Le prix Nobel de la paix à un dissident chinois


Une réaction de Jean Bricmont

10 octobre 2010

Ceux qui ont attribué le prix Nobel de la paix à un dissident chinois nous expliquent que la paix et les droits de l’homme sont inséparables. On se demande bien, alors, comment il se fait que le pays qui proclame le plus son attachement aux droits de l’homme (les Etats-Unis) soit aussi celui qui a le plus de soldats à l’étranger et qui mène le plus de guerres et d’interventions de toutes sortes.

Le fait est que les Chinois voient l’attribution de ce prix comme une ingérence occidentale de plus dans leurs affaires intérieures. On pourrait peut-être la défendre, au nom des droits de l’homme, si les autres ingérences, déploiement de troupes et agitation des minorités, n’avaient pas lieu. Mais tant que les défenseurs des droits de l’homme ne comprennent pas que, dans la mesure où leur politique est liée de facto à la volonté hégémonique de l’Occident, cette politique, même avec les meilleurs intentions du monde, ne fera qu’augmenter les tensions internationales et, à cause de cela, ralentira les progrès en faveur des droits de l’homme qu’ils souhaitent.

Si ceux qui attribuent le prix Nobel veulent vraiment montrer leur courage, ils pourraient sans doute trouver un Palestinien innocent dans les geôles israéliennes (parmi les milliers qui s’y trouvent) et lui décerner leur prix. La réaction serait amusante à observer.

Le jour-sans doute pas si lointain- où les Chinois seront devenus plus forts que nous, on peut craindre qu’ils se « souviendront » de toutes les humiliations que nous leur avons fait subir dans le passé, depuis les guerres de l’opium et le sac de palais d’été jusqu’au soutien actuel au Dalai Lama et aux dissidents ; si la vengeance est un plat qui se mange froid, je préfère ne pas faire partie d’un banquet chinois lorsque ce moment du souvenir sera venu.

Jean Bricmont
http://www.silviacattori.net/article1365.html

Les 12 règles pour de bonnes élections dans les pays en voie de développement


mardi 16 juin 2009 – 06h:16

As‘ad Abukhalil – Angry Arab

Les récentes élections au Liban et en Iran ont inspiré à Angry Arab l’énoncé de ces quelques règles basiques sur ce qu’est une bonne élection du point de vue de l’Occident en général, des Etats Unis en particulier.

As‘ad Abukhalil

As‘ad Abukhalil

Quelques principes occidentaux pour l’évaluation des élections dans les pays en voie de développement.

1) Quand les candidats préférés des occidentaux gagnent, les élections sont libres et honnêtes. Et quand ils perdent, les élections sont certainement non libres et truquées.

2) Les protestations violentes contre les élections gagnées par les candidats préférés de l’Occident doivent être fermement condamnées et les manifestants qualifiés de terroristes, de voyous et de foule enragée (imaginez-vous si les partisans de l’opposition libanaise s’étaient lancés dans des manifestations violentes contre les résultats du scrutin au Liban) ; tandis que les manifestations violentes contre les ennemis des États Unis (comme en Moldavie) doivent susciter l’admiration (et dans ces cas, les manifestants sont qualifiés de « militants de la démocratie ».)

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terrifiant. anniebannie espère que c’est un « hoax », un canular

Verichip

Verichip

En langage nerd, on appelle ça une « killer application » – un truc mortel, l’application qui tue. Et pour le coup elle porte bien son nom.

Il s’agit d’une «puce tueuse» commandée à distance par satellite… Le procédé, décrit il y a trois semaines dans quelques dépêches, paraît simple comme bonjour: une puce électronique contenant un émetteur GPS, un composant assez minuscule pour être injectée sous la peau, et qui permettrait de suivre à la trace un individu afin par exemple qu’il ne dépasse pas certaines limites géographiques.

A ce stade là, rien de bien nouveau. En matière de géolocalisation judiciaire, le principe du bracelet électronique mobile, inscrit depuis presque 3 ans dans le code de procédure pénale français, revient à peu près au même résultat.

