Invitation au voyage


Rue de la Station 58/2 – 6140 Fontaine-l’Evêque

Réunion d’information sur la mission internationale en Palestine au mois de juillet

jeudi 28 avril, de 18 h à 20 h
salle « la Braise »,
rue Zénobe Gramme, 21 à Charleroi

Quinze associations palestiniennes ont lancé un appel à la société civile internationale pour que hommes, femmes et enfants se retrouvent à leurs côtés, à Jérusalem Est et en Cisjordanie cet été, pour clamer au monde entier leur droit à vivre en paix sur leurs terres, à circuler librement, à se débarrasser de l’occupation, des murs et des ghettos.

RÉPONDEZ PRÉSENT !
Prenez une semaine sur vos vacances
Familles et enfants bienvenus
Et si vous ne pouvez vraiment pas venir,
parrainnez un(e) volontaire !

A la réunion d’information, des participants à la mission expliqueront la demande des organisations palestiniennes et répondront à toutes vos questions.
Une vidéo sur la mission précédente à Noël sera projetée.

Organisation : Plate-forme Charleroi-Palestine
Pour plus d’infos : Myriam, 0473 28 63 75 begin_of_the_skype_highlighting            0473 28 63 75      end_of_the_skype_highlighting.

Restez informés, visitez le site de la plate-forme régulièrement
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Les tueurs d’Itamar découverts ?


Par Mohammad

Article du 18 avril 2011.

La presse israélienne est en ébullition ce matin, avec la nouvelle que les tueurs de la famille Fogel, dans la colonie illégale d’Itamar en Cisjordanie occupée ont été découverts. Après avoir assiégé pendant plusieurs semaines le village d’Awarta, avoir arrêté pratiquement tous ses habitants et avoir causé d’énormes dégâts matériels, les autorités israéliennes ont annoncé que deux adolescents du village avaient reconnu avoir perpétré le massacre. Cette affaire est particulièrement intéressante, parce que toutes les factions palestiniennes s’en sont officiellement distanciés et ont nié toute responsabilité dans son exécution. Bien que le gouvernement israélien ait immédiatement accusé le « terrorisme palestinien » sans aucune preuve et en utilisant la mort des Fogel comme prétexte à une extension de la colonisation illégale de la Cisjordanie, l’enquête a été placée sous secret tandis que les rumeurs et les théories se propageaient sur l’identité du ou des véritables coupables.

Les tueurs d'Itamar découverts ?

Itamar est une colonie lourdement fortifiée surplombant les villages palestiniens environnants, sur la terre desquels elle a été construite en toute illégalité. Il est avéré que la colonie a été fortifié pour garantir que des intrus n’y pénètrent pas ; elle est entourée, sur ses quatre côtés, d’une clôture électrifié de 2m50 de hauteur, avec deux rangées de barbelés en lames de rasoir à son sommet, des détecteurs qui signalent si elle a été coupée, des caméras automatiques qui couvrent tout le périmètre, la présence de gardes de sécurité 24h/24 et la protection de l’armée israélienne. Tous ses habitants sont armés et, comme la plupart des colonies israéliennes, elle est entourée de centaines de mètres de zone-tampon dans laquelle les Palestiniens ne peuvent pas mettre le pied.

Le fait qu’Itamar soit probablement mieux sécurisée que la Maison Blanche a conduit beaucoup à conclure que ceux qui ont tué les Fogel n’ont tout simplement pas pu se glisser à l’intérieur, puis à nouveau se faufiler pour sortir.

Mais aujourd’hui, les autorités de la sécurité israélienne, ce bastion de la transparence et des droits de l’homme, disent avoir arraché les aveux d’Amjad Awad, 19 ans, et Hakim Awad, 18 ans, tous les deux d’Awarta. Selon le Ha’aretz, les deux adolescents ont décidé, sur un coup de tête, d’aller à Itamar armés seulement de tenailles et d’une prière. Ils ont traversé la zone tampon sans être remarqués par les caméras, les gardes de sécurité, les soldats ou les habitants de la colonie. Ils sont arrivés à la clôture électrique, où ils ont passé dix minutes à couper le fil de fer. Les caméras automatiques et les détecteurs semblent, par un coup de chance antisémite, avoir dormi ce jour-là.

Après avoir coupé la clôture, les deux adolescents sont entrés dans la colonie, où, là non plus, personne ne les a remarqués. Ils ont trouvé une maison qui, par pur hasard, était 1) ouverte, 2) vide, et 3) où trainait un fusil d’assaut M16 et des munitions. Amjad et Hakim ont ramassé le fusil et les munitions, et sont sortis de la maison vide. De là, ils sont allés chez les Fogel. Ils sont entrés et ont tué quatre membres de la famille, un avec un fusil et les autres avec un couteau.

Après avoir défié tous les obstacles, les adolescents ont ensuite quitté la maison et sont repartis. Toujours sans être remarqués. Personne n’a entendu ni les coups de feu ni les cris (les services de sécurité expliquent que le temps n’était pas propice à la propagation des ondes sonores ce soir-là). Réalisant qu’ils n’avaient TOUJOURS pas été remarqués ni par les habitants, ni par les soldats, ni par les gardes de sécurité ou les caméras, Amjad et Hakim ont repéré le bébé Fogel de 3 mois par la fenêtre. Alors ils ont décidé de revenir à l’intérieur et de tuer le bébé.

Toujours cette insatiable soif de sang des Arabes.

Puis les adolescents, armés du gros fusil d’assaut M16 volé, et d’un couteau, sont simplement sortis de la colonie, toujours sans être remarqués par les caméras, les soldats, les gardes, les colons, les capteurs, ni même par Dieu en personne. Ils ont traversé la zone tampon, sont rentrés dans leur village et ont pensé qu’ils s’en étaient tirés avec leur crime odieux. Bien sûr, ils avaient omis de prendre en compte les efforts infatigables de l’armée israélienne et des services secrets, qui ont assiégé leur village pendant des jours, barrant l’entrée de la nourriture et des médicaments, raflant les villageois, tabassant sauvagement les autres et détruisant les biens à Awarta.

L’histoire présentée par les forces de la sécurité israélienne a plus de trous qu’un morceau de fromage suisse criblé de grenaille. Comme le souligne Ali Abunimah, ils n’arrivent même pas à affirmer si Amjad et Hakim ont agi seul ou au nom du FPLP. Et le penchant d’Israël à recourir à la torture et aux menaces pour obtenir des aveux n’ajoute pas beaucoup à leur crédibilité dans cette affaire. Si des gamines de 6 ans et une vieille dame de 60 sont brutalisées et arrêtées à Awarta, nul besoin de beaucoup d’imagination pour deviner comment le Shin Bet a obtenu les aveux des deux jeunes gens.

Et avant que les masses survoltées de sionistes indignés aient fini de se tordre les mains, voilà que la famille de Hakim Awad a le mauvais goût de révéler que leur fils venait de subir une intervention chirurgicale aux testicules qui rend impossible qu’il ait parcouru, à pied, de longues distances, qu’il a besoin d’aller aux toilettes toutes les heures et que la nuit où les Fogel ont été tués, il était chez lui, en convalescence. Aïe.

Le sionisme perd vraiment de son éclat : ils ont décidé de s’attaquer à un gars qui peut à peine marcher et qui, selon leur scénario, aurait randonné dans une zone tampon, traversé une clôture électrifiée, forcé deux maisons, tué toute une famille puis serait revenu gaiement chez lui.

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Amjad Awad

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Hakim Awad
Source : Kabobfest et ism

Traduction : MR pour ISM

Controverse du check point à la rue Neuve


Bruxelles le 18 avril 2011

Monsieur le Bourgmestre,

En tant qu’associations organisatrices et de manière plus générale en tant que citoyens, nous souhaitons porter à votre connaissance notre point de vue concernant l’action de sensibilisation « Checkpoint » du 12 mars à la rue Neuve et les prises de position qui ont suivi, et notamment la réponse que vous avez formulée suite à une interpellation à ce sujet.

Notre lettre ne cherche nullement à prolonger une polémique non fondée et non constructive que certaines personnes ont tenté d’attiser (voir notamment l’article signé par Géraldine Kamps et publié sur le site du CCLJ le 18 mars intitulé « Freddy Thielemans : « Les organisateurs ont dépassé les limites »« ). Nous tenons, en tant que responsables et témoins de l’action de sensibilisation du 12 mars, à vous apporter notre appréciation du déroulement de l’évènement et des réactions du public présent. Cela nous permettra également de rectifier des contrevérités qui ont circulé au sujet de cette action.

L’objectif de cette action était de dénoncer le « mur de conquête » israélien en territoires occupés tel que le qualifie l’ancien Rapporteur Spécial pour les Droits de l’Homme dans les territoires occupés, John Dugard. Ce mur a été condamné par la Cour Internationale de Justice en 2004, et par une résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2003, votée par l’ensemble des Etats européens, y compris la Belgique. Nous voulions également dénoncer le sort réservé aux palestiniens avec les 600 barrages militaires israéliens qui entravent leur vie quotidienne, fragmentent leurs territoire et leur font subir vexations et humiliations comme l’attestent les nombreux rapports d’organisations des droits de l’homme réputées internationalement comme Human Rights Watch, Amnesty International ou B’Tselem.

