Pourquoi le Pakistan nous laisse-t-il froids ?


« Ils ont le tort d’être musulmans ! »

DORZEE,HUGUES; BOURTON,WILLIAM

Mercredi 18 août 2010

A ce jour, les appels aux dons pour la population sinistrée du Pakistan rencontrent moins d’écho qu’espéré. Pourquoi ?

En tout cas pas parce qu’elle risque d’être détournée par les talibans, comme on a pu l’entendre… Ça, c’est de la pure propagande ! Si l’aide risque d’être détournée par quelqu’un, c’est par les autorités civiles, par le gouvernement. Il y a eu le précédent du tremblement de terre de 2005 où la corruption était réelle de la part d’autorités locales.

Mais surtout, comme l’a dit l’autre jour de manière très « soft » un représentant de Médecins sans frontières, il n’y a pas de proximité culturelle entre les Européens et le Pakistan. Soyons clairs : les Pakistanais ont le tort d’être musulmans ! Ce n’est pas comme Haïti. Cela joue un rôle. D’autant qu’il ne s’agit pas de « n’importe quels musulmans », puisque les médias nous donnent toujours l’image d’un pays fait uniquement de dangereux extrémistes… Ce n’est qu’une minorité de la population, mais c’est l’image qu’on en a. Alors évidemment, on n’a pas envie de les aider.

On a également insisté sur le fait qu’il existait des organisations caritatives islamistes qui aident les réfugiés…

C’est quelque chose d’extrêmement marginal, elles interviennent de manière très limitée. Du reste, les gens sont dans la survie : ils ont besoin d’eau potable et de nourriture. Il leur est parfaitement égal d’où elles viennent. Ils ne vont pas demander à la personne qui les leur donne si elle a un agenda derrière la tête. Et puis personne ne songerait à dire que le Secours catholique, par Caritas, très présent au Pakistan, tente en fait de convertir les gens…

Les Américains, qui ont une mauvaise image au Pakistan, se sont dit : « Allons-y, c’est le moment d’essayer de redorer notre blason. » Ils médiatisent au maximum toute l’aide qu’ils apportent aux gens, et personne ne les critique. Je ne suis pas sûre que les gens vont devenir pro-américains pour ça… Ils s’étaient montrés très présents lors du tremblement de terre et les gens sont devenus encore plus anti-américains après.

Bref, le Pakistan souffre d’un « déficit d’image »…

C’est effectivement un problème d’image. Et c’est un cercle vicieux. On ne les aide pas en insistant sur ces organisations caritatives liées à des groupes extrémistes ou en donnant la parole à certains jeunes gens qui jouent aux machos devant les micros occidentaux… Ce sont des mots, c’est du bla-bla, cela ne va pas au-delà.

Le manque de sollicitude d’une partie de la communauté internationale ne risque-t-il pas de jeter les populations locales dans les bras de ceux qui ont fait de l’« anti-occidentalisme » leur fonds de commerce ?

Mais non ! Ces organisations sont impopulaires. Il ne faut pas oublier que le Pakistan connaît des attentats dans l’ensemble du pays, qui font énormément de victimes et que l’armée mène une guerre civile depuis 2003 dans le nord-ouest. Tant que les attentats restaient circonscrits à l’ouest de l’Indus, il y a des gens qui ne soutenaient pas les opérations militaires. Mais à partir du moment où ils ont attaqué le Penjab, les gens ont commencé à soutenir l’armée. Là, c’est l’armée qui va sortir grandie de cette catastrophe, parce qu’elle était sur place dès le début, de manière organisée et efficace, avec quelque 50.000 hommes, des hélicoptères, des C 130, des bateaux et tout ce qu’il fallait pour évacuer les gens…

Des dons tardifs, mais progressifs

Les ONG belges se mobilisent pour le Pakistan. Et l’appel aux dons, lancé début août, porte lentement ses fruits. Un élan de générosité tardif ? « Beaucoup de donateurs étaient en vacances quand les fortes inondations ont débuté, relève Erik Todts, porte-parole du Consortium belge pour les situations d’urgence (1). Par ailleurs, il ne s’agit pas d’une catastrophe immédiate, comme ce fut le cas du tsunami (décembre 2004) ou du séisme survenu en Haïti (janvier 2010). Il a fallu un certain temps pour mesurer la gravité de la crise. »

« Jusqu’à vendredi, confirme Fabienne Damsin, responsable de la communication à la Croix-Rouge de Belgique, les dons arrivaient lentement. Quelques milliers d’euros, sans plus. Depuis plusieurs jours, l’intérêt des médias pour cette situation d’urgence va en grandissant et le grand public a davantage conscience de l’ampleur du drame qui se joue là-bas. »

