Attaque contre la librairie Résistances


resist

Plus de 300 personnes étaient réunies mercredi soir devant la librairie Résistances, à l’appel de dizaines d’associations, partis, syndicats, libraires, pour manifester leur solidarité avec la librairie Résistances, attaquée vendredi dernier par 5 nervis de la Ligue de Défense Juive et exiger la dissolution de la LDJ. Des informations importantes et réconfortantes ont été données à cette occasion par les intervenants, lors de ce rassemblement unitaire.

Nicolas Shahshahani, gérant de la librairie, a notamment annoncé que plusieurs personnes étant apparemment les auteurs de l’agression, avaient été arrêtées et mise en garde à vue, selon une dépêche de l’Agence France Presse. Nous espèrons donc que les coupables seront effectivement sanctionnés et qu’ils n’auront pas le loisir d’aller faire un tour en Israël pour ne pas être inquiétés, comme cela a souvent été le cas après des méfaits commis par la LDJ ou le BETAR.

Après Omar Slaouti (NPA), Hervé Morel (Verts) , Alexis Corbière (Parti de Gauche de Paris) et Ian Brossat (PC), qui ont condamné publiquement l’impunité dont jouissent depuis des années ces bandes de l’extrême droite dite juive, malgré leurs agressions répétées, la sénatrice Alima Boumediene-Thiery a annoncé qu’elle avait déposé une question écrite auprès du ministre français de l’Intérieur, à propos de la tolérance par les autorités françaises de tels groupes.

Sont également intervenus pour apporter leur soutien à la librairie Résistances et s’indigner de la terreur exercée de manière répétée par la LDJ et le Betar, des représentants de Survie, Génération Palestine, Droits devant, l’Union Juive française pour la Paix, du syndicat FSU de la Bibliothèque Nationale de France, de la Gauche Cactus, du Réseau International des Juifs Antisionistes, d’un réseau de libraires représenté par la Librairie Le Point du Jour, des Américains Contre la Guerre et de la Délégation palestinienne à l’UNESCO.

Les uns et les autres ont souligné que les agressions subies à plusieurs reprises par la librairie Résistances (dont les vitrines avaient été fracassées en décembre 2006 par une bande similaire, qui avait aspergé de gaz lacrymogène plusieurs personnes), visaient de toute évidence à baillonner la défense des droits du peuple palestinien, mais aussi la contestation plus générale de l’idéologie « choc des civilisations », du racisme, ainsi que l’information régulièrement disponible sur toutes les autres luttes : celles des sans papiers, des peuple d’Amérique Latine, d’Afrique Noire…par le biais des livres présents dans la librairie et des conférences-débats organisées depuis 3 ans (cf http://www.librairie-resistances.com ).

SIGNER LA PETITTION POUR LA DISSOLUTION DE LA LDJ

John Bastardi-Daumont, avocat, est venu spécialement de Nice, pour annoncer le lancement, par un groupe d’avocats, d’une pétition exigeant la dissolution de la LDJ et pour nous demander de la signer massivement sur le site : http://www.dissolution-ldj.com

Enfin, des remerciements ont été exprimés par la librairie Résistances à tous les voisins, clients, amis, qui ont manifesté leur soutien de nombreuses manières. En venant aider au nettoyage et au rangement, qui ont permis à la librairie de réouvrir au lendemain même de l’agression (avant même que les livres, ordinateurs et meubles endommagés aient pu être remplacés). En venant achetar des livres. En proposant des dons. Et en envoyant des messages chaleureux du monde entier.

Une belle démonstration du fait que les barbares, loin d’avoir réussi à intimider et décourager les animateurs de la librairie, ont renforcé la détermination générale, et mis en valeur la solidarité qui existe entre les militants de toutes les causes justes.

(Plusieurs médias français et étrangers ont couvert et continuent à couvrir ces infos)

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine : http://www;europalestine.com

Des Boycotteurs très présents


lundi 4 mai 2009 – par Michèle Sibony

Officiellement absent de la Conférence de Genève sur les droits de l’homme, Israël a en réalité exercé sur cette manifestation un contrôle de tous les instants.

Nous avons décidé à quelques militants associatifs, de l’ AIC, ATMF, CCIPPP,CMF, FTCR, et UJFP (1) de nous rendre à la conférence de réexamen de Durban à Genève, unis par un sentiment mêlé d’inquiétude et de nécessité. Notre message commun était clair : le refus de l’exception. La Conférence de réexamen de Durban contre le racisme et pour le respect des droits de l’homme dans le monde ne pouvait faire l’impasse de ces violations, du racisme colonial, et ces discriminations légales contre les citoyens palestiniens d’Israël. Le dire ensemble nous semblait important. Mais perdus dans ce cadre immense, et en l’absence de la plupart des ONG et associations françaises du mouvement social qu’allions nous pouvoir y faire d’autre que constater et surtout, en témoignant, tenter de lutter contre la lourde artillerie médiatique qui conditionnait depuis des mois les esprits sur cet événement ?