Nous estimons que la question de la légalité de l’action organisée ne se pose pas. En effet, et comme vous le soulignez vous-même dans votre réponse telle qu’elle nous a été parvenue, la demande d’autorisation respectait la législation en vigueur. Seulement, nous souhaiterions clarifier l’affirmation mentionnant que la demande a été faite par des « associations musulmanes pacifistes, connues de [vos] services ». Le but de la mise en scène étant manifestement politique, nous nous interrogeons sur ce que vous entendez par « associations musulmanes ». Nous nous refusons à communautariser ce conflit qui est politique et non religieux. Les associations organisatrices ne sont pas des associations musulmanes, mais des associations pluralistes. Elles militent en faveur des droits du peuple palestinien bafoués depuis plus de six décennies. Elles s’appuient pour cela sur le droit international et sur les valeurs universelles. Souligner un caractère religieux ne fait que semer la confusion et n’est pas de nature à calmer les esprits !

Vous mentionnez par ailleurs dans votre lettre que « les organisateurs ont dépassé les limites qui leur étaient fixées ». Cela ne peut que nous interpeller. Nous avions prévu un grand effectif pour l’encadrement de cet évènement afin d’éviter tout débordement. De plus, les forces de police présentes tout au long de l’action et jusqu’au départ du dernier participant n’ont pas relevé un seul incident significatif. Nous avons aussi été très attentifs aux réactions du public et bien conscients que des enfants seraient présents, nous avons fait un usage modéré des manifestations de la violence dans la mise en scène. Il nous parait donc que cette affirmation, n’apportant aucune preuve de ces « dépassements de limites », n’a qu’une portée déclaratoire en vue d’apaiser les esprits et de satisfaire les personnes qui vous ont interpellé.

Monsieur le Bourgmestre, nous tenons également à souligner la sympathie qui nous a été exprimée par des centaines de citoyens bruxellois le jour de l’action et par après. Les gens de passage, de tout âge, se sont intéressés à nos activités et à nos arguments. La mise en scène a été l’occasion d’établir un contact avec nos concitoyens et de faire connaître nos actions.

Enfin, heureux de savoir que la préservation de la liberté d’expression est une de vos priorités, nous saluons votre refus d’interdire à l’avance de telles manifestations, ceci s’apparenterait à de la censure. Nous vous prions dès lors de réexaminer votre interprétation de l’évènement du 12 mars à la lumière des éléments que nous vous apportons, mais également sur la base des rapports des agents de l’ordre présents sur les lieux.

Veuillez agréer, Monsieur le Bourgmestre, nos sentiments distingués.

Organisateurs :

Génération Palestine

Comité BDS-ULB

Egalité

Palestina Solidariteit

Intal

COordination Boycott Israël

Mouvement Citoyen Palestine

Comité Verviers Palestine

Les personnes suivantes ont tenu à nous exprimer leur sympathie et leur soutien :

Jaques Bude (Professeur émérite de l’ULB)

Ruddy Doom (Professeur à l’Université de Gand)

Souhail Chichah (Economiste Chercheur à l’ULB)

Herman De Ley (Professeur émérite de l’Université de Gand)

Jean Bricmont (Professeur à l’UCL)

Sarah Bracke (Professeur à l’Université de Louvain)

référence : https://anniebannie.net/2011/03/13/checkpoint-rue-neuve-bruxelles/

Lundis de la Formation : Jérusalem, enjeu capital(e)


Jérusalem: enjeu capital(e)

Lundi 2 mai 2011

au Cercle des Voyageurs (Rue des Grands Carmes, 18)

A cette occasion, nous aurons l’honneur d’accueillir

Maysa Zorob,

Représentante de Al Haqà Bruxelles, ONG palestinienne des droits de l’Homme

Présentation

Jérusalem est une ville ancestrale dont les murs résonnent encore des plus grands mouvements de l’Histoire, au premier rang desquels le développement des trois religions monothéistes. Où placer le curseur entre foi et politique pour comprendre au mieux les dynamiques à l’œuvre à Jérusalem ? Quelle est la place du discours religieux dans le conflit israélo-palestinien à Jérusalem ? Comment Israël use-t-il de l’histoire religieuse comme instrument d’expropriation des Palestiniens ?

Au cœur du conflit israélo-palestinien, Jérusalem occupe une place centrale dans les négociations de paix et dans la résolution du conflit israélo-arabe. Jérusalem est revendiquée dans sa partie orientale par les Palestiniens comme la capitale de leur futur Etat. Elle est aussi considérée comme « la capitale éternelle, une et indivisible » de l’Etat d’Israël. Mais qu’en est-il de la légalité ? Quel est la position du droit international sur le statut de Jérusalem ? Comment se positionne l’Union Européenne sur cette question ?

Aujourd’hui, les quartiers arabes de Jérusalem font partie intégrante de la volonté d’expansion coloniale de l’Etat d’Israël. Ce processus est couramment qualifié de « judaïsation de Jérusalem » pour illustrer la volonté des autorités israélienne d’imposer une domination démographique, notamment en implantant des colonies dans la partie orientale de la ville. Qu’en est-il de la situation des Palestiniens de Jérusalem ? Comment l’occupation se décline-t-elle concrètement dans leur vie quotidienne?

Programme:

19h – 19h15: Accueil des participants

19h15 – 19h30: Présentation de l’association et de la formation

19h30 – 19h50: Historique de Jérusalem dans le conflit israélo-palestinien

20h – 20h40: Intervention de Maysa Zorob de Al Haq et questions/réponses

20h40 – 21h: Zoom sur la situation à Silwan et sur l’Esplanade des Mosquées

21h – 21h15: Pause

21h15 – 21h30: Figure de Jérusalem: Fayçal Husseini et la question de la représentation palestinienne à Jérusalem

21h30 – 22h: Simulation de débat

22h – 22h15: Conclusions

P.A.F: 7€ / 5€ (membres de l’association, étudiants, chômeurs)

Une boisson (soft ou bière) comprise

Inscription obligatoire avant le 27 avril à l’adresse formations@generation-palestine.org .

Adieu, Vittorio!


Communiqué de presse des Éditions Zambon
Giuseppe Zambon
Traduit par  Michèle Mialane

« Un militant italien pro-palestinien a été trouvé mort quelques heures après son enlèvement. D’après un communiqué du Hamas aux premières heures du vendredi, il a été exécuté peu après son enlèvement, le jeudi après-midi. Il était âgé de 36 ans. Il a été tué « de façon atroce » selon un porte-parole du Ministère de l’Intérieur. Les ravisseurs étaient décidés d’emblée à l’assassiner, jamais il n’a été question d’un échange de prisonniers.» ((Voir ici)

Nous sommes bouleversés, tristes et remplis de fureur. Cet homme de 36 ans, Vittorio Arrigoni, était l’auteur d’un livre publié chez nous, « Gaza – rester humain » et militant du Mouvement international de solidarité avec la Palestine (ISM).

Vittorio à Gaza

Un porte-parole du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza a condamné ce crime « abominable ». Les autres membres du groupe, a-t-il dit, seront découverts et on leur demandera des comptes. L’Autorité palestinienne, en Cisjordanie, avait déjà condamné l’enlèvement. « Cet acte ne sert pas la cause du peuple palestinien, bien au contraire, elle la dessert », selon une déclaration du gouvernement de Ramallah (voir ici).

De fait, qui tire profit du meurtre d’un pacifiste, qui se revendiquait lui-même comme tel et a aidé en 2008, par des moyens pacifiques, le peuple gazaoui à se protéger de la terreur quotidienne que lui inflige le régime d’apartheid israélien ?

Dans une vidéo, une organisation salafiste revendique l’enlèvement de Vittorio. Il s’agirait du groupe dirigé par le Cheikh Abou Walid-al-Maqdasi, arrêté à Gaza au mois de mars. Les ravisseurs demandent sa libération en échange de celle d’Arrigoni. Ce groupe entretiendrait des contacts avec Al Qaida (voir ici).

Ces salafistes ne seraient pas des Palestiniens mais des étrangers, qui selon le Jerusalem Post seraient entrés en Palestine en passant par l’Égypte (voir ici)

À notre connaissance, il s’agit du groupe Tawhid Al Jihad, dirigé par Abou Walid-al-Maqdasi, et qui serait soutenu par l’Arabie saoudite. Nous ne serions pas étonnés que la CIA y soit mêlée d’une façon ou d’une autre en l’instrumentalisant à son profit.

Les circonstances de l’enlèvement laissent pantois. Peu après l’expiration du délai fixé par les ravisseurs, Vittorio a été découvert dans une maison d’habitation, étranglé et portant des traces de tortures. La maison n’a pas été forcée. Les ravisseurs n’ont de toute évidence pas non plus négocié avec le Hamas, mais assassiné de sang-froid leur « précieuse proie », c’est-à-dire Vittorio. C’est un scénario d’enlèvement inhabituel. Le dernier enlèvement à Gaza date de 2007. La victime était le correspondant de la BBC, libéré par le Hamas en juillet 2007. Arrigoni a été assassiné trois heures après son enlèvement et 6 heures avant l’expiration de l’ultimatum. Cela laisse pantois. En outre, nous voudrions savoir pourquoi l’otage a été torturé ? Ce n’est pas non plus pratique courante. Que voulait-on apprendre de lui ? Que de questions sans réponse ! (Voir ici)

Nous nous demandons donc quels autres pouvaient avoir intérêt à ce meurtre ? Doit-on chercher les commanditaires en un tout autre lieu ?

4 avril 2011
L’acteur et pacifiste Juliano Mer-Khamis est abattu à Djénine.
Ce sont des inconnus masqués qui ont tiré sur Mer-Khamis.
14 avril 2011
Exécution du pacifiste Vittorio Arrigoni

Dans les deux cas le meurtre est revendiqué par des salafistes, nous dit-on.

D’abord Juliano, ensuite Vittorio. Est-ce vraiment un hasard ?

