand il est utilisé pour glorifier les groupes juifs de nationalité étatsunienne, tel l’AIPAC (“heureusement que le lobby de la communauté juive américaine est là pour nous protéger! » (Radio Judaica) mais ce mot se mue en anathème dès que quiconque l’utilise pour dénoncer les manœuvres de ces mêmes groupes de pression.

Etrange sémantique!

Autre étrangeté : le sens du mot “Sémite“.

Il désigne, en résumé, une personne originaire d’Asie occidentale et qui parle une langue apparentée… telle l’arabe, l’araméen ou l’hébreu.

Concernant la Palestine, est donc Sémite celui ou celle qui est originaire de cette région et parle une langue sémitique.

Il en découle que, mis à part une infime minorité d’Israéliens, seuls les Palestiniens ont ces particularités.

Traiter d’antisémites les défenseurs des Palestiniens est donc incohérent et absurde!

On peut d’ailleurs se demander comment, depuis l’aube du 20ème siècle – « antisémite » est un mot créé en 1879 par un journaliste allemand – ce dévoiement de sens du terme “Sémite“ s’est développé pour désigner une communauté humaine qui est étrangère à cette caractéristique?

Et puis, jamais personne n’a pris sa religion pour une nationalité, non?

En résumé, il n’y a ni race juive, ni pays juif… seulement des personnes de confession et de culture juives dont certaines arborent cette appartenance comme identité nationale!

… A Suivre


[1] « Holocaust : The uses of Disaster » de Boas Evron (Radical América 1983)

[2] “Simon Wiesenthal, l’homme qui refusait d’oublier“ de Tom Segev (Liana Levi)

[3] Encyclopeadia Judaica 2008

[4] Nathan Yalin Mor, “Histoire du Groupe Stern“ et Charles Enderlin, “Shamir“

[5] “Les Arabes et la Shoah“ de Gilbert Achcar, professeur à l’Université de Londres

[6]  Le grand Mufti, les Palestiniens et les nazis (Dominique Vidal, Monde Diplomatique de Décembre 2009)

[7] Ziyad Clot “Il n’y aura pas d’Etat palestinien“ (Max Milo Editions)

[8] Frank Garbely et Jean-Michel Meurice « Le système Octogon »

[9] J’ai appris depuis que cette « Légion Wallonie » n’a jamais été à Stalingrad

[10] “Aux Sources du Chaos Mondial“ (http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr)

[11] « La Naissance d’Israel “, Simha Flapan.

[12] Discours de 1938

[13] “Comment fut inventé le peuple juif“ de Shlomo Sand, Fayard Poche

[14] “Haaretz“ du 6/7/2008

[15] Aline de Dieguez “Aux Sources du Chaos Mondial“

[16] Lire « La Bible dévoilée, Les nouvelles révélations de l’archéologie » des archéologues Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, Editions Gallimard (Folio Histoire)

[17] “La Guerre des Juifs“ (Flavius Josèphe, historien romain di 1er siècle)

[18] “New York Times“ du 2/12/1948

Les enfants d’Arna Vendredi 5 Aout 2011 De 19h00 à 22h00


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Les enfants d’Arna

Quand ? Vendredi 5 Aout 2011

De 19h00 à 22h00

La projection du film est suivie d’une table ronde entre les participants.

La capacité est de 25 personnes Max,

Les places sont limitées donc il faut réserver d’avance au 0476/84.19.69 et/ou info.egalite@gmail.com )

Prix : 2 Euro

Les enfants d’Arna

Juliano Mer Khamis
arabe, hébreu et anglais sous-titres français

Kamikazes, résistants, terroristes,… Youssef a commis un attentat-suicide en 2001. Ashraf a été abattu par l’armée israélienne en 2002. Alla commandait un groupe de combattants résistants jusqu’à sa mort, en 2003. Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis, le réalisateur, avait fondée avec sa mère Arna dans les années 1980, dans le camp de réfugiés de Jenine. Il avait alors tourné les répétitions et les représentations. Il est retourné à Jenine en avril 2002, pour comprendre ce qu’étaient devenus les enfants qu’il y avait connus.

Les « Amis du Théâtre de la Liberté » dénoncent vigoureusement l’attaque israélienne très grave contre le « Freedom Theatre ».


samedi 30 juillet 2011, par La Rédaction

Le matin du 27 juillet à 3.30 une force spéciale de l’armée israélienne a attaqué le Freedom Theatre à Jenine. Le régisseur général des lieux, Adnan Naghnaghiye, a été arrêté et emmené vers une destination inconnue, ainsi que Bilal Saadi, un des membres du Conseil d’administration. Aujourd’hui, le 28 juillet, nous ignorons où ils sont détenus, nous n’avons plus des nouvelles d’eux.

Le directeur par intérim du théâtre, le Britannique Jacob Gough, et le co-fondateur du FT, le Suédois Jonatan Stanczak, ont été menacés à leur arrivée sur les lieux en expliquant aux cinquante soldats cagoulés, qu’ils attaquent un lieu culturel et qu’ils ont arrêté les animateurs du Théâtre.

Il y a dix jours encore, une troupe de huit jeunes acteurs du Freedom Theatre achevait une tournée en France, lors de laquelle elle a joué « Sho Kman – Et quoi encore ? », une pièce qui met en scène de façon tragique et artistique les dangers et la violence auxquels sont confrontés les jeunes. Le public, ému et impressionné, a pu apprécier le travail de qualité de la troupe. Le public et la troupe ont retrouvé l’espoir d’un avenir pour le Freedom Theatre.