Nous avons vite compris où nous étions : Dès le 19 avril, une Conférence alternative était organisée à Genève avec des invités de choix, dont Caroline Fourest, venue défendre les thèses du choc des civilisations, et désigner l’ennemi musulman. Puis une manifestation contre l’antisémitisme visant directement la Conférence suivie d’une veillée d’arme le 20 et d’un meeting le 22 devant le Palais des Nations avec Nathan Charanski, l’ex dissident soviétique passé à l’extrême droite israélienne, ministre des relations avec la Diaspora et Alan Dershovitz célèbre avocat américain aujourd’hui néo conservateur.

Mais c’est avec l’ouverture de la Conférence des États que nous avons mesuré l’ampleur de l’opération. Dès le matin des groupes sionistes manifestent devant les entrées du Palais des Nations, scotch noir sur la bouche, avec pancartes et tracts dénonçant une conférence conduite selon eux par les États racistes ne respectant pas les droits humains. Ils appellent à quitter la Conférence en soutien aux États luttant vraiment contre le racisme et pour ces droits, États-unis, Canada, Israël et quelques pays européens.

Israël bien qu’ officiellement absent de la Conférence y a assuré sa présence et son contrôle avec un lobby de près de 1500 personnes entourées et protégées par une forte présence de barbouzes israéliennes, et l’arrogance de colons en territoire conquis : l’Union des Étudiants Israéliens, l’ Union des Étudiants juifs de France, des groupes d’étudiants américains, anglais, et aussi des chrétiens sionistes.

L’accréditation a été retirée le 3e jour de la conférence à Coexist et l’UEJF en raison de leur comportement « délinquant » pour dénoncer le racisme de la conférence dans toutes les commissions susceptibles d’aborder le colonialisme israélien, les violations des droits humains en Palestine ou les discriminations et le racisme vis à vis des Palestiniens citoyens d’Israël. La méthode est binaire et mono thématique : chaque fois qu’il sera question de la Palestine, le lobby présent opposera une batterie de questions : Quid du Darfour, du Congo, du Sri Lanka, des Droits des femmes et des homosexuels en Iran etc… ? et quid de l’ Antisémitisme ?

Plus grave encore, le fruit d’un lobbying coordonné par UN Watch – ONG au service de la cause – auprès des groupes africains entre autres, les persuadant que ce sont les Palestiniens et leur problème qui veulent monopoliser l’attention et sont indifférents aux autres discriminations.

Pour comprendre ce qui se passe il faut obstinément déconstruire la massive propagande à l’œuvre, qui présente l’ensemble de l’opération comme l’attaque d’un Sud antisémite, essentiellement arabo-musulman, opposé à la liberté d’expression, et pour l’essentiel contre la démocratie qui est évidemment représentée par tous les pays absents. Or en réalité c’est l’inverse qui s’est passé. depuis le lendemain de Durban 1 jusqu’à Genève, la conférence contre le racisme a été soumise aux lignes rouges des démocraties du Nord : ne pas condamner Israël et ne pas évoquer la Palestine, quitte à imposer même pour y parvenir qu’aucun pays n’y soit nommément désigné.

Depuis Durban huit années ont passé, huit années d’ultra libéralisme néo conservateur qui ont imposé l’ unilatéralisme comme mode de négociation, la guerre préventive et la recolonisation comme modalité de pacification, laminé les droits civiques, le droit international, et les institutions de l’ONU, réuni dans l’OTAN la nouvelle direction mondiale, provoqué une crise économique mondiale majeure.

Genève est le sinistre reflet de cette période, et de la violence sans merci de la rencontre Nord Sud contemporaine. C’est la confiscation de cet espace d’expression des peuples du tiers monde, ceux qui souffrent jusque dans nos contrées, du racisme et des violations des droits humains. Dans le Forum de la société civile, ceux là ont demandé que des sanctions de ces violations visent aussi les pays d’accueil des millions de réfugiés. Mais au total l’imposture médiatique de Genève aura consisté à faire croire à un boycott d’Israël et d’un certain nombre d’Etats, alors que ceux-ci ont été omniprésents, qu’ils ont imposé un diktat préalable sur texte de la déclaration finale, vidant comme une coquille le cadre de travail, et exercé un contrôle permanent à l’intérieur comme à l’extérieur de la conférence.

