Controverse du check point à la rue Neuve


Bruxelles le 18 avril 2011

Monsieur le Bourgmestre,

En tant qu’associations organisatrices et de manière plus générale en tant que citoyens, nous souhaitons porter à votre connaissance notre point de vue concernant l’action de sensibilisation « Checkpoint » du 12 mars à la rue Neuve et les prises de position qui ont suivi, et notamment la réponse que vous avez formulée suite à une interpellation à ce sujet.

Notre lettre ne cherche nullement à prolonger une polémique non fondée et non constructive que certaines personnes ont tenté d’attiser (voir notamment l’article signé par Géraldine Kamps et publié sur le site du CCLJ le 18 mars intitulé « Freddy Thielemans : « Les organisateurs ont dépassé les limites »« ). Nous tenons, en tant que responsables et témoins de l’action de sensibilisation du 12 mars, à vous apporter notre appréciation du déroulement de l’évènement et des réactions du public présent. Cela nous permettra également de rectifier des contrevérités qui ont circulé au sujet de cette action.

L’objectif de cette action était de dénoncer le « mur de conquête » israélien en territoires occupés tel que le qualifie l’ancien Rapporteur Spécial pour les Droits de l’Homme dans les territoires occupés, John Dugard. Ce mur a été condamné par la Cour Internationale de Justice en 2004, et par une résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2003, votée par l’ensemble des Etats européens, y compris la Belgique. Nous voulions également dénoncer le sort réservé aux palestiniens avec les 600 barrages militaires israéliens qui entravent leur vie quotidienne, fragmentent leurs territoire et leur font subir vexations et humiliations comme l’attestent les nombreux rapports d’organisations des droits de l’homme réputées internationalement comme Human Rights Watch, Amnesty International ou B’Tselem.

Nous estimons que la question de la légalité de l’action organisée ne se pose pas. En effet, et comme vous le soulignez vous-même dans votre réponse telle qu’elle nous a été parvenue, la demande d’autorisation respectait la législation en vigueur. Seulement, nous souhaiterions clarifier l’affirmation mentionnant que la demande a été faite par des « associations musulmanes pacifistes, connues de [vos] services ». Le but de la mise en scène étant manifestement politique, nous nous interrogeons sur ce que vous entendez par « associations musulmanes ». Nous nous refusons à communautariser ce conflit qui est politique et non religieux. Les associations organisatrices ne sont pas des associations musulmanes, mais des associations pluralistes. Elles militent en faveur des droits du peuple palestinien bafoués depuis plus de six décennies. Elles s’appuient pour cela sur le droit international et sur les valeurs universelles. Souligner un caractère religieux ne fait que semer la confusion et n’est pas de nature à calmer les esprits !

Vous mentionnez par ailleurs dans votre lettre que « les organisateurs ont dépassé les limites qui leur étaient fixées ». Cela ne peut que nous interpeller. Nous avions prévu un grand effectif pour l’encadrement de cet évènement afin d’éviter tout débordement. De plus, les forces de police présentes tout au long de l’action et jusqu’au départ du dernier participant n’ont pas relevé un seul incident significatif. Nous avons aussi été très attentifs aux réactions du public et bien conscients que des enfants seraient présents, nous avons fait un usage modéré des manifestations de la violence dans la mise en scène. Il nous parait donc que cette affirmation, n’apportant aucune preuve de ces « dépassements de limites », n’a qu’une portée déclaratoire en vue d’apaiser les esprits et de satisfaire les personnes qui vous ont interpellé.

Monsieur le Bourgmestre, nous tenons également à souligner la sympathie qui nous a été exprimée par des centaines de citoyens bruxellois le jour de l’action et par après. Les gens de passage, de tout âge, se sont intéressés à nos activités et à nos arguments. La mise en scène a été l’occasion d’établir un contact avec nos concitoyens et de faire connaître nos actions.

Enfin, heureux de savoir que la préservation de la liberté d’expression est une de vos priorités, nous saluons votre refus d’interdire à l’avance de telles manifestations, ceci s’apparenterait à de la censure. Nous vous prions dès lors de réexaminer votre interprétation de l’évènement du 12 mars à la lumière des éléments que nous vous apportons, mais également sur la base des rapports des agents de l’ordre présents sur les lieux.

Veuillez agréer, Monsieur le Bourgmestre, nos sentiments distingués.

