SYRIE : Parmi les plus beaux chants des manifestants PARTIE1 VOST français


Ajoutée par le 28 déc. 2011

00:00 chants à Hama
Plusieurs chants à Hama, appelant à la chute du régime de Bachar Al-Assad.

04:57 « Le cœur des soldats est mort »
Chant qui s’adresse aux membres de l’armée syrienne qui tire sur les manifestants pacifiques, en appelant à leur fierté et leur bravoure, et en leur rappelant qu’ils sont là pour protéger le peuple et non pas lui tirer dessus.

06:33 « A flots, les larmes coulent à flots »
Chant sur les martyrs de la Révolution syrienne, d’où qu’ils soient de Syrie. En même temps qu’ils pleurent la mort de leurs compatriotes, les manifestants affirment leur détermination à ne plus vouloir vivre sous l’humiliation, et à préférer la mort. A la fin du chant, les manifestants scandent : « On ne s’inclinera pas, vous n’avez qu’à ramener les chars et les mortiers !! »

10:40 « Votre silence nous tue »
Face à un régime sans foi ni loi, et qui n’hésite pas à envoyer l’armée contre la population, les syriens jugent le silence ( des pays occidentaux, des pays arabes, de la Turquie, des syriens proches du régime) comme étant une complicité dans le massacre des civils qui a lieu.

12:35 « Que chute ce régime et que chute le parti Baath »
Appels à la chute du régime en place et du parti Baath, pour ses crimes et ses mensonges sur des réformes inexistantes.

17:05 « Tu as commencé président et tu finiras éboueur ! »
Les manifestants disent ne plus avoir peur des chars et des avions militaires du régime de Bachar Al-Assad, et qu’ils continueront à manifester, matin et soir pour mener à bien leur révolution pacifique.

SYRIE : le profil du régime des Assad


Ajoutée par le 12 mars 2012

Voici la première vidéo d’une série de six vidéos qui traitent de six aspects différents de la crise qui touche actuellement la Syrie. Elles ne prétendent pas, à cause du format vidéo, à une quelconque exhaustivité mais sont plutôt à voir comme une invitation à approfondir les thèmes des vidéos, dont il sera question dans une série d’articles sur le site syrianfacts.

La première vidéo traite du profil du régime syrien. En effet, beaucoup ignore tout de la nature de ce régime qui dirige la Syrie depuis plus de 40 ans. D’autres n’imaginent pas à quel point ce régime est cruel et puissant.
Il est d’usage de dire que le régime syrien est alaouite. Ceci n’est pas totalement faux, mais il convient d’apporter des explications afin de clarifier une formulation peu précise.

Le régime syrien est un régime dont la tête est le clan Assad, dont le coeur est alaouite, et où le reste du régime est plus dilué, bien qu’à majorité alaouite.

L’histoire de la Syrie baathiste débute le 8 mars 1963, c’est la révolution baathiste, conduite par le Comité Militaire et dont les membres les plus importants sont Mohamed Omran, Salah Jedid et Hafez Al-Assad, tous alaouites. La Syrie est dirigée par le Commandement National du Conseil de la Révolution.
Lorsque Hafez Al-Assad prend le pouvoir par un coup d’état, en 1970, il ne prétend pas faire la révolution mais s’inscrit au contraire dans le cadre de la révolution de 1963 dont il dit vouloir accomplir les objectifs, raison pour laquelle Hafez parle de « mouvement rectificatif ». Hafez continuera les purges initiées à l’ère Jedid pour ne s’entourer que d’hommes loyaux. Jedid a éliminé toute concurrence sunnite, druze ou ismaéliens, Hafez neutralise ses concurrents alaouites, dont Jedid ou Omran, assassiné au Liban en mars 1972.

