Gaza : une réponse, parmi d’autres, d’une députée européenne


Madame, Monsieur,

J’ai bien reçu votre Email et vous en remercie.

En ma qualité de députée européenne, je reste attentive aux conséquences de la fermeture des points de passage de la bande de Gaza, comme entre autres la pénurie de denrées alimentaires et l’arrêt de l’unique centrale électrique du territoire. Je suis consciente que les biens introduits lors de la brève levée du blocus lundi 17 novembre sont insuffisants pour éviter des pénuries.

Je prends ainsi pleinement mesure de l’importance que l’Union européenne doit porter à l’apaisement de la région et à un engagement véritable vers un maintien de la trêve ainsi que vers la levée du blocus israélien de Gaza.

Je tiens cependant à vous préciser que l’aide européenne arrive et qu’elle n’a pas été suspendue. L’Union européenne contribue à aider l’ensemble de la Palestine à hauteur d’un milliard d’euros par an (aide directe à l’autorité palestinienne, aux ONG et à l’ONU, chiffre qui comprend l’aide en provenance des Etats membres). Cette aide se concrétise notamment par le financement des salaires des enseignants et des infirmières, par une aide humanitaire importante comme celle canalisée par l’UNRWA, l’office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, qui distribue des denrées alimentaires à près de 750 000 Palestiniens de Gaza. L’Union européenne est ainsi très vigilante à ce que l’aide profite véritablement aux citoyens palestiniens et ne fasse pas l’objet de détournements en faveur du financement des affrontements dans la zone.

Par ailleurs, je vous assure que le Parlement européen reste très attentif aux événements de la région. Jeudi dernier, lors de la session plénière de Strasbourg, a été approuvée la résolution d’urgence sur l’affaire de la famille Al-Kurd, qui a été expulsée de sa maison située dans un des quartiers de Jérusalem-Est dans la nuit du dimanche 9 novembre 2008 par des membres de la police israélienne et des forces armées. Le Parlement européen, qui se déclare extrêmement préoccupé par l’expulsion de cette famille et par la destruction récente de maisons habitées par des familles palestiniennes dans plusieurs quartiers de Jérusalem-Est, demande aux autorités israéliennes de mettre un terme à de telles opérations et demande au Conseil, à la Commission et à la communauté internationale de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les habitants palestiniens de ces quartiers.

Préoccupée par la situation extrêmement difficile que connaît la population de Gaza, j’en appelle aux autorités palestiniennes à ne pas exacerber les tensions. Il s’agit d’offrir des perspectives d’avenir en affichant des objectifs clairs à court-terme, comme la réouverture des accès à Gaza. Je soutiens ainsi l’appel des Nations Unies quant à la levée immédiate de ce blocus qui va à l’encontre des libertés fondamentales.

Je reste attentive à ce que l’on accompagne le processus de paix qui doit se faire par un dialogue constant et une affirmation des convictions européennes que sont l’humanisme, la paix, la démocratie et le respect des libertés fondamentales, auprès d’Israël et de la Palestine. C’est pour cette raison que j’ai reçu il y a deux semaines, au Parlement européen à Strasbourg, Daniel Halevy-Goetschel, Ministre-conseiller de l’Ambassade d’Israël en France, pour lui faire part de mes préoccupations quant à la situation actuelle sur le territoire de Gaza.

Pour plus d’informations, je vous dirige vers mon site Internet

http://www.nathalie-griesbeck.net/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=616&cntnt01returnid=84, site sur lequel vous pouvez suivre l’actualité des questions européennes et, si vous le souhaitez, vous inscrire directement dans la liste des destinataires de ma newsletter.

Restant naturellement à votre écoute,

Nathalie GRIESBECK,

Député européen Grand Est – ADLE / Mouvement Démocrate

Conseiller général de Metz (Moselle)

Parlement européen de Strasbourg

tél : 03 88 17 73 91 / fax : 03 88 17 93 91

Bureau de Bruxelles

tél : 00 32 228 47391/ tél : 00 32 228 49391

http://www.nathalie-griesbeck.fr

http://www.europarl.europa.eu

Pour être destinataire de la newsletter de Nathalie Griesbeck, merci de communiquer votre adresse Email à nathalie.griesbeck@europarl.europa.eu

Contre la ratification par les parlementaires européens du « rehaussement » des relations UE/Israël


Urgent :  APPEL A ACTION

Bonjour à tous,

Une nouvelle très alarmante nous a été communiquée hier !

A la surprise de tous, un texte demandant le « rehaussement » des relations UE avec Israël, sera soumis au vote des parlementaires européens ce jeudi 4 décembre !!

