« Moi aussi, je boycotte » dans le monde entier !


Que va faire Sammy avec ses 80 plaintes, qui ont provoqué un regain d’actions de boycott de l’occupant israélien dans le monde entier ? Ci-dessous les photos des nos amis écossais qui se sont offert 1000 T.Shirts identiques à ceux des inculpés de Mulhouse, et qui ont promis d’en commander 10.000, si d’aventure le port de celui-ci était remis en question en France.

plus de photos ici

Les Palestiniens saluent les militants français engagés dans la campagne de boycott d’Israël


Le Comité Palestinien pour le Boycott (BNC), qui regroupe plusieurs dizaines d’organisations représentant toutes les composantes de la société palestinienne, exprime sa solidarité avec les militants français poursuivis en justice pour avoir appelé au boycott des produits israéliens, et condamne l’attitude du gouvernement français qui encourage la répression à leur encontre.

Dans un communiqué de ce jeudi, le Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC)
« Ces poursuites judiciaires encouragées par des gouvernements constituent un soutien actif aux violations du droit international par Israël et ont des conséquences graves sur les libertés politiques en France et en Europe », déclare le BNC.

Il salue les prises de position des députés européens Jacky Henin et Nicole Kill-Nielsen, et estime que « ce déploiement de mesures institutionnelles pour protéger Israel de toute critique et opposition légitimes sont une preuve de la force de la campagne BDS, mais aussi un handicap pour parvenir à une paix juste et durable.

Outre l’atteinte à la liberté d’expression qu’elles représentent, elles ne peuvent qu’encourager davantage Israël à bafouer les droits de l’homme en toute impunité. »

« Cela pose, poursuit le communiqué, la question du respect par la France de ses obligations liées à la quatrième Convention de Genève comme à la Cour de Justice Internationale, en ce qui concerne aussi bien la colonisation que le mur israéliens. »

Le BNC salue chaleureusement les militants français qui ont décidé d’intensifier la campagne BDS face aux mesures d’intimidation et de répression.

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Cinq militants pro-palestiniens veulent être jugés


le 10/09/2010

Henri Stoll, Jacques Muller, Guy Peterschmitt, Pierrine Olff-Rastegar et Yves Moulin. Photo Roger Struss

Henri Stoll, Jacques Muller, Guy Peterschmitt, Pierrine Olff-Rastegar et Yves Moulin. Photo Roger Struss

Lundi prochain, cinq prévenus seront jugés au tribunal correctionnel de Mulhouse pour incitation à la haine raciale ou envers un groupe en raison de sa religion. Il leur est reproché d’avoir distribué des tracts sur le parking de l’hypermarché Carrefour à Illzach, le 26 septembre 2009, appelant au boycott des produits provenant d’Israël.

Hier, cinq personnes, dont deux élus, ont signé à Colmar un courrier à destination du procureur de la République de Mulhouse pour demander à être « co-inculpés ». Il s’agit d’Henri Stoll, maire de Kay- sersberg, Jacques Muller, sénateur, Guy Peterschmitt, président de l’association France Palestine Solidarité du Haut-Rhin, Pierrine Olff-Rastegar, du Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix de Strasbourg, et Yves Moulin, du collectif Boycott 68 qui avait lancé l’opération de tractage.

Ce dernier a expliqué qu’il devait participer à la distribution ce fameux jour, mais qu’il était arrivé en retard… Les autres ont confié appeler également au boycott. « On veut corriger une injustice puisque nous faisons aussi ce que l’on reproche à nos camarades », ont-ils commenté en substance. Ils ont redit que ce boycott est un moyen « pacifique » pour lutter contre la « politique d’apartheid » d’Israël. Un moyen qui avait fait ses preuves il y a longtemps en Afrique du sud.

« Dérive sécuritaire »

Guy Peterschmidt a dénoncé « la dérive de la répression de l’expression des opinions en France ». « La dérive sécuritaire des amis de Sarkozy », a renchéri Henri Stoll. Jacques Muller a déclaré : « En tant que parlementaire, je rédige le droit. Or aujourd’hui, on est face à un état démocratique qui viole le droit, les résolutions des Nations Unies. Pour rétablir le droit, la justice, il faut mettre la pression, c’est le boycott. »

Les militants ont cité trois affaires similaires en Grande-Bretagne où les prévenus avaient été relaxés (pour avoir perturbé un concert du Quartet de Jérusalem ou s’être enchaînés dans un magasin d’une firme israélienne dont l’usine est implantée dans une colonie en Cisjordanie).