Plus de 1.600 morts, 20 millions de Pakistanais affectés, 70.000 hectares de cultures dévastées, une aide à la reconstruction estimée à 2,5 milliards de dollars… Les chiffres sont désormais connus. Et les médias s’emparent, peu à peu de l’événement. « Petit à petit, se réjouit Erik Todts, des envoyés spéciaux et des correspondants sont dépêchés sur place. Ce qui va permettre au public de mieux comprendre les enjeux et d’évaluer les vrais besoins. »

Le Pakistan, pays musulman, « mal-aimé » des donateurs occidentaux ? « Non, je ne le crois pas, réagit Raphaël Piret, attaché de presse de MSF Belgique. Nous avons lancé un premier appel aux dons début août. Ce jeudi débutera une grande campagne nationale. Et les donateurs réagissent très bien. Le profil du pays touché n’entre pas en ligne de compte, à mon avis. »

Présent au Pakistan bien avant la catastrophe, MSF Belgique s’est fixé comme objectif un budget de 7 millions d’euros. Sur place, une centaine d’expatriés et 1.200 employés pakistanais sont actifs dans les provinces du Khyber Pakhtunkhwa, du Baloutchistan, du Sind, ainsi qu’au Pendjab. Fourniture d’eau potable, consultations, aide d’urgence, leur tâche est immense.

A la Croix-Rouge Belgique, même détermination : « Le Croissant rouge mobilise 120.000 volontaires. Et, comme le veut la procédure, elle a fait appel à la Fédération internationale, qui a fait notamment appel à nous, explique Fabienne Damsin. Une équipe “Benelux“ composée d’experts en appui logistique est sur place. Ce mercredi, une autre équipe va également partir. » De son côté, Caritas International a débloqué une première aide d’urgence de 50.000 euros et lancé également un appel aux dons.

Mise à disposition d’eau potable, nourriture, soins médicaux, prise en charge spécifique des enfants et des mères allaitantes, abris… « Les besoins sont énormes », insiste-t-on au Consortium 12-12. Lequel n’exclut pas la création d’un compte unique, comme pour le tsunami et en Haïti. « On décidera jeudi. Mais il faut être sûr que ça puisse servir la cause », insiste Erik Todts. Une cause qui, lentement mais sûrement, génère un début d’élan de solidarité…

(1) Caritas International : 000-0000041-41

Handicap International : 000-0000077-77

Médecins du Monde : 000-0000029-29

Oxfam-Solidarité : 000-0000028-28

et Unicef Belgique : 000-0000055-55

(Croix-Rouge Belgique : 000-0000016-16)

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Turquie : cible d’un tir croisé


par Kharroubi Habib

Parce que la politique étrangère turque n’est plus dans l’alignement inconditionnel sur celles des Etats-Unis et de l’Union européenne, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, son gouvernement et son parti l’AKP sont la cible d’une virulente campagne médiatique diabolisante.

Ceux qui l’orchestrent à coups d’analyses et de commentaires alarmistes visent à convaincre que sous la houlette d’Erdogan et de l’AKP, la Turquie est en train de tourner irrémédiablement le dos à l’Occident et de basculer par solidarité islamiste dans le camp de ses ennemis les plus extrémistes.

Le soutien qu’Ankara manifeste à l’égard de la cause palestinienne est transformé en acte de solidarité avec le Hamas islamiste. Son refus d’intégrer le front anti-iranien dans le dossier du nucléaire est présenté comme procédant de l’affinité qu’Erdogan et l’AKP ressentent avec le régime des mollahs.

Mais la preuve la plus tangible qui, aux yeux des censeurs de la nouvelle politique étrangère turque, accrédite son virage anti-occidental est l’attitude franchement hostile à Israël adoptée par Ankara depuis l’agression par celui-ci de la bande de Ghaza, puis suite à l’arraisonnement tragique de la flottille pour la paix par la marine sioniste ayant fait neuf morts de citoyens turcs.

Usant de l’amalgame, la propagande anti-Erdogan et AKP impute la métamorphose qu’a subie la politique étrangère turque tout à la fois aux convictions islamistes dont ils seraient imprégnés, au populisme dans lequel ils baigneraient, et, pour faire bonne mesure, à leur irrépressible nostalgie de l’Empire ottoman qui fut en son temps le porte-drapeau des mondes arabe et musulman.

Selon cette propagande, la métamorphose, qui serait en train de se traduire en «rejet par Ankara d’Israël et de l’Amérique et par son ralliement au Hamas palestinien et à Téhéran», est indice que la Turquie aurait choisi de devenir «un pays du Moyen-Orient» comme les autres, aveuglé par la passion.

