Gaza, on n’oublie pas


Le 26 décembre a lieu la marche en faveur de la levée du blocus israélien de Gaza. Elle aura lieu dès 14h Avenue Stalingrad.

Nous voudrions y aller ensemble, avec panneaux, affiches, calicot et y former un bloc intal…
On se donne RDV à 12h00 bij intal et de là on part ensemble à 13h30.

Bien à vous

Très bonne semaine

Ci-dessous le poster le la manif

.

La Plate-forme Charleroi-Palestine vous invite ce dimanche 19 décembre, à 15 h,


salle « La Braise », rue Zénobe Gramme, 21, Charleroi 

pour une rencontre avec Lubna Masarwa,

responsable palestinienne et militante de terrain

Militante active en Palestine, Lubna Masarwa travaille comme coordinatrice des mouvements sociaux pour le Centre d’information alternative (AIC) et à l’université « Al Quds ».

Elle s’occupe entre autres de l’éducation des enfants palestiniens qui n’ont pas accès aux écoles, des comités qui luttent contre les démolitions de maisons, des comités populaires qui luttent contre le mur …

Membre du Free Gaza Movement, Lubna a pris part à quatre flottilles. Les deux premières tentatives ont été couronnées de succès. Les deux dernières ont abouti à son arrestation en Israël. Lubna était à bord du Mavi Marmara en mai 2010.

Vous pouvez lire son témoignage à cet endroit :

http://www.pourlapalestine.be/index.php?option=com_content&view=article&id=779%3Aminuit-sur-le-mavi-marmara&catid=41%3Afemmes-lutte&Itemid=1

Les Comités populaires palestiniens ont choisi Lubna pour effectuer un stage de trois mois au Parlement européen.

Lubna est en train de finir ce stage. Avant son retour en Palestine, elle sera donc parmi ce dimanche 19 décembre. Ne ratez pas l’occasion de la rencontrer.

Ci-dessous, vous trouvez une vidéo (en anglais) avec l’intervention de Lubna à une conférence qui a lieu au mois de novembre à Stuttgart, où elle a pris la parole à côté d’autres personnalités palestiniennes et israéliennes, telles que Haidar Eid, Ali Abunimah, Ilan Pappe, Gilad Atzmon.

http://www.youtube.com/watch?v=-Ju_Iv5rCJQ

BRUXELLES : DEUX RENDEZ-VOUS CE MERCREDI 15 DÉCEMBRE


Conférence exceptionnelle du Comité BDS de l’Université Libre de Bruxelles ce mercredi soir, et RV le même jour à 12 H 30 au Parlement pour débattre de l’affaire Ali Aarrass. 

- Le comité BDS – ULB vous invite à sa conférence « Boycotter Israël, le droit de dire NON » 

Mercredi 15 décembre à 19h

Sur le campus de l’Université Libre de Bruxelles, au Solbosch :

Au croisement des avenues Paul Héger et Franklin Roosevelt, local H.2215 En présence de

- Joaquim Da Fonseca (Intal),
- Jan Dreezen (Cobi),
- Ronnie Barkan (Anarchists against the wall),
- Ziad Abualrob (PACBI),
- Nadia Farkh (ABP),
- Henri Wajnblum (UPJB),
- Jacques Bude (ULB).

La conférence se donne pour objectif de débattre de la campagne BDS internationale, ses objectifs et ses moyens ainsi que sa mise en place en Belgique.

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L’affaire Ali Aarrass au parlement

Après la décision du conseil des ministres espagnol d’extrader Ali Aarrass, les révélations de Wikileaks sur le procès Belliraj, l’interdiction de l’extradition d’Ali Aarrass par le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme à Genève, l’interpellation du ministre Vanackere dans la Commission des Affaires Etrangères, de nombreuses actions meneés à Melilla, Bruxelles, Londres.., avec sa grève de la faim dans une prison à Madrid … où en est l’affaire Ali Aarrass ?

Rencontre avec

- Maitres Dounia Alamat & Christophe Marchand, ses avocats en Belgique,
- Zoë Genot, députée fédérale Ecolo,
- Aberrahman Benyahya, président de la CIM (Comisión Islámica de Melilla)
- Amnesty International
- Farida Aarrass, sa soeur

Mercredi le 15 décembre, de 12 H 30 à 14 H

Maison des Parlementaires

21 rue de Louvain à 1000 Bruxelles

Salle 1149

Des sandwichs et des boissons sont prévus. Vu le nombre de places limitées, merci de nous confirmer votre présence / Contact : Luk Vervaet 0478653378, Farida Aarrass : 0486703215 www.freeali.eu

A Genève : rappel Bil’in, depuis 6 ans contre le mur et l’oppression


bil'in - photo from Hamde Abu Rahme
Bil’in – 12/11/10 – photo de Hamde Abu Rahme

soirée de solidarité avec la lutte du peuple palestinien de Bil’in

vendredi 3 décembre à 20h
maison des Associations, salle Carson
15 rue des Savoises – Genève

avec Iyad Burnat, porte-parole du comité populaire de Bil’in
et la participation de Rémy Pagani, Conseiller administratif, Ville de Genève

Alors que rien ne semble pouvoir arrêter la confiscation des terres et des droits du peuple palestinien, nous avons la chance de pouvoir accueillir à Genève Iyad Burnat, porte-parole du comité populaire du village de Bil’in.

