Syrie: « Confessions » télévisées et manipulations


Par LEXPRESS.fr, publié le 06/10/2011 à 18:16

Syrie: "Confessions" télévisées et manipulationsune jeune fille présentée comme Zaïnab al-Hosni a été ehibée à la télévision syrienne le 5 octobre pour démentir les informations sur sa mort brutale dénoncée par desassociations de défense des droits de l’Homme.Copie d’écran de la télévision syrienne

Une opposante, un colonel et une ambassadrice qui réapparaissent à la télévision syrienne pour discréditer les contempteurs du régime de Bachar al-Assad. La bataille de la désinformation bat son plein à Damas.

Forte du soutien de la Russie et de la Chine à l’ONU, la Syrie, en marge de la brutale répression qu’elle exerce contre ses opposants, mène une nouvelle fois la bataille sur le plan de la communication.

afp.com

On se souvient de la vraie-fausse défection de l’ambassadrice de Syrie à Paris, Lamia Chakkour, en juin dernier. Selon plusieurs connaisseurs de la Syrie, il s’agissait d’une manipulation des services de renseignement de Damas visant à discréditer la chaîne d’information internationale France 24, jugée hostile au régime de Bachar al-Assad.

Le même scénario pourrait s’être reproduit, visant cette fois les organisations de défense de droits de l’Homme, avec l’apparition à la télévision syrienne, mercredi soir, d’une jeune fille présentée comme Zaïnab al-Hosni, pour démentir les informations sur sa mort brutale.

Amnesty, Human rights Watch et Zaïnab al-Hosni

L’histoire de cette jeune fille avait fait le tour du monde en septembre, après l’annonce par des organisations internationales des droits de l’Homme de la découverte de son corps décapité et démembré. « J’ai fui ma famille car mes frères me battaient. Mes parents ne savent pas où je suis », a affirmé ce mercredi cette jeune fille à la télévision syrienne. Vêtue de noir, elle a montré une carte d’identité avec le nom de Zaïnab al-Hosni.

« La famille de Zaïnab al-Hosni a confirmé que la jeune femme apparue à la télévision syrienne était bien Zaïnab al-Hosni », ont reconnu les organisations de défense des droits de l’Homme Amnesty international et Human Rights Watch (HRW). Amnesty et HRW « regrettent cette erreur d’identification » et affirment que l’erreur est venue de la famille qui pensait effectivement avoir reconnu le corps de Zaïnab. L’identité de la victime enterrée par la famille al-Hosni demeure inconnue, et les deux organisations ont appelé à une enquête indépendante pour déterminer qui elle est.

Un site pro-syrien en français

Bien organisée, la communication syrienne dispose d’un site de soutien en français, InfoSyrie qui dénonce les médias hostiles, « de CBS à Al Jazeera » qu’elle accuse de désinformation. On remarquera les cautions morales françaises de ce site: Alain Soral, ancienne « plume » de Jean-Marie Le Pen, et ami de Dieudonné, qui a claqué la porte du Parti en 2009 parce qu’il n’avait pas été désigné comme tête de liste frontiste pour les élections européennes en Île de France. Autre fan de Bachar al-Assad mis en avant par InfoSyrie, Gilles Munier, ancien secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes, suspecté d’avoir bénéficié de barils de pétrole de Saddam Hussein en récompense de son soutien au régime baasiste.

Les deux organisations qui ont demandé aux autorités de pouvoir se rendre en Syrie pour pouvoir enquêter sur ce cas et sur d’autres suspects, rappellent qu’elles sont interdites d’accès depuis le début de l’insurrection populaire en mars.

Amnesty avait annoncé que la jeune fille avait été enlevée par des hommes en civil le 27 juillet, apparemment pour faire pression sur son frère Mohammad qui participait à l’organisation de manifestations à Homs. Le 13 septembre, leurs parents ont été convoqués dans un hôpital militaire pour récupérer le corps de Mohammad, apparemment torturé et mort en détention. Ils ont alors découvert un corps, mutilé et défiguré, qu’ils ont cru être celui de Zaïnab mais ils n’ont été autorisés à le récupérer qu’après avoir signé un document selon lequel leurs enfants ont été tués par une « bande armée ».

Les opposants harcelés à l’étranger

Parallèlement à cette affaire, l’ambassade syrienne à Washington s’en est pris mercredi aux « allégations fausses » d’Amnesty international, selon laquelle le régime de Bachar el-Assad harcèle et menace des opposants en Europe et en Amérique.

Amnesty citait les cas de plus de 30 militants au Canada, au Chili, en France, en Allemagne, en Espagne, en Suède, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. « Rapport haineux », selon l’ambassade, qui évoque des « histoires inventées de toutes pièces ».

Le colonel Hussein Harmouche enlevé en Turquie?