Organisateurs :

Génération Palestine

Comité BDS-ULB

Egalité

Palestina Solidariteit

Intal

COordination Boycott Israël

Mouvement Citoyen Palestine

Comité Verviers Palestine

Les personnes suivantes ont tenu à nous exprimer leur sympathie et leur soutien :

Jaques Bude (Professeur émérite de l’ULB)

Ruddy Doom (Professeur à l’Université de Gand)

Souhail Chichah (Economiste Chercheur à l’ULB)

Herman De Ley (Professeur émérite de l’Université de Gand)

Jean Bricmont (Professeur à l’UCL)

Sarah Bracke (Professeur à l’Université de Louvain)

référence : https://anniebannie.net/2011/03/13/checkpoint-rue-neuve-bruxelles/

Adieu, Vittorio!


Communiqué de presse des Éditions Zambon
Giuseppe Zambon
Traduit par  Michèle Mialane

« Un militant italien pro-palestinien a été trouvé mort quelques heures après son enlèvement. D’après un communiqué du Hamas aux premières heures du vendredi, il a été exécuté peu après son enlèvement, le jeudi après-midi. Il était âgé de 36 ans. Il a été tué « de façon atroce » selon un porte-parole du Ministère de l’Intérieur. Les ravisseurs étaient décidés d’emblée à l’assassiner, jamais il n’a été question d’un échange de prisonniers.» ((Voir ici)

Nous sommes bouleversés, tristes et remplis de fureur. Cet homme de 36 ans, Vittorio Arrigoni, était l’auteur d’un livre publié chez nous, « Gaza – rester humain » et militant du Mouvement international de solidarité avec la Palestine (ISM).

Vittorio à Gaza

Un porte-parole du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza a condamné ce crime « abominable ». Les autres membres du groupe, a-t-il dit, seront découverts et on leur demandera des comptes. L’Autorité palestinienne, en Cisjordanie, avait déjà condamné l’enlèvement. « Cet acte ne sert pas la cause du peuple palestinien, bien au contraire, elle la dessert », selon une déclaration du gouvernement de Ramallah (voir ici).

De fait, qui tire profit du meurtre d’un pacifiste, qui se revendiquait lui-même comme tel et a aidé en 2008, par des moyens pacifiques, le peuple gazaoui à se protéger de la terreur quotidienne que lui inflige le régime d’apartheid israélien ?

Dans une vidéo, une organisation salafiste revendique l’enlèvement de Vittorio. Il s’agirait du groupe dirigé par le Cheikh Abou Walid-al-Maqdasi, arrêté à Gaza au mois de mars. Les ravisseurs demandent sa libération en échange de celle d’Arrigoni. Ce groupe entretiendrait des contacts avec Al Qaida (voir ici).

Ces salafistes ne seraient pas des Palestiniens mais des étrangers, qui selon le Jerusalem Post seraient entrés en Palestine en passant par l’Égypte (voir ici)

À notre connaissance, il s’agit du groupe Tawhid Al Jihad, dirigé par Abou Walid-al-Maqdasi, et qui serait soutenu par l’Arabie saoudite. Nous ne serions pas étonnés que la CIA y soit mêlée d’une façon ou d’une autre en l’instrumentalisant à son profit.

Les circonstances de l’enlèvement laissent pantois. Peu après l’expiration du délai fixé par les ravisseurs, Vittorio a été découvert dans une maison d’habitation, étranglé et portant des traces de tortures. La maison n’a pas été forcée. Les ravisseurs n’ont de toute évidence pas non plus négocié avec le Hamas, mais assassiné de sang-froid leur « précieuse proie », c’est-à-dire Vittorio. C’est un scénario d’enlèvement inhabituel. Le dernier enlèvement à Gaza date de 2007. La victime était le correspondant de la BBC, libéré par le Hamas en juillet 2007. Arrigoni a été assassiné trois heures après son enlèvement et 6 heures avant l’expiration de l’ultimatum. Cela laisse pantois. En outre, nous voudrions savoir pourquoi l’otage a été torturé ? Ce n’est pas non plus pratique courante. Que voulait-on apprendre de lui ? Que de questions sans réponse ! (Voir ici)

Nous nous demandons donc quels autres pouvaient avoir intérêt à ce meurtre ? Doit-on chercher les commanditaires en un tout autre lieu ?

