Les archivistes de la mort ne pleurent pas


 

Il faut regarder beaucoup de vidéos montrant les martyrs pour certifier de leur identité et des conditions de décès de chacun d’entre eux. Lors des vérifications avant la diffusion régulière des bilans, nous devons en voir des centaines en l’espace des quelques heures que compte une journée. Le visionnage d’une vidéo prend en moyenne une minute. En une heure on peut donc voir soixante cadavres, sauf lorsque les images montrent des exécutions collectives, dans ce cas le chiffre des victimes est multiplié.

Corps après corps, les uns dans un couffin, les autres encore enveloppés de leurs blessures, recouverts de sang, les visages expriment la terreur et la surprise. Est-ce cela « la mort » ?

Certains visages semblent comme endormis tellement ils affichent une expression paisible : de jolis traits, des peaux douces, d’adorables petite bouches où flottent l’ombre d’un sourire intelligent. Ce sont les enfants martyrs, dont la mort pèsera éternellement sur nos âmes.

Les femmes martyres, étant moins présentes sur les extraits de vidéo, on doit souvent reconstituer leurs traits en faisant montre de grande imagination. Elles s’éteignent discrètement sur YouTube. On a rarement la possibilité d’assister aux rituelles souffrances accompagnant généralement les premiers instants des adieux à la vie.

Mais les vidéos les plus difficiles sont celles qui montrent des martyrs en train d’expirer leur dernier souffle. Lorsque l’on tombe sur une telle vidéo, on est obligé de s’arrêter pour respecter leurs derniers instants, on ne passe pas à la vidéo suivante pour un nouvel archivage. On tient la main du mourant à travers l’écran de l’ordinateur, on le regarde dans les yeux même si la scène déchire la vue, et on tend l’oreille à ses derniers balbutiements, en espérant y entendre les mots de ceux qui oscillent entre la vie et la mort : peut être y distinguera-t-on un pardon à une amoureuse ou à une mère? Ou peut-être un chant ? On veut écouter, mais généralement, ceux qui entourent le corps secoué de spasmes empêchent de saisir le moindre message, ils hurlent autour du blessé « Il faut prononce le martyr, prononce le martyr ! ». Si j’étais à la place de l’agonisant, j’aimerais plutôt entendre : « Il vivra, il vivra… encore et encore !» J’aimerais autant que l’on me ferme les yeux en me rassurant que je retrouverai bientôt mon bien-aimé, ou alors qu’on me prenne dans les bras et que l’on me caresse doucement la tête dans mes derniers instants.

La plupart du temps d’ailleurs, les enregistrement se terminent avant que l’âme ne quitte le corps du défunt, notre mémoire gravant alors l’image des derniers sursauts, que la mort ne vient jamais apaiser.

Très peu d’images montrent des martyrs laissant des messages avant leur mort. La plupart des vidéos ne contiennent que des regards et quelques mots laissés à ceux qu’ils aiment.

Abd-Almuhayman Alyounis est allongé sur l’herbe, ses mains s’agrippent à la terre douloureusement, il nous demande que l’on prie pour son âme lorsqu’il mourra, puis il dit que sa mère lui manque. On voit presque les larmes lui monter aux yeux. Mais les héros de l’Armée libre ne pleurent pas, alors il détourne son visage de la caméra et demande à celui qui filme d’arrêter d’enregistrer…

Je voudrais tant pleurer à chaque fois que je me remémore cette scène, mais les archivistes de la mort, eux non plus, ne pleurent pas.

Rien ne les fait pleurer d’ailleurs, même pas l’image de ce père de la ville de Rastane, courant comme un fou, son enfant dans les bras, et dont le bas du corps n’est plus qu’un squelette déchiqueté par un obus « intelligent » qui a eu l’«amabilité » d’épargner la tête de l’enfant pour que son père puisse, au moins, le reconnaître et passer la main dans ses cheveux une dernière fois.