Le mois dernier, un autre cas de vraie-fausse information a entouré la disparition du colonel Hussein Harmouche en Turquie, où il avait trouvé refuge, et sa réapparition à la télévision syrienne. La télévision publique a diffusé le 15 septembre des déclarations de cet officier qui avait fait défection au printemps. Début juin, Hussein Harmouche avait annoncé sa désertion dans une vidéo diffusée par des sites internet et des chaînes de télévision arabes en expliquant son « refus de tuer des civils sans armes ».

Pour l’opposition, le colonel Harmouche a vraisemblablement été kidnappé en Turquie et ramené de force au pays. Dans l’entretien diffusé par la télévision syrienne, Hussein Harmouche affirme avoir décidé de « rentrer » en Syrie de son propre chef et nie avoir été forcé d’ouvrir le feu sur des civils. Le 8 septembre, le frère de Hussein Harmouche était mort quelques heures après son arrestation dans le village d’Abline, dans le nord-ouest du pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Comment les opposants syriens se mobilisent depuis Paris


LEMONDE.FR | 05.09.11 | 14h49

Depuis Paris, la communauté syrienne garde un œil, voire deux, rivés sur la contestation qui gonfle dans son pays. Chacun a un père, un ami, une sœur, un proche directement confronté aux manifestations et à la répression sanguinaire, qui sont le quotidien de la Syrie depuis bientôt six mois. Chacun reste en contact régulier avec les siens restés au pays, reçoit des informations, des images parfois difficilement supportables. Pour manifester leur soutien, certains d’entre eux se rassemblent presque tous les jours, vers 17 h 30, sur la place du Châtelet. Musique pop arabe, exposition de dessins satiriques critiquant le régime de Bachar Al Assad, drapeaux agités, pétitions signées…

Comment communiquer avec un pays où Internet et les appels téléphoniques sont étroitement surveillés ? Comment agir depuis la France ? Quatre opposants, particulièrement engagés depuis le début de la « révolution syrienne », livrent leur témoignage :

Abdul Raouf Darwich, 62 ans, maître de conférences en mathématiques et président du Collectif du 15 mars pour la démocratie en Syrie.

Abdul Raouf Darwich, opposant syrien depuis 1982, préside le collectif du 15 mars.

Abdul Raouf Darwich, opposant syrien depuis 1982, préside le collectif du 15 mars.Angela Bolis


« J’ai quitté la Syrie il y a 37 ans. Je n’y ai jamais remis les pieds. Je suis parti parce que je voulais faire des études, or je n’avais aucune chance d’avoir une place dans une université sans piston d’un proche de la famille Assad. Là-bas, ton poste dépend de tes liens de proximité avec le régime.

Après quatre ans en Algérie, je suis venu en France et j’ai suivi des études de statistiques à l’université Paris 6. J’ai toujours été contre le régime, mais un peu comme tout le monde, sans agir. En 1982, après le massacre de Hama [où la répression d’une insurrection a fait plusieurs dizaines de milliers de morts], je suis passé du côté de l’opposition active. En France, on se rencontre entre opposants, on discute de ce qu’il faudrait faire pour sortir la Syrie de ce régime tyrannique… Mais on ne peut pas faire grand chose.

Dès le premier jour des manifestations, on a créé le Collectif du 15 mars pour la démocratie en Syrie. Avec un principe : qu’il soit indépendant de tout parti politique. On est une quarantaine de membres actifs, sans compter les sympathisants. On fait des tracts, on organise des manifestations, on fait passer nos messages dans la presse, on essaie de sensibiliser les pouvoirs publics français… Ici, notre rôle, c’est d’alerter l’opinion sur ce qui se passe en Syrie.

On reçoit sans cesse des informations de l’intérieur. Les gens prennent des risques considérables pour nous contacter. Ils peuvent être facilement identifiés et localisés : la compagnie Syriatel appartient en effet à Rami Makhlouf, le cousin de Bachar Al-Assad, qui transmet les informations directement aux services de renseignement.

On sait qu’il y a plus de 15 000 détenus, plus de 3 000 disparus, plus de 2 500 personnes tuées, plus de 20 000 réfugiés en Turquie, Liban, Jordanie. Les bandes armées du régime, les Chabbiha, arrivent dans les villages et tirent aveuglément sur la population. Des blessés ont été achevés dans les hôpitaux, des cliniques de campagne sont créées avec des médecins volontaires. Mais ils manquent de médicaments, de nourriture. Il y a des coupures d’électricité et d’eau pour faire pression sur la population.

