La « flottille des femmes » vers Gaza quittera le Liban dimanche 22 août


Rompre le blocus de Gaza

jeudi 19 août 2010, par La Rédaction

Les quelque cinquante femmes qui vont embarquer souhaitent briser le blocus israélien…
C’est pour dimanche. Le comité organisateur de la « flottille des femmes » a annoncé ce jeudi que le bateau d’aide humanitaire, qui doit briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza, quittera dimanche le Liban pour Chypre.

Des religieuses, des intellectuelles et une femme enceinte

Le bateau, qui bat pavillon bolivien, « partira pour Chypre dimanche à 22 heures locales (minuit lundi matin, heure française) du port de Tripoli », a indiqué à la presse Samar el-Hajj, l’organisatrice de l’expédition. Baptisé « Mariam » en l’honneur de la Vierge Marie, le cargo chargé de médicaments et d’instruments médicaux est actuellement amarré au port de Tripoli, dans le Nord du Liban, et ne doit transporter que des femmes, de divers pays et religions.

A son bord, un groupe de religieuses américaines, des médecins, des avocats, des militantes, des journalistes, la chanteuse libanaise May Hariri, et même une femme enceinte. Cette dernière a décidé de participer à la « flottille des femmes » car elle considère que le blocus est injuste : « Ces gens ont besoin d’aide », selon elle.

Ces quelque 50 femmes (dont 30 Libanaises) ont toutes pris le nom du bateau pour identité, et se reconnaissent par le numéro qui y est accolé, « pour éviter de subir les pressions des ambassades », indique Samar el-Hajj, l’une des organisatrices.

« Aucun rapport avec le Hezbollah »

« Nous sommes des femmes indépendantes désireuses de briser le blocus de Gaza », avait auparavant expliqué Samar el-Hajj, notant que ces militantes n’étaient affiliées à aucun mouvement. « Cela n’a aucun rapport avec le Hezbollah », le parti chiite libanais. C’est Free Gaza (une coalition d’organisations pro-palestiniennes et déjà organisatrice de la « flottille de la liberté », cible d’un arraisonnement israélien sanglant le 31 mai dernier) qui est en charge de la logistique du projet.

Le mouvement, soutenu par des personnalités dont le prix Nobel de la paix 1976 ou l’intellectuel juif américain Noam Chomsky, est accusé par Israël d’accueillir des éléments favorables au Hamas et d’autres islamistes représentant une menace pour sa sécurité. De plus, si Samar Al-Hajj affirme que la « flottille des femmes » est purement humanitaire, Israël ne voit pas d’un bon œil le départ du bateau du Liban, pays avec lequel il est techniquement en état de guerre, et craint que le Mariam ne transporte en fait des armes pour Gaza.

Départ repoussé

Ainsi, alors que l’équipage du Mariam avait espéré partir il y a plusieurs semaines, son départ a été repoussé : l’Etat hébreu a lancé une mission diplomatique au Liban pour empêcher la mission. Malgré tout, le gouvernement libanais a donné son autorisation pour que le bateau rejoigne Chypre, la première étape de son périple, tout en se déchargeant de toute responsabilité, a rapporté mardi le Guardian.

« L’ambassadeur de Chypre à Beyrouth a tenté de nous convaincre de ne pas y aller en affirmant que son pays n’allait pas nous donner l’autorisation pour nous diriger vers la bande de Gaza », a expliqué Samar el-Hajj à l’AFP, ajoutant « mais nous insistons : nous n’avons pas d’armes et nous irons à Gaza », sans pour autant préciser comment les militantes comptaient s’y prendre.

Israël utilisera les « mesures nécessaires » pour les arrêter

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gabriela Shalev, a en effet averti que Israël se réserve le droit d’utiliser les « mesures nécessaires » en conformité avec le droit international pour arrêter le navire. Les participantes connaissent bien les dangers de ce type de périple, et Samar Al-Haj leur a rappelé qu’une confrontation était très possible. Elle leur recommandé de faire « des analyses de sang », au cas où le bateau serait attaqué et où certaines passagères auraient « besoin d’une transfusion sanguine ».

Elle a ajouté que les organisateurs allaient tout faire pour ne pas provoquer Israël et montrer qu’ils sont totalement pacifiques. « Nous n’allons même pas porter des couteaux de cuisine », dit-elle. L’une des passagères a affirmé qu’en cas d’assaut militaire israélien, elles « ne prévoient pas de se battre ou d’attaquer », mais ne quitteront pas le navire. Plus facile à dire qu’à faire.

