Le CRIF tente de détruire une exposition photo sur les massacres à Gaza


VIDEO DE L’EXPO CLIQUEZ ICI

Publié le 21-11-2010

Appliquant le mot d’ordre lancé par le CRIF, une trentaine de voyous dont certains (mais pas tous) encagoulés et munis de casques de moto ont attaqué dimanche en début d’après-midi le Musée d’Art Moderne de Paris (11 Avenue Wilson, 7016 – Paris – M° Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9), pour tenter de détruire une exposition photographique consacrée aux massacres d’Israël de décembre 2008 – janvier 2009 dans la bande de Gaza. 

Les voyous ont tenté d’atteindre la galerie d’exposition au sous-sol du musée pour saccager le travail du photographe Kai Wiedenhöfer. Sans succès : l’accès leur a été barré par le service de sécurité du musée.

Ils ont alors perturbé l’entrée des visiteurs en scandant des slogans hostiles à la direction du Musée d’Art Moderne et apposé des autocollants sur lesquels on pouvait lire : « Antisionisme=Antisémitisme politique //A bas l’antisémitisme d’où qu’il vienne //Le palestinisme actif, c’est l’activisme antijuif//Stop au palestinisme antijuif ».

Les émules des nazis, qu’ils s’appellent CRIF ou LDJ, n’ont évidemment pas craint, dans leur assaut, de tenter de saccager les multiples œuvres exposées aux côtés des photographies de Gaza dans l’enceinte du Musée d’Art Moderne (MAM), à savoir les toiles de Pablo Picasso, Henri Matisse, Amadeo Modigliani, Marc Chagall ou Henri Matisse.

Pas plus qu’ils ne se souciaient, quand ils attaquaient la librairie Résistances à Paris en juillet 2009, de savoir si les livres qu’ils détruisaient avaient pour auteurs Mahmoud Darwish ou Primo Levi. Car les dirigeants du CRIF Prasquier, Goldnadel, Ghozlan et leurs protégés commis aux basses besognes sont des fascistes : comme le nazi Goebbels, quand ils entendent le mot « culture », et que ladite culture ne leur plait pas, ils dégainent, en effet.

Des lecteurs de cet article pourraient s’interroger sur le fait que nous accusons du forfait de dimanche le CRIF, vitrine « présentable » du lobby israélien en France, et non pas la seule « Ligue de Défense Juive », dont on ne savait pas encore, dimanche soir, si elle revendiquerait l’attentat contre le Musée.

La raison en est simple, et c’est le CRIF lui-même qui l’a donnée, la semaine dernière, en appelant à la suppression de l’exposition, comme on peut le lire sur le site de cette officine : http://www.crif.org/index.php ?page=articles_display/detail&aid=22403&artyd=9

TOUS AU MUSEE DES MARDI 23 NOVEMBRE

Hommage au martyre du peuple de Gaza, l’exposition de Kai Wiedenhöfer connait depuis son ouverture le 5 novembre un succès mérité, dont a rendu compte la chaîne France 3 dans un de ses reportages : http://culturebox.france3.fr/all/29623/gaza-2010-regards-sur-une-terre-meurtrie-par-kai-wiedenhoder#/all/29623/gaza-2010-regards-sur-une-terre-meurtrie- par-kai-wiedenhofer

Dimanche matin encore, quelques heures avant l’assaut des voyous, un public nombreux, attentif et recueilli, se pressait dans la salle où sont exposées les terribles photos.

C’est pourquoi nous appelons tous les lecteurs de notre site, et au-delà, à visiter, dès mardi 23 novembre à 10 heures l’exposition « Gaza 2010 », 11 avenue du Président Wilson, 75016 – Paris (M° Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9).

Nous vous invitons également à téléphoner au directeur du MAM, M. Ergot, au 01 53 67 40 00, pour lui dire qu’il en va de sa dignité de résister au terrorisme, et de maintenir les conditions normales d’accueil à l’exposition Gaza, soit du mardi au vendredi, de 10 heures à 18 heures.

Note : en raison de la présence d’une exposition spéciale, l’accès aux collections permanentes (et à l’exposition Gaza) se fait sur le côté du Musée, en passant dans la cafeteria.

CAPJPO-EuroPalestine

Changement : les sionistes font preuve de tolérance


Gilad Atzmon


J’ai passé les 10 dernières années à parler de l’idéologie nationale et de la politique tribale juives.

(JPG) Pendant mon exploration de ce que représentent le sionisme et Israël, j’ai finalement compris que c’est en fait la gauche juive – et les marxistes juifs en particulier – qui nous fournissent un aperçu adéquat de l’identité juive contemporaine, la suprématie tribale, les politiques marginales et le tribalisme.

« La gauche juive » est essentiellement un oxymore. C’est une contradiction dans les termes parce que la « judéité » est une idéologie tribale, tandis que « la gauche » est traditionnellement censée aspirer à l’universalisme. Au premier abord, la « gauche juive » ne se distingue pas, du moins catégoriquement, d’Israël ou du sionisme : après tout, c’est une tentative de former encore un autre « club politique réservé aux seuls juifs ».

Mais en ce qui concerne le mouvement de solidarité palestinienne, son rôle est de plus en plus discuté, parce que d’une part, on peut voir l’ avantage politique qu’il y a à pouvoir signaler quelques « bons juifs » et d’insister sur le fait qu’il y a des juifs qui « s’opposent au sionisme en leur qualité de juifs ».

Néanmoins, en revanche, accepter la légitimité d’une telle affaire politique à orientation raciale équivaut en soi à accepter encore une autre forme ou expression du sionisme, parce que le sionisme prétend que les juifs sont avant tout juifs et qu’ils ont intérêt à fonctionner politiquement en tant que juifs.(1)

Dans une certaine mesure, il est donc clair que l’antisionisme juif est en soi encore une autre forme de sionisme.

La « dissidence juive » joue deux rôles principaux : d’abord elle s’efforce de représenter et de soutenir une image positive des juifs en général.(2) Deuxièmement, elle est là pour réduire au silence et brouiller toute tentative faite par un outsider pour appréhender la signification de l’identité juive et des politiques juives dans le contexte des machinations de l’État juif. Sa fonction est également d’empêcher les éléments de ce mouvement de pénétrer dans les détails du rôle crucial du lobby juif.

La gauche juive est donc là pour mettre en sourdine toute critique éventuelle des politiques juives dans les mouvements de gauche plus larges. Elle est là pour empêcher les goys de mettre le nez dans les affaires juives.

Il y a 10 ans, j’ai rencontré la brigade des dissidents kasher pour la première fois ; dès que j’ai commencé à critiquer Israël et le sionisme, ils se sont empressés autour de moi.

Pendant une brève période, je me suis très bien inséré dans leur discours : j’étais jeune et énergique. J’étais un musicien primé ainsi qu’un écrivain prometteur. À leurs yeux, j’étais une célébrité ou je leur donnais du moins une bonne raison de célébrer. Leurs commissaires en chef réservaient les meilleurs tables, les plus chères, aux concerts de mon ensemble Orient House. Les cinq militants de base sans le sou ont suivi le mouvement et venaient aux concerts Jazz Combo gratuits que je donnais en matinée au foyer du centre Barbican. Ils voulaient tous croire que je suivrais leur programme et que je deviendrais moi-même un commissaire. Ils se sont empressés aussi de me dire qui étaient les « mauvais », ceux qui devraient brûler en enfer. Israel Shahak, Paul Eisen, Israel Shamir et Otto Weininger n’étaient que quelques uns de ces nombreux méchants.

Comme on peut déjà le deviner, il ne m’a pas fallu longtemps pour me dire qu’il y avait plus de sagesse dans une seule phrase d’Israel Shahak, Paul Eisen, Israel Shamir et Otto Weininger que dans toute la production de la gauche juive mise ensemble. Je me suis empressé de dire clairement à mes nouveaux fans « rouges » que ça n’allait pas marcher. J’étais un ex- Israélien et je ne me considérais plus comme juif. Je n’avais rien en commun avec eux et je ne croyais pas dans leur programme. En fait, j’avais quitté Israël parce que je voulais m’éloigner aussi loin que possible de toute forme de politique tribale.

Patauger dans la soupe au poulet n’a jamais été mon truc.

Évidemment, je me suis fait au moins une demi-douzaine d’ennemis qui, sans tarder, ont fait campagne contre moi. Ils ont essayé de me réduire au silence ; ils ont essayé désespérément (et sans espoir) de briser ma carrière musicale ; ils ont fait pression sur des institutions politiques, les médias et les salles de concert. L’un d’eux a même essayé de me traîner en justice.

Toutefois, ils ont complètement échoué et cela à tous les niveaux. Plus ils mettaient de pression, plus les gens me lisaient. À un moment donné, mon entourage était convaincu que mes détracteurs dirigeaient en fait ma campagne de publicité. En outre, les tentatives constantes de me réduire au silence ne pouvaient que prouver ce que je disais. Ils étaient là pour détourner l’attention du rôle crucial des politiques juives et des politiques de l’identité juive.

Je me suis souvent demandé pourquoi ils ont échoué dans mon cas . Mais je suppose que le même Internet qui a réussi à mettre en échec la hasbara israélienne, a également causé la déroute de la gauche juive et de son hégémonie dans le mouvement. A plus grande échelle, il est absolument évident que le discours marxiste juif est bien marginal. Sa voix dans le mouvement dissident est en fait insignifiante.

Je suppose aussi que ma popularité comme musicien de jazz ne leur a pas facilité la vie. À l’époque où ces commissaires juifs me taxaient de racisme et d’antisémitisme, je faisais une tournée mondiale avec deux juifs ex-israéliens, un juif argentin, un gitan roumain et un joueur de oud palestinien. Leur campagne de dénigrement ne pouvait pas marcher, et elle n’a pas marché.

Mais il y a un détail intéressant : comparé au terrorisme rouge juif contemporain, le sionisme apparaît comme relativement tolérant. Ces derniers mois, j’ai été approché par tous les médias israéliens possibles. Au cours de l’été, Ouvda, principale émission télévisée israélienne d’investigation a demandé à plusieurs reprises de m’accompagner en tournée avec mon orchestre . Les journalistes voulaient lancer le débat et discuter de mes idées aux heures de grande écoute. Cette semaine, la deuxième chaîne israélienne m’a approché pour une émission de news. Encore une fois, on s’intéressait à mes opinions. Hier, j’en ai discuté pendant une heure avec Guy Elhanan à la radio israélienne ’Kol ha-shalom’ (la voix de la paix).

