Les attentats d’Oslo et les spécialistes du « djihad global »


Par M’sili

La Norvège vient de vivre coup sur coup deux événements très graves: l’explosion d’une bombe de forte puissance dans le centre administratif d’Oslo puis une fusillade lors d’un meeting politique à Utoeya, dans la région d’Oslo. Le bilan de ces deux attaques s’élèverait provisoirement à 11 morts.

Les deux incidents sont évidemment liés, sinon il faut reconsidérer la théorie des probabilités.

Mais qui peut en vouloir à ce pays scandinave, par essence pacifique? Oui, parce que, mis à part des avions qui bombardent la Libye et des soldats engagés en Afghanistan, la Norvège est un pays absolument pacifique.

D »ailleurs, l’Europe dans son ensemble, a une longue histoire d’évolution pacifique, aussi bien en matière de relations internationales que de politiques internes.

Pour Roland Jacquard de l’Observatoire International [du terrorisme je suppose], il y a deux pistes qui tiennent justement au rôle de la Norvège en Afghanistan et en Libye. Selon le même Jacquard, les réseaux terroristes islamistes trouvent un terrain favorable en Scandinavie:

Les conditions de vie leur sont beaucoup plus favorables qu’ailleurs. Ces pays n’ont pas la culture de l’antiterrorisme. Ce qui leur permet aussi de circuler plus facilement. Ils peuvent se rendre facilement en Belgique, par exemple.

C’est sûr que quand on est un terroriste islamiste, il est très important de pouvoir se rendre facilement en Belgique…

Pour continuer dans l’analyse subtile, n’oublions pas aussi selon M. Jacquard qu’Oslo est la ville où Barack Obama a reçu son prix Nobel de la paix.

Je crois que Jacquard devrait passer de l’observatoire à la mise en observation.

La revue du web sur le blog Bigbrowser énumère diverses hypothèses toujours aussi variées puisque, d’une manière ou d’une autre, elles pointent toutes sur un terrorisme venu du Moyen Orient.

Même chose chez Ana Murison pour le Daily Telegraph de Londres. Analyste du « Global Djihad », elle signale quand même en fin d’article, après avoir évoque toute une série de coupables potentiels plutôt basanés, et Musulmans, elle signale brièvement l’hypothèse d’attaques d’extrême droite.

Oui, car l’auteur de la fusillade a été interpellé et s’avère être un Norvégien correspondant à l’image qu’on se fait souvent des habitants de ce pays: grand et blond.

Compte tenu de ces faits, la conclusion d’Ana Murison vaut en quelque sorte son pesant de cacahouètes:

il est probable qu’il [le tireur] était ethniquement Norvégien. Ce qui pourrait indiquer l’implication d’une organisation d’extrême droite plutôt que d’islamistes, bien qu’il soit aussi certain que le parti travailliste serait une cible de choix pour une organisation islamiste en raison de son rôle dans l’autorisation du déploiement de soldats Norvégiens en Afghanistan.

Si on comprend bien, même si ce ne sont pas des terroristes djihadistes, qui ont commis ces actes, cela aurait néanmoins pu être le cas. Mme Murison mérite donc bien ses émoluments en tant que spécialiste du « djihad global. »

Aarrass confronté à Belliraj


RIZZA,ETTORE

Jeudi 16 juin 2011

Les deux Belgo-Marocains comparaîtront ce jeudi au Maroc

Audience décisive ce jeudi pour le Belgo-Marocain Ali Aarrass, 48 ans, emprisonné pendant près de trois ans en Espagne puis extradé en décembre au Maroc, où il aurait été torturé pendant douze jours.

D’abord soupçonné de trafic d’armes vers le Maroc (un juge espagnol l’a blanchi), ensuite de participation à diverses activités terroristes, cet ancien libraire de Molenbeek, venu rejoindre son père en 2005 dans l’enclave espagnole de Melilla, comparaîtra devant le tribunal de Salé, près de Rabat.

Lors de cette audience, il sera confronté à trois de ses « accusateurs », dont le célèbre Abdelkader Belliraj, condamné en juillet 2009 à la prison à vie pour avoir dirigé un réseau terroriste. Cet autre Belgo-Marocain a reconnu depuis que sa dénonciation avait été extorquée sous la torture.

Tout comme les aveux d’Ali Aarrass sans doute. Alors qu’il ne sait pas lire l’arabe classique, le détenu s’est montré capable de signer une confession de plusieurs pages rédigée dans cette langue. On ne vantera jamais assez les bienfaits des coups, de l’électrification des testicules, des sodomies à la bouteille et de l’injection de produits chimiques sur l’apprentissage des langues. Tout comme Belliraj, Aarrass s’est rétracté depuis.

Lors de la première audience à Salé, le 2 juin, la défense a senti le vent tourner. Devant une délégation internationale d’avocats et de défenseurs des droits de l’homme, venus contrôler le procès, le juge a accepté de désigner un interprète afin qu’Ali Aarrass puisse comprendre les débats. « C’est déjà une forme de reconnaissance que mon frère ne savait pas ce qu’il signait, se réjouit sa sœur Farida, toujours installée en Belgique. Nous parlons un peu le dialecte du Rif et le marocain, mais pas l’arabe classique. Selon les avocats marocains, 80 % du procès est gagné. »

Las : lors de la 2e comparution, le 9 juin, l’interprète faisait encore défaut. Il devrait être présent ce jeudi. Pour peu que le juge parvienne à examiner tous les points de l’affaire, le jugement pourrait être rendu dans la foulée ou dans la semaine. Dans le cas contraire, une dernière audience pourrait se tenir le 23 juin.

Source

Réactions à la mort de Ben Laden


ISAF : Un « coup énorme »
L’opération qui a visé Oussama Ben Laden (…) a clairement porté un coup énorme à el-Qaëda et ses membres », s’est félicitée la force de l’OTAN en Afghanistan (ISAF). Le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a néanmoins tenu à souligner que « le terrorisme continue de menacer directement notre sécurité et la stabilité internationale », et que « les alliés de l’OTAN et leurs partenaires devaient donc continuer à mener leur mission » en Afghanistan « afin de s’assurer que ce pays ne redevienne jamais un havre pour l’extrémisme ».

