Netanyahu: « allez vous faire voir… mais n’oubliez pas le cheque a la sortie… »


Michael Warschawski

Le culot israelien est une image de marque de notre societe, et il a rarement de limites. Apres avoir affublé l’administration américaine de tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables, apres avoir quasiment traite le Président Obama d’idiot du village, travaille activement a sa non-réélection et tente de saboter le traite avec l’Iran, le gouvernement israélien négocie aujourd’hui avec cette même administration le montant de l’aide militaire pour la décennie a venir.

Jusqu’à present, a hauteur de 3.5 milliards de dollars par an, les Israeliens voudraient augmenter l’aide a 4 milliards. Les relations tendues entre Tel Aviv et Washington se reflettent dans ces negociations, a la fois en ce qui concerne le montant de l’aide militaire et les modalites de paiement. En effet, Israel est censé depenser les milliards de dollars que lui octroient les Etats-Unis dans l’achat d’equipements americains, ce qui fait de l’aide a Israel egalement une aide indirecte a l’industrie militaire etats-unienne. Netanyahu dont, comme dit, le culot n’a pas de limite, voudrait aujourd’hui changer les regles du jeu et investir l’aide americaine dans la production d’armes et d’equipements « made in Israel ».

Les commentateurs israeliens accusent Netanyahu d’avoir obtenu moins que ce qui semblait etre possible a cause de son attitude arrogante et denuee de toute civilite vis-à-vis d’Obama et de son administration. Ceci dit, le soutien americain et l’alliance strategique entre les deux pays ne sont pas remis en question, ni par Israel pour qui c’est une question existentielle, ni par les Etats-Unis… pour qui cette alliance est en fait une bonne affaire. En effet, avec l’Etat d’Israel Washington dispose de ce qu’on peut appeler un porte-avion operationnel qui lui revient beaucoup moins cher qu’une 8eme flotte, et dans la mesure ou des soldats doivent y laisser leurs vies, ils ne seront pas americains. Somme toute, meme quatre milliards restent une bonne affaire pour les Etats-Unis.

Ce n’est donc pas l’efficacite des lobbyes – evangeliste ou juif – qui se trouvent a la base du soutien americain a Israel, mais de interets strategiques americains bien compris. A court et moyen terme en tout cas. Car a plus long terme, Israël et sa politique jusqu’au boutiste peut devenir un boulet pour les américains: deux chercheurs israéliens, Elie Podeh et Nimrod Goren ont récemment publie un article (Haaretz, 22.6.2016) ou ils énoncent les cinq « non » du gouvernement israelien actuel aux diverses initiatives visant a mettre fin au conflit en Palestine, du Plan de Paix de la Ligue Arabe a l’initiative francaise (reprise par l’Union europeenne) d’une conference de paix internationale, initiatives soutenues plus ou moins ouvertement par les Etats-Unis.

Ce que les deux chercheurs mettent en evidence, ce n’est pas simplement le rejet israelien de toutes ces initiatives, mais l’arrogance et le mepris qu’expriment les dirigeants israeliens dans leur refus. Ils écrivent: « les réactions négatives israéliennes aux initiatives internationales sont préoccupantes nont seulement dans leur contenu, mais aussi dans leur style. D’une facon generale elles sont redigees dans un langage sans finesse, et dans de nombreux cas elles sont vexantes et arrogantes. Et ce, malgre le fait que ces intiatives proviennent souvent d’Etats qui sont des amis d’Israel. »

Combien de temps encore la dite communaute internationale continuera a supporter l’arrogance et la grossierte des dirigeants israeliens? La question merite d’etre posee, mais il y’a peu de chances que le trio Netanyahu-Lieberman-Benett se la posera.