Si ce texte est adopté, cela signifie, qu’en douce, toutes les demandes du gouvernement israélien seront satisfaites, à savoir, sa participation à tous les programmes européens, lui donnant le statut de quasi membre de l’Union européenne, bénéficiant de tous les avantages sans aucune obligation, ni aucun devoir vis-à-vis des Palestiniens. Aucune conditionnalité de respect du droit international, des droits de l’Homme ou de respect des termes des « négociations de paix » avec les Palestiniens…

Dans cette période pré-électorale, il est important que la société civile se mobilise et fasse entendre sa voix !

Par la présente, nous vous demandons, de protester massivement, en adressant votre désapprobation à cette initiative (par mail, courrier ou fax), aux Parlementaires sensés vous représenter au Parlement européen !

Ci-dessous l’appel de Madame Leïla Shahid, Déléguée générale de la Palestine auprès de l’UE, de la Belgique et du Luxembourg ! Vous trouverez également un lien vers le site du PE, reprenant les coordonnées des parlementaires belges !

Merci d’avance pour votre participation, plus nous serons nombreux à réagir plus nous aurons des chances d’être entendus !…

Bien à vous,
Nadia Farkh
Pour l’ABP

Association Belgo-Palestinienne
9, quai du Commerce
1000 Bruxelles
tel: 02 223 07 56
fax: 02 250 12 63
abp.eccp@skynet.be

Dans sa réunion du 5 novembre à Bruxelles, la Commission des Affaires étrangères et de Sécurité du Parlement européen a avalisé une proposition de la Commission Européenne et du Conseil quant à la participation d’Israël aux programmes communautaires européens. Ce nouveau protocole de coopération offre à Israël un accès illimité au programme de recherches scientifiques, académiques et techniques.

Pour son entrée en vigueur, l’accord doit cependant avoir l’aval du Parlement européen (PE). Il sera soumis au vote lors de la réunion plénière du jeudi 4 décembre à Bruxelles. La ministre israélienne des Affaires étrangères se rendra au Parlement Européen le mardi 2 décembre pour exercer des pressions sur les eurodéputés pour un vote en faveur de cet accord.

Ce nouveau protocole de coopération UE-Israël intervient alors que, sur le terrain, Israël accélère la construction de colonies, renforce le bouclage des territoires palestiniens, notamment dans la bande de Gaza, et pratique de nombreuses formes de violation des droits de l’Homme.

Je voudrais par ce message vous inviter à mobiliser l’ensemble des organisations non gouvernementales de vos pays, pour intervenir auprès du PE afin de ne pas accorder ce privilège à Israël avant qu’il mette en œuvre les principes de la paix.

Voici un lien Internet où vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires pour contacter vos députés européens.

Amicalement,
Leila Shahid

http://www.europarl.europa.eu/members.do?language=FR

Bruxelles : théâtre, hommage et politique


rachel1

camille perotti

la libre le 29/11/2008

Les parents de Rachel Corrie sont venus assister à la pièce « Je m’appelle Rachel Corrie » mise en scène par Jasmina Douieb, au Poche. Témoignage émouvant.

rencontre

Cindy et Craig Corrie ont perdu leur fille Rachel le 16mars 2003, écrasée par un conducteur de bulldozer israélien en voulant protéger la maison d’une famille palestinienne. Membre du Mouvement de solidarité internationale luttant pour les droits des Palestiniens en bande de Gaza, Rachel, 23 ans, rencontrait les habitants et s’activait pour protéger les habitations. De ses écrits, constituant un témoignage précieux, une pièce a été adaptée par Alan Rickman, « My name is Rachel Corrie », crée à Londres. Traduite en français, la pièce est aujourd’hui mise en scène par Jasmina Doueib au théâtre de Poche (LLB du 25/11/2008).

Les parents de Rachel Corrie, à travers leur fondation, « The Rachel Corrie Foundation for Peace and Justice », poursuivent l’engagement de leur fille par des actions pacifistes. Actuellement, ils sont toujours en procès avec l’armée israélienne pour qu’elle reconnaisse sa faute, ainsi qu’avec Caterpillar – qui fournit les bulldozers -, dans le but d’éveiller leur conscience au fait que ce matériel constitue le symbole de l’occupation. Mardi soir, ils sont venus d’Olympia, dans l’Etat de Washington, pour assister à la représentation.

Qu’avez-vous pensé de « Je m’appelle Rachel Corrie » mise en scène par Jasmina Doueib ?

Craig Corrie: c’est une production très intense. Bien entendu, nous ne comprenons pas le français, mais nous voyons le jeu, la mise en scène et, surtout, ressentons l’émotion et les réactions du public qui étaient importantes.