Iran : Plus de raison à une présence militaire US dans la région
L’Iran a estimé que la mort de Ben Laden enlevait aux États-Unis et à leurs alliés toute « excuse pour déployer des forces au Moyen-Orient sous prétexte de lutter contre le terrorisme ». L’Iran à majorité chiite a toujours considéré el-Qaëda comme une menace pour sa sécurité. Téhéran n’avait pas protesté et avait même coopéré avec les forces occidentales lorsqu’elles étaient intervenues en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001.

Les talibans pakistanais crient vengeance
« Si (Ben Laden) a connu le martyre, nous vengerons sa mort et lancerons des attaques contre les gouvernements américain et pakistanais ainsi que leurs forces de sécurité, ces gens sont en fait les ennemis de l’islam », a déclaré le porte-parole du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), Ehsanullah Ehsan, dans un entretien téléphonique avec l’AFP depuis un lieu inconnu.

Karzaï appelle les talibans à cesser le combat
« Oussama a payé pour ses actes, puisse Dieu faire cesser ainsi les actions terroristes », a déclaré le président afghan, Hamid Karzaï. « Nous appelons les talibans à tirer les leçons de ce qui s’est passé hier et à cesser le combat, à cesser de détruire leur pays et de tuer leurs frères musulmans et les fils de ce pays, et de prendre le parti de la paix et de la sécurité », a-t-il ajouté.

Haniyeh condamne
« Nous condamnons l’assassinat de tout moujahid (combattant islamique) et de tout individu, musulman ou arabe, et nous demandons à Dieu de lui accorder sa miséricorde », a déclaré le chef du gouvernement du mouvement palestinien Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh. M. Haniyeh a exprimé cette condamnation « malgré les différences d’interprétation entre nous », en allusion au jihadisme mondialisé d’el-Qaëda, qui se distingue de l’objectif des mouvements palestiniens, y compris islamistes, concentrés sur la lutte contre Israël.

Le Caire : « Pas de commentaire »
« Concernant la mort annoncée de Ben Laden, l’Égypte est contre toutes les formes de violence. Le gouvernement égyptien n’a pas de commentaire », a déclaré le chef de la diplomatie égyptienne Nabil al-Arabi à l’issue d’une rencontre au Caire avec son homologue britannique William Hague.

Forums jihadistes : incrédulité, colère et menaces
Sur les forums jihadistes, les premières réactions, traduites en anglais par les instituts américains SITE et Jihadology, à la mort annoncée d’Oussama Ben Laden allaient de l’incrédulité à la colère, en passant par les menaces contre l’Amérique.
« Si c’est vrai, c’est un moment de honte pour le peuple pakistanais qui n’est pas parvenu à protéger un héros de l’islam », a posté l’un des contributeurs. « Si Dieu le veut, l’information est fausse », écrit un autre internaute. « Si c’était vrai, c’est une catastrophe. » Sur le forum Shumukh al-islam, un contributeur a posté : « Les lions resteront des lions et continueront sur les traces d’Oussama. Ô Allah, l’Amérique ne connaîtra pas la sécurité aussi longtemps que nous ne la connaîtrons pas en Palestine. »
Un autre internaute écrit : « Si c’est vrai, nous devons remercier Allah que l’Amérique n’ait pas été capable de le capturer vivant. Sinon, ils l’auraient humilié comme Saddam Hussein. Au moins il a vu s’exaucer son plus grand désir, mourir en martyr. »
Un autre, commentant les images de foules américaines en liesse à New York et Washington, a posté : « Ces réjouissances sont amusantes. Fêtez la nouvelle tant que vous voulez, kouffar (mécréants). Car vous n’avez que peu de temps ici-bas pour le faire. Puis vous serez confrontés à la réalité. »
Un autre contributeur, incrédule, assure penser que « les Américains font cela pour avoir une bonne excuse pour quitter l’Afghanistan cette année ».

AQPA : « une catastrophe »
Un membre de l’AQPA, branche saoudo-yéménite d’el-Qaëda, a affirmé que la mort de Ben Laden constituait une « catastrophe ». « Au début, nous n’avons pas cru à cette information, mais nous sommes entrés en contact avec nos frères au Pakistan qui nous l’ont confirmée », a déclaré à l’AFP un membre qui a refusé d’être identifié. Il a indiqué que les responsables de l’AQPA allaient tenir une réunion dans le sud du Yémen où le réseau est fortement implanté pour publier un communiqué sur « l’avenir du jihad dans la période à venir ».
Un chef local de groupes intégristes dans la province sudiste d’Abyane, cheikh Khaled Abdel Nabi, un vétéran de la guerre d’Afghanistan, a affirmé à l’AFP que « mille Oussama Ben Laden » prendront la relève du chef d’el-Qaëda pour « combattre les juifs et les chrétiens ».

Au Yémen, politisation de l’affaire
« Nous espérons que la mort de Ben Laden sera le début de la fin pour le terrorisme », a déclaré à l’AFP un responsable de la présidence yéménite qui a requis l’anonymat. Mais ses détracteurs l’accusent de brandir la menace d’el-Qaëda pour continuer à jouir de l’appui de l’Occident. Les jeunes contestataires qui campent sur une place à Sanaa depuis le 21 février pour réclamer le départ du président Saleh ont ainsi estimé que « l’éradication du terrorisme n’est possible qu’en renversant les régimes despotiques qui poussent certains jeunes, par désespoir, vers la lutte armée ».

Riyad soulagé
« L’Arabie saoudite espère que l’élimination du chef de l’organisation terroriste el-Qaëda constituera un pas vers le renforcement des efforts internationaux visant à lutter contre le terrorisme et démanteler ses cellules », a affirmé un communiqué officiel.
Dans la rue, les sentiments au sujet de Ben Laden, fils d’une riche famille saoudienne déchu de sa nationalité saoudienne en 1994, étaient partagés. « Oussama Ben Laden était responsable de la mort de milliers de gens à travers le monde, pour la plupart des musulmans », affirmait Abou Firas, un fonctionnaire. « Et la voie qu’il a tracée a répandu la haine et accolé à l’islam l’image de terrorisme », ajoute-t-il. « Il est mort en martyr, et c’est ce qu’il recherchait depuis les années du jihad contre les Soviétiques en Afghanistan. Que son âme repose en paix », affirmait, pour sa part, Abdallah Mohammad, un employé de 33 ans. Quant à Ismaïl Nasser, un étudiant, il est tout à la fois « triste en raison de la manière dont il a été tué par les forces américaines, et soulagé car j’espère que les sentiments de haine à l’égard des musulmans vont s’atténuer ».

