« Qu’est-ce qu’on fait ? »
« on continue… c’est ce qu’il aurait voulu »
« oui mais aujourd’hui on l’enterre »
« alors on continuera demain »
« moi, je porterai le drapeau »
« comme à ton habitude… on ne change rien, chacun reste à son poste »
« je parle pour l’enterrement »
« … !? »
Al Faraby
Dimanche, 21 mars 2010
(à Mohammad Qadoos, jeune résistant Palestinien de 17 ans tombé ce samedi 20 mars 2010, sous les balles des forces d’occupation…)
Mohammad Qadoos, 17 ans, jeune résistant Palestinien tué lors d’un affrontement avec les soldats de la force d’occupation. Naplouse, samedi 20 mars 2010.
Palestinian doctors work on Mohammad Qadoos, 17, who later died at a hospital in Nablus, Saturday, March 20, 2010. Qadoos was killed as a result of clashes with Israeli troops, medical officials said.
(AP Photo/Nasser Ishtayeh)
source
« ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place »
Ici, en Occident civilisé, nous haïssons les auteurs d’attentats-suicide avec passion. On nous enseigne que la manière convenable de faire sauter nos frères humains en mille morceaux est de le faire depuis les airs, à 12.000 mètres d’altitude. Ou, à défaut, envoyer des hélicoptères de combat Apache au niveau d’une rue pour tirer leurs missiles à guidage laser et canons de 30mm. Ou, à défaut, lâcher nos chars de combat pour déchiqueter et vaporiser l’“ennemi”, réduire ses maisons à un tas de gravats à coup d’obus à l’uranium appauvri et propager des malformations congénitales pour les générations à venir. De nos jours, nous n’avons même pas besoin de sortir de chez nous pour le faire. Nous n’avons qu’à entraîner nos petits gars futés à piloter des drones armés depuis leur confortable fauteuil.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a déposé mercredi une couronne sur la tombe de l’ancien président palestinien Yasser Arafat et critiqué la politique de l’Etat hébreu. Des responsables israéliens l’ont jugé impartial.
Lors d’une visite en Cisjordanie, le président Lula a souligné qu’il soutenait la lutte palestinienne et qu’il souhaitait jouer un rôle plus grand dans la diplomatie au Proche-Orient. Il a ainsi qualifié cette première visite d’un président brésilien en Israël et dans les territoires palestiniens de « mission de paix ».
Après avoir déposé une gerbe verte et jaune au mausolée d’Arafat, comme le veut le protocole pour les chefs d’Etat en visite, le président Lula s’est vu couvrir d’un keffieh noir et blanc, le foulard palestinien, par le maire de Ramallah.
Lors d’une conférence de presse, le président brésilien a critiqué le mur de séparation israélien, a appelé Israël à lever son blocus sur la Bande de Gaza et a regretté que les colonies juives en Cisjordanie éteignent « les bougies de l’espoir ».
Ces déclarations compromettent la position de médiateur qu’entend assumer le Brésil dans la région, jouant à la fois sur sa position de premier partenaire commercial d’Israël en Amérique latine et sur ses liens étroits avec l’Iran, principal ennemi de l’Etat hébreu.
Le président a exprimé de « la sympathie, de la compréhension et du soutien » aux Palestiniens, mais seulement de « la courtoisie, de la politesse et de la correction » envers Israël, a aussitôt déploré Yigal Palmor, porte-parole du ministre israélien des Affaires étrangères. « C’est un clivage que nous regrettons », a-t-il ajouté.
Mardi, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman avait déjà annoncé qu’il boycotterait les rencontres prévues avec le président brésilien lors de sa visite dans l’Etat hébreu, car il n’a pas prévu de se rendre sur la tombe du père du sionisme, Theodor Herzl. Les services de Silva ont rappelé qu’aucune visite n’était prévue.
Le président Lula s’est ensuite rendu en Jordanie, pour renforcer les relations économiques entre les deux pays. Il a signé 11 accords dans les domaines de la science, de la technologie et du tourisme.
(Mercredi, 17 mars 2010 – Avec les agences de presse)
Des Palestiniens manifestent en jetant des pierres sur des policiers israéliens à Jérusalem-est, le 16 mars 2010 (AFP David Furst)
Les images sont connues. Des manifestants palestiniens, souvent très jeunes, visages couverts, jetant des pierres sur des soldats israéliens. Ces scènes se sont produites ce mardi à Jérusalem-est, dans un climat de tension grandissant. Vendredi, le ministre de la Défense israélien Ehud Barak annonçait en effet un bouclage total de la Cisjordanie. Depuis, la situation s’est nettement tendue.
Des affrontements ont éclaté entre manifestants palestiniens et l’armée et la police israélienne dans les Territoires Palestiniens Occupés, ce mardi matin, après une journée de fortes tensions pour l’accès aux sites religieux.
Des dizaines de Palestiniens ont été blessés et beaucoup ont été kidnappés dans les affrontements en cours. Deux policiers israéliens ont été blessées.