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« Gaza est le symbole de ce qu’un pouvoir militariste et colonial peut faire de pire »


ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ROSA MOUSSAOUI
Yonathan Shapira

Yonathan Shapira
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Ancien pilote d’hélicoptère, Yonathan Shapira a été mis au ban de l’armée israélienne en 2003 pour avoir dénoncé ses méthodes. Il soutient aujourd’hui les appelés et les réservistes qui refusent de servir à Gaza.
Tel Aviv, envoyée spéciale 
Quel est le sens du combat des refuzniks israéliens ?
Yonathan Shapira. Ces jeunes gens et ces jeunes filles qui rendent public leur refus de servir sont pour nous source d’espoir. Aucun changement ne viendra de ceux qui sont intégrés au système. Ancien pilote d’hélicoptère, Yonatan Shapira  a quitté l’armée israélienne en 2003 après avoir dénoncé ses méthodes. Il soutient aujourd’hui les appelés et les réservistes qui refusent de servir à Gaza.
Quel est le sens du combat des refuzniks israéliens ?
Yonatan Shapira. A Gaza, Israël sème la mort et la destruction. Ceux qui refusent de prendre part à cette folie en rendant public leur refus de servir sont une lueur d’espoir. Aucun changement ne viendra de ceux qui sont intégrés au système, qui larguent en ce moment même des bombes sur des enfants palestiniens. Les enfants, les adolescents subissent en Israël un lavage de cerveau orchestré par le système éducatif, par les médias. Mais certains échappent à ce formatage. lls sont comme des nénuphars flottant sur les eaux sales d’un marais d’obéissance et d’ignorance.
Ce phénomène prend-il de l’ampleur?
Yonatan Shapira. Des jeunes de plus en plus nombreux évitent le service militaire par différentes techniques. La plupart invoquent des problèmes personnels ou psychologiques. Mais ceux qui déclarent publiquement qu’ils refusent d’aller à l’armée pour des raisons politiques, à cause des crimes de guerre, de l’apartheid, de l’occupation restent encore très  peu nombreux. Il faut dire que ceux qui refusent de servir en dénonçant les massacres sont jetés en prison.
Quelles sont les conséquences pour ces objecteurs de conscience?
Yonatan Shapira. Il sont incarcérés sur décision du commandant du centre de recrutement, sans passer devant un tribunal, pour les priver de toute tribune leur permettant d’exposer publiquement les raisons de leur refus. Ils restent deux semaines à un mois en prison et lorsqu’ils en ressortent, ils sont de nouveau incarcérés. L’un d’entre eux est en prison depuis le mois d’avril, avec ce système d’aller retour. Quant aux conséquences à long terme, dans une société militarisée comme la nôtre, certains objecteurs de conscience peinent à trouver du travail.
Pour vous, quel fut le point de basculement?
Yonatan Shapira. Je n’ai pas autant de mérite que ces jeunes objecteurs de conscience. Je me suis engagé dans l’armée, j’ai servi durant de longues années comme pilote d’hélicoptère. Longtemps témoins des méthodes de cette armée, j’ai finalement ouvert les yeux et pris conscience que je me battais du mauvais côté. Je ne voulais plus être l’un des rouages de ce système de violence, qui sème la mort et la destruction. Je n’ai pas, moi même, appuyé sur les déclencheurs qui larguent les bombes. Mais peu importe. J’étais responsable de servir un tel système.
Comment jugez-vous la  guerre en cours à Gaza?
Yonatan Shapira. Ce massacre d’innocents est un crime contre l’humanité. C’est pour Israël une façon brutale de tenter de détruire l’unité entre le Hamas et le Fatah, en prenant pour cible 1, 8 millions de personnes. Nous ne devrions pas oublier que cette guerre a été précédée d’une opération folle en Cisjordanie. Des Palestiniens ont été tués, près de 500 d’entre eux ont été kidnappés et jetés en prison, en guise de réaction au meurtre des trois adolescents israéliens. Gaza est le symbole de ce qu’un pouvoir militariste et colonial peut faire de pire.
Dans une situation si grave, comment imaginer encore un chemin de paix? 
Yonatan Shapira.  À  mes yeux, entre le Jourdain et la mer, chacun, qu’il soit juif, chrétien ou musulman, athée,  devrait être libre d’aller et venir, de vivre où il veut, de quitter le pays et d’y revenir. Ce qui fait aujourd’hui obstacle à la paix, c’est cette classe d’Israéliens qui se croit supérieure aux gens qui vivent sur cette terre. Ils appellent cela « démocratie » mais en pratique, Israël contrôle la vie de près de 4 millions de personnes dont les droits sont confisqués. Peu importe la forme, l’essentiel  est que tous puissent vivre sur cette terre en citoyens égaux, qu’il y ait ou non des frontières.