Les vidéos des parents et enfants relèvent d’un registre bien à part. Lorsque des membres de la famille sont présents, l’atmosphère est remplie de pleurs, de cris à gorges déployées provoquées par la douleur: les mères lèvent les mains au ciel l’implorant d’infliger un peu de leurs immense douleur au tueur de leur cher enfant, et les enfants, eux, prient le ciel pour que le tueur connaisse un jour, comme eux, la privation et l’orphelinat.

Un des enfants m’a étonné : il affirmait haut et fort que son père n’était pas mort car ses yeux le regardaient encore, il faisait le tour de ceux qui encerclaient le cadavre de son père en disant : « il vit encore, il a les yeux ouverts ».

Certaines mères donnent -ou essayent de donner- le change et nous surprennent. Elles disent adieu sans verser une seule larme, d’une voix calme et avec un sang-froid apparent, comme si la montagne parlait depuis son sommet, ou que le ravin s’exprimait depuis son tréfonds. Elles considèrent leur fils comme un martyr de Dieu et parviennent à contrôler leur douleur, je ne sais comment ni par quel miracle. Les archivistes de la mort de notre espèce ont une affection toute particulière pour elles, car ils savent ce que cela coûte de ne pas pleurer lorsque la situation l’exige.

Pourquoi pleurer dans ces moments-là, n’est-il pas considéré comme un droit humain des plus basiques ? A-t-on omis de l’inscrire dans les registres des Droits de l’homme ?

Les détails de la mort sont sans fin, des milliers de détails dans des milliers de scènes. Les experts d’archivage comme nous, ne pleurent pas. Ils se contentent de regarder bouche bée et front plissé. De temps à autre, ils croient entendre une voix rugir dans leur for intérieur ; ils se demandent toujours si ceux qui archivent la mort devant leur écran, ainsi que ceux qui l’enregistrent de leurs petits doigts et avec leurs yeux, redeviendront un jour des êtres vivants ?

 

Par Razan Zaitouneh

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Traduit de l’arabe par Racha A. pour Syrie Moderne Démocratique Laïque 

Brûlures, amnésie : des armes chimiques utilisées en Syrie ?


Marie Kostrz | Journaliste Rue89

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En Syrie, depuis quelques semaines, les médecins opérant dans les hôpitaux de fortune soupçonnent l’armée régulière d’utiliser des armes chimiques contre la population.

Le médecin Mohamed Al Mahmed, dont l’engagement auprès des blessés de Bab Amro a été médiatisé, a enregistré début avril une vidéo passée assez inaperçue.

Au chevet d’un malade soigné clandestinement, il décrit les symptômes dont souffrent certains malades originaires de ce quartier assiégé puis attaqué par l’armée fidèle au régime :

« Ceci est l’un des cas que nous avons pu recenser chez les gens originaires de Bab Amro. Ils sont victimes de malaises, ont des réactions cutanées, des douleurs aux articulations et aux muscles, des pertes de mémoire ainsi qu’une perte des cheveux. »

Sur la vidéo mise en ligne le 4 avril sur YouTube, le jeune médecin ajoute :

« Nous avons constaté tous ces troubles à plusieurs reprises depuis quatre jours à Bab Amro, cela prouve que le régime utilise des armes chimiques contre les habitants. Ce cas présent est l’un des douze déjà recensés. Deux qui ont succombé à leurs blessures à l’hopital d’Al-Bor ! »

La caméra zoome sur la tête du malade, dépourvue à certains endroits de cheveux. Il attrape la tignasse de l’homme, les cheveux se détachent sans difficulté.

Mohamed Al Mahmed continue d’enregistrer son message :

« Nous faisons appel aux organisations humanitaires afin d’effectuer les analyses médicales qui nous permettraient de soigner les cas constatés. En effet, il n’y a pas de laboratoire sur place permettant d’établir des diagnostics. »

D’autres cas ont aussi été répertoriés à Al-Rastan, dans la banlieue de Homs, aux alentours du 10 avril.

