
SOURCE je traduirai les légendes dès que j’aurai le temps.
Si vous connaissez l'anglais, il y a aussi mon site parallèle, mais non identique http://bandannie.wordpress.com
par Silvia Cattori
Davantage d’action politique en-dehors de la Palestine !
Si les responsables de la solidarité internationale continuent de fourvoyer leurs militants dans des analyses erronées et des actions inefficaces, ils ne pourront pas empêcher le prochain massacre en Palestine, plus terrible encore.
A la lumière de l’effroyable carnage qui vient de frapper Gaza, les appels des analystes palestiniens qui s’expriment ici (*) prennent une résonance tragique. Il n’y a plus une minute à perdre. Il est impératif que les militants consacrent toutes leurs énergies à agir auprès de leurs gouvernements pour les contraindre à mettre fin à la scandaleuse impunité dont jouit Israël. Le parlementaire européen Giulietto Chiesa, ne dit pas autre chose(**) : « Les voyages de solidarité, le tourisme de solidarité en Palestine, cela ne fonctionne pas. Je sais que c’est ici, chez nous, que nous devons agir si nous prétendons peser sur les évènements ! »
Dominique Waroquiez
A la Saint Valentin, il est devenu courant de déclarer sa flamme en offrant une fleur or les fleurs sont aujourd’hui le premier produit d’exportation agricole d’Israël, un pays qui, en hiver, exporte ses fleurs vers nos contrées en même temps que les fleurs de l’hémisphère Sud.
C’est une aubaine pour la société israélienne Agrexco qui exporte chaque année vers l’Union-Européenne des tonnes de fleurs.
Les fleurs arrivent via des cargos spécialisés de la compagnie au port de Marseille ou encore à l’aéroport de Bierset – Liège via les vols de nuit des compagnies israéliennes Cargo Air Line (CAL) ou El Al. Elles partent alors rapidement en camions vers les Pays-Bas où, « toutes fraîches », elles sont vendues sur les bourses aux fleurs, d’où elles repartent « Made in Holland » vers le reste du monde (Benelux, Scandinavie …).
La société Agrexco, dont une part importante du capital est détenue par l’Etat d’Israël s’est associée à CAL pour constituer LACHS et elle exporte aussi chez nous des agrumes, des légumes et d’autres produits agricoles de marques Carmel, Ecofresh, Bio Top ou encore des dattes (Jordan Rivers) …Beaucoup de ces produits proviennent des exploitations coloniales israéliennes installées dans les territoires palestiniens et notamment de la vallée du Jourdain..
L’aéroport géré par la SAB est ainsi devenu en une dizaine d’années une plaque tournante de ce commerce honteux et juteux avec Israël et ses entités coloniales illégales.
Malgré les pressions citoyennes et associatives, les Ministres de l’Union Européenne ont quant à eux fait le choix politique de participer au commerce avec les colonies et si l’UE a décidé en février 2005 que les douanes auraient à taxer les produits des colonies, elle a accordé longtemps à ces produits un tarif préférentiel en autorisant Israël à violer la règle d’origine convenue lors du partenariat UE-Israël conclu à Barcelone en 1995.
En ce qui concerne les consommateurs, ils sont souvent complices, à leur insu, des crimes de guerre et des violations du droit international commis par Israël et ses colons : l’étiquetage n’indique pas évidemment que ces produits qu’ils trouvent dans les échoppes, sur le marché ou dans les grandes surfaces ont pour origine les territoires occupés ou les colonies et la traçabilité est tout sauf facile !
La colonisation des territoires occupés constitue un des principaux obstacles sur le chemin vers la paix. La Cour Pénale Internationale a qualifié de crimes de guerre les transferts de population. C’est une violation flagrante de l’article 49 de la Convention de Genève, signée notamment par la Belgique qui est tenue de la faire respecter. Or Agrexco tire clairement profit de la situation. Cela est d’autant plus grave que le Premier ministre Israélien Ehoud Olmert a annoncé clairement il y un an l’annexion de la Vallée du Jourdain et que depuis le processus est déjà fortement engagé. Israël contrôle déjà 95% de la Vallée.
Les colons et l’armée volent les terres, construisent des serres et des « zones militaires ». Les Palestiniens sont confrontés à l’épuration ethnique, et contraints d’obéir aux ordres militaires de l’occupant. Des villages sont privés d’eau, des habitations déclarées « illégales » par l’armée israélienne sont démolies et de nombreuses familles doivent survivre dans une extrême pauvreté. Alors, dites je t’aime, oui ! Mais pas en soutenant une société qui tire profit de la colonisation, de l’occupation et de l’épuration ethnique ! Il y a bien d’autres façons de dire « je t’aime » !!!
A la Saint Valentin, dites je t’aime mais pas avec des fleurs de la société AGREXCO !
publié le lundi 12 février 2007.
Voir aussi : http://www.convergencedes causes
Reçu par courrier
Ces témoignages qui accusent l’armée israélienne de crimes de guerre
Exécutions sommaires, tirs contre des civils, humiliations.