Dans la région de Lattaquié, une grande ville côtière, beaucoup de gens ont fui et se cachent dans les montagnes, sous tente, pour échapper aux services de renseignement. Car, quand ils ne trouvent pas la personne recherchée, ils arrêtent des membres de sa famille. Et on sait ce qui se passe quand on est capturé par ces services. Il suffit de voir ce qu’ils ont fait à l’enfant de Hamza, devenu célèbre : ils l’ont rendu mort à sa famille, il était méconnaissable, il avait des balles partout dans le corps, de nombreuses traces de tortures, le sexe coupé.

On reçoit des vidéos trop terribles pour que je puisse en parler. C’est la grande différence avec le massacre de 1982 : les hommes politiques étrangers étaient au courant, mais il n’y avait pas d’images, donc ils préféraient fermer les yeux pour préserver leurs intérêts économiques. Là, grâce à Internet et aux portables, le régime ne peut plus cacher tranquillement la vérité. Le monde entier connaît mainenant sa nature criminelle, mafieuse, mensongère. »

Mohamad Taha, 40 ans, originaire de Palmyre, archéologue et coordinateur du Comité de coordination de soutien à la révolution syrienne.

Mohamad Taha était architecte à Palmir, en Syrie. Il est désormais à la tête du Comité de coordination de soutien à la révolution syrienne à Paris.

Mohamad Taha était architecte à Palmir, en Syrie. Il est désormais à la tête du Comité de coordination de soutien à la révolution syrienne à Paris.Angela Bolis


« En Syrie, je n’étais pas un opposant actif, mais disons que je ne me taisais pas assez. J’étais archéologue, et ce qui me posait problème, c’est que les proches du clan Assad construisaient des hôtels sur les sites archéologiques et y organisaient des vols. Je faisais tout pour les protéger. Avec la révolution, onze sites archéologiques ont été détruits par les chars de l’armée.

En 2005, le jour de mon mariage, les services de renseignement ont débarqué chez moi à 6 heures du matin. J’ai compris que ça devenait risqué. Depuis, je ne suis jamais retourné dans mon pays. Mais même à Paris, peu de Syriens osent manifester leur opposition au régime. La plupart d’entre eux ont de la famille ou des intérêts personnels au pays. Et l’ambassade n’hésite pas à faire pression : certains étudiants se sont fait supprimer leur bourse, d’autres ne peuvent pas renouveler leur visa. [Des opposants évoquent aussi des pressions par mails de l’ambassade : voir encadré].

Moi-même, j’ai été attaqué vendredi dernier [le 26 août] après le rassemblement de la place du Châtelet (lire le récit). Des hommes sont sortis de trois voitures, vers une heure du matin, et nous ont tabassés. Ils connaissaient ma tête, mon nom et mon prénom, alors que je ne les avais jamais vus. Ils m’ont menacé de me couper la tête, et ont essayé de m’écraser avec leur voiture. D’après la police, deux d’entre eux portaient des passeports diplomatiques. Cet événement a prouvé que les chabbiha n’étaient pas actifs qu’en Syrie, mais aussi en Europe, et même en plein cœur de Paris. Il faut envoyer un signal fort à l’ambassade, dire que son équipe n’est pas la bienvenue en France !

J’ai des échos très réguliers de l’intérieur de la Syrie. Dans chaque ville, il y a deux ou trois téléphones satellitaires qui permettent de ne pas se faire identifier. Dans les régions frontalières, les gens utilisent les réseaux libanais, turcs, etc. Dès qu’il se passe quelque chose, ils nous appellent. On a monté une structure, comme ça, depuis la révolution, pour relayer leurs informations, faire les « facteurs ». Tous les jours, c’est le même film : les gens manifestent pacifiquement, ils se font tuer. Mercredi, on me racontait que des snipers ont tiré sur des personnes dans le cortège d’un enterrement.

Dans ma ville, à Palmyre, sur environ 30 000 habitants sur place, il y avait 10 000 personnes dans la rue, mardi soir. Depuis le mois du ramadan, il y a des manifestations matin et soir. Le nombre de manifestants grossit de jour en jour. Aujourd’hui, même si ça dure depuis six mois, je sais que les gens ne s’arrêteront pas là. On sait que les services de renseignement ont une liste de 200 000 personnes avec tous les détails sur leur identité, et que si le mouvement s’éteint, ces manifestants se feront massacrer. Donc ils ne peuvent pas s’arrêter là… »

Source : Angela Bolis

Fahad Al Masri, 41 ans, né à Damas. Journaliste spécalisé dans les questions géostratégiques.

Fahid Al Masri est exilé depuis 15 ans en France. Il a entrepris de faciliter le rassemblement et la communication de l'opposition syrienne.

Fahid Al Masri est exilé depuis 15 ans en France. Il a entrepris de faciliter le rassemblement et la communication de l’opposition syrienne. Angela Bolis


« J’ai dévoilé mon opposition au régime en 2005, après l’assassinat du premier ministre libanais Rafiq Hariri. Mais en fait, tout a commencé quand j’avais treize ans. A l’école, une photo du président était incrustée dans notre uniforme. J’ai dit à un de mes camarades : « Enlève donc cette photo de merde ! » J’étais gamin, je ne connaissais rien à la politique.