De fait, tous les postes clés, les postes qui comptent, sont dirigés par des alaouites proche de Hafez Al-Assad. D’une Syrie baathiste, on passe à la une Syrie assadienne.
La dictature de Hafez se structure autour de l’armée, de réseaux de cooptation, du parti Baath qui, vidé de sa fonction officielle, ne sert que de porte voix au discours officiel et de la mise en place du Ministère de l’Information qui se charge de la propagande d’Etat, en particulier de discréditer les adversaires de Hafez Al-Assad : ils sont systématiquement accusés d’être des ennemis de la révolution, de la nation arabe, des alliés des sionistes, etc… En bon dictateur, Hafez Al-Assad se confond avec l’Etat et toute critique envers sa personne est vue comme une trahison à la Syrie.

A cela, il faut ajouter les toutes puissantes moukhabarat qui ont pour mission le contrôle de l’ensemble de la société syrienne. 12 branches qui surveillent les moindres faits et gestes des syriens… et qui se surveillent entre elles ! Il n’est pas rare que les différentes branches interfèrent entre elles. Ainsi, il est possible d’avoir à demander une autorisation pour ouvrir un commerce aux moukhabarat de l’Armée de l’Air…
Un point méconnu : les moukhabarat ouvrent également à l’étranger. Les ambassades sont utilisées pour espionner les syriens expatriés. C’est ce qui explique que le mur de la peur, ce fameux mur tombé avec le début des révoltes en Syrie, touche l’ensemble des syriens.

Le régime des Assad est, pour finir, un régime sans foi ni loi. La différence entre la Constitution et la réalité des syriens est énorme. Par ailleurs, les membres du régime ne connaissent pas non plus de morale capable de les freiner dans leur folie.

Le récit de Moustapha Khalifé permet de voir tous ce qui caractérise le régime des syriens, et vous y retrouverez ce qui a été dit dans la vidéo :
Un homme qui critique la personne du président Hafez, à Paris, devant une connaissance syrienne qui s’avère être un indic. En Syrie, il est accusé, sans aucun jugement, d’être des frères musulmans…bien qu’il soit chrétien. Cela lui vaudra des années de prison, un calvaire où les traitements absolument inhumains, les insultes à la religion, et autres caractéristiques du régime des Assad apparaissent clairement.

Voir aussi le très intéressant article de syrianfacts : http://syrianfacts.wordpress.com/2012/03/14/le-profil-du-regime-des-assad/?blogsub=confirmed#blog_subscription-3

Pour la Syrie, aujourd’hui dimanche à la Bourse


  • dimanche
  • 14:00 – 16:00
Manifestation de solidarité avec le peuple syrien: pour la protection des civils et l’arrêt immédiat des violences en Syrie.Où? à La Bourse
Bld Anspach, 1000 BruxellesQuand? dimanche 25 mars 2012
De 14 à 16hVenez nombreux et n’hésitez pas à diffuser!- Pour soutenir le peuple syrien qui se lève courageusement crier sa liberté!
– Pour dénoncer les crimes commis par le régime de Bashar el Assad!
– Pour le droit à la dignité et.. le respect des droits de l’homme!

Il n’est plus question de discussion : il faut agir pour la Justice!!
Rejoignez-nous! Crions notre colère! Nous n’acceptons pas!

Bachar est un assassin et les massacres qu’il est en train de commettre sont impardonnables !!

ICI quelques slogans pour la manif : http://www.saida7.com/t12436-topic

L’AFP à la rencontre de rebelles syriens près de la frontière turque, édifiant…


Dans la montagne rebelle, les maquisards syriens défient Damas

(REPORTAGE) Par Michel MOUTOT

DANS LA PROVINCE D’IDLEB (Syrie), 19 mars 2012 (AFP)