4 avril 2011
L’acteur et pacifiste Juliano Mer-Khamis est abattu à Djénine.
Ce sont des inconnus masqués qui ont tiré sur Mer-Khamis.
14 avril 2011
Exécution du pacifiste Vittorio Arrigoni

Dans les deux cas le meurtre est revendiqué par des salafistes, nous dit-on.

D’abord Juliano, ensuite Vittorio. Est-ce vraiment un hasard ?

Il y a déjà des mois que nous avions découvert que Vittorio figurait en tête d’une liste de personnes à exécuter dressée par des extrémistes sionistes.
Nous nous demandons à qui profitent ces meurtres. Certainement pas à la lutte de libération du peuple palestinien. À qui donc ?

Il faut intimider les militants pacifistes et les faire taire. Ils doivent quitter Gaza, cette prison à ciel ouvert, afin que plus personne ne puisse informer sur les conditions de vie de ses habitants.
Les Israéliens doivent pouvoir perpétrer leurs crimes de guerre à l’abri du regard du reste du monde.
Les pacifistes « gênent le processus de paix » car leur pacifisme gagne au peuple palestinien sympathie et solidarité.

Et désormais ce sont des Palestiniens, bien sûr plus « radicaux» encore que le Hamas, qui tuent leurs propres sympathisants. La boucle se referme ; ce sont eux les ennemis. Cela sèmera le trouble dans une opinion mal informée. Provoquera des réactions du genre : « Vous voyez bien, ce sont des fous extrémistes, qui tuent ceux qui les soutiennent. Sympathisants, ouvrez les yeux, cessez de soutenir les Palestiniens. Et quittez Gaza avant qu’ils ne vous tuent. »

Il faut faire peur aux futurs militants pacifistes, ou les intimider.
Bien sûr, il fallait parler d’Al-Qaida. À lui seul le mouvement sert de repoussoir. Tout le monde dira : « Vous voyez, ils étaient là aussi ! ». On suggère ainsi de façon subliminale qu’Al-Qaida se mêle aussi de la Palestine. Bonjour, le 11 septembre !

Parallèlement on essaie de faire passer une image sanguinaire des Palestiniens. « Voilà qu’ils s’entretuent. Et bien sûr ils se comportent de même envers les pauvres Israéliens, obligés de se défendre en permanence contre ces terroristes. ». Nous connaissons bien, le « Bild », entre autres nous le répète. Et bien sûr « l’Islam » ne doit pas être épargné. Ce sont des salafistes qui sont à l’œuvre. Le tableau est complet.

Ces meurtres ne servent qu’Israël et sa propagande. Et donc les ennemis des Palestiniens.

C’est pourquoi nous nous demandons : les commanditaires ne seraient-ils pas d’aventure en Israël ? N’aurait-on pu infiltrer les salafistes pour les pousser à assassiner Vittorio ? Ne pourrait-il y avoir des agents provocateurs, chez les Palestiniens, bien « payés » par le Mossad ou quelque autre ?
Ci-après quelques photos de la présentation du livre au DGB Haus (Maison des syndicats) de Francfort en mars 2009.


Merci à Tlaxcala
Source: http://www.zambon.net/de/VittorioArrigoni.php
Date de parution de l’article original: 14/04/2011
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4589

« Rester Humain à Gaza »


samedi 16 avril 2011

Une oeuvre de Vittorio Arrigoni, à lire et à poursuivre.

Communiqué à la mémoire de Vittorio Arrigoni

Aujourd’hui, 15 avril 2011, la grande famille des défenseurs des droits humains à travers le monde est orpheline, une fois de plus, une fois de trop comme à chaque fois : Vittorio Arrigoni, journaliste et militant pacifiste d’ISM vient d’être lâchement assassiné à Gaza. Après Juliano Mer-Khamis, le directeur israélo-palestinien du Théâtre de la Liberté à Jénine. Après tant d’autres, journalistes, syndicalistes, artistes, défenseurs des droits pour la justice, citons pour rappel le dessinateur de presse et caricaturiste palestinien Naji al-Ali, assassiné à Londres en 1987.

Ces empêcheurs de tourner en rond dont les seules armes sont un stylo, un carnet de notes ou de dessins, un clavier pour animer un blog sur internet ou lancer une pétition, une pièce de théâtre, un livre, une vidéo ou un film… et que les puissants de ce monde surveillent comme le lait sur le feu !