La violence a été centrée sur Jérusalem-Est occupée et sur ses environs, à savoir les camp de réfugiés de Shufat, Eisaweyah, Ras Al-Amoud, et Wadi Al-Jouz dans la zone de Silwan, ainsi que dans la Vieille Ville.
Des centaines de jeunes Palestiniens ont attaqué un poste de contrôle à l’entrée du camp de réfugiés de Shufat, au nord de Jérusalem, jetant des pierres sur les forces israéliennes d’occupation stationnées à proximité, selon le récit du correspondant de Ma’an à Jérusalem.
Notre correspondant a déclaré que les forces spéciales de police ont rappliqué sur les lieux et ont tiré des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc en direction des manifestants. Deux jeunes Palestiniens ont été enlevés à ce moment-là.
Les forces israéliennes ont renforcé le blocus sur la Vieille Ville, en particulier la mosquée Al-Aqsa, poursuivant les blocages entrepris depuis une longue semaine. La police israélienne a été vue empêchant les femmes d’entrer dans la mosquée.
Cette même police a poursuivi les manifestants à Wadi Al-Joz tandis qu’un hélicoptère survolait la scène. De jeunes Palestiniens ont allumé des feux dans la vieille ville alors que les forces israéliennes y pénétraient. Trois de ces jeunes ont été kidnappés, dont Iyad At-Tawil, âgé de 12 ans, ainsi que sa mère et sa tante.
Dans le camp de réfugiés de Qalandiya, au nord de la ville, des centaines d’étudiants ont affronté les forces israéliennes qui ont tiré des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants. Un jeune étudiant âgé de 15 ans a été enlevé, d’après les témoins. Des affrontements ont également éclaté au poste de contrôle de Qalandiya.
Les citoyens palestiniens d’Israël ont été empêchés de se rendre à Jérusalem. Les forces israéliennes ont arrêté un bus en provenance de Majd Al-Kroom, alléguant que les passagers étaient en route pour participer aux manifestations. Elles ont enlevé un passager, âgé de 39 ans, l’accusant d’avoir frappé un policier.
Les troupes israéliennes d’occupation ont été filmées en train d’empêcher les journalistes de couvrir les événements dans Eisaweyah.
Pendant ce temps, des rassemblements ont lieu dans la bande de Gaza en solidarité avec Jérusalem [Al Qods]
Mobiliser un nombre record pour la défense des Palestiniens.
Appels à l’action
Le Mouvement Citoyen Palestine soutient l’appel de l ’Union des Progressistes Juifs de Belgique.
Il est vital que cette incroyable mobilisation en solidarité avec le peuple palestinien se poursuive jusqu’à ce que les dirigeants du monde ne soient plus en mesure d’ignorer la voix collective de la population. En effet, la pression du public doit continuer dans le monde entier pour défendre les droits des Palestiniens et exiger qu’Israël à mettre fin à l’occupation brutale de la Palestine.
En plus des centaines de manifestations qui ont eu lieu dans le monde entier, de nombreuses actions innovantes ont été lancées, des appels, ainsi que d’autres formes de solidarité avec le peuple palestinien.
IL faut appeler tous les responsables de l’hôtel, Il faut leur envoyer des fax, des mails…
De n’importe quelle région de Belgique, ou du monde, nous devons interpeller les responsables de cet hôtel.
Le dimanche 21 mars prochain, l’hôtel Conrad accueillera un dîner de gala organisé par les «Israel Bonds International–Europe» avec, comme invité d’honneur, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
Avigdor Lieberman est connu pour ses positions ultranationalistes et racistes à l’encontre des Palestiniens. Il appartient à un gouvernement qui refuse le principe d’un Etat palestinien, qui ne respecte pas le droit international, qui continue l’occupation et le développement de la colonisation, la construction du mur de la honte, la destruction de quartiers palestiniens et maintient le siège de la bande de Gaza…
Lieberman est au minimum un xénophobe. Il prône notamment le transfert » chirurgical » des Arabes d’Israël » (1) afin d’avoir » deux Etats ethniquement homogènes, dit-il » [2].
Selon les termes de Ze’ev Sternhell, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem, Liebermann serait » l’homme politique le plus dangereux dans l’histoire de l’Etat d’Israël « .
Recevoir Avigdor Lieberman revient à encourager le gouvernement israélien dans sa politique du pire.
Si vous accueillez ce diner de gala avec comme invités des criminels de guerre qui devraient être traînés devant un tribunal international pour crimes contre l’humanité, sachez que nous vous ferons une publicité négative dans le monde entier et que votre réputation en sera irrémédiablement touchée.
Nous écrirons à toutes les ambassades (Proche-Orient) et à vos potentiels clients pour leur dire de ne plus séjourner dans votre hôtel, mais que Bruxelles dispose de beaucoup de merveilleux hôtels de luxe.