Il y a déjà des mois que nous avions découvert que Vittorio figurait en tête d’une liste de personnes à exécuter dressée par des extrémistes sionistes.
Nous nous demandons à qui profitent ces meurtres. Certainement pas à la lutte de libération du peuple palestinien. À qui donc ?

Il faut intimider les militants pacifistes et les faire taire. Ils doivent quitter Gaza, cette prison à ciel ouvert, afin que plus personne ne puisse informer sur les conditions de vie de ses habitants.
Les Israéliens doivent pouvoir perpétrer leurs crimes de guerre à l’abri du regard du reste du monde.
Les pacifistes « gênent le processus de paix » car leur pacifisme gagne au peuple palestinien sympathie et solidarité.

Et désormais ce sont des Palestiniens, bien sûr plus « radicaux» encore que le Hamas, qui tuent leurs propres sympathisants. La boucle se referme ; ce sont eux les ennemis. Cela sèmera le trouble dans une opinion mal informée. Provoquera des réactions du genre : « Vous voyez bien, ce sont des fous extrémistes, qui tuent ceux qui les soutiennent. Sympathisants, ouvrez les yeux, cessez de soutenir les Palestiniens. Et quittez Gaza avant qu’ils ne vous tuent. »

Il faut faire peur aux futurs militants pacifistes, ou les intimider.
Bien sûr, il fallait parler d’Al-Qaida. À lui seul le mouvement sert de repoussoir. Tout le monde dira : « Vous voyez, ils étaient là aussi ! ». On suggère ainsi de façon subliminale qu’Al-Qaida se mêle aussi de la Palestine. Bonjour, le 11 septembre !

Parallèlement on essaie de faire passer une image sanguinaire des Palestiniens. « Voilà qu’ils s’entretuent. Et bien sûr ils se comportent de même envers les pauvres Israéliens, obligés de se défendre en permanence contre ces terroristes. ». Nous connaissons bien, le « Bild », entre autres nous le répète. Et bien sûr « l’Islam » ne doit pas être épargné. Ce sont des salafistes qui sont à l’œuvre. Le tableau est complet.

Ces meurtres ne servent qu’Israël et sa propagande. Et donc les ennemis des Palestiniens.

C’est pourquoi nous nous demandons : les commanditaires ne seraient-ils pas d’aventure en Israël ? N’aurait-on pu infiltrer les salafistes pour les pousser à assassiner Vittorio ? Ne pourrait-il y avoir des agents provocateurs, chez les Palestiniens, bien « payés » par le Mossad ou quelque autre ?
Ci-après quelques photos de la présentation du livre au DGB Haus (Maison des syndicats) de Francfort en mars 2009.


Merci à Tlaxcala
Source: http://www.zambon.net/de/VittorioArrigoni.php
Date de parution de l’article original: 14/04/2011
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4589

« Rester Humain à Gaza »


samedi 16 avril 2011

Une oeuvre de Vittorio Arrigoni, à lire et à poursuivre.

Communiqué à la mémoire de Vittorio Arrigoni

Aujourd’hui, 15 avril 2011, la grande famille des défenseurs des droits humains à travers le monde est orpheline, une fois de plus, une fois de trop comme à chaque fois : Vittorio Arrigoni, journaliste et militant pacifiste d’ISM vient d’être lâchement assassiné à Gaza. Après Juliano Mer-Khamis, le directeur israélo-palestinien du Théâtre de la Liberté à Jénine. Après tant d’autres, journalistes, syndicalistes, artistes, défenseurs des droits pour la justice, citons pour rappel le dessinateur de presse et caricaturiste palestinien Naji al-Ali, assassiné à Londres en 1987.

Ces empêcheurs de tourner en rond dont les seules armes sont un stylo, un carnet de notes ou de dessins, un clavier pour animer un blog sur internet ou lancer une pétition, une pièce de théâtre, un livre, une vidéo ou un film… et que les puissants de ce monde surveillent comme le lait sur le feu !

Vittorio Arrigoni était (comme ça fait mal d’utiliser ce verbe au passé !) de la race des tenaces, ceux qui ne lâchent pas le morceau facilement. Voici ce qu’écrit à son sujet son ami et compagnon d’ISM, Alberto Arce* : « Vittorio était arrivé à Gaza en août 2008. Pendant plusieurs semaines, il a accompagné les pêcheurs palestiniens sur lesquels tiraient les patrouilles israéliennes, les empêchant de réaliser leur travail au large de la bande de Gaza. Vittorio a été enlevé par une patrouille israélienne, menotté, emprisonné et expulsé vers l’Italie. Son crime : filmer avec une caméra vidéo comment l’armée israélienne, violant toutes les normes internationales, empêchait les pêcheurs palestiniens de travailler en mer. À peine deux semaines plus tard, Vittorio retournait à nouveau en bateau à Gaza. Une volonté tenace. La droiture de celui qui est prêt à aller jusqu’au bout. Au nom de ses principes et de ses convictions. Vittorio n’est pas un aventurier. Vittorio est un combattant. Comme il n’y en a plus. Et en plus il écrit, et plutôt bien… »

Fin 2008, au moment de l’opération Plomb durci menée contre Gaza par l’armée israélienne, Vittorio Arrigoni avait refusé de partir. Il s’en explique dans son vibrant et insoutenable témoignage** écrit sur place : « Dans la bande de Gaza, nous sommes tous devenus des cibles mobiles, sans la moindre exception. Le consulat italien m’a contacté à l’instant : demain, ils vont évacuer notre dernière ressortissante, une religieuse âgée qui vit depuis vingt ans à proximité de l’église catholique de Gaza et qui avait été totalement acceptée ici par les Palestiniens. Le consul me pria amicalement de profiter de cette dernière occasion pour me joindre à la sœur afin de fuir à mon tour cet enfer. Je le remerciai pour son offre généreuse, mais je ne bougerai pas d’ici, je ne peux pas. » Et il conclut, en parlant de ses compagnons d’ISM : « À travers l’affliction vécue sur place, nous sommes tous, Italiens, Espagnols, Anglais ou Australiens devenus entre-temps des Palestiniens. »…

Hélas, Vittorio Arrigoni ne sera plus là pour venir à la barre des témoins, mais sa parole et son témoignage resteront à jamais vivants. À travers ses écrits et articles largement diffusés. Et surtout son livre « Rester humain à Gaza, décembre 2008-juillet 2009, journal d’un survivant » *

Élias Samouni, Strasbourg, 15 avril 2011.

* adaptation française par SCRIBEST qui annonce :

En accord avec la librairie Résistances à Paris, les bénéfices sur les ventes du livre seront reversés à ISM et à la famille de Vittorio Arrigoni : http://www.librairie-resistances.co… (rubrique choix du libraire). Coordonnées de la librairie : Librairie Résistances 4 Villa Compoint 75017 Paris.(Métro ligne 13, direction « Saint-Denis Université » ou « Gabriel Péri Asnières-Genevilliers » Station Guy Môquet ou Brochant)

Armand Caspar

L’édition solidaire. BP 10077. F 67802 BISCHHEIM CEDEX

Tél. : + 33 (0)3 88 33 77 03 – Fax : + 33 (0)3 88 81 46

CAPJPO-EuroPalestine

BDS Journée de la Terre Flasmob à Bruxelles


Le 30 mars correspond à la Journée de la Terre – date à laquelle en 1976 six Palestiniens vivant en Israël ont froidement été abattus par l’armée israélienne lors d’une manifestation contre la confiscation de terres arabes par Israël (un processus toujours à l’œuvre à l’heure d’aujourd’hui). Depuis, chaque année, cet événement est commémoré, non seulement en Israël et Palestine occupée, mais aussi à travers le monde. Cette journée symbolise la résistance du peuple palestinien à l’occupation continue de Gaza et de la Cisjordanie.
Depuis 2009, une journée mondiale d’actions BDS est venue se greffée à cette Journée de la Terre.

La campagne BDS – argumentée et mainte fois pensée – fut lancée suite à l’appel lancé par la société civile palestinienne à boycotter les produits israéliens, à retirer les investissements d’Israël et à sanctionner l’État d’Israël. Jusqu’à ce que ce même État se conforme au droit international.
Cet appel date de juillet 2005.
Depuis la campagne BDS n’a cessé de prendre de l’ampleur mais Israël ne respecte toujours pas le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et ne respecte pas les préceptes du droit international et autres résolutions onusiennes. Il faut donc enfoncer le clou et accentuer la campagne BDS en question.

Lors de la première Journée Mondiale d’Actions BDS de 2009, nombre d’ONG, de syndicats, d’organisations d’étudiants, de partis politiques et de groupes sociaux dans plus de 40 villes autour du monde s’emparèrent de l’appel lancé par la société palestinienne pour lancer une action mondiale BDS.

Aujourd’hui en Belgique, avec cette action sur un rythme de Dakbe, nous répondons à cet appel et prolongeons les diverses actions entreprises de par le monde en ce 30 mars 2011. Mais aussi au quotidien.

*Contact Presse*

Lara (0487 625 999 begin_of_the_skype_highlighting 0487 625 999 end_of_the_skype_highlighting)

L’APPEL AU DIALOGUE DE PAIX OCCULTE LA DESTRUCTION DE LA COMMUNAUTÉ PALESTINIENNE


Article paru dans le numéro de mars 2011 de La Revue nouvelle, Bruxelles. (www.revuenouvelle.be). Les références ont été complétées.

La communauté palestinienne connaît une situation désastreuse. Les autorités israéliennes, par de multiples stratagèmes, opèrent une destructuration systématique de la société palestinienne, dont la population, confinée derrière les checkpoints et autres barrières de sécurité, doit subir nombres de discriminations, intimidations et violences quotidiennes. Les pratiques illégales, exercées par l’Etat d’Israël, ne semblent pourtant pas être un obstacle au processus de paix aux yeux de la communauté internationale qui continue à promouvoir le dialogue et se rend ainsi complice de la destruction de la communauté palestinienne.

