La Plate-forme Charleroi-Palestine vous invite ce dimanche 19 décembre, à 15 h,


salle « La Braise », rue Zénobe Gramme, 21, Charleroi 

pour une rencontre avec Lubna Masarwa,

responsable palestinienne et militante de terrain

Militante active en Palestine, Lubna Masarwa travaille comme coordinatrice des mouvements sociaux pour le Centre d’information alternative (AIC) et à l’université « Al Quds ».

Elle s’occupe entre autres de l’éducation des enfants palestiniens qui n’ont pas accès aux écoles, des comités qui luttent contre les démolitions de maisons, des comités populaires qui luttent contre le mur …

Membre du Free Gaza Movement, Lubna a pris part à quatre flottilles. Les deux premières tentatives ont été couronnées de succès. Les deux dernières ont abouti à son arrestation en Israël. Lubna était à bord du Mavi Marmara en mai 2010.

Vous pouvez lire son témoignage à cet endroit :

http://www.pourlapalestine.be/index.php?option=com_content&view=article&id=779%3Aminuit-sur-le-mavi-marmara&catid=41%3Afemmes-lutte&Itemid=1

Les Comités populaires palestiniens ont choisi Lubna pour effectuer un stage de trois mois au Parlement européen.

Lubna est en train de finir ce stage. Avant son retour en Palestine, elle sera donc parmi ce dimanche 19 décembre. Ne ratez pas l’occasion de la rencontrer.

Ci-dessous, vous trouvez une vidéo (en anglais) avec l’intervention de Lubna à une conférence qui a lieu au mois de novembre à Stuttgart, où elle a pris la parole à côté d’autres personnalités palestiniennes et israéliennes, telles que Haidar Eid, Ali Abunimah, Ilan Pappe, Gilad Atzmon.

http://www.youtube.com/watch?v=-Ju_Iv5rCJQ

BRUXELLES : DEUX RENDEZ-VOUS CE MERCREDI 15 DÉCEMBRE


Conférence exceptionnelle du Comité BDS de l’Université Libre de Bruxelles ce mercredi soir, et RV le même jour à 12 H 30 au Parlement pour débattre de l’affaire Ali Aarrass. 

- Le comité BDS – ULB vous invite à sa conférence « Boycotter Israël, le droit de dire NON » 

Mercredi 15 décembre à 19h

Sur le campus de l’Université Libre de Bruxelles, au Solbosch :

Au croisement des avenues Paul Héger et Franklin Roosevelt, local H.2215 En présence de

- Joaquim Da Fonseca (Intal),
- Jan Dreezen (Cobi),
- Ronnie Barkan (Anarchists against the wall),
- Ziad Abualrob (PACBI),
- Nadia Farkh (ABP),
- Henri Wajnblum (UPJB),
- Jacques Bude (ULB).

La conférence se donne pour objectif de débattre de la campagne BDS internationale, ses objectifs et ses moyens ainsi que sa mise en place en Belgique.

——————–

L’affaire Ali Aarrass au parlement

Après la décision du conseil des ministres espagnol d’extrader Ali Aarrass, les révélations de Wikileaks sur le procès Belliraj, l’interdiction de l’extradition d’Ali Aarrass par le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme à Genève, l’interpellation du ministre Vanackere dans la Commission des Affaires Etrangères, de nombreuses actions meneés à Melilla, Bruxelles, Londres.., avec sa grève de la faim dans une prison à Madrid … où en est l’affaire Ali Aarrass ?

Rencontre avec

- Maitres Dounia Alamat & Christophe Marchand, ses avocats en Belgique,
- Zoë Genot, députée fédérale Ecolo,
- Aberrahman Benyahya, président de la CIM (Comisión Islámica de Melilla)
- Amnesty International
- Farida Aarrass, sa soeur

Mercredi le 15 décembre, de 12 H 30 à 14 H

Maison des Parlementaires

21 rue de Louvain à 1000 Bruxelles

Salle 1149

Des sandwichs et des boissons sont prévus. Vu le nombre de places limitées, merci de nous confirmer votre présence / Contact : Luk Vervaet 0478653378, Farida Aarrass : 0486703215 www.freeali.eu