Cindy Corrie: c’est la quatorzième mise en scène que nous voyons et chacune est unique. A propos de celle-ci, l’esprit et toutes les émotions de l’actrice étaient faciles à percevoir, et puissants. J’aime beaucoup la balançoire sur la scène, les photos,les dessins, la manière de mettre en scène l’enfance aussi, c’est très créatif.

Est-ce important, pour vous, qu’on parle de Rachel, de son histoire et du conflit israélo-palestinien, ailleurs que dans les journaux ?

Ci.C.: le fait que la pièce soit jouée partout touche des gens très différents. Elle est très complète, on comprend mieux comment une jeune fille peut partir de Washington pour aller à Gaza. On peut aussi voir tout ce qu’elle faisait parce qu’elle ne s’opposait pas seulement à la destruction des habitations palestiniennes. Elle s’occupait des enfants, brodait avec les femmes Elle avait une conscience politique très développée et faisait beaucoup de recherches, elle se documentait sur le transport de l’eau, le problème des check-points Je crois que la pièce donne plus de sens à son parcours et ses actions que les journaux.

Cr.C.: dans les journaux, la place est très limitée, ils se cantonnent aux faits. La pièce, ce sont les mots de Rachel, personne n’en a ajouté, seulement sélectionné. C’est comme si Rachel parlait cinq ans plus tard. Bien sûr, ce n’est pas elle, mais une partie d’elle.

Beaucoup de rencontres sont organisées avec les écoles. Il faut communiquer sur ces sujets avec les jeunes, selon vous ?

Ci.C.: le fait que Rachel soit jeune, même si elle était plus âgée que les élèves – presque 24 ans -, suscite leur intérêt. Ils ont des rêves, cherchent leur place dans l’univers, et, même s’ils n’ont pas besoin d’aller en Palestine, le parcours de Rachel les fait s’interroger sur leurs propres idées et leurs souhaits: ce qu’ils veulent faire de leur vie, dans quoi ils veulent s’investir, réfléchir à leur responsabilité de citoyen Rachel est devenue un type de symbole, un modèle qui démontre qu’on peut réfléchir, mais aussi agir. C’est très fort pour les jeunes.

Cr.C.: souvent, on discute politique et avenir du monde autour d’un verre de vin. Pourtant, beaucoup de jeunes se sentent frustrés, ils ne veulent pas seulement ces mots qui ont peu d’effet. Dans ce sens, le parcours engagé de Rachel les éclaire peut-être, ils se rendent compte que l’engagement signifie encore quelque chose aujourd’hui.

Rachel a-t-elle aussi éveillé en vous cette conscience politique ?

Ci.C.: oui. Notre famille connaissait la situation de la communauté juive par les films et les informations, et on compatissait au fait que les juifs aient été persécutés et exterminés pendant l’Holocauste. En réalité, nous en avions conscience, mais nous ne nous y intéressions pas beaucoup. L’ignorance est parfois confortable, c’est une excuse pour ne rien faire. Mais Rachel a commencé à nous éduquer avant de partir et j’ai réalisé à quel point la situation était compliquée et difficile.

Cr.C.: nos médias, aux Etats-Unis, sont en train de changer, mais on a toujours beaucoup de mal à se forger une opinion parce que la télévision ne comporte que des séquences d’information de trois minutes en boucle. C’est extrêmement répétitif et limité. Par les livres et les voyages, bien sûr, on apprend beaucoup plus.

Bruxelles, Théâtre de Poche, jusqu’au 6décembre. Durée: 1h15 env. De 7,50€ à 15€. Tél. 02.649.17.27, Web http://www.poche.be

Web http://www.rachelcorriefoundation.org

Dexia finance des colonies juives en Palestine!


La banque franco-belge Dexia finance, via sa filiale israélienne, le développement des colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés, et cela depuis des années. Ce constat, qui aurait en effet pu être fait depuis longtemps, est mis en lumière par plusieurs groupes de solidarité avec la Palestine, qui lancent la semaine prochaine une action de protestation.

Depuis près de dix ans, Dexia s’intéresse au marché israélien. En plusieurs étapes, la banque franco-belge a acheté une firme bancaire israélienne, Otzar Hashilton Hamekomi (« Trésor du pouvoir local »), spécialisée comme ce nom l’indique dans le financement des communes et des collectivités locales, à l’instar du bon vieux Crédit communal belge, ancêtre de Dexia.

Depuis 2001, cette banque israélienne est contrôlée par Dexia qui détient 65,31 % du capital. La filiale Dexia Public Finance Israel est répertoriée sur le site de Dexia comme troisième en importance sur le marché israélien du financement des collectivités locales (avec un personnel de quarante personnes). La banque a pignon sur rue et est bien connue des Israéliens.