La mobilisation de ce mouvement depuis bientôt six ans contre la construction du mur d’annexion et sa résistance face aux arrestations et aux incursions incessantes de l’armée israélienne sont devenues emblématiques de la résistance populaire palestinienne contre l’occupation et l’oppression israéliennes. La Suisse porte une responsabilité particulière dans la poursuite de la violation du droit international que constitue la construction du mur en territoire palestinien. Mandatée en 2004 pour trouver les moyens de faire appliquer la résolution de l’ONU demandant le démantèlement du mur et le remboursement des dommages provoqués par sa construction aux Palestiniens lésés, la Suisse officielle s’accommode très bien de l’inaction internationale face aux violations des droits des Palestiniens, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres.

Organisation: Collectif Urgence Palestine, CUP-Genève

Bil’in, depuis 6 ans contre le mur et l’oppression


Collectif Urgence Palestine - infos


le CUP-Genève vous invite à assister à



soirée de solidarité avec la lutte du peuple palestinien de Bil’in

vendredi 3 décembre à 20h
maison des Associations, salle Carson
15 rue des Savoises – Genève



avec Iyad Burnat, porte-parole du comité populaire de Bil’in
et la participation de Rémy Pagani, Conseiller administratif, Ville de Genève


Alors que rien ne semble pouvoir arrêter la confiscation des terres et des droits du peuple palestinien, nous avons la chance de pouvoir accueillir à Genève Iyad Burnat, porte-parole du comité populaire du village de Bil’in.

La mobilisation de ce mouvement depuis bientôt six ans contre la construction du mur d’annexion et sa résistance face aux arrestations et aux incursions incessantes de l’armée israélienne sont devenues emblématiques de la résistance populaire palestinienne contre l’occupation et l’oppression israéliennes. La Suisse porte une responsabilité particulière dans la poursuite de la violation du droit international que constitue la construction du mur en territoire palestinien. Mandatée en 2004 pour trouver les moyens de faire appliquer la résolution de l’ONU demandant le démantèlement du mur et le remboursement des dommages provoqués par sa construction aux Palestiniens lésés, la Suisse officielle s’accommode très bien de l’inaction internationale face aux violations des droits des Palestiniens, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres.

Discours d’une mère israélienne devant le Parlement Européen


Dr  Nurit Peled-Elhanan est la maman de Smadar Elhanan, une fille de 13 ans tuée en septembre 1997 lors d’un attentant suicide à Jérusalem.

(JPG) 

Nurit Peled-Elhanan

Nurit a prononcé le discours ci-après à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, organisée en début du mois en cours (juillet 2010) à Strasbourg.

Je vous invite à bien écouter et à comprendre les paroles d’une mère endeuillée par la perte de sa fille, tombée victime d’une attaque terroriste brutale et aveugle. Ainsi, j’ose espérer que ses propos soient assimilés par tous ceux en quête de paix dans notre monde tant agité et divisé.

Pour des jours meilleurs, Professeur Avraham Oz, Université de Haïfa – Département de Littérature Hébraïque et Comparée.

FEMMES

Nurit Peled-Elhanan

Nurit Peled-Elhanan

Permettez-moi, tout d’abord, de vous remercier pour votre invitation à cette journée. C’est toujours un honneur et un plaisir d’être ici parmi vous, au sein du Parlement Européen.

Toutefois, je dois avouer qu’il aurait été plus judicieux si vous aviez invité une femme Palestinienne à ma place, car les femmes qui souffrent le plus dans mon pays sont les femmes Palestiniennes. C’est pourquoi je voudrais dédier mon discours à Miriam R’aban et son époux Kamal de Bet Lahiya dans la Bande de Gaza, dont les cinq petits enfants avaient été tués par des soldats israéliens alors qu’ils cueillaient des fraises dans la fraiseraie familiale. Evidemment, ce meurtre ne sera jamais jugé. Lorsque j’ai demandé aux organisateurs la raison pour laquelle une invitation n’a pas été adressée à une femme Palestinienne, on m’a répondu que cela risquerait de trop focaliser les discussions.

J’ignore ce qu’est la violence non localisée. Je sais par contre que le racisme et la discrimination, bien qu’ils soient des concepts théoriques et des phénomènes universels, ont toujours un impact local. La douleur, tout comme l’humiliation, l’abus sexuel, la torture, la mort et même les cicatrices sont tous locaux.