Dans le procès qui est ainsi fait au gouvernement de l’AKP, il n’est pourtant nullement évoqué la responsabilité des Etats occidentaux et d’Israël dans les révisions que celui-ci a opérées dans la politique étrangère turque. N’est-ce pas l’Union européenne par exemple, qui, en humiliant Ankara au sujet de sa candidature à l’adhésion européenne, l’a contraint à opter pour l’alternative d’affirmer sa personnalité islamique et sa proximité avec le monde arabo-musulman ? Israël n’a-t-il pas avivé le sentiment de solidarité islamique du peuple turc en agressant, avec l’atrocité que l’on sait, la population ghazaouie et provoqué sa fierté nationale en attaquant le bateau turc faisant partie de la flottille de la paix ?

Erdogan n’est pas le «fou de Dieu» dont la propagande israélo-occidentale s’échine à camper l’image. C’est un homme d’Etat qui ne veut plus que son pays soit uniquement préposé à la défense des intérêts occidentaux. Rôle qu’il a assumé pendant des décennies, pour n’en retirer que de maigres et circonstanciels dividendes. C’est un tout autre rôle qu’il veut que la Turquie joue dorénavant. Celui d’un pays et d’un Etat qui ont des intérêts internationaux et régionaux dont ils sont seuls juges.

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Comité de soutien Association marocaine des droits humains


Le dénommé « Noam Nir », un sioniste israélien résidant à la ville d’Essaouira et y possédant un restaurant « Al Baraka », a déposé fin juillet 2010 une plainte en justice pour antisémitisme contre trois membres de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) ; il s’agit de la militante Samira Kinani, membre du Bureau Central de l’Association, et des militants Fouad Jarid membre de la commission administrative de l’AMDH et du bureau de la section d’Essaouira, et Houcine Boukbir membre de cette même section ; ces deux derniers ont déjà été entendus le 05 et le 06 août par la police judiciaire locale, sur instruction du procureur du roi auprès du tribunal de 1ère instance de la ville.

Cette plainte a été déposée juste après la tournée touristique effectuée à Essaouira le 27 juillet par une centaine de jeunes, participant au camp pour jeunes de l’AMDH, organisé dans la ville voisine de Safi.

Au cours de cette tournée, les jeunes de l’AMDH ont scandé des slogans sur les droits humains en général, et au Maroc en particulier, et n’ont pas manqué comme d’habitude, de crier leur solidarité avec le peuple palestinien et leur dénonciation du terrorisme sioniste, et leur désapprobation de la normalisation rampante des relations du Maroc avec Israël. Ce qui ne fut pas du goût du dénommé Noam Nir qui s’est mis, au passage des jeunes devant son restaurant, à les filmer de manière provocatrice.

Notons que monsieur Noam Nir a déjà manifesté son hostilité à l’égard de la section de l’AMDH à Essaouira quand elle a, à l’instar de la plupart des 88 sections de l’Association, organisé un sit-in de solidarité avec la Palestine le 29 mars dernier, à la veille de la journée de la terre ; il a à cette occasion dénoncé dans les journaux israéliens, dont il est correspondant, « l’antisémitisme de l’AMDH » et de l’ensemble du peuple marocain.

Tenant compte de ce qui précède, et des éléments d’information en rapport avec les activités sionistes de Noam Nir, et en se basant sur notre identité comme association de défense des droits humains dans leur acception universelle, le bureau central déclare :

1° l’AMDH a, depuis sa création en 1979, défendu fermement les valeurs fondamentales (dignité, liberté, égalité, solidarité, et sacralité de la vie) et les normes des droits humains universels dont le droit des peuples à l’autodétermination. Elle a en outre lors de son dernier congrès (le 9ème congrès tenu du 20 au 23 mai dernier), et dans le cadre d’amendements au préambule de ses statuts, érigé « le combat contre la mondialisation libérale sauvage, l’impérialisme en tant que mouvement ennemi du droit des peuples à l’autodétermination et le sionisme en tant que mouvement raciste, colonialiste et agressif » au rang des combats prioritaires et ouvert la voie à la défense directe de la laïcité, considérée désormais par l’AMDH comme « une des caractéristiques de l’Etat de droit ».

2° L’AMDH est antisioniste, contre le colonialisme israélien, solidaire du juste combat du peuple palestinien pour la libération de son pays, le retour des réfugiés, son autodétermination et l’édification de l’Etat démocratique palestinien sur l’intégralité du territoire palestinien avec Al Kods comme capitale. A ce titre également l’Association est contre le terrorisme d’Etat israélien et contre toute normalisation avec cet Etat agresseur qui ne fait que renforcer sa détermination à commettre plus de crimes de guerre et contre l’humanité.

3° Tout comme les 12000 membres de l’AMDH sont toutes et tous antisionistes, ils sont également et par principe contre l’antisémitisme et contre la haine à l’égard des juifs en tant que tels, puisque l’AMDH adhère sans réserve aux valeurs universelles des droits humains, défend la laïcité et les libertés individuelles dont la liberté de croyance et de culte et celle d’avoir la religion de son choix ou de ne pas en avoir.

