Journée mondiale de soutien aux soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient


Suite à l’appel lancé par le Forum social mondial de faire du 20 mars, une journée mondiale de soutien aux soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, Vrede VZW et la CNAPD appellent à la journée mondiale de soutien aux soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, , Vrede VZW et la CNAPD appellent à la

MANIFESTATION NATIONALE CE DIMANCHE 20 MARS

A 14H

Départ : Gare du Nord

Cette manifestation sera l’occasion pour nous de:

1. Marquer notre solidarité avec les soulèvements pour la liberté, les droits démocratiques et le progrès social en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ;

2. Condamner le soutien politique, économique et militaire de l’Occident aux régimes dictatoriaux ;

3. Appeler l’Union européenne et ses États-Membres à soutenir un développement économique et social juste ;

4. Réclamer le respect de la souveraineté des pays et des peuples en question.

Plusieurs organisations ont déjà marqué leur soutien à cette manifestation et nous espérons que la liste prendra de l’ampleur en fil des jours!

Au nom de la plateforme,
Isabelle Grippa, CNAPD
Ludo De Brabander, Vrede VZW

Liste des signataires:

11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord Zuid-Beweging, Aardewerk, ABP, ACW, Artsen voor Vrede, AWSA, BOEH!, Broederlijk Delen, BRussells tribunal, CETRI – Centre Tricontinental, CNCD – 11.11.11, CNAPD, Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, Culturencentrum Pianofabriek, EcoloJ, Egalité, fos- Socialistische Solidariteit, Greenpeace, intal, Jeunes anticapitalistes – Jongeren antikapitalisten, Käthe Kollwitz Vredesloop, Kif Kif, Links Ecologisch Forum, Linkse Socialistische Partij / Parti Socialiste de Lutte (LSP-PSL), MCP, Mensen zonder Papieren, MIR-IRG, Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), PVDA/PTB, RCN Justice et démocratie, SAP-LCR, SCI-Projets internationaux, Solidariteitsgroep met de Egyptische, Tourisme autrement, Tunesische en Libische revoluties en de volkeren in beweging, Vaka/Hand in Hand vzw, Vonk/Unité Socialiste, Vrede vzw, Vredeshuis Aalst, Vrouwen Overleg Komitee, Wereldsolidariteit/Solidarité Mondiale

Volgens de oproep van het wereld sociaal forum om op de 20 maart wereldwijd steunbetogingen te organiseren, roepen Vrede VZW en CNAPD een

NATIONALE BETOGING ZONDAG 20 MAART 14U

In solidariteit met het volk van Noord-Afrika en het Midden-Oosten

Vertrek: Brussel-Noord

Door deze betoging:

1. Zijn wesolidair met de volksopstanden voor vrijheid, democratische
rechten en sociale vooruitgang in Noord-Afrika en het Midden-Oosten

2. Veroordelen we de politieke, economische en militaire steun van het
Westen aan de dictatoriale regimes.

3. Roepen we de Europese Unie en haar lidstaten op om een rechtvaardige
economische en sociale ontwikkeling te steunen.
4. Eisen we respect voor de soevereiniteit van de betrokken landen en
volkeren.

Een aantal verenigingen hebben deze oproep reeds ondertekend. Wij hopen deze lijst steeds meer groter te zien!

Namens het samenwerkingsverband,

Ludo De Brabander, Vrede vzw
Isabelle Grippa, CNAPD

Handtekeningen lijst:

11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord Zuid-Beweging, Aardewerk, ABP,ACW, Artsen voor Vrede, AWSA, BOEH!, Broederlijk Delen, BRussells tribunal, CETRI – Centre Tricontinental, CNCD – 11.11.11, CNAPD, Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, Culturencentrum Pianofabriek, EcoloJ, Egalité, fos- Socialistische Solidariteit, Greenpeace, intal, Jeunes anticapitalistes – Jongeren antikapitalisten, Käthe Kollwitz Vredesloop, Kif Kif, Links Ecologisch Forum, Linkse Socialistische Partij / Parti Socialiste de Lutte (LSP-PSL), MCP, Mensen zonder Papieren, MIR-IRG, Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), PVDA/PTB, RCN Justice et démocratie, SAP-LCR, SCI-Projets internationaux, Solidariteitsgroep met de Egyptische, Tourisme autrement, Tunesische en Libische revoluties en de volkeren in beweging, Vaka/Hand in Hand vzw, Vonk/Unité Socialiste, Vrede vzw, Vredeshuis Aalst, Vrouwen Overleg Komitee, Wereldsolidariteit/Solidarité Mondiale