« Des brûlures profondes et très intenses »

Mustapha Hijazi, membre de l’Union des organisations syriennes du secours médical (UOSSM), est en contact avec des médecins sur place. Il précise :

« On suspecte des brûlures qui ressemblent à celles qui apparaissent lorsqu’on est rentré en contact avec le phosphore blanc, utilisé dans les bombes israéliennes à Gaza durant l’opération Plomb durci, par exemple. Ce sont des brûlures profondes et très intenses. »

Lui-même médecin, Mustapha Hijazi appelle tout de même à la prudence :

« Il y a eu beaucoup de rumeurs et les personnes ne sont pas touchées par dizaines. Or, en général, les attaques à l’arme chimique ou aux produits toxiques touchent un grand nombre de personne à la fois. »

Des symptômes jamais observés avant

Ce qui est sûr, souligne-t-il, est que les docteurs disent découvrir des symptômes auxquels ils n’avaient pas été confrontés depuis le début de la révolution syrienne.

Ceux qui ont fait le choix de porter secours à la population dans les hôpitaux de fortune n’ont pas les moyens d’établir des diagnostics sérieux pour ces nouveaux cas :

« Il s’agit en général de médecins très jeunes, souvent internes, qui n’ont pas beaucoup d’expérience. Ils ne disposent pas non plus du matériel nécessaire pour savoir de quoi ces malades sont atteints. »

Début février, l’organisation Médecin sans frontières dénonçait le fait que le régime syrien prenne pour cible tout hôpital clandestin et les médecins qui y travaillent. Filmé de dos, l’un d’eux expliquait que « la sécurité est ce qui préoccupe le plus les médecins syriens » puisque « la possibilité d’être arrêté est grande ».

Syrie : La “confession” de l’activiste Ali Mahmoud Othman à la télévision


Photo de Leila Nachawati Rego Ecrit par Leila Nachawati Rego

Traduit par Claire Ulrich

Publiée par GlobalVoices le 28 Avril 2012:

Syrie : La “confession” de l’activiste Ali Mahmoud Othman à la télévision

[Liens en anglais ou arabe, sauf mention contraire] Le 28 mars, le vidéaste et activiste Ali Mahmoud Othman, qui dirigeait le bureau des médias du quartier insurgé de Baba Amr à Homs, a été arrêté. Ses compagnons pensent qu’il a été soumis à des tortures extrêmes [en français] depuis son arrestation. Le 25 avril, la télévision d’état syrienne a annoncé qu’elle diffuserait une interview exclusive avec Othman, prévue aujourd’hui samedi 28 avril.

Dans la bande-annonce diffusée par la chaîne d’état Addounia, Ali est d’abord vu dans sa cellule, puis en sortir pour rejoindre Rafiq Lutif, qui l’interviewe, le tout sur fond de musique dramatique et avec un bandeau annonçant :”Restez à l’écoute…Baba Amr de l’intérieur” (le quartier de Homs qui a été pilonné par l’armée du régime syrien). Filmer des “confessions” obtenues par la force est une pratique courante en Syrie, le but étant de décourager ceux qui y songeraient de rejoindre l’opposition.

La vidéo, qui peut être vue sur Facebook et sur YouTube, parle d’elle-même :

Cette vidéo a été mise en ligne par les comptes pro-Assad SyrianTruthEnglish.

Othman, qui est surnommé depuis longtemps par ses amis “Al Jed” (le grand-père), était à l’origine un vendeur de légumes qui a commencé à filmer le soulèvement syrien et en est devenu le chroniqueur en vidéo. Son aide a été capitale pour ceux qui couvraient le conflit depuis Baba Amr, il a par ailleurs facilité l’évacuation des journalistes étrangers piégés à l’intérieur du quartier. Il avait décidé de rester à Baba Amr, même après la reprise en main de la zone par l’armée syrienne.

