Sarkozy arrosait la police


La , dans un impayable rapport consacré aux rémunérations des forces de l’ordre, et rendu public le 18 mars, explique comment Nicolas s’est payé police et gendarmerie.

sarkozy politique fiscale Sarkozy arrosait la policeEn 150 pages, les magistrats démontrent comment Nicolas Sarkozy a réussi l’exploit de supprimer des postes de fonctionnaires ( 7236 équivalents temps plein entre 2005 et 2011) tout en aggravant le déficit des comptes de la nation. Employer moins pour dépenser plus…

L’explication est simple. Pendant qu’il supprimait des emplois,Sarkozy achetait le silence social grâce à l’octroi d’une myriade de primes. Ces « mesures catégorielles » ont coûté entre 2008 et 2011 plus de 450 millions d’euros. Pour la seule année préélectorale 2011, les policiers ont ainsi reçu 62 millions de primes, et les gendarmes 49 millions. Résultat, écrit la Cour des comptes, « le coût annuel supplémentaire au cours de la période 2008-2011 a été largement supérieur aux économies résultant des réductions d’effectifs« .

Pour payer ces 240 000 fonctionnaires, les ministres de l’ Intérieur successifs n’ont pas hésité à piquer dans les réserves, obtenant le « déblocage de la réserve de précaution« , l’argent que l’Etat met de côté en cas d’urgence. Chaque fois, le contrôleur budgétaire et comptable ministériel a « émis des réserves, proposé des économies« . Chaque fois, il s’est fait renvoyer à sa calculette.

Claude , le dernier ministre de l’ Intérieur de Sarkozy, s’est mis, lui, carrément hors la loi. En juillet 2011, il crée les « patrouilleurs », pour mettre du bleu sur la voie publique. A 9 mois de la présidentielle, ça ne pouvait pas faire de mal. Pour payer les heures sup de cette police de proximité new look, il n’a pas lésiné. L’heure supplémentaire doit, légalement, être payée 12 euros. Les patrouilleurs ont touché plus de 26 euros. Montant de la facture: 22 millions d’euros. Et tout ça pour ne pas être élu.

source: le canard enchainé

Twitter Censure des Comptes Non Favorables à Nicolas Sarkozy


Dans un mouvement sans précédent en France, le réseau Twitter a suspendu quatre comptes d’utilisateurs Twitter entre le 16 et le 18 février 2012. Le point commun de ces comptes est leur caractère parodique et caricatural de la campagne présidentielle du Président sortant Nicolas Sarkozy. Internet Sans Frontières est préoccupée par la censure politique opérée par ce réseau social à moins de 62 jours de l’élection présidentielle française.

Cache du compte Parodique @_nicolassarkozy avec sa mention de caricature

Cache du compte Parodique @_nicolassarkozy avec sa mention de caricature

Cette évidente  censure du plus grand réseau social de microbbloging quelques heures après la création d’un compte officiel Nicolas Sarkozy inquiète Internet Sans Frontières et la communauté de défense de la liberté d’expression en ligne en France. La création  d’un compte officiel de Nicolas Sarkozy sur cet espace ne devrait aucunement signifier mise à mort de tous les comptes twitter qui critiquent, carricaturent ou parodient la campagne ou la personne du Président de la République.

Une chose est certaine, le processus de certification d’un compte sur Twitter suppose une rencontre, un échange pour la vérification entre les membres de la société Twitter et la personne ou l’équipe proche de la personne dont le compte est certifié.

Le 15 février, le compte officiel et certifié sur Twitter de Nicolas Sarkozy était créé quelques heures avant sa déclaration de candidature. Le 16 février, Twitter censurait le compte @_nicolassarkozy. Ce compte parodique existait depuis  septembre 2010. Son caractère parodique était inéquivoque. Il ne violait donc pas les conditions générales d’utilisation de Twitter, qui précisent qu’en cas de compte parodique, lamention précisant le caractère caricatural ou parodique du compte doivent figurer dans l’intitulé de celui-ci. Les archives récupérées de ce compte montrent qu’il respectait absolument cette exigence du contrat Twitter.

Capture d'écran du compte censuré @sarkozyçasuffit

Capture d’écran du compte censuré @sarkozyçasuffit

Trois autres comptes ont également été passés sous la lame de la censure de Twitter. Ces comptes ne comportaient pas le nom de Nicolas Sarkozy mais critiquaient ou moquaient sa campagne. Pour Internet Sans Frontières, il s’agit d’une censure inacceptable, faite en violation même des conditions générales d’utilisation de Twitter qui concèdent à l’utilisateur un droit sur son contenu. Les comptes en question ont été purement et simplement suspendus par Twitter :

https://twitter.com/#!/mafranceforte

https://twitter.com/#!/fortefrance

https://twitter.com/#!/SarkozyCaSuffit 

Archives du compte censuré @_nicolassarkozy

archive_status__nicolassarkozy.zip Archive Status _nicolassarkozy.zip  (140.86 Ko)

 

Source : http://www.internetsansfrontieres.com/Twitter-Censure-des-Comptes-Non-Favorables-a-Nicolas-Sarkozy_a396.html

La police de Sarkozy réprime la solidarité avec l’Egypte !