The Electronic Intifada : « Nous avons besoin de votre soutien »


dimanche 12 décembre 2010 –


Pour rester une publication forte, indépendante et une ressource éducative pour le mouvement pour la solidarité et la justice avec la Palestine, The Electronic Intifada a besoin du soutien de ses lecteurs et amis. Nous vous sollicitons pour que vous fassiez aujourd’hui une contribution.
(JPG) 

En même temps que The Electronic Intifada se préparait à lancer sa campagne annuelle de soutien auprès de ses lecteurs et amis pour soutenir notre traitement indépendant de l’information sur la Palestine, nous nous sommes retrouvés confrontés à l’attaque d’une organisation anti-palestinienne de premier plan.

Le but des agresseurs, selon nous, est de nous faire taire en faisant pression sur les bailleurs de fonds pour que ceux-ci retirent les subventions qu’ils nous ont attribuées.

Si nous ne pouvons pas payer nos rédacteurs en chef ou journalistes, ou maintenir nos équipements et nos serveurs en fonctionnement, ils auront alors atteint leur but : il y aura un surveillant de moins pouvant rapporter sur les violations des droits de l’homme en Palestine et informer ses milliers de lecteurs quotidiens sur la lutte palestinienne pour la liberté et le mouvement de solidarité à l’échelle mondiale.

Les attaques en augmentation contre The Electronic Intifada et d’autres organisations palestiniennes, israéliennes et internationales relatives aux droits de l’homme et à la défense des droits civiques oeuvrant pour la justice, sont la preuve de l’effet que nous avons dans le changement des esprits. Sinon, pourquoi voudraient-ils de nous arrêter ? Mais nous savons aussi que les puissantes organisations qui s’opposent aux droits des Palestiniens, se préparent pour des manoeuvres encore plus agressives, comme nous l’avons déjà signalé.

Nous avons la capacité de résister parce que l’essentiel des fonds utilisés par The Electronic Intifada ne provient pas d’une subvention unique, mais des lecteurs qui attendent de nous – tous les jours – des articles de fond, des analyses pertinentes, des nouvelles de l’action sur le terrain, une large gamme d’articles et de commentaires traitant des arts.

Tant que nous bénéficierons de la base solide d’un soutien collectif, personne ne pourra nous empêcher de faire notre travail. Faites la preuve de votre soutien et aidez-nous à maintenir notre travail d’éducation et d’incitation à travailler pour la justice. Faites une contribution aujourd’hui même !

Les lecteurs comme vous soutiennent notre travail parce que vous savez que l’information produite par The Electronic Intifada fait plus qu’informer un public passif. C’est une puissant moyen mis dans les mains de tous ceux qui agissent pour la justice.

- Nos rapports solides sur l’implication de Veolia dans le « tramway de Jérusalem » reliant les illégales colonies israéliennes en Cisjordanie ont fourni aux militants les informations dont ils ont eu besoin pour lancer une campagne qui a obligé la société Veolia à rendre des comptes, et a fait qu’elle ait jugé non rentable de construire des infrastructures pour l’occupation israélienne en violation du droit international. À la fin de novembre, la société Veolia a annoncé qu’elle se retirait du projet, ce qui représente une grande victoire.

- The Electronic Intifada a fait éclater au grand jour le fait que le fils de Ethan Bronner, responsable du bureau du New York Times à Jérusalem, s’était engagé volontairement dans l’armée israélienne, ce qui soulève un grave conflit d’intérêt pour Bronner et ses reportages pour le New York Times. Citant notre rapport, l’éditeur public en chef du journal a demandé que Bronner soit réaffecté (« Too Close to Home », 6 février 2010). Bien que le journal ait choisi d’ignorer la recommandation de son médiateur, notre reportage a forcé une importante institution à reconnaître publiquement ses propres partis pris, et a déclenché un large débat sur les doubles standards qui sévissent dans les plus grands reportages concernant Israël et les Palestiniens.

Ce ne sont que deux exemples de la façon dont, avec votre soutien, The Electronic Intifada a pu avoir un impact.