Pour des raisons extrêmement évidentes, je suis très prudent lorsque j’ai affaire aux médias israéliens. Je les choisis très soigneusement. Habituellement, j’ai tendance à décliner leurs invitations. Mais je reconnais aussi que pour quelqu’un qui se soucie des perspectives de paix, je dois maintenir la communication ouverte avec le public israélien ; c’est ainsi qu’il y a deux semaines, j’ai accepté une interview avec Yaron Frid du journal Haaretz. C’était ma première interview à être publiée en Israël depuis plus de 10 ans. Je dois avouer que j’ai eu un choc quand j’ai vu que l’on n’avait effacé ni censuré aucune de mes paroles. Haaretz m’a laissé dire tout ce que les « socialistes » kasher avaient constamment essayé de me faire taire.

En ce qui concerne ma « haine de moi » et ma judéité, le journal israélien Haaretz m’a laissé dire :

« Je ne suis pas un bon juif, parce que je ne veux pas être un juif, parce que les valeurs juives ne me branchent pas vraiment et tous ces trucs de « déverse ta colère sur les nations » ne m’impressionnent pas ».

On m’a aussi laissé contester toute la philosophie sioniste ; la réalité du pillage et l’historicisme illusoire : « Pourquoi est-ce que je vis sur des terres qui ne m’appartiennent pas, les terres pillées d’un autre peuple dont les propriétaires veulent rentrer chez eux et ne le peuvent pas ? Pourquoi est-ce que j’envoie mes enfants tuer et être tués après que j’ai été moi-même soldat ? Pourquoi est-ce que je crois toutes ces conneries sur « parce que c’est la terre de nos aïeux et notre patrimoine » alors que je ne suis même pas religieux ?

Et concernant le droit au retour des Palestiniens, j’ai dit :

« Les Israéliens peuvent mettre fin au conflit en un clin d’oeil : demain matin à son lever, Nétanyahou rend aux Palestiniens les terres qui leur appartiennent ».

Ils m’ont laissé expliquer la distinction que je faisais entre Israël et la Palestine et comment je les définissais : « La Palestine est la terre et Israël est l’État. Il m’a fallu du temps pour me rendre compte qu’Israël n’a jamais été mon chez moi, que c’est uniquement une fantaisie saturée de sang et de sueur ».

Pour ce qui est du peuple élu, de la dé-judéisation et de l’identité juive j’ai dit « pour que Netanyahu et les Israéliens le fassent (acceptent le droit au retour des Palestiniens), ils doivent passer par la dé-judéisation et accepter le fait qu’ils sont comme tout le monde et qu’ils ne sont pas le peuple élu. Ainsi, dans mon analyse, ceci n’est pas une question politique, socio-politique ou socio-économique ; c’est une question fondamentale qui concerne l’identité juive ».

Au cours de l’interview, j’ai comparé la gauche juive au national-socialisme-… et Haaretz a laissé passer ça : « L’idée de juifs de gauche est fondamentalement malade. Cette gauche contient une contradiction interne absolue. Si vous êtes de gauche, il importe peu que vous soyez juif ou non ; donc, en principe, lorsque vous vous présentez comme juifs de gauche, vous acceptez l’idée du national-socialisme. Du nazisme. »

Comme on pouvait s’y attendre, Haaretz a contesté mon opposition à la politique juive : « Atzmon a été accusé par toutes les plateformes possibles de vitrioler les juifs. Pourtant, il maintient qu’il  » hait tout le monde dans la même mesure ». On l’a aussi accusé de haine de soi, mais cela il est le premier à l’admettre, et pour ce qui est d’ Otto Weininger, le philosophe autrichien juif qui s’est converti au christianisme et dont Hitler a dit  » il y avait un bon juif en Allemagne et il s’est tué  » il en est même fier. »Otto et moi sommes de bons amis « . »

De toute évidence des Israéliens peuvent au moins aborder Otto Weininger et son idéologie. Pourtant, lorsque j’ai fait un exposé au sujet d’Otto Weininger dans une librairie marxiste de Londres (Bookmarks) il y a cinq ans, une synagogue de 14 juifs marxistes à essayé sans succès de boycotter l’événement et de faire pression sur le Socialist Workers Party.

Devinez quoi ; ils n’ont pas réussi.

Haaretz a contesté ma position sur l’holocauste ; et pourtant, ils ont publié ma réponse sans changer un iota, « Je me bats contre toutes les infâmes lois et persécutions à l’encontre de ceux qui nieraient prétendument l’holocauste, caractérisation que je n’accepte pas. Je crois que l’holocauste, comme tout épisode historique, doit pouvoir faire l’objet de recherches, être examiné et discuté et débattu.

Et Haaretz, évidemment un journal sioniste israélien, m’a laissé m’exprimer au sujet des coupables israéliens de massacres et de leur destinée. « Il serait bon que les chasseurs de nazis traquent plutôt[Shaul] Mofaz et [Ehud] Barak,par exemple, au lieu de vieillards de 96 ans dont c’est à peine s’ils sont encore en vie. C’est pathétique ».

Haaretz me laisse aussi dire aux Israéliens qu’ils sont tous à blâmer : « En Israël, 94 % du pays a soutenu l’opération Plomb durci. D’une part vous voulez vous comporter comme un État post-Lumières et vous me parlez d’individualisme, mais d’autre part vous vous entourez d’un mur et vous restez attachés à une identité tribale ».

Yaron Frid termine son article en disant « Israël a perdu Gilad » et « le score est maintenant 1-0 pour la Palestine ».

J’étais content de l’article. Mais également jaloux, parce qu’ici en Grande-Bretagne, nous sommes loin de pouvoir explorer ces questions.

Le message est direct et simple — Haaretz, journal sioniste m’a laissé discuter de tous ces parcours intellectuels que les « socialistes kasher » s’acharnent à bloquer. Une semaine avant la parution de l’article dans Haaretz, le journal israélien a parlé du héros du Mavi Marmara, Ken O’keefe . Là encore, Haaretz a présenté le sujet de façon assez équilibrée ; certainement plus impartiale que BBC panorama.

La morale est évidente : aussi répugnant et meurtrier que soit le sionisme, il est encore en avance par rapport à la gauche juive, simplement parce qu’il tient toujours, à certains égards du moins, un discours permanent et ouvert.

Il n’y a pas de doute que parmi les ennemis les plus prolifiques d’Israël et de l’identité juive vous trouverez des Israéliens et des ex- israéliens tels que Ilan Pappe, Gideon Levi, Amira Hass, Tali Fahima, Israel Shamir, Israel Shahak, Nurit Peled , Rami Elhanan, Guy Elhanan, Jonathan Shapira, Yeshayahu Leibowitz, Mordechai Vanunu, Uri Avneri, Shimon Tzabar, moi-même, et d’autres.

Nous ne sommes pas toujours d’accord entre nous, mais nous nous fichons la paix.

Le sionisme était une tentative de créer un juif nouveau : un être éthique, productif et authentique. Mais le sionisme a complètement échoué. Israël est un État criminel et les Israéliens sont collectivement complices des crimes constants commis contre l’humanité. Et pourtant, le sionisme a également réussi à ériger une école solide d’Israéliens animés de la haine de soi, éloquents et fiers. On enseigne aux Israéliens à être francs et critiques, contrairement à la gauche juive de la diaspora, qui pour une raison ou une autre opère comme la police de la pensée, la dissidence israélienne parle haut et fort. Les Israéliens sont formés à célébrer leurs « symptômes » – et cela est également valable dans le cas de la dissidence.

À l’encontre du marxisme juif qui fonctionne en grande partie comme une campagne de pub tribale, la dissidence israélienne participe d’une approche éthique : vous n’entendrez pas des militants israéliens s’écrier « pas en mon nom ». Les Israéliens mentionnés ci-dessus acceptent que chaque crime israélien est commis en leur nom. Ils reconnaissent aussi que le militantisme est le passage crucial de la culpabilité à la responsabilité. Il s’ensuit qu’il est loin d’être surprenant que lors de la mission « un bateau juif pour Gaza », Shapira, ancien pilote de l’armée de l’air israélienne ainsi que Elahanan ont tous deux parlé d’éthique et de questions humanitaires, tandis que le juif britannique Kuper, s’inquiétait apparemment davantage, à en juger par ses paroles, de corriger l’image du judaïsme mondial.

En ma qualité d’ex-Israélien, je crois que la seule chose que je peux faire pour la Palestine, l’Irak, l’Afghanistan, moi-même, ma famille, mes voisins et l’humanité est de rester ferme et de parler du fond du coeur en dépit de tout.

Je crois aussi que nous connaissons tous la vérité.

Il nous faut simplement être suffisamment courageux pour la dire.

Notes

1. Si bizarre que cela puisse paraître pour certains, les groupes « Juifs contre les sionistes » (JAZ) et « Juifs pour le BDS » (boycott, désinvestissement des marchandises israéliennes) récitent la mantra sioniste : ils opèrent principalement en tant que juifs. Tout comme il est impossible à des Palestiniens déracinés de s’établir en Israël et de devenir des citoyens dotés des mêmes droits civils, il leur est aussi impossible de se joindre à un groupe militant pour la Palestine, principalement juif.

2. Richard Kuper, qui est à l’origine du projet « Irene, le bateau juif pour Gaza » a été assez franc pour l’admettre : « notre objectif est de montrer que tous les juifs ne soutiennent pas les politiques israéliennes envers les Palestiniens » a-t-il dit. On sait maintenant que le bateau juif ne transportait pas grand chose en aide humanitaire pour les Gazaouis : sa principale mission, en ce qui concerne Kuper, semble d’avoir été de restaurer la réputation des juifs.