20 novembre : Israël en proie au démon de la chasse aux sorcières


Samedi 20 novembre 2010 — de 14:00 à 18 heures
En la salle Dom Helder Camara, 19 rue Pletinckx – 1000 Bruxelles
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique
Vous invite à une
DEMI-JOURNÉE DE RÉFLEXION
Su le thème
Israël en proie au démon de la chasse aux sorcières
Il y a quelques mois, l’Union des progressistes juifs de Belgique organisait, en  collaboration avec Dor Hashalom et le Cercle des étudiants arabo­européens de l’ULB, une soirée d’information consacrée aux discriminations dont est victime la population palestino-israélienne, ainsi qu’à sa place et à son avenir dans la société israélienne. Une des conclusions de cette soirée était que si Israël était une démocratie pour sa population juive, il était loin de l’être pour sa population palestinienne.

Ce constat doit, aujourd’hui, être fortement remis en question. Non pas qu’Israël soit soudain devenu une démocratie pour sa population palestinienne, mais il ne l’est plus non plus pour une partie de sa population juive.

On assiste en effet depuis plusieurs mois à ce qu’il n’est pas excessif de qualifier de chasse aux sorcières contre les organisations de défense des droits de l’Homme engagées contre l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.

La campagne a été initiée par le mouvement Im Tirtzu (Si vous le voulez)  – un groupuscule d’étudiants d’extrême droite, dont le nom fait référence à la phrase de Théodore Herzl : « Si vous le voulez, ce ne sera pas une légende » –, qui accuse des ONG israéliennes d’avoir collaboré avec le juge Goldstone en fournissant à celui-ci « 92% des références négatives » contenues dans son rapport concernant l’agression contre la bande de G aza perprétée par l’armée israélienne en décembre 2008 et janvier 2009. On ne les accuse pas d’avoir fourni de fausses informations, mais « tout simplement » de mettre en cause l’existence d’Israël et de représenter un « danger pour la nation » en délégitimant Israël à l’étranger.
Parmi les ONG visées : B’Tselem, Breaking the Silence, l’Association pour les droits civiques en Israël, le Comité public contre la torture, Médecins pour les droits de l’Homme, Yesh Din, Hamoked… soit les principales organisations qui défendent les droits des Palestiniens, donnent la parole aux soldats israéliens muselés par la censure militaire et, d’une manière générale, mènent le combat pour la liberté d’expression.

C’est pour faire le point sur ce que des éditorialistes israéliens réputés n’hésitent pas à qualifier de « flambée maccarthyste » que nous vous invitons à cette demi-journée d’information et de débat en présence de représentants d’associations visées par cette campagne de dénigrement et de stigmatisation particulièrement violente.

Nos invités :

Talila Koch : membre du mouvement New Profile, Mouvement pour la civilisation de la société israélienne et de soutien aux Refuzniks.


Ishai Menuchin : directeur exécutif du Comité public contre la torture en Israël, conférencier au département social et politique de l’université Ben Gourion du Neguev. Il fut l’un des premiers refuzniks lors de la première guerre du Liban en 1982.


Miri Weingarten : membre de l’organisation Médecins pour les droits humains


Yuval Yoaz : journaliste spécialisé dans les questions judiciaires et les droits de l’homme (Ha’aretz et Globes)


Modérateur : Pascal Fenaux, journaliste

PAF : 2 euros

Traduction simultanée assurée.

Cette activité bénéficie du soutien de la Fondation Heinrich Böll et du Mouvement ouvrier chrétien.