Photo : L’organisatrice de la « flottille des femmes », Samar al-Hajj, annonce à la presse le départ prochain du Mariam, qui doit briser le blocus israélien de la bande Gaza, dans le port de Tripoli, au Liban, le 19 août 2010. Hussein Malla/AP/SIPA

(Avec les agences de presse – Jeudi 19 août 2010)

Pourquoi le Pakistan nous laisse-t-il froids ?


« Ils ont le tort d’être musulmans ! »

DORZEE,HUGUES; BOURTON,WILLIAM

Mercredi 18 août 2010

A ce jour, les appels aux dons pour la population sinistrée du Pakistan rencontrent moins d’écho qu’espéré. Pourquoi ?

En tout cas pas parce qu’elle risque d’être détournée par les talibans, comme on a pu l’entendre… Ça, c’est de la pure propagande ! Si l’aide risque d’être détournée par quelqu’un, c’est par les autorités civiles, par le gouvernement. Il y a eu le précédent du tremblement de terre de 2005 où la corruption était réelle de la part d’autorités locales.

Mais surtout, comme l’a dit l’autre jour de manière très « soft » un représentant de Médecins sans frontières, il n’y a pas de proximité culturelle entre les Européens et le Pakistan. Soyons clairs : les Pakistanais ont le tort d’être musulmans ! Ce n’est pas comme Haïti. Cela joue un rôle. D’autant qu’il ne s’agit pas de « n’importe quels musulmans », puisque les médias nous donnent toujours l’image d’un pays fait uniquement de dangereux extrémistes… Ce n’est qu’une minorité de la population, mais c’est l’image qu’on en a. Alors évidemment, on n’a pas envie de les aider.

On a également insisté sur le fait qu’il existait des organisations caritatives islamistes qui aident les réfugiés…

C’est quelque chose d’extrêmement marginal, elles interviennent de manière très limitée. Du reste, les gens sont dans la survie : ils ont besoin d’eau potable et de nourriture. Il leur est parfaitement égal d’où elles viennent. Ils ne vont pas demander à la personne qui les leur donne si elle a un agenda derrière la tête. Et puis personne ne songerait à dire que le Secours catholique, par Caritas, très présent au Pakistan, tente en fait de convertir les gens…

Les Américains, qui ont une mauvaise image au Pakistan, se sont dit : « Allons-y, c’est le moment d’essayer de redorer notre blason. » Ils médiatisent au maximum toute l’aide qu’ils apportent aux gens, et personne ne les critique. Je ne suis pas sûre que les gens vont devenir pro-américains pour ça… Ils s’étaient montrés très présents lors du tremblement de terre et les gens sont devenus encore plus anti-américains après.

Bref, le Pakistan souffre d’un « déficit d’image »…

C’est effectivement un problème d’image. Et c’est un cercle vicieux. On ne les aide pas en insistant sur ces organisations caritatives liées à des groupes extrémistes ou en donnant la parole à certains jeunes gens qui jouent aux machos devant les micros occidentaux… Ce sont des mots, c’est du bla-bla, cela ne va pas au-delà.

Le manque de sollicitude d’une partie de la communauté internationale ne risque-t-il pas de jeter les populations locales dans les bras de ceux qui ont fait de l’« anti-occidentalisme » leur fonds de commerce ?

Mais non ! Ces organisations sont impopulaires. Il ne faut pas oublier que le Pakistan connaît des attentats dans l’ensemble du pays, qui font énormément de victimes et que l’armée mène une guerre civile depuis 2003 dans le nord-ouest. Tant que les attentats restaient circonscrits à l’ouest de l’Indus, il y a des gens qui ne soutenaient pas les opérations militaires. Mais à partir du moment où ils ont attaqué le Penjab, les gens ont commencé à soutenir l’armée. Là, c’est l’armée qui va sortir grandie de cette catastrophe, parce qu’elle était sur place dès le début, de manière organisée et efficace, avec quelque 50.000 hommes, des hélicoptères, des C 130, des bateaux et tout ce qu’il fallait pour évacuer les gens…

Des dons tardifs, mais progressifs

Les ONG belges se mobilisent pour le Pakistan. Et l’appel aux dons, lancé début août, porte lentement ses fruits. Un élan de générosité tardif ? « Beaucoup de donateurs étaient en vacances quand les fortes inondations ont débuté, relève Erik Todts, porte-parole du Consortium belge pour les situations d’urgence (1). Par ailleurs, il ne s’agit pas d’une catastrophe immédiate, comme ce fut le cas du tsunami (décembre 2004) ou du séisme survenu en Haïti (janvier 2010). Il a fallu un certain temps pour mesurer la gravité de la crise. »