L’APPEL AU DIALOGUE DE PAIX OCCULTE LA DESTRUCTION DE LA COMMUNAUTÉ PALESTINIENNE

Jacques Bude*

Il y a des morts qui sommeillent dans des chambres que vous bâtirez. Des morts qui visitent leur passé dans les lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les ponts que vous construirez.

Mahmoud Darwich, Discours de l’homme rouge.

À de rares exceptions près, les initiatives venant des États-Unis et de l’Union européenne en vue d’assurer la paix entre Israéliens et Palestiniens, considèrent que le dialogue est le seul moyen d’atteindre cet objectif. Ces appels ont pratiquement toujours pour prémisse que l’existence de l’État d’Israël est menacée et qu' »Israël a le droit de se défendre ».  Par contre, ils ne mentionnent pratiquement jamais que depuis plus d’un demi-siècle, la Communauté palestinienne est systématiquement sapée par l’État d’Israël et on ne trouve nulle part que « Les Palestiniens ont le droit de se défendre ».

Or, l’existence de l’État d’Israël n’est pas en danger et n’a sans doute jamais été sérieusement menacée[1] alors que l’existence même d’une communauté palestinienne en Israël-Palestine est non seulement menacée, mais sa désintégration sociale délibérée et systématique par l’État d’Israël – ce que le sociologue israélien Baruch Kimmerling appelle « politicide »[2] –  a probablement atteint un point de non retour du moins dans les territoires occupés en 1967. Seul un sursaut, malheureusement plus qu’improbable, de la communauté internationale pourrait peut-être encore la sauver.

Dans le cadre de sa création en 1948, l’État d’Israël s’est emparé de 78% de la Palestine mandataire. Quelque 530 villages, de nombreux quartiers urbains et des villes, ont été détruits ou vidés, totalement ou en majeure partie, de leurs habitants palestiniens.[3] Par le recours à la violence, les plus hautes autorités de la communauté juive de Palestine – d’abord de l’Agence juive et ensuite de l’État d’Israël – ont délibérément expulsé du territoire conquis 800.000 hommes, femmes et enfants sur les 950.000 Palestiniens qui y vivaient.[4] En outre, environ 40.000 de ceux qui n’ont pas été expulsés, ont été chassés de leur maison, village ou ville pour être regroupés dans des zones restreintes. Ces « déplacés de l’intérieur » ont été empêchés de rentrer chez eux, bien qu’ils soient devenus citoyens israéliens. »[5] Les 2/3 des maisons confisquées ont été détruites. Le reste a été attribué à des immigrants juifs.[6] À l’intérieur des frontières du nouvel État, la propriété de la communauté juive est passée d’environ 11% en 1947 à plus de 92% en 1949.[7] La politique du nouvel État d’Israël était de s’approprier, afin de l’attribuer à des Juifs, la plus grande partie possible du territoire – particulièrement les terres cultivables et les ports – en y laissant le moins possible de Palestiniens.

Depuis lors, seuls des Juifs – d’où qu’ils viennent et où qu’ils vivent – peuvent acquérir les biens confisqués lors de la création de l’État d’Israël, alors que les Palestiniens – où qu’ils soient nés et où qu’ils vivent – ne le peuvent pas. Même les Palestiniens de nationalité israélienne ne peuvent acheter ces biens alors que n’importe quel Juif du monde le peut.[8] A l’intérieur des frontières reconnues de l’État d’Israël, il est interdit aux Arabes israéliens de vivre sur les quelque 94% du pays réservés aux Juifs.[9] Le système politique israélien légalise, sur base communautaire, des dénis de justice tels que chasser des Arabes de chez eux afin d’y installer des Juifs.[10]

Les Arabes d’Israël sont des citoyens de seconde zone. Ils subissent de très graves discriminations, notamment mais pas uniquement en ce qui concerne les droits de propriété. Ils vivent dans des lieux où les infrastructures administratives et sociales sont sévèrement sous financées. Ils jouissent néanmoins de la liberté de déplacement et d’importants droits civils et politiques.

En 1967, l’armée israélienne occupe les 22% restant de la Palestine mandataire. En 2009, suite à plus de 40 ans de « faits accomplis » illégaux au regard du droit international, les Israéliens avaient confisqué à leur usage exclusif 70% de la Cisjordanie[11] dont une grande partie des terres cultivables: colonies entourées de terres agricoles et d’une zone de sécurité; réseaux de routes et de distribution d’électricité et d’eau réservés aux Israéliens; centaines de kilomètres de larges structures de confinement – notamment le Mur -; zones militaires; parcs industriels; …. Et la colonisation se poursuit, voire s’accélère.

Tout cela s’inscrit dans le projet de morceler le territoire en une douzaine de réserves non contiguës et, à l’extérieur de ces réserves, de confiner la population dans de petites enclaves, isolées les unes des autres par un maillage très dense de routes interdites aux Palestiniens et par plus de 700 obstacles à leurs déplacements: check-points, barrières et barrages permanents, grilles surveillées, tranchées, murs et monticules de terre, …[12] Les réserves et les petites enclaves sont systématiquement dépouillées de leurs moyens d’existence notamment de leurs terres. À cela s’ajoute et s’accélère une colonisation à l’intérieur des réserves et des enclaves, comme à Jérusalem-Est et à Hébron.

Depuis 1967, tout est systématiquement mis en œuvre pour rendre la vie des Palestiniens de moins en moins supportable: entraves à la circulation des personnes et des biens; infrastructures plus que négligées; économie asphyxiée[13]; vie communautaire paralysée – plus de 24.500 maisons (sa maison, c’est infiniment plus que des murs et un toit) démolies[14]. Entre la fin septembre 2000 (début de la deuxième Intifada) et la fin juillet 2010, 6.565 Palestiniens dont 1274 enfants, 369 femmes 32 membres du corps médical et 11 journalistes, ont été tués (1.482 d’entre eux ont été tués au cours d’affrontements armés avec les forces d’occupation, les autres 5.083 étaient des civils). Durant la même période, 30.628 Palestiniens ont été blessés (17.078 dans la Bande de Gaza et 13.550 en Cisjordanie).[15] Beaucoup d’entre eux ont été délibérément estropiés par des tireurs d’élite.[16]

La spoliation de terres, l’asphyxie de l’économie et la paralysie de la société, ininterrompues depuis 1967, ont porté leurs fruits.

500.000 Israéliens juifs se sont illégalement installés dans les territoires occupés.[17] 130.000 d’entre eux se répartissent dans 121 colonies et une centaine avant-postes qui se réservent 42% de la Cisjordanie.[18] Ces implantations fortifiées, systématiquement situées au sommet et à flanc des collines, sont des pièces maîtresses du dispositif de confinement de la population palestinienne dans des enclaves strictement contrôlées.

Par ailleurs en 1967, au cours de la Guerre des 6 jours, entre 400.000 et 450.000 Palestiniens, soit 1/3 des habitants de Cisjordanie et de Gaza, ont été expulsés, en quasi totalité vers la Jordanie.[19] Depuis lors, quelque 130.000 Palestiniens ont été déplacés à l’intérieur des territoires occupés[20] et des centaines de milliers d’autres ont été amenés à s’exiler.[21] En 2009, du fait du Mur qui se contorsionne au gré de la confiscation d’un maximum de terres et d’eau, 498.000 Palestiniens vivaient dans des zones coupées du reste de la Cisjordanie[22] et 263.200 d’entre eux, dans des zones – dites « coutures » et déclarées zones militaires fermées – enclavées entre le Mur et Israël. Tous risquent le déplacement forcé.[23] « Ils vont être coupés de leurs moyens d’existence et emprisonnés dans des enclaves isolées. N’ayant plus de quoi vivre, ils seront forcés de quitter ces enclaves et de chercher du travail dans les faubourgs des villes de Cisjordanie. Ainsi, les zones limitrophes d’Israël se trouveront-elles ‘nettoyées’ de leurs Palestiniens. »[24]

Cette politique de destruction de la société palestinienne et de confinement de la population dans des enclaves coupées de leurs moyens d’existence, atteint son paroxysme dans la minuscule bande de Gaza où sont enfermés 1.500.000 « terroristes » hommes, femmes et enfants.[25] Ce territoire est hermétiquement ceinturé, du côté mer, par la marine de guerre israélienne et, du côté terre, par une clôture infranchissable hérissée de lames de rasoir et longée, sur les terres palestiniennes, par une bande d’une largueur de 500 mètres à 2km qui comprend et rend inaccessibles 29% des terres cultivables[26] et où toute végétation et tout édifice sont rasés afin d’offrir une vue dégagée aux tireurs israéliens.