Vittorio Arrigoni était (comme ça fait mal d’utiliser ce verbe au passé !) de la race des tenaces, ceux qui ne lâchent pas le morceau facilement. Voici ce qu’écrit à son sujet son ami et compagnon d’ISM, Alberto Arce* : « Vittorio était arrivé à Gaza en août 2008. Pendant plusieurs semaines, il a accompagné les pêcheurs palestiniens sur lesquels tiraient les patrouilles israéliennes, les empêchant de réaliser leur travail au large de la bande de Gaza. Vittorio a été enlevé par une patrouille israélienne, menotté, emprisonné et expulsé vers l’Italie. Son crime : filmer avec une caméra vidéo comment l’armée israélienne, violant toutes les normes internationales, empêchait les pêcheurs palestiniens de travailler en mer. À peine deux semaines plus tard, Vittorio retournait à nouveau en bateau à Gaza. Une volonté tenace. La droiture de celui qui est prêt à aller jusqu’au bout. Au nom de ses principes et de ses convictions. Vittorio n’est pas un aventurier. Vittorio est un combattant. Comme il n’y en a plus. Et en plus il écrit, et plutôt bien… »

Fin 2008, au moment de l’opération Plomb durci menée contre Gaza par l’armée israélienne, Vittorio Arrigoni avait refusé de partir. Il s’en explique dans son vibrant et insoutenable témoignage** écrit sur place : « Dans la bande de Gaza, nous sommes tous devenus des cibles mobiles, sans la moindre exception. Le consulat italien m’a contacté à l’instant : demain, ils vont évacuer notre dernière ressortissante, une religieuse âgée qui vit depuis vingt ans à proximité de l’église catholique de Gaza et qui avait été totalement acceptée ici par les Palestiniens. Le consul me pria amicalement de profiter de cette dernière occasion pour me joindre à la sœur afin de fuir à mon tour cet enfer. Je le remerciai pour son offre généreuse, mais je ne bougerai pas d’ici, je ne peux pas. » Et il conclut, en parlant de ses compagnons d’ISM : « À travers l’affliction vécue sur place, nous sommes tous, Italiens, Espagnols, Anglais ou Australiens devenus entre-temps des Palestiniens. »…

Hélas, Vittorio Arrigoni ne sera plus là pour venir à la barre des témoins, mais sa parole et son témoignage resteront à jamais vivants. À travers ses écrits et articles largement diffusés. Et surtout son livre « Rester humain à Gaza, décembre 2008-juillet 2009, journal d’un survivant » *

Élias Samouni, Strasbourg, 15 avril 2011.

* adaptation française par SCRIBEST qui annonce :

En accord avec la librairie Résistances à Paris, les bénéfices sur les ventes du livre seront reversés à ISM et à la famille de Vittorio Arrigoni : http://www.librairie-resistances.co… (rubrique choix du libraire). Coordonnées de la librairie : Librairie Résistances 4 Villa Compoint 75017 Paris.(Métro ligne 13, direction « Saint-Denis Université » ou « Gabriel Péri Asnières-Genevilliers » Station Guy Môquet ou Brochant)

Armand Caspar

L’édition solidaire. BP 10077. F 67802 BISCHHEIM CEDEX

Tél. : + 33 (0)3 88 33 77 03 – Fax : + 33 (0)3 88 81 46

CAPJPO-EuroPalestine

BDS Journée de la Terre Flasmob à Bruxelles


Le 30 mars correspond à la Journée de la Terre – date à laquelle en 1976 six Palestiniens vivant en Israël ont froidement été abattus par l’armée israélienne lors d’une manifestation contre la confiscation de terres arabes par Israël (un processus toujours à l’œuvre à l’heure d’aujourd’hui). Depuis, chaque année, cet événement est commémoré, non seulement en Israël et Palestine occupée, mais aussi à travers le monde. Cette journée symbolise la résistance du peuple palestinien à l’occupation continue de Gaza et de la Cisjordanie.
Depuis 2009, une journée mondiale d’actions BDS est venue se greffée à cette Journée de la Terre.

La campagne BDS – argumentée et mainte fois pensée – fut lancée suite à l’appel lancé par la société civile palestinienne à boycotter les produits israéliens, à retirer les investissements d’Israël et à sanctionner l’État d’Israël. Jusqu’à ce que ce même État se conforme au droit international.
Cet appel date de juillet 2005.
Depuis la campagne BDS n’a cessé de prendre de l’ampleur mais Israël ne respecte toujours pas le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et ne respecte pas les préceptes du droit international et autres résolutions onusiennes. Il faut donc enfoncer le clou et accentuer la campagne BDS en question.