« Jusqu’à vendredi, confirme Fabienne Damsin, responsable de la communication à la Croix-Rouge de Belgique, les dons arrivaient lentement. Quelques milliers d’euros, sans plus. Depuis plusieurs jours, l’intérêt des médias pour cette situation d’urgence va en grandissant et le grand public a davantage conscience de l’ampleur du drame qui se joue là-bas. »

Plus de 1.600 morts, 20 millions de Pakistanais affectés, 70.000 hectares de cultures dévastées, une aide à la reconstruction estimée à 2,5 milliards de dollars… Les chiffres sont désormais connus. Et les médias s’emparent, peu à peu de l’événement. « Petit à petit, se réjouit Erik Todts, des envoyés spéciaux et des correspondants sont dépêchés sur place. Ce qui va permettre au public de mieux comprendre les enjeux et d’évaluer les vrais besoins. »

Le Pakistan, pays musulman, « mal-aimé » des donateurs occidentaux ? « Non, je ne le crois pas, réagit Raphaël Piret, attaché de presse de MSF Belgique. Nous avons lancé un premier appel aux dons début août. Ce jeudi débutera une grande campagne nationale. Et les donateurs réagissent très bien. Le profil du pays touché n’entre pas en ligne de compte, à mon avis. »

Présent au Pakistan bien avant la catastrophe, MSF Belgique s’est fixé comme objectif un budget de 7 millions d’euros. Sur place, une centaine d’expatriés et 1.200 employés pakistanais sont actifs dans les provinces du Khyber Pakhtunkhwa, du Baloutchistan, du Sind, ainsi qu’au Pendjab. Fourniture d’eau potable, consultations, aide d’urgence, leur tâche est immense.

A la Croix-Rouge Belgique, même détermination : « Le Croissant rouge mobilise 120.000 volontaires. Et, comme le veut la procédure, elle a fait appel à la Fédération internationale, qui a fait notamment appel à nous, explique Fabienne Damsin. Une équipe “Benelux“ composée d’experts en appui logistique est sur place. Ce mercredi, une autre équipe va également partir. » De son côté, Caritas International a débloqué une première aide d’urgence de 50.000 euros et lancé également un appel aux dons.

Mise à disposition d’eau potable, nourriture, soins médicaux, prise en charge spécifique des enfants et des mères allaitantes, abris… « Les besoins sont énormes », insiste-t-on au Consortium 12-12. Lequel n’exclut pas la création d’un compte unique, comme pour le tsunami et en Haïti. « On décidera jeudi. Mais il faut être sûr que ça puisse servir la cause », insiste Erik Todts. Une cause qui, lentement mais sûrement, génère un début d’élan de solidarité…

(1) Caritas International : 000-0000041-41

Handicap International : 000-0000077-77

Médecins du Monde : 000-0000029-29

Oxfam-Solidarité : 000-0000028-28

et Unicef Belgique : 000-0000055-55

(Croix-Rouge Belgique : 000-0000016-16)

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Turquie : cible d’un tir croisé


par Kharroubi Habib

Parce que la politique étrangère turque n’est plus dans l’alignement inconditionnel sur celles des Etats-Unis et de l’Union européenne, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, son gouvernement et son parti l’AKP sont la cible d’une virulente campagne médiatique diabolisante.

Ceux qui l’orchestrent à coups d’analyses et de commentaires alarmistes visent à convaincre que sous la houlette d’Erdogan et de l’AKP, la Turquie est en train de tourner irrémédiablement le dos à l’Occident et de basculer par solidarité islamiste dans le camp de ses ennemis les plus extrémistes.

Le soutien qu’Ankara manifeste à l’égard de la cause palestinienne est transformé en acte de solidarité avec le Hamas islamiste. Son refus d’intégrer le front anti-iranien dans le dossier du nucléaire est présenté comme procédant de l’affinité qu’Erdogan et l’AKP ressentent avec le régime des mollahs.

Mais la preuve la plus tangible qui, aux yeux des censeurs de la nouvelle politique étrangère turque, accrédite son virage anti-occidental est l’attitude franchement hostile à Israël adoptée par Ankara depuis l’agression par celui-ci de la bande de Ghaza, puis suite à l’arraisonnement tragique de la flottille pour la paix par la marine sioniste ayant fait neuf morts de citoyens turcs.