Cette population, soumise depuis des années à un blocus  draconien, a récemment subi, après en avoir subi bien d’autres, une agression militaire d’une brutalité exceptionnelle. Les infrastructures publiques ont été particulièrement visées: immeubles administratifs, hôpitaux, écoles, routes, réserves alimentaires et même les casernes de pompiers. Plus de 10.000 logements ont été complètement détruits ou lourdement endommagés.[27] Selon un rapport du Comité International de la Croix-Rouge, 1380 Palestiniens ont été tués et 5380, blessés.[28] Selon le droit international, ce blocus et cette agression militaire constituent des crimes contre l’humanité.[29]

Jeff Halper montre comment l’occupation désintègre la communauté palestinienne des territoires occupés et tend à la réduire à l’impuissance. En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, « rien n’empêche Israël de terroriser la population palestinienne. Que ce soit par sa propre armée ou par la milice auxiliaire, financée par les États-Unis et opérée par l’Autorité palestinienne afin de pacifier sa propre population. Que ce soit par les colons qui tirent sur les Palestiniens, les brutalisent et brûlent leurs récoltes sans crainte d’être poursuivis ou par des agents secrets, aidés par des milliers de Palestiniens forcés à devenir des collaborateurs souvent pour que leurs enfants puissent avoir accès à des soins médicaux ou avoir un toit sur leur tête. Que ce soit par des expulsions ou par la myriade de contraintes administratives d’un système, invisible mais kafkaïen, de contrôle total et d’intimidation. »[30] A Gaza, depuis le redéploiement en 2005 de l’infrastructure et des forces d’occupation en périphérie, le contrôle et l’intimidation s’exercent de l’extérieur par un blocus impitoyable et un harcèlement militaire avant, pendant et après l’opération Plomb durci.[31]

Que se passerait-il si les Palestiniens, notamment ceux de Gaza, avaient la possibilité de fuir?

Amira Hass caractérise on ne peut mieux à quoi la Communauté palestinienne des territoires occupés est désormais réduite: « Si les indigènes le désirent, ils peuvent continuer à vivre dans les réserves; s’ils ne le veulent pas, qu’ils s’en aillent ».[32]

Le nombre, l’expansion, la structure et les lieux d’implantation des colonies – notamment autour de Jérusalem-est et de Bethléem – ainsi que l’importance et la nature des infrastructures réservées aux colons et aux forces d’occupation, montrent à l’évidence que l’intention des autorités israéliennes n’est pas d’évacuer les territoires occupés en violation au droit international mais, tout comme lors de la création de l’État d’Israël, d’en accaparer la plus grande partie possible. Les autorités israéliennes cherchent manifestement à déstructurer la communauté palestinienne au point qu’un État palestinien indépendant soit impossible. Témoins, entre autres: la destruction des infrastructures nécessaires à un État, la déportation[33], l’emprisonnement et l’assassinat de personnalités dirigeantes; les milliers de prisonniers[34]; les entraves à l’accès à l’enseignement supérieur sur place et à l’étranger; la répression des étudiants; … .

Par un de ses aspects essentiels – accaparer le maximum de terres en y laissant le moins de Palestiniens possible -, la politique israélienne n’a pas changé depuis 1948. Elle s’est simplement adaptée: « Dans une région suivie avec autant d’attention qu’Israël-Palestine, écrit Tanya Reinhart, le nettoyage ethnique ne peut pas prendre la forme de massacres de masse ni de grands transferts de population. C’est un processus lent, quotidien, qui vise à briser la société et à conduire le plus de gens possible à disparaître ou à s’enfuir. »[35] D’autres composantes de cette politique, telles l’enfermement des Palestiniens dans des enclaves délibérément paupérisées et la désarticulation de leur communauté, sont beaucoup plus sévères dans les territoires occupés qu’en Israël.

Au début de la guerre de 1948, les Palestiniens étaient propriétaires d’environ 93% du territoire de la Palestine mandataire. Aujourd’hui, alors qu’ils constituent au moins 48% de la population qui vit sur ce territoire[36], ils ne sont propriétaires que d’environ 11%[37] et d’un pourcentage bien inférieur encore des terres cultivables. Au début de la guerre de 1948, la quasi totalité des Palestiniens vivaient sur le territoire de la Palestine mandataire. Fin 2008, on estimait à 10.600.000 le nombre de Palestiniens dans le monde. Au moins 7.100.000 d’entre eux – soit les 2/3 – étaient des personnes déplacées. 6.600.000 – soit 62% – s’étaient réfugiés à l’étranger et 427.000 étaient des déplacés de l’intérieur.[38] Aujourd’hui, dans leur propre pays, une grande majorité des Palestiniens vivent dans des enclaves surpeuplées, strictement contrôlées et largement dépouillées de leurs ressources. Il n’est donc nullement exagéré de parler d’une désintégration probablement irréversible de la communauté palestinienne en Israël-Palestine et cela d’autant moins que les confiscations et le harcèlement systématiques sont toujours en cours.

La succession de « conférences de paix » entre Israéliens et Palestiniens – Madrid (1991), Oslo I (1993-1994), Oslo II (1995), Wye River (1998), Charm El-Cheikh (1999), Camp David (2000), Taba (2001), Charm El-Cheikh (2005), Jérusalem (2006), Annapolis (2007) – n’a ni interrompu, ni même ralenti l’appropriation de terres et la destruction de la société palestinienne dans les territoires occupés en 1967. Ces « dialogues de paix » qui n’ont pas contribué à la paix, n’ont pas empêché, bien au contraire, l’État d’Israël d’imposer sa paix, de poursuivre en paix les confiscations, la colonisation et le nettoyage ethnique dans les territoires confisqués ni de digérer en paix le fruit de ses extorsions.

Intentionnellement ou non, ces « dialogues de paix » ont été des promesses creuses qui ont instillé un espoir anesthésiant aux Palestiniens, et un moyen d’amener les Israéliens à soutenir la colonisation, moyen dont la meilleure illustration est le mensonge de l' »offre généreuse » mis au point et utilisé de main de maître par E. Barak. Je paraphrase l’essentiel: « Nous avons pratiquement tout offert aux Palestiniens. Mais, quoi qu’on leur offre, ils veulent toujours davantage, en fait, rien de moins que nous jeter à la mer. L’absence d’un partenaire de paix malgré nos offres généreuses, nous oblige à établir une zone de sécurité efficace. »[39] L’effet de légitimation de l’occupation sur l’opinion israélienne et internationale de ce mensonge d’offres généreuses israéliennes qui en fait n’ont jamais existé et qui auraient été confrontées à un refus systématique de la part des Palestiniens, a été stupéfiant.[40] Force est de constater que lorsqu’il s’agit d’Israël la crédulité est incommensurable.

La Conférence de paix qui s’est récemment ouverte à Washington, entre l’État d’Israël dont E. Barak dirige la délégation, et l’Autorité palestinienne totalement dépendante des Etats-Unis, de l’Union européenne et de la bonne volonté douanière  d’Israël, ne devrait même plus s’inscrire dans la perspective d’une paix en échange de l’évacuation des territoires occupés en 1967, mais – à l’instar de la politique déjà officiellement prônée par Yitzhak Shamir en 1991[41] et qui, en fait, a été pratiquée par tous les gouvernements israéliens[42] – dans la perspective de la paix en échange de la paix, c’est à dire, de la capitulation. Je caricature à peine: « Laissez-nous confisquer vos terres en paix et vous aurez la paix. Soumettez-vous à notre domination – ce qui est pris ou sera pris, restera pris – et nous vous accorderons la paix dans ce que nous voudrons bien vous laisser: des réserves administrées et policées par une Autorité indigène à notre botte et où votre survie dépendra de la charité internationale ».

La comédie des « offres généreuses » ne sera sans doute plus nécessaire. Du fait de son manque d’autonomie et des privilèges qu’elle voudra préserver, l’Autorité palestinienne va probablement entériner la capitulation, « la paix contre la paix ». Dans ce cas, la colonisation de peuplement se poursuivra et Israël, à l’image des États-Unis, sera un État moderne avec ses réserves d’Indiens.

Hors du cadre d’institutions qui imposent le respect du droit international, s’en remettre au dialogue comme le moyen d’assurer la paix entre une brutale puissance occupante et la communauté désarticulée qui est à sa merci, c’est s’en remettre à la raison du plus fort, celle de la puissance occupante; c’est soutenir l’occupation, occulter et donc encourager les violations du droit international: les déplacements de population, les spoliations de terres et de maisons, les punitions collectives, les violences de l’armée et des milices des colonies de peuplement, la destruction des infrastructures éducatives, économiques, sanitaires, … ; c’est collaborer à la soumission de la communauté opprimée et être complice de sa destruction; c’est avaliser la violation des droits des membres de cette communauté: droits à se défendre, à résister à l’occupation, à la sécurité alimentaire, à l’assistance sanitaire, à l’éducation, à la propriété, à la libre circulation, …. S’en remettre à un tel dialogue de paix permet à l’État d’Israël de conserver sa légitimité tout en continuant à accaparer et à « nettoyer » le plus de terres palestiniennes possible.

Si ce n’était l’invocation culpabilisante de la destruction des communautés juives d’Europe, personne de bonne foi ne se préoccuperait de la sécurité d’une puissance occupante qui n’est nullement menacée. Il irait de soi de se préoccuper, non de la pacification d’une zone d’occupation militaire, mais du respect des droits des victimes d’une occupation illégale et meurtrière. L’Europe a de lourdes responsabilités dans ce conflit et donc des obligations particulières, avant tout celle de ne pas rester, une fois de plus, impassible face à la destruction d’une communauté ethnique.

Ceux qui, comme moi, ont été « formés » par la destruction des communautés juives d’Europe, doivent – sous peine de se renier et de trahir les victimes de cette destruction – dénoncer l’ignoble justification des crimes commis à l’encontre des Palestiniens et de leur communauté, par le massacre des Juifs d’Europe.[43] Par devoir de mémoire, c’est la solidarité avec la Communauté palestinienne en voie de destruction qui doit aller de soi et non – comme c’est malheureusement le cas pour de trop nombreux Juifs mais fort heureusement pas tous – une identification au militarisme de l’État d’Israël.