Vous n’êtes pas sans savoir que nous serons bien entendu présents le 21 mars prochain de 18 à 20 heures, avenue Louise à Bruxelles, face à l’hôtel Conrad à l’appel de l ’Union des Progressistes Juifs de Belgique qui « considère qu’un tel personnage est indésirable sur le territoire belge. Aussi appelle-t-elle la société civile de notre pays ainsi que les mandataires politiques à la rejoindre le 21 mars prochain de 18 à 20h, face à l’hôtel Conrad, avenue Louise à 1050 Bruxelles, pour un rassemblement citoyen de protestation contre la présence d’Avigdor Lieberman en ses salons. ».
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB)
appelle à un rassemblement citoyen le 21 mars prochain
Le dimanche 21 mars prochain, l’hôtel Conrad accueillera un dîner de gala organisé par les «Israel Bonds International–Europe» avec, comme invité d’honneur, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique tient à rappeler que l’argent investi par les souscripteurs dans les Israel Bonds – des obligations d’État – sert en grande partie à pérenniser l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens occupés, en violation flagrante du droit international.
Elle tient également à rappeler que Avigdor Lieberman, outre ses fonctions ministérielles, est le leader de Israel Beteinou (Israël notre maison), un parti ouvertement raciste et arabophobe. Avigdor Lieberman se prétend démocrate, mais ses déclarations populistes et ses propositions en ce qui concerne le sort des citoyens arabes d’Israël suggèrent une conception de la démocratie qui est loin d’être universelle mais sélective et à géométrie variable. Ainsi déclarait-il en septembre 2006 (interview au journal HaZofeh) : «Je suis tout à fait favorable à la démocratie mais lorsqu’il y a contradiction entre les valeurs démocratiques et les valeurs juives, les valeurs juives et sionistes sont prépondérantes». Dès 2001, il proposait de constituer 4 cantons en Cisjordanie occupée, hermétiquement fermés, dans lequel seraient regroupés les Palestiniens. Plus récemment il a agrémenté ce projet d’une solution pour les citoyens palestiniens d’Israël, qui sont plus d’un million, proposant d’en déplacer la grande majorité pour les regrouper eux aussi dans des zones hermétiquement fermées, auto-administrées. Ainsi verrait le jour un État ethniquement homogène de la Mer Méditerranée jusqu’au Jourdain, abritant en son sein des « bantoustans » palestiniens.
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique considère qu’un tel personnage est indésirable sur le territoire belge. Aussi appelle-t-elle la société civile de notre pays ainsi que les mandataires politiques à la rejoindre le 21 mars prochain de 18 à 20h, face à l’hôtel Conrad, avenue Louise à 1050 Bruxelles, pour un rassemblement citoyen de protestation contre la présence d’Avigdor Lieberman en ses salons.
Remarque importante : Nous avons donné l’assurance à la police que ce rassemblement se déroulerait dans la dignité, sans dérive de quelque sorte que ce soit. Nous comptons sur le sens des responsabilités de tous ceux qui voudront bien nous rejoindre pour respecter notre engagement.
Les slogans que nous proposons :
Non à Avigdor Lieberman, arme d’épuration massive
Stop au blocus de la bande de Gaza
Stop à la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est
Stop à la construction du mur de l’annexion
Respect du droit international
Pour l’Union des Progressistes Juifs de Belgique
Anne Grauwels et Henri Wajnblum co-présidents
Contact : UPJB – 02 537 82 45
Un leader au front populaire pour la libération de la Palestine a lancé une grande attaque contre la direction de l’autorité palestinienne contrôlée par l’ex-président, Mahmoud Abbas.
La membre du bureau politique du front populaire, Khalida Jarrar a dit, le samedi 6/3, lors d’un entretien avec la chaîne « La Palestine » qui appartient à l’autorité : « nous voulons une direction palestinienne capable d’unir le peuple palestinien et refuse les pressions étrangères », tout en insistant sur l’importance de sanctionner l’actuelle direction palestinienne qui a accepté de retourner aux négociations indirectes avec l’occupation.
« La direction palestinienne ne consulte pas son peuple et néglige les décisions du conseil central et du comité exécutif, et a cherché une couverture arabe pour reprendre les négociations indirectes avec les sionistes », a dit Jarrar.
Elle a souligné que le retour aux négociations inutiles représente une soumission aux pressions sionistes, ainsi qu’une couverture à l’occupation pour qu’elle poursuive la colonisation et la judaïsation.
Jarrar a appelé à la reprise de l’unité nationale palestinienne et la création d’une nouvelle stratégie pour faire face à l’occupation, poursuivre la lutte et renforcer le rôle de la résistance.
Finalement, elle a condamné fortement la position de l’ex-président, Mahmoud Abbas qui ignore le choix de la résistance dans ses agendas et demande une couverture pour des négociations indirectes avec les sionistes, au moment où son premier ministre, Salam Fayyad, participe au congrès de Herzelia, où a été fondée la sécurité nationale de l’entité sioniste.