29 octobre 2010 – Cet article peut être consulté ici :
http://www.gilad.co.uk/writings/gil…

source

Delanoë pris à partie pour son apologie de l’occupation israélienne


« Invité par le maire de Bourg-en-Bresse, Jean-François Debat, le maire de Paris a dû faire face aux questions de jeunes défenseurs de la cause palestinienne

Tout était pourtant prévu pour que la rentrée politique de la section PS de Bourg soit une fête, hier soir à la MJC. Musique, toasts, décorations en rouge et noir avec la rose et le poing… Même la qualité de l’invité d’honneur promettait un feu d’artifice d’intelligence et de pertinence socialiste. Bertrand Delanoë, maire de Paris, l’un des chouchous des Français, l’un des présidentiables au sein de la planète gauche, avait répondu à l’invitation de son ami Jean-François Debat, maire de Bourg, vice-président de la Région. Et cela malgré la grève des trains.

Un joli programme, mais chamboulé à l’arrivée par de jeunes défenseurs de la cause palestinienne. Parfaitement organisés, installés aux points stratégiques de la grande salle, ils ont interpellé à tour de rôle l’élu parisien sur la situation politique en Israël et en Palestine « . (….) »

Vivement le remaniement ministériel [HQ]


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Mohamed Hamzaoui

Pourquoi faut-il, en France donner des gages à un Etat fantoche, criminel de guerre et contre l’humanité de surcroît, pour accéder à de hautes fonctions et même à la fonction suprême ? Faut-il en France, toujours se compromettre avec le diable pour ambitionner tant les fonctions de 1er Ministre ? Que faites-vous mes frères avec vos bulletins de votes. Faites barrage à ces sans-grades qui ont bradé la France pour encore moins qu’un plat de lentille.

Antisémitisme et antisionisme : les confusions et tabous de l’Occident


(L’Orient-Le Jour, 1er octobre 2010; et Père Ubu – Pan, 7 octobre 2010)

israel criticism not allowed by latuff2

« Israël peut avoir le droit de juger les autres, mais certainement personne n’a le droit de juger le peuple juif ou l’Etat d’Israël. »

Ariel SHARON

Peut-on parler ouvertement du sionisme en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne…? Il semblerait que non, pas plus que des travers de la politique menée en Palestine par l’Etat d’Israël, pas, du moins, sans que ses inconditionnels ne vous renvoient la Shoa en pleine figure et ne vous stigmatise comme antisémite.

Antisémite ? C’est le mot magique, celui qui fait peur, celui qui fait taire ceux qui voudraient produire, ouvertement, une analyse claire et précise de la politique expansionniste entreprise par Israël depuis 1948 et systématiquement mise en œuvre, avec l’annexion de la majeure partie des terres palestiniennes et, après la Guerre des six jours, en 1967, de la Cisjordanie et du Golan syrien.

Une politique antérieure, même, à l’indépendance d’Israël, intrinsèque au mouvement créé à la fin du XIXème siècle par Théodore Herzl, le théoricien de l’Etat juif, et qui a connu son point d’orgue, aux origines de l’Etat hébreux, avec le massacre du village palestinien de Deir Yassin, un massacre destiné à effrayer et chasser les populations arabes de Palestine et à libérer ainsi les terres pour l’immigration juive.

Ben Gourion n’avait-il pas déclaré que « les frontières des aspirations sionistes incluent le Liban-sud, le sud de la Syrie, la Jordanie, toute la Cisjordanie et le Sinaï » ? Et d’ajouter : « nous devons expulser les Arabes et prendre leur place».

Et cette politique a été poursuivie jusqu’à aujourd’hui, par l’étouffement économique des enclaves palestiniennes, régulièrement bouclées par les forces armées israéliennes, et les bombardements fréquents, visant même les écoles, hôpitaux et centres de l’ONU et de la Croix rouge, et qui ajoutent l’insécurité permanente à la ruine des populations palestiniennes, lesquelles tentent dès lors de trouver des conditions de vie plus acceptables en émigrant vers l’Egypte, la Jordanie, les Etats de la péninsule arabique…

Que pourrait donc bien attendre, en effet, un père de famille, quand il ne peut ni travailler pour nourrir les siens, ni assurer la protection de ses enfants ?

Autre point d’orgue : les effroyables bombardements sur Gaza, en décembre 2008.

Cette politique, c’est le « sionisme ».

U203P4T338D15F10108DT20090109151847[1]

Il ne laisse aucune chance aux négociations de paix, relancées épisodiquement entre Israéliens et Palestiniens, au gré des aléas et de l’agenda de tel ou tel président des Etats-Unis.

Aucune chance car, s’il est tenu par les pressions de la communauté internationale de faire bonne figure et de s’asseoir à la table des négociations, le gouvernement israélien, qui poursuit sa politique d’expansion vers le « Grand Israël », n’a bien évidemment aucune intention d’aboutir à la création d’un Etat palestinien et se ménage toujours une bonne raison pour faire capoter le processus de paix.

Le fait de parler du sionisme, de cette politique-là, dérange les inconditionnels d’Israël, car cela ne met pas cet Etat à son meilleur avantage.

Le fait de s’opposer à cette politique-là, c’est de « l’antisionisme ».

C’est pour cette raison que les milieux sionistes tentent de plus en plus, leitmotiv du moment, de créer l’amalgame entre « antisionisme » et « antisémitisme » et de provoquer la confusion dans les esprits.

L’antisionisme ne saurait cependant être confondu avec l’antisémitisme, qui procède quant à lui d’une attitude raciste, qui ne repose absolument sur aucun fondement scientifique ou historique et relève donc d’un comportement bête et méchant, entretenu par l’ignorance.

Après plus de soixante ans d’occupation israélienne en Palestine (et de violation du droit international, depuis 1967 et la résolution 242 des Nations Unies), ne serait-il pas temps de briser la loi du silence et de pouvoir parler ouvertement, sans prendre le risque d’être assimilé au racisme et à l’extrême-droite ? Sans prendre le risque de subir les pressions, de la part des sionistes, mais aussi de la part de ceux qui en ont peur et qui, pour leur plaire, cèdent à leurs instances ?

Ne serait-il pas temps de pouvoir dénoncer le sionisme et, enfin, de mettre à bas ce grand tabou ?

source

Bas les masques : Qui est Sammy Ghozlan ?


Publié le 22-09-2010

Celui qui se vante d’avoir déposé plus de 80 plaintes contre des hommes et des femmes engagés dans la campagne de boycott de l’occupant israélien est un dangereux fanatique, un raciste bouffi de haine, un négationniste partisan de la colonisation à outrance. Il insulte au passage Richard Goldstone et Barack Obama, les traitant de « pourriture » et de « Pharaon ». Cet homme dangereux qui prétend diriger la lutte contre l’antisémitisme en France, ne peut que le propager. Et c’est sur la base des accusations de cet individu, dont nous vous livrons ici la prose délirante, que notre gouvernement a demandé à la magistrature de condamner des militants qui croient encore, eux, aux droits humains.

Les fautes d’orthographe, tout comme l’utilisation pathologique des majuscules ou de la ponctuation, sont le fait de l’auteur. Nous nous sommes contentés de souligner en gras quelques passages, montrant

– que l’amalgame entre Juifs, Judaïsme, Israël et l’armée israélienne est central et constant chez le président du BNVC (« Bureau national de lutte contre l’antisémitisme »)

– que le mensonge n’a pour lui aucune limite (ainsi , nie-t-il qu’Israel assassine des enfants) et qu’il inverse systématiquement les faits en matière d’agression

– qu’il soutient la colonisation à outrance et refuse la création de tout Etat palestinien

– que ce monsieur qui attaque les autres pour « incitation à la haine raciale » ne fait que cela à longueur de ligne : en dehors de celle du « peuple élu », toutes les autres civilisations sont assimilées par lui à celles des nazies, sans parler des Palestiniens qualifiés « d’éternels mendiants, éternels assistés »

Discours de Sammy Ghozlan contre le rapport Goldstone

3/01/2010 15:07 sur le site Arouts Sheva des colons de Cisjordanie

Mes amis,

Je suis venu en quelque sorte pour vous rassurer et vous dire que le MONDE PEUT DORMIR TRANQUILLE AUJOURD’HUI grâce à l’ONU ; l’ONU veille , le machin est là ; Depuis que le Monde libre a vaincu la barbarie nazie, il existe parait il pour amener la paix dans le monde L’O N U. Mais cette O N U ne serait elle pas devenue l’ORGANISATION DES NATIONS UNIES contre Israel ? Et la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU a choisi le juge d’Afrique du Sud GOLDSTONE POUR ENQUÊTER SUR LES PRÉTENDUS CRIMES DE GUERRE D’Israel

Saviez vous que GOLDSTONE était un juge qui exerçait durant l’apartheid dans son pays. Quoi de mieux pour lui pour se blanchir sinon, parce que juif, juger Israël ? Peut on faire confiance à cette institution internationale qui ,si elle a permis la création d’Israel en 1948, a tout de même nomme à sa tête un nazi, Kurt WALDHEIM , RESPONSABLE DE LA DÉPORTATION DES JUIFS DE Salonique ; Progressivement, les états voyous de la planète ont colonisé l’ONU pour en faire leur instrument à deligitimer Israel. Ils ont occupé les différentes commissions ravies aux démocraties lascives et laxistes. Nous le savons, ils le savent aussi, la force, l’honneur d’Israel, c’est son armée de défense,c’est Tsahal avec sa puissance, ses règles éthiques à toute épreuve . Alors pour discréditer Israel, ses ennemis travaillent à discréditer TSAHAL, y compris aux yeux des israéliens eux-mêmes pour tenter de la neutraliser de l’intérieur. Cela a failli marcher. Quand on sait qui domine à l’ONU, les 57 états musulmans de la Conférence Islamique,d’Asie d’Afrique et du Moyen Orient, le mouvement des Non Alignés,etc… Mes amis que peut on attendre de cette O N U ? Rappelez vous la résolution discriminatoire qualifiant le sionisme de racisme. La Libye, la libye pays terroriste,préside la commission des droits de l’homme de l’ONU ; de qui se moque t on ?