Usant de l’amalgame, la propagande anti-Erdogan et AKP impute la métamorphose qu’a subie la politique étrangère turque tout à la fois aux convictions islamistes dont ils seraient imprégnés, au populisme dans lequel ils baigneraient, et, pour faire bonne mesure, à leur irrépressible nostalgie de l’Empire ottoman qui fut en son temps le porte-drapeau des mondes arabe et musulman.

Selon cette propagande, la métamorphose, qui serait en train de se traduire en «rejet par Ankara d’Israël et de l’Amérique et par son ralliement au Hamas palestinien et à Téhéran», est indice que la Turquie aurait choisi de devenir «un pays du Moyen-Orient» comme les autres, aveuglé par la passion.

Dans le procès qui est ainsi fait au gouvernement de l’AKP, il n’est pourtant nullement évoqué la responsabilité des Etats occidentaux et d’Israël dans les révisions que celui-ci a opérées dans la politique étrangère turque. N’est-ce pas l’Union européenne par exemple, qui, en humiliant Ankara au sujet de sa candidature à l’adhésion européenne, l’a contraint à opter pour l’alternative d’affirmer sa personnalité islamique et sa proximité avec le monde arabo-musulman ? Israël n’a-t-il pas avivé le sentiment de solidarité islamique du peuple turc en agressant, avec l’atrocité que l’on sait, la population ghazaouie et provoqué sa fierté nationale en attaquant le bateau turc faisant partie de la flottille de la paix ?

Erdogan n’est pas le «fou de Dieu» dont la propagande israélo-occidentale s’échine à camper l’image. C’est un homme d’Etat qui ne veut plus que son pays soit uniquement préposé à la défense des intérêts occidentaux. Rôle qu’il a assumé pendant des décennies, pour n’en retirer que de maigres et circonstanciels dividendes. C’est un tout autre rôle qu’il veut que la Turquie joue dorénavant. Celui d’un pays et d’un Etat qui ont des intérêts internationaux et régionaux dont ils sont seuls juges.

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Comité de soutien Association marocaine des droits humains


Le dénommé « Noam Nir », un sioniste israélien résidant à la ville d’Essaouira et y possédant un restaurant « Al Baraka », a déposé fin juillet 2010 une plainte en justice pour antisémitisme contre trois membres de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) ; il s’agit de la militante Samira Kinani, membre du Bureau Central de l’Association, et des militants Fouad Jarid membre de la commission administrative de l’AMDH et du bureau de la section d’Essaouira, et Houcine Boukbir membre de cette même section ; ces deux derniers ont déjà été entendus le 05 et le 06 août par la police judiciaire locale, sur instruction du procureur du roi auprès du tribunal de 1ère instance de la ville.

Cette plainte a été déposée juste après la tournée touristique effectuée à Essaouira le 27 juillet par une centaine de jeunes, participant au camp pour jeunes de l’AMDH, organisé dans la ville voisine de Safi.

Au cours de cette tournée, les jeunes de l’AMDH ont scandé des slogans sur les droits humains en général, et au Maroc en particulier, et n’ont pas manqué comme d’habitude, de crier leur solidarité avec le peuple palestinien et leur dénonciation du terrorisme sioniste, et leur désapprobation de la normalisation rampante des relations du Maroc avec Israël. Ce qui ne fut pas du goût du dénommé Noam Nir qui s’est mis, au passage des jeunes devant son restaurant, à les filmer de manière provocatrice.

Notons que monsieur Noam Nir a déjà manifesté son hostilité à l’égard de la section de l’AMDH à Essaouira quand elle a, à l’instar de la plupart des 88 sections de l’Association, organisé un sit-in de solidarité avec la Palestine le 29 mars dernier, à la veille de la journée de la terre ; il a à cette occasion dénoncé dans les journaux israéliens, dont il est correspondant, « l’antisémitisme de l’AMDH » et de l’ensemble du peuple marocain.

Tenant compte de ce qui précède, et des éléments d’information en rapport avec les activités sionistes de Noam Nir, et en se basant sur notre identité comme association de défense des droits humains dans leur acception universelle, le bureau central déclare :

1° l’AMDH a, depuis sa création en 1979, défendu fermement les valeurs fondamentales (dignité, liberté, égalité, solidarité, et sacralité de la vie) et les normes des droits humains universels dont le droit des peuples à l’autodétermination. Elle a en outre lors de son dernier congrès (le 9ème congrès tenu du 20 au 23 mai dernier), et dans le cadre d’amendements au préambule de ses statuts, érigé « le combat contre la mondialisation libérale sauvage, l’impérialisme en tant que mouvement ennemi du droit des peuples à l’autodétermination et le sionisme en tant que mouvement raciste, colonialiste et agressif » au rang des combats prioritaires et ouvert la voie à la défense directe de la laïcité, considérée désormais par l’AMDH comme « une des caractéristiques de l’Etat de droit ».