L’élève a été convoqué chez le directeur de l’école et a rapporté mes propos. Par la suite, pendant plusieurs semaines, un officier des services spéciaux me convoquait tous les jours pour me poser des questions sur ma famille, les opinions politiques de mon père, etc. Il posait son arme à côté, comme si j’étais un criminel. Cette histoire m’a beaucoup touché. J’ai voulu faire de la politique pour être protégé de ces services.

Pour entrer à l’Institut de sciences politiques de Damas, il fallait alors être membre du parti Baas. Même si je n’étais pas en accord avec ses idées, je m’y suis impliqué activement. Jusqu’au jour où j’ai pu entrer à l’Institut. Deux semaines plus tard, on m’a viré, sans raison. Mon rêve était brisé. Plus tard, j’ai compris que c’était à cause de cet événement à l’âge de 13 ans, un point noir qui restera toujours dans mon dossier. Ça m’a ouvert les yeux sur mon pays, il m’a soudain paru très sombre, très fermé. Je voyais qu’au Liban ou en Turquie, il y avait la liberté de la presse, des droits. Je ne me retrouvais plus en Syrie.

Je suis parti, et j’ai trouvé à Paris un espace de liberté que j’ai pu exploiter au maximum à travers le journalisme. Ici, on pouvait critiquer des personnalités politiques, même le chef de l’Etat, sans que personne ne nous touche. Je trouvais ça génial ! J’ai même lancé un journal satyrique où on critiquait le régime syrien. Par contre, je dois dire que j’ai été extrêmement fâché quand Bachar Al-Assad a été invité par le président Sarkozy en 2008. J’ai eu honte de voir ce criminel au défilé du 14 juillet, dans le pays des mes enfants.

A Paris, j’ai rencontré l’opposition syrienne en exil. Je l’ai trouvée très faible, manquant de moyens financiers, divisée. La plupart des opposants sont de gauche, mais moi, je viens d’une famille de commerçants de Damas, je suis plutôt libéral. J’ai voulu bouger l’opposition, rassembler toutes ces tendances. Depuis le début de la révolution, j’en suis un peu l’attaché de presse : j’ai organisé sept conférences de presse, et bientôt un voyage d’une délégation d’opposants au Caire. Pour que l’Egypte libérée prenne maintenant sa vraie place dans le monde arabe et nous soutienne.

Depuis le printemps arabe, et même avant, j’étais certain que le régime syrien allait tomber un jour. Quand j’ai vu les premières images des manifestations à Damas, dans le quartier de mon enfance, à côté de la mosquée des Omeyyades, j’ai pleuré énormément. Les gens se rebellaient dans la capitale, malgré les forces de sécurité, malgré tout. J’ai retrouvé ma dignité de Syrien.

Aujourd’hui, après six mois de drame quotidien en Syrie, la communauté internationale doit réagir. Car les manifestations pacifiques ne suffiront pas à faire plier le régime. [Une position qui n’est pas partagée par tous les opposants, comme en témoigne la récente déclaration des Comités locaux de coordination, acteurs majeurs de l’organisation des manifestations en Syrie.]

Source : Angela Bolis

Le jour où la communauté internationale s’impliquera vraiment, je vous assure que le régime tombera rapidement. Car les officiers de l’armée se retourneront contre lui : il y a de plus en plus de défections, il y a les « officiers libres », rebelles de l’armée, qui sont de plus en plus actifs. Au moins 3 000 officiers sont détenus et 500 on²t été assassinés, la plupart du temps d’une balle derrière la tête. Parce qu’ils ont refusé de tirer sur les civils. »

Seif Al Hourieh (pseudo signifiant « Epée de la liberté »), 31 ans, né en France, conseiller en stratégie en entreprise, membre du Comité de coordination de soutien à la révolution syrienne.

Seif Al Hourieh est né en France et possède la double nationalité. Depuis la Révolution, il est cyber-activiste et œuvre pour la diffusion des images des manifestations envoyées depuis la Syrie.

Seif Al Hourieh est né en France et possède la double nationalité. Depuis la Révolution, il est cyber-activiste et œuvre pour la diffusion des images des manifestations envoyées depuis la Syrie.Angela Bolis


« Au début de la révolution, ça a été un peu chaotique. On s’est très vite lancé dans le cyber-activisme. On utilisait des ordinateurs avec des adresses IP masquées, et on envoyait des messages de soutien aux manifestants via les chaînes satellitaires arabes [messages de téléspectateurs qui défilent sur un bandeau en bas de l’écran]. On a aussi investi tous les réseaux sociaux, pour démultiplier les informations et trouver des débouchés à ceux qui nous envoyaient courageusement des films des événements. On essayait aussi de communiquer au maximum avec les Syriens de l’intérieur.