MANIFESTATION NATIONALE CE DIMANCHE 20 MARS



A 14H

Départ : Gare du Nord

Cette manifestation sera l’occasion pour nous de:

1. Marquer notre solidarité avec les soulèvements pour la liberté, les droits démocratiques et le progrès social en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ;

2. Condamner le soutien politique, économique et militaire de l’Occident aux régimes dictatoriaux ;

3. Appeler l’Union européenne et ses États-Membres à soutenir un développement économique et social juste ;

4. Réclamer le respect de la souveraineté des pays et des peuples en question.

Plusieurs organisations ont déjà marqué leur soutien à cette manifestation et nous espérons que la liste prendra de l’ampleur en fil des jours!

Au nom de la plateforme,

Isabelle Grippa, CNAPD

Ludo De Brabander, Vrede VZW

Liste des signataires:

11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord Zuid-Beweging, Aardewerk,
ABP, ACW (koepel van de christelijke werknemersorganisaties), Artsen voor Vrede, AWSA-Be, BOEH!, Broederlijk Delen, BRussells tribunal, Centrale Générale FGTB/Algemene Centrale ABVV, CETRI – Centre Tricontinental, Christenen voor het socialisme, CNAPD, CNCD – 11.11.11, Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, Commission Justice et Paix, Confédération des Syndicats Chrétiens/Algemeen Christelijk Vakverbond (CSC-ACV), Culturencentrum Pianofabriek, EcoloJ, Egalité, FGTB/ABVV, fos- Socialistische Solidariteit, Greenpeace, Iniciativa Cuba socialista, Intal, Jeunes anticapitalistes – Jongeren antikapitalisten, Jong N-VA, Käthe Kollwitz Vredesloop, Kif Kif, Links Ecologisch Forum, Linkse Socialistische Partij / Parti Socialiste de Lutte (LSP-PSL), MCP, Mensen zonder Papieren, MIR-IRG, Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC),
Pax Chrisiti WB, Pax Christi Vlaanderen, Présence Action Culturelles (PAC), PVDA/PTB, RCN Justice et démocratie, Rencontres pour la paix, SAP-LCR, SCI-Projets internationaux, Solidariteitsgroep met de Egyptische, Tourisme autrement, Tunesische en Libische revoluties en de volkeren in beweging, Uilekot, UPJB (Union des Progressistes Juifs de Belgique),Vaka/Hand in Hand vzw, Vonk/Unité Socialiste, Vrede vzw, Vredeshuis Aalst, Vrouwen Overleg Komitee, Wereldsolidariteit/Solidarité Mondiale, …

BELGIQUE contre Agrexco


APRÈS L’ACTION DU SAMEDI 12 FEVRIER CONTRE LES SOCIÉTÉS AGREXCO ET CAL, LACHS À LIÈGE,

Samedi 12 février, 24 heures après l’opération de blocage des entrepôts d’Agr exco  menée par une vingtaine de militants d’Act io n pour la Paix et  vredesactie, plus d’une centaine de personnes  a répondu à l’appel des organisations belges et a participé à la marche dénonçant le déchargement en Belgique des fleurs de l’occupation par les sociétés Agrexco et Cal Lachs.