Mes amis, ATTAQUER ISRAEL C’ EST NOUS ATTAQUER ; ATTAQUER TSAHAL, C’ EST NOUS ATTAQUER ET C EST POURQUOI NOUS RÉAGISSONS. ISRAEL ET NOUS AVONS LES MÊMES VALEURS DE LIBERTÉ, DE DÉMOCRATIE, D’ HUMANITÉ, DE RESPECT DE LA VIE. NOUS LEUR RESSEMBLONS ET MIEUX ENCORE ILS SONT NOS FRÈRES, NOS FILS, NOS PARENTS. ILS NOUS DÉFENDENT, NOUS DEVONS LES DÉFENDRE A NOTRE TOUR ET CELA SANS COMPLEXE CAR ILS N ONT RIEN A SE REPROCHER EUX. ALORS NOS ENNEMIS COMMUNS ONT FAIT D’ ISRAEL LE JUIF DES NATIONS ! CE NE SONT PAS SEULEMENT DES ANTI ISRAÉLIENS MAIS EN RÉALITÉ DES ANTISIONISTES, ANTIJUIFS AVÉRÉS.

Ce sont eux qui font de la discrimination ; tous les cliches de l’antisémitisme remontent à la surface et sont mis sur le compte d’Israel, Juif des Nations, Juif des Nations Unies contre lui , à l’ONU. ISRAEL, ENTENDEZ LES JUIFS , EMPOISONNENT L’ EAU. ISRAEL, ENTENDEZ LES JUiFS ,ASSASSINENT DES ENFANTS. ISRAEL, ENTENDEZ LES JUIFS , VIOLENT LES FEMMES PALESTINIENNES. ISRAEL, ENTENDEZ LES JUIFS , FAIT LE COMMERCE DES ORGANES DES PALESTINIENS TUES. IL N Y A RIEN DE VRAI ET MAINTENANT ON VEUX FAIRE DES ISRAÉLIENS, ENTENDENDEZ DES JUIFS , DES CRIMINELS DE GUERRE . CRIMINELS DE GUERRE, EUX QUI SE BATTENT SEULS CONTRE LE TERRORISME ISLAMISTE SANS FOI NI LOI.

MES AMIS, LE RAPPORT GOLDSTONE EST UNE FUMISTERIE, UNE SALOPERIE, UNE MANŒUVRE POUR TENTER D’ EMPÊCHER ISRAEL DE SE DÉFENDRE. ILS VEULENT METTRE ISRAEL A GENOU ET LE SACRIFIER. HIER, C’ ÉTAIT LA LIGATURE D’ ISAAC, AUJOURD’ HUI, AVEC LE RAPPORT GOLDSTONE, IL VEULENT LIGATURER ISRAEL..

HALTE AU MENSONGE ! HALTE A LA DISCRIMINATION ! LE RAPPORT GOLDTONE UNE POURRITURE A JETER DANS LA POUBELLE DE HISTOIRE NOUS SOMMES TOUTS DES OFFICIERS DE TSAHAL ! NOUS SOMMES TOUS DES SOLDATS DE TSAHAL ! VIVE ISRAËL ! VIVE LA FRANCE AMIE D’ ISRAËL !

Sammy Ghozlan

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Le président des États Unis Barak Obama a lancé la troisième intifada par Sammy Ghozlan

16/03/2010 17:35 site Arouts Sheva des colons de Cisjordanie

Obama exige d’ Israël et seulement d’ Israël des gestes et des concessions pour la reprise des négociations avec les palestiniens, Il crée une crise entre les USA et Israël. Quelles sont les gestes demandés , aux palestiniens, à ABBAS à cette autorité palestinienne reconnue par l’ONU, :cesser les attentats, NON. Cesser la propagande internationale Anti juive,NON, rétablir son pouvoir à GAZA ? NON ; Libérer Guilad Shalit NON, reprendre les discussions avec Israël NON, ne pas célébrer les terroristes bombes humaines NON ;; ;;, de reconnaitre le caractère Juif de l’Etat d’Israel état refuge des tous les juifs chassé des pays arabes et musulmans, opprimé dans les pays d’ Amérique latine ou d’Europe.
NON NON il ne leur demande rien. Israël doit seul faire des concessions, geler les constructions, mettre un terme au développement des familles juives. Quand Israël détruit les infrastructures terroristes, il subit les foudres internationales,quand il construit, quand il bâtit c’est pareil. Alors quel choix a-t-il. Le monde répond Oui à tout ce qui disent font et dé font les arabes et les palestiniens. Aucun droit à Israël .

Israël est-il ou non souverain. Le monde et les USA en tête reconnaissent déjà à l’etat putatif et imaginaire, une capitale , pas n’importe laquelle Jérusalem, Jérusalem !. Celle choisie par Israël depuis sa création, et non encore reconnue comme telle.

Et Israël doit cesser la colonisation de sa terre promise et ancestrale. De quelle colonisation parle t-on , quand chaque poussière de cette terre de Jérusalem parle , comprend et chante l’hébreu depuis des millénaires, et seulement l’hébreu malgré les colonisations grecques, byzantines,égyptiennes,romaines,perses,ottomanes, etc…malgré les croisades chrétiennes , arabes, et aujourd’hui islamo gauchistes et communistes.

OBAMA a lancé la troisième Intifada contre Israël Déjà les fidèles juifs en prière sont agressés par les musulmans depuis le Mont du Temple, déjà dans les ruelles de Jérusalem des groupes se réunissent et attaquent les policiers, les soldats., veulent tuer des juifs.

Est ce concevable, est ce admissible, que même chez eux en Israël, à Jérusalem, au pied du Mont du Temple, au Kotel au mur d’enceinte du Temple bâtit par le juif Salomon, les juifs soient agressés, Les juifs non religieux peuvent accepter cette situation ? Mahmoud ABBAS l’avait annoncé, OBAMA l’a déclenchée,la 3eme Intifada est ouverte.

Le collectif Cheikh Yassine a voulu manifester à Paris le dimanche 14 mars, la manifestation a été interdite, et les responsables conduits au poste de Police. Maintenant c’est à Gaza que les écoliers sont mobilisés pour manifester. Partout ailleurs cela va se déclencher. Les mêmes qui ont manifesté pour Gaza, vont mobiliser contre Israël à propos de Jérusalem. Et cela est du au mépris du sieur Obama pour Israël ? à ses exigences de soumission de ce peuple ,à la volonté du Grand frère.

Israël va devoir réprimer rapidement, et je vois déjà tous les médias du monde à l’affut, et nous allons avoir droit à des faux reportages,des mensonges flagrants,des mises en scène lyriques et dramatiques,qui vont bouleverser les téléspectateurs et les observateurs et susciter les condamnations.

Et l’antisémitisme va encore se développer dans nos rues, nos écoles , contre nos synagogues , et les appels à boycott s’accroître. OBAMA VIENT DE LANCER LA 3 eme Intifada CONTRE ISRAEL ; OBAMA va entrainer avec lui l’UNION EUROPÉENNE, il aura cédé aux caprices des états arabes et des palestiniens éternels insatisfaits, éternels mendiants, éternels assistés.

Le palestinisme,cette cause prétexte pour faire disparaître Israël .

Ils ne seraient satisfaits que si Israël est mis à genou sinon à terre, la tête sur le billot. Je vous en avais prévenu, lors de son investiture à la Maison Blanche , OBAMA a un programme pour la paix dans le monde, ce programme c’est faire exactement le contraire de ses prédécesseurs. S’éloigner et trahir les allies et se tourner vers les autres, ennemis des USA, de l’Occident,. Dans un précèdent éditorial j’avais comparé OBAMA à PHARAON, ce pharaon qui n’a pas connu Joseph.et qui a asservi le peuple juif. Les faits présents qui se déroulent devant nos yeux le confirment.

Plaise à l’Eternel que désormais tous les juifs, tous les israéliens soient solidaires . Que les éditorialistes,les partisans de Shalom Archav,et autres palestinistes juifs,naïfs,cessent d’instiller leur venin pour un soi-disant humanisme,ou-soi disant drois de l’homme ,qui exclut les juifs israéliens de leur programme et de leur idéal.

La 3eme Intifada que je prévoyais est lancée, combattons là ,défendons nous tous azimuts pour qu’elle soit crevée dans l’œuf au risque de devenir l’intifada ultime.

En agissant ainsi,OBAMA entraine les États Unis sinon les états du monde à abandonner Israël . Il se discrédite, et montre ses tendances et ses faiblesses.Selon moi Il commet une faute historique . Mr OBAMA les pays arabes ne sont pas vos amis ni vos alliés, Mr OBAMA , l’Europe la Russie, ne sont ni vos amis ni vraiment vos alliés, les états d’Asie non plus. Il n’y a qu’Israel qui est sur , sincère, et fidèle.

Il est fort dommage que la civilisation des USA comme Européenne,rejoignent progressivement celles des anciennes grandes puissances Grecques Romaines Ottomanes,Byzantines, Perses,Espagnoles,Nazie. Nous les aurons alertées. Comme le dit la maxime courante, Rira bien qui rira le dernier. »

Sammy Ghozlan

Sammy Ghozlan s’est fait remettre la légion d’honneur par Brice Hortefeux le 12 juillet 2010 ! Entre racistes, on se tient les coudes.

STOP ou ENCORE ? Car nous avons encore bien d’autres textes hallucinants de S. Ghozlan à vous proposer, ainsi que quelques éléments de biographie…

CAPJPO-EuroPalestine

« Juifs, lobby juif »… Que peut-on dire ?


Les propos sur les juifs de Karel De Gucht, commissaire européen, vendredi, font des vagues, tout comme la couverture de l’affaire par « Le Soir ».


LOOS,BAUDOUIN

Mercredi 8 septembre 2010

Les propos de Karel De Gucht sur le poids du lobby juif aux États-Unis et sur les juifs en général, mais aussi, pour certains, la couverture de cette affaire par Le Soir ce samedi alimentent encore la polémique. Nous y revenons ce mercredi par le biais d’interviews que deux personnalités nous ont accordées : d’un côté, Maurice Sosnowski, président du CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique), et de l’autre Alain Gresh, du Monde diplomatique.