S’il vous plaît, lisez nos travaux et faites-les partager, et n’oubliez pas, nous ne pouvons pas faire ce travail sans vous !.

8 décembre 2010 – The Electronic Intifada – Vous pouvez consulter cet appel à :
http://electronicintifada.net/v2/ar…
Traduction : Info-Palestine.net

Au bord de l’abîme


samedi 11 décembre 2010 – 11h:24

Khaled Amayreh


Comme les USA laissent à Israël tout loisir de créer des colonies, Abbas envisage à nouveau de tout laisser tomber écrit Khaled Amayreh depuis Jérusalem occupée.

L’administration Obama a porté le coup de grâce au projet de paix et d’unité nationale de l’Autorité palestinienne (AP) du président Mahmoud Abbas en renonçant à faire pression sur Israël pour reconduire le gel de la construction des colonies.

Quelques heures avant la diffusion de la déclaration US, Abu Mazen parlait encore de « si » au cours de son interview télévisée à Ramallah cette semaine. Abbas a dit que si les négociations de paix avec Israël s’effondraient, les Palestiniens pourraient chercher à obtenir la reconnaissance unilatérale par les Nations unies d’un État en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et à Jérusalem-Est – territoires saisis par Israël en 1967 – et que tout le maintien de l’ordre serait cédé aux Israéliens.

« Si tous les efforts échouent, je dirai aux Étasuniens et aux Israéliens « Qu’on en finisse. Ça ne peut pas durer. Je ne peux pas présider une autorité qui n’existe pas. Gardez tout et libérez-moi de cette responsabilité ».

Quand on lui a demandé s’il parlait sérieusement, Abbas a répondu « oui, je dis aux Israéliens : ‘vous pouvez continuer à occuper [notre pays], mais on ne peut pas en rester là ‘ ».

Les paroles d’Abbas reflètent apparemment sa profonde déception devant le processus de paix stérile, constamment érodé par la construction sans trêve de colonies israéliennes ainsi que les efforts interminables et généralement infructueux déployés par l’administration Obama pour amener Israël à arriver à un « compromis » qui inciterait l’AP à reprendre des entretiens incertains.

En outre, la menace d’Abbas – qu’il ne brandit pas pour la première fois – est ostensiblement en réaction à l’annonce faite officieusement par l’administration Obama au leadership de l’AP concernant son échec à obtenir d’Israël la prolongation du gel des colonies afin de donner une chance aux négociations de paix.

Les sources de l’AP ont dit qu’aucun message final n’avait été reçu et que l’AP attendait toujours ce message de Washington. L’administration Obama essaierait d’inciter Israël à geler partiellement l’expansion des colonies pendant 90 jours en échange d’une assistance militaire massive et de concessions diplomatiques que certains commentateurs occidentaux ont taxées de « galéjades » et de « scandaleuses ».

Il n’est pas certain qu’Abbas mettrait sérieusement sa menace à exécution et dissoudrait complètement l’AP. Ceux qui le critiquent décrivent le régime de l’AP comme un boulet massif, mais avantageux en attendant la création d’un véritable État palestinien indépendant.

« Que nous le voulions ou non, l’Autorité palestinienne sert à consolider et à perpétuer l’occupation israélienne. Le nombre de colonies juives dans les territoires occupés a triplé sous le régime de l’AP et Israël utilise l’autorité pour se dérober à ses responsabilités légales au titre de la quatrième Convention de Genève » a avancé Hazem Kawasmeh, économiste de renom de Jérusalem-Est. « En fait, Israël utilise l’AP pour annoncer au monde que l’occupation est terminée ».

Kawasmeh a relevé que l’AP jouait le pire rôle possible de toute organisation languissant sous une occupation militaire étrangère ; à savoir, la prétendue « coordination de sécurité » avec l’ennemi. « C’est la raison pour laquelle nous voyons des membres des forces de sécurité palestiniennes, formées par les USA, disparaître chaque fois que les forces d’occupation envahissent les agglomérations palestiniennes pour arrêter, écraser ou tuer des Palestiniens ».