Pour ce qui concerne les juifs de notre pays, dont la plupart ont été des victimes de choix du sionisme qui les a poussés à quitter massivement leurs pays, nous avons toujours défendu leurs droits tout en étant fiers du courage de nos frères juifs marocains qui ont résisté à la propagande sioniste et dont certains comme Abraham Serfaty, Sion Assidon, Edmond Amran El Maleh et Simon Levy ont conjugué leur antisionisme avec une défense conséquente de la démocratie au Maroc. L’AMDH a été également parmi les organisations démocratiques à s’opposer, lors des manifestations de solidarité avec la Palestine, aux slogans anti-juifs proférés par des groupes de conservateurs et d’intégristes.

Dans ces conditions, accuser d’antisémitisme des membres de l’AMDH, et de surcroit des membres dirigeants, est une infamie qui devra couter cher au dénommé Noam Nir dont la mission réelle doit être mise à jour et dénoncée.

4° L’AMDH considère que la plainte pour antisémitisme, déposée par le dénommé Noam Nir contre trois de ses membres, n’a aucun fondement ni dans la réalité des faits, ni au niveau juridique et la déclare nulle et non avenue, tout en considérant que donner une suite positive à cette plainte serait une faute politique et judiciaire grave et un encouragement aux activités sionistes au Maroc.

De ce fait, l’AMDH appelle les organisations des droits humains, les forces démocratiques et les forces vives du pays à dénoncer cette plainte insidieuse et à exiger qu’elle soit classée.

Elle appelle également tous les membres de l’Association à rester vigilants et à considérer que tout procès contre les 3 membres objets de la plainte est un procès contre l’ensemble de l’AMDH et des antisionistes défenseurs du peuple palestinien au Maroc.

Enfin l’AMDH s’adresse aux défenseurs des droits humains et aux démocrates à l’étranger pour les mettre en garde contre tout amalgame entre antisionisme et antisémitisme qui est à la base de la plainte de Noam Nir et qui est véhiculé, avec succès malheureusement, par les sionistes au pouvoir en Israël ; tout le monde doit être averti qu’au Maroc c’est l’AMDH, entre autres, qui est porteuse des vraies valeurs de démocratie et des droits humains et non les sionistes partisans du terroriste Natanyahu et ses acolytes étrangleurs et affameurs de Gaza et fossoyeurs de la caravane de la liberté.

Rabat le 14/08/2010

Le Bureau Central de l’AMDH

J’espère que vous lirez cette lettre…


Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.

Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.

Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.

Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.

Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.

Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?

Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.

Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.

Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.

Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.

Bien à vous,

Salah Hamouri

Prison de Guilboa Section 4

Le 14 juillet 2010

Boycott des dattes israéliennes


BDS – BOYCOTT, DESINVESTISSEMENT SANCTIONS

Comme chaque année avant le Ramadan, Israel exporte en grandes quantités des dattes, de différents labels, souvent trompeurs quant à leur véritable provenance, qui sont des terres palestiniennes volées, notamment dans la vallée du Jourdain. Ne vous laissez pas abuser, et protestez auprès des commerçants qui acceptent de renflouer les criminels de guerre. (Voir ou revoir notre vidéo sur ce sujet : http://www.europalestine.com/article.php3 ?id_article=4322

Lettre ouverte à Mahmoud Abbas : « Ne bradez pas les droits des Palestiniens »


La lettre ouverte qui suit et adressée au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas – dont le mandat a expiré en juillet 2009 et qui est resté en fonction grâce à des lois d’exception controversées, a été publiée le 22 juillet 2010.

Nous sommes des Palestiniens d’origines et obédiences diverses – universitaires, intellectuels, artistes, militants, syndicalistes, défenseurs des droits humains et responsables d’organisations de la société civile, en Palestine historique comme en exil – unis dans notre engagement pour la réalisation des droits fondamentaux de tous les Palestiniens, en particulier notre droit inaliénable à l’autodétermination. Ce droit universellement reconnu implique au minimum :

– la fin de l’occupation et de la colonisation de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem
– une pleine égalité pour les Palestiniens vivant en Israël
– le droit au retour pour les Palestiniens réfugiés ainsi que leurs descendants.

Au cours d’une réunion à l’AIPAC [American Israel Public Affairs Committee] le 9 juin 2010, vous avez déclaré : « Je ne contesterai jamais [le] droit juif à la terre d’Israël, » une déclaration dont vous devez encore vous rétracter. Nous considérons cette déclaration – laquelle reprend un des fondements du sionisme – comme une très grave trahison à l’encontre des droits collectifs du peuple palestinien. Elle équivaut à un abandon du droit des Palestiniens vivant en Israël à vivre dans l’égalité dans leur propre patrie. Patrie où ils se sont fermement maintenus malgré le régime d’apartheid qui leur est imposé depuis des décennies… Cette déclaration capitule également à propos du droit des Palestiniens réfugiés à retourner dans leurs foyers.