Lors de la première Journée Mondiale d’Actions BDS de 2009, nombre d’ONG, de syndicats, d’organisations d’étudiants, de partis politiques et de groupes sociaux dans plus de 40 villes autour du monde s’emparèrent de l’appel lancé par la société palestinienne pour lancer une action mondiale BDS.

Aujourd’hui en Belgique, avec cette action sur un rythme de Dakbe, nous répondons à cet appel et prolongeons les diverses actions entreprises de par le monde en ce 30 mars 2011. Mais aussi au quotidien.

*Contact Presse*

Lara (0487 625 999 begin_of_the_skype_highlighting 0487 625 999 end_of_the_skype_highlighting)

Nous irons en Palestine


Actuellement 150 personnes on déjà pris leurs billet !!!!!!
MERCI DE DIFFUSER !!!

Quel est le programme de cette mission ?

Arrivée : le 8 juillet de tous les participants de tous les pays. Début des activités sur place le 9 juillet, date anniversaire de la décision le 9 juillet 2004 de la Cour de Justice Internationale (La Haye) qui a jugé le mur construit par Israël illégal, de même que les colonies installées sur les territoires palestiniens. Ce tribunal a estimé qu’il ne s’agissait pas d’un mur de séparation, mais d’un mur d’annexion et a exigé sa destruction ainsi que le démantèlement des colonies installées au delà de la Ligne Verte (tracé des frontières d’Israël avant le 4 juin 1967).

Un an plus tard, le 9 juillet 2005,170 associations représentant la société civile palestinienne (rejointes depuis par des centaines d’autres) lançaient, en l’absence  de prise en compte de ce jugement par les gouvernements, un appel à la société civile internationale pour qu’elle s’engage à agir et à  faire respecter le droit international.

Du 9 au 16 juillet, nous sommes appelés à venir massivement constater sur place l’aggravation de la situation d’apartheid et de nettoyage ethnique des Palestiniens, à Jérusalem Est comme en Cisjordanie.

Nous serons donc amenés à visiter les villes, villages et camps où les Palestiniens se voient spoliés de leurs terres, chassés de leurs maisons, agressés par des colons, empêchés de circuler librement à l’intérieur des territoires palestiniens.

Qui sont les organisateurs de cette mission ?

Cette mission est coordonnée par les 15 associations qui ont lancé l’appel et l’invitation à venir les accompagner dans leurs  tâches quotidiennes du  8 au 16 juillet. Elles regroupent des Palestiniens musulmans et chrétiens, vivant dans des grandes villes comme Béthléem, Hébron ou Ramallah, Jérusalem-Est, mais aussi des villages comme Bi’lin, Al Walaja, Al Maasara, et des camps de réfugiés comme Aïda, Deishe, Beit Omar, Balata… et participant à la résistance populaire palestinienne par des moyens non violents.

Ils ont l’habitude de recevoir des internationaux, mais estiment que cette fois-ci une grande mission s’impose pour attirer l’attention du monde entier sur leur situation de plus en plus critique. En raison du blocus total et des massacres israéliens, l’attention s’est concentrée sur la situation  dans la bande de Gaza. Israël, en profite, pendant ce temps pour progresser à grand pas dans le vol de terres, l’expulsion, la colonisation et la ghettoïsation des Palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem est. Les organisateurs de la mission  soulignent que la situation est aussi grave dans les deux régions et que le peuple palestinien  ne forme pas deux entités, mais une seule, en butte à la même oppression qui a pour but de chasser les Palestiniens de leurs terres.

Comment se déroulera la prise en charge pendant cette semaine ?

Nous partagerons les activités des Palestiniens, nous serons accueillis par les familles. Toute la logistique (transport,  logement et alimentation) est organisée par le comité d’organisation palestinien, qui évalue à environ 30 euros par jour le coût de la prise en charge pour chaque personne (réductions importantes pour les enfants)

Les règles de conduite sur place
Nous rappelons que la principale règle de conduite de cette mission est la non-violence. Et toutes les activités que nous prévoyons pendant la mission sont pacifiques.

Cette mission n’est pas un voyage du type « club de vacances ». Il nous arrivera donc de croiser des soldats de l’occupation sur notre route. Il est également possible qu’ils tentent de nous intimider ou de nous provoquer. Nous ne répondrons pas, et refuserons toute violence physique ou verbale. Les nombreux Palestiniens qui nous accompagneront dans toutes nos activités nous serviront de ce point de vue de guides.