L’Irak « ravi »
« Comme de nombreuses nations du monde, nous sommes ravis de voir la fin de sa mentalité et de son idéologie déviantes », a déclaré le ministre des Affaires étrangères irakien Hoshyar Zebari à l’AFP, soulignant que des milliers d’Irakiens étaient morts « à cause de son idéologie ».

Paris : « Justice est faite »
La France « salue la ténacité des États-Unis » après la mort de Ben Laden, un « événement majeur de la lutte mondiale contre le terrorisme », a déclaré le président Nicolas Sarkozy dans un communiqué. La France estime que « pour les victimes (de Ben Laden), justice est faite ».

Inde : Le Pakistan est un « sanctuaire » du terrorisme
« Nous prenons note avec une grande inquiétude de la partie du communiqué dans laquelle le président Obama déclare que l’opération dans laquelle Oussama Ben Laden a été tué a eu lieu à Abbotabad profondément à l’intérieur du Pakistan », a déclaré le ministre indien de l’Intérieur, P. Chidambaram. « Ce fait souligne notre préoccupation selon laquelle des terroristes appartenant à différentes organisations trouvent un sanctuaire au Pakistan », a-t-il ajouté.

Frères musulmans : L’une des causes de la violence dans le monde a disparu
« Avec la mort de Ben Laden, l’une des causes de la violence dans le monde a disparu. (…) Le moment est venu pour Obama de retirer ses troupes d’Afghanistan et d’Irak, et de mettre fin à l’occupation des forces américaines et occidentales à travers le monde, qui nuit depuis longtemps aux pays musulmans, a déclaré Essam al-Erian, membre de la direction des Frères musulmans. Il est temps que le monde comprenne que violence et islam ne sont pas liés et qu’établir un lien entre les deux est une erreur intentionnelle des médias. »

Pour le Kenya, « un acte de justice »
Le président kényan Mwai Kibaki a salué la mort de Ben Laden comme « un acte de justice » pour les victimes de l’attentat meurtrier contre l’ambassade des États-Unis à Nairobi en 1998. Le 7 août 1998, deux véhicules piégés avaient explosé quasi simultanément près des ambassades des États-Unis à Nairobi et Dar es-Salaam en Tanzanie, faisant au total 224 morts et plus de 5 000 blessés.

Ban : Tournant dans la lutte antiterroriste
« La mort d’Oussama Ben Laden constitue un tournant dans notre lutte commune et globale contre le terrorisme », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, devant la presse.

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Les tueurs d’Itamar découverts ?


Par Mohammad

Article du 18 avril 2011.

La presse israélienne est en ébullition ce matin, avec la nouvelle que les tueurs de la famille Fogel, dans la colonie illégale d’Itamar en Cisjordanie occupée ont été découverts. Après avoir assiégé pendant plusieurs semaines le village d’Awarta, avoir arrêté pratiquement tous ses habitants et avoir causé d’énormes dégâts matériels, les autorités israéliennes ont annoncé que deux adolescents du village avaient reconnu avoir perpétré le massacre. Cette affaire est particulièrement intéressante, parce que toutes les factions palestiniennes s’en sont officiellement distanciés et ont nié toute responsabilité dans son exécution. Bien que le gouvernement israélien ait immédiatement accusé le « terrorisme palestinien » sans aucune preuve et en utilisant la mort des Fogel comme prétexte à une extension de la colonisation illégale de la Cisjordanie, l’enquête a été placée sous secret tandis que les rumeurs et les théories se propageaient sur l’identité du ou des véritables coupables.

Les tueurs d'Itamar découverts ?

Itamar est une colonie lourdement fortifiée surplombant les villages palestiniens environnants, sur la terre desquels elle a été construite en toute illégalité. Il est avéré que la colonie a été fortifié pour garantir que des intrus n’y pénètrent pas ; elle est entourée, sur ses quatre côtés, d’une clôture électrifié de 2m50 de hauteur, avec deux rangées de barbelés en lames de rasoir à son sommet, des détecteurs qui signalent si elle a été coupée, des caméras automatiques qui couvrent tout le périmètre, la présence de gardes de sécurité 24h/24 et la protection de l’armée israélienne. Tous ses habitants sont armés et, comme la plupart des colonies israéliennes, elle est entourée de centaines de mètres de zone-tampon dans laquelle les Palestiniens ne peuvent pas mettre le pied.

Le fait qu’Itamar soit probablement mieux sécurisée que la Maison Blanche a conduit beaucoup à conclure que ceux qui ont tué les Fogel n’ont tout simplement pas pu se glisser à l’intérieur, puis à nouveau se faufiler pour sortir.

Mais aujourd’hui, les autorités de la sécurité israélienne, ce bastion de la transparence et des droits de l’homme, disent avoir arraché les aveux d’Amjad Awad, 19 ans, et Hakim Awad, 18 ans, tous les deux d’Awarta. Selon le Ha’aretz, les deux adolescents ont décidé, sur un coup de tête, d’aller à Itamar armés seulement de tenailles et d’une prière. Ils ont traversé la zone tampon sans être remarqués par les caméras, les gardes de sécurité, les soldats ou les habitants de la colonie. Ils sont arrivés à la clôture électrique, où ils ont passé dix minutes à couper le fil de fer. Les caméras automatiques et les détecteurs semblent, par un coup de chance antisémite, avoir dormi ce jour-là.

Après avoir coupé la clôture, les deux adolescents sont entrés dans la colonie, où, là non plus, personne ne les a remarqués. Ils ont trouvé une maison qui, par pur hasard, était 1) ouverte, 2) vide, et 3) où trainait un fusil d’assaut M16 et des munitions. Amjad et Hakim ont ramassé le fusil et les munitions, et sont sortis de la maison vide. De là, ils sont allés chez les Fogel. Ils sont entrés et ont tué quatre membres de la famille, un avec un fusil et les autres avec un couteau.