Henri Stoll s’est dit « confiant » dans la Justice française : « Je suis convaincu qu’ils seront relaxés. » Le courrier est parti hier en recommandé avec accusé de réception.

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Contre la logique du renoncement : développer la culture de la résistance


« Un jour de justice pour l’oppresseur est bien plus terrible qu’un jour d’injustice pour l’opprimé ». Imam Ali En France, nombreux sont ceux qui dressent le constat d’une solidarité avec le peuple palestinien s’exprimant en « dents de scie » : fort élan de solidarité lorsqu’un fait tragique se trouve à la Une de l’actualité puis essoufflement rapide de cet élan de solidarité lorsque le drame palestinien n’est plus en Une des journaux.

Le temps passant, nous vivons au rythme de ces intenses élans de solidarité portés par la ferveur populaire puis de ces moments de retombée où les expressions de solidarité avec le peuple palestinien sont avant tout portées par l’action de militants plus ou moins organisés. Ainsi, en l’espace de quelques mois, voire de quelques semaines, une manifestation en soutien à la Palestine peut drainer plusieurs dizaines de milliers de manifestants puis seulement quelques centaines.

Certains voient dans cette mobilisation en « dents de scie » l’expression de l’« affectivité » ou de l’« émotivité » de la communauté arabo-musulmane qui constitue, en grande partie, la base sociale du mouvement de solidarité avec la Palestine en France. L’incapacité à pérenniser les élans de solidarité liés à des évènements particuliers serait avant tout le résultat de l’« immaturité » politique de cette communauté.

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Les groupes armés de la résistance palestinienne annoncent de nouvelles attaques


vendredi 3 septembre 2010 – 18h:19

Al Jazeera

Treize organisations palestiniennes ont menacé de lancer de nouvelles attaques, au moment même où débutent des discussions directes entre Israël et l’Autorité de Ramallah à Washington.

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Photo : EPA

Les combattants du Hamas ont menacé de lancer une nouvelle vague d’attaques contre Israël, après que des dirigeants palestiniens et israéliens aient entamé des [soi-disant] négociations de paix directes à Washington.

Les dirigeants du Hamas ont précisé que 13 différents groupes armés, dont eux-mêmes et le Jihad islamique, vont unir leurs forces pour lancer « des attaques plus efficaces » contre l’occupant israélien.

L’appel est intervenu après que Mahmoud Abbas, l’ex-président palestinien, et Benjamin Netanyahu, le premier ministre israélien, aient tenu ce jeudi leur première séance de pourparlers directs, plus de de deux ans après un sommet parrainé par les Etats-Unis dans la capitale américaine.

« Inutilité » des négociations

Un porte-parole des Brigades Ezzedeen Al-Qassam, l’aile militaire du mouvement Hamas, a rejeté ce vendredi les pourparlers, les qualifiant d’« inutiles ».

Abu Obaida a fait cette déclaration lors d’une courte conférence de presse dans la ville de Gaza, où il était escorté de plusieurs autres hommes masqués en treillis militaires.

« Nous rejetons totalement le nouveau dérapage de l’Autorité de Ramallah qui va participer à cette série de négociations inutiles, qui ne sont qu’une couverture pour l’agression sioniste contre notre peuple », a déclaré Obaida.

Il a également dit que la « résistance » succéderait à ces pourparlers.

« Nous ne permettrons pas à ces négociations de se dérouler, et la résistance répondra d’une voix forte à ce marchandage de notre territoire », a-t-il ajouté.

Netanyahu et Abbas ont eu des discussions avec l’administration américaine, suivies aussi par Hosni Moubarak, le président égyptien, et le roi Abdallah II de Jordanie.

Ce jeudi, Netanyahu et Abbas ont convenu de continuer à discuter et de trouver un cadre général pour un accord définitif.

Sabri Saidam, un membre du Conseil révolutionnaire du Fatah à Ramallah, a déclaré à Al Jazeera que le comité central du Fatah soutenait des pourparlers directs à condition qu’ils aboutissent à « des résultats justes et positifs ».

« Deux décennies de négociations qui n’ont donné aucun résultat vont certainement créer une atmosphère d’inquiétude, qui ne touche pas seulement les organisations palestiniennes, mais aussi la société palestinienne dans son ensemble. Donc, ne vous attendez pas un soutien unanime pour de telles négociations », a-t-il encore déclaré.

