
De Mahmoud Darwich, un de ses très célèbres poèmes ici, avec sur
Si vous connaissez l'anglais, il y a aussi mon site parallèle, mais non identique http://bandannie.wordpress.com

De Mahmoud Darwich, un de ses très célèbres poèmes ici, avec sur
« Mort, je t’ai vaincue »
samedi 9 août 2008.
Mahmoud Darwich, considéré comme l’un des des plus grands poètes du monde arabe, qui souffrait de maladie cardiaque, est décédé samedi aux Etats-Unis dans un hôpital où il avait subi une intervention chirurgicale.
« M. Darwich est décédé à 13H35 locales (18H35 GMT) », a indiqué sans autre précision à l’AFP Ann Brimberry, porte-parole du Memorial Hermann-Texas Medical Center à Houston où il était traité.
Mahmoud Darwich se trouvait dans un état critique à la suite d’une intervention chirurgicale, avait dit plus tôt un autre responsable de cet établissement.
Selon des proches du célèbre poète palestinien, ce dernier avait subi une opération à coeur ouvert mercredi dans ce même hôpital et se trouvait sous assistance respiratoire suite à des complications.
Le poète avait déjà subi deux opérations du coeur en 1984 et 1998. Après sa seconde opération, il avait écrit un poème intitulé : « Mort, je t’ai vaincue ».
Considéré comme l’un des principaux poètes arabes de sa génération, Mahmoud Darwich est né en 1941 à Al-Birweh, en Galilée, alors en Palestine sous mandat britannique et aujourd’hui dans l’Etat d’Israël.
Lors de la guerre israélo-arabe de 1948, ce village est rasé et ses habitants sont forcés à l’exil.
La famille Darwich s’enfuit au Liban, où elle restera un an, avant de rentrer clandestinement en Israël où elle s’installe dans la localité de Deir Al-Assada, avec un statut précaire.
Après ses études (en arabe et hébreu) dans des école arabes israéliennes, Darwich s’installe à Haïfa, le grand port du nord d’Israël, où vit une importante communauté arabe.
Début des années 1970, il choisit l’exil. Il part pour Moscou étudier l’économie politique puis se rend au Caire en 1971.
A Beyrouth, en 1973, il travaille comme rédacteur en chef au Centre de recherche palestinien de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) rejoignant l’organisation alors en guerre avec Israël.
Après la guerre israélienne au Liban durant l’été 1982, qui a forcé la direction de l’OLP à trouver refuge à Tunis, Darwich reprend la route de l’exil : Le Caire, Tunis puis Paris.
En 1993, il démissionne de l’OLP pour protester contre les accords d’Oslo, estimant qu’ils n’apporteront pas une « paix juste » pour les Palestiniens.
Le poète se rend en 1995 dans la bande de Gaza après l’avènement de l’Autorité palestinienne, avant de s’installer à Ramallah, en Cisjordanie.
En mai 1996, il est autorisé à fouler le sol d’Israël pour la première fois depuis son exil afin d’assister aux funérailles de l’écrivain arabe Emile Habibi.
Le poète critiquait la « mentalité israélienne de ghetto » et la politique israélienne qui empêche la création d’un Etat palestinien viable.
Au festival des musiques du monde à Arles (sud-est) en juillet dernier, il confiait préférer les thèmes universels de l’amour, la vie, la mort à ceux purement politiques de ses débuts et vouloir être lu « comme un poète », « pas comme une cause ».
( Samedi, 09 août 2008 )
Une vie, une œuvre
1942 Mahmoud Darwich naît près de Saint-Jean-d’Acre, en Galilée
1948 premier départ familial sur les routes de l’exil, au Liban
1950 retour clandestin en Galilée
1960-70 ses premiers poèmes lui valent d’être emprisonné à plusieurs reprises ; il milite au sein du Parti communiste israélien
1970 Mahmoud Darwich fuit Israël et s’installe à Beyrouth
1982 l’invasion israélienne du Liban pousse à nouveau le poète sur les routes de l’exil, à Tunis, puis au Caire et à Paris
1993 il démissionne du comité exécutif de l’OLP (Organisation de la libération de la Palestine) Mahmoud Darwich vit aujourd’hui entre Amman, en Jordanie, et Ramallah en Palestine.