4 mai 2011 : Journée nationale de plaintes

Les guerres commencent ici. Des entreprises européennes profitent de la guerre pour réaliser des profits et la perpétuent de par leurs activités. Nos gouvernements ne réagissent toujours pas.
En février 2011, Action pour la Paix, le MIR-IRG et Vredesactie lancent une action de plaintes contre les entreprises AGREXCO Ltd., CAL (Cargo Air Lines) et LACHS (Liège Air Cargo Handling Services)…. Il s’agit d’entreprises qui font des profits et alimentent directement des conflits. Nos gouvernements ont la capacité d’y mettre un terme, en appliquant tout simplement la loi. En effet, ces entreprises sont en infraction avec le droit international et profiter de violations graves des Droits de l’Homme est illégal.
C’est pourquoi Action pour la Paix, le MIR-IRG et Vredesactie appellent chacun d’entre nous à déposer une plainte en son nom contre ces entreprises entre février et novembre 2011.
Le samedi 14 mai est déclaré journée nationale de plaintes. Ce jour là, dans toute la Belgique les citoyens se rendront à leur bureau de police local afin de déposer plainte contre AGREXCO Ltd., CAL et LACHS, pour recel et complicité de crimes de guerre.
Les plaintes seront disponibles aux différents les lieux de rendez-vous. Vous recevrez un bref briefing et partirez ensemble vers le bureau de police le plus proche.
En espérant que vous nous rejoindrez dans cette action,
With Peace
L’équipe d’Action pour la Paix
Lieux et heures du rendez-vous:
Bruxelles: Maison de la Paix, rue Van Elewyck 35, 1050 Bruxelles: 10h
Liège: Centre Social C.P.C.R. 11, Jon Ruelle, Liège: 10h

La plainte est disponible sur le site d’Action pour la Paix : www.actionpourlapaix.be
Plus d’infos sur : www.actionpourlapaix.be ou par mail (info@actionpourlapaix.be)

Comment recruter des informateurs palestiniens



vendredi 4 mars 2011 – 03h:21
Aya Kaniuk & Tamar Goldschmidt

Checkpoint de Qalandiya, Palestine occupée

Vous voulez aller étudier en Egypte ? Rendre visite à votre soeur mourante en Arabie Saoudite ? Sortir de prison ? Arrêter d’être battu ? Faire une seule année de prison au lieu de dix ? Avoir droit de rejoindre votre famille en Israël ? Vivre avec vos enfants ? Etre soigné dans le seul endroit où on peut vous sauver la vie ? Garder votre carte d’identité magnétique ? Votre permis de travail ? Pas de problème ! Vous nous aidez et on vous aidera.

Et ça continue comme ça indéfiniment ; Dans tous les coins et recoins, Israël se livre à son crime le plus sinistre et le plus furtif : le recrutement de collaborateurs. Tous les Palestiniens sont sur la liste noire, tous sont coupables, sauf s’ils acceptent de dire « oui » au « capitaine ». Ils sont sur la liste noire, quoiqu’ils aient fait ou pas fait, ils n’ont droit à rien a priori afin qu’ils soient dans l’obligation d’acheter n’importe quel droit naturel. Au prix fort. Au prix de la trahison.

Vous voulez accompagner votre bébé malade à l’hôpital Hadassah ? Pas de problème, dit « le capitaine » qui est en fait un officier du Shabak (les services secrets/de sécurité). Il vous suffit de dire : « Je suis d’accord pour vous dire qui jette des pierres dans mon village, qui a reconstruit sa maison après qu’elle ait été démolie, je vais vous donner autant de noms que vous voulez, que les personnes soient coupables ou non, cinq ou dix, autant que vous voulez » et alors vous pourrez accompagner votre bébé à l’hôpital et le guérir. Et avoir de l’argent pour lui acheter à manger, et faire la triple vaccination. Vous avez dit non ? Alors au revoir. C’est vous qui décidez. Et le bébé ? que fait-on pour lui ? Il ne tient qu’à vous de décider de le sauver. Aidez-nous, nous vous aiderons.

Le droit de vivre, le droit de travailler, d’être soigné, de recevoir une éducation – ne vont pas de soi sous l’occupation israélienne. Ils sont conditionnels. Ce sont des produits d’échange. Tout se négocie. Vous pouvez choisir de ne pas recevoir de balles de revolver, de ne pas voir votre maison démolie, d’avoir le droit d’étudier, de travailler, de recevoir des soins médicaux même à l’intérieur d’Israël. Il vous suffit de dire ce tout petit mot « oui ». Oui, je vais travailler pour vous.

Et c’est ainsi que derrière les checkpoints qui sont démontés et remontés, démontés et remontés, derrière les routes réservées uniquement aux Juifs, derrière le vol de terre institutionnalisé, les meurtres commis à l’aveuglette, la famine instituée, l’humiliation, le nettoyage ethnique perpétré au grand jour, on trouve une bombe raffinée qui est prête à détruire le peuple palestinien. C’est une bombe invisible. Son impact est inconnu. Et on n’en parlera pas. Ou presque pas. Car ceux qui disent « oui » aux forces d’occupation ne l’avoueront jamais. Personne ne le saura. Ce ne sera pas répertorié. Et cette bombe – le recrutement de collaborateurs – est activée dans l’endroit qui précisément devrait être protégé même sous l’occupation : dans l’espace civil. Cet espace qu’Israël, selon les conventions qu’il a signées, est supposé faciliter. Ces mêmes besoins civils qu’une population même sous occupation a le droit de voir satisfaits, et non bafoués. Et qui selon les déclarations officielles d’Israël sont satisfaits.