Aujourd’hui, beaucoup de Juifs caractérisent les Juifs d’avant la création de l’État d’Israël et ceux qui n’embrassent pas le sionisme, par une résignation à l’impuissance dans un monde antisémite voué à les détruire. C’est, selon eux, cette impuissance qui a permis la destruction des Juifs d’Europe. La condamnation morale de cette résignation fonde leur définition d’eux-mêmes – « ne plus se laisser égorger à genoux » – et se traduit par une sacralisation de la capacité à se défendre par les armes incarnée par l’État d’Israël. De là, bien que seule une infime minorité des juifs de la diaspora émigreront en Israël et moins encore y resteront[44], une identification exacerbée à cet État: aveuglement à tous ses méfaits et accusation d’antisémitisme à l’encontre de toute critique portant sur l’exercice de la puissance militaire israélienne, postulée synonyme de survie du Peuple juif. A leurs yeux et en toute sincérité, la mise en question de la légitimité des violences israéliennes exprime l’immémoriale haine meurtrière des Juifs, même si elle émane de Juifs qu’ils accusent dès lors d’avoir la « haine de soi ».

Cette définition de l’identité juive et du monde non juif ne se réfère plus à l’épaisseur humaine des diverses communautés juives du monde, si riches des sédiments de siècles de rencontres – bien sûr très loin d’avoir toujours été harmonieuses – avec tant de sociétés. Elle se fonde, pour l’essentiel, sur la capacité et le droit d’avoir recours à la violence armée – même préventivement, comme en 1948 et de nos jours – afin que « plus jamais çà ». Cette réduction au militarisme – « redressement »[45] de l’incapacité à avoir recours à la violence armée – est un triste témoignage de la profondeur de la dévastation que le nazisme a infligée aux communautés juives.

Il ne s’agit évidemment pas de mettre en question l’existence de l’État d’Israël, d’ailleurs reconnu dans ses frontières de 1967 par la communauté internationale, l’OLP[46] et, implicitement, le Hamas[47]. Cela s’apparenterait à une incitation au crime contre l’humanité. Il s’agit d’appeler la Communauté internationale à contraindre un État et ses autorités à respecter le droit international.[48]

Tant que l’État d’Israël ne respecte pas les droits de l’homme des Palestiniens, y compris ceux de nationalité israélienne; tant que cet État et ses autorités violent gravement le droit international, notamment par le crime contre l’humanité que constitue le blocus de la population de Gaza, toute personne qui adhère aux valeurs démocratiques, particulièrement, tout responsable politique doit: appeler les instances politiques nationales et internationales à remplir leurs obligations de respecter et de faire respecter le droit international, notamment d’exiger, sous peine de sanctions, la fin de l’occupation, des confiscations et du harcèlement des Palestiniens; appeler les instances judiciaires nationales et internationales à mettre fin à l’impunité des autorités israéliennes; appeler à l’établissement d’un État palestinien indépendant et viable et au dédommagement de la Communauté palestinienne. C’est seulement dans un tel cadre – qui plus que probablement ne verra jamais le jour – qu’un dialogue de paix ne servira plus à occulter la destruction de la Communauté palestinienne et à assurer l’impunité à l’État et aux responsables israéliens.

On le voit, je ne suis guère optimiste. Les réserves d’Indiens en Amérique du nord et d’Aborigènes en Australie rappellent combien une colonisation de peuplement peut être dévastatrice pour les communautés indigènes. Je crains fort qu’après des décennies de « faits accomplis » impunis, la désintégration de la Communauté palestinienne en Israël-Palestine soit désormais irréversible.

De toute façon, qu’il soit ou non trop tard, j’estime que toute personne qui refuse d’être complice de cette destruction, doit: soutenir ceux qui en Israël défendent les droits des Palestiniens; cesser toute collaboration avec les institutions israéliennes – publiques ou privées – qui ne s’opposent pas à l’occupation et à la colonisation; refuser de consommer des produits israéliens qu’ils proviennent ou non des territoires occupés en 1967.

Malgré tout, je ne peux m’empêcher d’espérer qu’une prise de conscience internationale, surtout israélienne, de la situation désespérée des Palestiniens rendra enfin possible – à l’instar de ce qui s’est passé pour l’Apartheid en Afrique du Sud – une paix équitable entre Palestiniens et Israéliens.


* Professeur émérite de psychologie sociale de l’Université libre de Bruxelles. Mère et père morts en déportation. « Enfant caché » sauvé par des gens merveilleux du pays de Liège.

[1] « Contrairement à la légende dépeignant un frêle État juif à peine né et déjà confronté aux redoutables armées d’un puissant monde arabe, les « nouveaux historiens » confirment la supériorité croissante des forces israéliennes (en effectifs, armement, entraînement, motivation…) à la seule exception de la courte période qui va du 15 mai au 11 juin 1948. » Dominique Vidal, « L’expulsion des Palestiniens revisitée », Manières de voir N°98, Le Monde diplomatique avril-mai 2008, p.13. Lorsqu’elles déclenchent la Guerre des 6 jours de juin 1967 qui a été gagnée en une matinée, les autorités israéliennes étaient parfaitement au courant de leur large supériorité militaire. L’enjeu de la Guerre du Kippour d’octobre 1973 était d’amener Israël à négocier l’évacuation du Sinaï et du Golan et nullement de menacer son existence. A cette occasion les troupes égyptiennes et syriennes ont effectivement réussi à percer les lignes israéliennes et il a fallu une semaine aux généraux israéliens pour redresser la situation. Ce qui a été d’autant plus facile que le Président A. Al Sadate avait arrêté l’offensive de ses troupes. On notera que ni la population ni les territoires palestiniens n’ont été impliqués dans ce conflit. Voir Alain Gresh et Dominique Vidal, Les 100 clés du Proche-Orient, Hachette, 2003, p.234-242.

[2] Il s’agit de la politique mise en œuvre par le Général A. Sharon, Premier Ministre, au début 2002 – opération Remparts – et qui est toujours en cours. « Stratégie politico-militaire, diplomatique et psychologique ayant pour but la dissolution du peuple palestinien comme entité économique, sociale et politique légitime et indépendante. Cela peut inclure – mais pas nécessairement – leur nettoyage ethnique progressif, partiel ou complet, du territoire connu sous le nom de terre d’Israël ou de Palestine historique. »  Baruch Kimmerling, Du « politicide » des Palestiniens, Le Monde diplomatique, juin 2004, p.16-17.

[3] Badil, Survey of Palestinian Refugees and Internally Displaced Persons, 2008-2009, P.11. Le cas de Lydda (aujourd’hui, Lod où se trouve l’Aéroport international Ben Gourion), à l’époque ville de quelque 20.000 habitants située à l’intérieur de l’État attribué aux Arabes par l’ONU en 1947, est exemplaire à plus d’un titre. La ville qui ne disposait que de quelques vieux fusils, était pratiquement sans défense. Après avoir subi un bombardement, elle est attaquée, le 13 juillet 1948, par des forces de l’armée régulière commandées par le Colonel Yitzhak Rabin, futur Général, Chef d’état-major, Ministre de la Défense, Premier Ministre et Prix Nobel de la Paix. La résistance ne dure que quelques heures. Le jour même, 456 personnes – hommes, femmes et enfants –  sont massacrées dont 176 à l’intérieur d’une mosquée. Le lendemain, quelque 50.000 Palestiniens terrorisés dont plus de la moitié étaient des réfugiés qui avaient fui les villages environnants, sont expulsés sur ordre direct de Ben Gourion. Seules quelques centaines de personnes ont été autorisées à rester. Ilan Pappe, Le nettoyage ethnique de la Palestine, Fayard, 2008, p.218-222.

[4] Badil, Survey …, p.10.

[5] Palestine Monitor 2009 Factbook, p.23.

[6] Badil, Survey …, p.11.

[7] Badil, Survey …, p.3.

[8] « La Loi sur les Biens des Absents (également connue comme la Loi sur les Propriétés abandonnées) a été promulguée en 1950. …. La Loi stipule que les biens d’un Absent seront transférés sous la juridiction de l’Administrateur des Biens des Absents, sans possibilité de faire appel ou de compensation. » Meron Rappaport, « Les maîtres de la terre », Haaretz Magazine, 20 janvier 2005. Cette loi s’applique également aux « déplacés de l’intérieur » qui ont été dépouillés de leurs biens. Ce sont les fameux citoyens arabes israéliens « absents présents ». Par la Loi fondamentale 1960: Terres d’Israël (1960 Basic Law: Israel Lands), toutes ces terres deviennent propriété inaliénable du Peuple juif et ne peuvent être vendues qu’à des Juifs et donc pas aux Palestiniens. Badil, Survey … p.15.

[9] Voir Jeff Halper, « Ramadan kareem from the Netanyahu and Obama administrations », 17 août 2010 (www.icahduk.org).

[10] Un exemple récent parmi beaucoup d’autres: « Le soir du 29 juillet 2010, à leur retour d’une cérémonie de mariage, neuf familles, habitant le quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem, se sont retrouvées expulsées de leurs maisons par des colons et empêchées d’y rentrer par la police. Les Palestiniens n’ont évidemment aucun recours légal contre la confiscation, en 1948 et après, de leurs propriétés, villages entiers, villes et quartiers urbains, fermes, usines ou immeubles commerciaux ». Jeff Halper, « Ramadan … .

[11] Badil, Survey …, p.27.