2° L’AMDH est antisioniste, contre le colonialisme israélien, solidaire du juste combat du peuple palestinien pour la libération de son pays, le retour des réfugiés, son autodétermination et l’édification de l’Etat démocratique palestinien sur l’intégralité du territoire palestinien avec Al Kods comme capitale. A ce titre également l’Association est contre le terrorisme d’Etat israélien et contre toute normalisation avec cet Etat agresseur qui ne fait que renforcer sa détermination à commettre plus de crimes de guerre et contre l’humanité.

3° Tout comme les 12000 membres de l’AMDH sont toutes et tous antisionistes, ils sont également et par principe contre l’antisémitisme et contre la haine à l’égard des juifs en tant que tels, puisque l’AMDH adhère sans réserve aux valeurs universelles des droits humains, défend la laïcité et les libertés individuelles dont la liberté de croyance et de culte et celle d’avoir la religion de son choix ou de ne pas en avoir.

Pour ce qui concerne les juifs de notre pays, dont la plupart ont été des victimes de choix du sionisme qui les a poussés à quitter massivement leurs pays, nous avons toujours défendu leurs droits tout en étant fiers du courage de nos frères juifs marocains qui ont résisté à la propagande sioniste et dont certains comme Abraham Serfaty, Sion Assidon, Edmond Amran El Maleh et Simon Levy ont conjugué leur antisionisme avec une défense conséquente de la démocratie au Maroc. L’AMDH a été également parmi les organisations démocratiques à s’opposer, lors des manifestations de solidarité avec la Palestine, aux slogans anti-juifs proférés par des groupes de conservateurs et d’intégristes.

Dans ces conditions, accuser d’antisémitisme des membres de l’AMDH, et de surcroit des membres dirigeants, est une infamie qui devra couter cher au dénommé Noam Nir dont la mission réelle doit être mise à jour et dénoncée.

4° L’AMDH considère que la plainte pour antisémitisme, déposée par le dénommé Noam Nir contre trois de ses membres, n’a aucun fondement ni dans la réalité des faits, ni au niveau juridique et la déclare nulle et non avenue, tout en considérant que donner une suite positive à cette plainte serait une faute politique et judiciaire grave et un encouragement aux activités sionistes au Maroc.

De ce fait, l’AMDH appelle les organisations des droits humains, les forces démocratiques et les forces vives du pays à dénoncer cette plainte insidieuse et à exiger qu’elle soit classée.

Elle appelle également tous les membres de l’Association à rester vigilants et à considérer que tout procès contre les 3 membres objets de la plainte est un procès contre l’ensemble de l’AMDH et des antisionistes défenseurs du peuple palestinien au Maroc.

Enfin l’AMDH s’adresse aux défenseurs des droits humains et aux démocrates à l’étranger pour les mettre en garde contre tout amalgame entre antisionisme et antisémitisme qui est à la base de la plainte de Noam Nir et qui est véhiculé, avec succès malheureusement, par les sionistes au pouvoir en Israël ; tout le monde doit être averti qu’au Maroc c’est l’AMDH, entre autres, qui est porteuse des vraies valeurs de démocratie et des droits humains et non les sionistes partisans du terroriste Natanyahu et ses acolytes étrangleurs et affameurs de Gaza et fossoyeurs de la caravane de la liberté.

Rabat le 14/08/2010

Le Bureau Central de l’AMDH

Boycott des dattes israéliennes


BDS – BOYCOTT, DESINVESTISSEMENT SANCTIONS

Comme chaque année avant le Ramadan, Israel exporte en grandes quantités des dattes, de différents labels, souvent trompeurs quant à leur véritable provenance, qui sont des terres palestiniennes volées, notamment dans la vallée du Jourdain. Ne vous laissez pas abuser, et protestez auprès des commerçants qui acceptent de renflouer les criminels de guerre. (Voir ou revoir notre vidéo sur ce sujet : http://www.europalestine.com/article.php3 ?id_article=4322

Campagne de solidarité avec les Palestiniens dans 16 villes françaises


Pour le 6ème jour consécutif, la campagne de solidarité avec les Palestiniens se poursuit dans 16 villes françaises, englobant des soirées musicales, la présentation des pièces de théâtre et la distribution des tracts sur les plages et dans les places et les rues, et ce en vue de faire connaître la souffrance des Palestiniens du fait de l’occupation israélienne.