Avec d’autres mouvements, Intal, qui travaille sur divers dossiers de solidarité dans des pays du tiers-monde ­ Amérique du Sud, Congo, Philippines, Cuba ­ dont les territoires palestiniens, a décidé de lancer une campagne pour dénoncer l’implication de Dexia dans le financement des colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

« Nous voulons rappeler que la colonisation est contraire au droit international, nous dit Mario Franssen, d’Intal. La Quatrième Convention de Genève interdit l’installation de populations du pays occupant dans le territoire occupé. Avec d’autres groupes, nous sommes engagés par ailleurs dans une campagne de boycott des produits israéliens, pour dénoncer l’occupation, et certains nous reprochent, de manière absurde, d’agir ainsi pour rayer Israël de la carte ou par antisémitisme ! Mais ici nous ciblons une situation bien particulière : le financement, par une banque franco-belge, du développement des colonies israéliennes dans les territoires occupés, toutes illégales. »

« Ce financement n’est guère contestable », dit encore Mario Franssen, dont le mouvement s¹est procuré la retranscription d’une séance en commission des Finances de la Knesset (parlement israélien) qui date du 19 juin 2007. Les propos tenus par David Kapah, le directeur de Dexia Israel, ne laissent pas la place à l’ambiguïté : « Pour nous, la localisation géographique n¹est pas pertinente. Si on parle de quelque chose au-delà de la Ligne verte (dans les territoires occupés, NDLR), nous, nous avons octroyé une aide financière ces deux dernières années et demie à Alfei Menasheh, Elkana, Beit-El, Ariel, Beit Aryeh, (le Conseil régional de) la Vallée du Jourdain, Givat Zeev, (le conseil régional de) Har Hevron, Kedumim, Beit Aryeh. Cela veut donc dire que, oui, c’est nous qui les soutenons financièrement et c¹est encore vers nous que l’on vient pour recevoir du crédit. »

Et à la question d’une députée, Esterina Tartman, rapporteur de la Commission des Finances, elle-même résidente d’une colonie (Givon Ha-Hadasha) et désirant « savoir si la dimension de la localisation géographique de la Judée et de la Samarie (la Cisjordanie occupée) complique le processus de décision au sein de la Banque Dexia Israel », la réponse de David Kapah, laconique, se révèle claire : « Négatif. Absolument pas »

Dexia, à Bruxelles, a été interpellé depuis 2001 par les mouvements belges de solidarité, sans grand succès, les réponses restant incomplètes ou imprécises, et la responsabilité globale de l’achat de la banque israélienne étant renvoyée à Dexia France.

A partir de la semaine prochaine, des actions de protestation seront donc lancées.

inv

Source: Article paru dans le journal Le Soir repris ici

Gaza – 15-11-2008 S’il vous plait agissez : alors que le temps passe, les habitants de Gaza meurent à petit feu


Par PCAS (Appel reproduit d‘ici)

L’électricité, la nourriture, les médicaments, les soins de santé ; tout a disparu dans la bande de Gaza. Les 7 passages frontaliers sont totalement fermés, sans aucune lueur d’espoir pour leur réouverture.

Israël a encore aggravé ses violations flagrantes des droits de l’homme quand il a bloqué l’entrée dans la bande de Gaza des aides de l’UNRWA.

750.000 bénéficiaires de l’aide de l’UNRWA risquent la famine et le manque de nourriture.
Samedi, les bureaux des Nations Unies ont fermé leurs centres de distribution d’aide alimentaire et 20000 habitants de Gaza sont repartis les mains vides des centres de distribution de nourriture.

Plus d’un million de personnes vivent dans l’obscurité totale depuis 2 jours alors que 80% de la bande de Gaza n’a plus d’électricité.

La situation dans la bande de Gaza est en train de changer de «punition collective en un génocide», a déclaré Jamal Al-Khoudari, le membre du Conseil Législatif Palestinien (CLP) et chef du Comité Populaire contre le Siège de Gaza.

S’il vous plait, agissez maintenant! S’il vous plait, faites quelque chose !

Allez-vous nous laisser mourir?

S’il vous plait, contactez vos élus et demandez-leur d’utiliser tout leur pouvoir politique afin de briser le blocus impose par Israël à Gaza!

S’il vous plait, manifestez devant les ambassades israéliennes et égyptiennes dans votre pays et demandez-leur d’ouvrir les frontières!

S’il vous plait, ARRETEZ LE GENOCIDE avant qu’il ne soit trop tard!