Son œuvre comprend vingt grands recueils de poésie – dont un inédit Ne t’excuse pas publié en février 2006 chez Actes Sud ; ainsi que plusieurs ouvrages en prose et de nombreux articles. Elle est traduite dans plus de quarante langues.
Principaux ouvrages
Publications Actes Sud
Au dernier soir sur cette terre (poèmes, 1994)
Une mémoire pour l’oubli (récit, 1994)
Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ? (poèmes, 1996)
La Palestine comme métaphore (entretiens, 1997)
Le lit de l’étrangère (poèmes, 2000)
Murale (poème, 2003)
Ne t’excuse pas (poèmes, février 2006)
Publications Poésie / Gallimard
La terre nous est étroite et autres poèmes (2000)
Françoise Germain-Robin
Une traversée géographique et poétique du vieux monde musulman avec Muqaddassi
Un Palestinien sur la route,
Le monde musulman en l’an mil,
de Muqaddassi, avec la complicité d’André Miquel. Éditions Sindbad/Actes Sud, 2008, 254 pages, 23 euros.
C’est une idée superbe
et réjouissante, et le résultat l’est tout autant : André Miquel, qui enseigna pendant tant d’années la langue
et la littérature arabe au Collège de France et transcrivit tant de grands poètes
du monde musulman, s’est laissé convaincre d’entreprendre une traduction de l’oeuvre majeure de l’écrivain-géographe palestinien Al Muqaddasi. Né à Jérusalem en 944, il parcourut le monde musulman du Magreb à l’Irak, la Perse et l’Asie centrale, jusqu’aux confins
de l’Afghanistan, son carnet de notes à la main, pour établir « la meilleure façon de répartir les pays pour mieux les connaître ». André Miquel
a simplifié ce titre savant comme il l’a fait aussi
du texte, éliminant les répétitions et les lourdeurs, mais préservant la précision de descriptions non exemptes de poésie. On se promène avec Al Muqaddasi dans une Afrique du Nord opulente
et une Égypte où se côtoient déjà richesse et grande misère. On goûte la description des villes, mais aussi ce qu’il appelle des « tableaux de rue », avec celle des gens, des métiers, des produits et même
de la cuisine. On constate avec surprise que certaines choses ont peu changé : on mange mal
en Égypte, délicieusement à Sham – le nom que portait alors la Syrie, dont la Palestine était une région avec comme capitale Ramallah. « Pays
le plus glorieux au monde, le rêve de tout esprit porté au bien », dit l’auteur, un tantinet chauvin. Faisant preuve d’une grande ouverture d’esprit,
il s’attache à décrire les régimes politiques, les différentes formes de l’islam et les débats religieux qui habitent alors le monde musulman. Il n’oublie pas chrétiens et juifs, alors nombreux et fort actifs dans tout l’Orient arabe. En refermant ce beau livre, on répond sans hésiter à la question que pose l’auteur : « Aurais-je été poète si Dieu ne m’avait poussé à parcourir le monde ? » Sans doute, mais
la science et la géographie humaine eussent beaucoup perdu et nous aussi. Son dernier mot,
le regret de ne pas revoir son pays natal, la Palestine, résonne aussi d’une étrange actualité : « Je ne me plaindrai pas, cet exil, je l’ai voulu. Mais les autres, tous ces autres à qui fut refusée la liberté
de rester ? »
Françoise Germain-Robin
Article copié ici
Publié le 18-07-2008
Les officines israéliennes continuent à s’indigner ou à faire semblant de s’indigner du « retour de deux cercueils » en Israël, et de la joie des Libanais à l’arrivée chez eux de Samir Kantar et quatre autres prisonniers. Nos médias ont largement accompagné le mouvement, relayant à qui mieux mieux la version »ces dignes Israéliens face à des monstres assoiffés de sang », pour mieux occulter la claque infligée au terrorisme d’Etat israélien.
Car qui sont les monstres assoiffés de sang ? Samir Kantar, qui a commis un attentat dans lequel a péri une fillette, il y a près de 30 ans, en 1979, alors qu’il avait moins de 18 ans, et qui a purgé 29 ans de prison ? Ou bien ceux, qui depuis la même date, ont tué ou blessé des milliers d’enfants palestiniens et libanais sans la moindre sanction ?