Au fur et à mesure, on s’est coordonné entre opposants de différents pays. On a commencé à créer des sortes d’agences de presse, à se répartir les tâches entre l’écrit, la réception des vidéos, leur acheminement vers les chaînes de télévision… Chaque jour, on reçoit un flux continu de vidéos. On a acquis des réflexes d’authentification des images : filmer des plaques d’immatriculation, des horloges ou une date. On est de plus en plus fluides et efficaces. On est organisé en réseau, c’est une structure horizontale, sans chef.

Il y a des sortes de chaînes officieuses, créées pour l’occasion, comme Shaam news et leur page facebook, comme Ugarit news, ou même la page facebook Syrian Revolution 2011. Elles postent des centaines de vidéos et font le lien avec des médias officiels comme France 24, CNN, BBC, Al-Jazira, etc.

On essaie au maximum de se faire l’écho de ce qui se passe là-bas, vu qu’il n’y a toujours pas de journalistes étrangers sur place. Certes, ça nous frustre de ne pas être aux côtés des manifestants en Syrie, car il y a beaucoup de colère et d’émotion. Mais on est 18 millions d’expatriés syriens, et on est aussi efficace d’ici. On a une liberté de mouvement absolue.

On fait aussi des actions spectacles. Par exemple, un groupe est entré dans la boutique de la compagnie Syrian Air et a décroché le portrait de Bachar Al-Assad. Ou on colle des affiches « Bachar Wanted » dans Paris. Il y a aussi des envois clandestins de téléphones satellitaires, qui permettent aux Syriens de transmettre des images et des informations sans se faire démasquer.

Aujourd’hui, les liens entre la révolution populaire et l’opposition doivent s’intensifier. Affaiblie par 41 ans de dictature, l’opposition commence à peine à se structurer, les jeunes de la révolution l’incitent à s’organiser. Car le mouvement est à l’initiative du peuple, des jeunes qui se sont conscientisés, mais demandent maintenant une représentation politique. Pour l’instant, on est concentré sur les événements en cours, mais on est sûr d’une chose : la fin du régime a sonné. »

Source : Angela Bolis

Angela Bolis

« Le Golfe ne veut pas de démocratie en Syrie »



Le Point.fr – Publié le 08/08/2011 à 20:09 – Modifié le 08/08/2011 à 20:24
Haytham Manna, opposant syrien en exil, révèle au Point.fr dans quelle mesure la Syrie est convoitée par l’ensemble du Moyen-Orient.
"Le Golfe ne veut pas de démocratie en Syrie"Jusqu’ici silencieux face à Bachar el-Assad, trois pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, ont rappelé leur ambassadeur à Damas. © Sana / AFP

Les pays arabes montent au créneau. Pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, en mars, trois pays du Golfe, dont la puissante Arabie saoudite, ont rappelé leur ambassadeur à Damas pour dénoncer la répression du régime de Bachar el-Assad. Cette décision sans précédent de la part des voisins de Damas a été suivie par un appel de la Ligue arabe à cesser « immédiatement » les violences. Promettant des réformes au « plus haut niveau de l’État », le président a nommé de son côté un nouveau ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, sans pour autant mettre un terme à la violence, qui a encore fait 52 morts dimanche. L’opposant Haytham Manna, en exil à Paris, porte-parole de la Commission arabe des droits humains et membre du Comité de coordination pour un changement démocratique en Syrie, a perdu lundi son frère, Maen Aloudat, ingénieur de 52 ans et coordinateur du mouvement des jeunes du 18 mars à Deraa (sud). Il explique au Point.fr pourquoi une Syrie démocratique irait à l’encontre des intérêts de ses voisins régionaux.

  Le Point.fr : Que pensez-vous de la nomination d’un nouveau ministre de la Défense ?

Il ne faut pas chercher à alimenter des solutions qui puissent jouer dans le sens de la violence. Nous sommes  en train de nous diriger vers une guerre civile. Or le chaos est justement la seule alternative prônée par le   pouvoir. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin des pays qui n’ont pas coupé leurs liens avec la Syrie pour qu’ils se rendent à Damas et qu’ils fassent passer un message. C’est le cas de l’Inde, de l’Afrique du Sud, du Brésil et même du Liban et de l’Iran. Bachar n’entendra que ses alliés, pas la France et les États-Unis, qu’il considère comme ses ennemis.

Avez-vous un plan précis ?