Tenez-nous au courant de vos actions.

A Gaza (en anglais) : freegaza.ps@gmail.com

En France : contact@ism-france.org

Si vous n’agissez pas, la réalité à Gaza va s’aggraver au-delà des informations ci-dessous :

Dans la bande de Gaza, les Palestiniens sont soumis à un siège médiéval et sont oubliés par la communauté internationale. Les frontières sont toujours fermées et seul un nombre limité de marchandises entrent dans la bande de Gaza, nombre déterminé par l’occupant sioniste, Israël.

– Environ 80% de la population de Gaza vit sous le seuil de pauvreté.

– 1.100.000 personnes dépendent des aides humanitaires fournies par l’UNRWA et des organisations arabes, islamiques et étrangères.

– Le taux de chômage atteint 65%

– 60% des enfants de Gaza souffrent de malnutrition.

– Environ 97% des usines et des ateliers ont cessé de travailler, en particulier 3900 usines.

– Le revenu par personne est de 650 $ (443 Euros) par an et de 2 $ (1.36 Euros) par jour.

– La liberté de circulation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, Jérusalem et le monde extérieur est bloquée.

– 267 personnes sont mortes soit parce qu’elles ont été empêchées d’aller se faire soigner à l’étranger, soit par manque de médicaments.

– Près de 40% des victimes du siège sont des enfants.

– Environ 150 sortes de médicaments ne sont pas disponibles dans la bande de Gaza.

– La seule usine de fabrication de médicaments est arrêtée en raison de la pénurie de matières premières.

– Plus de 1500 cargaisons et containers de matières premières sont détenus dans les ports israéliens, en gardant à l’esprit qu’ils ont été importés à travers des mesures légales.

– Les projets de construction et de développement des hôpitaux, des cliniques et d’établissements éducatifs sont suspendus!

Nous vous demandons de soutenir la résistance du peuple palestinien par une mobilisation contre le siège de Gaza et l’occupation israélienne qui tue à petit feu ses habitants.

Nous demandons à ceux qui croient encore dans la justice, l’humanité, la libération et la résistance à la tyrannie de vous tenir à nos côtés et de :

1. Demandez la levée immédiate du blocus de la Bande de Gaza

2. Dénoncez l’occupation, l’apartheid et le colonialisme israéliens

3. Contactez vos médias !

4. Contactez vos élus locaux et nationaux !


Ci-dessous, les coordonnées de vos euro députés et modèle de courriel à leur adresser :

modèle de mail

Sujet : Situation humanitaire catastrophique dans la Bande de Gaza

Monsieur le Président
Madame la députée européenne,
Monsieur le député européen,

Vous êtes peut-être au courant du drame que vivent les habitants de Gaza depuis maintenant plus de 2 ans, depuis que vous n’avez pas respecté leur choix démocratique et que vous avez décidé de suspendre l’aide européenne.

Il y a près de 2 semaines maintenant, les autorités israéliennes ont totalement fermé les frontières de Gaza. Aujourd’hui, les bureaux des Nations Unies ont fermé leurs centres de distribution d’aide alimentaire et 20000 habitants de Gaza sont repartis les mains vides.

Plus d’un million de personnes vivent dans l’obscurité totale depuis 2 jours alors que 80% de la bande de Gaza n’a plus d’électricité.

Israël commet encore une fois des crimes de guerre et viole la Quatrième Convention de Genève dont la France est signataire. Cela signifie que la France s’est engagée à la respecter et à la faire respecter en toutes circonstances.

Aussi, je vous écris afin de vous demander de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour qu’Israël reprenne ses livraisons normales de carburant, de nourriture et de médicaments surtout qu’Israel et l’Egypte lèvent immédiatement le siège imposé à cette population innocente.

Merci

Prénom, Nom
Adresse :
code postal Localité :

coordonnées de vos euro députés

(VOYEZ AU BOUT DU DOCUMENT: attention il y a une adresse fautive

j acky.henin@europarl.europa.eu qui bloquera les autres, corrigez donc)

Manuel Baroso, président de l’Union Européenne :
http://ec.europa.eu/commission_barroso/president/
Source : http://www.freegaza.ps/ Traduction : MG pour ISM

Un film palestinien lauréat du festival du cinéma méditerranéen de Rome


Le film « L’anniversaire de Leïla » du Palestinien Rashid Masharawi a remporté vendredi le prix « Amour et Psyché », principale récompense de la XIVe édition du « Medfilm Festival » de Rome consacré au jeune cinéma des pays du pourtour de la Méditerranée.

Le prix a été décerné à l’unanimité du jury.