Dans un entretien accordé à la chaîne satellitaire al-Jazzera, M. Nicolas Chahchahani, vice-président de l’association française Europe- Palestine, qui avait lancé cette initiative, a indiqué que cette campagne avait été lancée le 10 juillet aux plages de la région de la Normandie et qu’elle prendra fin le 25 du même mois à Avignon, soulignant que les participants à cette campagne appartiennent, outre la France, à nombre de pays, dont la Grande Bretagne, le Belgique, l’Italie et l’Espagne.

Il a fait savoir que les activités de cette campagne envisagent d’informer les gens de la tragédie du peuple palestinien, du blocus israélien imposé à Gaza et de la colonisation accélérée en Cisjordanie et à al-Qods.

info voir ici

L’Al-Amal accoste en Egypte


Ecrit par Haaretz
15/07/2010

Haaretz – Le navire d’aide humanitaire Al-Amal envoyé par le fils de Kadhafi a finalement changé de cap pour l’Egypte, après avoir reçu des assurances israéliennes.

Mercredi, un accord passé entre les autorités israéliennes et égyptiennes a permis de faire changer de cap au navire libyen qui se dirigeait initialement vers la bande de Gaza. Selon les rapports, il aurait accosté paisiblement au port égyptien d’El Arish.

Pour Israël, cet accord a permis d’éviter un incident violent tel que celui qui s’était déroulé le 31 mai dernier quand la flottille d’aide « Free Gaza » avait tenté de forcer le blocus maritime israélien sur Gaza. Malgré un assouplissement du blocus sur la bande côtière, Israël maintient son blocus et à ce titre, avait averti qu’il ne laisserait pas passer l’Al-Amal.

Ainsi, il a été prévu que l’Al-Amal (initialement baptisé l’Almathea) décharge à El-Arish. Les biens seront ensuite transférés à Gaza par le point de passage de Rafah. Autre assurance israélienne : le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam Kadhafi, et sa Fondation Internationale pour la Charité et le Développement, pourront lancer un projet de construction dans la bande de Gaza.

Selon un rapport du journal arabophone basé à Londres A-Sharq al-Awsat, la Fondation Kadhafi et l’Association de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) débloqueront prochainement 50 millions de livres égyptiennes vers la bande de Gaza afin de lancer le projet.

Selon Kadhafi, l’arrangement a été fixé entre lui-même, le ministre de la Défense israélien Ehoud Barack, et le chef des Renseignements égyptien Omer Suleiman.

Traduit depuis KHOURY Jack, “Report: Israel struck deal with Egypt to let Libya aid reach Gaza” dans Haaretz, publié le 15 juillet 2010 http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/report-israel-struck-deal-with-egypt-to-let-libya-aid-reach-gaza-1.302105

http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4965

Battu par « Israël » en mer, Larudee brisera le blocus de Gaza par air



traduction: NADA RAAD
16/06/2010

Paul Larudee, un citoyen américain ayant visité la Jordanie en 1965, s’était informé de près sur la cause palestinienne, et s’est engagé depuis à défendre le doit du peuple palestinien. Depuism il a compris que quiconque s’oppose à Israël doit le payer cher.

Toutefois, cet activiste, ne lâche pas prise. Travaillant au profit du Mouvement de la Solidarité Internationale et du Mouvement Free Palestine, Larudee avait pris part à la flottille d’aide à Gaza le 31 Mai 2010. Dans une interview accordée à notre site anglais, Larudee a expliqué en détails ce qui s’est passé lors de son périple.

« Nous nous attendions à quelque chose et le commandant de bord a annoncé à 2 heures du matin que les Israéliens nous ordonnent de nous éloigner et de ne pas nous diriger vers Gaza. Deux heures après, nous pouvions voir leurs petites embarcations se rassembler autour de nous, et les Israéliens sont montés ensuite à bord de la flottille ».

« J’ai rejoint le groupe qui défendait la cabine du capitaine. Nous avons verrouillé la porte afin que les Israéliens ne puissent pas entrer, mais ils ont utilisé des pistolets électriques, des grenades assourdissantes et des matraques et ils ont brisé les vitres de la timonerie, puis ils nous ont menottés pour un certain temps. J’ai parlé à mes amis grecs, et nous nous sommes mis d’accord pour que je saute dans l’eau. Je me suis assuré que tout le monde peut me voir, parce que je voulais beaucoup de témoins, et quand les Israéliens se sont approchés de moi, j’ai sauté. Mon objectif était de retarder les Israéliens, de les perturber, et d’encourager les autres à bord du navire à résister ».