Aucune institution ni dirigeant palestinien n’a jamais accepté une revendication juive d’exclusivité sur la Palestine, ce qui est en contradiction avec les droits internationalement reconnus du peuple palestinien. Nos droits nous appartiennent en tant que peuple, et vous n’avez aucun droit d’en faire l’usage que vous voulez.

Nous, en tant que Palestiniens, avons urgemment besoin d’une direction légalement et démocratiquement élue, qui soit responsable, efficiente et se soit engagée à la réalisation de nos droits nationaux et de nos aspirations à vivre dans la liberté, la dignité et une paix juste dans notre patrie historique. Nous appelons tous les Palestiniens à réactiver immédiatement le processus démocratique pour lequel notre peuple a tant lutté, de sorte que nous puissions élire des dirigeants ayant une vision et une stratégie efficaces pour faire appliquer nos droits en tant que peuple.

Premier signataires :

– Saleh Abdel-Jawad, Assoc. Prof. of History, Birzeit University (Ramallah) ;
– Abdul-Rahim Al-Shaikh, poet and academic (Jerusalem) ;
– Naseer Aruri, Prof. Emeritus, University of Massachusetts (Dartmouth) ;
– Mourid Barghouti, poet and author (Ramallah/Cairo) ;
– Omar Barghouti, commentator and human rights activist (Jerusalem) ;
– Ramzy Baroud, author and editor of the Palestine Chronicle (Seattle) ;
– George Bisharat, Prof., UC Hastings College of the Law (San Francisco) ;
– Haidar Eid, academic and boycott, divestment and sanctions activist (Gaza) ;
– Samera Esmeir, Assist. Prof. of Rhetoric, Univ. of California, Berkeley (Haifa) ;
– Wael Hallaq, Prof., Columbia University (New York) ;
– Nadia Hijab, author and human rights advocate (Washington, DC) ;
– Jamil Hilal, sociologist and author (Ramallah) ;
– Islah Jad, Assist. Prof. of Gender & Development, Birzeit Univ. (Ramallah) ;
– Hatem Kanaaneh, medical doctor and author (Sakhnin) ;
– Ghada Karmi, author and Fellow, Exeter University (Exeter) ;
– Nur Masalha, Prof. of Religion and Politics, St. Mary’s Univ. College (London) ;
– Joseph Massad, Prof., Columbia University (New York) ; -Jean Said Makdisi, author (Beirut) ;
– Saree Makdisi, Prof., University of California at Los Angeles (Los Angeles) ;
– Zakaria Muhammad, novelist (Ramallah) ;
– Karma Nabulsi, Fellow in Politics, University of Oxford (Oxford) ;
– Eyad Sarraj, psychiatrist (Gaza)

(Par ordre alphabétique – les institutions sont nommées uniquement pour identification des signataires.)

Autres signataires :

– Mohammed Abu Abdu, Pal. Student Campaign for Academic Boycott of Israel (PSCABI) (Gaza) ;
– Bashir Abu-Manneh, Prof., Columbia University (New York) ;
– Mohsen Abu Ramadan, civil society activist and independent political commentator (Gaza) ;
– Salman Abu Sitta, Palestine Land Society (London) ;
– Abdefattah Abusrour, President of Palestinian Theatre League, Jerusalem – General Director of Alrowwad Cultural and Theatre Society, (Aida refugee camp, Bethlehem) ;
– Majeed Al-Barghouthi, poet and writer (Amman) ;
– Musa Al-Hindi, Coord. Comm. member, US Palestinian Community Network (USPCN) ;
– Hala Al-Yamani, Assist. Prof., Bethlehem University (Bethlehem) ;
– Lubna Arikat, community activist (San Diego) ;
– Huwaida Arraf, attorney and human rights activist, New York ;
– Khaled Barakat, writer and activist, Vancouver ;
– Nasser Barghouti, human rights activist (San Diego) ;
– Diana Buttu, lawyer (Ramallah) ;
– Yasmeen Daher, lecturer at Birzeit University and human rights activist (Jaffa) ;
– Seif Da’na, Prof. of Sociology, University of Wisconsin, Parkside (Parkside) ;
– Lamis J. Deek, attorney and human rights advocate (New York) ;
– Noura Erakat, human rights attorney (Washington, DC) ;
– Leila Farsakh, Assoc. Prof., University of Massachusetts (Boston) ;
– Jess Ghannam, Prof., University of California, San Francisco (San Francisco) ;
– Lubna Hammad, lawyer and human rights activist,
– Adalah-NY (New York) ;
– Rema Hammami, Assoc. Prof. of Anthropology, Birzeit University (Ramallah) ;
– Nizar Hasan, filmmaker (Nazareth) ;
– Zaha Hassan, civil rights attorney and human rights advocate (Oregon) ;
– Kamel Hawwash, Assoc. Prof. in Civil Engineering, University of Birmingham (Birmingham) ;
– Monadel Herzallah, US Palestinian Community Network (USPCN), San Francisco ;
– May Jayyusi, Exec. Director of Muwatin, Palestinian Institute for the Study of Democracy (Ramallah) ;
– Ray Jureidini, sociologist, Cairo ;
– Jamal Kanj, author, (Nahr el Bared refugee camp) ;
– Osamah Khalil, PhD Candidate, University of California, Berkeley (Berkeley) ;
– Suleiman Mansour, visual artist (Jerusalem) ;
– Dina Matar, academic, SOAS – University of London (London) ;
– Moammar Mashni, Co-Founder, Australians for Palestine (Melbourne) ;
– Mazen Masri, lawyer and human rights activist (Toronto) ;
– Fouad Moughrabi, Prof. and Head of Dept. of Political Science, Univ. of Tennessee (Chattanooga) ;
– Rana Nashashibi, activist, Coalition for Jerusalem (Jerusalem) ;
– Mary Nazzal-Batayneh, Barrister, Palestine Legal Aid Fund (London) ;
– Mahmoud Oriqat, Engineer (San Diego) ;
– Mazin Qumsiyeh, Prof. (Bethlehem) ;
– Ahmad Sadi, Academic (Galilee) ;
– Grace Said, activist (Washington, DC) ;
– Dalal Yassine, lawyer and human rights advocate (Beirut) ;
– Raja Zaatry, journalist (Haifa) ;
– Elia Zureik, Prof. Emeritus of Sociology, Queen’s University (Kingston, Ontario)