Ceux qui partagent ce point de vue prétendent que le peuple palestinien ne devrait jamais se laisser prendre en otage dans une situation où il lui faut choisir entre une autorité sans souveraineté et une occupation militaire perpétuelle. Néanmoins, ce sont les carrières, les gagne-pain et le bien-être financier de nombreuses personnes qui sont inextricablement liés à l’existence et à la survie de l’AP. Par conséquent, parler de démanteler l’AP est une chose et le faire sur le terrain en est une autre.

On estime à 130 000 le nombre de fonctionnaires qui reçoivent leur salaire de l’AP à la fin du mois. Il y a en outre 60 000 à 70 000 agents de sécurité répartis entre plusieurs agences qui contribuent à maintenir la loi et l’ordre ainsi qu’à maîtriser les « éléments adversaires de la paix » — euphémisme qui désigne les militants islamiques. Que se passerait-il si ces centaines de milliers de personnes perdaient leur emploi et leur source de revenus ?

Par ailleurs, la police de l’AP et les forces paramilitaires remettraient-elles simplement leurs armes, leur équipement et leurs installations aux Israéliens avant de rentrer chez elles ? Israël n’est pas particulièrement enthousiaste à l’idée de reprendre l’administration quotidienne de près de 3 millions de Palestiniens déçus et en colère. En dépit de l’opposition de certains colons messianiques qui voulaient reprendre la terre et en expulser les habitants, Israël a vu dans la création de l’autonomie palestinienne une bonne chose lui permettant de garder pratiquement tous les avoirs palestiniens – en tant que puissance occupante – tout en forçant tout le passif sur le gouvernement palestinien, lui-même obligé de lui rendre des comptes.

Il est donc très douteux que même si le leadership de l’AP voulait dissoudre le régime de l’AP, Israël permettrait le retour au statu quo ante (situation d’avant la signature des accords d’Oslo en 1993). Une telle situation est un cauchemar pour les stratèges israéliens dont les calculs se fondent sur l’annexion d’un maximum de terres palestiniennes avec un minimum d’habitants palestiniens.

Entre-temps, l’AP a reçu un encouragement moral des plus nécessaires de la part de trois Etats sud-américains – le Brésil l’Argentine et le Paraguay – qui ont annoncé qu’ils reconnaîtraient l’État-nation de Palestine dans les frontières de 1967. D’autres pays pourraient leur emboîter le pas, créant ainsi une nouvelle réalité, voire un nouvel élan vers une solution éventuelle au conflit le plus long du monde. La reconnaissance internationale sèmerait aussi la pagaille dans les plans US et provoquerait l’embarras et l’isolement diplomatique d’Israël.

(JPG) Khalid Amayreh est un journaliste qui vit à Dura, dans le district d’Hébron, Cisjordanie, Palestine occupée. Il a un bachelor en journalisme de l’université d’Oklahoma (1981) et un master en journalisme, de l’université de Southern, Illinois (1983)

Du même auteur :

- Netanyahu : le champion des colons
- Ramallah cherche une issue
- Le fascisme sous forme de lois
- Pour Abbas, c’est le moment de démissionner
- Colonies juives : une débauche de constructions
- Pendant les pourparlers, Israël continue de tuer
- Irrémédiables criminels de guerre
- Un échec clairement programmé

9 décembre 2010 – Al-Ahram Weekly – Vous pouvez consulter cet article ici :
http://weekly.ahram.org.eg/2010/102…

source

Un Etat policier en construction


vendredi 10 décembre 2010 – 01h:11

Samah Jabr – Bitterlemons


Les mesures sécuritaires, sous parrainage des Etats-Unis, empêchent toute avancée vers un accord de réconciliation entre les deux partis principaux en Palestine, le Hamas et le Fatah.
(JPG)

Les milices d’Abbas dans Ramallah – Photo : AP/Muhammed Muheisen

Bien que la coordination sécuritaire sous le parrainage des Etats-Unis ait commencé dans les années 1990, l’étendue et la nature de l’intervention des Etats-Unis dans les affaires internes palestiniennes se sont intensifiées à travers le programme mené par le Lt. Gen. Keith Dayton, lancé par l’administration Bush en 2005. Quand le Hamas a chassé le Fatah de la bande de Gaza en juin 2007, l’ambiance était mûre pour une escalade de la mutation politique qui transforma d’anciens « héros nationaux » en « « terroristes ».

