Pourquoi nous ne signons pas l’« appel à la raison » du collectif J Call


Un groupe de personnalités juives européennes et israéliennes viennent de créer le collectif J Call (European Jewish Call for reason) et de lancer ce qu’elles nomment un « appel à la raison » (Le Soir du 20 avril).

En tant que Juifs européens engagés dans le combat pour une paix juste entre Israéliens et Palestiniens, nous ne pouvons adhérer à cet appel. Voici pourquoi.

Nous savons le prix que les Palestiniens ont payé depuis plus d’un siècle et qu’ils payent encore pour que les Juifs soient majoritaires en Palestine-Israël : massacres, expropriations forcées, expulsions, interdictions de retourner chez soi et des regroupements familiaux, destructions de maisons et d’autres biens. Aujourd’hui, six millions de Palestiniens, soit près des deux tiers d’entre eux, sont des exilés.

J Call veut « la survie d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique ». Il ne se préoccupe pas de rendre justice aux victimes du nettoyage ethnique de la Palestine.

Il ne s’intéresse qu’à la préservation d’une majorité juive dans l’Etat d’Israël pour pouvoir maintenir « démocratiquement » un régime qui fait des Palestiniens israéliens (20 % des citoyens de cet Etat) des citoyens discriminés et qui empêche tout retour des exilés qui le souhaiteraient. Cette conception de la démocratie n’est pas la nôtre.

J Call prône une paix avec le peuple palestinien selon le principe « deux peuples, deux Etats ». L’établissement d’une paix juste impliquera sans doute la création de deux Etats en Palestine-Israël mais, dans un territoire où les populations palestinienne et juive restent, malgré l’épuration ethnique, inextricablement mêlées, la formule « deux peuples, deux Etats » est lourde de menaces de nouveaux transferts de population. De plus, tout en dénonçant « la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est », J Call ne définit pas les limites des territoires de ces deux Etats.

J Call demande que « l’Union européenne comme les Etats-Unis fasse pression sur les deux parties ». Or, depuis 1988, le Conseil national palestinien accepte le principe du partage de la Palestine selon les frontières internationalement reconnues (soit 78 % pour l’Etat d’Israël et 22 % pour l’Etat palestinien). Ce collectif estime-t-il qu’il faut « faire pression » sur les représentants palestiniens pour qu’ils acceptent un territoire encore plus petit ?

Et pour ce qui concerne les pressions à exercer sur la partie israélienne, on peut légitimement se demander de quoi il s’agit quand on sait que la majorité des initiateurs de l’appel se sont jusqu’ici toujours opposés à la moindre pression extérieure contre l’Etat d’Israël malgré son non-respect systématique des résolutions de l’ONU et ses violations innombrables du droit international.

Le fait que l’appel affirme juste après que « la décision ultime appartient au peuple souverain d’Israël » permet d’imaginer l’insignifiance des « pressions » sur Israël que J Call est prêt à soutenir. Cette phrase est, par ailleurs, particulièrement choquante puisqu’elle implique que le sort des territoires occupés et des personnes vivant sous occupation doit être déterminé par les citoyens de la puissance occupante.

Nous pensons quant à nous que l’Union européenne ne pourra contribuer efficacement à faire cesser la politique de plus en plus raciste et criminelle menée par l’Etat d’Israël à l’égard des Palestiniens qu’en sanctionnant cet Etat sur le plan économique.

Car si l’Union européenne reste un « nain » politique, elle constitue, et de loin, le plus important partenaire économique d’Israël. L’inaction et la complaisance de l’Union européenne face aux innombrables infractions graves au droit international commises depuis si longtemps par l’Etat d’Israël font honte aux citoyens européens que nous sommes.