J’ai eu des contacts avec plusieurs États qui vont dépêcher des délégations à Damas. Nous avons également rendez-vous la semaine prochaine avec Nabil al-Arabi, secrétaire général de la Ligue arabe, pour obtenir l’envoi de représentants en Syrie. Nous ne le faisons pas de gaieté de coeur, mais parce que nous devons à tout prix faire en sorte d’obtenir au moins quelques jours de cessez-le-feu de la part de l’armée.

Que pensez-vous de la récente décision de l’Arabie saoudite, du Bahreïn et du Koweït de rappeler leur ambassadeur ?

Les pays du Golfe souhaitent dévier la résolution du conflit syrien vers des aspects plus confessionnels que démocratiques. Les Saoudiens ne recherchent, eux, qu’une seule chose : renforcer la position des islamistes au sein des forces politiques syriennes, pour supplanter l’Iran dans ce pays. L’Arabie saoudite n’a que faire de la démocratie en Syrie, pourvu qu’elle obtienne une meilleure relation avec Bachar el-Assad. Les pays du Golfe ne veulent pas voir apparaître un exemple démocratique à leurs frontières, car ils le considèrent comme un véritable danger pour leur régime. N’oublions pas que Riyad détient plus de 9 000 prisonniers politiques.

Que pensez-vous de l’initiative de la Turquie d’envoyer son ministre des Affaires étrangères à Damas ?

C’est une bonne démarche, mais elle doit se faire sous le signe de la protection de la population civile en tant que devoir humanitaire international. Malheureusement, les Turcs ont toujours négocié avec les Syriens selon leurs propres intérêts. Le Premier ministre Erdogan ne verrait pas d’un mauvais oeil l’existence d’un autre pays gouverné par un parti islamique. Lors de notre voyage en Turquie, à la frontière syrienne, nous avons découvert que de nombreux laïcs élus par les réfugiés syriens pour les représenter avaient tous été arrêtés et remplacés par des islamistes. La montée de l’influence de la Turquie en Syrie en ferait, d’autre part, une force régionale incontestable.

Comment expliquez-vous l’imperméabilité de Bachar el-Assad à la pression internationale ?

Pour la diplomatie syrienne, l’Europe n’existe pas. Il n’existe même plus de diplomatie dans la situation actuelle. La politique du pouvoir consiste à assassiner tout ce qui est politique au nom de la sécurité, et tout ce qui est diplomatique au nom du complot.

source

Message de Anonymous au peuple syrien


Ajoutée par le  7 août 2011

Anonymous s’est emparé du site du ministère syrien de la défense le 8 août 2011,  et a  affiché ce message adressé au peuple syrien.

Transcription

Au peuple syrien : le monde entier est avec vous contre le régime brutal de Bachar al-Assad. Sachez que le temps et l’histoire sont de votre côté -les tyrans utilisent la violence parce qu’ils n’ont rien d’autre,  et plus ils sont violents, plus ils se fragilisent. Nous saluons votre volonté d’être non-violents fasse à la brutalité du régime et nous admirons votre désir de poursuivre la justice et non pas la vengeance. Tous les tyrans tomberont,  et grâce à votre bravoure, Bachar al-Assad est le prochain.

Aux soldats syriens : vous êtes responsables de la protection du peuple syrien et quiconque vous donne l’ordre de tuer des femmes, des enfants et des vieillards, mérite d’être jugé pour trahison. Aucun ennemi extérieur ne pourrait causer autant de ravages à la Syrie que ne l’a  fait Bachar al-Assad. Défendez votre pays-soulevez-vous contre le régime !-Anonymous

Les USA financent en secret un Web résistant à la censure


[anniebannie : on parle des dissidents; c’est quels dissidents ? Ceux qui ont l’approbation d’USraël ?]

Par Benjamin Ferran
14/06/2011 | Mise à jour : 19:27 Réactions (8)
Cette valise est un projet de «New America Foundation» une officine de recherche «non partisane».
Cette valise est un projet de «New America Foundation» une officine de recherche «non partisane».

Le département d’État américain consacre plusieurs dizaines de millions de dollars à des projets permettant de se connecter à Internet dans les pays qui censurent les télécommunications.

Les États-Unis veulent donner la parole aux dissidents frappés par la censure d’Internet dans leurs pays. Ces derniers mois, l’administration Obama a apporté son soutien financier à plusieurs projets qui visent à maintenir les connexions à Internet des ordinateurs et des téléphones en dépit des coupures de réseau, comme celles qui ont frappé l’Égypte et la Syrie dernièrement.

Le projet le plus emblématique a reçu un financement de 2 millions de dollars du département d’État américain, a révélé le New York Times ce dimanche. Il s’agit d’une valise de voyage en apparence ordinaire, mais bourrée de nouvelles technologies, qui doit permettre de déployer un Internet alternatif, en théorie impossible à surveiller. Suffisamment compacte pour passer inaperçue, elle pourrait être prochainement confiée à des opposants politiques, en Syrie, en Iran ou en Libye, afin qu’ils continuent à planifier leurs opérations et à communiquer sur les réseaux sociaux.