Cependant, il est quand même déplorable de constater que la violence qu’exercent le gouvernement israélien et son armée sur les femmes Palestiniennes se soit répandue à travers tout le globe. En fait, la violence, quelle soit de l’état ou de l’armée, collective ou individuelle est aujourd’hui le sort des femmes musulmanes, pas uniquement en Palestine, mais partout dans le monde ; dans chaque contrée où le monde occidental émancipé tend et impose son empreinte impérialiste. C’est une violence qui n’est presque jamais abordée et qui est passivement tolérée par la plupart des personnes en Europe et au Etats-Unis. Tout cela parce que le soi-disant monde libre craint la matrice musulmane.

La Grande France, par exemple, dont la devise est « Liberté, Egalité, Fraternité » a peur des petites filles voilées. De son côté, le Grand Israël craint la matrice Musulmane que ses ministres désignent comme une menace démographique.

La toute-puissante Amérique et la Grande Bretagne sont en train de corrompre, respectivement, leurs citoyens en leur transmettant une peur aveugle à l’égard des Musulmans. Ces derniers sont appelés de tous les noms d’oiseaux et décrits comme étant des ignobles, des primitifs, des sanguinaires en dehors du fait qu’ils soient anti-démocratie, chauvins et producteurs en masse de futurs terroristes. Pourtant, les individus qui détruisent le monde aujourd’hui ne sont pas Musulmans ; l’un d’entre eux est un fervent Chrétien, l’autre est Anglican et un troisième qui est juif non pratiquant.

Je n’ai jamais fait l’expérience des souffrances subies chaque jour et chaque heure par les femmes Palestiniennes, et j’ignore la nature de la violence qui transforme la vie d’une femme en un enfer permanent. Ces femmes souffrent le martyre à cause de la torture mentale et physique endurée au quotidien. Elles sont privées de leurs droits humains les plus fondamentaux et du droit de chacun à jouir d’une dignité et d’une intimité. En effet, à n’importe quel moment de la journée, comme de la nuit, leurs maisons sont prises d’assaut et ces femmes, sous la menace de l’arme, sont forcées de se dévêtir, laissées nues devant des étrangers et sous les yeux de leurs propres enfants. Ces femmes, dont les maisons sont démolies, sont privées de tous moyens d’existence et d’une vie familiale normale. Tout cela ne fait pas partie de mon expérience personnelle. Cependant, je suis victime de la violence à l’encontre des femmes dans la mesure où la violence contre les enfants n’est autre qu’une violence contre les mères.

En effet, je considère les femmes Palestiniennes, Irakiennes et Afghanes comme mes sœurs car nous sommes toutes à la merci des mêmes criminels sans scrupule qui se sont autoproclamés leaders du monde libre et émancipé. Hélas, c’est au nom de cette liberté et de cette émancipation qu’ils volent nos enfants.

En outre, un véritable conditionnement et un lavage de cerveau intense ont aveuglé les mères Israéliennes, Américaines, Italiennes et Britanniques. Elles ne peuvent plus réaliser que les seules sœurs et alliées qu’elles peuvent avoir dans ce monde sont les mères Musulmanes Palestiniennes, Irakiennes ou Afghanes, dont les enfants sont tués par les nôtres, ou bien, choisissent de se faire exploser et de voler en morceaux en emportant notre progéniture avec eux.

Elles ont donc perdu la faculté d’analyser puisque leur cerveau a été conditionné ou même infecté par des virus produits par les politiciens. Ces virus, bien que dissimulés sous plusieurs appellations glorieuses comme Démocratie, Patriotisme, Dieu ou Patrie, sont en réalité identiques. Ainsi, ils découlent d’idéologies fausses et erronées visant à enrichir les riches et à donner le pouvoir aux puissants.

C’est pourquoi, nous sommes toutes victimes d’une violence à la fois mentale, psychologique et culturelle qui nous transforme en un groupe homogène constitué de mères endeuillées ou potentiellement endeuillées.

Les mères occidentales, du fait de tous les enseignements qu’elles reçoivent, sont persuadées que leur matrice est un atout national alors que celle des Musulmanes n’est qu’une menace internationale. On leur a malheureusement enseigné de ne jamais s’écrier : « Je l’ai mis au monde, je l’ai allaité, il est à moi et je n’accepterais jamais qu’il fasse partie de ceux dont la vie est ne vaut pas un sou, puisque moins précieuse que le pétrole, et dont l’avenir ne vaut pas un morceau de terre ».

En fait, nous sommes toutes terrorisées par une éducation qui envenime nos esprits et qui nous pousse à croire que tout ce que nous pouvons faire est de prier pour que nos enfants retournent chez eux, ou bien de se montrer fières devant leurs corps sans vie.