Alors que les forces de sécurité du Hamas à Gaza sont jugées illégales, les gouvernements d’Europe et d’Amérique du Nord apportent une aide financière généreuse à l’Autorité palestinienne et ses forces de sécurité. Dans un discours à Washington, à l’Institut sur la politique au Proche Orient, Dayton déclara (comme si c’était un compliment) que son programme avait créé une « nouvelle sorte de Palestinien ».

Trois bataillons de 500 hommes chacun ont été au bout de ce programme et d’autres sont actuellement en formation pour entamer une série d’offensives contre les membres des groupes de la résistance en Cisjordanie.

De hauts gradés israéliens ont été si impressionnés par les troupes palestiniennes, selon Dayton, qu’ils lui ont demandé, « Combien de ces nouveaux Palestiniens pouvez vous créer de plus, et dans combien de temps ? » Dayton a promis d’investir environ 1,3 milliard de dollars dans la mise en place de l’appareil de sécurité palestinien ; de former 4700 militaires ; de fournir la formation et l’équipement et de faciliter la capacité de se développer de 15 000 soldats supplémentaires ; de restaurer la structure organisationnelle des institutions sécuritaires de l’ANP. Les Etats-Unis n’investissent pas d’argent dans le bien-être de la population palestinienne – pour construire des écoles, des hôpitaux qui soutiennent la détermination du peuple palestinien, par exemple – mais préfèrent utiliser cet argent pour acheter des Palestiniens par le pouvoir, l’argent et les privilèges qui renforcent le conflit interne et la désunion des Palestiniens. Ils créent des « contras » palestiniens pour faire le sale travail de l’occupation israélienne et imposer l’agenda et les décisions politiques américains à la population palestinienne épuisée, terrifiée et paupérisée qui subit ce chantage.

En août, les services de la Sécurité préventive et des Renseignements généraux ont raflé plus de 700 sympathisants des groupes de la résistance palestinienne après une attaque meurtrière contre des colons en Cisjordanie.

Et on se demande : qui les forces de sécurité servent-elles ? Où disparaissent-elles quand les soldats de l’occupant israélien envahissent nos villes et nos cités pour kidnapper, blesser et tuer des Palestiniens ? Est-ce qu’elles intimident quiconque hormis des Palestiniens ? Est-ce qu’elles attaquent des bases militaires israéliennes ou seulement les institutions caritatives du Hamas ? Ont-elles jamais arrêté ou interrogé des colons israéliens qui attaquent les villageois en Cisjordanie ? Est ce que les interrogatoires, les arrestations et la torture sont exclusivement réservés aux Palestiniens ?

La Cisjordanie est en train de devenir un Etat policier. Al Haq, la Commission palestinienne indépendante pour les Droits humains, Human Rights Watch, et le journal le Guardian sont tous des références crédibles qui témoignent qu’un nombre significatif de détenus sont torturés en toute impunité pendant les interrogatoires par les forces des Renseignement généraux et de la Sécurité préventive.

Dayton peut bien être parti maintenant mais ses arrangements sécuritaires brutaux ont endommagé la crédibilité de l’Autorité palestinienne et déclenché du ressentiment à son encontre. Plus important encore, ces arrangements ont brouillé et érodé la structure sociale palestinienne.

Alors qu’il existait précédemment un consensus pour dénoncer les violations des droits humains par les autorités israéliennes, ça a été une expérience humiliante et démoralisante à vous briser le coeur de voir des Palestiniens torturer et maltraiter leurs concitoyens.

Les mesures sécuritaires empêchent toute avancée vers un accord de réconciliation entre les deux partis principaux en Palestine, le Hamas et le Fatah. Pendant ce temps l’Autorité palestinienne n’arrive pas à trouver le saint Graal que représentent la croissance économique ou de la construction des institutions palestiniennes.