« Ces négociations ne peuvent pas continuer sans l’implication des organisations palestiniennes au sens large. Pour qu’une formule de paix puisse l’emporter, il faut gagner un consensus accepté par toutes les organisations, dans leur intégralité. »

Abbas « en difficulté »

Mais Ahmed Yousef, ministre adjoint des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas, a déclaré à Al Jazeera que les Palestiniens n’étaient pas derrière Abbas.

« Ce n’est pas la bonne façon de tenir des pourparlers, nous savons qu’Abbas est en grande difficulté. Il a été obligé de suivre les directives des Américains et venir à Washington et, malheureusement, les Arabes qui devraient le soutenir ont été désignés par les États-Unis, » dit-il.

« Abbas agit mal et c’est ce que la plupart des Palestiniens disent. »

Le Hamas contrôle la bande de Gaza, l’un des deux territoires qui sont censés faire partie d’un futur Etat palestinien.

Il exerce un droit de veto virtuel sur un accord et n’a donné aucune indication qu’il accepterait un accord obtenu avec Israël par Abbas, lequel dirige un gouvernement rival en Cisjordanie.

Abbas a déclaré à plusieurs reprises qu’il soumettrait un accord de paix à un référendum national, un consultation qui comprendrait la population de Gaza. Un vote en faveur de la paix appliquerait une forte pression sur le Hamas afin qu’il accepte la volonté du peuple palestinien.

Les commentaires faits ce jeudi par le Hamas surviennent après la mort de quatre colons israéliens, dont une femme enceinte, dans une fusillade près de la ville d’Al Khalil [Hébron] en Cisjordanie. Le Hamas a revendiqué la responsabilité de cette attaque.

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Vaste rafle dans les milieux islamistes


Plus de 500 suspects arrêtés en Cisjordanie après deux attaques visant des colons, dont quatre sont morts.

Avec le soutien de leurs homologues israéliens, les services de sécurité de l’Autorité palestinienne (AP) ont poursuivi jeudi les rafles lancées dans cercles islamistes de Cisjordanie à la suite des deux attentats perpétrés contre des colons mardi soir (4 morts) et mercredi soir (2 blessés graves). Plus de 500 suspects ont ainsi été arrêtés. Certains ont été interpellés à la sortie des mosquées et d’autres à leur travail, à leur domicile ou en pleine rue. Plusieurs centaines de personnes ont également été convoquées pour interrogatoire.

Les milieux du Hamas sont les plus visés par l’opération en cours, puisque les Brigades Ezzedine el-Qassam (la branche armée de l’organisation islamiste) ont revendiqué la paternité des attentats. Mais le Djihad islamique et quelques autres groupuscules sont également visés. «Nous allons frapper le Hamas avec un poing de fer, a déclaré un haut responsable sécuritaire de l’AP au quotidien arabophone Ashark. Nous voulons empêcher les islamistes d’importer l’anarchie en Cisjordanie et de perturber le processus de paix

Les rafles lancées depuis deux jours à Ramallah, Hébron, Naplouse, Salfit et dans de nombreux autres endroits sont les plus importantes depuis celles de 1996. A l’époque, pressé par Benyamin Netanyahou qui exerçait son premier mandat de chef de gouvernement de l’Etat hébreu, Yasser Arafat avait ordonné une série de coups de filet contre les organisations islamistes. Plus de mille «suspects» avaient été arrêtés et quelques-uns avaient péri sous la torture. A quelques heures de l’ouverture des négociations directes à Washington, l’armée israélienne et les agences de sécurité de l’Etat hébreu se sont félicitées de la «collaboration palestinienne».

«Détentions arbitraires»

Quant au Hamas, ses porte-parole ont promis de poursuivre leurs attaques qui ne seraient «pas liées aux négociations illégales entre l’ennemi sioniste et le régime de ­Ramallah». Dans un discours prononcé à Damas, Khaled Meshaal, le chef de la branche politique de l’organisation, a accusé l’AP d’autoriser des agents du Shabak (la sûreté générale israélienne) à interroger les personnes interpellées ces dernières heures.