Olympe Naularis

 

Mardi 1er février 2011

Alors que les manifestations au Caire contre le régime de Moubarak continuent de braver le couvre-feu, la police et l’armée (qui ont déjà fait 125 morts), les Egyptiens de Paris s’étaient donné rendez-vous, samedi après-midi, devant leur ambassade, pour un rassemblement de soutien à leurs compatriotes. Malgré la posture diplomatique du gouvernement français, qui n’a de cesse d’appeler au « calme » et à la « retenue », ce rassemblement s’est terminé dans le sang et par une centaine d’arrestations. Motif des CRS : personne n’avait déposé de demande d’autorisation de manifester.

C’est une véritable rafle qui s’est déroulée samedi soir sur les Champs Elysées, à la fin du rassemblement de soutien aux Egyptiens. Tout avait pourtant bien commencé : à l’appel de collectifs, 500 personnes s’étaient réunies dès 14h devant l’ambassade d’Egypte, dans le 8ème arrondissement de Paris, pour protester contre la dictature de Moubarak. A quelques mètres de l’ambassade, pas de « casseurs » ni de « jeunes excités », mais des familles égyptiennes, des Tunisiens et des militants politiques venus dire leur solidarité avec les populations du Caire, d’Alexandrie, d’Algérie et de Gaza.

Beaucoup de manifestants étaient surtout venus s’échanger des informations sur la situation en Egypte, les communications téléphoniques et internet étant coupées depuis plusieurs jours sur décision du gouvernement égyptien. Les uns criaient « Moubarak dégage ! », les autres chantaient, certains grimpaient aux arbres pour y accrocher des drapeaux sous les ovations de leurs camarades, tandis que d’autres brûlaient une petite photo de Moubarak imprimée sur une feuille format A4, et tout le monde se félicitait de ce « souffle de liberté » venu du monde arabe. Une ambiance plutôt bon enfant, en somme.

Beaucoup de policiers

La présence d’une demi-douzaine de voitures de police et de quelques cars de police aux alentours du métro Kleber, ainsi que le barrage dressé entre eux et leur ambassade par huit camions de CRS, n’avaient pas l’air de gêner les manifestants. Aucune insulte, aucun affrontement, aucun incident ne s’est produit : les Egyptiens n’étaient pas là pour manifester contre le gouvernement. Certains se sont même demandés ce qu’Olivier Besancenot faisait là, avec eux. « On est venus dire notre solidarité, nous aussi, même si on est pas égyptiens », leur ont répondu des militants du NPA.

Ni armés, ni en colère, ni énervés, les Egyptiens n’étaient pas venus en découdre. Au contraire même. Désireux de ne surtout rien faire qui pourrait froisser la police française, ils ont hésité longtemps avant de partir en manifestation ; ils voulaient être sûrs que cela ne « gênerait pas la police ». Vers 17h, finalement, ils ont formé un cortège. Le temps qu’ils prennent cette décision, les rangs s’étaient considérablement vidés : certains étaient partis vers le métro Ternes, les autres vers Monceau, beaucoup étaient rentrés chez eux à cause du froid. La plupart des militants politiques, notamment, étaient partis. Ne restaient que des Egyptiens et des Tunisiens, qui se sont dirigés vers le seul côté de la rue qui n’était pas bloqué par la police.

Une souricière en plein milieu des Champs Elysées

Un cortège de 200 personnes s’est donc mis en route vers les Champs Elysées, qu’il a descendu sans encombre jusqu’au milieu de l’avenue, dépassant la station Georges V. Au fur et à mesure, les derniers militants politiques quittaient le cortège pour rejoindre le métro, mais les Egyptiens, eux, gagnés par l’effervescence de leur pays, ne pensaient pas à rentrer chez eux.

Au moment où il est devenu évident qu’il n’y avait plus de Blancs dans la manifestation, des dizaines et des dizaines de policiers ont surgi, encerclant les manifestants à la hauteur de la rue Quentin Bauchart. Pendant une trentaine de minutes, les CRS sont restés immobiles, resserrant les rangs des manifestants, empêchant les gens de se disperser, de repartir ou de sortir de la manifestation. Lorsque les manifestants ont commencé à montrer des signes d’impatience, les CRS leur ont envoyé du gel lacrymogène, qui contrairement au gaz ne s’évapore pas : il imprègne la peau ou les vêtements, « optimisant » la sensation de brûlure et la gêne respiratoire.