C’est à l’est de Jabaliya. Un grand hameau qui s’appelle Ezbet Abed Rabbo. Peut-être faut-il plutôt écrire « s’appelait ». On est à quelques kilomètres de la frontière avec Israël. On peut d’ailleurs distinguer la ville de Nahal Oz, en contre-bas. Au début de l’offensive terrestre, les chars israéliens ont déboulé. Il ne reste plus que des amas de béton de part et d’autre de la petite route. Et de la souffrance dans les cœurs des habitants. C’est à peine imaginable. C’est un tsunami humain a dit quelqu’un. Le mot est juste.
Le reportage sur la manifestation du samedi 24 janvier
26 janvier
Face à la censure des médias qui n’ont diffusé aucune image des mobilisations de solidarité avec le peuple palestinien de ce week-end, nous vous proposons de voir en exclusivité sur Oummatv le reportage sur la manifestation du samedi 24 janvier qui a réuni à Paris plus de 30 000 personnes. Un nouveau succès qui démontre désormais l’existence en France d’un soutien massif pour la cause palestinienne.
Source
ma traduction


(AP Photo/Lefteris Pitarakis)
« Rawan Abu Taber, 4 ans, Palestinienne, blessée pendant les operations militaries israéliennes, crie de douleur pendant que les médecins changent les bandages de ses graves brûlures à l’hôpital Shifa de Gaza Ville. Mercredi, 21 janvier 2009. Les médecins ont dû lui amputer le pouce parce qu’il n’arrêtait pas de brûler. La majorité des plus de 4000 Palestiniens blessés sont soignés à Shifa, le plus grand hôpital de Gaza ». (AP)

“ Assise à côté d’une flaque dans une rue de Gaza Ville, une petite Palestinienne pleure (23 janvier 2009) » (Reuters)

« Un Palestinien et son fils sont assis sur les ruines de leur maison dans le camp de réfugiés de Jabalya à Gaza – 23 janvier 2009 » (REUTERS)

« Deux sœurs, Dunia, dix ans et Dana, cinq ans, Palestiniennes, retrouvent leurs livres scolaires parmi les gravats de leur maison détruite dans la partie sud de Gaza Ville. Quelque 200.000 enfants de Gaza sont rentrés à l’école pour la première fois depuis l’offensive israélienne ; beaucoup ont perdu des membres de leur famille, leur maison et leur sentiment de sécurité ». (AFP)

Mohammed Kutkut, 14 ans, à droite, se couvre le visage ; à côté de lui le nom de son ami tué, Ahed Qaddas, dans l’école pour garçons de Fakhoura à Jebaliya dans le nord de la Bande de Gaza. Trois amis de sa classe ont été tués quand l’armée israélienne a bombardé Jebaliya ces dernières semaines. Des dizaines de milliers d’enfants sont rentrés à l’école dans toute la Bande, quelques jours après qu’Israël a mis fin à sa sauvage opération militaire contre les dirigeants du territoire. »
(Photo AP)