Après avoir défié tous les obstacles, les adolescents ont ensuite quitté la maison et sont repartis. Toujours sans être remarqués. Personne n’a entendu ni les coups de feu ni les cris (les services de sécurité expliquent que le temps n’était pas propice à la propagation des ondes sonores ce soir-là). Réalisant qu’ils n’avaient TOUJOURS pas été remarqués ni par les habitants, ni par les soldats, ni par les gardes de sécurité ou les caméras, Amjad et Hakim ont repéré le bébé Fogel de 3 mois par la fenêtre. Alors ils ont décidé de revenir à l’intérieur et de tuer le bébé.

Toujours cette insatiable soif de sang des Arabes.

Puis les adolescents, armés du gros fusil d’assaut M16 volé, et d’un couteau, sont simplement sortis de la colonie, toujours sans être remarqués par les caméras, les soldats, les gardes, les colons, les capteurs, ni même par Dieu en personne. Ils ont traversé la zone tampon, sont rentrés dans leur village et ont pensé qu’ils s’en étaient tirés avec leur crime odieux. Bien sûr, ils avaient omis de prendre en compte les efforts infatigables de l’armée israélienne et des services secrets, qui ont assiégé leur village pendant des jours, barrant l’entrée de la nourriture et des médicaments, raflant les villageois, tabassant sauvagement les autres et détruisant les biens à Awarta.

L’histoire présentée par les forces de la sécurité israélienne a plus de trous qu’un morceau de fromage suisse criblé de grenaille. Comme le souligne Ali Abunimah, ils n’arrivent même pas à affirmer si Amjad et Hakim ont agi seul ou au nom du FPLP. Et le penchant d’Israël à recourir à la torture et aux menaces pour obtenir des aveux n’ajoute pas beaucoup à leur crédibilité dans cette affaire. Si des gamines de 6 ans et une vieille dame de 60 sont brutalisées et arrêtées à Awarta, nul besoin de beaucoup d’imagination pour deviner comment le Shin Bet a obtenu les aveux des deux jeunes gens.

Et avant que les masses survoltées de sionistes indignés aient fini de se tordre les mains, voilà que la famille de Hakim Awad a le mauvais goût de révéler que leur fils venait de subir une intervention chirurgicale aux testicules qui rend impossible qu’il ait parcouru, à pied, de longues distances, qu’il a besoin d’aller aux toilettes toutes les heures et que la nuit où les Fogel ont été tués, il était chez lui, en convalescence. Aïe.

Le sionisme perd vraiment de son éclat : ils ont décidé de s’attaquer à un gars qui peut à peine marcher et qui, selon leur scénario, aurait randonné dans une zone tampon, traversé une clôture électrifiée, forcé deux maisons, tué toute une famille puis serait revenu gaiement chez lui.

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Amjad Awad

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Hakim Awad
Source : Kabobfest et ism

Traduction : MR pour ISM

Un membre du clan Moubarak est soupçonné d’avoir commandité l’attentat anti-chrétien d’Alexandrie


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Opinion

Hicham Hamza 

Adly

Habib el-Adly

Mardi 8 février 2011

Explosif. La justice égyptienne soupçonne un ancien ministre de l’Intérieur d’avoir secrètement organisé un attentat terroriste imputé à Al Qaida.

Depuis treize ans, et jusqu’au 31 janvier dernier, il était un membre éminent du gouvernement. Hier, l’ex-ministre de l’Intérieur égyptien, Habib El Adly, a été mis en examen pour son implication supposée dans l’attentat anti-copte du Nouvel An qui a causé la mort de 24 personnes à Alexandrie. Le procureur général Abd-el-Majid Mahmud a considéré qu’il existait suffisamment d’éléments « sérieux » pour ouvrir une enquête sur l’ancien homme fort du régime Moubarak.

Interrogé par Al Jazeera, un avocat copte, Ramzi Mamdouh, a déclaré avoir présenté au procureur une requête en ce sens à la suite d’articles parus notamment dans la presse libanaise et faisant état d’une curieuse rumeur : un diplomate anglais aurait expliqué à ses homologues français que le Premier ministre David Cameron était désireux de voir Hosni Moubarak quitter le pouvoir en raison d’une information confidentielle obtenue récemment par l’ambassade britannique du Caire. Venu demander l’asile politique, le lieutenant Fathi Abdelwahid, ancien membre de la police secrète du régime, a révélé que l’attentat d’Alexandrie résulterait d’une machination organisée par l’ex-ministre de l’Intérieur. L’objectif consistait à s’attirer la solidarité des gouvernements occidentaux en provoquant un attentat qui serait sous-traité par des extrémistes islamistes, eux-mêmes recrutés -et finalement piégés- par un intermédiaire.

Inside job

Ironie du sort, c’est le mardi 25 janvier, au premier jour de la révolte qui secoue le pays, qu’un entretien -rétrospectivement édifiant- avec le ministre paraît dans la presse égyptienne. Selon le quotidien pro-gouvernemental Al-Ahram, Habib El Adly accusa Al-Qaida et « l’armée islamique de Gaza » d’être les organisations responsables de l’attentat. Insistant quant à l’absence, sur le territoire national, de toute cellule affiliée au label de Ben Laden, le ministre a présenté, à l’inverse, la bande de Gaza comme une véritable pépinière de terroristes plus ou moins liés au Hamas et à Al-Qaida. Un discours parfaitement aligné sur les positions du gouvernement israélien. Il y a deux semaines, ces propos pouvaient encore s’apparenter à la rhétorique coutumière consistant à amplifier la menace terroriste dans la région. Au vu du soupçon judiciaire qui pèse désormais sur Habib El Adly, ses accusations à l’encontre de « terroristes-islamistes-militants-de-la-cause-palestinienne » semblent davantage relever d’une propagande purement et simplement mensongère. L’enquête ouverte par la justice s’annonce d’ores et déjà particulièrement sensible : il s’agira non seulement de vérifier le rôle exact de l’ancien ministre – qui a désormais pour interdiction de quitter l’Égypte- mais aussi de déterminer sur quelles complicités étatiques -nationales et/ou étrangères- il a pu s’appuyer pour élaborer un tel complot.