[12] Palestine Monitor factsheet, Checkpoints.  (www.palestinemonitor.org)

[13] 4ème Conv. Art. 55: « …, la Puissance occupante a le devoir d’assurer l’approvisionnement de la population en vivres et en produits médicaux. »

[14] Selon les estimations de l’ICAHD (Israeli Commitee Against House Demolitions) – mise à jour du 28 juillet 2010 -, au moins 24.813 maisons ont été détruites depuis 1967 en Cisjordanie, à Jérusalem Est et à Gaza. « Statistiques des Démolitions de Maisons (1967-2010) ». (www.icahd.org). 4ème Conv. Art. 53: « Il est interdit à la Puissance occupante de détruire des biens mobiliers ou immobiliers, appartenant individuellement ou collectivement à des personnes privées, à l’État ou à des collectivités publiques, à des organisations sociales ou coopératives, sauf dans les cas où ces destructions seraient rendues absolument nécessaires par les opérations militaires. »

[15] Selon les statistiques (octobre 2010) du PCHR (Palestinan Center for Human Rights) (www.pchrgaza.org)

[16] Environ 1 an avant le déclenchement de la 2ème Intifada à la fin septembre 2000, à l’initiative et sous le contrôle direct du Premier Ministre et Ministre de la Défense de l’époque E. Barak, « l’armée a formé 4 bataillons spécialement destinés à faire face à l’agitation en Cisjordanie. … . Dans ces unités spéciales, on apprend à viser et à tirer de façon calculée: mutiler, mais sans trop augmenter le chiffre des morts (dont, d’après l’armée, les Palestiniens ont besoin pour gagner l’appui international). (De là,) les balles qui frappent si souvent et de façon si précise aux yeux, à la tête ou aux genoux ». Tanya Reinhart, Détruire la Palestine ou comment terminer la guerre de 1948, La Fabrique, 2002, p.85-88.

[17] 4ème Conv. Art. 49.6: « La Puissance occupante ne pourra procéder … au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle. »

[18] By Hook and by Crook: Israel’s Settlement Policy in the West Bank, Rapport B’tselem (The Israeli Information Center for Human Rihgts in the Occupied Territories), Juillet 2010. http://www.btselem.org

[19] Badil, Survey …, p.17. 4ème Conv. Art. 49.1: « Les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé dans le territoire … de tout autre État, occupé ou non, sont interdits, quel qu’en soit le motif. »

[20] Badil, Survey …, p.57.

[21] Le taux annuel d’émigration atteint les 2%. Badil, Survey …, p.39.

[22] Il s’agit des habitants de localités enclavées dans des zones confisquées, notamment dans la Vallée du Jourdain.

[23] Badil, Survey …, p.24.

[24] Tanya Reinhart, L’héritage de Sharon, La Fabrique, 2006, P.190.

[25] A l’instar de tant d’autres puissances occupantes, l’État d’Israël déshumanise ceux qu’il opprime en les qualifiant de « terroristes ».

[26] Farming without Land, Fishing without Water: Gaza agriculture struggle for survival, Rapport de l’ONU (OCHAopt), Mai 2010 (www.ochaopt.org)

[27] ICAHD, « Statistiques des démolitions de maisons à Gaza pendant l’opération Cast Lead », (www.icahd.org).

[28] Voir Gaza Strip, Initial health needs assessment. Rapport de l’ONU (OCHAopt) du 16 février 2009. L’évaluation de Badil, plus récente, fait état de 1.414 morts dont 313 enfants et 116 femmes. Badil, Survey …, p.19. Du côté Israéliens, 3 civils et 10 militaires dont 4 par « feu ami », ont été tués. (www.btselem.org/english/gaza_strip)

[29] Richard Falk, Professeur émérite de droit international à l’Université de Princeton et Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, considère que l’attaque militaire « non défensive » de décembre 2008 visant à « punir » Gaza ainsi que le blocus imposé à ce territoire, constituent des crimes contre l’humanité. Richard Falk, « Nécessaire inculpation des responsables de l’agression contre Gaza », Le Monde diplomatique, mars 2009.

[30] Jeff Halper, « Ramadan … .

[31] Entre le 20 janvier 2009 (fin de Plomb durci) et le 30 septembre 2010, soit quelque 600 jours, il y a eu 420 attaques israéliennes dans la zone tampon qui encercle la Bande de Gaza. Outre les destructions du peu qui reste à détruire, ces attaques ont fait 84 morts et 183 blessés. Voir PCHR Fact Sheet (buffer zone) de décembre 2009 et d’octobre 2010. (www.pchrgaza.org). Et les attaques israéliennes ne se limitent pas à la zone tampon.

[32] Amira Hass, « Like a plane without a pilot », Haaretz du 04.05.2010.

[33] Depuis 1968, quelque 2000 Palestiniens ont été déportés parmi lesquels des résistants, des activistes politiques, des directeurs d’école et des inspecteurs de l’enseignement qui protestaient contre la censure des manuels scolaires, des enseignants et des étudiants qui avaient organisé un boycott, des avocats qui avaient organisé une grève. Badil, Survey …, p.20

[34] Fin juillet 2009, il y avait 743O détenus palestiniens – y compris 333 mineurs – dans les prisons israéliennes. On comptait, en outre, 387 détentions administratives sans jugement. On estime qu’au moins 40% des hommes sont passés par les prisons israéliennes. Badil, Survey …, p.20. C’est dire que très peu de familles palestiniennes n’ont pas été touchées par l’arrestation d’un de leur membre.

[35] Tanya Reinhart, Détruire … , p.88.

[36] Selon le Bureau central israélien de statistiques, il y a aujourd’hui 5.770.9OO Juifs et 1.559.100 Arabes en Israël. Selon le Recensement de la population 2007 de l’UNRWA, il y avait 3.767.126 Palestiniens dans les territoires occupés. Ce qui donne 52% de Juifs et 48% d’Arabes sur le territoire de l’ancienne Palestine mandataire. Le pourcentage de Juifs est probablement surestimé et celui des Arabes, sous-estimé. Apparemment, les statistiques israéliennes prennent en compte tous les Juifs de nationalité israélienne, y compris de double nationalité. Or, un grand nombre d’entre eux – sans doute des centaines de milliers – ne résident pas en Israël. D’autre part, étant donné que le recensement de l’UNRWA date de 2007, la croissance des 3 dernières années – environ 3% par an – de la population palestinienne des territoires occupés, n’est pas prise en compte.

[37] En 1947, les membres de la Communauté juive étaient propriétaires d’environ 7% du territoire de la Palestine mandataire. Entre 1947 et 2009, les autorités israéliennes ont confisqué 82% de ce territoire. Ainsi, sur 89% du territoire de la Palestine mandataire seuls des Juifs peuvent devenir propriétaires. Badil, Survey …, p.3.

[38] Badil, Survey …, p.56.

[39] Pour l’analyse de la mise au point et de l’utilisation de cette technique de persuasion, voir Tanya Reinhart, Détruire … p. 59-64.

[40] « Depuis 1993, les sondages avaient constamment montré une majorité autour de 60% en faveur de ‘la terre pour la paix’. Après Camp David et les ‘négociations’ qui ont suivi, le soutien aux concessions pour la paix est tombé dans les sondages à 30%. » Tanya Reinhart, Détruire … p. 63-64.

[41] Devenu Premier Ministre, Yitzhak Shamir – ancien chef du Lehi, groupe terroriste, responsable de massacres destinés à faire fuir les Palestiniens, entre autres celui de Deir Yassine en avril 1948 – déclare dans son discours d’ouverture de la Conférence de Paix de Madrid (1991): « La nature du conflit n’est pas territoriale. … Nous prions pour que cette rencontre marque la fin de l’hostilité, de la violence, de la terreur et de la guerre; qu’elle apporte le dialogue, la réconciliation, la coexistence et – par-dessus tout – la paix. ». Voir Le Monde diplomatique, Cahier spécial sur le Proche-Orient, janvier 2006.

[42] On pourrait éventuellement accorder le bénéfice du doute à I. Rabin. Mais entre la signature des Accords d’Oslo en Septembre 1993 et son assassinat en février 1995, le nombre de colons a fortement augmenté et les infrastructures de l’occupation se sont considérablement développées. Après le massacre de 29 Palestiniens dans une mosquée de Hebron en février 1994, il a refusé, contre l’avis de ses ministres, de s’en prendre aux colons. Enfin, son passé – « Cassez-leur les os » en 1987 entre autres – incite à la méfiance. Voir, Dominique Vidal, I. Rabin. « Faucon », puis « colombe », Manières … , p.50.

[43] « La nazification de l’ennemi, quel qu’il soit, et la transformation de chaque menace sécuritaire en danger d’extermination totale ont donc caractérisé, des années 1940 à nos jours, les discours des élites politiques, comme le jargon de la presse ou la conversation des gens dits ‘ordinaires’. » Idith Zertal, « Au nom de la Shoah », Le Monde diplomatique, Manières …, p.22.

[44] Le nombre de Juifs vivant à l’extérieur d’Israël est estimé à un peu moins de 8.000.000. Voir Courrier international, 17 juin 2010, p.10. Selon le Bureau central de statistique israélien, il y a eu 14.572 nouveaux immigrants en 2009, soit un taux annuel d’émigration vers Israël (Alia) de moins de 0,02%. Et tous n’y resteront pas.

[45] Au sens de G. Canguilhem.

[46] Implicitement en 1988, lorsque le Conseil national palestinien reconnaît les résolutions de l’ONU et explicitement, en 1996, lorsqu’il élimine de sa Charte tous les articles contestant le droit à l’existence de l’État d’Israël.

[47] En 2006, le Hamas signe le document d' »Entente nationale » qui reconnaît implicitement Israël dans ses frontières de 1967.

[48] Pour une revue rigoureuse des violations du droit international commises par l’État d’Israël et les autorités israéliennes, ainsi que des manquements de l’Union Européenne et de ses États membres à leur obligation de réagir à ces violations, voir Conclusions de la première session internationale du Tribunal Russel sur la Palestine, Barcelone, 1-3 mars 2010. http://www.russelltribunalonpalestine.com

Nous irons en Palestine


Actuellement 150 personnes on déjà pris leurs billet !!!!!!
MERCI DE DIFFUSER !!!