« L’anniversaire de Leïla » raconte les tribulations d’un chauffeur de taxi palestinien dans les territoires occupés, tentant de rentrer à temps chez lui pour l’anniversaire de sa fille.

« Sonbahar » (Automne) premier film du réalisateur turc Ozcan Alper a reçu une mention spéciale tandis que le prix de la meilleure expression artistique est allé à « Mar Nero » (Mer noire) de l’Italien Federico Bondi.
Dans la section « Nouvelle Europe » la principale récompense a été décernée à « Yumurta » (l’oeuf) de Semith Kaplanoglu (Turquie/Grèce).

Plus de deux cents films (longs-métrages, courts-métrages et documentaires), la plupart en avant-première, ont été projetés du 5 au 16 novembre durant ce festival dont les hôtes d’honneur étaient cette année la Turquie et l’Allemagne.

Au total 41 pays étaient représentés dans les diverses catégories du festival qui a rendu un hommage spécial au réalisateur égyptien Youssef Chahine récemment disparu.

SOURCE

Aidez Ziad Medoukh à sortir de Gaza pour partir étudier


Est-ce que chacun peut envoyer la même demande aux adresses ci-dessous ?

bernard.kouchner@diplomatie.gouv.fr
webmestre.paris-dci@diplomatie.gouv.fr

Ziad Medoukh, chef du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza et coordinateur du centre de la paix de l’université, est interdit  par les autorités israéliennes de sortir de Gaza, via le passage d’Eretz, pour venir en France par la Jordanie, alors que le passage de Rafah est fermé.
Ziad Medoukh a obtenu une bourse du ministère français des Affaires étrangères, via le Consulat de France à Jérusalem, pour terminer et soutenir sa thèse à l’université de Paris 8.

Selon l’accord entre les consulats européens à Jérusalem et les autorités israéliennes, une voiture du consulat avec un diplomate vient chercher le boursier palestinien de Gaza  inscrit dans une université européenne au passage d’Eretz et l’accompagne jusqu’au pont Alanpi pour joindre la Jordanie puis le pays européen d’étude.

Ziad Medoukh a tous les papiers nécessaires :
-Le visa de la France,
-l’autorisation jordanienne d’entrer en Jordanie,
-l’attestation de bourse ainsi que son inscription à Paris 8 pour l’année 2008/2009.

Malgré les efforts considérables du Consulat de France à Jérusalem, les autorités israéliennes ne répondent pas à sa demande de faire sortir Ziad Medoukh, via le consulat, par le passage jordanien.
Je vous serai reconnaissante de faire que  Ziad Medoukh puisse  sortir via le passage d’Eretz, étant donnée la fermeture du passage de Rafah.
Je vous remercie d’avance et vous prie d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de mes sentiments respectueux.

Où vas-tu Moshé


Je viens de voir ce film au festival du film arabe de   Bruxelles. Ce film ne sera vu dans aucun pays arabe et c’est dommage dans la mesure où dans ces pays on a parfois tendance à diaboliser les juifs, à les assimiler tous aux sionistes.


Il est vrai que les personnages du film sont de futurs sionistes qui se laissent tenter par les recruteurs d’Israël dépêchés au Maroc et qui partent aussi parce qu’ils ont peur. Mais on vit avec eux leur attachement à la terre où ils vivent depuis l’exode de l’Andalous qu’ils ont partagé avec les Arabes, à leur langue, l’arabe, à leurs amis musulmans ou chrétiens, mais tous Marocains comme eux, qu’ils ont beaucoup de mal à quitter.

Note en p.s.

Beaucoup disent que les juifs marocains sont parmi les plus racistes en Israël et on peut se demander au sujet de ces braves gens tout à fait arabisés ou marocanisés – qui partent casser de l’Arabe en Palestine –  s’ils étaient finalement sincères dans leurs rapports avec les musulmans au Maroc.

Un critique professionnel raconte ici :

« Nous sommes dans l’immédiat après-indépendance, une période trouble où le repli identitaire (déjà) bat son plein. Le royaume, qui n’a pas fini de se débarrasser de quatre décennies de présence française, couve de nombreux foyers de haute tension. Tout est à (re)faire.

Entre les communautés juive et musulmane, rien ne sera plus jamais comme avant. La fracture s’appelle Israël, créé depuis peu. Israël, qui attise la colère de la rue musulmane, et aimante les juifs du Maroc. L’exode juif, souvent ignoré par les manuels scolaires, n’a pas davantage inspiré les cinéastes marocains. … l’exode juif fait partie de l’histoire de ce pays. Il renvoie à un thème plus générique : l’émigration Sud-Nord, dont la résonance est parfaitement actuelle”.