Là dans l’administration civile se trouve cette terrible bombe. Là où tous les besoins s’entrecroisent. C’est là que la vraie occupation est à l’oeuvre. Là se trouvent les vrais checkpoints qui ne font que croître avec le temps. Là, le vrai mur s’étend et s’approfondit. Là, les ténèbres glaciales et cyniques qui n’ont pas de limites et dont les émissaires sont les agents du Shabak : « Capitaine Zakai » ou « Moussa » ou Tomer », tous ont de faux noms bien sûr. Inconnus ou connus sous un nom d’emprunt, ils attendent toutes les requêtes des civils pour les refuser ou donner leurs conditions. D’une voix doucereuse en offrant une tasse de café, une cigarette, ils prononcent, avec une extrême courtoise, les mots monstrueux : Pas de problème, il vous suffit de travailler pour nous.

Et si la réponse qu’il donne à ces mots est « non », le Palestinien mourant retournera mourir chez lui, ou ne verra pas sa soeur mourante, ou n’ira pas étudier ni travailler ni voir ses enfants. Ou bien il dira « oui » je vais travailler pour vous et ainsi j’aurai un permis de travail et le droit de faire une chimiothérapie en Cisjordanie occupée parce qu’ici il n’y a tout simplement pas d’infrastructure adéquate parce qu’Israël l’interdit, et puis je mourrai quand même. Car derrière le « oui » il y a le précipice énorme et profond du non retour. Ce n’est pas le début mais la fin. Ce qui l’attend c’est la mort, l’ostracisme, la malédiction et le remords. Tout cela, ils le savent depuis le commencement, mais parfois ils l’oublient dans des moments de désespoir et de faiblesse, tous ces bons Palestiniens qui répondent « oui » à une question à laquelle il est si difficile de résister.

Et pour ce crime, ce crime invisible, silencieux et diabolique, qui consiste à obliger des personnes normales et bien intentionnées à traverser le point de non retour en trahissant leur propre peuple, Israël portera éternellement le sceau de l’infamie.
Nous avons (sur le site, NdT) beaucoup de récits de Palestiniens qui ont dit « non  » aux capitaines du Shabak et payé un lourd tribut. Muawiya a dit « non » et a perdu son travail. Eyad a dit « non » et a été séparé de ses enfants. Faisal – pour dire « non »- a failli se suicider. Leur histoire est l’histoire de l’occupation, depuis qu’elle a commencé jusqu’à aujourd’hui.
Note :
* Le site Mahsanmilim, créé par deux juives israéliennes, s’est donné pour mission de recueillir des témoignages, articles, vidéos, films et récits sur l’occupation israélienne afin de donner une voix aux victimes palestiniennes silencieuses et niées en tant que telles. Pour en savoir plus :
http://mahsanmilim.com/WhoAreWe.htm <http://mahsanmilim.com/WhoAreWe.htm> Pour contacter les auteures : tamar@mahsanmilim.com <mailto:tamar@mahsanmilim.com>

Février 2011 – Mahsanmilim – Pour consulter l’original : www.mahsanmilim.com <http://www.mahsanmilim.com/> Traduit de l’Hébreu par Tal Haran et de l’anglais par Dominique Muselet

Soraida, une femme de Palestine


A l’occasion de la Journée de la femme, l’Association Belgo-Palestinienne vous convie à la projection du film


De Tahani Rached (2004)

Le lundi 7 mars 2011 à 19h30

Au Centre Garcia Lorca, rue des Foulons, 47-49, 1000 Bruxelles

Ce film prend le contre-pied des clichés sur la Palestine, en nous faisant partager le quotidien de Soraida, de sa famille et de ses voisins, à Ramallah. Dans le quartier de Soraida, les femmes ne sont pas toutes voilées, les hommes ne tiennent pas de discours politiques creux, les jeunes ne portent pas de bombes à la ceinture, et les enfants s’amusent comme partout dans le monde. La vie continue à Ramallah, même si couvre-feux et checkpoints pèsent lourdement sur ses habitants. Ce film conduit le spectateur à se poser des questions fondamentales, qui lui permettent de voir la Palestine autrement : comment ne pas perdre son humanité lorsque l’on vit sous l’occupation ? Comment échapper à la haine et à la colère lorsque l’on est captif du couple infernal bourreau-victime ? Et comment résister à la ‘culture de la mort’ sans fuir la problématique douloureuse des attentats suicides ? (evene.fr)


La projection du film sera suivie d’un débat.