Quel est le programme de cette mission ?

Arrivée : le 8 juillet de tous les participants de tous les pays. Début des activités sur place le 9 juillet, date anniversaire de la décision le 9 juillet 2004 de la Cour de Justice Internationale (La Haye) qui a jugé le mur construit par Israël illégal, de même que les colonies installées sur les territoires palestiniens. Ce tribunal a estimé qu’il ne s’agissait pas d’un mur de séparation, mais d’un mur d’annexion et a exigé sa destruction ainsi que le démantèlement des colonies installées au delà de la Ligne Verte (tracé des frontières d’Israël avant le 4 juin 1967).

Un an plus tard, le 9 juillet 2005,170 associations représentant la société civile palestinienne (rejointes depuis par des centaines d’autres) lançaient, en l’absence  de prise en compte de ce jugement par les gouvernements, un appel à la société civile internationale pour qu’elle s’engage à agir et à  faire respecter le droit international.

Du 9 au 16 juillet, nous sommes appelés à venir massivement constater sur place l’aggravation de la situation d’apartheid et de nettoyage ethnique des Palestiniens, à Jérusalem Est comme en Cisjordanie.

Nous serons donc amenés à visiter les villes, villages et camps où les Palestiniens se voient spoliés de leurs terres, chassés de leurs maisons, agressés par des colons, empêchés de circuler librement à l’intérieur des territoires palestiniens.

Qui sont les organisateurs de cette mission ?

Cette mission est coordonnée par les 15 associations qui ont lancé l’appel et l’invitation à venir les accompagner dans leurs  tâches quotidiennes du  8 au 16 juillet. Elles regroupent des Palestiniens musulmans et chrétiens, vivant dans des grandes villes comme Béthléem, Hébron ou Ramallah, Jérusalem-Est, mais aussi des villages comme Bi’lin, Al Walaja, Al Maasara, et des camps de réfugiés comme Aïda, Deishe, Beit Omar, Balata… et participant à la résistance populaire palestinienne par des moyens non violents.

Ils ont l’habitude de recevoir des internationaux, mais estiment que cette fois-ci une grande mission s’impose pour attirer l’attention du monde entier sur leur situation de plus en plus critique. En raison du blocus total et des massacres israéliens, l’attention s’est concentrée sur la situation  dans la bande de Gaza. Israël, en profite, pendant ce temps pour progresser à grand pas dans le vol de terres, l’expulsion, la colonisation et la ghettoïsation des Palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem est. Les organisateurs de la mission  soulignent que la situation est aussi grave dans les deux régions et que le peuple palestinien  ne forme pas deux entités, mais une seule, en butte à la même oppression qui a pour but de chasser les Palestiniens de leurs terres.

Comment se déroulera la prise en charge pendant cette semaine ?

Nous partagerons les activités des Palestiniens, nous serons accueillis par les familles. Toute la logistique (transport,  logement et alimentation) est organisée par le comité d’organisation palestinien, qui évalue à environ 30 euros par jour le coût de la prise en charge pour chaque personne (réductions importantes pour les enfants)

Les règles de conduite sur place
Nous rappelons que la principale règle de conduite de cette mission est la non-violence. Et toutes les activités que nous prévoyons pendant la mission sont pacifiques.

Cette mission n’est pas un voyage du type « club de vacances ». Il nous arrivera donc de croiser des soldats de l’occupation sur notre route. Il est également possible qu’ils tentent de nous intimider ou de nous provoquer. Nous ne répondrons pas, et refuserons toute violence physique ou verbale. Les nombreux Palestiniens qui nous accompagneront dans toutes nos activités nous serviront de ce point de vue de guides.

Comment prendre son billet d’avion ?

Chacun doit prendre son propre billet aller-retour. La date d’arrivée doit être le 8 juillet, mais la date de retour est à la convenance personnelle de chacun, en fonction de ses disponibilités. Nous sommes contraints de passer par l’aéroport de Tel Aviv, puisqu’Israël a détruit l’aéroport palestinien et que nous n’avons pas d’autre choix pour nous rendre en Palestine (passer par Amman en Jordanie, non seulement coûte plus cher mais nous amène à être confrontés de la même manière aux services israéliens qui contrôlent l’entrée en Cisjordanie par le Pont Allenby).

Il est conseillé d’acheter son billet sur internet, via des des sites tels que Go Voyages et OPODO, lebonprix.com, ebookers, en choisissant les vols les plus intéressants, et en prenant conseil avant l’achat auprès des contacts indiqués sur ce site.

A l’heure actuelle les prix des aller-retour (le plus souvent avec une escale) varient entre 300 et 500 euros. Il est conseillé de profiter des vols à bas prix pendant qu’ils sont disponibles. Si vous rencontrez des difficultés ou si vous hésitez, vous pouvez contacter en France, comme dans d’autres pays, des militants qui vous aideront à choisir un vol. Voir la rubrique « Participer à la mission » sur ce même site.

Quelles formalités avant le départ ?

Pour les participants de nationalité française, il n’y a pas de formalités particulières à remplir ni de visa à obtenir. Il faut simplement vous assurer que votre passeport est valide au minimum six mois après la date du retour.

Pour les participants de nationalités étrangères, la situation varie d’un pays à l’autre. Pour tous ceux qui ne sont pas ressortissants de l’Union Européenne, il est parfois nécessaire d’obtenir un visa. Israël refoule souvent les ressortissants de pays tels que l’Algérie, le Liban, la Syrie…. Donc, bien se renseigner à ce sujet.

Que faut il emporter ?
Nous serons au début de l’été et il faut donc n’emporter que des vêtements légers. Les personnes plus âgées qui le souhaitent dormiront à l’intérieur des maisons palestiniennes, et les autres participants camperont sur leurs terrains. Donc emporter des tentes et sacs de couchage légers, car les nuits ne sont pas froides.

Prévoir  protection solaire, lunettes de soleil, casquette ou chapeau
Les bagages que l’on ne met pas en soute et que l’on garde en cabine dans l’avion, ne doivent contenir ni objets tranchants, ni liquides.

Emporter des bonbons et biscuits que nous offrirons dans les familles.

N’oubliez pas de prendre vos appareils photo et vos caméras !

Emportez vos instruments de musique s’ils sont transportables, et dites-nous dès maintenant de quel instrument vous jouez !

Argent

Il vaut mieux emporter des espèces, mais il est toujours bon d’avoir sa carte bleue sur soi, en cas de nécessité. Une partie des euros seront  changés en shekels sur place, monnaie en vigueur en Israel comme en Palestine. Prévoir un montant équivalent à une trentaine d’euros par jour et par personne (le transport en car d’une ville à l’autre est cher), et afin de pouvoir laisser un peu d’argent aux familles palestiniennes qui nous accueilleront.

Langues
La langue parlée en Palestine est l’arabe. Le dialecte palestinien est plus proche de l’arabe littéraire que l’arabe dialectal parlé au Maghreb par exemple. L’anglais est la deuxième langue du pays et vous serez dans la plupart des cas facilement compris. Il est conseillé de se remettre un minimum à niveau en anglais, ou de prendre un petit guide de conversation, même si toutes les visites et discussions de groupe seront traduites en Français (et dans d’autres langues). Nous aurons également des échanges avec les internationaux d’autres pays, et l’anglais est la langue de communication la plus répandue.

Communication

Le réseau téléphonique couvre la majeure partie de la Cisjordanie. Si vous possédez un abonnement avec une option vous permettant d’appeler à l’étranger, vous pourrez utiliser votre téléphone directement sur place.  Il est aussi possible d’acheter une carte SIM sur les lieux.

Comment puis-je contribuer à la réussite de cette mission ?
Le succès de cette mission repose sur chacun et chacune d’entre nous à tous les niveaux et notamment avant le départ, c’est à dire dans la période actuelle.

Plus nous serons nombreux et plus nous serons en mesure de délivrer un message fort. Il faut donc faire connaître largement cette initiative, convaincre ses proches, ses amis d’y participer. Ce site est un bon moyen de faire connaître le projet, mais aussi les flyers à votre disposition, et bien entendu tous les réseaux et autres sites via internet.

Organisons dans toutes les villes un maximum d’événements d’ici juillet pour faire connaître la mission « Bienvenue en Palestine » (projection de films, tables d’information lors de meetings, concerts, soirées couscous…)

Prenons rendez-vous avec nos élus respectifs pour leur parler de la mission, leur proposer d’y participer, et au minimum de la soutenir.

Demandez à des personnalités (élus, universitaires, sportifs, journalistes, artistes, écrivains…) de faire partie du Comité de Soutien de cette mission, aux côtés de Mgr Jacques Gaillot, la sénatrice Alima Boumediene-Thiery, …..

Demandez à celles et ceux qui ne peuvent pas nous accompagner en juillet de parrainer des jeunes qui veulent venir mais ont du mal à réunir la somme nécessaire, en envoyant un don (voir la rubrique « Parrainer un(e) volontaire) »). Si vous-même avez des difficultés à financer ce voyage, demandez à vos amis de vous donner un coup de pouce financier.

Autres informations

Des réunions de préparation du voyage seront organisées dans plusieurs villes de France. Ainsi que dans toute les villes où des participants sont inscrit ( Belgique ).Chaque participant(e) nous ayant laissé ses coordonnées sera dûment informé(e) de la tenue de ces réunions.

info et contact

 

http://bienvenuepalestine.com/

 

http://bienvenuepalestine.com/WordPress/?p=64

 

palestine.libre2011@yahoo.fr

+32485549579

Nadia.B

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