Le convoi terrestre humanitaire pour Gaza arrive à la frontière gréco-turque


mercredi 29 septembre 2010, par La Rédaction

Une dizaine de véhicules, avec à bord 40 militants de l’organisation Viva Palestine en route pour Gaza, se dirigeait lundi 27 septembre vers Istanbul après avoir quitté Alexandroupolis (Grèce) près de la frontière avec la Turquie, a-t-on appris de source policière locale. Comprenant des vans, des voitures, des ambulances, ce convoi est passé samedi par Salonique, deuxième ville grecque, dans le nord du pays, a indiqué la même source. Arborant des drapeaux palestiniens, le convoi prévoyait d’arriver lundi à Istanbul et de se rendre ensuite en Égypte, selon la source policière.
Selon le site de l’organisation, le convoi terrestre a quitté Londres le 12 septembre, s’est arrêté à Lyon (France) et à Milan (Italie) avant d’arriver en Grèce, d’où il prévoit de continuer dans l’objectif de finalement parvenir à Gaza.
Viva Palestine est une organisation fondée par l’ancien député britannique George Galloway, opposé à la guerre en Irak, qui a déjà organisé trois autres convois du même type pour Gaza au cours des 18 derniers mois, pour amener des véhicules et de l’aide matérielle à Gaza. Une flottille humanitaire qui tentait de briser le blocus à Gaza, comprenant sept bateaux, avait été prise d’assaut par la marine israélienne le 31 mai. Le bateau turc, Mavi-Marmara, avait été le plus visé par l’assaut israélien, qui avait coûté la vie à neuf passagers turcs.

(Mercredi, 29 septembre 2010 – Avec les agences de presse)

Photo : L’ancien député britannique Gorge Galloway, troisième à partir de la gauche, qui dirige l’association « Viva Palestine », en recueillement au cimetière Musulman d’Istanbul, en compagnie des représentants de l’organisation turque IHH. Mardi, 28 septembre 2010.

Z32


Le jeudi 17 décembre à 21 heures 30

au cinéma Arenberg

ATTAC-Bruxelles présente

un formidable acte politique, une comédie burlesque,

une splendide expérimentation plastique, et un film d’amour très fort

Z32

du réalisateur israélien Avi MOGRABI

Z32 est le nom de code d’un ancien soldat de Tsahal.

Coupable de crime de guerre pour avoir participé

à une opération de représailles dans les territoires occupés.

A partir de son témoignage, Avi Mograbi réalise ici un film explosif.

Un film renversant, d’autant plus qu’il est sorti juste après l’offensive sur Gaza.

Courageux et tenace, Mograbi ne cède pas un pouce de terrain politique ou artistique

face à la machine de mort israélienne.

Une démarche hors normes, car elle interroge le cinéma à l’endroit où ça fait mal.

DÈS 20 HEURES 30, LE GRAND DÉBAT :

«GAZA, de l’enfer à l’enfermement… :

un an plus tard, c’est toujours la guerre»

avec les témoignages de militants des droits de l’Homme

qui viennent de visiter récemment les territoires occupés et la bande de Gaza…

dont

Marc ABRAMOWICZ

membre de l’association Pour une paix juste au Moyen-Orient

et Marianne BLUME

ex-professeur de français à l’université Al Azhar de Gaza

ARENBERG

26 Galerie de la Reine

Z32

Israël 2009 ê Durée : 81 minutes ê Prix d’entrée unique : 6,2 euros (sauf pour les Article 27)

Attac-Bruxelles 1, 16 avenue Nouvelle à 1040 Bruxelles

Téléphone : 0494 / 808 854 ê mail : bxl1@attac.be ê site : http://www.bxl.attac.be/spip/

« Comme la lumière parmi les nations »


Gilad Atzmon

« Israël est comme la lumière brillant parmi les nations », affirme la Torah. C’est vrai, et pas seulement parce que c’est la Torah qui le dit… : Israël est en avance sur tout le monde, sur bien des fronts. Tenez, par exemple : dans sa manière de terroriser des populations civiles et de pratiquer les tactiques les plus dévastatrices qui furent jamais inventées contre des vieillards, des femmes et des enfants.

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