Comment prendre son billet d’avion ?

Chacun doit prendre son propre billet aller-retour. La date d’arrivée doit être le 8 juillet, mais la date de retour est à la convenance personnelle de chacun, en fonction de ses disponibilités. Nous sommes contraints de passer par l’aéroport de Tel Aviv, puisqu’Israël a détruit l’aéroport palestinien et que nous n’avons pas d’autre choix pour nous rendre en Palestine (passer par Amman en Jordanie, non seulement coûte plus cher mais nous amène à être confrontés de la même manière aux services israéliens qui contrôlent l’entrée en Cisjordanie par le Pont Allenby).

Il est conseillé d’acheter son billet sur internet, via des des sites tels que Go Voyages et OPODO, lebonprix.com, ebookers, en choisissant les vols les plus intéressants, et en prenant conseil avant l’achat auprès des contacts indiqués sur ce site.

A l’heure actuelle les prix des aller-retour (le plus souvent avec une escale) varient entre 300 et 500 euros. Il est conseillé de profiter des vols à bas prix pendant qu’ils sont disponibles. Si vous rencontrez des difficultés ou si vous hésitez, vous pouvez contacter en France, comme dans d’autres pays, des militants qui vous aideront à choisir un vol. Voir la rubrique « Participer à la mission » sur ce même site.

Quelles formalités avant le départ ?

Pour les participants de nationalité française, il n’y a pas de formalités particulières à remplir ni de visa à obtenir. Il faut simplement vous assurer que votre passeport est valide au minimum six mois après la date du retour.

Pour les participants de nationalités étrangères, la situation varie d’un pays à l’autre. Pour tous ceux qui ne sont pas ressortissants de l’Union Européenne, il est parfois nécessaire d’obtenir un visa. Israël refoule souvent les ressortissants de pays tels que l’Algérie, le Liban, la Syrie…. Donc, bien se renseigner à ce sujet.

Que faut il emporter ?
Nous serons au début de l’été et il faut donc n’emporter que des vêtements légers. Les personnes plus âgées qui le souhaitent dormiront à l’intérieur des maisons palestiniennes, et les autres participants camperont sur leurs terrains. Donc emporter des tentes et sacs de couchage légers, car les nuits ne sont pas froides.

Prévoir  protection solaire, lunettes de soleil, casquette ou chapeau
Les bagages que l’on ne met pas en soute et que l’on garde en cabine dans l’avion, ne doivent contenir ni objets tranchants, ni liquides.

Emporter des bonbons et biscuits que nous offrirons dans les familles.

N’oubliez pas de prendre vos appareils photo et vos caméras !

Emportez vos instruments de musique s’ils sont transportables, et dites-nous dès maintenant de quel instrument vous jouez !

Argent

Il vaut mieux emporter des espèces, mais il est toujours bon d’avoir sa carte bleue sur soi, en cas de nécessité. Une partie des euros seront  changés en shekels sur place, monnaie en vigueur en Israel comme en Palestine. Prévoir un montant équivalent à une trentaine d’euros par jour et par personne (le transport en car d’une ville à l’autre est cher), et afin de pouvoir laisser un peu d’argent aux familles palestiniennes qui nous accueilleront.

Langues
La langue parlée en Palestine est l’arabe. Le dialecte palestinien est plus proche de l’arabe littéraire que l’arabe dialectal parlé au Maghreb par exemple. L’anglais est la deuxième langue du pays et vous serez dans la plupart des cas facilement compris. Il est conseillé de se remettre un minimum à niveau en anglais, ou de prendre un petit guide de conversation, même si toutes les visites et discussions de groupe seront traduites en Français (et dans d’autres langues). Nous aurons également des échanges avec les internationaux d’autres pays, et l’anglais est la langue de communication la plus répandue.

Communication

Le réseau téléphonique couvre la majeure partie de la Cisjordanie. Si vous possédez un abonnement avec une option vous permettant d’appeler à l’étranger, vous pourrez utiliser votre téléphone directement sur place.  Il est aussi possible d’acheter une carte SIM sur les lieux.

Comment puis-je contribuer à la réussite de cette mission ?
Le succès de cette mission repose sur chacun et chacune d’entre nous à tous les niveaux et notamment avant le départ, c’est à dire dans la période actuelle.