Rappelons brièvement que le commissaire européen belge réputé pour son franc-parler avait déclaré à la VRT vendredi qu’il ne fallait « pas sous-estimer le poids du lobby juif sur la colline du Capitole, le Parlement américain. C’est le groupe de pression le mieux organisé qui existe là-bas »; le libéral flamand ajoutait encore un jugement sur les juifs « même les laïques », qui « partagent la croyance d’avoir effectivement raison. Il n’est donc pas facile, même avec un juif modéré, d’avoir une discussion sur ce qui se passe au Proche-Orient. C’est une question très émotionnelle ».

Le Soir avait rapporté ces propos en posant la question – pas l’affirmation – : « Faut-il dire tout haut ce que “tout le monde” pense tout bas ? ». Cette phrase a ému certaines personnes et organisations qui nous ont fait part de leur questionnement.

Pour des raisons historiques compréhensibles et qu’il n’est pas nécessaire d’expliciter, les juifs ont le plus souvent une sensibilité à fleur de peau dès que surgit une mise en cause d’eux-mêmes comme groupe particulier.

Cela dit, on observe que les juifs israéliens, de leur côté, adoptent depuis longtemps une attitude plus décomplexée, et il n’est pas rare de lire dans la presse israélienne le rappel – satisfait ou même parfois déploré – de la puissance du lobby pro-israélien au Congrès américain à Washington (l’AIPAC, {American Israel Public Affairs Committee}).

Celui-ci ne fait pas mystère de ses réalisations et de son influence, qu’il vante notamment en long et en large sur son site [www.aipac.org->http://www.aipac.org%5D. Il n’est d’ailleurs pas insolite de trouver, que ce soit en Israël ou aux États-Unis, des constats dans la presse que les élus ou candidats américains craignent comme la peste de déplaire à l’AIPAC.

Enfin et par ailleurs, il est peu douteux qu’il n’y a pas, sur ce thème comme sur aucun autre, « un juif moyen », comme semble le croire Karel De Gucht dans sa fameuse interview à la VRT. Pas plus qu’il n’existe de « catholique moyen », de « Wallon moyen » ou de… « lecteur moyen ». La diversité des opinions parmi les juifs est même de notoriété publique. Le dicton juif est bien connu : « quand il y a deux juifs dans une pièce, il y a trois avis… ».

« Des propos maladroits… »

n.c.

Mercredi 8 septembre 2010

Alain Gresh, de la rédaction du mensuel Le Monde diplomatique, à Paris, est un spécialiste patenté du Proche-Orient (1).

Que pensez-vous de la polémique qui a éclaté après les propos du commissaire européen Karel De Gucht sur les juifs ?

Ses propos sont extrêmement maladroits car l’utilisation du terme « juif » doit être faite avec beaucoup de prudence. Notez qu’aux Etats-Unis l’expression « lobby juif » ne heurte personne. j’ai toujours été frappé par le fait que la presse communautaire juive américaine ne se gênait pas pour publier la liste des candidats ou des élus juifs. En Europe, une telle pratique entraînerait ipso facto l’accusation d’antisémitisme ! Il convient d’ailleurs de nuancer : le lobby juif est très divers, il comporte certes une partie de la communauté juive mais aussi, aux États-Unis, des chrétiens fondamentalistes et, en Europe, ce que j’appellerais des « occidentalistes » qui pensent qu’Israël est l’avant-garde de l’Occident au Proche-Orient.

Par ailleurs, il ne faudrait pas non plus négliger le fait qu’Israël lui-même entretient une certaine ambiguïté. Voilà un État qui se définit lui-même comme un « Etat juif », qui dit de lui-même qu’il est l’État de tous les juifs dans le monde.

L’article du « Soir » qui relatait les propos de Karel De Gucht samedi dernier posait la question de savoir si l’ex-ministre belge des Affaires étrangères ne disait pas en fait « tout haut ce que beaucoup de monde pense tout bas » à propos d’Israël…

On dira aussi que cette formulation est maladroite, et bien trop schématique. Il convient d’être vigilant dans l’expression. Sur l’antisémitisme européen proprement dit, on remarquera qu’il n’a pas disparu, que certains croient encore que « les juifs » exercent une puissance occulte, etc., mais en revanche, tous les sondages d’opinion le prouvent, il est devenu une posture politique extrêmement minoritaire.

Utiliser l’expression « lobby juif » déclenche néanmoins en Europe presque mécaniquement l’accusation d’antisémitisme…

Oui, je l’ai dit, cette question de vocabulaire renvoie à des pratiques culturelles puisqu’aux États-Unis on n’observe pas du tout cette tendance. Chez nous, on n’a pas les mêmes pratiques des lobbies, qu’ils soient juif, des armes, de l’automobile ou autre. Cependant, je remarque que ceux qui bondissent pour fustiger l’expression sont souvent les mêmes qui parlent d’un « État juif », Israël, avec lequel ils disent entretenir une relation particulière.

Certains, parmi ceux-là, sont aussi prompts à brandir l’accusation d’antisémitisme lorsque des propos ou un texte se permettent de critiquer Israël, vous le savez trop bien…

C’est comme un syllogisme d’apparence implacable : il y a critique contre l’État juif, contre l’État des juifs, donc critique contre les juifs. C’est un raccourci extraordinaire puisqu’en réalité la critique en question concerne la politique d’Israël, cette occupation des territoires qui dure depuis plus de quarante ans. On devrait plutôt s’étonner de la mansuétude dont jouit Israël aux États-Unis et en Europe alors que cet État bafoue la légalité internationale notamment en se moquant de dizaines de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. n

Propos recueillis par

BAUDOUIN LOOS

(1) Alain Gresh publie justement un nouvel essai intitulé De quoi la Palestine est-elle le nom ? qui paraît aux éditions LLL le 15 septembre.

« Barroso doit licencier De Gucht »

Mercredi 8 septembre 2010

Maurice Sosnowski, médecin anesthésiste de son état, est depuis quelques mois le nouveau président du CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique). La polémique sur les propos de Karel De Gucht le fait sortir de ses gonds.

Pouvez-vous résumer les critiques du CCOJB condamnant l’interview du commissaire belge…

Quand l’on parle de lobby juif aux États-Unis, où la pratique du regroupement des citoyens pour défendre leurs intérêts est reconnue par la Constitution, cela n’a pas le même caractère péjoratif qu’ici. Pourtant, cela évolue : il y a même des lobbies pro-palestiniens au Parlement européen, que je sache. Ce qui est inadmissible, ce sont les propos que je qualifie d’antisémites de M. De Gucht sur « les juifs », en général, qui pensent qu’ils ont toujours raison, etc. : il stigmatise totalement de cette manière un groupe, les juifs, cela au lieu d’avoir des propos rassembleurs et humanistes qu’on attendrait d’un commissaire européen.

J’ai demandé une réunion urgente de la cellule de crise du Centre pour l’égalité des chances, car je considère qu’on verse là dans l’incitation à la haine.

J’estime que M. Barroso, s’il avait le sens des responsabilités par rapport aux valeurs morales qu’il incarne comme président de la Commission européenne, devrait licencier M. De Gucht sur-le-champ ! Ce dernier ignore-t-il qu’au sein des communautés juives de la diaspora et en Israël même, des débats très vifs ont lieu sur le Proche-Orient ?

Il a donc tort sur le fond et sur la forme quand il affirme qu’on ne peut discuter de ce sujet avec les juifs. J’insiste sur le fait que la communauté juive est outrée, elle se sent abandonnée, et je ne cache pas que je n’ai reçu aucun appui des partis politiques malgré mon appel en ce sens.

L’article du « Soir » vous inspire le même réflexe de défiance ?

J’ai été tout de suite surpris par le titre plutôt « sympa » : « De Gucht brave les tabous ». Et par la question posée de savoir s’il avait dit ce que tout le monde pensait tout bas. Cela m’inquiète.

Quand on voit les débordements sur certains blogs, où l’on lit que De Gucht a raison, cela m’inquiète aussi. Tout comme quand on apprend que le Cercle du Libre Examen à l’ULB va bientôt diffuser un film pestilentiel à la gloire de l’« humoriste » Dieudonné, un personnage maintes fois condamné pour ses dérives antisémites.

Cela me rappelle cette manifestation anti-israélienne devant la banque Dexia où des gens s’étaient affublés en juifs au nez crochus et buveurs de sang d’enfants palestiniens. Cette année et en Belgique !

Comment voulez-vous que les juifs se sentent encore à l’aise et intégrés dans notre pays ?

A l’inverse, certains milieux stigmatisent toute critique contre Israël, qualifiant leurs auteurs d’antisémites…

Il existe une claire tendance à la dérive de l’antisionisme vers l’antisémitisme, cela même dans des pays épargnés jusqu’ici comme en Scandinavie. Nous nous en inquiétons. En revanche, je n’ai aucun problème à parler de J Street (un jeune lobby juif pro-paix à Washington, NDLR), de J Call (un appel de juifs européens critiquant la colonisation juive des territoires occupés, NDLR) ou de toute critique constructive d’Israël. Ce qui n’est pas admissible, par contre, c’est la remise en cause de l’existence même de l’Etat d’Israël comme on peut le lire dans certains blogs, lesquels reprennent finalement l’antienne du Hamas, qui nie le droit à l’existence d’un Etat juif et par là même ne laisse pas d’autre alternative que la guerre. n Propos recueillis par

B. L.

Israël, la bride sur le cou.


1er septembre 2010

Thami BOUHMOUCH
« Si l’on ment, il faut mentir jusqu’au bout. Il faut du mensonge faire un acte de foi »
D. Lévy-Chedeville

Fourberie et contrevérités.

Le drame palestinien a débuté en 1917, lors de la fondation du « foyer national jui f », avec la complicité du gouvernement britannique et de la Société des Nations. La déclaration Balfour visait probablement en sous-main à éloigner les juifs d’Europe. Les dignitaires antisionistes, qui s’y étaient opposés à l’époque, l’avaient qualifiée d’antisémite. L’idée était que l’émigration des juifs de la diaspora allait se faire sous la contrainte et susciterait des soupçons sur leur fidélité à leurs pays respectifs… Toujours est-il que depuis cette date, l’entité sioniste a occasionné les destructions et souffrances les plus alarmantes. Des individus fanatisés venus de Pologne, de Kiev, de Biélorussie, de Grande Bretagne, etc. se déclarent maîtres des lieux, font main basse sur les terres, planifient les expulsions, la mort et la dévastation.