Si le projet tient en apparence du film d’espionnage, la technologie utilisée n’est pas totalement nouvelle. Il s’agit d’une application du «mesh network» (réseau maillé), qui transforme les ordinateurs et les téléphones portables en émetteurs Wi-Fi. Ainsi, ce sont les appareils qui font office de réseau. La valise contiendra un PC pour administrer le système, des clés USB et des CD pour paramétrer les terminaux ainsi que des antennes-relais, qui amplifieront le signal sur plusieurs centaines de mètres. L’ensemble devra tout de même être relié à Internet, par des lignes fixes, mobiles ou par le satellite.

«Nous sommes déterminés à aider» les dissidents

Pour s’assurer qu’Internet et les mobiles continuent de fonctionner en cas de coupure totale, les États-Unis financent aussi en parallèle la création de réseaux privés à l’intérieur de pays étrangers, en implantant cette fois eux-mêmes des antennes-relais dans leurs bases militaires. Le département d’État et le Pentagone ont dépensé quelque 50 millions de dollars dans une initiative de ce genre en Afghanistan, où les infrastructures du réseau officiel sont régulièrement la cible des talibans.

Ces projets, qui fédèrent des diplomates, des ingénieurs de l’armée, de jeunes développeurs sensibles à la liberté d’expression et des dissidents politiques, figurent parmi les priorités de l’administration Obama et de sa secrétaire d’État, Hillary Clinton. «Nous voyons de plus en plus de personnes qui utilisent Internet et le mobile pour faire entendre leurs voix. Il y a une opportunité historique de changement [et] nous sommes déterminés à les aider», plaide la responsable de la politique extérieure américaine auprès du quotidien new-yorkais.

Le département d’État américain consacrera 70 millions de dollars cette année. Durant la guerre froide, les États-Unis produisaient des émissions de radio diffusées dans le bloc de l’Est sur «Voice of America». Plus récemment, Washington a apporté son soutien au développement de logiciels qui préservent l’anonymat des utilisateurs dans des pays comme la Chine, rappelle le New York Times.

[anniebannie aime assez ces deux commentaires:

AvatarSalim Bellazoug

J’adore le côté secret de cette opération dont sous les médias parlent. 🙂
Le 14/06/2011 à 20:08

AvatarDivers76

Bonne idée, car bientôt cela pourra aussi être utile en Europe où la démocratie et surtout la voix du peuple a de plus en plus de mal à se faire entendre…]

Soirée samedi 11 juin : Le Printemps Arabe


Du Maroc au Bahreïn

من المغرب إلى المشرق

soutenons la révolution des peuples

مساندة ثورة الشعوب

Soyons solidaires pour soutenir

la quête de liberté de nos peuples respectifs

لكي نتحد لمساندة  شعوبنا في بحثهم للحرية

Marocains, Algériens, Tunisiens, Libyens, Egyptiens, Jordaniens,

Palestiniens, Syriens, Irakiens, Yéménites, Bahreïnites

المغرب-الجزائر-تونس-ليبيا-مصر-الأردن
فلسطين – سوريا -العراق-اليمن-البحرين

Soirée de rencontre

سهرة لقاء

des différentes communautés

  لمختلف الطوائف
Bilan , Réflexion   et Débat
موازنة, تأمّل وجدل

comment sauvegarder ensemble nos révolutions et atteindre

nos revendications

مل الحلّ للمحافضة معًا لثوراتنا والحصول على مطالبنا

Samedi 11 Juin 2011 19h –

38 Rue Melsens 1.000 B (Pl. Ste Catherine)

Samedi 11 Juin 2011                                                     Modérateur: Raouf Ben Ammar
18h –                                                                                        ORATEURS
38 Rue Melsens 1000 Bruxelles                                     Maroc : Fadi Benaddi
(Place Sainte Catherine)                                                  Tunisie: Hajer Triki
Lybie   : Abdelbaset Mohamed
PROGRAMME: 18 H ACCEUIL                              Egypte : Md Sayed al Ghryany
1ere PARTIE                                                                Bahreïn: Hani Alrayes

19 h Bilan de la situation des différentes révolutions       Palestine: Fatima Ghorra

20 h La parole à la salle                                                   Syrie :  Hassan Addaher
20h 45: PAUSE
2eme PARTIE
21 h: Comment sauvegarder ensemble
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Plus d’un millier de Syriens ont fui en Turquie en 24 heures


LEMONDE.FR avec AFP | 09.06.11 | 10h28  •  Mis à jour le 09.06.11 | 16h51

 

Un camp de réfugiés en Turquie, près de la frontière syrienne, le 9 juin.