Dans les prochains jours, la réaction de la classe politique française et des éditorialistes hexagonaux à l’égard de cette stupéfiante information ne manquera pas d’être intéressante à suivre. Oumma et La Vie avaient été les seuls médias à souligner un fait singulier : l’absence de toute revendication formelle pour l’attentat d’Alexandrie. Cet élément méconnu du grand public n’a guère empêché la plupart des journaux français de reprendre à leur compte la version officielle du gouvernement égyptien. Comme l’avait fait Nicolas Sarkozy en instrumentalisant ce drame, il était plus sans doute plus commode de ne pas faire de contre-enquête et de se contenter d’alerter l’opinion publique sur une « épuration religieuse » en cours au Moyen-Orient. Une note d’espoir s’est fait néanmoins entendre : à l’inverse de l’intelligentsia française, les Coptes sur place ne semblent pas avoir cédé au piège consistant à se représenter tous leurs concitoyens comme les membres d’une communauté musulmane devenue tout à coup hostile et dangereuse. L’attentat d’Alexandrie n’a pas complètement atteint le but fomenté par ses commanditaires.

Publié le 9 février 2011 avec l’aimable autorisation d’Oumma.com

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Source : Oumma
http://oumma.com/…

 

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Délire à la Knesset : des appels à l’assassinat d’Azmi Béchara


14/12/2010 Pour le rappeler, Azmi Béchara est un ancien député palestinien à la Knesset israélienne, qui en 2006, a choisi le chemin de l’exil, alors que se préparait un dossier l’accusant de collaboration avec les ennemis d’Israël. Il s’agissait à cette époque du Hezbollah… Sans aucune vergogne, des députés israéliens ont exigé ce mardi qu’il soit lynché, à l’instar de Mahmoud Mabhouh, le militant du Hamas tué en 2009 à Dubaï, et d’Imad Moughniyé, le chef militaire du Hezbollah assassiné en 2007 à Damas. 

Lors d’une séance parlementaire mouvementée consacrée au fond de retraite de Béchara, ces représentants du peuple israélien se sont déchaînés, sans présenter aucun signe d’appréhension d’être poursuivis, soit pour les deux crimes reconnus de par leurs cris comme étant israéliens, ni pour le nouveau crime qu’ils exigent. « Il faut envoyer Béchara à l’endroit même où se trouvent Mabhouh et Moughniyé, dès lors nous n’aurons plus besoin de discuter s’il faut ou pas lui accorder son fonds de retraite », s’est déchaîné Mikhaïl Ben Ari, députe de droite. « Il faut seulement payer ce qui lui est dû  à ses héritiers », ont surenchéri avec nuance les députés du Shass.
« Dans certains des cas, des membres de la Knesset collaborent avec l’ennemi et l’aide à exercer la violence contre l’état et son entité. Ceux-là mêmes devraient ne pas exister, tôt ou tard », a quant à lui lancé Uri Aril. Quant au député Yerin Levin, il est lui aussi allé dans le même sens, mais avec plus de précaution : « ce projet de loi contre Béchara n’est pas suffisant. Il faut que son châtiment soit plus que cela de beaucoup ».

Bien entendu, est monté à la barre pour défendre ce fondateur du parti le rassemblement pour la démocratie, le chef du bloc de ce dernier à la Knesset, Jamal Zahalka: «  D. Béchara est en exil forcé ; il est à l’instar des dirigeants qui ont lutté contre le fascisme, le racisme, et ceux qui se sont consacrés pour défendre les droits de leur peuple », estimant que le problème réside en le régime israélien qui n’a pas supporté son projet pour la démocratie et la liberté, et pour les droits du peuple palestinien, et a décidé de le liquider. La député Hanane Zoebi non plus n’a pas mâché ses mots, accusant ces députés d’agir pour transformer les lois faites pour préserver les droits, en un outil pour les usurper «  et de vouloir imposer le châtiment pour des doutes… »

Mais le délire n’en a été qu’exacerbé, d’autant plus que l’entité sioniste dispose d’une impunité, le plaçant au-dessus des toutes les lois, et à l’écart de toute mise en examen. ce à quoi Israël a toujours osé le pire…

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=165955&language=fr

Discours d’une mère israélienne devant le Parlement Européen


Dr  Nurit Peled-Elhanan est la maman de Smadar Elhanan, une fille de 13 ans tuée en septembre 1997 lors d’un attentant suicide à Jérusalem.

(JPG) 

Nurit Peled-Elhanan

Nurit a prononcé le discours ci-après à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, organisée en début du mois en cours (juillet 2010) à Strasbourg.

Je vous invite à bien écouter et à comprendre les paroles d’une mère endeuillée par la perte de sa fille, tombée victime d’une attaque terroriste brutale et aveugle. Ainsi, j’ose espérer que ses propos soient assimilés par tous ceux en quête de paix dans notre monde tant agité et divisé.

Pour des jours meilleurs, Professeur Avraham Oz, Université de Haïfa – Département de Littérature Hébraïque et Comparée.

FEMMES

Nurit Peled-Elhanan

Nurit Peled-Elhanan

Permettez-moi, tout d’abord, de vous remercier pour votre invitation à cette journée. C’est toujours un honneur et un plaisir d’être ici parmi vous, au sein du Parlement Européen.

Toutefois, je dois avouer qu’il aurait été plus judicieux si vous aviez invité une femme Palestinienne à ma place, car les femmes qui souffrent le plus dans mon pays sont les femmes Palestiniennes. C’est pourquoi je voudrais dédier mon discours à Miriam R’aban et son époux Kamal de Bet Lahiya dans la Bande de Gaza, dont les cinq petits enfants avaient été tués par des soldats israéliens alors qu’ils cueillaient des fraises dans la fraiseraie familiale. Evidemment, ce meurtre ne sera jamais jugé. Lorsque j’ai demandé aux organisateurs la raison pour laquelle une invitation n’a pas été adressée à une femme Palestinienne, on m’a répondu que cela risquerait de trop focaliser les discussions.

J’ignore ce qu’est la violence non localisée. Je sais par contre que le racisme et la discrimination, bien qu’ils soient des concepts théoriques et des phénomènes universels, ont toujours un impact local. La douleur, tout comme l’humiliation, l’abus sexuel, la torture, la mort et même les cicatrices sont tous locaux.