Nous avons toutes été, faut-il le souligner, élevées de manière à supporter en silence toutes ces épreuves, à contenir notre peur et notre frustration, à soigner notre anxiété avec le Prozac, mais à ne jamais acclamer Mère Courage en public. Ne jamais être une véritable maman juive, italienne ou irlandaise.

Je suis une victime de la violence d’Etat. Mes droits naturels et civils en tant que mère ont été violés et continuent de l’être car j’appréhende le jour où mon fils, ses 18 ans fêtés, me sera arraché et sera emmené loin de moi pour servir de pion entre les mains des criminels appelés Sharon, Bush et Blair ainsi que leur clan des généraux assoiffés de sang, de pétrole et de terre. Eu égard au monde dans lequel je vis, à l’état dans lequel je vis, au régime auquel je suis soumise, je n’oserais sûrement pas proposer aux femmes Musulmanes des idées pour changer leurs vies. Je ne voudrais pas qu’elles se dévoilent la tête ou qu’elles adoptent une méthode différente pour élever leurs enfants. Je ne me permettrais pas de les conseiller vivement de bâtir et d’instaurer des Démocraties suivant le modèle occidental qui les méprise, elles et les leurs.

Je voudrais seulement leur demander humblement d’accepter d’être mes sœurs. Je voudrais leur avouer que je reste admirative devant leur persévérance et leur courage pour ne pas abandonner, pour continuer à avoir des enfants et surtout, pour préserver une vie familiale empreinte de dignité en dépit des conditions de vie absurdes imposées par mon monde.

Je voudrais également leur assurer que la même douleur qui nous déchire nous a unies car nous sommes toutes victimes de la même violence, même s’il faut reconnaître que leur souffrance surpasse la nôtre puisque ce sont elles que mon gouvernement et son armée, financés par mes impôts, maltraitent et malmènent.

Par ailleurs, je tiens à signaler que l’Islam en soi, comme le Judaïsme en soi et même le Christianisme, ne constituent aucune menace pour moi. Par contre, la véritable menace émane de l’impérialisme américain, de l’indifférence et de la coopération européenne, du racisme israélien et de son système d’occupation hostile. Et c’est le racisme, la propagande pédagogique et la xénophobie imprimée dans les esprits qui incitent et amènent les soldats israéliens, pour des « prétendus » motifs de sécurité à sommer les femmes Palestiniennes, sous la menace de l’arme, de se déshabiller sous les yeux de leurs enfants. C’est aussi l’extrême mépris et manque de respect et de considération qui conduisent les soldats américains à violer des femmes Irakiennes. Les même raisons autorisent les geôliers israéliens à enfermer des jeunes femmes dans des conditions des plus inhumaines et barbares, en l’absence d’un minimum d’hygiène.

Les femmes prisonnières sont privées d’électricité pendant l’hiver, d’eau ou de matelas propres. Pire encore, elles sont séparées de leurs bébés nourris au sein et de leurs petits enfants. Le supplice se poursuit pour ces femmes pour lesquelles le chemin de l’hôpital est barré, celui de l’éducation bloqué, leurs terres confisquées, leurs arbres déracinés, et travailler leurs terres et champs leur est désormais interdit.

J’essaie de me mettre à la place des femmes Palestiniennes, mais je peine à les comprendre ou à comprendre et à sentir leur douleur. J’ignore aussi combien j’aurais survécu à une telle humiliation et à un tel irrespect de la part du monde entier.

Par contre, ce dont je suis entièrement consciente est que la voix des mères à été très longtemps étouffée dans cette planète dévastée par la guerre. Comment peut-on ouïr et témoigner des pleurs des mères si elles ne sont pas invitées à des forums internationaux comme celui d’aujourd’hui ?

Même si tout ce que je possède n’est pas exhaustif, je demeure convaincue, sans jamais l’oublier, que ces femmes sont mes sœurs et que mon devoir envers elles consiste à pleurer pour elles, à me battre pour elles. Il faudrait se rappeler que ces femmes perdent leurs enfants dans des fraiseraies ou sur des routes crasseuses près des check-points. Sur le chemin de l’école, ils sont ciblés par les tirs de nos enfants qui ont été élevés suivant le concept leur dictant que l’amour et la compassion sont liés à la race et à la religion.

Devant toutes ces femmes et tous ces enfants trahis, je ne peux qu’apporter mon soutien tout en reprenant la question d’Anna Akhmatova (une autre femme ayant vécu sous un régime de violence contre les femmes et les enfants) : Pourquoi est-ce que ce filet de sang déchire le pétale de ta joue ?

4 juillet 2010 – JFJFP – Vous pouvez consulter cet article à :
http://jfjfp.com/?p=7720
Traduction de l’anglais : Niha

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