Michèle Sibony UJFP -30 avril 2009 Politis

(1)Alternative Information Centre -jérusalem/Bethléem,

Association des Travailleurs Maghrébins de France,

Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien,

Collectif des Musulmans de France,

Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives,

Union Juive Française pour la Paix

SOURCE

Palestine


La souffrance du peuple palestinien qui vit sous occupation illégale israélienne. Des images censurées par les média occidentaux. A voir et à ne surtout pas oublier.

Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu tuer le Juif


par Pierre Stambul (Bureau National de l’UJFP)

En 1948, année de la Naqba (l’expulsion de 800000 Palestiniens de leur propre pays) et de la création de l’État d’Israël, Menahem Begin décide de visiter les États-Unis. Les plus grands intellectuels juifs américains avec à leur tête Hannah Arendt et Albert Einstein écrivent au président Truman en lui disant : « Begin arrive, c’est un terroriste, arrêtez-le ou expulsez-le ». À l’époque, aux yeux du monde, le judaïsme, c’est Arendt, Einstein, mais aussi Rosa Luxembourg, Freud, Kafka, Benjamin … Par quel retournement de l’histoire a-t-on aujourd’hui comme figures dominantes des Begin, Sharon, Barak, Livni, Olmert, Lieberman ou des pseudo intellectuels communautaristes français qui sont l’exact inverse ce que fut la figure de l’intellectuel juif ?

Le sionisme : une manipulation des identités juives

La guerre contre le peuple de Gaza, comme deux ans auparavant celle du Liban a montré qu’il n’y aura pas de paix au Proche-Orient tant que le sionisme sera à l’œuvre. Tous les partis sionistes ont approuvé ces deux guerres. La « gauche » sioniste qui vient d’être laminée lors des élections en Israël a participé à tous les crimes contre le peuple palestinien : la Naqba en 1948, la conquête de 1967 et la colonisation qui a suivi, la répression contre l’Intifada, la construction du mur en Cisjordanie et les massacres commis au Liban ou à Gaza. Il n’y a pas de sionisme à visage humain. La « gauche » sioniste aurait voulu en incarner un. C’est fini. Elle n’a fait que servir de force d’appoint à l’annexion, la colonisation et l’ethnocide contre la Palestine.

SUITE

L’ »omissionisme » : une nouvelle trouvaille des sionistes !


annie bannie : C’est vrai que ne pas coller la shoah dans n’importe quel sujet devient une faute. Un ami chercheur, qui publiait un livre sur l’immigration en Belgique, se l’est fait reprocher ; il a demandé comment il pouvait placer la shoah dans un livre qui ne parlait même pas de la guerre.

Publié le 12-02-2009
De CAPJPO:

Il faut aller voir sur le site de Bakchich cette incroyable levée de boucliers sionistes contre le nouveau film de la réalisatrice palestinienne, Maryse Gargour, qui traite du sionisme de 1891 à 1948, et de la situation des Palestiniens avant la création de l’Etat d’Israël.

Visionné à l’occasion du Festival International de la production Audiovisuelle (FIPA), à Biarritz, le film « la Terre Parle Arabe »de Maryse Gargour, vient de recevoir une publicité inattendue de la part des sionistes.

Ce nouveau film (Maryse Gargouri a déjà fait plusieurs films historiques sur la Palestine, dont « Au pays de Blanche ») s’appuie sur des archives israéliennes et des citations de dirigeants sionistes comme Chaïm Weizman, Menahem Begin et David Ben Gourion, préconisant le « transfert » de la population palestinienne.

On y voit effectivement ces expulsions et aussi la vie tranquille des Palestiniens sur leur terre avant l’arrivée des sionistes.

Mais, oh manquement impardonnable !, on n’y parle pas de la Shoah, s’étranglent les sionistes présents, qui accompagnent leur indignation de hurlements dans la salle de projection et de démarches pour empêcher une deuxième projection du film.

« Bien sûr ce n’est pas du négationnisme, dit l’en d’entre eux, mais c’est de l’omissionisme ! »

Le nouveau gros mot est lâché.

Et quand un journaliste lui demande si la Shoah justifiait l’expulsion des Palestiniens, il répond « Non, pas du tout. mais tout film historique se doit de parler de la Shoah ».

Un avis qui n’est heureusement pas partagé par l’ensemble des réalisateurs présents. Nathalie Rosseti, réalisatrice italienne, déclare ainsi qu’elle a beaucoup apprécié ce film et qu’elle veut le projeter en Italie. « Les films sur la Shoah m’ont bouleversée, mais il faut aussi rendre compte de cette autre histoire », explique-t-elle.