Cependant, il est quand même déplorable de constater que la violence qu’exercent le gouvernement israélien et son armée sur les femmes Palestiniennes se soit répandue à travers tout le globe. En fait, la violence, quelle soit de l’état ou de l’armée, collective ou individuelle est aujourd’hui le sort des femmes musulmanes, pas uniquement en Palestine, mais partout dans le monde ; dans chaque contrée où le monde occidental émancipé tend et impose son empreinte impérialiste. C’est une violence qui n’est presque jamais abordée et qui est passivement tolérée par la plupart des personnes en Europe et au Etats-Unis. Tout cela parce que le soi-disant monde libre craint la matrice musulmane.

La Grande France, par exemple, dont la devise est « Liberté, Egalité, Fraternité » a peur des petites filles voilées. De son côté, le Grand Israël craint la matrice Musulmane que ses ministres désignent comme une menace démographique.

La toute-puissante Amérique et la Grande Bretagne sont en train de corrompre, respectivement, leurs citoyens en leur transmettant une peur aveugle à l’égard des Musulmans. Ces derniers sont appelés de tous les noms d’oiseaux et décrits comme étant des ignobles, des primitifs, des sanguinaires en dehors du fait qu’ils soient anti-démocratie, chauvins et producteurs en masse de futurs terroristes. Pourtant, les individus qui détruisent le monde aujourd’hui ne sont pas Musulmans ; l’un d’entre eux est un fervent Chrétien, l’autre est Anglican et un troisième qui est juif non pratiquant.

Je n’ai jamais fait l’expérience des souffrances subies chaque jour et chaque heure par les femmes Palestiniennes, et j’ignore la nature de la violence qui transforme la vie d’une femme en un enfer permanent. Ces femmes souffrent le martyre à cause de la torture mentale et physique endurée au quotidien. Elles sont privées de leurs droits humains les plus fondamentaux et du droit de chacun à jouir d’une dignité et d’une intimité. En effet, à n’importe quel moment de la journée, comme de la nuit, leurs maisons sont prises d’assaut et ces femmes, sous la menace de l’arme, sont forcées de se dévêtir, laissées nues devant des étrangers et sous les yeux de leurs propres enfants. Ces femmes, dont les maisons sont démolies, sont privées de tous moyens d’existence et d’une vie familiale normale. Tout cela ne fait pas partie de mon expérience personnelle. Cependant, je suis victime de la violence à l’encontre des femmes dans la mesure où la violence contre les enfants n’est autre qu’une violence contre les mères.

En effet, je considère les femmes Palestiniennes, Irakiennes et Afghanes comme mes sœurs car nous sommes toutes à la merci des mêmes criminels sans scrupule qui se sont autoproclamés leaders du monde libre et émancipé. Hélas, c’est au nom de cette liberté et de cette émancipation qu’ils volent nos enfants.

En outre, un véritable conditionnement et un lavage de cerveau intense ont aveuglé les mères Israéliennes, Américaines, Italiennes et Britanniques. Elles ne peuvent plus réaliser que les seules sœurs et alliées qu’elles peuvent avoir dans ce monde sont les mères Musulmanes Palestiniennes, Irakiennes ou Afghanes, dont les enfants sont tués par les nôtres, ou bien, choisissent de se faire exploser et de voler en morceaux en emportant notre progéniture avec eux.

Elles ont donc perdu la faculté d’analyser puisque leur cerveau a été conditionné ou même infecté par des virus produits par les politiciens. Ces virus, bien que dissimulés sous plusieurs appellations glorieuses comme Démocratie, Patriotisme, Dieu ou Patrie, sont en réalité identiques. Ainsi, ils découlent d’idéologies fausses et erronées visant à enrichir les riches et à donner le pouvoir aux puissants.

C’est pourquoi, nous sommes toutes victimes d’une violence à la fois mentale, psychologique et culturelle qui nous transforme en un groupe homogène constitué de mères endeuillées ou potentiellement endeuillées.

Les mères occidentales, du fait de tous les enseignements qu’elles reçoivent, sont persuadées que leur matrice est un atout national alors que celle des Musulmanes n’est qu’une menace internationale. On leur a malheureusement enseigné de ne jamais s’écrier : « Je l’ai mis au monde, je l’ai allaité, il est à moi et je n’accepterais jamais qu’il fasse partie de ceux dont la vie est ne vaut pas un sou, puisque moins précieuse que le pétrole, et dont l’avenir ne vaut pas un morceau de terre ».

En fait, nous sommes toutes terrorisées par une éducation qui envenime nos esprits et qui nous pousse à croire que tout ce que nous pouvons faire est de prier pour que nos enfants retournent chez eux, ou bien de se montrer fières devant leurs corps sans vie.

Nous avons toutes été, faut-il le souligner, élevées de manière à supporter en silence toutes ces épreuves, à contenir notre peur et notre frustration, à soigner notre anxiété avec le Prozac, mais à ne jamais acclamer Mère Courage en public. Ne jamais être une véritable maman juive, italienne ou irlandaise.

Je suis une victime de la violence d’Etat. Mes droits naturels et civils en tant que mère ont été violés et continuent de l’être car j’appréhende le jour où mon fils, ses 18 ans fêtés, me sera arraché et sera emmené loin de moi pour servir de pion entre les mains des criminels appelés Sharon, Bush et Blair ainsi que leur clan des généraux assoiffés de sang, de pétrole et de terre. Eu égard au monde dans lequel je vis, à l’état dans lequel je vis, au régime auquel je suis soumise, je n’oserais sûrement pas proposer aux femmes Musulmanes des idées pour changer leurs vies. Je ne voudrais pas qu’elles se dévoilent la tête ou qu’elles adoptent une méthode différente pour élever leurs enfants. Je ne me permettrais pas de les conseiller vivement de bâtir et d’instaurer des Démocraties suivant le modèle occidental qui les méprise, elles et les leurs.

Je voudrais seulement leur demander humblement d’accepter d’être mes sœurs. Je voudrais leur avouer que je reste admirative devant leur persévérance et leur courage pour ne pas abandonner, pour continuer à avoir des enfants et surtout, pour préserver une vie familiale empreinte de dignité en dépit des conditions de vie absurdes imposées par mon monde.