Mais si cette invention a, parait-il, été retoquée par l’Office allemand des brevets, le DPMA, c’est pour son application finale: le dispositif contiendrait une capsule de poison – du cyanure, par exemple -, et une fois qu’un certain périmètre serait dépassé, la puce serait capable de libérer une dose létale afin de foudroyer sur le champs le contrevenant…

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Les confidences du Canard sur l’implication U.S. en Géorgie


par Bruno Adrie

Mondialisation.ca, Le 25 aout 2008

L’édition du mercredi 20 août 2008 du Canard Enchaîné (en page 3), a confirmé la participation d’officiers américains au côté des Géorgiens lors de l’offensive du 7 août dirigée contre Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud.

L’article débute par cette phrase : « Le 7 août, avant même de lancer son offensive en Ossétie du Sud, le président Saakachvili savait qu’il allait disposer d’une aide américaine sur le terrain. » D’après le Canard, les analystes de la Direction du renseignement militaire français sont formels : non seulement des officiers américains ont participé directement aux opérations du 7 août, mais ils ont en plus suggéré aux Géorgiens de lancer « des centaines de missiles sol-sol sur la capitale ossète. »

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BHL n’a pas vu toutes ses “choses vues” en Géorgie


ENCORE UN MENSONGE DE B.H.L. – IL N’A JAMAIS ÉTÉ À GORI

C’est une habitude chez ce menteur médiatique : il avait déjà prétendu avoir tout compris à la situation afghane lors de l’invasion soviétique (après avoir passé deux heures à 3 Km de l’autre côté de la frontière), puis prétendu s’être fait tirer dessus par des snipers à Sarajevo (alors qu’il se trouvait dans un endroit sécurisé), lors de la guerre contre le Liban par Israël, itou…

N’importe quoi, pourvu qu’on existe, et c’est plus facile quand on a une feuille de chou comme le Monde dans sa poche, qui vous offre à chaque fois des doubles pages…

BHL n’a pas vu toutes ses “choses vues” en Géorgie
Rue 89 – 22/08/2008

Contrairement à ce qu’il a écrit dans Le Monde, le philosophe n’a pu se rendre dans la ville de Gori. Ce n’est pas la seule affabulation.

Qu’on l’apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s’est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n’est pas un journaliste, et le récit qu’il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu’il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu’il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n’a pas réussi à entrer dans la ville.

Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n’est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l’étiquette de « témoignage ». Il n’en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d’un journal jouissant d’une autorité certaine en matière d’information internationale.

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Interview exclusive de Thierry Meyssan par ReOpen911


La parole de M. Thierry Meyssan est rare, non qu’il refuse systématiquement les interviews… Mais simplement les médias français ne donnent jamais la parole à cet analyste politique aux propos pourtant toujours mesurés, malgré ses convictions personnelles très marquées en faveur des droits humains et contre les menées géopolitiques de l’Empire états-unien. La réflexion affûtée et pertinente de cet intellectuel français semble extraordinairement atypique dans le brouhaha de la propagande ambiante.
ReOpen911 est fière de mettre en ligne une longue interview de « celui par qui le scandale du 11-Septembre est arrivé » (à son insu). Mais les questions des membres de l’association pour la réouverture de l’enquête sur les attentats terroristes aux Etats-Unis n’abordent pas ce seul sujet : nos membres, citoyens curieux et ouverts, s’intéressent à tous les sujets d’actualité et M. Meyssan répond en toute franchise et indépendance d’esprit à leurs questions. Une interview passionnante, très loin des fantasmes de certains pour qui les relations entre ReOpen911 et Meyssan seraient celles des adeptes d’une secte face à leur gourou !

Retour en arrière sur la « polémique », les accusations d’antisémitisme à son égard (dont on a vu que la récente « affaire Siné » avait peut-être marqué l’essoufflement de cette scandaleuse stratégie de bâillonnement de toute critique de la politique d’Israël), le travail mené avec le Réseau Voltaire qu’il continue à présider depuis sa fondation, les menaces pesant sur sa vie, les dérives liberticides et les atteintes aux droits de l’homme, la politique des États-Unis envers l’Union européenne, et leurs relations avec le nouveau pouvoir en France, les intérêts d’al-Qaïda et même les récents événements en Géorgie : discussion à bâtons rompus au cours de laquelle M. Meyssan n’a jamais recours à la langue de bois.

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