» Un garcon palestinien transporte des chats retrouvés dans une cage pour oiseaux à Gaza Ville, 23 janvier 2009″
(AP Photo)

« Des membres de la famille palestinienne Khadr se réunissent autour d’un feu près de leur tente installée dans les gravats de leur maison détruite lors de la récente operation militaire israélienne dans la zone dévastée de Jebaliya est, nord de la Bande de Gaza, 24 janvier 2009 »
(AP Photo)
Publié le 23-01-2009
« Les mots ne tuent pas, mais les mots peuvent faciliter nettement le travail du tueur. Depuis l’aube de l’occupation israélienne —et peut-être en fait depuis la création de l’Etat-– la langue a été recrutée comme réserviste en service actif et n’a jamais retiré son uniforme », écrivait et démontrait le journaliste israélien Gideon Levy, le 16 janvier dernier.
Ils ont pris position face à face : armés et prêts à avancer. Tendus vers la confrontation armée et prêts à donner leur vie pour leurs valeurs et leur foi. Deux peuples, deux nations, deux armées dans une rencontre inévitable : la guerre. Pardon, vous avez dit « deux armées » ? Vous avez dit « guerre » ? Alors ce n’est pas vrai. Dans notre histoire, la langue forge des faits à la place de la réalité.
C’est vrai : les mots ne tuent pas, mais les mots peuvent faciliter nettement le travail du tueur. Depuis l’aube de l’occupation israélienne dans les territoires, et cela remonte à longtemps – et peut-être en fait depuis la création de l’Etat, ou peut-être en fait depuis renouvellement de l’hébreu – la langue a été recrutée comme réserviste en service actif et n’a jamais retiré son uniforme. Guerre après guerre, lessivage après lessivage – les mots envoyés au front. Ils ne font pas couler le sang, il est vrai, mais ils rendent sa vision quelque peu plus légère, parfois même plus plaisante. Ils justifient, autorisent, purifient, nettoient, polissent ; bien souvent aussi, ils renforcent, excitent, enflamment, poussent, aiguillonnent, incitent, encouragent – le tout dans une langue standard.
SUITE
Le gynécologue palestinien, dont le témoignage concernant la mort de trois de ses filles et de sa nièce dans un bombardement israélien a bouleversé le public, a demandé mercredi des explications au ministre israélien de la Défense.
Parlant couramment hébreu, formé en Israël et travaillant dans le principal hôpital de Gaza, Ezzeldine Abou el-Aish, 55 ans, avait sangloté en évoquant la mort des quatre jeunes filles sur la chaîne israélienne Channel 10, vendredi dernier, peu après la chute d’un obus sur sa maison à Jebaliya, dans le nord de la Bande de Gaza.
Mercredi, ce pacifiste connu impliqué dans la promotion de projets israélo-palestiniens conjoints est revenu inspecter sa maison détruite et retrouver ses cinq enfants encore en vie. Sa femme est récemment décédée des suites d’un cancer.
« J’étais plus connu des Israéliens que des Palestiniens. Ils me connaissent. Pourquoi ont-ils tué mes enfants ? », a-t-il lancé dans un entretien accordé à APTN en regardant des images de ses filles décédées dans les décombres de sa maison.
Il a exprimé le souhait de rencontrer le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak pour entendre pourquoi ses enfants ont été tuées. « Je veux qu’il ait le courage, le souci de me rencontrer pour dire pourquoi, sans falsification », a-t-il expliqué à Associated Press Television News, accusant par ailleurs la communauté internationale de fermer les yeux sur la situation dans la Bande de Gaza.
Ses trois filles, décédées dans le bombardement, avaient respectivement 14, 15 et 22 ans. Sa nièce, tuée elle aussi, était âgée de 14 ans. Fait rare dans le conflit, deux autres filles du médecin, blessées, ont pu être évacuées vers des hôpitaux israéliens.