A l’instar des Afrikaners, leur hégémonie ne pouvait se fonder que sur un système politique sordide et avant tout sur une oppression militaire implacable. Zéev Jabotinsky, un dirigeant sioniste (né en Ukraine), l’a exprimé ainsi (1923) : « Le sionisme est une aventure de colonisation et c’est pour cela qu’elle est dépendante d’une force armée » (son livre Le mur de fer, 1923). Raphael Eitan, un chef militaire (de parents russes), est plus explicite (1983) : « La force est l’unique chose qu’ils [les Arabes] comprennent. Nous devons utiliser la force absolue jusqu’à ce que les palestiniens viennent ramper devant nous »… (Journal Yediot Aharonot du 13/04/83) L’Ouganda revient de loin : ce pays a failli en 1903 faire les frais d’un projet d’implantation juive (sur proposition britannique).

A mon sens, l’hégémonie impudente d’Israël est due à deux facteurs clés : une propension phénoménale à falsifier la vérité, appuyée sur un vaste réseau de propagande et de désinformation (partie 1) ; le soutien coupable et avilissant des Etats et médias occidentaux (partie 2). Le présent article se limite au premier.

« Nous avons pris leur pays »

Le peuple palestinien a affaire à un adversaire « sûr de lui et dominateur » (C. De Gaulle, 1967), un adversaire fourbe et d’une cruauté inégalée. Les leaders israéliens successifs savent s’y prendre pour dire le contraire de ce qu’ils font (ou ce qu’ils comptent faire). Ils inventent sans relâche les échappatoires et les esquives, créent les faits accomplis sur le terrain. Lorsqu’ils s’engagent le matin, c’est pour se rétracter le soir. On déclare devant les caméras que tel point de passage sera ouvert et l’on s’aperçoit qu’il est (presque) toujours fermé. On annonce que les pourparlers avec les Palestiniens doivent s’engager sans condition préalable ; deux jours après, on crée la surprise en posant une condition sine qua non : reconnaître « Israël en tant qu’Etat juif ». On promet à chaque fois de stopper la colonisation, cependant que les constructions se poursuivent furtivement (plus de 100 colonies ont été créées depuis les accords d’Oslo).

Les « accords » signés sont systématiquement foulés aux pieds. Le phénomène a pris une ampleur invraisemblable. La boutade de Ben Gourion, à cet égard, est très éloquente : « Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal, nous avons pris leur pays » (cité par Nahum Goldmann dans Le paradoxe juif, 1976). La bravade est prononcée haut et fort, sur un ton plein de morgue et de dérision.

Le rêve de Sharon était de refouler (vers n’importe où) plus de 60 % des Palestiniens de Cisjordanie pour y implanter un million de Juifs (de n’importe où). Des milliers d’habitations palestiniennes sont démolies régulièrement sous des prétextes extravagants. Il arrive souvent que des colons s’emparent des maisons évacuées sous la protection active et prévenante de l’armée. Assister en spectateur à la destruction ou la confiscation de son foyer, se retrouver dans la rue avec ses enfants et quelques ustensiles sauvés à la hâte : nul ne peut imaginer ce que les victimes ressentent. Jamais dans l’histoire, une force d’occupation n’a été aussi haineuse, aussi inhumaine. Expatrier une population (des autochtones), transplanter une autre (des colons)… rien ne semble mettre fin à la tragédie. L’ordre d’expulsion relève d’un programme mûrement réfléchi : déposséder et chasser le plus grand nombre possible de Palestiniens. « Nous devons tout faire, disait Ben Gourion (1948), pour nous assurer qu’ils ne reviennent pas… Les vieux mourront et les jeunes oublieront »… (18/07/48, voir www.france-palestine.org)

Le monde, à force de prêter le flanc à la manipulation, finit par oublier que l’occupation est la cause de toutes les atrocités. Les Palestiniens sont des sinistrés. Affaiblis par 60 ans de détresse, trahis par les uns et les autres, ils sont devenus vulnérables. Ils ont perdu la terre, celle de leurs ancêtres, font face à la fois à une puissance mondiale et à une puissance régionale ; ils ne bénéficient pas du soutien des médias internationaux, ne peuvent pas compter sur les Etats voisins… Embarqués dans des pourparlers chimériques, ils regardent passer les décennies perdues. Le train-train est bien connu : la partie israélienne fait mine de négocier et le médiateur américain est à la fois juge et partie. Les choses étaient pourtant claires, comme le clamait Z. Jabotinsky (1923) : « Une réconciliation volontaire avec les Arabes est hors de question, que ce soit maintenant ou dans le futur »… (son livre Le mur de fer, 1923) On comprend pourquoi le « processus de paix » – dont la simple évocation semble aujourd’hui suffire en elle-même – a l’air d’un canular reproductible à l’infini. Les mots sont en train de prévaloir sur les faits.

Bluffs et leurres à la pelle

Les extrémistes sionistes – comme jadis les Blancs d’Afrique du Sud – savent légitimer leurs tueries, diaboliser leurs victimes. Ils recourent toujours aux mêmes rengaines : celles de « la menace de destruction d’Israël », des « juifs jetés à la mer », de la « montée de l’antisémitisme en Europe », des « liens terroristes internationaux », du droit à la « légitime défense »… Les artifices sur mesure, dont sont truffés les manuels d’histoire, font le lit de l’extrémisme israélien, décuplent la violence et la haine à l’égard du Palestinien. Farder la vérité est une armature essentielle du projet sioniste. Un certain général Matityaha Pelet l’admettait, explicitement et en connaissance de cause (1972) : « La thèse du danger d’un génocide qui nous menaçait en juin 67 et qu’Israël se battait pour son existence physique était seulement du bluff… ». (Journal Ha’aretz du 19/03/72) Un bluff qui a partout très bien pris.

Vous voulez savoir comment raisonnent les leaders sionistes ? La déclaration de Netanhyahu, à cet égard, est assez caractéristique (1989) : « Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine lorsque l’attention du monde s’est focalisée sur ce pays, pour mettre à exécution des expulsions massives parmi les Arabes des territoires ». (Journal Hotam du 24/11/89) Comment peut-on se fier aux simagrées étalées sur la scène ? Les forfaits du sionisme, c’est ce qui se passe derrière les décors, hors de la vue du spectateur.

Des civils sont-ils tués sur la plage de Gaza par un obus israélien ? On produira « l’information » selon laquelle une mine posée par le Hamas est à l’origine de l’hécatombe… et les médias (à la botte des lobbies ou par réflexe conditionné) marchent tête baissée. Le nec plus ultra de la perfidie, c’est lorsque les alliés inconditionnels sont assaillis pour leur « manque » de dévouement à la cause du sionisme. Témoin le site « La voix de la communauté juive en France » qui s’en prend aux médias français, accusés de « partialité et de dénigrement systématique d’Israël » !… Déroutant, n’est-ce pas ? Il suffit de voir le parti pris véreux de France 2, RFI, Arte et France 24 en faveur des menées israéliennes pour mesurer l’ampleur de l’intoxication sioniste. Et voilà que le 2 août dernier S. Peres accuse l’establishment britannique d’être « profondément hostile à Israël » et de « prendre parti pour les Arabes » ! Il ne faut pas avoir peur de trop forcer sur les leurres (et les jérémiades)…

Dirigé par une extrême-droite machiavélique, l’Etat colonial prône ouvertement l’épuration ethnique. C’est un Etat au-dessus des lois, dont l’armée est prédisposée à piller, affamer et massacrer des civils. C’est par ailleurs un espace où règne une atmosphère d’animosité et de violence impitoyables – du fait non pas de « l’ennemi » en face, mais bien de la manière dont les israéliens se comportent les uns avec les autres. Les ashkénazes manifestent un mépris hautain à l’égard des sépharades et des arrivants d’Europe de l’Est ; les ultra-orthodoxes et les laïcs ne cessent de s’entre-déchirer ; les falashas noirs, mal aimés et mal lotis, doivent batailler pour survivre… Un tissu social hétéroclite et profondément déséquilibré, c’est le poison quotidien de l’entité sioniste.

Qu’importe, la machine de propagande a réussi à faire passer les agresseurs pour des êtres évolués, « acquis aux valeurs de l’Occident », assaillis de toutes parts par des brutes incultes, sans foi ni loi. Cela ne vous rappelle-t-il pas les films westerns des années 50 et 60, où les indiens personnifiaient toujours les barbares, les « méchants » ?… Le vocabulaire utilisé participe à la mystification : le terme « conflit » permet de faire l’impasse sur l’acte de spoliation, en laissant sous-entendre qu’une lutte armée a lieu entre deux Etats aux motivations contradictoires. L’opinion internationale a vite gobé la distinction entre les colonies « légales » et les colonies « irrégulière s » ou « sauvages ». S’agissant d’expulsions, de démolition de logements, de piraterie en haute mer, d’assassinats de civils, on dira par exemple « la Knesset a voté… », « la haute cour a ratifié… », « conformément à telle loi », etc. Les crimes sont accoutrés d’une parure de légalité et, là encore, les médias (y compris arabes) suivent tête baissée.

Les bêtes marchant sur deux pattes

Dans « le seul pays démocratique du Moyen-Orient », les quelques étudiants palestiniens en médecine sont poussés à collaborer avec le chabak (service de renseignement) pour avoir droit aux stages dans les hôpitaux de Jérusalem. Près de 8500 Palestiniens croupissent en silence dans des camps de détention. Parmi eux, 340 enfants vivent dans une terreur constante. Agés de 11 à 14 ans, ils sont victimes de harcèlements pervers et souffrent de négligence médicale. Pendant que les tortures les plus effroyables sont infligées à ces prisonniers, l’unique soldat israélien détenu par le « mouvement terroriste » à Gaza se prélassait tout récemment en regardant les matchs de la coupe du monde de football. Toutes les voix s’élèvent pour réclamer nommément la libération de ce soldat ; personne ne fait allusion au sort de ces milliers de détenus en détresse. L’évidence surgit : tous les hommes sont égaux, mais certains moins que d’autres.