Je voudrais également leur assurer que la même douleur qui nous déchire nous a unies car nous sommes toutes victimes de la même violence, même s’il faut reconnaître que leur souffrance surpasse la nôtre puisque ce sont elles que mon gouvernement et son armée, financés par mes impôts, maltraitent et malmènent.

Par ailleurs, je tiens à signaler que l’Islam en soi, comme le Judaïsme en soi et même le Christianisme, ne constituent aucune menace pour moi. Par contre, la véritable menace émane de l’impérialisme américain, de l’indifférence et de la coopération européenne, du racisme israélien et de son système d’occupation hostile. Et c’est le racisme, la propagande pédagogique et la xénophobie imprimée dans les esprits qui incitent et amènent les soldats israéliens, pour des « prétendus » motifs de sécurité à sommer les femmes Palestiniennes, sous la menace de l’arme, de se déshabiller sous les yeux de leurs enfants. C’est aussi l’extrême mépris et manque de respect et de considération qui conduisent les soldats américains à violer des femmes Irakiennes. Les même raisons autorisent les geôliers israéliens à enfermer des jeunes femmes dans des conditions des plus inhumaines et barbares, en l’absence d’un minimum d’hygiène.

Les femmes prisonnières sont privées d’électricité pendant l’hiver, d’eau ou de matelas propres. Pire encore, elles sont séparées de leurs bébés nourris au sein et de leurs petits enfants. Le supplice se poursuit pour ces femmes pour lesquelles le chemin de l’hôpital est barré, celui de l’éducation bloqué, leurs terres confisquées, leurs arbres déracinés, et travailler leurs terres et champs leur est désormais interdit.

J’essaie de me mettre à la place des femmes Palestiniennes, mais je peine à les comprendre ou à comprendre et à sentir leur douleur. J’ignore aussi combien j’aurais survécu à une telle humiliation et à un tel irrespect de la part du monde entier.

Par contre, ce dont je suis entièrement consciente est que la voix des mères à été très longtemps étouffée dans cette planète dévastée par la guerre. Comment peut-on ouïr et témoigner des pleurs des mères si elles ne sont pas invitées à des forums internationaux comme celui d’aujourd’hui ?

Même si tout ce que je possède n’est pas exhaustif, je demeure convaincue, sans jamais l’oublier, que ces femmes sont mes sœurs et que mon devoir envers elles consiste à pleurer pour elles, à me battre pour elles. Il faudrait se rappeler que ces femmes perdent leurs enfants dans des fraiseraies ou sur des routes crasseuses près des check-points. Sur le chemin de l’école, ils sont ciblés par les tirs de nos enfants qui ont été élevés suivant le concept leur dictant que l’amour et la compassion sont liés à la race et à la religion.

Devant toutes ces femmes et tous ces enfants trahis, je ne peux qu’apporter mon soutien tout en reprenant la question d’Anna Akhmatova (une autre femme ayant vécu sous un régime de violence contre les femmes et les enfants) : Pourquoi est-ce que ce filet de sang déchire le pétale de ta joue ?

4 juillet 2010 – JFJFP – Vous pouvez consulter cet article à :
http://jfjfp.com/?p=7720
Traduction de l’anglais : Niha

Source

Solidarité avec Ali Aarrass


LUNDI 22 NOVEMBRE 2010 à partir de 12h00 !

Solidarité avec Ali Aarrass
rassemblement devant l’ambassade d’Espagne Bxl A 12h00
Soyez nombreux S.V.P

L’Appel de FARIDA Aarrass :
Ambassade  dʼEspagne
Rue de la Science 19,
1040 Bruxelles

Station « Maelbeek »; lignes 1 & 5
Station « Trône »; ligne 2 & 6
Bus: Place du Luxembourg : lignes 12, 21, 22, 27, 34, 54, 80, 95

Pour plus d’informations sur l’affaire ALI AARRASS,

visitez le site http://www.freeali.eu/

— Saïdi Nordine
ÉGALITÉ

Communiqué d’ÉGALITÉ suite à la décision

prise

vendredi par Madrid

en vue d’extrader Ali Aarrass et

Mohamed el Bay

vers le Maroc.

Samedi 20 novembre 2010

La famille Aarrass et ÉGALITÉ ont décidé de toute urgence d’appeler à un rassemblement de protestation face à l’ambassade d’Espagne à Bruxelles.


Une centaine de citoyens dont un élu du Spa, la famille Attar, ainsi que les militants de différentes associations (LCR, DCB, CLEA, etc.) ont répondu « présent ».


Chacun et chacune a été invité(e) à poster dans la boite aux lettre de l’ambassade la carte postale « ALI AARRASS, détenu arbitrairement en Espagne depuis le 1er avril 2008 » et «  CONTRE L’EXTRADITION d’ALI AARRASS et POUR SA LIBERATION ! ». Ceux qui le souhaitaient ont laissé un message vidéo de solidarité à Ali et à sa famille.


Luk Vervaet et Farida Aarrass ont pris la parole pour rappeler que lʼEspagne est signataire de  plusieurs traités internationaux interdisant expressément le renvoi de toute personne dans un pays où elle risquerait d’être torturée, notamment la Convention européenne des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants.

Les empreintes digitales d’Israël apparaissent dans l’assassinat de Hariri


vendredi 30 juillet 2010 – 07h:17

Rannie Amiri

Au Moyen-Orient, le lien entre les machinations politiques, l’espionnage et les assassinats est soit clair comme de l’eau de roche, soit clair comme de l’eau trouble. Pour ce qui est de l’assassinat, en février 2005, du premier ministre libanais Rafiq Hariri, affaire toujours pas résolue, l’eau pourrait devenir plus limpide.

Des enquêtes au sujet des réseaux d’espions israéliens travaillant au Liban ont conduit à plus de 70 arrestations ces 18 derniers mois. Parmi les personnes appréhendées, il y a quatre officiers de haut rang de l’armée libanaise et de la sécurité générale, dont l’un a espionné pour le Mossad depuis 1984.