En tout cas, le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR), une ONG fort active en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a dénoncé les «détentions arbitraires» ainsi que «la pratique de l’arrestation politique». Dans ses précédents communiqués, le PCHR avait dénoncé les méthodes des services de sécurité du Hamas de la bande de Gaza qui utilisent les mêmes méthodes que leurs concurrents de Cisjordanie à l’encontre des sympathisants du Fatah.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b8d48664-b6d1-11df-899d-98a5e6014ed7|1

Discours de Sayed Nasrallah



« Les négociations sont mort-nées et n’ont aucune valeur »

03/09/2010

Le Secrétaire general du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a tenu un discours ce vendredi via un grand écran devant des milliers de partisans dans la banlieue Sud de Beyrouth à l’occasion de la Journée mondiale d’Al Qods. Pendant une heure, Sayed Nasrallah a commenté l’annonce du lancement des négociations dites de paix entre Israéliens et Palestiniens à Washington, expliqué brièvement les raisons du retrait américain partiel de l’Irak, s’est félicité de l’échec du projet américain dans la région, et mis en garde les parties libanaises qui cherchent de toutes leurs forces à semer la division confessionnelle parmi les Libanais. Voici le texte du discours de Sayed Nasrallah :

« Nous commémorons en ce dernier vendredi du mois béni du Ramadan, et en ce meilleur jour du meilleur mois de l‘année, avec toutes ses valeurs religieuses, la journée  mondiale d’Al Qods, une journée proclamée par l’Ayatollah l’imam Khomeiny.

L’importance de cette journée grandit d’un an à autre, au milieu de l’accentuation des dangers qui menacent Al Qods, du conflit israélo-palestinien et de la lutte contre le projet sioniste dans la région. En vérité, nous avons peur pour cette cause, vu les multiples complots externes, le désespoir et la faiblesse qui frappent la nation. Nous avons peur que cette cause soit oubliée avec le temps, parce que d’habitude le temps laisse tout oublier.  Mais il n’est pas permis pour la nation arabe et islamique d’oublier Al Qods, parce qu’elle fait partie de notre religion, de notre passé, de notre présent et de notre avenir. Il faut que la cause d’Al Qods soit présente et évoqué à chaque occasion.

En cette journée, nous réitérons notre attachement à nos constantes, en cette journée, nous confirmons devant le monde entier notre attachement à nos droits. Nous disons à ce monde : les souffrances et les maux ne changeront rien de nos constantes. La Palestine, de la mer au fleuve appartient au peuple palestinien et aux Arabes. Personne n’a le droit de renoncer à un pouce de sa terre, ni à une goutte de son eau, ni même à une lettre du mot Palestine. La journée d’al Qods est le jour de la vérité et le reste n’est que mensonges.

Al Qods ne peut en aucun cas être la capitale éternelle d’un Etat appelé Israël. Un simple quartier ou une petite rue d’Al Qods ne pourront l’être, Al Qods est la capitale de la terre et du ciel. Cet Etat d’Israël ne peut jamais acquérir de légitimité, c’est un Etat bâti sur les crimes et la discrimination.

Par ailleurs, la journée d’Al Qods est une occasion mondiale pour mettre la lumière sur les dangers auxquels font face la mosquée d’Al Aqsa, la ville sainte d’Al Qods, et les villes musulmanes et chrétienne à al fois. Cette région souffre de la judaïsation, des expulsions, des confiscations des terres, des tueries, et les négociations futiles ne sauront en aucun cas résoudre ces problèmes compliqués.
Regardons ce qui se passe dans les territoires de 1948 à cause du projet américano-sioniste, et ce qui se passe dans la bande de Gaza à cause du siège imposé à la population.
(A suivre)

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152823&language=fr

Les négociations vouées à l’échec, selon Marwan Barghouti : La cause palestinienne dans la galère


par M. Saâdoune

Les négociations «directes» entre Palestiniens et Israéliens reprennent aujourd’hui à Washington. Le pessimisme est de mise. Mahmoud Abbas, chef contesté et affaibli, fait plaisir à Barack Obama et aggrave les déchirures inter-palestiniennes.

De sa prison, Marwan Barghouti met en garde : la réconciliation, l’unité et la résistance populaire sont les préalables de toute négociation. Barack Obama qui n’a essuyé que des échecs dans le dossier du Proche-Orient en raison du poids démesuré du lobby israélien à Washington avait pesé sur le plus faible, Mahmoud Abbas, pour le contraindre à reprendre les « négociations directes » a ainsi son «succès». Le président d’une Autorité palestinienne à la légitimité fortement contestée rencontre, aujourd’hui, à Washington, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu qui non seulement ne gèle pas la colonisation mais fixe ses conditions aux Palestiniens, dont la reconnaissance du caractère « juif » d’Israël.