Quant au selectionneur de la FIPA, Pierre-Henri Deleau, accusé par certains d’avoir osé sélectionner un tel film, il ne se démonte pas et maintient son droit à choisir les films qu’il juge intéressants.

Les sionistes sont donc à la manoeuvre pour empêcher la sortie en salles de « La Terre Parle Arabe », mais ils viennent toutefois de lui faire une promotion qui portera nécessairement ses fruits.

Voir la vidéo


Source : CAPJPO-EuroPalestine

Les masques sont tombés et maintenant, ça suffit !


samedi 7 février 2009, par UJFP

Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les dirigeants du CRIF

Vous n’avez absolument aucun droit de parler, ni en notre nom ni au nom de tous les nôtres qui ont été parqués dans les ghettos, assassinés dans les pogroms, anéantis dans les camps de la mort, mais qui aussi ont été de toutes les luttes, de celles de l’Internationale pour un monde meilleur à celles de la Résistance à l’envahisseur nazi, contre le colonialisme et pour la liberté, la justice, la dignité et l’égalité des droits.

Vous avez applaudi, encouragé les crimes de l’armée israélienne écrasant sous les bombes la population dans ce que vous appelez « entité hostile », réduisant en tas de gravats ses maisons, dévastant ses cultures, prenant pour cible les écoles, les mosquées, les hôpitaux les ambulances et même un cimetière….Dès lors vous vous êtes placés dans le camp des tenants de l’apartheid, des oppresseurs et des nouveaux barbares , et le sang de leurs victimes rejaillit sur vous.

Ce faisant, vous avez perdu tout sentiment humain, toute compassion devant cette détresse, vous nous avez outragés et salis en assimilant tous les Juifs à des supporters d’une bande de criminels de guerre comme vous avez déshonoré la mémoire de Rachi, d’Edmond Fleg, d’Emmanuel Lévinas et de tant d’autres, enfin de tout ce que le judaïsme français comportait de richesse humaine, d’intelligence et de lumières.

Vous avez voulu faire d’un conflit colonial et géopolitique un conflit communautaire et en prétendant que « 95 % des Juifs français approuvent l’intervention israélienne », vous attisez l’antisémitisme dont vous prétendez vous inquiéter de la résurgence, en pompiers pyromanes.

Non Mesdames et Messieurs les dirigeants du Conseil soi-disant « Représentatif » des Institutions juives de France, vous ne représentez rien pour nous, sinon les zélateurs d’une abjecte boucherie.

Bureau National de l’UJFP le 07-02-2009

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS
Téléphone : 06 61 33 48 22

Quand des Israéliens démontent le mythe sioniste


On ne sortira pas de la fuite en avant criminelle de la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens sans une forme de rupture avec le sionisme. Depuis quelques années, une critique radicale émanant de diverses personnalités israéliennes s’attaque à cette idéologie. En effet en Israël, l’éducation, l’histoire, la loi, la propriété, la façon de penser, l’air qu’on respire, sont sionistes. Il est interdit de douter.

Et pourtant, certain-e-s s’échappent. Ils/elles sont journalistes, écrivain-e-s, cinéastes ou historien-ne-s. Ils/elles ont parfois fait de la politique dans les partis de gauche avant de rompre. Ils/elles passent une partie de leur temps à l’étranger comme 15% de la population. Ils/elles s’appellent Amira Hass, Michel Warschawski, Ilan Pappé, Nurit Peled, Gideon Levy, Avi Mograbi, Idith Zertal …

Deux livres très différents sont sortis en 2008. Ce sont « Vaincre Hitler » d’Avraham Burg et « Comment le peuple juif fut inventé » de Shlomo Sand (l’un et l’autre édités par Fayard). Deux livres très différents mais indispensables pour comprendre et donc pour combattre l’oppression.

SUITE

Douze avions militaires israéliens ont survolé le Liban


Moi : C’est pour ça qu’on les aime tellement dans la région

Douze avions militaires israéliens ont violé l’espace
aérien libanais lors de missions de reconnaissance au nord et au sud du
pays, a annoncé vendredi l’armée libanaise dans un communiqué.

Six avions israéliens ont survolé le village d’Alma al-Shaab et
d’autres villes plus au sud pendant environ 30 minutes vendredi,
précise le communiqué cité par l’agence de presse officielle du pays.

Six autres avions israéliens ont longé la côte méditerranéenne entre la
ville de Batroun et d’autres villes situées plus au nord pendant
environ une heure, ajoute le communiqué.

L’armée israélienne, qui ne commente généralement pas les survols du Liban, n’a pas fait de déclaration dans l’immédiat.

SOURCE

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