Sans doute aussi, l’exode juif profite de la brèche ouverte depuis peu, qui permet au cinéma marocain d’aujourd’hui de se rappeler au souvenir de thèmes longtemps tus : les années de plomb, la sexualité dans les rapports de couple, etc.

Dans Où vas-tu Moshé (Fine machi ya Moshé), Hassan Benjelloun a planté sa caméra à Bejaâd. Moshé, donc, résiste aux sirènes du voyage en terre promise. Mais le départ du vieil homme, toujours possible, risque de condamner le bar dont il est tenancier. Et personne ne veut que le bar ferme… Ce n’est pas un hasard si le film s’appelait, à l’origine, Le Bar. Où vas-tu Moshé ? va, justement, loin dans l’espace, puisqu’il zoome sur les exilés jusqu’à leur arrivée dans les centres d’accueil d’Eretz.

Mais le point d’attelage du film reste toujours le bar, objet de toutes les convoitises. Agréable, digeste, le dernier Hassan Benjelloun (La Fête des autres, La Chambre noire) se laisse regarder sans ennui, malgré la lourdeur de quelques effets dramatiques et la petite leçon de morale finale.

Un film sympathique, avec même une touche émouvante : Abderrahim Bargach, l’un des acteurs principaux, est décédé en milieu de semaine, quelques heures à peine après l’avant-première casablancaise du film, où on l’annonçait “malade”. Adieu l’artiste. »

copié ici

Les cerfs-volants de Qalqilya


La lumière est idéale en cette fin de journée d’été, cette lumière toujours chaude mais enfin douce, celle qui attire les photographes et séduit les peintres. Nous traversons un bout de campagne de Cisjordanie, à pied à travers les oliviers, guidés par nos partenaires palestiniens du Forum culturel de Qalqilya. Soudain, devant nous, se dresse une double clôture de barbelés, bordée d’une route militaire.

Nous, ce sont 17 membres de l’association Artistes contre le Mur, 14 Belges et 3 Français, âgés de 19 à 72 ans, issus des milieux artistique, culturel, enseignant, médical et psychologique.
Pendant 10 jours, nous animons des ateliers pour les enfants de Qalqilya, une ville de 40 mille habitants située en bordure de la Cisjordanie et à une trentaine de km de Tel Aviv, une ville emprisonnée soit par un mur de 8 mètres de haut, soit par des clôtures successives.

S’échapper vers la liberté

Le thème choisi pour ce camp d’été 2008 est le cerf-volant. Il va se révéler au travers de la dizaine d’ateliers organisés pour 200 enfants, âgés de 8 à 15 ans. Le choix des ateliers est tributaire des propositions de notre association, en fonction de la compétence des bénévoles : Photo, vidéo, musique et fabrication de cerfs-volants pour les garçons. Théâtre d’ombre, expression verbale, dessin, création de livres, journalisme pour les filles.

Les enfants n’ont plus accès à la bibliothèque municipale depuis sa destruction partielle au printemps dernier. L’armée israélienne a débarqué une nuit, mis le feu aux livres et emporté les ordinateurs. Les soldats de l’Etat hébreu ont ensuite soudé la porte d’entrée, placé un gros cadenas sur la grille et décrété la fermeture de la bibliothèque pour 2 ans. Ce lieu culturel était financé et contrôlé par le département du Val de Marne. Artistes contre le Mur avait apporté de Belgique et offert plusieurs livres.

S’envoler vers la liberté, passer le mur et les barbelés, et enfin se sentir en sécurité : ce rêve des enfants palestiniens s’exprime dans toutes leurs créations artistiques. Les garçons de l’atelier vidéo se sont mis en scène dans un dessin animé. Ils s’envolent vers la Belgique grâce aux cerfs-volants, emportant avec eux ce message, répété inlassablement : « nous ne sommes pas des terroristes ». Ils survolent Jérusalem, ville sainte mais interdite, où ils évitent les tirs israéliens, et puis mettent le cap sur la Méditerranée et ses plages, si proches à seulement 12km, mais inaccessibles pour cause de mur, de checks points et de « sécurité », leitmotiv des autorités israéliennes.