L’enquête en cours a fait une percée importante en juin dernier aboutissant à l’arrestation de Charbel Qazzi, chef des transmissions et des émissions chez Alfa, l’un des deux opérateurs publics de téléphonie mobile.

Selon le quotidien libanais As-Safir, Qazzi a avoué avoir installé des programmes informatiques et planté des puces électroniques dans les transmetteurs d’Alfa. Les renseignements israéliens pouvaient ainsi les utiliser pour surveiller les communications, localiser et cibler les individus qu’il voulait assassiner et éventuellement déployer des virus capables d’effacer l’information enregistrée lors des communications. La collaboration de Qazzi avec Israël remonterait à 14 ans.

Le 12 juillet, il y a eu une deuxième arrestation chez Alfa. Tarek al-Raba’a, ingénieur et associé de Qazzi, a été appréhendé au motif d’espionnage pour Israël et pour avoir compromis la sécurité nationale. Quelques jours plus tard, un troisième employé d’Alfa a également été arrêté.

Israël a refusé de commenter les arrestations. Néanmoins, le fait qu’il ait pu apparemment pénétrer dans le secteur militaire et des télécommunications a ému le pays et suscité des inquiétudes quant à la sécurité.

Qu’est-ce que ceci a à voir avec l’assassinat de Hariri ?

Outre les conséquences de toute évidence nuisibles de la collaboration d’ officiers militaires libanais de haut rang avec Israël, c’est la légitimité même du tribunal spécial pour le Liban (STL) qui est maintenant en cause. Le tribunal, organe approuvé par les Nations unies, a été chargé d’assigner en justice les responsables de l’assassinat de l’ancien premier ministre. Le 14 février 2005, une tonne d’explosifs a tué Hariri et 21 autres personnes sur le passage de leur caravane de voitures.

On croit que le STL émettra les actes d’accusation début septembre – en s’appuyant considérablement sur les enregistrements téléphoniques et les transmissions par téléphone mobile.

Selon l’AFP, « dans son rapport préliminaire, l’équipe d’enquêteurs des Nations unies disait avoir rassemblé comme preuves des données d’appels par téléphone mobile effectués le jour de l’assassinat de Hariri.

Le National a relaté de même que « l’enquête internationale, qui pourrait aboutir à des inculpations ou à des conclusions dès septembre, aurait selon des articles de presse non vérifiés, utilisé des relevés d’appels téléphoniques pour conclure qu’il y avait eu complot pour tuer Hariri, impliquant largement la Syrie et ses alliés libanais…. »

Le 16 juillet, dans une allocution télévisée, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyid Hassan Nasrallah, a suggéré que le tribunal utiliserait de l’information obtenue à partir de communications falsifiées par les Israéliens afin d’impliquer à tort son groupe dans l’assassinat du premier ministre :

« Dans leur analyse de l’inculpation, certains comptent sur des témoignages, dont certains se sont révélés faux, et sur des réseaux de télécommunications qui ont été infiltrés par des espions qui peuvent modifier et manipuler les données.

« Avant la guerre (de 2006), ces espions ont donné d’importantes informations à l’ennemi israélien et à partir de cette information Israël a bombardé des bâtiments, des maisons, des usines et des institutions. Beaucoup de martyrs sont morts et beaucoup d’autres ont été blessés. Ces espions sont complices de massacres, de crimes, de menaces et de l’exode de personnes.

Nasrallah a dit que la manipulation du STL est un « projet israélien » visant à semer le trouble au Liban.

Effectivement, en mai 2008, le Liban en a eu un avant-goût. Au comble du blocage de 18 mois concernant la formation d’un gouvernement d’unité nationale sous l’autorité du premier ministre de l’époque, Fouad Siniora, la décision de son cabinet de déclarer unilatéralement illégal le système de téléphonie fixe du Hezbollah a poussé le pays au bord de la guerre civile.

Reconnaissant l’importance de sécuriser leurs lignes de communication durant les combats contre l’envahisseur israélien en juillet 2006 et soupçonnant que les télécommunications publiques étaient corrompues, le Hezbollah a rejeté les plans de Siniora visant à démanteler son réseau. Ses membres se sont rapidement déployés à Beyrouth-Ouest et ont mis fin au plan du gouvernement. Deux années plus tard, ces soupçons se sont apparemment confirmés.

Michel Aoun, député de l’opposition et dirigeant du Mouvement patriotique libre a déjà prévenu Nasrallah que le tribunal inculpera probablement des membres « incontrôlés » du Hezbollah et il s’ensuivra »…. des tensions libano-libanaises et entre Libanais et Palestiniens ainsi qu’une guerre israélienne contre le Liban ».

Ajoutant foi aux assertions de Nasrallah et d’Aoun, le commandant en chef des forces de défense israélienne, Gaby Ashkenazi, a prévu « et il le souhaite de tout coeur » que la situation au Liban se détériorera en septembre après que le STL aura inculpé le Hezbollah pour l’assassinat de Hariri.

Le témoignage optimiste d’Ashkenazy, prononcé devant la commission des affaires étrangères de la Knesset, montre qu’Israël espère que le rapport du STL fomentera des troubles civils et sèmera la discorde parmi les partis libanais généralement divisés en factions pro et anti- syriennes. Si Ashkenazi peut prévoir ces conséquences, c’est parce qu’il connaît l’accès sans entraves d’Israël aux relevés téléphoniques critiques, grâce auxquels on pourra imputer faussement le crime au Hezbollah.

On a démasqué les barbouzes et les agents secrets israéliens au Liban ainsi que la manière dont ils ont infiltré le réseau de télécommunications. Le tribunal doit à tout le moins reconnaître que la preuve concernant la prétendue implication du Hezbollah dans la mort de Hariri (groupe qui a historiquement eu de bonnes relations avec l’ancien premier ministre) est totalement corrompue et a probablement été falsifiée.

L’arrestation de Qazzi et de al-Raba’a lors du démantèlement du réseau d’espionnage israélien devrait inciter le STL a porter son attention vers le seul acteur régional qui a bénéficié de l’assassinat de Hariri ; acteur qui continuera à en bénéficier s’il réalise son objectif qui est d’impliquer le Hezbollah.

Il est temps de tourner l’attention vers Tel-Aviv.

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