(Par ordre alphabétique – les institutions sont nommées uniquement pour identification des signataires.)

29 juillet 2010 – The Electronic Intifada (transmis par Omar Barghouti – BDS) – Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar…
Traduction : Info-Palestine.net

Le « Camp d’été de destruction »


Des lycéens israéliens aident à raser une ville bédouine

Le 31 juillet 2010, par Max Blumenthal (traduction M.A.)

Source

AL-ARAKIB, Israël – Le 26 juillet, la police israélienne démolissait 45 bâtiments du village bédouin non reconnu d’al-Arakib, rasant totalement le village pour faire place à une forêt du Fonds National Juif. La destruction faisait partie d’un projet plus large d’expulser la communauté bédouine du Néguev loin de ses terres ancestrales pour l’implanter dans sept communes, type réserves indiennes, que le gouvernement israélien a construites à cette fin. La place sera alors libre pour les colons juifs, y compris de jeunes couples de l’armée et ceux qui pourraient un jour être évacués de la Cisjordanie après qu’un traité de paix soit signé.

Pour l’instant, le gouvernement israélien a l’intention de déraciner autant de villages que possible et de les rayer de la carte par l’établissement de « faits accomplis » sous forme de forêts du Fonds National Juif (KKL). (Voir la vidéo de la démolition d’al-Arakib ici


Quelques instants avant la destruction du village bédouin d’al-Arakib, de jeunes volontaires de la police israélienne s’installent dans les meubles pris de la maison d’une famille. [Les quatre photos suivantes sont d’Ata Abu Madyam de Arab Negev News

L’un des aspects les plus troublants de la destruction d’al-Arakib était un fait rapporté par CNN que les centaines de policiers israéliens « anti-émeute » qui ont ravagé le village étaient accompagnés de « bus entiers de supporters civils ». Qui étaient ces civils, et pourquoi ni CNN ni aucun autre media n’enquête plus sur cela ?

Je me suis rendu à Al-Arakib hier avec une délégation de Ta’ayush, un groupe israélien qui promeut une lutte conjointe entre Arabes et Juifs contre l’occupation. Les militants ont passé la journée à préparer des jeux et activités pour les enfants traumatisés du village, en aidant les villageois à remplacer leurs oliviers déracinés, et à reconstruire leurs maisons démolies.

Dans une immense tente de fortune où de nombreux habitants d’al-Arakib dorment maintenant, j’ai interrogé les chefs de village sur l’identité des supporters civils. Chacun a confirmé la présence de civils, décrivant la façon dont ils célébraient les démolitions. Au fur et à mesure que j’accumulais les détails, l’histoire se révélait de plus en plus horrible.

Après avoir interviewé plus d’une demi-douzaine de personnes âgées du village, j’ai pu enfin identifier les civils en question. Ce que j’ai découvert est plus inquiétant que ce que j’avais imaginé.

De jeunes volontaires de la police israélienne fouillent dans les biens d’une famille d’al-Arakib

L’éditeur d’Arab Negev News, Ata Abu Madyam, m’a fourni une série de photos qu’il a prises des civils en action. Elles représentaient des lycéens israéliens qui semblaient s’être portés volontaires en tant que membres de la garde civile de la police israélienne (je suis en train de travailler sur l’identification de leurs noms). Avant la démolition, les lycéens volontaires ont été envoyés dans les maisons des villageois pour en extraire leurs meubles et leurs effets.