Pourquoi nos médias ont-ils fait semblant d’ignorer que les soldats israéliens ne font pas un seul jour de prison pour tous les enfants qu’ils tuent et qui ont pour seul tort le fait de vivre sur des terres convoitées illégalement par Israël ?
Pourquoi ont-ils fait le coup de « l’échange inégal » (« deux cercueils contre 5 prisonniers vivants ») en taisant l’innocence des centaines de Libanais capturés dans leur pays, dont Israël a rendu « les restes » au cours du même « échange » ?
Pourquoi faire comme si les Israéliens avaient tué 1200 civils libanais et blessé des milliers d’autres durant l’été 2006, pour récupérer les deux soldats israéliens pris en otage par le Hezbollah, alors qu’Israël, ce faisant, les condamnait nécessairement à mort, de manière cynique ?
Et pourquoi nos médias sont-ils si discrets sur le fait qu’Israël retient encore en otage plus de 11 000 prisonniers, dont des centaines d’enfants et de femmes, dont 45 élus palestiniens kidnappés en 2006 après la victoire électorale du Hamas ?
Pourquoi défendent-ils des « franco-israéliens » comme Gilad Shalit, qui conservent la nationalité française, alors qu’ils vont commettre à l’étranger des crimes de guerre, occuper des territoires qui ne leur appartiennent pas, et se taisent-ils sur la condamnation à 7 ans de prison à l’encontre de l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri, qui n’a commis aucun crime, aucun délit ?
Ne voient-ils pas que leurs mensonges ne parviennent pas à masquer le fait qu’Israël, malgré son arsenal de guerre sophistiqué, sa violence « disproportionnée », l’aide américaine et la complicité de la plupart des gouvernements, a essuyé un échec face à la résistance du peuple libanais ?
Le Liban a célébré l’annonce de la libération prochaine de Samir Quntar en attendant d’accueillir le résistant-détenu, qui a été au coeur d’une mobilisation exceptionnelle dans tout le pays, du sommet de l’Etat jusqu’aux plus petits villages.
Sur la place de l’Hôtel de ville de Beyrouth, la capitale dont il avait été fait citoyen d’honneur, l’inscription « libre » a été apposée sur le portrait géant du résistant-détenu ornant le fronton.
Quelques milliers de personnes ont participé à un « rassemblement du bonheur », organisé par un des comités de soutien à Samir Quntar , avec un appel à continuer à « se battre » pour les autres détenus.
Samir Quntar , qui retrouvera sa famille au poste frontère de Nakoura, est attendu à Beyrouth.
Avec sa famille, il sera accueilli par Hassan Nasrallah, qu’il a dit vouloir « embrasser » pour ses efforts en faveur de sa libération.
De difficiles vacances à la mer en Syrie pour certains jeunes Palestiniens
AL TANF, Syrie, 30 juin (UNHCR) – Cela semblait pourtant être une bonne idée. Emmener un groupe d’enfants palestiniens au bord de la mer pour les aider à échapper à la monotonie et aux difficultés de leur vie sans perspectives le long de la frontière aride entre l’Iraq et la Syrie.

Mais cela s’est avéré difficile pour la plupart des enfants emmenés il y a quelques jours à Tartus, ville syrienne au bord de la mer Méditerranée, en provenance du camp d’Al Tanf dans lequel ils vivent avec leurs familles depuis des mois après avoir fui Bagdad, la capitale iraquienne ravagée par la violence.
La soudaine liberté de mouvement, la brise fraîche de la mer, l’abondance de nourriture et de boissons et les rires des autres enfants ont montré à ces neuf enfants ce qui leur manquait et ce qui leur manquerait à nouveau une fois rentrés à Al Tanf à l’issue de leur semaine de vacances.
Europe – 01-06-2008
Par The Peace Cycle
Si vous ne devez signer qu’une seule pétition, alors signez celle-ci qui sera remise au Parlement Européen le 9 septembre 2008
Nous demandons à l’Union Européenne de suspendre l’Accord d’Association Union Européenne-Israël jusqu’à ce qu’Israël respecte les droits de l’homme et le droit international.
L’Union Européenne est le plus grand importateur de produits israéliens et son second plus grand exportateur. En 2006, le total des échanges entre l’UE et Israël s’élevait à 23,5 milliards d’euros.
L’accord d’Association UE-Israël constitue la base juridique de cette relation qui accorde à Israël des tarifs commerciaux préférentiels avec les pays de l’UE.