Pendant l’attaque sanglante de Gaza, les journalistes ont été tenus à l’écart « pour des raisons de sécurité ». Mais apparemment cela ne valait pas la peine qu’on émette une protestation. Le terrorisme d’Etat est invariablement disculpé et ne soulève aucune condamnation crédible.

C’est à une poignée de résistants, habilement diabolisés, qu’on demande cyniquement d’arrêter « la violence ». Se défendre contre la colonisation, résister à la tyrannie est légitime autant qu’honorable. Cela tombe sous le sens… Mais le vocable « terrorisme », utilisé tous azimuts, a brouillé les cartes. Ce mot magique, qui conforte la pratique de mystification israélienne, est maintenant entériné par tous les médias. Tant qu’à faire, le patriote français Jean Moulin ne serait qu’un fieffé « terroriste », lui le héros national dont les cendres ont été transférées au Panthéon ; on devait aussi désavouer Nelson Mandela pour son opposition au régime d’apartheid, le groupe arménien Manouchian pour sa lutte contre les nazis.

Il suffit d’arborer la bannière de la « lutte contre le terrorisme » et tous les coups sont permis : destruction de logements et de terres agricoles, arrachage de milliers d’oliviers, détérioration de réservoirs d’eau et stations de pompage, bombardement des écoles, mitraillage des ambulances, assassinats ciblés des dirigeants palestiniens (s’ils ne collaborent pas)… Jamais dans l’histoire, une force d’occupation n’a été aussi destructrice, aussi meurtrière (1).

Un certain Friedman écrivait naguère dans le New York Times, “vous [les Palestiniens] ne pouvez pas construire une nation sur les épaules d’assaillants suicidaires”. Des journalistes, ici et là, savent manier les contrevérités. Surtout n’allez pas leur dire qu’Israël a fondé son existence sur l’activisme criminel de plusieurs organisations terroristes (Haganah, Irgoun, Gang Sterne, mouvement clandestin Lehi) et une série de massacres impitoyables (Sabra et Chatilla, Jenine, Ramallah, etc.). N’essayez pas de leur faire remarquer que les principaux responsables sont devenus plus tard des hommes d’Etat (Shamir, Begin, Rabin, Peres, entre autres).

Le jeu est maintenant bien rôdé : un journal israélien balance un mensonge, puis se rit de voir comment celui-ci est traité par les médias internationaux. Un dirigeant invente n’importe quel subterfuge et voilà que la partie concernée de perdre de l’énergie à se disculper. Un exemple : Haaretz, en juin dernier, a publié une « information » alléguant l’opposition de Mahmoud Abbas à la levée du blocus maritime imposé à la bande de Gaza. Plusieurs dirigeants palestiniens se sont alors échinés à porter un démenti catégorique (Abou Roudeina et Saeb Orekat notamment). Autre exemple : l’allégation selon laquelle le bateau humanitaire libanais Marie serait téléguidé par le Hezbollah. Là encore, on perdra du temps à « réagir » à l’accusation… Autant la duperie est sournoise, autant la réaction semble ingénue.

L’annonce récente des « mesures d’allégement du blocus » de Gaza (qui continue, notons-le, d’être bombardée) a eu le don d’alimenter la rhétorique médiatique et de dévier l’attention. Cette combine visait à rehausser l’image de l’occupant suite à l’agression contre la flottille humanitaire turque. Tel porte-parole sioniste déclare avec cynisme que « 150 camions remplis de nourriture » entrent par jour dans la bande de Gaza… ceux qui l’écoutent ne sont pas censés savoir qu’il y a douze ans ce nombre était de 1800 camions par jour et qu’entre-temps la population de ce territoire a augmenté.

Menahem Begin vous connaissez ? C’est celui qui a dit que les Palestiniens sont des « bêtes marchant sur deux pattes » (1982) ! (cité par Amnon Kapeliouk, Begin and the beast, 1982) Le sionisme s’acharne sur eux depuis 60 ans, les voue à la servitude et l’anéantissement. On leur en veut d’abord d’être les maîtres du sol. On leur en veut aussi parce qu’ils ont du sang dans les veines (à revendre). Par leur présence sur la scène, ils rappellent en permanence la nature délictueuse de l’occupation. Ils figurent pour ainsi dire la « mauvaise conscience » du spoliateur. Du coup, on les expulse, on les emprisonne, on les torture, on les diabolise, on les affame, on les bombarde, on les assassine… Décidément, l’Ouganda l’a échappé belle.

A chaque fois, on se dit que la mesure est comble, que le summum de l’abomination est atteint, à chaque fois le bouchon est poussé plus loin. Encore et encore… La destruction de maisons palestiniennes à grande échelle vous a-t-elle horrifié ? Eh bien, on décide de démolir des villages entiers (45 en juin dernier, dans le Naqab, abritant environ 85.000 Palestiniens). Un israélien lance sa voiture sur un enfant palestinien et l’écrase sur le trottoir… il dit ensuite qu’il ne l’a pas fait exprès, et l’affaire est close. Des cimetières musulmans sont régulièrement saccagés ; d’autres sont ratissés et transformés en parcs de jeux, jardins et parkings (comme à Ramallah, Jaffa et près de Tel-Aviv). Le cimetière historique de Jérusalem a été plusieurs fois profané avant de subir l’épreuve des pelleteuses mécaniques. Il renfermait les tombeaux des Saints de l’Islam et des martyrs de Salaheddine…

Se tromperait celui qui croirait que l’infamie a une limite. C’est que, tout simplement, il n’y a pas de limites, pas de garde-fou, pas de ligne rouge. Des extrémistes auxquels vous faites comprendre que, quels que soient les excès commis, ils seront toujours soutenus et confortés, n’ont aucune raison de s’arrêter. Ils ont la bride sur le cou…

Les collusions suspectes.

« S’il nous faut accepter tout ce qui est comme il est, dans toute sa dimension tragique de non-sens radical, comment éviter l’accusation de complicité, voire de collaboration avec le mal »
Luc Ferry

Israël, depuis sa création, viole avec désinvolture et de façon de plus en plus cynique les décisions de l’ONU et les conventions internationales. Les Etats-Unis sont le garant par excellence de cette impunité criante ; ils sont corps et âmes acquis à la cause sioniste. Dans ce pays, le sionisme dispose d’un instrument d’une redoutable efficacité : l’AIPAC. Créée en 1954, cette organisation juive est explicitement au service d’Israël et défend ses intérêts. Elle tire son efficacité des moyens considérables dont elle dispose, mais surtout d’une astuce que personne n’ose contester : elle n’est pas déclarée comme lobby servant les intérêts d’un pays étranger…

Au lendemain du fameux « 11 septembre », des dirigeants américains avaient traité de lâches les auteurs des attentats. On aurait aimé les voir tenir le même propos au sujet des soldats israéliens qui se sont amusé à tirer sur un enfant terrorisé dans les bras de son père (Mohammed al Dura), à briser méthodiquement les bras des adolescents avec une roche, à obliger une femme sur le point d’accoucher à rester dans sa voiture pendant des heures en plein soleil, en gardant les vitres fermées, etc.

Armés jusqu’aux oreilles, les soldats de « Tsahal » ont la bride sur le cou. Ils ont le courage de gifler des femmes âgées, de bastonner des enfants ou les utiliser à l’occasion comme des boucliers humains (lors de l’attaque de Gaza), de tuer des journalistes à bout portant (flottille humanitaire, entre autres), d’assassiner de sang froid des militants pacifistes (Rachel Corrie écrasée par un bulldozer blindé en 2003 à Gaza). Ils ne s’en veulent pas de regarder une gamine pleurer à coté des cadavres de ses parents (à Jenine jadis, comme à Gaza). L’armée d’occupation a utilisé des bombes au phosphore blanc dans ses attaques à Gaza. Le Protocole interdisant l’utilisation d’une telle arme la considérait comme un crime de guerre. Voila qu’on apprend qu’Israël, ayant « refusé » de signer ce protocole, ne peut être formellement accusé. Les choses sont simples en effet, pourquoi les compliquer ? Lorsqu’on a la caution des Américains, on ne s’encombre pas de scrupules.

Un parti pris avilissant

Les actes meurtriers d’un Milosevic en Bosnie et au Kosovo sont-ils plus ignobles que ceux que Sharon, Moufaz et Ben Elliazer ont perpétré hier à Jenine et Ramallah, ceux de Barak, Olmert et Netanyahu aujourd’hui à Gaza ? Sarkozy, sans hésitation, a dit un jour du Président Ahmadinejad : « il bafoue les idéaux et les valeurs inscrits dans la déclaration universelle des droits de l’homme ». Mais il faut beaucoup de cran pour importuner ces scélérats notoirement connus. Le Tribunal Pénal International s’acharne volontiers sur Omar Al Bachir, mais ne lui demandez pas de s’en prendre aux commanditaires des crimes sionistes. Une juridiction qui tend – au grand jour – à fustiger les uns et épargner les autres est un véritable affront.

Du temps de Bush, grâce à la formule magique du « 11 septembre », les Etats-Unis ont assumé plus que jamais le rôle de Satan sur la scène internationale. Lui et son entourage avaient l’aplomb de parler de combat du « Bien contre le Mal ». On tenait un discours réducteur : le Bien devait triompher mordicus du Mal. Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. Pourtant, c’est avec l’arsenal fourni par les Américains et leur soutien sans retenue que les tueries sont commises périodiquement dans les villes palestiniennes. Que dire des dévastations perpétrées par l’armée américaine en Irak, du million de tués depuis 2003 ? On peine à comprendre la nécessité de bombarder des monuments millénaires, de saccager des musées, d’abattre à bout portant un homme et sa femme parce qu’ils s’opposent au viol (collectif) de leur fille… Que faut-il penser des bombardements récurrents de civils en Afghanistan et au Pakistan ?