Au moins 5 blessés et une centaine d’arrestations

Etouffant et toussant, les manifestants ont essayé de sortir de cette souricière, mais les policiers les ont contenus à coups de matraque, dans le dos, les jambes et les bras. Au fur et à mesure que la police avançait ou reculait (selon les endroits), on pouvait voir des manifestants au sol : un premier recevait des coups de pieds de la part d’un policier dans la tête et avait le visage en sang, il ne bougeait plus. Un deuxième était visiblement inanimé, une fille à genoux à côté de lui le secouait. Un troisième était au sol, saisi de convulsions. Les policiers arrêtaient les manifestants à tour de bras et le cordon qu’ils formaient rendait la visibilité quasi nulle : impossible de dire combien il y a avait de blessés.

Mais rapidement, les pompiers se sont trouvés débordés. Leurs camions étant trop petits pour faire monter tous les blessés, les policiers ont réquisitionné le magasin Toyota des Champs Elysées pour en faire un hôpital de fortune. Vers 20h un cordon de CRS s’est installé devant le magasin (qui est entièrement vitré) pour qu’on ne puisse pas voir ce qui se passait à l’intérieur. Les blessés ont ensuite été évacués vers l’hôpital Bichat, tandis que les personnes arrêtées étaient transportées au commissariat. Au total, sur les Champs Elysées et sur la place des Ternes, la police a procédé à 97 arrestations. Pour contrôle d’identité, puisqu’aucun manifestant n’a commis de délit.

Les CRS expliquent leur intervention

Vers 21h, des militants du NPA qui avaient assisté à toute la scène, ont pu communiquer les adresses des commissariats où étaient retenus les manifestants. Un rassemblement de soutien s’est formé spontanément devant le commissariat du 18ème arrondissement. D’après un responsable du commissariat, 97 personnes ont été arrêtées, puis relâchées vers 22h30. Toujours d’après la police, il n’y a pas eu de blessés. Et le motif des ces arrestations et de la charge des CRS, expliqué par un porte-parole de la police, est le suivant : personne n’avait déposé au préalable de demande d’autorisation pour une manifestation et aucun parcours n’avait été déposé auprès de la préfecture de police.

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Dernières mises à jour


Source : NPA
http://www.npa2009.org/…

Sarkozy à nouveau « trou du cul » du web


Rédaction en ligne

le Soir du lundi 06 septembre 2010, 12:56

Nicolas Sarkozy est à nouveau victime depuis ce week-end d’un « google bombing », un référencement sauvage qui fait apparaître sa page Facebook en tête des résultats Google liés aux mots-clés « trou du cul ».

Sarkozy  à nouveau « trou du cul » du web

Le phénomène ne dure jamais plus de quelques jours, mais il fait mal à la com’. Le président français, dont le gouvernement entame une semaine périlleuse (retraites, sécurité) après des semaines difficiles (affaire Bettencourt, Roms), n’avait pas besoin de ça. Un « Google bombing ». Relevant plus de la mauvaise blague que du piratage, ce phénomène fait correspondre un mot-clé et un résultat à priori peu cohérents. « Trou du cul » et l’adresse de la page Facebook de Nicolas Sarkozy, par exemple.

Comment ça ? Par l’action conjuguée de sites internet et d’internautes : plus ils sont nombreux à associer le mot-clé et l’adresse choisis, et plus le système d’exploitation de Google fait remonter cette référence dans la hiérarchie de ses résultats. « Parfois, en faisant appel à cette pratique, des farceurs peuvent générer des résultats étranges », a tenu à souligner Google dans un communiqué. « Dans ce cas précis, un certain nombre de webmestres ont utilisé l’expression en question pour pointer vers la page Facebook de Nicolas Sarkozy, la faisant ainsi remonter parmi les résultats de recherches liés à cette requête ». « Nous ne soutenons pas cette pratique, ni aucune autre visant à altérer l’intégrité de nos résultats de recherche, mais en aucun cas cette pratique n’affecte la qualité générale de notre moteur de recherche dont l’impartialité reste, comme toujours, au centre de notre action », a souligné Google.

Le moteur de recherche indique que ses résultats « sont générés par un algorithme qui classe, entre autres, les pages web en tenant compte de la relative popularité des sites qui pointent vers ces pages », comme il l’avait déjà expliqué en juillet 2009, alors que le président français était la cible de la même pratique, qui renvoyait vers le site de sa campagne (sarkozy.fr).

(avec afp)