Que peuvent attendre les Palestiniens d’un « événement festif », selon le propos d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères israélien qui n’a pas été convié par son Premier ministre à la négociation ? Un an pour parvenir à un accord, selon le calendrier d’Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine ? La percée est d’autant plus problématique que Mahmoud Abbas est politiquement faible alors que Benyamin Netanyahu, qui n’a déjà rien d’un modéré, est lié par ses alliances avec les courants religieux.

Hormis le souci, formel, de ne pas prêter le flanc à l’accusation d’avoir refusé la négociation, la distance est grande entre les aspirations des Palestiniens et ce que les Israéliens sont disposés à accepter. Nul, à moins de concessions existentielles de la part de M. Abbas, ne peut s’attendre à une quelconque percée.

Fausse « concession » sur Jérusalem

Pas même la déclaration de Ehud Barak – qui n’est pas le Premier ministre – sur la disponibilité d’Israël à céder une partie de Jérusalem dans le cadre d’un accord global. Il se réserve bien entendu « 12 quartiers juifs » de Jérusalem-Est … Mais même cette « offre » a été rejetée par un responsable de la délégation de Netanyahu qui a déclaré que Jérusalem restera la « capitale indivisible d’Israël ».

Un partage des rôles typique qui permet aux médias de gloser beaucoup sur la « concession » faite par Ehud Barak sans s’étendre sur le rejet de Netanyahu. Le président de l’Autorité palestinienne n’attendra pas très longtemps pour être mis à l’épreuve. Le 26 septembre prochain le « moratoire » israélien sur l’extension des colonies prendra fin et le Premier ministre israélien a fait savoir qu’il ne sera pas reconduit.

Le chef de l’Autorité palestinienne qui a menacé de quitter la table des négociations si la colonisation reprenait devra choisir, encore une fois, entre accepter une détérioration accrue de son image auprès des Palestiniens pour ne pas déplaire à Barack Obama ou l’inverse. S’il continue de « négocier » alors que la colonisation reprend, il risque fort d’être définitivement taxé de liquidateur de la cause…

A la veille de la reprise des négociations, les policiers palestiniens ont brutalement dispersé une réunion de mouvements – certains alliés au Fatah – qui étaient réservés à l’égard de la reprise des négociations directes. Cette brutalité – Mahmoud Abbas a diligenté une commission d’enquête – qui confirme l’orientation autoritaire de l’autorité de Ramallah révèle également son isolement au sein d’une opinion palestinienne qui n’a aucun doute sur l’inanité de la négociation.

L’alternative Barghouti

Le Hamas, le rival du Fatah, a manifesté son opposition par une opération en Galilée menée par son bras armé, Ezzedine El Quessam, qui a fait quatre morts parmi les colons. L’opération, dénoncée par Mahmoud Abbas, avive les tensions avec Hamas dont des dizaines de membres ont été arrêtés en Cisjordanie. Le Hamas évoque et dénonce plus de 150 militants arrêtés. Mais l’hostilité à des négociations stériles n’est pas que le fait des islamistes.

De sa prison, le très populaire Marwan Barghouti a accordé un entretien par écrit à Reuters, où il estime que ces « négociations sont vouées à l’échec » comme cela fut le cas durant les deux dernières décennies.

Le problème, note Barghouti, n’est pas le principe de la négociation qu’il accepte. Mais, dit-il, sans une base populaire et une action sur le terrain, ces négociations ne mènent à rien. L’alternative, a-t-il indiqué, réside dans la « réconciliation nationale et l’unité et dans la participation plus large dans la résistance populaire à l’occupation ». Un programme aux antipodes de celui de l’Autorité palestinienne. Mahmoud Abbas qui s’engage forcé dans ces négociations peut-il compter sur Barack Obama pour faire pression sur Israël ?

La question est de pure forme. Le président américain a déjà reculé sur la question de la colonisation et s’est totalement soumis aux desiderata du lobby israélien de Washington. Sans le soutien franc des Palestiniens et sans parrain « impartial », Mahmoud Abbas s’engage sans doute dans un autre pari… qui semble perdu d’avance. Avec le risque d’accentuer gravement les divisions entre Palestiniens.

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5142429

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