Larudee était à bord du navire Sfendoni lorsque le raid a eu lieu. Les Israéliens avaient attaqué simultanément la Mavi Marmara, tuant neuf militants turcs. La vidéo postée sur Youtube montre les militants à bord de Mavi Marmara en train de résister fortement aux commandos de la marine israélienne qui ont apparemment tué au moins deux militants avant de monter à bord.

suite

Feu vert libanais au départ pour Chypre de l’un des navires humanitaires destinés à Gaza


L’un des deux bateaux de militants libanais déterminés à briser, à partir du Liban, le blocus imposé à la bande de Gaza a reçu le feu vert des autorités libanaises pour se diriger vers Chypre, aucune ligne maritime directe n’existant entre Beyrouth et Israël ou les territoires palestiniens.

« Le ministre des Travaux publics et des Transports a donné son accord de principe pour nous diriger vers Chypre, à condition que notre bateau soit conforme aux critères en vigueur », a affirmé à l’AFP Thaer Ghandour, membre de Journalistes sans limites, une ONG libanaise participant à l’expédition

Le cargo Julia, rebaptisé Nagi el-Ali, du nom d’un célèbre caricaturiste palestinien, se trouve actuellement au port de Tripoli, dans le nord du Liban, pour inspection. Il rassemblera, selon les organisateurs, des dizaines de journalistes libanais et étrangers, tandis qu’un deuxième navire, le Mariam, regroupera une cinquantaine de militantes, dont 30 Libanaises. Ce navire attend toujours le feu vert des autorités libanaises. Les deux bateaux seront chargés d’aide.

Samedi, la représentante israélienne à l’ONU a estimé que l’État hébreu était en droit d’user de « tous les moyens » pour éviter que des militants se rendent par bateau du Liban à Gaza, ont affirmé samedi les médias israéliens.

« Nous sommes habitués aux menaces israéliennes. Nous allons poursuivre notre objectif et réaffirmer notre engagement qui est à caractère humanitaire », a indiqué M. Ghandour.

Le Hezbollah a souligné vendredi qu’il n’était pas impliqué dans le projet.

À Jérusalem, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a prévenu le Liban qu’il serait « responsable » si « une confrontation violente et dangereuse » avait lieu.

L’assaut mené le 31 mai par l’armée israélienne contre une flottille humanitaire internationale qui tentait de « briser » le blocus avait coûté la vie à 9 passagers turcs. Pressé après ce raid de desserrer l’étau sur la bande de Gaza, Israël a confirmé dimanche la levée de l’embargo sur tous les « biens à usage civil », tout en maintenant son blocus maritime pour empêcher l’importation de matériel de guerre dans ce territoire palestinien. L’allègement du blocus de la bande de Gaza est « la meilleure décision qu’Israël pouvait prendre », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au lendemain de l’annonce de la levée de l’embargo sur les biens « à usage civil ».

« La décision du cabinet (de sécurité) de lever le blocus civil sur la bande de Gaza et de renforcer le blocus sécuritaire a été prise en coordination avec les États-Unis, le représentant du quartette (pour le Proche-Orient) Tony Blair et d’autres chefs de gouvernement », a expliqué M. Netanyahu lors d’une intervention devant la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement. « C’est la meilleure décision que pouvait prendre Israël car elle retire au Hamas son principal argument de propagande et nous permet, ainsi qu’à nos amis dans le monde, de nous rassembler autour de nos revendications justifiées en matière de sécurité », a déclaré M. Netanyahu.

À propos des projets d’expéditions maritimes d’Iran et du Liban à destination de Gaza, le Premier ministre a estimé « qu’il s’agit de tentatives de l’Iran et du Hezbollah de forcer le blocus maritime et sécuritaire autour du Hamas ». « C’est pourquoi la décision du cabinet (de sécurité) est aussi importante. Elle nous donne une raison légitime aux yeux de nos amis dans le monde pour renforcer le blocus sécuritaire tout en levant le blocus civil », a répété M. Netanyahu.