Le coup de canon résonne au loin, vers Idleb. Dans leur base cachée dans la montagne, entre oliviers et vestiges romains, les hommes d’Abou Souleimane y prêtent à peine attention.
Ici, dans le nord de la Syrie, adossés à la frontière turque, ces rebelles règnent en maîtres sur des dizaines de kilomètres carrés; villages et hameaux éparpillés dans des collines de terre rouge, rocheuses et escarpées.
Certains ont participé, la semaine dernière, à la bataille d’Idleb avant de se replier dans le djebel. « Les chars ne peuvent pas monter ici, ils craignent les embuscades », dit Abou Souleimane. « Et nous sommes si près de la frontière que Bachar n’osera pas employer l’aviation, il craint les Turcs ».
A 35 ans, ce fils de notable de Hama tué dans la répression sanglante de la révolte de 1982 a mis la richesse familiale à contribution pour former dans cette région l’un des groupes armés qui luttent contre le régime de Bachar al-Assad.
L’unité porte son nom, c’est lui qui finance les achats d’armes. Au volant de sa berline blanche, il roule à petite allure saluant paternellement les jeunes gens en armes qui gardent les carrefours et entrées de villages.
Il affirme disposer d’un millier de combattants. La base que des journalistes de l’AFP ont pu voir dimanche, quatre cabanes de parpaings au sommet d’une colline verdoyante, entourées de ruines et de bains romains, n’en comptait
qu’une trentaine.
Couché sous des couvertures, un blessé se repose au premier soleil du printemps. Nasser, 24 ans, a pris une balle dans l’épaule à Idleb. Bandé et perfusé, souriant tristement, il récupère.
L’armement est léger, hétéroclite. Des kalachnikovs, deux fusils-mitrailleurs, un lance-roquettes avec une seule grenade. A leur façon de les porter on devine qu’il y a parmi eux bien des novices et peu de déserteurs de l’armée.
« Notre but est chasser l’armée de Bachar de toute la montagne », assure Abou Souleimane. « Nous allons les faire fuir et ce sera notre région, le berceau de la libération ». « Nous n’avons pas besoin d’hommes: ce qu’il nous faut ce sont des armes. Des missiles antichars, anti-aériens.
Des choses modernes et efficaces. Combien de temps cela prendra ? L’ONU va peut-être mettre deux ans à prendre une décision. On s’y attend. La guerre sera longue ».
Le « groupe de combat Abou Souleimane » assure coopérer avec des unités voisines pour monter des opérations. Mais il ne veut pas entendre parler de l’Armée syrienne libre (ALS). « Je suis allé trois fois en Turquie voir son chef, Riad Assaad », affirme le « capitaine Ayoub », l’un des seconds. « Je lui ai demandé de nous fournir de l’argent, des armes. Il n’a rien fait. C’est un menteur. Ce qu’il veut c’est prendre la place de Bachar dans son palais et rien d’autre ! »
Les hommes qui ne dorment pas dans la base sont hébergés dans des maisons sûres, une par hameau. Ils regardent la télévision et sur des ordinateurs des films enregistrés montrant comment fabriquer des bombes artisanales ou des mines anti-véhicules. Ils portent dans leurs gilets des grenades faites de morceaux de tuyaux vissés, remplis d’un mélange détonant que l’on déclenche en allumant une mèche. Ils affirment avoir de gros modèles, dans des seaux, capables de détruire
des tanks.
Sur le toit d’une maison, deux d’entre eux disposent au soleil, pour les faire sécher après la pluie, des bandes de milliers de balles de mitrailleuse. « Il nous en faut davantage », se lamente Abdallah Zarzour, 30 ans, professeur d’arabe il y a un an. « Celles-ci viennent du Liban mais nous avons besoin d’armes plus puissantes. Si l’OTAN, l’ONU ne nous aident pas, notre combat durera des années.
Bachar est fort, il s’est armé et a armé les siens pendant quarante ans ».
Abou Souleimane fait essayer à ses hommes, qui tirent sur des pierres, son fusil d’assaut américain M4. Effrayés par les détonations, des adolescents juchés sur des ânes chargés de fagots de bois d’olivier talonnent leurs montures.

source

Caroline Donati : « La contestation en Syrie ne faiblit pas »



INTERVIEW DANS « LE SOIR » DE CE 16 MARS

BAUDOUIN LOOS

Ce 15 mars, il y a un an, débutaient les manifestations contre le régime syrien. Nous avons interrogé Caroline Donati, arabisante, journaliste à Mediapart et experte de la Syrie à propos de laquelle elle a publié un livre qui fait autorité (1).

Comment analysez-vous la situation après un an de troubles?