Les négociations de paix semblent être la dernière chance pour l’Autorité palestinienne – et elles ne semblent guère porteuses d’espoir. Je me demande combien de temps l’Autorité palestinienne va survivre quand l’Administration américaine décidera qu’elle n’est pas un partenaire pour la paix.

(JPG) * Samah Jabr, écrivain indépendant, est psychiatre.

L’un des objets politiques de son combat est un État unique pour une perspective de paix et de liberté commune. Ses chroniques touchantes nous parlent d’une vie au quotidien en pleine occupation ; d’un regard lucide, elle nous fait partager ses réflexions en tissant des liens entre sa vie intime, son travail en milieu psychiatrique et les différents aspects politique d’une situation d’apartheid.

- La vie des femmes palestiniennes sous occupation
- Le goût de l’amertume
- Palestine… Paix factice et vraie guerre
- Témoigner de la vérité et en payer le prix
- A la recherche de l’insaisissable partenaire israélien pour la paix
- « Terrorisme » au bulldozer ? Tout dépend de qui est dessus et qui est dessous

suite

A Genève : rappel Bil’in, depuis 6 ans contre le mur et l’oppression


bil'in - photo from Hamde Abu Rahme
Bil’in – 12/11/10 – photo de Hamde Abu Rahme

soirée de solidarité avec la lutte du peuple palestinien de Bil’in

vendredi 3 décembre à 20h
maison des Associations, salle Carson
15 rue des Savoises – Genève

avec Iyad Burnat, porte-parole du comité populaire de Bil’in
et la participation de Rémy Pagani, Conseiller administratif, Ville de Genève

Alors que rien ne semble pouvoir arrêter la confiscation des terres et des droits du peuple palestinien, nous avons la chance de pouvoir accueillir à Genève Iyad Burnat, porte-parole du comité populaire du village de Bil’in.

La mobilisation de ce mouvement depuis bientôt six ans contre la construction du mur d’annexion et sa résistance face aux arrestations et aux incursions incessantes de l’armée israélienne sont devenues emblématiques de la résistance populaire palestinienne contre l’occupation et l’oppression israéliennes. La Suisse porte une responsabilité particulière dans la poursuite de la violation du droit international que constitue la construction du mur en territoire palestinien. Mandatée en 2004 pour trouver les moyens de faire appliquer la résolution de l’ONU demandant le démantèlement du mur et le remboursement des dommages provoqués par sa construction aux Palestiniens lésés, la Suisse officielle s’accommode très bien de l’inaction internationale face aux violations des droits des Palestiniens, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres.

Organisation: Collectif Urgence Palestine, CUP-Genève

Bil’in, depuis 6 ans contre le mur et l’oppression


Collectif Urgence Palestine - infos


le CUP-Genève vous invite à assister à



soirée de solidarité avec la lutte du peuple palestinien de Bil’in

vendredi 3 décembre à 20h
maison des Associations, salle Carson
15 rue des Savoises – Genève



avec Iyad Burnat, porte-parole du comité populaire de Bil’in
et la participation de Rémy Pagani, Conseiller administratif, Ville de Genève


Alors que rien ne semble pouvoir arrêter la confiscation des terres et des droits du peuple palestinien, nous avons la chance de pouvoir accueillir à Genève Iyad Burnat, porte-parole du comité populaire du village de Bil’in.

La mobilisation de ce mouvement depuis bientôt six ans contre la construction du mur d’annexion et sa résistance face aux arrestations et aux incursions incessantes de l’armée israélienne sont devenues emblématiques de la résistance populaire palestinienne contre l’occupation et l’oppression israéliennes. La Suisse porte une responsabilité particulière dans la poursuite de la violation du droit international que constitue la construction du mur en territoire palestinien. Mandatée en 2004 pour trouver les moyens de faire appliquer la résolution de l’ONU demandant le démantèlement du mur et le remboursement des dommages provoqués par sa construction aux Palestiniens lésés, la Suisse officielle s’accommode très bien de l’inaction internationale face aux violations des droits des Palestiniens, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres.

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