Plus nous serons nombreux et plus nous serons en mesure de délivrer un message fort. Il faut donc faire connaître largement cette initiative, convaincre ses proches, ses amis d’y participer. Ce site est un bon moyen de faire connaître le projet, mais aussi les flyers à votre disposition, et bien entendu tous les réseaux et autres sites via internet.

Organisons dans toutes les villes un maximum d’événements d’ici juillet pour faire connaître la mission « Bienvenue en Palestine » (projection de films, tables d’information lors de meetings, concerts, soirées couscous…)

Prenons rendez-vous avec nos élus respectifs pour leur parler de la mission, leur proposer d’y participer, et au minimum de la soutenir.

Demandez à des personnalités (élus, universitaires, sportifs, journalistes, artistes, écrivains…) de faire partie du Comité de Soutien de cette mission, aux côtés de Mgr Jacques Gaillot, la sénatrice Alima Boumediene-Thiery, …..

Demandez à celles et ceux qui ne peuvent pas nous accompagner en juillet de parrainer des jeunes qui veulent venir mais ont du mal à réunir la somme nécessaire, en envoyant un don (voir la rubrique « Parrainer un(e) volontaire) »). Si vous-même avez des difficultés à financer ce voyage, demandez à vos amis de vous donner un coup de pouce financier.

Autres informations

Des réunions de préparation du voyage seront organisées dans plusieurs villes de France. Ainsi que dans toute les villes où des participants sont inscrit ( Belgique ).Chaque participant(e) nous ayant laissé ses coordonnées sera dûment informé(e) de la tenue de ces réunions.

info et contact

 

http://bienvenuepalestine.com/

 

http://bienvenuepalestine.com/WordPress/?p=64

 

palestine.libre2011@yahoo.fr

+32485549579

Nadia.B

Journée mondiale de soutien aux soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient


Suite à l’appel lancé par le Forum social mondial de faire du 20 mars, une journée mondiale de soutien aux soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, Vrede VZW et la CNAPD appellent à la journée mondiale de soutien aux soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, , Vrede VZW et la CNAPD appellent à la

MANIFESTATION NATIONALE CE DIMANCHE 20 MARS

A 14H

Départ : Gare du Nord

Cette manifestation sera l’occasion pour nous de:

1. Marquer notre solidarité avec les soulèvements pour la liberté, les droits démocratiques et le progrès social en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ;

2. Condamner le soutien politique, économique et militaire de l’Occident aux régimes dictatoriaux ;

3. Appeler l’Union européenne et ses États-Membres à soutenir un développement économique et social juste ;

4. Réclamer le respect de la souveraineté des pays et des peuples en question.

Plusieurs organisations ont déjà marqué leur soutien à cette manifestation et nous espérons que la liste prendra de l’ampleur en fil des jours!

Au nom de la plateforme,
Isabelle Grippa, CNAPD
Ludo De Brabander, Vrede VZW

Liste des signataires:

11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord Zuid-Beweging, Aardewerk, ABP, ACW, Artsen voor Vrede, AWSA, BOEH!, Broederlijk Delen, BRussells tribunal, CETRI – Centre Tricontinental, CNCD – 11.11.11, CNAPD, Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, Culturencentrum Pianofabriek, EcoloJ, Egalité, fos- Socialistische Solidariteit, Greenpeace, intal, Jeunes anticapitalistes – Jongeren antikapitalisten, Käthe Kollwitz Vredesloop, Kif Kif, Links Ecologisch Forum, Linkse Socialistische Partij / Parti Socialiste de Lutte (LSP-PSL), MCP, Mensen zonder Papieren, MIR-IRG, Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), PVDA/PTB, RCN Justice et démocratie, SAP-LCR, SCI-Projets internationaux, Solidariteitsgroep met de Egyptische, Tourisme autrement, Tunesische en Libische revoluties en de volkeren in beweging, Vaka/Hand in Hand vzw, Vonk/Unité Socialiste, Vrede vzw, Vredeshuis Aalst, Vrouwen Overleg Komitee, Wereldsolidariteit/Solidarité Mondiale

Volgens de oproep van het wereld sociaal forum om op de 20 maart wereldwijd steunbetogingen te organiseren, roepen Vrede VZW en CNAPD een

NATIONALE BETOGING ZONDAG 20 MAART 14U

In solidariteit met het volk van Noord-Afrika en het Midden-Oosten

Vertrek: Brussel-Noord

Door deze betoging:

1. Zijn wesolidair met de volksopstanden voor vrijheid, democratische
rechten en sociale vooruitgang in Noord-Afrika en het Midden-Oosten

2. Veroordelen we de politieke, economische en militaire steun van het
Westen aan de dictatoriale regimes.

3. Roepen we de Europese Unie en haar lidstaten op om een rechtvaardige
economische en sociale ontwikkeling te steunen.
4. Eisen we respect voor de soevereiniteit van de betrokken landen en
volkeren.