(*) Listes des signataires : Marc Abramowicz, psychothérapeute ; Ofra Ben Artzi, Machsom Watch Jerusalem ; Rudolf Bkouche, professeur émérite (Université de Lille 1) ; Jacques Bude, professeur honoraire en psychologie sociale (Université libre de Bruxelles) ; Malou Dowiakowski-Luminet, psychanalyste ; Fanny Filosof, féministe du mouvement international des « Femmes en noir » ; Pierre Gillis, professeur (Université de Mons) ; Victor Ginsburgh, professeur émérite de sciences économiques (Université libre de Bruxelles) ; Georges Gumpel, retraité, partie civile au procès Barbie, membre de l’UJFP-Lyon ; Nicole Kahn, retraitée membre UJFP-France ; Sabine Kahn, professeur en sciences de l’éducation (Université libre de Bruxelles) ; Catherine Kestelijn, syndicaliste (Bruxelles) ; Adeline Liebman, psychothérapeute ; Daniel Liebmann ; Cathy Mayer, enseignante ; Nicole Mayer, sociologue ; Jean-Claude Meyer, membre du bureau national de l’UJFP (Union juive française pour la paix) ; Dr Luminet, professeur honoraire, psychanalyste ; Herzl Mladen, humaniste et laïc ; Monique Nagielkopf, traductrice, (Anvers) ; Jacob Rajchman, céramiste dentaire et photographe, membre de l’UPJB ; Henri Roanne-Rosenblatt, journaliste ; Deborah Rouach, comédienne ; Pierre Stambul, professeur (Marseille) ;

Mathieu Staszewski, coordinateur de stages ; Michel Staszewski, professeur d’histoire ; Donald Sturbelle, graphiste, co-fondateur du P’tit Ciné ; Marka Syfer, assureur, juif éthique ; Dominique Ventre, directeur de la formation de Télécom ParisTech., membre de l’UJFP-Paris ; Anne Weisshaupt.

Vers un mouvement juif européen pour la paix


samedi 24 avril 2010 – 08h:14

Face au discrédit d’Israël au niveau international, un mouvement sioniste plus présentable que celui organisé autour de la clique à Netanyahu semble vouloir s’organiser en Europe.

La liste des signatures est édifiante quant aux objectifs réels de cette initiative :
procéder à un ravalement de façade tout en maintenant les mêmes objectifs qui sont de déposséder les Palestiniens [rien n’est dit sur la colonisation et le droit au retour des réfugiés palestiniens],
conserver un état sioniste ethniquement nettoyé [la fameuse majorité juive]
masquer les véritables rapports de forces [parler de pressions sur les deux parties est une escroquerie ; faudra-t-il demander comme prochaine concession aux Palestiniens de se coucher sur le sol et de se laisser mourir ?]

« L’avenir d’Israël passe nécessairement par l’établissement d’une paix avec le peuple palestinien selon le principe deux peuples, deux Etats. Nous le savons tous, il y a urgence. Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un Etat où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile ». C’est ce qu’écrivent, dans un « Appel à la raison » qui sera rendu public demain, des « citoyens de pays européens, juifs », attachés à « l’avenir et la sécurité » d’Israël et convaincus que « l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est sont une erreur politique et une faute morale ».

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Le mufti nazi ou ARTE au service de la propagande sioniste



ARTE vient de programmer une émission intitulée « La croix gammée et le turban » qui revient sur les rapports entre le mufti Amin al Husseini et le régime nazi.
On lira ici le dossier plutôt à charge contre le mufti. Si l’article du Nouvel Observateur relativise le rôle d’Amin al-Husseini, on peut cependant lire ce qui suit:

En revanche, Amin al-Husseini adhère sans difficulté aux thèses nationales- socialistes. «Votre Excellence, la sympathie des peuples arabes vous est acquise, écrit-il dans une lettre à Hitler en date du 28 janvier 1941. Ils sont prêts à s’insurger avec enthousiasme contre la coalition anglo-juive.» Dans un appel, il traite les juifs de «rebuts de la terre», de «microbes qui véhiculent la peste». Malgré sa connaissance des camps de la mort, il demande, en 1943, aux autorités hongroises, alliées de l’Allemagne, de stopper le transfert de 900 enfants juifs vers la Palestine, et leur conseille de les envoyer dans un lieu où ils pourront être «contrôlés, comme par exemple en Pologne».

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Les champs à Gaza n’ont jamais existé


Viktor Dedaj

Un vieux texte qui reste toujours d’actualité; merci Scylla

Sionistes : ça faisait longtemps que j’avais envie de vous dire deux ou trois choses. Ca me démangeait depuis un certain temps déjà, mais allez savoir pourquoi… le temps, ou la fainéantise, ou peut-être les deux. Mais si c’est pas maintenant, alors quand ?

Sionistes : ça fait longtemps que vous me gonflez avec votre histoire de « terre promise ». Que de contorsions sémantiques pour qualifier un vol en bonne et due forme.