Ce qui apparaît à première vue, c’est que le régime est en train de s’imposer sur le plan militaire en multipliant les opérations pour écraser les foyers de la contestation. Le régime croit qu’il gagne. Il a la main, grâce à ses soutiens externes (Iran, Russie, Chine, NDLR) et aux hésitations voire l’hypocrisie du reste de la communauté internationale, comme les Européens ou les Américains qui répugnent à intervenir par crainte de lendemains incertains. Le voisin turc appuie les contestataires de manière purement verbale, presque à contrecoeur, il ne tient nullement à s’impliquer. Le contexte régional joue aussi à son avantage : les menaces israéliennes contre l’Iran, allié de Damas, et les pressions internationales contre ce pays renforcent le soutien au régime d’acteurs comme le Hezbollah libanais ou le camp « anti-impérialiste » à travers le monde. La crise syrienne s’est régionalisée, internationalisée. Cela nourrit la « théorie du complot » sur laquelle le régime s’appuie pour gagner les faveurs à l’intérieur comme à l’extérieur de ceux qui condamnent les ingérences. Mais je voudrais souligner que l’Armée syrienne libre (ASL) a tout de même réussi à défier le pouvoir jusqu’aux portes de Damas ; certes l’ASL perd le contrôle de villes où elle était présente, mais elle n’a jamais prétendu pouvoir les tenir. En revanche, ses opérations de harcèlement contre l’armée loyale au régime continuent, voir se multiplient, on reçoit des vidéos édifiantes. La répression toujours plus grande provoque une mobilisation elle-même croissante, on l’a encore vu récemment à Alep, la grande ville du Nord plutôt épargnée jusqu’ici, où le quartier kurde d’Achrafieh a connu une importante manifestation il y a quelques jours. Eteindre la contestation par la répression, à l’instar de ce qui se passa dans les années 1980, ne semble plus possible. Pensez que vendredi dernier, il y a eu quelque six cents manifestations à travers le pays.

A-t-on une vision sociologique de la contestation ?

Au départ, la contestation provenait surtout des ruraux, des « rurbains » – les marginalisés par le néolibéralisme – la périphérie des villes. Mais elle a progressivement gagné les couches urbaines, y compris à Alep, notamment avec ce qui s’est passé à Homs, même si la bourgeoisie reste silencieuse. Au sein de celle-ci, une partie soutient discrètement la contestation, une autre reste coite, tétanisée par la peur du chaos au même titre qu’une grande partie des alaouites et chrétiens. Or, l’opposition réunie au sein du Conseil national syrien (CNS), représentant du mouvement intérieur, n’a pas réussi à formuler un projet politique et économique cohérent ni même rassurer les minoritaires, alaouites, chrétiens et kurdes.

Justement, le CNS est très critiqué…

On ne peut nier qu’il existe des problèmes au sein du CNS, dont la direction est minée par des querelles politiques, du clientélisme et de l’inexpérience. Beaucoup de temps a été perdu. Pour le reconnaître, la communauté internationale a exigé du CNS qu’il s’élargisse, ce qu’il a fait, en intégrant des factions politiques sans réelle légitimité sur le terrain, au détriment des forces de l’intérieur . Le CNS n’est pas assez en phase avec l’intérieur et résiste mal aux tentatives d’ingérence (par exemple du Qatar, NDLR).

L’ASL ne fait pas le poids militairement, et les Occidentaux se tâtent…

Oui, l’armement de l’ASL est pour le moment composé d’armes emmenées par les déserteurs, achetées au marché noir et/ou en provenance de la contrebande. Pour le moment, aucun acteur étatique n’aide directement l’ASL qui a aussi démenti les affirmations américaines, en particulier la présence d’al-Qaida. La communauté internationale refuse d’armer la contestation à l’exception de l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui cherchent à peser sur l’après-Assad avec tous les dangers que cela comporte. J’ajoute un phénomène peu souligné : malgré les difficultés sur le terrain, l’ASL poursuit activement sa structuration, en coopération avec le mouvement civil. Il existe une ferme volonté en ce sens de la société d’éviter un chaos sur le modèle irakien ou libanais.

Propos recueillis par BAUDOUIN LOOS

(1) L’Exception syrienne. La Découverte, Paris 2009.