Infos

P.A.F. 2 €

Durée du film : 1h59 + débat

Contact : 02/223 07 56

Vers un « moment Moubarak » en Palestine


dimanche 27 février 2011 – 13h:03

Ali Abunimah
Al Jazeera

L’Autorité palestinienne doit se dissoudre elle-même, car son action va dans le sens des intérêts d’Israël, affirme Ali Abunimah.

(JPG)

De nouvelles élections n’apporteraient pas au Président palestinien Mahmoud Abbas la crédibilité dont il a besoin, affirme Ali Abunimah.
(Photo : Reuters)

La lente décadence des institutions de la direction collective palestinienne de ces dernières années est arrivée à un état de crise avec les révolutions arabes, les révélations des Documents de Palestine, et l’absence de tout processus de paix crédible.

L’Autorité palestinienne (AP), basée à Ramallah, sous le contrôle de Mahmoud Abbas et de son parti le Fatah, a tenté de réagir à cette crise en appelant à des élections pour le Conseil législatif palestinien (CLP) et la présidence de l’AP.

Abbas espère que ces élections rendent une légitimité à sa direction. Le Hamas a rejeté de telles élections du fait de l’absence d’accord de réconciliation mettant fin à la division, une division qui résulte du refus du Fatah (avec Israël et les parrains occidentaux de l’AP, surtout des États-Unis) d’accepter le résultat des élections précédentes de 2006, où le Hamas avait remporté une victoire décisive.

Mais, même si de telles élections se tenaient en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, elles ne résoudraient en rien la crise d’une direction collective face au peuple palestinien tout entier, quelque dix millions de Palestiniens répartis entre ceux qui vivent dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupées, à l’intérieur d’Israël, et dans la diaspora dans le monde entier.

Une maison divisée

Il existe de nombreuses raisons pour s’opposer à de nouvelles élections de l’AP, même si le Hamas et le Fatah étaient prêts à régler leur différend. L’expérience depuis 2006 démontre qu’une démocratie, une gouvernance et une politique courante sont impossibles sous l’occupation militaire brutale d’Israël.

Le corps politique palestinien a été coupé non pas en deux grands courants politiques proposant des visions concurrentes, comme dans d’autres démocraties électorales, mais en un courant qui s’est aligné sur l’occupation et ses partisans à l’étranger, qui est soutenu par eux et qui dépend d’eux, et un autre courant qui reste engagé, au moins théoriquement, dans la résistance. De telles antinomies ne peuvent se résoudre par des élections.

L’AP de Ramallah sous Abbas fonctionne aujourd’hui comme un bras de l’occupation israélienne, alors que le Hamas, avec ses cadres emprisonnés, torturés et réprimés en Cisjordanie par Israël et par les forces d’Abbas, est assiégé à Gaza où il tente de gouverner. De son côté, le Hamas n’a proposé aucune vision politique cohérente pour sortir les Palestiniens de leur impasse, et sa gouvernance à Gaza commence de plus en plus à ressembler à celle de ses homologues du Fatah en Cisjordanie.

L’AP a été créée par une entente entre l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) et Israël dans le cadre des Accords d’Oslo. Le 13 septembre 1993, la « Déclaration de principes », signée par les parties, stipule que :

« Les négociations israélo-palestiniennes menées dans le cadre de l’actuel processus de paix au Moyen-Orient ont pour but notamment d’établir une Autorité intérimaire autonome palestinienne, le Conseil élu (le « Conseil »), pour les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza, pour une période transitoire ne pouvant excéder cinq années, en vue d’un règlement permanent fondé sur les Résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité (ONU) » (article 1er).