Ali Mahmoud Othman in Baba Amr, à Homs. Photo : Baba Amro News

Une ” manifestation en ligne “ en solidarité avec  Othman a été annoncée pour le samedi 28 avril à 21 heures heure de Damas, sous le slogan “Nous sommes tous l’activiste héroïque Ali Mahmoud Othman”. Selon la page Facebook de Baba Amro News :

Les médias syriens ont contraint Ali et demandent aux gens de rester devant la télé pour suivre un programme qui révélera ”les secrets de Baba Amr”. On sait à quoi ressemblait Ali, et combien il pesait, il est évidement qu’il a été torturé et brutalisé. Et maintenant, il sera non pas jugé devant un tribunal mais exposé à la télé.

La journaliste espagnole Mónica G. Prieto a tweeté [espagnol]:

@monicagprieto: Patético. A Al Jed, jefe del equipo d periodistas ciudadanos de #BabaAmr, le obligan a ‘confesar’ sus crímenes en TV

Pathetique. Al Jed, le chef de l’équipe de citoyens reporters de  #BabaAmr, contraint de  ”confesser” ses crimes à la TV

D’autres internautes sont soulagés d’avoir confirmation que Othman est vivant, car il n’y a toujours pas de nouvelles d’autres personnes arrêtées. Free Syrian a tweeté :

@HamaEcho: Les activistes  Noura al-Jizawi et Ali Othman sont toujours détenus, mais au moins, on sait que Ali est toujours vivant. Deux journalistes turcs sont toujours portés disparus.

Il est toujours possible de se joindre à cette pétition en ligne demandant la libération de Othman.

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Publication du site d’opposition francophone infodelasyrie.fr le 28 avril 2012:

Syrie : le citoyen-journaliste va passer aux aveux forcés télévisés

La chaîné de télévision pro gouvernementale Al-Dounia s’apprête à diffuser les aveux forcés de l’un des responsables du Centre des médias à Bab Amr, Ali Othman Mahmoud, né en 1978 à Bab Amr dans la ville de Homs, a été arrêté par les forces du régime le 28 mars 2012, détenu à l’isolement à Damas, il a déjà été torturé et maltraité, le régime de Bachar al-Assad lui reproche d’avoir témoigné, filmé et photographié la barbarie de ses soldats à Bab Amer

Le journaliste Paul Conroy parde la détention Ali Othman Mahmoud

بول كونري يتحدث عن اعتقال الناشط علي عثمان من بابا عمرو

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=m_CmytkYEws

Il s’agit d’une interview de Paul Conroy, un journaliste britannique qui a survécu au bombardement du centre de presse de Bab Amr le 22 février 2012, où Ali Mahmoud Othman travaillait. Il a été blessé avec d’autres syriens du centre et la journaliste Edith Bouvier. Ces deux journalistes étrangers ont été évacués séparément dans des conditions très difficiles. Paul Conroy évacué vers le Liban et Edith Bouvier évacuée avec le journaliste William David. L’activiste syrien Rami el-Sayed avait été assassiné la veille. Les journalistes Rémi Ochlik et Marie Colvin ont été tués.

Dans cette interview, Paul Conroy évoque la détermination des syriens contre la dictature, et la compare à la détermination des habitants de Misrata après deux mois de siège et de bombardements au printemps 2011.

La page Facebook pour partager ses nouvelles et réclamer sa remise en liberté

[… Lire la suite sur infodelasyrie.fr]

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Le profil Youtube qui a mis en ligne cette interview de Paul Conroy rapporte les informations suivantes:

Publiée le 31 mars 2012 par

Syrian activist journalist Ali Mahmoud Othman

الصحفي بول كونري متحدثاً عن اعتقال الناشط علي عثمان من المركز الإعلامي في بابا عمرو من قبل عصابات الأسد ويلقي بشهادته حول ماقام به هذا الناشط لنقل حقيقة مايجري في سوريا وحمص خاصة ومساعدته للصحفيين وأهالي بابا عمرو بشجاعة منقطعة النظير.