L’article 2 de la convention précise que ces relations doivent être fondées sur le respect des droits de l’homme et les principes démocratiques qui régissent leur politique intérieure et internationale.
L’Union Européenne est donc obligée en vertu du présent article, de suspendre l’Accord UE-Israël, tout pendant qu’Israël viole les droits de l’homme.
Le Peace Cycle s’est rendu dans les territoires palestiniens occupés et a été témoin des nombreuses violations des droits de l’homme par les autorités israéliennes, dont :
• La perte de liberté de mouvement pour les Palestiniens par la mise en place de checkpoints et des monticules de terre à des endroits stratégiques dans les territoires occupés, ce qui rend les déplacements entre les villages et les villes souvent impossibles et entrave la circulation des échanges commerciaux entre les territoires.
• Les routes pour Israéliens seulement dont l’utilisation est interdite aux voitures et aux passagers palestiniens rendent les déplacements beaucoup plus longs que nécessaire, et souvent impossibles.
• La démolition de maisons palestiniennes par les autorités israéliennes ont abouti à la perte déchirante de maisons et de biens pour les familles et détruisent leur sentiment de sécurité et d’appartenance.
• Le vol de terres palestiniennes pour construire le mur de séparation, une barrière considérée comme illégale par la Cour Internationale de Justice, et qui a servi à limiter la libre circulation et causé la perte des échanges commerciaux, entrainant un taux de chômage élevé et une extrême pauvreté.
• Les camps de réfugiés où les familles attendent depuis soixante ans de retourner dans leurs foyers perdus ou d’obtenir des indemnisations.
• Le déracinement de millions d’oliviers, symbole de la vie palestinienne, pour faire place à la construction incessante de colonies israéliennes sur des terres palestiniennes volées, bien que les colonies aient été jugées illégales et même si la cessation de cette activité est clairement définie dans la dernière initiative de paix d’Annapolis.
D’innombrables autres actes d’agression d’Israel à l’égard des Palestiniens se poursuivent chaque jour et restent non contestés sous prétexte de la sécurité.
Ce que Peace Cycle a vu illustre les abus des droits de l’homme à des époques différentes au cours des nombreuses années qui ont été jugés illégaux par les tribunaux internationaux à travers le monde.
Pourtant, l’UE ne fait rien de visible pour demander des comptes à Israël. Bien que ces abus se poursuivent, l’Accord d’Association UE-Israël a permis au commerce avec Israël de se développer et l’ajout du plan d’action UE-Israël 2005-2008 a permis même des partenariats plus étroits.
Nous demandons une suspension immédiate de l’Accord d’Association UE-Israël et des autres échanges commerciaux entre Israël et les États membres de l’UE pour protester contre le fait qu’Israël continue de violer les droits de l’homme des Palestiniens.
Cette mesure de protestation devrait être maintenue jusqu’à ce que Israël mette fin à l’occupation illégale des territoires palestiniens occupés et au siège de Gaza et qu’il se confirme pleinement aux lois internationales sur les droits de l’homme.
Peace Cycle remettra personnellement cette pétition au Parlement Européen à Bruxelles le mardi 9 Septembre 2008.
Signer la pétition
Source : http://www.thepeacecycle.com/
Traduction : MG pour ISM
Encore un qui va se faire accuser d’antisémitisme
17 mai 2008
L’historien Shlomo Sand affirme que l’existence des diasporas de Méditerranée et d’Europe centrale est le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l’exil du peuple juif est un mythe, né d’une reconstruction à postériori sans fondement historique. Entretien.
Par Ofri Ilani, Haaretz, 21 mars 2008
Parmi la profusion de héros nationaux que le peuple d’Israël a produits au fil des générations, le sort n’aura pas été favorable à Dahia Al-Kahina qui dirigea les Berbères de l’Aurès, en Afrique du Nord. Bien qu’elle fût une fière juive, peu d’Israéliens ont entendu le nom de cette reine guerrière qui, au septième siècle de l’ère chrétienne, a unifié plusieurs tribus berbères et a même repoussé l’armée musulmane qui envahissait le nord de l’Afrique. La raison en est peut-être que Dahia Al-Kahina était née d’une tribu berbère convertie semble-t-il plusieurs générations avant sa naissance, vers le 6e siècle.
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