Un certain nombre de villageois, y compris Madyam, m’ont dit que les bénévoles brisaient les fenêtres et miroirs dans leurs maisons et défiguraient leurs photos de famille par des dessins vulgaires. Ensuite ils traînaient au milieu des meubles des habitants d’al-Arakib sous le nez des propriétaires.

Enfin, selon Madyam, les volontaires célébraient les bulldozers qui détruisaient les maisons. « Ce que nous avons appris dans le camp d’été de destruction, remarque Madyam, c’est que la jeunesse israélienne n’est pas éduquée à la démocratie, ils sont élevés sur le racisme. » (La couverture du dernier numéro d’Arab Negev News de Madyam est une photo des Palestiniens expulsés vers la Jordanie en 1948, juxtaposée d’une photo d’une famille fuyant al-Arakib la semaine dernière. Le titre en est « Nakba 2010 »)

Selon les habitants d’al-Arakib, les jeunes volontaires vandalisaient les maisons dans tout le village.

La garde civile israélienne, qui comprend 70.000 citoyens y compris des jeunes dès l’âge de 15 ans (environ 15% des volontaires de la police israélienne sont des adolescents), est un des nombreux programmes visant à intégrer les enfants d’Israël dans l’appareil militaire d’État. Il n’est pas difficile d’imaginer quelles leçons les lycéens qui ont participé à raser al-Arakib ont tirées de leur expérience.

Tout comme il n’est pas particulièrement difficile de prévoir quelle sorte de citoyens ils deviendront une fois qu’ils auront atteint l’âge adulte. Non seulement ils sont endoctrinés à prêter un serment aveugle d’allégeance à l’armée, mais ils apprennent aussi à traiter les arabes comme des sous-hommes. Le comportement des volontaires vis à vis des Bédouins, qui sont des citoyens d’Israël et servent loyalement dans des unités de combats de l’armée israélienne en dépit d’un racisme généralisé, rappelle de façon frappante le comportement des jeunes colons à Hébron, qui jettent des œufs, des pierres et des déchets humains sur les commerçants palestiniens de la vieille ville. S’il y a une distinction entre ces deux cas, c’est que les colons d’Hébron agissent comme des milices alors que les adolescents de la garde civile israélienne vandalisent les propriétés arabes en tant qu’agents de l’État.

Le spectacle de la jeunesse israélienne aidant à détruire Al-Arakib contribue à expliquer pourquoi 56% des lycéens juifs israéliens ne croient pas que les Arabes devraient être autorisés à servir la Knesset – et pourquoi la prochaine génération veut l’apartheid. En effet, l’endoctrinement de la jeunesse israélienne par l’appareil militaire est un facteur central dans la tendance autoritaire d’Israël. Il serait difficile pour tout adolescent d’échapper à une expérience comme al-Arakib, où les adultes en costume de guerre héroïque encouragent à participer et à se réjouir des actes de destruction massive, sans une once de valeurs démocratiques.


Les jeunes volontaires sortent des affaires des maisons du village à mesure que les bulldozers arrivent

En ce qui concerne l’état actuel de la démocratie israélienne, il est essentiel d’examiner la manière dont l’État monte ses propres citoyens les uns contre les autres, enrôlant ceux de la majorité juive comme des conquérants tout en ciblant les autres, arabes, comme, tels les mots de Chaim Weizmann, père fondateur du sionisme, « des obstacles devant être dégagés sur un chemin difficile. » Historiquement, seuls les États défaillants ont encouragé cette dynamique corrosive pour s’établir. C’est pourquoi les scènes d’Al-Arakib, des maisons démolies aux jardins déracinés, jusqu’aux réjouissances des adolescents qui ont rejoint l’agression, peuvent être considérées comme bien plus que la destruction d’un village. Ce sont des instantanés de ce phénomène qui mène la société israélienne toute entière à sa perte.

…et la destruction commence.

La traduction de cet article est reprise d’ici

Les villageois reconstruisent leur village rasé


Nakab – 29-07-2010


Par Alternative Information Center

Un jour après que les autorités israéliennes aient rasé le village bédouin d’Al’Araqib, les habitants du village, rejoints par des activistes palestiniens, israéliens et internationaux ont reconstruit le village. « Nous avons réussi à remonter toutes les structures et les tentes détruites, notait le docteur Awad Abu Freih, porte-parole du village et membre du Comité populaire Al-Araqib et du Forum d’Education arabe dans le Néguev, dans une conversation avec AIC. Le docteur Abu Freih indiquait que les habitants d’Al-Araqib « envisagent de construire plus que ce qui a été détruit, pour empêcher d’autres démolitions. »

Plus de 300 bédouins, dont une majorité d’enfants, ont été expulsés de force de leur village mardi matin 27 juillet, et ont dû observer la police israélienne détruire leurs maisons et leurs biens. L’attaque a commencé vers 4h30 du matin, et les habitants se sont réveillés encerclés par une masse de policiers armés de fusils, de grenades incapacitantes, de casques et de boucliers, dont des centaines de policiers anti-émeute et la police montée, des hélicoptères et des bulldozers.