ترجمة فريق العمل
لمزيد من الأعمال يرجى الدخول إلى صفحتنا على الفيس بوك

http://www.facebook.com/syrian4all/

The Foreign Secretary William Hague has led calls for the Syrian government to release Syrian activist journalist Ali Mahmoud Othman, saying he was concerned to hear reports that he had already been tortured and maltreated. In a statement, he said: « I call on the Syrian authorities to release Mr Othman and other political prisoners immediately. The Syrian regime will be held responsible for Mr Othman’s safety and his treatment and I will raise his case in Istanbul at the Friends of Syria meeting tomorrow. « It is believed that up to 10,000 Syrians have been killed by the regime since the start of the crisis, with many more incarcerated, as part of the regime’s campaign of terror. » Ali Othman rose to prominence when he highlighted the shelling of Homs by the Syrian authorities, and was in the Baba Amr media office when Marie Colvin and Remi Ochlik were killed. Ali saved the lives of many journalists including Colvin’s photographer, Paul Conroy. A fellow Syrian activist told CNN: « We believe Ali is being subjected to severe torture. The lives of our activists and citizen journalists across the whole country are now at risk. »

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Voir aussi, À Baba Amr, quelques minutes après la mort des journalistes occidentaux:

[…] Ce message s’adresse à l’Union européenne, votre sang est maintenant mêlé à celui des Syriens, vous devez immédiatement agir et stopper les gangs d’Assad. »

« Les journalistes ont dû être repérés à cause de la connexion satellitaire qu’ils utilisaient »

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Le journaliste Gilles Jacquier et ses accompagnateurs avaient aussi été visés par un tir de mortier le mois précédent à Homs. Son parcours avait été organisé par la chabiha médiatique du régime Al-Assad Mère Agnès Mariam de la Croix, une proche de Thierry Meyssan, des réseaux francophones collaborationnistes et de Michel Aoun, vassal du Hezbollah. Gilles Jaquier et la rédaction de France2 n’avaient pas prévu ce détour obligatoire par Homs, son objectif était Damas.

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Voir aussi:

Le récit de l’arrestation d’Ali Mahmoud Othman et vidéos de ses témoignages, publiés le 8 avril 2012. Depuis trois semaines, la pétition pour demander sa libération a récolté 24 signatures… seulement:

Syrie: Arrestation d’Ali Mahmoud Othman, les yeux de Baba Amr

La publication suivante du 10 avril sur ce blog:

Assassinats et arrestations des témoins de la repression syrienne, activistes et journalistes:

Le général Jamil Al Hasan compte parmi les officiers les plus fidèle de la dictature d’al-Assad, Ignace Leverrier rapporte qu’il est:

[…] directeur des services de renseignements de l’armée de l’air, a eu pour mission de poursuivre les activistes les plus influents dans la rue syrienne. Il a aussitôt donné l’ordre d’abattre ceux que ses hommes ne parviendraient pas à arrêter.

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Le 7 avril 2012, l’opposition rapportait le meurtre du docteur Khaldoun Hassan Al-Sawaah à Al-Khalidiya, surnommé “Abou Hassan al-Homsi”.

Arrestations d’Ali Mahmoud Othman et Noura Al-Jizawi:

Le vidéo-activiste Ali Mahmoud Othman, chef du bureau de presse de Bab Amr, a été capturé par les autorités syriennes vers le 1er avril 2012 […] Une autre journaliste citoyenne et militante humanitaire de Homs, Noura Al-Jizawi, avait été arrêtée, le 28 mars, a Damas en possession de cameras et de vidéos […]

Relayé par Contresubversion

Le 13 mai pour la Syrie, tous ensemble


Marche

d e   s o l i d a r i t é

A v e c l e p e u p l e syrien

Dimanche 13 mai 2012

A v . A l b e r t I I à p r o x i m i t é d e l a G a r e d u N o r d , à 1 4 h

Encore combien de temps devons-nous attendre avant de se bouger ?!?