Le départ des bateaux iraniens retardé

Par ailleurs, le départ de deux bateaux d’aide humanitaire iranienne pour Gaza a été retardé à une date indéterminée, a indiqué hier un responsable du Croissant-Rouge iranien. « La modification, selon les prescriptions de la Croix-Rouge internationale, de la cargaison devant être acheminée à Gaza ainsi qu’un certain manque de coordination internationale ont entraîné un retard dans le départ de la flottille du Croissant-Rouge », a dit Mohammad Javad Jafarian. « Aucune date précise n’a encore été fixée pour ce départ », a précisé ce responsable de la branche jeunesse à l’organisation, cité par l’agence ISNA.

Le Croissant-Rouge iranien a annoncé début juin son intention d’envoyer deux bateaux chargés d’aide humanitaire et de volontaires à Gaza, dans une tentative de briser le blocus imposé depuis quatre ans. Un bateau chargé d’aide humanitaire devait en principe partir au début de cette semaine, l’autre transportant des « travailleurs humanitaires volontaires » attendant le feu vert des autorités iraniennes pour des questions de « sécurité ». « Les bateaux iraniens transporteront de l’aide humanitaire et n’auront aucune arme à bord (…) si bien que toute agression constituerait une violation des lois maritimes » internationales, a souligné M. Jafarian. Le Croissant-Rouge iranien avait précisé que son opération devait se faire « en coordination avec le gouvernement turc ». Il avait aussi annoncé l’envoi séparé d’un bateau-hôpital vers les côtes de Gaza « dans un avenir proche ».


http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/661868/Feu_vert_libanais_au_depart_pour_Chypre_de_l%27un_des_navires_humanitaires_destines_a_Gaza.html

Blocus de Gaza : Israël multiplie les menaces contre le Liban


20/06/2010


Il existe des « mécanismes appropriés » pour envoyer de l’aide, dit l’ambassadrice israélienne. Elle appelle le Liban « à faire preuve de responsabilité et à empêcher ces bateaux de partir pour la Bande de Gaza ».

FLOTTILLE DE LA LIBERTÉ La représentante israélienne à l’ONU a estimé dans une lettre adressée à l’organisation que l’État hébreu était en droit d’user de « tous les moyens » pour éviter que des militantes se rendent par bateau du Liban à Gaza, ont affirmé samedi les médias israéliens.

Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, citée par des radios et les sites Internet de plusieurs journaux, l’ambassadrice Gabriella Shalev indique qu’Israël soupçonne ces militantes d’être liées au Hezbollah.

« Israël se réserve le droit en conformité avec la législation internationale d’avoir recours à tous les moyens nécessaires pour empêcher ces bateaux de violer le blocus maritime imposé à la bande de Gaza », a indiqué le site du journal Haaretz, citant la lettre de Mme Shalev.

« Il semble que quelques bateaux ont prévu de partir du Liban pour naviguer jusqu’à la bande de Gaza qui est sous le contrôle du régime terroriste du Hamas », a-t-elle ajouté. « Alors que ceux qui organisent cette opération affirment qu’ils veulent (…) apporter une assistance humanitaire au peuple de Gaza, la véritable nature de ces actions reste douteuse », a-t-elle écrit.

Un groupe d’une cinquantaine de femmes, dont 30 Libanaises, entend rallier Gaza à bord d’un navire chargé d’aides, le « Mariam ». Aucune date de départ n’a encore été avancée.

Le Hezbollah a souligné vendredi qu’il n’était pas impliqué dans le projet. « Le succès de telles entreprises est lié à leur caractère civil et populaire, voilà pourquoi nous tenons depuis le début à ce que le Hezbollah en reste éloigné, tant au niveau de la coordination que du soutien logistique, ou de la participation.

Nous ne faisons pas cela parce que nous ne sommes pas généreux, mais parce que nous ne voulons pas donner à l’ennemi un prétexte supplémentaire pour s’attaquer aux navires », a affirmé le communiqué publié par le parti de Dieu.

À Jérusalem, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a prévenu le Liban qu’il serait « responsable » si « une confrontation violente et dangereuse » avait lieu. Un haut responsable de la défense a averti qu’Israël tiendrait le Liban pour responsable si le Hezbollah était impliqué dans la cargaison d’aide.

Les États-Unis ont officiellement averti le Liban, vendredi, de ne pas prendre à la légère les mises en garde israéliennes concernant les navires Naji el-Ali et Mariam. Le conseil américain est simple : la marine israélienne arraisonnera ces navires et emprisonnera les activistes.

Les pressions de la communauté internationale sur Israël pour améliorer le sort des 1,5 million d’habitants du territoire palestinien se sont intensifiées après l’assaut meurtrier de la marine israélienne le 31 mai contre une flottille humanitaire internationale qui tentait de « briser » ce blocus.

source : L’Orient le Jour

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