Sionistes : ça fait longtemps que vous me gonflez avec votre histoire de « peuple élu ». Que de beaux oripeaux pour camoufler votre racisme.

Sionistes : partout où je vous ai croisés, vous étiez de mauvais côté de la barrière. Aux côtés de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, aux côtés de armées assassines du Guatemala… Je n’ai aucun souvenir de vous avoir vu du côté des exclus, des faibles. Pas une seule fois.

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« Les Barons » font un carton


anniebannie : je l’ai vu, ce film, et j’ai beaucoup aimé; allez-y, à ne pas manquer ! Sur ce site, interviews, bande annonce et suppléments

Le film de Nabil Ben Yadir a fait plus de 35000 entrées en moins de deux semaines.

Trente-cinq mille entrées en deux semaines, sur onze copies, des séances qui affichent « complet », des spectateurs assis sur les marches, une ambiance dans les salles devenue rare, avec rires aux éclats et applaudissements à la fin de la projection Sans surprise, pour ceux qui l’ont vu, « Les Barons » fait un carton. Plus réjouissant, encore : il fédère les communautés et les générations. Pour rappel, « Les Barons » est une comédie décoiffante, tournée à Bruxelles, et ayant pour (anti-) héros un trio de glandeurs professionnels, qui traînent leurs tennis dans les rues de Molenbeek. Nabil Ben Yadir livre dans ce premier film un portrait de sa communauté et de son quartier, avec humour et franchise mais, surtout, une verve et un sens cinématographique peu communs.

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Skinheads pour Israël


flag

À Birmingham, en Angleterre, des émeutiers anti-musulmans, de la Ligue de Défense anglaise, brandissent le drapeau israélien comme symbole de leur antagonisme. Richard Silverstein écrit :

Il est important de comprendre comment les racistes partout en Europe et en Occident voient Israël. Ils le voient comme leur rempart contre les sombres hordes musulmanes détestées. C’est en partie à cause de l’idéologie anti-musulmane soutenue par le gouvernement israélien et les politiciens de droite. israélien. C’est en raison du niveau stupéfiant de violence avec laquelle Israël a riposté à la résistance de groupes et des nations arabes et musulmannes .

source

Mettez un masque


anniebannie : La très modeste video sur le boycott des dattes tournée il y a une semaine fait un tabac chez les sbires ci-dessous; 3229 visites et sur Youtube 1018. Je ne suis pas maso et je ne suis pas allée lire les commentaires, mais certains sont trop puants me dit-on.

http://www.juif.org/video/4462,boycott-des-dattes-israeliennes-en-france.php

Comment ! Ils ont osé protester en incitant au boycott de nos dattes ! Mais c’est la mort qu’ils méritent ! Cette mort que nous distribuons avec tant de libéralité et en toute impunité depuis que nous sévissons ici. A l’aide bourgemestres ! Coffrez-moi ces criminels !
Quelle liberté d’expression ? De quoi on cause ?


On se calme, les Taous sont arrivées et les autres ont disparu.

Trafic d’organes, ce que vos journaux ne vous ont pas dit


1_aVos journaux en ont parlé, même s’ils n’ont pas accordé à cette information l’importance qu’elle mérite. Car si, en effet, l’implication de rabbins dans des affaires de corruption de politiciens et de blanchiment d’argent ressortit, en dépit du caractère étrange de l’implication d’hommes du culte dans cette affaire, à des formes de délinquance classiques, il n’en va pas de même dans le cas du trafic d’organes dirigé par un certain Levy-Izhak Rosenbaum.

Dans ce dernier cas, nous touchons en réalité à une forme de crime auquel l’opinion un peu partout dans le monde est très sensible.

Pourquoi cette affaire n’a pas eu le retentissement qu’elle mérité a certainement à voir avec la crainte d’attiser des sentiments antisémites (au sens d’anti- juif). Après tout, le parlementaire sioniste Nissim Ze’ev n’écrit-il pas dans le Jerusalem Post du 27 juillet que l’opération du FBI était un cas d’antisémitisme?

Or, à mon avis, ces arrestations ne nous apprennent rien sur les Juifs ou le judaïsme d’une manière générale mais en disent long sur la nature de l’entité sioniste: une voyoucratie qui, naturellement est le havre idéal de toutes sortes de délinquants, en col blanc, en blouse blanche, en costume cravate etc.

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