Ce sont toujours les mêmes qui pâtissent du droit de veto à l’ONU, du précepte infâme des deux-poids-deux-mesures. L’opinion mondiale et les médias –maintenus sous anesthésie – ont fini par s’y faire. La volonté de l’Iran d’accéder à la technologie nucléaire met en transe les grands de ce monde. Quant à l’arsenal de l’Etat sioniste, motus et bouche cousue ! A la demande des Etats-Unis, Israël n’a jamais reconnu officiellement être une puissance nucléaire. C’en est une évidemment depuis 1967. Sur un ton narquois, on nous explique que l’Etat juif n’a pas signé le traité de non-prolifération nucléaire (contrairement à l’Iran) et donc n’est pas « légalement » soumis aux contrôles de l’AIEA. Si vous n’avez pas signé, vous êtes absout : l’argument n’est-il pas ingénieux ? Aujourd’hui, on s’apprête à serrer le cou de l’Iran : la poigne est américaine mais c’est Israël qui manie l’aiguillon… On voudrait détruire ce pays, héritier de grandes civilisations, pour « découvrir » après coup qu’il ne fabriquait pas d’armes nucléaires. Du déjà vu, non ?

Les Etats-Unis, nul ne peut en douter, s’investissent volontiers dans des actions humanitaires massives dans le monde (le séisme à Haïti a mobilisé l’aide d’urgence du gouvernement et suscité la générosité du public)… Une vérité surgit néanmoins : en deçà des frontières, les Américains sont assurément des démocrates et respectent les droits de l’homme ; au-delà, s’il le faut, ils se comportent avec une désinvolture et une brutalité impitoyables. Ils n’hésitent pas à se ravaler en s’acoquinant avec des chefs sionistes aux mains maculés de sang. Hier, ils multipliaient les éloges en direction de Sharon et le qualifiait d’ « homme de paix », en dépit de ses forfaits notoires. Aujourd’hui, ils s’inclinent devant Netanyahu et Barak. Les dirigeants arabes « alliés », quant à eux, sont amplement responsables du rapport de force qui prévaut au Moyen-Orient. A force de ployer sous les pressions et chantages, ils sont désormais déconsidérés…

L’aide militaire américaine à l’Etat colonial est considérée, tenez-vous bien, comme « un investissement à long terme pour la paix ». Cela permet de déverser des bombes sophistiquées sur les villes palestiniennes, en particulier celles à guidage laser et par satellite. Mais gare à la Syrie si elle se met dans la tête d’armer le Hezbollah. « C’est pas du jeu » !

« Nous, les juifs, contrôlons l’Amérique »

Les colonies juives utilisent par habitant 20 fois plus d’eau que les localités palestiniennes voisines (rapport d’Amnesty International, juin 2010). Des Palestiniens malades, par centaines, meurent à petit feu parce qu’on leur refuse le droit de partir se soigner à l’étranger. Le statut de la bande de Gaza est unique : ce n’est ni un pays indépendant, ni un territoire occupé (stricto sensu). C’est un vaste camp de détention à ciel ouvert, livré à la générosité internationale. Le geôlier n’assume aucune responsabilité vis-à-vis des prisonniers, mais s’adjuge le droit de les bombarder régulièrement. Aucune aide humanitaire ne doit y parvenir et ses initiateurs sont assassinés au grand jour. Si au moins les pêcheurs pouvaient aller en mer sans essuyer les tirs des soldats israéliens…

Dans les pays arabes et musulmans, le ressentiment est à la mesure des injustices. Du coup, les Etats-Unis se décident à lancer deux stations de propagande en langue arabe : la radio Sawa et la chaîne de télévision (satellitaire) Al hurra. Obama a même été au Caire pour clamer « Assalam Alikoum », deux mots qui avaient soulevé une grande ferveur… Quelque chose a-t-elle changé depuis lors ? Obama a-t-il reconnu les horreurs commises en Irak ? A-t-il essayé d’arrêter la colonisation de la Palestine ? A-t-il levé le blocus inhumain sur Gaza ?… A cet égard, la réplique d’Ariel Sharon à Shimon Péres en 2001 est assez édifiante : « Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela … Je vais vous dire quelque chose de très clair : ne vous préoccupez pas de la pression de l’Amérique sur Israël. Nous, les juifs, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent ».

Les citoyens américains, connus pour leur mauvaise perception des événements hors frontières, supportent une charge morale très lourde. Ils sont indirectement impliqués, du fait qu’ils vont aux urnes et qu’ils peuvent toujours exprimer leur désaccord (les armes sont fournis aux frais du contribuable). Il est vrai que les choses changent : selon un sondage commandité par la BBC entre décembre 2009 et février 2010, 40 % « seulement » de l’opinion américaine est favorable à la politique israélienne, contre 47 % l’année précédente…

Les Etats européens sont eux aussi complices des menées d’Israël et confortent son sentiment d’impunité. Sur les chaînes de télévision, par exemple, les forfaits sionistes sont soigneusement déguisés, suivis aussitôt et sans la moindre sensibilité morale d’une « page de sport ». L’accord de libre échange UE-Israël, présuppose le respect des droits de l’homme par les parties contractantes. Dans ce cas particulier, ne s’agit-il pas d’un vœu pieux ?

Le sang et les larmes coulent depuis trop longtemps. Les Palestiniens ne possèdent ni bombardiers, ni missiles, ni armes bactériologiques. Ils sont agressés au quotidien, ne comptent plus les morts et les estropiés. A la fois courageux et vulnérables, ils affrontent (symboliquement) des blindés de 60 tonnes avec des pierres… Israël a profité sans vergogne du silence et de la complicité des grandes nations. Celles-ci, à n’en pas douter, devraient rendre des comptes pour non-assistance à peuple en danger. Le monde aurait espéré voir ces nations prendre position en faveur des victimes, en accord avec les règles de la morale ou par honnêteté intellectuelle… Il a fallu qu’elles soutiennent le plus fort, accablent le plus faible. C’est ainsi que le rapport Goldstone est discrédité, que l’Etat colonial est exempté de ses responsabilités devant le droit international, que les condamnations ne sont jamais suivies de sanctions. Des Etats-Unis, les dollars affluent et vont directement aux colonies de Cisjordanie et de Jérusalem. La France, en avril dernier, a tenu à « honorer la mémoire » de Ben Gourion, en lui dédiant une esplanade dans sa capitale. Rappelons qu’entre 1947 et 1948, sous les ordres de ce criminel de guerre (venu de Pologne), 532 villages arabes ont été détruits, près de 15.000 Palestiniens tués, 84 % de la population contrainte à l’exil. On est beaucoup moins horrifié par les tueries commises par l’Etat juif que par la bénédiction accordée par les dirigeants occidentaux.

L’attaque irresponsable du bateau turc dans les eaux internationales a provoqué, contre toute attente, une prise de conscience à l’échelle mondiale. Les citoyens du monde épris de justice et moralement libres sont appelés à prendre les devants, à l’instar de ceux qui ont triomphé jadis de l’apartheid. Vu le rapport de force, la résistance héroïque des Palestiniens ne peut suffire. Il s’agit de retrouver sa dignité, de mettre le holà au terrorisme d’Etat qui a trop duré. Des artistes déclineront les invitations ou annuleront leurs représentations en Israël, des institutions financières arrêteront d’investir dans son industrie, de plus en plus de produits provenant des colonies seront boycottés… A l’heure actuelle, 150 artistes irlandais lancent une campagne de boycott de l’Etat juif pour protester contre ses agissements meurtriers en Palestine. Le crime se retournera contre ceux qui l’ont commis.

Les juifs en terre d’Islam

Un Etat binational mêlant les deux peuples ? Au point où on en est, c’est peut-être une solution… Encore faut-il reconnaître les crimes perpétré depuis 60 ans, restituer les terres volées, indemniser les victimes, permettre le retour des familles exilées, instaurer la justice. Nul ne dira que c’est facile, mais c’est la condition sine qua non.

Ici, trois déclarations caractéristiques (et sans masque) méritent mention : « Nous réduirons la population arabe à une communauté de coupeurs de bois et de serveurs » (Uri Lubrani, 1960). « Nous devons tuer tous les palestiniens à moins qu’ils ne soient résignés à vivre en tant qu’esclaves » (Chairman Heilbrun, 1987). « Tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas juives » (le rabbin Yitzhak Ginsburg, 1989)… Aujourd’hui, à la lumière de ces discours haineux, nous voyons ce que les juifs font aux Palestiniens et l’histoire n’a de cesse de se rappeler à nous. Comment les juifs vivaient-ils jadis en terre d’Islam ? Voici une bribe d’histoire.

En Espagne et Portugal musulmans (Al Andalus du VIIIè au XVè siècles), la minorité juive – auparavant combattue et persécutée – avait droit à la protection et la sécurité, occupait dans la société une place reconnue et stable. Alors que le roi wisigoth (de 680 à 687) se proposait d’extirper « la peste judaïque », les Musulmans assuraient aux juifs des droits effectifs, une liberté de culte et de pensée jusque-là inconnue.

On retrouve le même climat de tolérance et d’humanité dans l’Empire ottoman (XIVè au XXè siècles) : les juifs y trouvaient une terre d’accueil favorable à leur épanouissement économique, culturel et religieux. On raconte que des négociateurs européens avaient fait pression sur le pouvoir ottoman pour que les juifs soient écartés du commerce international. Mais la requête fut refusée… Sur l’île de Buyukada, au large d’Istanbul, le touriste aujourd’hui peut voir les magnifiques résidences d’été occupées jadis par la bourgeoisie juive. C’est assez significatif de l’atmosphère de bienveillance et de concorde exemplaires qui régnait à l’époque…

On s’aperçoit vite que le sionisme est une calamité pour les juifs eux-mêmes (voir : www.nkusa.org).

Thami BOUHMOUCH
Professeur universitaire
Casablanca, Maroc

(1) Qu’en on juge par les déclarations de ces leaders sionistes : « Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l’intimidation, la confiscation des terres et l’arrêt de tous les programmes sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population arabe » (Israël Koenig, in The Koenig mémorandum, 1976 – www.historyofisrael.info) ; « Les palestiniens seront écrasés comme des sauterelles et leurs têtes éclatés contre les rochers et les murs » (Yitzhak Shamir, 19/06/88 – www.anti-imperialisme.com) ; « Tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas juives » (le rabbin Yitzhak Ginsburg, Journal Jérusalem Post, 19/06/89).

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