Un camp de réfugiés en Turquie, près de la frontière syrienne, le 9 juin.REUTERS/OSMAN ORSAL

1 250 nouveaux Syriens fuyant la répression sont arrivés en territoire turc ces dernières vingt-quatre heures selon l’agence de presse turque semi-officielle Anatolie, qui précise que depuis le début de la contestation en Syrie, il y a trois mois, ce sont 1 777 réfugiés au total qui sont pris en charge par le Croissant-Rouge, à Yayladagi (province de Hatay) après avoir passé la frontière nord-ouest de leur pays.

La ville turque, située à l’extrémité d’une langue de terre s’enfonçant de 150 km vers le sud, est une sorte de poste avancé de la Turquie au Proche Orient. La ville syrienne de Jisr Al-Choughour, où l’armée mène des opérations de ratissage meurtrières, n’est qu’à une quarantaine de kilomètres. C’est donc là, derrière les grilles d’un ancien centre de traitement du tabac, que le Croissant-Rouge turc a érigé fin avril, après l’arrivée d’un premier groupe d’environ 250 Syriens, un village de tentes capable d’accueillir des milliers de réfugiés.

Pour l’heure, seule une centaine de tentes ont été montées, sur six hectares, mais 900 autres sont prêtes à l’emploi, selon des chiffres fournis fin avril par le Croissant-Rouge, qui mentionne aussi 8 500 couvertures et des équipements de cuisine pour 10 000 personnes.

LE SOUVENIR DU MASSIF EXODE KURDE

Ces derniers jours le rythme des arrivées s’accélère. Et Ankara ne veut pas revivre le drame de l’exode massif des Kurdes d’Irak en Turquie, en 1991. A cette époque, les forces de Saddam Hussein avaient lancé une vaste offensive contre ce peuple dans le nord du pays. Des centaines de milliers de Kurdes d’Irak avaient fui en Turquie, qui débordée, avait laborieusement tenté de venir en aide à ces populations, avec l’aide internationale. Mais des dizaines de réfugiés étaient morts de maladies et de blessures.

« Nous avons pris toutes les précautions nécessaires à la frontière », a cependant affirmé, mercredi, le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, soulignant que la situation était pour le moment « sous contrôle ». Et le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a assuré que les frontières de la Turquie restaient ouvertes aux réfugiés syriens.

POSITION INCONFORTABLE D’ANKARA FACE À DAMAS

« Sous contrôle », la diffusion des informations l’est également : impossible pour les journalistes de pénétrer dans le camp. Tout juste peut-on apercevoir, entre les grilles, quelques fillettes syriennes faire de la balançoire. Même le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés n’a pas été convié dans l’enceinte, selon un des ses responsables.

Hors de question également de parler avec les réfugiés qui viennent de franchir la frontière : ils sont immédiatement pris en charge par des unités de gendarmerie, qui dirigent les personnes valides vers le camp, les blessés vers des hôpitaux, où la consigne est de ne pas admettre la presse.

C’est que la Turquie, qui a aboli les visas avec la Syrie, se trouve dans une position inconfortable : la capitale turque a noué ces dernières années des liens étroits avec Damas, et elle redoute la chaos qui pourrait s’installer chez son voisin en cas d’une chute de Bachar Al-Assad. « Le gouvernement turc ne veut pas trop parler de ce qui se passe ici parce qu’il a peur qu’Assad lâche sur la Turquie les rebelles kurdes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) », avance un dissident syrien installé à Antakya, parlant sous couvert de l’anonymat.

RAPPORTS ALARMANTS

Le chef du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a jugé très préoccupant le grand nombre de Syriens qui fuient la répression, et souligne la nécessité d’aider ces réfugiés en Turquie, mais aussi dans le nord du Liban, où cinq mille réfugiés syriens au moins ont été dénombrés depuis avril.

Navi Pillay, haut-commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme, a appellé, jeudi, les autorités syriennes « à cesser leurs attaques » contre leur peuple. « Nous recevons un nombre croissant de rapports alarmants indiquant les efforts continus du gouvernement syrien pour écraser impitoyablement les manifestations civiles », affirme-t-elle dans un communiqué. « Il est tout à fait déplorable qu’un gouvernement essaie de soumettre sa population par la force, en utilisant des chars, de l’artillerie et des tireurs d’élite », a-t-elle ajouté.

Mme Pillay exhorte ainsi Damas « à cesser ses atteintes aux droits les plus fondamentaux de son propre peuple ». De son côté, le Conseil de sécurité des Nations unies a commencé à débattre d’un projet de condamnation de la répression en Syrie.

Recevant le nouvel ambassadeur de Syrie auprès du Saint-Siège, Hussan Edin Aala, le pape Benoît XVI a pour sa part demandé aux autorités syriennes la « reconnaissance de la dignité inaliénable de la personne humaine ».

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