En vertu de cet accord, les élections de l’AP devaient « constituer une étape préparatoire intérimaire importante vers la réalisation des droits légitimes du peuple palestinien et de ses justes revendications. »

Un modeste mandat

Ainsi, l’AP était prévue seulement pour être temporaire, transitoire, et son mandat limité à une simple fraction de la population palestinienne, celle de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Les Accords d’Oslo limitaient explicitement les pouvoirs de l’AP aux fonctions qu’Israël lui déléguait dans le cadre de l’accord.

Par conséquent, des élections pour le CLP ne résoudront pas la question de la représentation du peuple palestinien dans son entier. La plus grande partie ne voterait pas. Et comme lors des élections précédentes, Israël interviendrait, surtout à Jérusalem-Est, pour tenter d’empêcher les Palestiniens sous occupation d’aller voter.

Considérant toutes ces conditions, un nouveau CLP élu ne servirait qu’à renforcer les divisions entre les Palestiniens tout en créant l’illusion que l’autonomie palestinienne existe – et peut se développer – sous l’occupation israélienne.

Une décennie et demie après sa création, il s’avère que l’Autorité palestinienne n’a pas été une étape vers « les droits légitimes du peuple palestinien », mais plutôt un obstacle majeur sur la voie qui y conduit.

L’AP n’offre aucune autonomie ou protection véritables aux Palestiniens sous occupation, lesquels continuent d’être brisés, assassinés, mutilés et assiégés par Israël en toute impunité, pendant qu’Israël confisque et colonise leur terre.

L’AP n’a jamais été, et ne peut pas être, un substitut à une réelle direction collective pour l’ensemble du peuple palestinien, et les élections de l’AP ne le sont pas davantage pour une autodétermination.

Dissoudre l’Autorité palestinien

Avec la faillite complète du « processus de paix » – l’ultime assaut lui fut porté par les Documents de Palestine -, il est temps pour l’AP d’avoir son moment Moubarak. Quand le tyran égyptien a finalement quitté ses fonctions, le 11 février, il a remis le pouvoir aux mains des forces armées.

L’AP doit se dissoudre elle-même, de la même façon, en annonçant que les responsabilités qui lui ont été déléguées par Israël sont rendues à la puissance occupante qui devra remplir alors l’intégralité de ses obligations résultant de la Quatrième Convention de Genève de 1949.

Il ne s’agirait pas d’une capitulation. Au contraire, ce serait une reconnaissance de la réalité et un acte de résistance de la part de Palestiniens qui refuseraient, collectivement, d’aider l’occupant à les occuper. En ôtant la feuille de vigne de l’ « autonomie » qui masque et préserve la tyrannie coloniale et militaire d’Israël, la fin de l’AP exposerait l’apartheid israélien à la face du monde.

Le même message va aussi à l’Union européenne et aux États-Unis qui financent directement l’occupation et la colonisation israéliennes via cette ruse de « l’aide » aux Palestiniens et de la formation des forces de sécurité qui agissent par procuration pour Israël. Si l’Union européenne souhaite continuer à financer l’occupation israélienne, elle doit avoir l’honnêteté de le faire ouvertement, et de ne pas utiliser les Palestiniens ou un processus de paix comme façade.

Dissoudre l’AP pourrait entraîner certaines difficultés et incertitudes pour les dizaines de milliers de Palestiniens, et ceux qui en dépendent, qui comptent sur les salaires versés par l’Union européenne via l’AP. Mais le peuple palestinien dans son entier – les millions qui ont été brisés ou marginalisés par Oslo – pourraient en tirer bien plus d’avantages.

En rendant les pouvoirs reçus par l’AP à l’occupant, les Palestiniens n’auraient plus à se concentrer sur la reconstitution de leur corps politique collectif et pourraient mettre en œuvre des stratégies afin de se libérer eux-mêmes du joug colonial israélien.

Une nouvelle direction

A quoi peut ressembler une véritable direction palestinienne ? Sans aucun doute, il s’agit là d’un défi redoutable. Beaucoup d’anciens chez les Palestiniens se souviennent avec émotion des beaux jours de l’OLP. L’OLP existe toujours, naturellement, mais ses organes ont depuis longtemps perdu toute légitimité ou fonctions représentatives. Ils sont maintenant devenus de simples chambres d’enregistrement entre les mains d’Abbas et de son cercle rapproché.