Een aantal verenigingen hebben deze oproep reeds ondertekend. Wij hopen deze lijst steeds meer groter te zien!

Namens het samenwerkingsverband,

Ludo De Brabander, Vrede vzw
Isabelle Grippa, CNAPD

Handtekeningen lijst:

11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord Zuid-Beweging, Aardewerk, ABP,ACW, Artsen voor Vrede, AWSA, BOEH!, Broederlijk Delen, BRussells tribunal, CETRI – Centre Tricontinental, CNCD – 11.11.11, CNAPD, Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, Culturencentrum Pianofabriek, EcoloJ, Egalité, fos- Socialistische Solidariteit, Greenpeace, intal, Jeunes anticapitalistes – Jongeren antikapitalisten, Käthe Kollwitz Vredesloop, Kif Kif, Links Ecologisch Forum, Linkse Socialistische Partij / Parti Socialiste de Lutte (LSP-PSL), MCP, Mensen zonder Papieren, MIR-IRG, Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), PVDA/PTB, RCN Justice et démocratie, SAP-LCR, SCI-Projets internationaux, Solidariteitsgroep met de Egyptische, Tourisme autrement, Tunesische en Libische revoluties en de volkeren in beweging, Vaka/Hand in Hand vzw, Vonk/Unité Socialiste, Vrede vzw, Vredeshuis Aalst, Vrouwen Overleg Komitee, Wereldsolidariteit/Solidarité Mondiale

MANIFESTATION NATIONALE CE DIMANCHE 20 MARS



A 14H

Départ : Gare du Nord

Cette manifestation sera l’occasion pour nous de:

1. Marquer notre solidarité avec les soulèvements pour la liberté, les droits démocratiques et le progrès social en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ;

2. Condamner le soutien politique, économique et militaire de l’Occident aux régimes dictatoriaux ;

3. Appeler l’Union européenne et ses États-Membres à soutenir un développement économique et social juste ;

4. Réclamer le respect de la souveraineté des pays et des peuples en question.

Plusieurs organisations ont déjà marqué leur soutien à cette manifestation et nous espérons que la liste prendra de l’ampleur en fil des jours!

Au nom de la plateforme,

Isabelle Grippa, CNAPD

Ludo De Brabander, Vrede VZW

Liste des signataires:

11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord Zuid-Beweging, Aardewerk,
ABP, ACW (koepel van de christelijke werknemersorganisaties), Artsen voor Vrede, AWSA-Be, BOEH!, Broederlijk Delen, BRussells tribunal, Centrale Générale FGTB/Algemene Centrale ABVV, CETRI – Centre Tricontinental, Christenen voor het socialisme, CNAPD, CNCD – 11.11.11, Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, Commission Justice et Paix, Confédération des Syndicats Chrétiens/Algemeen Christelijk Vakverbond (CSC-ACV), Culturencentrum Pianofabriek, EcoloJ, Egalité, FGTB/ABVV, fos- Socialistische Solidariteit, Greenpeace, Iniciativa Cuba socialista, Intal, Jeunes anticapitalistes – Jongeren antikapitalisten, Jong N-VA, Käthe Kollwitz Vredesloop, Kif Kif, Links Ecologisch Forum, Linkse Socialistische Partij / Parti Socialiste de Lutte (LSP-PSL), MCP, Mensen zonder Papieren, MIR-IRG, Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC),
Pax Chrisiti WB, Pax Christi Vlaanderen, Présence Action Culturelles (PAC), PVDA/PTB, RCN Justice et démocratie, Rencontres pour la paix, SAP-LCR, SCI-Projets internationaux, Solidariteitsgroep met de Egyptische, Tourisme autrement, Tunesische en Libische revoluties en de volkeren in beweging, Uilekot, UPJB (Union des Progressistes Juifs de Belgique),Vaka/Hand in Hand vzw, Vonk/Unité Socialiste, Vrede vzw, Vredeshuis Aalst, Vrouwen Overleg Komitee, Wereldsolidariteit/Solidarité Mondiale, …

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