Bien que non reconnu par Israël, le village d’Al-Araqib existe depuis bien avant la création d’Israël en 1948. Les bédouins ont été expulsés par l’Etat d’Israël nouvellement créé en 1951, mais ils sont revenus sur leur terre sur laquelle ils vivent et qu’ils cultivent. La propriété de la terre fait maintenant l’objet de poursuites devant le tribunal de district de Be’er Sheva.

Le docteur Abu Freih appelle tous les internationaux à aider les bédouins d’Al-Araqib dans leur lutte de survie dans leur village. Il déclare qu’ils ont actuellement besoin de « tout », d’argent jusqu’à des visites pour attirer l’attention des médias. Il encourage tous ceux qui sont intéressés à parler aux villageois et à passer un jour ou une nuit avec eux.

Le docteur Yeela Raanan, du Conseil Régional des Villages non reconnus (Regional Council for the Unrecognized Villages) demande instamment que soit entrepris un travail de collecte de fonds pour recueillir l’argent qui sera nécessaire pour reconstruire les maisons détruites et re-cultiver la terre dévastée. Le Docteur Raanan souligne que les habitants ont aussi besoin de savoir qu’ils ne sont pas seuls dans cette bataille, expliquant que plus les gens leur exprimeront leur soutien, plus de force ils auront pour rester fermes dans leur résistance.

Le docteur Raanan note que la seule solution juste à cette question est de permettre simplement aux habitants de rester sur leurs propriétés, leur garantir le droit à leur terre et l’accès à leurs ressources. Elle exhorte les Européens et les Américains en particulier à exiger que leurs gouvernements reconnaissent le problème de la démolition des villages non reconnus et fassent pression sur Israël pour permettre au peuple indigène d’accéder à sa terre.

Une cérémonie de prières ouverte à tous aura lieu ce vendredi 30 juillet, à 11h, dans le village d’Al-Araqib.

Contacter le Docteur Yeela Raanan pour plus de détails au +972 54 7487005 begin_of_the_skype_highlighting              +972 54 7487005      end_of_the_skype_highlighting ou yallylivnat@gmail.com.
Des activistes israéliens organisent une visite de solidarité et de travail ce samedi 31 juillet. Pour plus de détails, contacter : manor12@zahav.net.il.

Le docteur Awad Abu Freih a conclu la conversation avec AIC en disant : « Nous voulons que notre voix soit entendue dans le monde entier. »
Pour plus d’informations sur la manière dont vous pouvez aider, contactez :

Dr. Awad Abu Freih: +972 (0) 52 2714020

Dr. Yeela Ranaan, Regional Council for the Unrecognised Villages (RCUV):
+972 (0)54 7487005; yallylivnat@gmail.com

Source : Alternative Information Center

Traduction : MR pour ISM
http://ism-france.org/news/article.php?id=14189&type=temoignage&lesujet=Actions

La droite israélienne embrasse-t-elle la solution à un État ?


lundi 26 juillet 2010 – 07h:01

Ali Abunimah – The Electronic Intifada

Des Palestiniens accrochent leur drapeau sur une clôture entourant une colonie israélienne en Cisjordanie occupée - Photo : Luay Sababa/MaanImages

Au milieu des années 80, le pouvoir blanc d’Afrique du Sud, soumis à de fortes pressions internes et externes, avait commencé à considérer la possibilité de réformer son système de domination basé sur l’Apartheid. Israël va-t-il adopter la même démarche, interroge Ali Abunimah ?

Ces dernières années les Palestiniens ont recommencé à soutenir la solution à un État leur garantissant, ainsi qu’aux juifs israéliens, des droits égaux dans toute la Palestine historique.

On pourrait escompter que parmi les juifs israéliens, la solution à un seul État émanerait de l’extrême gauche et, en fait, c’est là que l’on trouve les partisans les plus éminents de cette idée, mais en petit nombre.

Les propositions récentes sur l’octroi de la citoyenneté israélienne aux Palestiniens de Cisjordanie, notamment le droit de voter lors des élections pour la Knesset, sont provenues d’une origine surprenante : de partisans de droite tels que le speaker de la Knesset, Reuven Rivlin, et de l’ancien ministre de la défense, Moshé Arens, l’un et l’autre membres du Likoud, parti du premier ministre, Benjamin Netanyahou.

Chose plus surprenante encore, l’idée a été poussée par d’importants militants du mouvement des colons israéliens de Cisjordanie qui ont fait l’objet d’un article incontournable rédigé par Noam Sheizaf dans le journal Haaretz.

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