Le cocon doré du couple Assad révélé par ses e-mails


Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 15.03.12 | 06h36   •  Mis à jour le 15.03.12 | 15h18

Bachar Al-Assad et Asma Al-Assad, le 26 février 2012.

Bachar Al-Assad et Asma Al-Assad, le 26 février 2012.REUTERS/SANA

Bachar Al-Assad a suivi les conseils de l’Iran en réprimant la contestation, et s’amuse de ses propres promesses de réformes pendant que sa femme continue ses achats frénétiques de bijoux et autres produits de luxe, selon des e-mails piratés sur leurs comptes privés auxquels le Guardian a eu accès.
L’un des quelque 3 000 e-mails transmis au journal britannique par un opposant syrien anonyme montre qu’une fille de l’émir du Qatar, un des dirigeants arabes les plus critiques envers le régime de Damas, a incité Bachar Al-Assad et sa famille à quitter la Syrie le 30 janvier, en lui offrant notamment l’exil à Doha. « Je pense honnêtement que c’est un bon moment pour partir et recommencer une vie normale. Je suis sûre que vous avez beaucoup d’endroits où aller, notamment Doha », est-il écrit dans ce message censé être adressé à Asma Al-Assad, la femme du président syrien.

PIRATÉS ENTRE JUIN 2011 ET DÉBUT FÉVRIER

Le Guardian, qui a présenté dans son édition de mercredi un condensé de ces e-mails dressant le portrait d’un dirigeant totalement coupé des réalités, se dit convaincu de leur authenticité.

Les messages électroniques ont été piratés entre juin 2011 et début février, période où la répression du mouvement contestataire a dégénéré en une quasi-guerre civile qui a déjà fait plus de 8 000 morts, selon l’ONU.

Pendant ce temps, Asma, d’origine britannique, passait commande d’une lampe Armani au magasin Harrods de Londres, de bijoux et de colliers à Paris et de meubles à Damas. « Si nous sommes forts ensemble, nous triompherons de cela ensemble », écrit-elle à son mari en référence au soulèvement en Syrie dans un e-mail daté de décembre conclu par un tendre « Je t’aime. ».

Les courriels montrent que Bachar Al-Assad a apparemment reçu à plusieurs reprises des conseils de l’Iran. Peu avant un discours qu’il a prononcé en décembre, son conseiller en communication lui dresse ainsi une liste de thèmes à aborderà partir, écrit-il, de « consultations avec un certain nombre de personnes, en plus du conseiller politique et médiatique de l’ambassadeur iranien »« Je pense que le discours doit être fort et violent, parce que les gens veulent voir un président puissant qui défend le pays » et parce qu’il faut montrer aux « Etats amis » qu’on les a écoutés, dit le conseiller.

Le texte suggère également de « laisser filtrer davantage d’informations sur nos capacités militaires » pour convaincre l’opinion publique que le régime est prêt à tenir tête à une opération militaire.

« LA MEILLEURE RÉFORME DONT POURRAIT RÊVER UN PAYS »

Bachar Al-Assad semble tourner en dérision ses promesses d’ouverture politique. En juillet dernier, répondant à sa femme qui lui disait qu’elle serait libre à 17 heures, il ironise ainsi : « C’est la meilleure réforme dont pourrait rêver un pays. On va            l’ adopter au lieu de ces lois de pacotille sur les partis, les élections, la presse… »

Un autre message, censé émaner de Khaled Al-Ahmed, présenté comme le conseiller de Bachar Al-Assad pour les opérations dans les villes rebelles de Homs et Idlib, incite le président à « renforcer sa politique sécuritaire pour restaurer le contrôle et l’autorité de l’Etat ». Le conseiller avertirait aussi le président syrien que des journalistes européens « sont entrés dans la zone en traversant la frontière libanaise illégalement ».

Le Guardian dit avoir fait le maximum pour s’assurer de l’authenticité des e-mails, notamment en contactant une dizaine de personnes dont la correspondance apparaissait dans le document. « Ces vérifications nous laissent penser que ces messages sont authentiques, mais il n’a pas été possible de vérifier chacun d’entre eux », précise le journal britannique.

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