Plus de 10.000 personnes ont trouvé la mort en Syrie.

Combien de cadavres d’enfants, de bombardements, de viols, d’actes de torture sont nécessaires pour que chacun de nous se sente assez concerné  que pour manifester sa colère face à ce monde spectateur d’une horreur quotidienne ???

Rassemblons-nous, ensemble, pour dire STOP à ces massacres !!!

Tram – 3, 4, 25, 31, 32, 55 – Bus 14, 15, 57, 58, 61

Bus – 128, 129, 212, 213, 240, 241, 242, 243, 355, …

C o m i t é  b e l g e  p o u r  s o u t e n i r  l a  r é v o l u t i o n  s y r i e n n e

B e l g i s c h  C o m i t e  t e  O n d e r s t e u n i n g  v a n  d e  S y r i s c h e  R e v o l u t i e w   w  w   .  1  5  m   a   r  s  r  e   v  o   l  u  t  i  o   n  .  c  o  m

E m a i l   :   i n f o @ 1 5 m a r s r e v o l u t i o n . c o m

Le bilan syrien s’élève à 11.117 morts


16/04/12 – 14h45  Source: belga.be © reuters.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état lundi de 11.117 morts en Syrie depuis le début mi-mars 2011 d’une révolte populaire sans précédent contre le régime, dont 55 depuis l’entrée en vigueur jeudi du cessez-le-feu.

© afp.
© ap.
© ap.
© ap.

« 7.972 civils et 3.145 soldats et déserteurs ont été tués, dont quelque 600 » dissidents, a affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, président de cette organisation qui indique avoir « une liste nominative des victimes civiles et des lieux où elles ont été tuées ».

Cinquante-cinq personnes ont été tuées en Syrie depuis l’instauration jeudi matin du cessez-le-feu prévu par le plan de l’émissaire international Kofi Annan, date à laquelle les bilans ont marqué une nette rupture avec ces derniers mois, où les morts se comptaient chaque jour par dizaines.

Outre l’arrêt des hostilités, ce plan prévoit le droit de manifester pacifiquement et la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la révolte populaire qui secoue le pays depuis mars 2011.

Les six premiers observateurs internationaux chargés de surveiller le fragile cessez-le-feu sous l’égide de l’ONU ont débuté leur mission lundi.

Le régime syrien fait face à une révolution populaire sans précédent qui s’est militarisée au fil des mois, et qu’il réprime dans le sang. En outre, selon l’OSDH, plus de 100.000 personnes sont ou ont été détenues durant ces 13 derniers mois.

source

La lecture mondiale en solidarité avec le peuple syrien


samedi 21 avril 2012, par La Rédaction

A l’occasion de la journée mondiale de la lecture, et en collaboration avec le Festival international de Littérature de Berlin (ilb)

l’Association e-arabesque vous invite à la lecture mondiale en solidarité avec le peuple syrien

le 23 avril de 19h à 20h à Paris
devant le Mur pour la Paix,
Champ de Mars – Ecole militaire

Cette même lecture militante se fera en plusieurs langues dans une centaine de lieux dans le monde, le même jour. Le slogan de cet événement sera : « La Littérature contre Assad »

Programme :

Une minute de silence en hommage aux martyrs syriens
Lecture en français de l’appel du festival de Berlin
Lecture en arabe et en français de l’appel écrit par l’auteure syrienne Samar Yazbek
Lecture en français par Marie Christine Barrault d’un extrait de “Feux croisés, Journal de la révolution syrienne”, écrit par Samar Yazbek.

(21 avril 2012 – Avec les agences de presse)

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