L’OLP pourrait-elle être reconstituée en tant qu’organisme vraiment représentatif, disons, en élisant un nouveau Conseil national de la Palestine (CNP) – le « Parlement en exil » de l’OLP ? Alors que le CNP était censé être élu par le peuple palestinien, en réalité, cela n’a jamais été le cas – en partie en raison des difficultés pratiques de tenir de véritables élections dans la diaspora palestinienne. Les membres en sont toujours nommés par des négociations entre les différentes factions politiques, et le CNP comprend des sièges pour les indépendants et les représentants des étudiants, des femmes et d’autres organisations affiliées à l’OLP.

L’un des points clés du désaccord entre le Fatah et le Hamas est la réforme de l’OLP, de laquelle le Hamas devenait membre et il recevait un nombre de sièges proportionnel dans les divers organes de décision de l’organisation. Mais même si cela se faisait, cela ne serait pas pour autant comme si les Palestiniens avaient choisi leurs représentants directement.

Encore que si les pays arabes qui ont accueilli de massives populations de réfugiés palestiniens profitent de changements démocratiques, de nouvelles possibilités vont s’ouvrir pour la politique palestinienne.

Ces dernières années, des facilités pour « voter hors du pays » ont été apportées aux vastes populations de réfugiés et d’exilés irakiens et afghans, pour des élections qui ont été soutenues par les puissances occupantes de ces pays. En théorie, il serait possible d’organiser des élections pour tous les Palestiniens, peut-être sous l’égide des Nations-Unies – en incluant l’énorme diaspora palestinienne des Amériques et d’Europe.

Le problème est que toute élection de ce genre aurait probablement besoin de s’appuyer sur la bonne volonté et la coopération d’une « communauté internationale » (les États-Unis et leurs alliés), de ceux qui, de façon impitoyable, ont refusé de laisser les Palestiniens choisir leurs propres dirigeants.

L’énergie et le coût de fonctionnement pour une bureaucratie palestinienne transnationale en vaudraient-ils la peine ? Ces nouveaux organismes ne seraient-ils pas vulnérables face à ce type de subversion, cooptation et corruption qui ont mis l’OLP d’origine, mouvement de libération nationale, dans ce triste état d’aujourd’hui où elle est accaparée par une bande collaborationniste ?

Je ne détiens pas la réponse absolue à ces questions, mais selon moi, les Palestiniens devraient en débattre, maintenant.

Un boycott inspirateur

A la lumière des révolutions arabes qui se sont faites sans direction, il apparait une autre possibilité intéressante : à ce stade, les Palestiniens ne doivent pas craindre de créer des organes représentatifs.

Au contraire, ils doivent porter toute leur attention à une résistance puissante, décentralisée, en particulier à la lutte pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS), populaire et internationale, à l’intérieur de la Palestine historique

Le mouvement BDS possède une direction collective sous la forme du Comité national du Boycott (CNB). Cependant, il ne s’agit pas d’une direction qui donne des ordres et des instructions aux Palestiniens ou aux organisations de la solidarité à travers le monde. Au contraire, elle établit des agendas qui reflètent un large consensus palestinien, et des campagnes pour les autres qui agissent selon cet agenda, en grande partie par le sens moral.

L’agenda regroupe les besoins et les droits de tous les Palestiniens : la fin de l’occupation et de la colonisation de tous les territoires occupés en 1967, la fin de toutes les formes de discrimination contre les citoyens palestiniens en Israël, et le respect, la promotion et la réalisation des droits des réfugiés palestiniens.

La campagne BDS est puissante et grandit parce qu’elle est décentralisée et tous ceux qui, dans le monde entier, agissent pour le boycott d’Israël – suivant en cela le précédent pour l’Afrique du Sud de l’apartheid – le font en toute indépendance. Il n’y a aucun organe central pour Israël et ses alliés pour le sabotage et l’attaque.

Cela pourrait être le modèle à prendre : continuer à construire notre force à travers des campagnes, la résistance civile et le militantisme. Il y a deux mois, peu de gens auraient imaginé que les régimes vieux de plusieurs décennies de Zine el Abidine Ben Ali en Tunisie, et d’Hosni Moubarak en Égypte allaient tomber, mais ces régimes sont tombés sous le poids de manifestations de masses, populaires, sur une base large. Effectivement, de tels mouvements sont beaucoup plus prometteurs d’une fin du régime d’apartheid d’Israël et d’un apport d’une véritable, représentative et démocratique direction palestinienne, que cette sorte d’institutions pesantes créées par les Accords d’Oslo. La fin du processus de paix n’est qu’un commencement.