L’hypocrisie sécuritaire…

Pendant 10 jours, nous partageons le quotidien de nos stagiaires et de nos partenaires palestiniens dans la région de Qalqilya. Sur une route de campagne déjà étranglée de part et d’autre par des clôtures, au-delà du village de Habla, au milieu de nulle part, un trio de soldats israéliens bloque les voitures palestiniennes. Les conducteurs doivent attendre en moyenne 2 heures, sous un soleil vertical, le signe d’un gamin en treillis qui n’a pas plus de 22 ans. Ces soldats semblent s’ennuyer profondément, mais ils doivent appliquer des ordres. « Que faites-vous ici, dans les territoires palestiniens ?» nous demande un soldat. « Et vous ? ». Regard fuyant, moment de gêne, pas de réponse. Au barrage d’Azzoun Atma, un village au sud de Qalqilya, le soldat qui interroge est hargneux. Ici, l’armée de l’Etat hébreu ne laisse passer que les habitants domiciliés officiellement. Personne d’extérieur au village, ni les médecins, ni les enseignants, ni les fonctionnaires de l’Autorité palestinienne n’ont le droit d’entrer dans le village. Mais à l’autre bout de la localité, la clôture dite de sécurité a été découpée. L’ouverture débouche sur une route express israélienne qui mène en 10 minutes à Tel Aviv. Des milliers de Palestiniens s’y engouffrent chaque jour, au vu et su des soldats de Tsahal, pour chercher du travail côté israélien. Nous constatons à plusieurs reprises, en plusieurs endroits, et contrairement à ce qu’affirme le gouvernement israélien, que le mur ne protège pas des attentats. Ce mur est franchissable, et les autorités israéliennes le savent. Si les attentats sont devenus rarissimes, c’est avant tout le résultat du choix de la grande majorité des Palestiniens.

L’étranglement inéluctable…

Sur le terrain, l’objectif politique israélien nous apparaît évident, éclatant, inexorable. Le mur et ses clôtures corollaires n’ont qu’un seul but : s’approprier un maximum de terres palestiniennes et garder un minimum de Palestiniens. Nous l’avons vu : tous les moyens sont utilisés, y compris le déversement systématique des égouts provenant des colonies sur les villes et villages palestiniens. La région de Qalqilya est riche en eau mais les stations de pompage sont contrôlées par Israël, y compris celles qui subsistent à l’intérieur du mur. L’Etat hébreu limite la consommation d’eau et facture celle-ci à l’Autorité palestinienne. Il fait payer aux Palestiniens ce qui leur appartient.

Un fermier raconte, résigné : « Il y a quelques mois, l’armée est arrivée avec un bulldozer. Les soldats ont détruit ma bergerie. Ils ont placé des barbelés et pendant une semaine, ont interdit l’accès à une partie de mes champs. L’année prochaine, il vous sera probablement impossible de venir ici». Et de fait, les membres d’Artistes contre le mur qui viennent depuis 4 ans prennent la mesure des terres arrachées chaque année en deçà du mur, toujours plus à l’intérieur vers la ville. Nous assistons à l’interminable étranglement de toute une société.

Témoignez pour nous !

Pendant 10 jours, nous avons apporté un peu d’évasion à quelque 200 garçons et filles, des enfants dont l’avenir se réduit aujourd’hui à un mur et des barbelés. Demain, ils n’auront le choix qu’entre l’exil volontaire ou l’expulsion. S’il vous plaît, témoignez de ce que vous voyez ici, témoignez pour nous !, ont-ils supplié lors de notre départ.

Free Gaza : Fin d’une odyssée


par Jeff Halper

Je suis maintenant un Palestinien dans tous les sens du mot : le lundi, je reçois ma citoyenneté palestinienne, et le mardi je suis déjà dans une prison israélienne…

Aujourd’hui, quelques jours après ma libération de prison à la suite de mon voyage à Gaza, voici quelques notes pour récapituler.

Tout d’abord, la mission du mouvement Free Gaza pour briser le siège israélien s’est avérée un succès au-delà de toute attente. Notre arrivée à Gaza et notre départ ont tracé une voie normale entre Gaza et le monde extérieur. Ce fut le cas parce qu’elle a contraint le gouvernement israélien à prendre une position politique claire : qu’il ne s’agissait pas d’une occupation de Gaza et que par conséquent, on ne saurait empêcher une libre circulation des Palestiniens pour entrer et sortir de Gaza (au moins par mer). (Le souci de sécurité d’Israël peut aisément s’accommoder de l’institution d’un système technique de contrôles semblables à ceux existant dans les autres ports.)

Toute tentative de la part d’Israël à revenir sur ce point – en empêchant les bateaux à l’avenir d’entrer ou sortir de Gaza avec de la marchandise et des passagers, y compris des Palestiniens – pourrait immédiatement s’interpréter comme l’affirmation d’un contrôle, et donc d’une occupation, et engager ainsi la responsabilité d’Israël qui devra rendre compte de ses crimes de guerre devant les tribunaux internationaux, quelque chose qu’Israël tente d’éviter à tout prix.

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