Nabeel Al Raee, le metteur en scène, témoignait alors : « Les rencontres de Grenoble ont été très importantes notamment grâce aux échanges avec les autres compagnies. Celles-ci ont exprimé leur volonté de participer à des échanges culturels avec le Freedom Theatre en animant des ateliers à Jénine. Le CREARC (Centre de Création de Recherche et des Cultures) de Grenoble nous a invité à nouveau pour les prochaines rencontres internationales. Notre spectacle a été très applaudi, nous avons même vu des larmes chez certains de nos spectateurs. »

Rappelons les principaux objectifs du Freedom Theatre qui dérangent le gouvernement israélien et qu’il tente de détruire par cette intervention armée.

Il offre :

· aux enfants et aux jeunes du Camp de réfugiés de Jénine et des environs, l’aptitude à se connaître soi-même et à avoir confiance en soi, ce qui les dote du pouvoir de défier la réalité actuelle en prenant en mains leur propre avenir.

· un espace où des enfants, adolescents, jeunes adultes et adultes de la région de Jénine peuvent jouer comme acteur et créer du théâtre, s’exprimer librement et imaginer de nouvelles réalités en défiant les barrières sociales et culturelles qui leur entourent.

· la possibilité de sortir de l’isolement culturel qui sépare Jénine d’autres régions de la Palestine et du monde.

· un moyen de résistance non violente à l’occupation, permettant aux jeunes d’exister en tant qu’individus, en tant que peuple et en tant qu’entité culturelle.

Cette attaque est une honte et un crime de la part de l’ÉTAT ISRAÉLIEN qui brise tout espoir de liberté, à travers le théâtre, des jeunes palestiniens de Jénine.

Le Freedom Theatre doit continuer à être un lieu de résistance culturelle contre l’occupation israélienne.

L’armée israélienne doit cesser de semer la terreur et « dégager » du Freedom Théâtre, de Jénine et de toute la Cisjordanie.

« Il n’y a pas de liberté sans savoir.
Il n’y a pas de Paix sans liberté.
La paix et la liberté sont inséparables »
(Arna Mer Khamis)

Les Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine
Le 28 juillet 2011

« Théâtre de la Liberté » de Jénine


Rassemblement sur les Marches de la Bourse ce Vendredi 29 Juillet de 16h à 18h!

Israël massacre les gens du « Théâtre de la Liberté » de Jénine qui nous avait invités cet été en Palestine! Ils se vengent sur eux !

C’est inacceptable !
Ne restez pas indifférent : INDIGNEZ VOUS

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mercredi 27 juillet 2011

Un appel au secours vient d’être lancé ce mercredi matin par les animateurs du Théâtre de la Liberté à Jénine qui sont attaqués par l’armée israélienne venue les arrêter et détruire ce symbole de la résistance palestinienne. Après s’être débarrassé de son directeur Juliano Meir Khami, lâchement assassiné, il y a quelques mois, le gouvernement israélien veut faire table rase de ces militants qui soutiennent le moral des jeunes de Jénine par leurs activités théâtrales. Quand Israël entend le mot culture, il sort son révolver.

Appel au secours du Théâtre de la Liberté :

04.46 (gmt+2), July 27, 2011

« Les forces spéciales de l’armée israéliennes ont attaqué le Théâtre de la Liberté, situé dans le camp de réfugiés de Jénine, ce mercredi matin à 3 H 30.

Ahmed Nasser Matahen, étudiant technicien qui garde le théâtre la nuit, a été réveillé par d’énormes blocs de pierre lancés contre la porte du théâtre. En ouvrant cette porte, il s’est trouvé face à une soldatesque lourdement armée et masquée, entourant le théâtre.

« Ils m’ont dit de lever les bras et m’ont obligé à baisser mon pantalon. J’ai pensé que mon heure était venue et qu’ils allaient me tuer. Mon frère se trouvait à côté de moi, menotté. »

Pendant ce temps, le directeur en charge de la location des lieux, Adnan Naghnaghiye, était arrêté et emmené vers une destination inconnue, ainsi que Bilal Saadi, un des membres du Conseil d’administration du Théâtre.

« Quand le directeur général du théâtre, le Britannique, Jacob Gough, et son co-fondateur, le Suédois Jonatan Stanczak, sont arrivés sur les lieux, ils ont été obligés de rester sans bouger aux côtés d’une famille palestinienne avec ses 4 enfants, entourés d’une cinquantaine de soldats israéliens armées de pied en cape.

Jonatan indique : « Quand nous avons essayé de leur dire qu’ils étaient en train d’attaquer un lieu culturel et d’arrêter les animateurs du Théâtre, ils nous ont menacés de nous rouer de coups. J’ai essayé de joindre l’administration civile de l’armée mais on m’a raccroché au nez ».

Pour plus d’infos, contacter :

Jacob Gough at +972 (0)59 534 83 91

Jonatan Stanczak at +972 (0)54 391 57 08

Email : Jonatan Stanczack : jonatan.stanczak@gmail.com

Jacob Gough : jacobllyr@hotmail.co.uk

http://poeticinjustice.net/news/fre…

Merci appeler l’ambassadeur d’israël aux USA pour lui demander de faire cesser cette attaque et de libérer immédiatement le personnel du théâtre : Michael Oren 202.364.5500. »

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Juliano mer khamis 31f0c0

Cette attaque signe l’assassinat de Juliano Meir Khamis. Présenté par Israël comme l’oeuvre d’extrémistes palestiniens, ses véritables commanditaires viennent de se d

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