(JPG) Ali Abunimah est cofondateur de The Electronic Intifada, conseiller politique du Réseau politique palestinien, et auteur de Un pays : une proposition audacieuse pour mettre fin à l’impasse israélo-palestinienne.

Du même auteur :

- La révolution continue après la chute de Moubarak
- Le soulèvement en Egypte et ses implications pour la cause palestinienne
- Le massacre de Gaza et la lutte pour la justice
- Israël pense que nous sommes « très forts » … Alors aidez-nous à le rester.
- La Banque mondiale occulte-t-elle les mauvais chiffres de la « croissance » économique en Cisjordanie ?
- Pourparlers directs : qui va tirer les marrons du feu ?

24 février 2011 – Al Jazeera – traduction : JPP

source

GRANDE MISSION INTERNATIONALE EN PALESTINE DU 8 AU 16 JUILLET 2011


Quinze associations palestiniennes ont lancé un appel à la société civile internationale pour que hommes, femmes et enfants se retrouvent à leurs côtés, à Jérusalem Est et en Cisjordanie cet été, pour clamer au monde entier leur droit à vivre en paix sur leurs terres, à circuler librement, à se débarrasser de l’occupation, des murs et des ghettos.
RÉPONDEZ PRÉSENTS ! 

Prenez une semaine sur vos vacances

Vous ne le regretterez pas !

(Familles et enfants bienvenus)

Et si vous ne pouvez vraiment pas venir,

PARRAINEZ UN (E) VOLONTAIRE !


APPEL DES ORGANISATIONS PALESTINIENNES
Nous, organisations palestiniennes de la société civile et militants des droits de l’homme, appelons tous les militants du monde pour la paix et la justice, à venir nous rejoindre le 8 juillet en Palestine pour passer ensemble une semaine à nos côtés, et nous épauler dans notre lutte pour la paix. Nous, Palestiniens de tout le pays et Palestiniens exilés, continuons à croire à une paix fondée sur la justice et à la construire.
Nous sommes convaincus que la communauté internationale peut nous aider à accéder à la paix et à la liberté, à restaurer les valeurs et les principes que nous partageons en tant qu’être humains.
Nous vous invitons. Nous vous supplions. Rejoignez-nous et venez contribuer au changement de ce monde qui vous tient à coeur.
Nous vous hébergerons sur place, afin que vous puissiez bénéficier de l’hospitalité palestinienne. Vous pourrez participer à un programme d’activités pour la paix et la justice dans les villes et villages palestiniens, dans un esprit fraternel.
Des groupes de nombreux pays d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud, d’Afrique et d’Asie, ont commencé à se porter volontaires pour cette mission de juillet. Pour la France, merci d’écrire à :contact@BienvenuePalestine.com avec vos coordonnées pour avoir tous les renseignements sur cette mission qui débutera le vendredi 8 juillet et se terminera le 16 juillet au soir.


Al-Rowwad Cultural and Theatre Training Centre
Alternative Information Center
BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights
Bil’in Popular Resistance Committee
Friends of Freedom and Justice, Bil’in
Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign
Holy Land Trust
International Solidarity Movement
Open Bethlehem
Palestinian Centre for Rapprochement between People
Palestine Justice Network
Palestine Solidarity Project
Popular Struggle Coordinating Committee
Siraj Center for Holy Land Studies
Youth Against Settlements (Hebron)

http://www.facebook.com/event.php?eid=157390104315532

www.europalestine.com

Pour avoir une idée du type de mission, voici une vidéo sur la mission de Noël 2010 en Palestine:
VIDEO : Noël 2010 en Palestine

http://www.youtube.com/watch?v=0Ua94beMUxk

76 volontaires français et 10 écossais, âgés de 9 à 85 ans, répondent à l’appel lancé par 14 associations palestiniennes. Pendant une semaine, nous allons rejoindre la résistance populaire pour exiger la fin de l’occupation et le droit de circuler librement en Palestine.

Réalisation : l’équipe « Palestine Vivra ». Durée : 10 min

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